Qui a peur du « Grand débat » ?

Nous l’avions déjà bien compris : notre maire n’aime pas le « Grand débat national ». Il nous le redit dans la tribune du groupe majoritaire, parue dans le tout dernier magazine municipal.

saint gratien 2019-7« Dans notre commune, nous avons mis à disposition des formulaires de doléances et proposé un débat », nous rappelle-t-il. Double erreur. Au Conseil municipal de décembre, interrogé par nos soins sur la forme que pourraient prendre dans notre ville les « cahiers de doléances », le maire répondait que rien de plus que les « feuillets en accès libre aux horaires d’ouverture de la mairie », déjà existants, ne serait mis en place. Il indiquait également n’avoir reçu aucun courrier du gouvernement pour organiser une « consultation citoyenne ». On sentait déjà une furieuse envie d’y participer. Fin janvier, nous avons fait savoir au maire que nous organiserions une soirée-débat si la ville ne prévoyait pas de le faire. Trois semaines ont passé pour qu’enfin le maire nous informe que ce « grand débat » aurait bien lieu, sous la houlette d’un animateur indépendant. C’est donc bel et bien poussé par son opposition que le maire s’est engagé dans la tenue d’un débat. Au passage, peut-être que l’ « animation » en question, c’est-à-dire le rappel de quelques règles élémentaires de débat en début de réunion, et la circulation du micro pendant la séance, aurait pu être à la portée d’un maire. Mais visiblement le nôtre n’avait pas du tout envie de se mouiller dans cette histoire. Alors que les villes voisines se prêtaient à l’exercice avec davantage de conviction et tenaient plusieurs séances d’échanges, ou des séances thématiques en direction d’un public ciblé (les jeunes, par exemple !), à Saint Gratien le « grand débat national » a été réduit à sa plus simple expression. Comment faire en sorte qu’une initiative que vous ne souhaitez pas, fasse « flop » ? C’est assez simple. Faites le minimum de publicité. Un onglet confidentiel sur le site de la ville, qui a déjà servi pour annoncer que les « feuillets en accès libre » à l’accueil de la mairie se sont miraculeusement transformés en « cahiers de doléances ». Peu probable donc que les personnes qui ont déjà cliqué là, le refassent pour voir si quelque chose a évolué… Faites placer, sur à peine un quart des panneaux de la ville, quelques affichettes au format le plus réduit possible. Choisissez la date la moins propice possible à la participation, par exemple un lundi soir de retour de vacances scolaires, et un horaire qui empêche tout salarié d’être présent, par exemple 19h30, terminez par une amplitude horaire minimale, c’est-à-dire deux heures. Lancez une consigne de boycott de la réunion parmi vos amis, ce qui fait qu’aucun élu de la majorité sur les 31 n’assistera à la séance, sauf un courageux qui a passé outre. Faites toutefois vous-même une courte apparition en début de séance pour qu’on ne vous reproche pas de vous être totalement désintéressé de l’affaire.

Si toutefois il s’avère que les Gratiennois se montrent motivés, et que 70 personnes se déplacent ce soir-là, minimisez l’évènement en annonçant dans votre tribune qu’elles n’étaient que 50… Ne parlez surtout pas du fond des échanges. Ainsi le « Grand débat » passera peut-être le plus inaperçu possible.   

Le maire nous indique la raison fondamentale de son désaccord avec la procédure du « Grand débat » : il serait en effet impossible de faire une « synthèse cohérente, issue d’avis antagonistes ». Ah mais bien sûr ! Si au moins nous avions un débat où tout le monde est d’accord ! Comme alors la synthèse serait aisée !

Et pour finir, il nous rappelle qu’à Saint Gratien la pratique de la démocratie est une réalité quotidienne, puisqu’y existent les réunions de quartier. Vous savez, les soirées soigneusement calées elles aussi entre 19h30 et 21h, puisqu’à cette heure, le maire décrète qu’on pose la dernière question. Oui, on ne peut poser que des questions et non pas émettre un avis. Et oui, lorsque la question est dérangeante, les élus de la majorité, qui ce soir-là ont eu la permission de sortir, le font savoir bruyamment. Quant aux « actions concrètes » mis en place avec les groupes de quartier, nous savons tous qu’elles sont rarissimes, vu le peu de latitude et l’absence de pouvoir et de budget que la ville leur accorde.

