Des élus utiles !

Voilà un exercice auquel devraient se plier tous les élu.e.s : le compte-rendu de mandat. À quoi avons-nous servi ? En quoi avons-nous été utiles aux habitant.e.s ? Un rapport que nous devons à nos électrices et électeurs.

Voici ci-dessous notre bilan d’activité. Élu.e.s minoritaires, nous avons cherché à dépasser la critique, certes nécessaire, pour avancer à chaque fois des propositions alternatives. Bien qu’avec très peu de moyens financiers, nous avons voulu informer de notre action tout au long de ces six années de mandature, être présent.e.s sur le terrain, disponibles, à l’écoute des Gratiennois.e.s. C’est pourquoi nous nous sommes efforcé.e.s de participer à toutes les manifestations municipales, aux réunions de quartier, en plus des commissions de travail et des Conseils municipaux. Notre volonté ? Être utiles aux habitant.e.s.

Ce document n’est qu’un bref aperçu de notre mandat. Sollicitez-nous si vous en voulez davantage ! Ou si vous voulez poursuivre en 2020…

bilan mandat 1

bilan mandat 2

Vive le marché !

« Vive le marché ! »

Expression à prendre à prendre au pied de la lettre…  Il est temps de prendre des mesures pour que notre marché municipal « vive ». Il y a urgence. Nous avons, en tant qu’élus, rencontré et écouté les commerçants, et avancé des propositions pour une redynamisation de ce commerce essentiel à la vie locale. Nous nous sommes adressés au maire : voici notre courrier, accompagné d’une « lettre ouverte« .

Monsieur le maire,

À la veille d’une nouvelle réunion entre la ville, les représentants des commerçants du marché et le concessionnaire, nous souhaitons vous redire notre inquiétude sur l’avenir de notre marché municipal, et vous rappeler nos propositions, déjà avancées à plusieurs reprises dans différentes instances municipales. Nous jugeons qu’elles sont susceptibles d’assurer une redynamisation de ce lieu commercial essentiel à la vie de notre commune. Elles sont détaillées dans la lettre ci-jointe.

Nous publierons ensuite ce courrier sous forme de lettre ouverte.

Cordialement,

Stéphane Bauer, Isabelle Volat

lettre ouverte marché 1

lettre ouverte marché 2

Utiles !

fruits et légumes.jpg 2.jpgCe matin 19 octobre 2019, les communistes gratiennois (et quelques-uns de leurs amis qui partagent avec eux certaines idées…) organisaient pour la troisième année une vente solidaire de fruits et légumes.

Non, nous ne nous transformons pas en marchands de primeurs ! Il s’agit d’une action militante ponctuelle, visant à montrer qu’il est possible de soutenir une agriculture locale, tout en assurant aux consommateurs une alimentation saine au prix juste.

Au centre commercial des Raguenets ont donc été vendus 240kg de pommes, pommes de terre, carottes, oignons… issues des cultures d’un maraîcher et d’un arboriculteur du Val d’Oise pratiquant une agriculture raisonnée. Légumes récoltés le jeudi, vendus à prix coûtant le samedi : qui dit mieux ? Tout au long de la matinée, les Gratiennois sont venus profiter de cette occasion de se nourrir sainement, localement, à prix modéré. Ils apprécient et nous l’ont dit. Une bonne occasion aussi pour échanger sur la vie locale en cette période pré-électorale. Logement, commerce, circulation, coupure entre les quartiers, vie culturelle, démocratie locale… autant de sujets qui souvent interrogent, préoccupent ou mécontentent. Les discussions ont porté aussi sur des thèmes plus généraux, comme le référendum sur la privatisation d’ADP. On y revient prochainement ici. Deux journalistes de la presse locale avaient aussi fait le déplacement.

fruits et légumes 2019-11

Un mot sur le centre commercial des Raguenets. La rénovation réalisée ces dernières années n’a visiblement pas servi à la revitalisation des commerces. La plupart des locaux sont fermés et en ce début de week-end, l’endroit est assez désert. Seules quelques rares boutiques voient arriver un peu de clientèle. Maison des services publics, espace jeunes sont évidemment fermés en fin de semaine, les locaux de l’ancienne poste sont restés inutilisés : tout ceci ne concourt pas à dynamiser le centre commercial, et à le rendre attractif.