Alors sommes-nous des naïfs, béats devant le GDN du président Macron ? Que non. Nous nous faisons peu d’illusions sur les retombées possibles. Mais comment rater l’occasion d’organiser dans notre ville, pour une fois, une réunion où les Gratiennois se rencontrent, réfléchissent, échangent, confrontent des idées « antagonistes » sur des sujets nationaux ou locaux ? Des sujets d’importance, que ce soit pour leur vie quotidienne, ou pour la sauvegarde de la planète, ou pour la vie démocratique du pays. Comment un maire peut-il juger inutile de venir les écouter ? Les participants de ce soir-là nous donnent raison, eux qui déclarent en sortant, souhaiter voir se renouveler l’expérience. Avec ou sans le maire, finalement.

 

Des élus utiles !

Saint Gratien 2019-6Voici la tribune de notre groupe municipal « Saint Gratien solidaire et citoyen », à paraître dans le magazine de la ville de mars/avril 2019.

Loin de n’être que des élus « d’opposition », nous savons aussi être porteurs de propositions, qui parfois sont reprises par la majorité, ou aboutissent car elles rencontrent un fort écho auprès des Gratiennois..

Les élus minoritaires : des élus utiles aux Gratiennois !

Si nous nous opposons aux hausses régulières de 3% des tarifs municipaux, au bétonnage de la ville (+ 2 665 habitants en 2030), nous savons aussi être force de propositions.

Des exemples ?

Depuis 2011, nous bataillons pour un parc Véligo à la gare : en 2019, la ville s’y engage enfin ! Nous proposons son accès côté Raguenets.

Nous avons lancé l’idée de la collecte des déchets verts,  proposé d’introduire au menu des cantines des laitages bio produits dans le 95 ; face au manque de place, nous avons suggéré d’utiliser comme cantine pour les élèves de J. Jaurès un local dédié au personnel municipal.  

Nous avons suscité et testé l’installation de boîtes à livres.

Enquête sur le PLU : nous avons pointé le manque de places pour garer les vélos.

Après nous avoir d’abord dit « non », la ville a finalement adopté toutes ces suggestions.

Nous avons écrit 2 fois au maire pour qu’une session du Grand Débat National soit organisée : elle a eu lieu le 11 mars.

Nous avons été insistants sur tous ces sujets. Sans doute que le Maire s’en attribuera le mérite.

Nous continuerons à être utiles avec vous,  pour créer des pédibus pour accompagner les enfants à l’école, des pistes cyclables, un centre de santé,  plus de démocratie grâce à un budget participatif…

Contactez-nous !

Soirée citoyenne aux Raguenets

Modeste retour sur la session du « grand débat national » qui s’est déroulée ce lundi 11 mars 2019 à Saint Gratien, au centre culturel Camille Claudel du quartier des Raguenets.

J’ai déjà relaté ici notre forte implication dans la tenue de cette soirée. Dès janvier, les trois élus de notre groupe municipal « Saint Gratien solidaire et citoyen » avaient fait connaître au maire leur volonté d’organiser une réunion dans le cadre du grand débat. Il nous a fallu attendre fin février pour enfin apprendre que la ville s’engageait dans cette démarche et avait fait la demande d’un animateur indépendant pour animer les échanges.

GDN 15Hélas ! C’est surtout le bouche à oreilles qui a fonctionné en ville pour faire connaître cette initiative car force est de constater que la communication municipale a été fort insuffisante : une affichette confidentielle sur quelques panneaux d’information en ville, deux lignes cachées derrière un modeste onglet sur le site de la ville, pas d’annonce sur la page Facebook de Saint Gratien. Est-ce là une réticence à s’engager dans le débat ? Hésitation à entrer dans un dispositif trop audacieux et trop éloigné des traditionnels jeux de questions/réponses des réunions de quartier ? La même frilosité, pour ne pas dire plus, qu’en Conseil municipal où les débats sont rapidement évacués ? Volonté affirmée de ne pas contribuer à un processus initié par la majorité présidentielle ? Le fait est que si les quatre élus minoritaires du Conseil étaient tous présents, un seul,  sur les 31 élus de la majorité, a participé au débat… Une telle absence massive ne peut être que délibérée. Pour ma part, je le regrette : les occasions d’échanger ne sont pas si fréquentes dans  notre ville, pour ne pas dire inexistantes. Et les participants à la réunion des Raguenets sont sortis plutôt satisfaits de leur soirée. Sans nous faire trop d’illusions sur les retombées nationales du grand débat, les possibilités de rencontres entre citoyens ne sont jamais à négliger. Notre participation visait à écouter, plus qu’à avancer nos propositions, car nous ne confondons pas grand débat et réunion du Front de Gauche. Cela ne nous a pas empêché d’intervenir, comme tout citoyen présent ce soir-là. GDN 2 

Rapide présentation du maire et de la députée en tout début de séance, qui ont ensuite quitté la salle sans vraiment rien apporter de plus, pour laisser la place à l’animateur. Merci à lui pour sa présence bienveillante et son organisation matérielle de remontées des opinions. Les participants, environ 70 personnes, se sont répartis en six tables, traitant chacune des quatre thèmes nationaux. Des Gratiennois de tous les quartiers, et de toutes opinions, qui ont d’emblée remarqué et regretté  le peu de présence de jeunes dans l’assemblée. Après une heure de débats et d’échanges, chaque table a procédé à une synthèse de ses discussions. La contrainte horaire, car deux heures cela est bien peu pour une réunion de ce type, a limité l’éventail des thèmes traités. Impossible d’aborder les quatre sujets « officiels » du Grand débat de façon approfondie.

Je ne veux pas faire ici une synthèse qui serait réductrice. Voici en vrac quelques-uns des sujets abordés : disparition des surfaces agricoles et forestières, avec l’évocation du projet néfaste d’Europacity (téléscopage avec l’actualité : le PLU de Gonesse est ce mardi retoqué, ce qui retarde peut-être définitivement ce « grand projet néfaste »…) ; les transports alternatifs ; les nuisances sonores, notamment celles de Roissy ; la pollution lumineuse des enseignes commerciales et de l’éclairage public ; les déchetteries et leurs trop grandes contraintes ; la nécessité de construire et de rénover thermiquement et phoniquement  les logements ; celle de l’équité face au fisc ;  la taxation des « GAFA » ; des services publics déshumanisés (là encore, ce mardi, le Défenseur des droits Jacques Toubon dresse, dans son rapport d’activité 2018, un tableau sombre des services publics français, de plus en plus réduits, éloignés des citoyens, complexes et difficiles d’accès….) ;  la ré-indexation des retraites sur les salaires ; la chasse à l’évasion fiscale ; la démocratie de proximité plutôt que des décisions prises très loin du terrain…. ; l’attachement à l’échelon communal, proche des citoyens ; la nécessité de dispositifs permettant la participation active des citoyens entre deux élections, conseil municipal de jeunes ou budgets participatifs ; un rôle pour le député suppléant, vrai relais du titulaire ; une vraie égalité hommes/femmes ; une loi sur l’euthanasie ; un débat sur le vote obligatoire… bref une grande richesse, pour cette « soirée citoyenne » inédite. GDN 14

Le souhait d’un grand nombre de participants à la sortie : que ce genre de réunions soit possible à Saint Gratien, en dehors des périodes électorales… Un nouveau projet à porter, pour les élus minoritaires que nous sommes ? Des élus de proposition, et pas seulement « d’opposition »…

Réunions de quartier : la fin d’une époque ?