Précisons enfin que nous ne sommes pour rien dans la fermeture définitive du magasin de primeurs ! Il n’y a que le maire pour nous attribuer des pouvoirs exceptionnels dans le domaine du commerce. Il croit en effet que notre vente solidaire, annuelle rappelons-le, nuit au commerce local en apportant une concurrence déloyale puisque nous vendons à prix coûtant. Il nous a refusé, pour la troisième fois, l’autorisation municipale que nous avions sollicitée, au motif que notre initiative risquerait de nuire à la revitalisation du marché municipal !

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Il est vrai que nous sommes attachés à notre marché : on revient ici prochainement sur nos propositions à ce sujet. Mais quant à croire que notre modeste vente ait une quelconque influence sur l’activité du marché Hémonnot… c’est bien mal connaître la sociologie de la ville ! Actuellement bien peu d’habitants des Raguenets fréquentent le marché de Saint Gratien, tant pour des questions d’éloignement géographique que de pouvoir d’achat…. Ils se dirigent plus volontiers vers le marché voisin du quartier argenteuillais de Joliot-Curie. Notre vente n’avait pas pour but de concurrencer le commerce local, nos « clients » d’un jour l’ont bien compris. Même si certains nous sollicitent pour une vente hebdomadaire !

Un marché aux Raguenets, offrant des produits locaux à un prix abordable ? Voilà une idée constructive, que nous soumettons à la municipalité !  

Enfin, non seulement nous n’avons « concurrencé » aucun commerce, mais nous avons à notre modeste échelle, contribué à l’animation du centre commercial, et même apporté une clientèle nouvelle aux magasins voisins, puisque certains de nos acheteurs, venus spécialement via notre invitation, une fois fait le plein de fruits et légumes, ont poursuivi leurs achats à la boulangerie toute proche, ou encore à la maison de la presse…  

Un peu d’activité, fût-elle politique, ne nuit pas au commerce… bien au contraire ! 

Une initiative qui monte, qui monte…

En 2017, nous avions vendu 150 kg de fruits et légumes. En 2018, 200 kg et cette année 242kg…  La solidarité plaît, qu’on se le dise ! 

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Vente solidaire

Pour la troisième année consécutive, les communistes de Saint Gratien organisent  une vente solidaire dans le quartier des Raguenets.

Fruits et légumes, produits en « agriculture raisonnée » par un maraîcher et un arboriculteur du Val d’Oise, seront vendus à prix coûtant : pommes de terre, carottes, oignons, pommes, potimarrons, poireaux, butternut, choux-fleurs…

Consommer des produits locaux, de qualité, à prix abordables, c’est possible !

Cela se passe samedi 19 octobre 2019 à partir de 10 heures, devant les locaux de l’ancienne poste annexe.

Sollicitée pour une autorisation municipale, la mairie ne nous a pas répondu à ce jour.

flyer fruits et légumes 2019

 

Conseil municipal

CM septembre 2019

Le prochain Conseil municipal de Saint Gratien se tiendra le jeudi 26 septembre 2019 à 20h30 en salle des mariages.

Ci-dessous l’ordre du jour. 

La séance est ouverte à tous. Venez voir vos élus travailler !

À venir les questions diverses que nous déposons en amont de la séance.

ODJ du CM septembre 2019-1

ODJ du CM septembre 2019-2

Vive la rentrée !