Les traditionnelles réunions de quartier se déroulent ces jours-ci, entre fin novembre et mi-décembre. Trompeusement dénommées assemblées « consultatives » de quartier, alors même qu’elles ne sont que de simples réunions d’information municipale, elles attirent peu de monde. Et même de moins en moins de monde, peut-être depuis que leur horaire a été avancé à 19h30, rendant impossible la présence de Gratiennois travaillant hors commune, ou de parents de jeunes enfants. Il y a donc surtout des habitués, aucun jeune, très peu de personnes de moins de 50 ans, et une majorité écrasante de « seniors ». Une petite trentaine de personnes dans chacun des cinq quartiers, soit au total moins de 200 Gratiennois. C’est bien peu dans une ville qui compte plus de 20 000 habitants. Du côté des élus également, de moins en moins d’assiduité. Peut-être un découragement face à un rôle purement décoratif ? Car il est rarissime qu’un élu intervienne, en dehors des adjoints qui sont là en service commandé pour présenter un projet, plutôt une réalisation finalisée, un dossier tellement avancé qu’il est impossible d’intervenir sur son déroulement. Leur prestation occupe une partie importante de la réunion, projection à l’appui. Pourtant les opérations municipales se font rares. Aussi, le maire meuble en développant également les projets immobiliers privés en cours sur la commune.

Au menu cette année, la rénovation du stade Delaune, des travaux dans les écoles, notamment à Jean Moulin, la réfection des voiries des rues Custine, Laroche et Jeanne     d‘Arc. Certaines de ces opérations s’échelonnent sur plusieurs exercices. L’exposé est donc plutôt bref. Des questions ? Il n’y en a pas, étant donné qu’il n’y a souvent ni parent d’élève, ni joueur de foot dans l’assistance. Seuls les travaux de voirie suscitent parfois des interrogations. Quelqu’un demande quand sa propre rue sera rénovée, et le maire indique qu’il y a un calendrier des travaux. Mais personne n’a l’idée de demander qui le détermine. C’est le grand mystère du « PPI », un plan pluriannuel d’investissement particulièrement secret : seuls les élus de la majorité le connaissent. On passe ensuite rapidement aux questions plus générales. Ou plutôt à la question unique, et ce quel que soit le quartier : les nuisances provoquées par les automobiles. Vitesse excessive, stationnement anarchique, manque de places de parking, demandes de radars et autres ralentisseurs… c’est bien la problématique commune à tous les quartiers. Mais chacun en reste à chercher des « solutions » pour sa rue, sans envisager de réflexion plus globale sur la ville. Personne non plus ne s’inquiète des véhicules supplémentaires que vont entraîner les nouvelles constructions. La réponse du maire ? Bien sûr, il ne peut que tergiverser : « On va regarder… vous savez, les ralentisseurs font du bruit… la police va passer constater… » La réunion se termine à peine une heure après avoir commencé, sur ce constat d’impuissance.

Je tente bien de lancer le débat sur quelques alternatives au tout-automobile, en demandant s’il y aura des aménagements cyclables dans les rues rénovées, comme la loi en fait obligation. Sans oublier que ces rues sont à proximité de l’avenue de Ceinture, qui fait le tour du lac d’Enghien et est, sur partie de son parcours, pourvue de pistes cyclables très empruntées. Une occasion donc de réaliser une jonction qui pourrait constituer un embryon de réseau cyclable. « Vous n’y pensez pas ! » me rétorque le maire en alertant sur l’étroitesse des rues gratiennoises. « Il faudrait supprimer le stationnement ! » Un cri d’angoisse monte du public, et l’affaire est entendue. Je passe pour une illuminée et une ayatollah du vélo. Sauf que ces aménagements ici impossibles sont réalisés dans des communes voisines… et que je ne demande qu’une modeste place pour les cyclistes, et non l’éradication radicale et immédiate des voitures…

Le maire rencontre quand même parfois quelques contradicteurs : ce fut le cas lors de l’assemblée du centre-ville. D’autres acharnés du vélo ? Ou de simples citoyens qui demandent que la loi s’applique à Saint Gratien, le double sens cyclable par exemple qui doit être mis en place dans toutes les rues limitées à 30km/h, ou encore les prescriptions du PDUIF (plan de déplacements urbains d’Île-de-France), selon lequel 1 place de stationnement sur 40  doit être transformée en emplacement pour vélos quand une gare est à proximité ? « Je ne suis pas allergique au vélo » déclare le maire. Par contre on comprendra vite qu’il l’est aux habitants qui viennent un peu le contrarier, car la réunion prend rapidement un ton agressif ou méprisant (« faites donc une lettre au père Noël ! ») et la « discussion » tourne court. Tout le monde ira se coucher de bonne heure.  