2 septembre

rag 2015 11C’est la rentrée scolaire pour plus de 12 millions d’élèves, dont environ 2 230 jeunes Gratiennois.es entre 3 et 11 ans qui fréquentent les écoles maternelles et élémentaires de la ville. Bonne rentrée à elles toutes et eux tous et à leurs enseignant.e.s !

C’est aussi le retour de notre blog après une longue pause estivale !

Les sujets ne manquent pas en cette rentrée scolaire 2019. Le ministre Blanquer, après avoir mécontenté les professeurs avec ses « réformes » du système scolaire, autoritaires et régressives, ne fait plus l’unanimité auprès des Français.e.s : 54% soutiendraient une grève dans l’Éducation nationale… : attaque contre le statut de la fonction publique, suppression des comités d’hygiène, santé et conditions de travail, accentuation de la précarité avec des contrats à durée déterminée non renouvelables, réforme des retraites qui risque de pénaliser gravement les enseignant.e.s… autant de sujets de mécontentement. Si les dédoublements de classes dans les zones prioritaires sont jugés positivement, force est de constater que cela se fait au détriment des écoles rurales, des dispositifs d’innovation pédagogique, et des effectifs dans les classes ordinaires. À Saint Gratien, nombreuses sont les classes, y compris à double niveau, où les effectifs dépassent allègrement les 25 élèves. Des conditions d’apprentissage qui ne sont pas satisfaisantes, particulièrement pour les élèves fragiles. Médecine scolaire en déshérence, rythmes scolaires inadaptés à ceux des enfants, accueil chaotique des élèves en situation de handicap, formation initiale et continue des enseignant.e.s déficiente… autant de points noirs qui font que l’école française reste très inégalitaire, avec un échec scolaire qui frappe de nombreux élèves. saint gratien 2018       

Ah si ! De la maternelle au lycée, il y a bien du changement dans les salles de classe : elles seront désormais obligatoirement ornées de drapeaux français et européen, de la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » et des paroles de l’hymne national. Ce qui change tout pour la formation de nos futurs citoyen.ne.s, non ?  

Le coût financier de la rentrée pèse aussi lourdement sur les familles modestes. En ces temps où il est de bon ton de vanter les réussites scandinaves, rappelons donc que ce problème n’existe pas en Suède. Dans ce pays, c’est la collectivité qui paie intégralement l’équipement nécessaire à tous les élèves, voyages scolaires compris, ainsi que la cantine. 

saint gratien 2019-8Cantine : un sujet qui va revenir sur la table en cette rentrée gratiennoise. Une soixantaine de familles étaient l’an passé interdites de restauration scolaire dans notre commune, faute de place dans certains restaurants communaux. Des travaux d’agrandissement du réfectoire réalisés cet été ont dû régler le problème pour l’école Raymond Logeais. À Jean Jaurès, tous les enfants peuvent déjeuner à la cantine depuis que le réfectoire a été agrandi de la salle autrefois réservée au personnel communal. Reste Grusse Dagneaux où la configuration des lieux ne permet pas d’extension. Nous avons donc proposé à la ville de mettre en place un système d’utilisation d’un car municipal pour emmener déjeuner les élèves de cette école dans une autre dont le réfectoire n’est pas surchargé. Un investissement minime, qui permettrait ainsi d’accueillir tou.tes les petit.e.s Gratiennois.e.s à ce service public essentiel pour le lien social qu’est la restauration scolaire.

Un autre sujet de mécontentement pour les familles : ce sont évidemment les tarifs de la cantine, particulièrement élevés dans notre commune, où la municipalité considère que la restauration scolaire est une « charge », à réduire au maximum.

Plus généralement, nous considérons que l’investissement communal en matière d’éducation reste insuffisant : crédits alloués aux écoles inchangés depuis des années, suppression des classes de découverte au profit de « séjours CM2 » à la modeste subvention immuable elle aussi depuis dix ans, équipements informatiques et accès à Internet bien en-deçà des besoins… sans oublier des séjours de vacances qui ne bénéficient qu’à à peine 6% des jeunes Gratiennois.e.s… Et si dans le domaine du sport, l’offre aux scolaires est alléchante et dynamique grâce à deux éducateurs sportifs très impliqués, n’y aurait-il pas à développer davantage les propositions culturelles aux écoles ?

La rentrée gratiennoise, on en reparle très prochainement !          

 

Vous avez dit « consultatives » ?

Saint Gratien, juin 2019

Les réunions de quartier du printemps viennent de se terminer.

« Assemblées consultatives de quartier », selon leur nom officiel. Bien peu conforme à la réalité.  Aucune consultation de qui que soit, sur quoi que ce soit, mais seulement une information municipale bien orientée, sur des projets réalisés ou en cours, et sur lesquels il est impossible de débattre. Une conception très étriquée de la démocratie participative.

Pour notre part, en tant qu’élus minoritaires, nous participons à toutes les assemblées dans les différents quartiers, pour y rencontrer et écouter les habitants, et également pour poser les questions ou faire les suggestions que nous jugeons utiles. Ne sommes-nous pas ainsi en plein dans notre rôle d’élus ? Ne répondons-nous pas à l’invitation de la ville, qui sur son flyer indique qu’il s’agit « d’échanger ensemble » ou encore que « les élus et les membres du groupe de quartier souhaitent entendre vos propositions pour améliorer la vie dans votre quartier » ?  Aussi est-il très étonnant, comme l’a d’ailleurs fait remarquer une habitante lors de la dernière réunion, d’entendre le maire nous répondre de manière très méprisante, nous accusant d’être « en campagne électorale », de faire de la politique (on assume ! la politique, c’est la vie de la cité !) ou nous renvoyant au Conseil municipal (on sait combien les débats y sont libres !), voire de nous ignorer lorsque nous demandons la parole, ou pire encore de nous la couper lorsque nous l’obtenons enfin ! C’est ainsi que les échanges sur le marché municipal ont brutalement pris fin. Le maire, à l’image de son prédécesseur,  a décidé que le seul format admis était celui des questions-réponses, qui peut soit se transformer en long monologue de réponse, soit en non-réponse si la question est jugée dérangeante. Pratique, non ? Un simulacre de consultation, nous le savons mais nous ne renonçons pas à tenter de nous y faire entendre.

Pour ce qui est de la présentation des réalisations municipales, elle est si réduite (travaux du stade Delaune et des écoles, réfection de 3 rues sur plusieurs exercices), que le frelon asiatique est appelé à la rescousse pour gonfler un peu l’exposé, et que le maire prend le temps de nous redonner des consignes précises de tri des déchets.   

Voici l’essentiel des thèmes soulevés lors de ces cinq assemblées.

Tout d’abord, un regret : que la ville n’ait jamais pensé à mettre en place un système d’interpellation des services techniques ou de la police municipale, susceptible de répondre aux demandes matérielles ponctuelles de Gratiennois, tel que les problèmes particuliers de voirie, voitures ventouses, éclairage défectueux, stops non respectés, pose de miroirs aux intersections ou autres problèmes liés au stationnement. Voilà qui serait plus efficace pour résoudre ces petits soucis de la vie quotidienne, et qui allègerait les réunions de quartier au profit de problématiques plus collectives.

Dans toutes les réunions est venue la question de la sécurité, qu’il s’agisse de cambriolages, vols de voitures, tapage nocturne, rassemblement de bandes, trafics divers. Avec une demande quasi systématique de vidéosurveillance, dorénavant appelée « vidéo-protection ». Rappelons que ce système a fait l’objet de nombreuses études, qui toutes ont démontré son inefficacité en matière de baisse de délinquance, malgré un coût très élevé pour les collectivités. Saint Gratien est déjà très équipé dans ce domaine, mais jamais aucun chiffre ne nous est fourni sur une éventuelle baisse des délits constatés. Au mieux, la vidéosurveillance sert à identifier un coupable après le méfait, s’il a été assez stupide pour s’exposer visage découvert à la caméra, ce qui est tout de même assez rare. J’ai donc de grandes réticences pour l’implantation de caméras. Par contre, il est assez inquiétant d’entendre que les forces de police sont en nombre très insuffisant, qu’il n’y a que deux patrouilles de nuit pour 8 communes et qu’il manque 25 policiers dans notre secteur. Remettons une présence humaine, qu’aucune machine ne remplacera !