Les limites de l’exercice ?   

Nous sommes face à un modèle de fonctionnement obsolète. Les Gratiennois ne fréquentent pas les réunions de quartier parce qu’elles n’ont aucun pouvoir. Au mieux, ils viennent soumettre un problème particulier, et attendent en retour sa résolution. Dès qu’une question plus générale intéressant l’ensemble de la ville surgit, le maire botte en touche : il n’est pas là pour débattre avec ses concitoyens, ni pour se concerter avec eux. À Saint Gratien, la démocratie ne passe qu’une fois tous les six ans. Entre deux échéances électorales, le maire a les pleins pouvoirs, et entend les garder.

Nous avons une autre vision de la « démocratie participative ». Un peu d’innovation dans ce domaine est indispensable pour redonner intérêt et envie de participer aux citoyens. Un exemple ? À Enghien, ville qui n’est pas administrée par de dangereux révolutionnaires, il est mis en place le système bien connu du « budget participatif ». Le principe est simple : un pourcentage, en général modeste du budget, est réservé aux projets des habitants. Appel à participation, dépôt des projets, puis étude de leur faisabilité et chiffrage par les services municipaux. Ensuite les différents projets sont soumis à référendum. Celui qui emporte la plus forte adhésion sera réalisé. Nous avions déjà relaté des expériences dans ce domaine : lire ici

Quant à notre autre proposition, nous l’avons portée depuis 2014 : il s’agit là aussi  d’une pratique courante : un Conseil municipal des jeunes, qui invite à la participation des jeunes à la vie de la cité, favorise les projets innovants,  éduque à la citoyenneté, et comme le budget participatif, apporte une meilleure compréhension des enjeux, coûts, règles publiques, contraintes…

Deux réunions de quartier doivent encore se tenir ces jours-ci : ce soir même 11 décembre au centre culturel du Parc, et le 18 décembre au centre culturel Camille Claudel du quartier des Raguenets. 

 

 

Bonne humeur et solidarité

Belle affluence ce samedi 10 novembre devant l’ancienne poste annexe des Raguenets pour la désormais traditionnelle « vente solidaire » de fruits et légumes, initiative organisée par les communistes de Saint Gratien et leurs amis. Ce matin, on parlé circuits courts, agriculture raisonnée, prix des fruits et légumes, marges de la grande distribution, vie du quartier. Une  vente solidaire puisque les fruits et légumes étaient proposés à prix coûtant, donc abordables. Des prix fixés par les producteurs du Val d’Oise, maraîcher et arboriculteur, qui leur permettent de vivre de leur activité. Des produits de qualité et de première fraîcheur puisque cueillis ou ramassés il y a deux jours à peine à Auvers et à Viarmes : directement du producteur au consommateur ! Des consommateurs qui ont apprécié l’initiative et qui nous l’ont dit et même écrit :  » Merci pour votre bonne  humeur et votre engagement. Vous mettez la solidarité au premier plan et ça réchauffe le cœur. Vive la consommation locale. Merci et bon courage !  » ou bien encore : « Merci pour cette activité à renouveler avec beaucoup d’espoir. Ça nous change des guirlandes et pots de fleurs. Une habitante des Raguenets depuis 40 ans…  » et encore  » Très bonne idée avec des produits très appétissants » et  » Super initiative, bravo ! »  Des commentaires qui nous vont droit au cœur et nous confortent pour poursuivre dans ce genre d’initiative qui marie solidarité, échanges, rencontres et débats « politiques » au bon sens du terme : ce qui traite de la vie de la cité. Ce matin, il y avait bien de la vie dans ce quartier de notre ville ! Merci à tous ceux qui se sont investis pour cette réussite. À midi, nous avions écoulé 200 kg de marchandises et on nous réclamait encore des pommes de terre… et la promesse de revenir plus souvent !