Beaucoup de questions aussi sur le commerce de proximité, les habitants s’inquiétant des fermetures de magasins, ou de l’ouverture de la librairie, annoncée mais qu’on ne voit toujours pas venir, ou bien encore de l’activité du marché, dont tout le monde, sauf la municipalité, constate l’affaiblissement. Dans le quartier des Marais, où la boulangerie a fermé, nous reposons la question récurrente du local commercial inoccupé depuis des années. Peu de réponses, à part la sempiternelle leçon de civisme que se croit obligé de donner le maire en intimant aux habitants l’ordre de fréquenter les commerces locaux. Pour ma part, je serais ravie d’aller acheter un livre au centre-ville.

Le sujet me tenant à cœur, j’ai interrogé la ville, avec plus ou moins de bonheur dans les réponses, sur différents points touchant aux écoles et aux enfants gratiennois : menaces de fermetures de classes, dispositions prévues en cette semaine caniculaire pour protéger ce public fragile que sont les enfants, dans des locaux souvent très mal isolés, sans volets ou rideaux suffisants pour réduire la chaleur. Il me semble que la ville aurait pu, sans grever excessivement son budget, fournir gobelets et bouteilles d’eau, quand on sait que les seuls points d’eau des écoles sont les robinets des toilettes… Nous nous sommes aussi inquiétés d’éventuelles  activités organisés par la ville pour les familles et enfants qui ne partent pas en vacances. Hélas, non, nous n’avons pas raté un épisode au Conseil municipal, rien n’est prévu de ce genre à St Gratien, car la ville n’en a pas les moyens, dixit le maire. Il aurait été plus juste de dire qu’elle a choisi de les mettre ailleurs.

Aux Raguenets, les habitants sont venus alerter la ville sur une infestation très conséquente de rats. Une riche idée de leur part, puisqu’après avoir pris le sujet à la légère, la mairie annonce une intervention ces jours-ci. Nous nous rendus sur place deux jours plus tard pour rencontrer les habitants, avons constaté l’étendue du problème, et nous sommes intervenus par courrier auprès du maire, qui n’a pas daigné nous répondre. Nous l’avons donc relancé aussi lors de la réunion au centre-ville. Affaire relatée sur ce blog. Et à suivre pour s’assurer de l’efficacité du traitement. Un enseignement : venir en réunion de quartier est donc utile pour se faire entendre ! Il faut toutefois y parler assez fort…

Comme à chaque session, les questions relatives au stationnement sont nombreuses. Peu étonnant au regard de l’engorgement automobile de Saint Gratien. Nous nous inquiétons du projet Véligo, parc à vélos qui devrait voir le jour à la gare à la rentrée mais n’est jamais évoqué par le maire. Nous réaffirmons à cette occasion notre demande de voir installer des parcs à vélos dans les écoles, notamment celles qui connaissent des embouteillages records lors des entrées et sorties des élèves : Kergomard, Jaurès, Grusse Dagneaux, Logeais et Jules Ferry. Car le parc Véligo incitera des parents à se rendre à la gare en vélo. Pourquoi donc ne pas aussi accompagner son enfant à l’école en vélo, si ce dernier peut laisser son engin en toute sécurité dans la cour de son établissement ? Réponse très évasive à ce propos. Le sujet des pistes cyclables, que seul le maire voit en nombre à Saint Gratien, revient aussi sur le tapis. Il paraît qu’ici les rues sont trop étroites pour implanter des pistes. Ah. Une particularité gratiennoise, certainement. Ne désespérons jamais. Et n’oublions pas de rappeler que les déplacements doux sont bénéfiques au commerce local, en plus d’être bons pour notre santé et pour la planète.

Notre expérience réussie de « table à livres » au marché nous amène à demander l’avancement du projet municipal de « boîtes à livres ». À surveiller cet automne, les emplacements ayant été déterminés. Beaucoup de temps pour la mise en œuvre d’un projet relativement simple. Si on m’avait demandé mon avis, j’aurais proposé  une boîte au marché et une autre dans le parc Barrachin, spéciale pour les enfants.

Des Gratiennois s’inquiètent de la fermeture du centre de tri postal. À juste titre, c’est la disparition d’un service de proximité puisqu’il y a là en plus du tri tous les services postaux pour les usagers. Une nouvelle organisation verra le jour, dont s’inquiètent les personnels. La poste : encore un service public qu’on laisse dépérir pour mieux justifier son passage au privé.

Les plantations aux carrefours sont jugés trop hautes, elles gênent la visibilité des automobilistes et des piétons. Un manque de jardiniers, peut-être ?

La privatisation d’ADP est évoquée : le maire serait « plutôt contre ». Formulation un peu étrange, mais ça vaut mieux que « plutôt pour »…

Quant à l’agrandissement de Roissy via la construction du terminal T4, le maire est franchement pour, pour raison de « développement économique ». Mais il n’est pas pour que la commune intègre le PEB, plan d’exposition au bruit, ce qui permettrait pourtant de bénéficier de crédits d’ADP pour l’isolation phonique des habitations. Cela déprécierait les propriétés, selon lui. Mieux vaut certainement supporter le bruit sans rien réclamer. Le T4 apportera 500 avions supplémentaires par jour au-dessus de nos têtes.

La ville se targue d’avoir enfoui 75% de ses réseaux. Il y a par contre d’autres travaux réalisables en cas de réfection de la voirie, essentiels pour lutter contre les risques d’inondation et de pollution lors de gros orages, plus fréquents avec le changement climatique. Des travaux moins visibles que l’enfouissement des réseaux, mais ô combien utiles. La question est posée de connaître la position de la ville en matière d’assainissement séparatif. « Ça coûterait des millions ! » s’exclame le maire. Ça clôt le débat, un peu abruptement.

Parmi d’autres sujets particuliers que nous avons abordés :

Les passerelles des Marais dont nous nous étions inquiétés en Conseil municipal, vont faire l’objet d’une lourde rénovation. Une visite de nuit va permettre un diagnostic. La structure serait en bon état mais le plaquage doit être remplacé. L’intervention, qui concernera les deux passerelles, se fera la nuit quand le RER ne circule pas. Une somme de 800 000€ a été provisionnée par la ville qui devrait donner des infos sur son site.  

L’accessibilité de la gare n’est toujours pas faite, avec un équipement devant permettre l’accès aux trains pour les personnes à mobilité réduite mais qui n’est toujours pas en service. Nous avons saisi la SNCF de ce problème, sans réponse à ce jour. De même, les toilettes de la gare ne sont toujours pas accessibles. Quant au RER, ses dysfonctionnements sont fréquents. C’est le manque de moyens humains pour ce service public qui est ici clairement en cause.  

Ce sont les dernières réunions de quartier de la mandature, puisque le maire a décidé de supprimer celles de l’automne, pour raison d’élection municipale prochaine, en mars 2020. Il paraît que les deux sont inconciliables. Surtout ne pas mélanger politique et réunions avec les habitants. Le maire est-il comme monsieur Jourdain ? Il ferait de la politique sans le savoir ? Ou craint-il que les prochains débats ne lui échappent, comme déjà, ceux du printemps ont commencé à le faire ?