 

La presse locale s’est fait l’écho de la vente : Le Parisien a dépêché un journaliste…reparti avec un kilo de pommes… : lire ici 

La Gazette avait annoncé l’initiative : lire ici

Comme VONews : lire ici

Conseil municipal du 20 septembre 2018

Voici les principaux échanges du Conseil municipal du 20 septembre 2018 à Saint Gratien. 

Sur le procès-verbal de la séance précédente

Nous demandons la modification du procès-verbal de la séance du 22 juin dernier. En effet, il manque… curieusement… les passages relatifs à nos questions sur l’échéance d’avril du prêt toxique dollar/franc suisse.

Disparus nos propos  sur l’endettement de la ville. Nous regrettions que celui augmente, non pas pour financer des équipements, mais pour faire face à des frais financiers. Nous demandions si  l’endettement est à présent « non risqué » comme annoncé par l’adjoint aux finances en décembre 2017. Nous faisions remarquer à l’aide d’un graphe que les variations du franc suisse par rapport au dollar ont évolué défavorablement pour la ville et demandions  le surcoût payé sur l’échéance d’avril 2018. La réponse de la ville a elle aussi été gommée du PV : le surcoût lié à ce prêt au 1er avril 2018 se monte à +38 000€ avec un taux de 6,12%. Ceci ne figure pas au PV et pourtant ces échanges ont bien eu lieu le 22 juin…

Toute la partie concernant le défaut d’information financière  pointé par la Chambre régionale des comptes a également disparu du PV qui s’arrête à « la CRC pointe une situation financière contrainte ». Toute la partie suivante manque : « Nous constatons encore ce manque d’info puisque si nous n’avions pas interrogé la ville, le Conseil n’aurait rien su de ces 38 000 €. Nous remarquons que cette somme correspond à celle dépensée par la ville pour l’ensemble des séjours de vacances des enfants pour l’année 2018. Autant qui ne seront pas dépensés pour les habitants. La suite de la bonne affaire qui n’est pas finie et continue de polluer les comptes de la ville. » Toute cette partie a disparu du PV alors que le reste de l’intervention est retranscrite quasi intégralement.

Nous ne demandons évidemment pas la retranscription intégrale de nos interventions. Mais force est de constater que le PV du 22 juin a été « charcuté » aux endroits les plus gênants pour la majorité municipale. Il ne s’agit pas d’une mauvaise rédaction mais très visiblement d’une volonté de censurer.

Malgré nos demandes, le PV ne sera pas modifié.

Le Conseil a ensuite débattu du plan de mobilité des agents de la ville.

C’est un document intéressant et riche qui reprend certaines des propositions que nous faisons depuis longtemps et qui fait écho aux préoccupations exprimées en réunions de quartier sur les problèmes d’encombrement automobile et de stationnement.

Nous disons oui à l’indemnité kilométrique pour inciter à utiliser le vélo pour venir travailler. Le plan vélo du gouvernement prévoit d’ailleurs son augmentation.

Oui aux ateliers de réparation de vélos, au développement du stationnement cyclable, à l’extension des zones 30 et à l’application enfin ! du double sens cyclable (respecter la loi devient urgent à Saint Gratien !), oui à l’aide à l’achat de vélos électriques… Il nous semble que tout ceci irait dans le bon sens.

Mais nous avons un grand regret, exprimé en commission municipale. Pourquoi ne pas avoir associé les élus de la commission « développement durable »  à l’élaboration de ce document ? On me répond que cela concerne les agents et que ce n’est pas l’affaire des élus. Mais les dispositions à destination du personnel, cela intéresse aussi les élus ! D’autant plus que si certaines de ces mesures concernent uniquement les agents, telles que le télétravail ou le remplacement de véhicules de service par des voitures électriques, d’autres au contraire dans ce plan s’adresseront aussi à l’ensemble des habitants : itinéraires sécurisés, stationnement des vélos, amélioration des transports en commun… À quoi servent donc les commissions municipales de travail si elles ne sont pas associées en amont à la réflexion et à l’élaboration de propositions ? Cela n’est pas contradictoire, bien au contraire, avec la concertation et la prise en compte des avis des intéressés. Mais je ne participe pas à une commission pour qu’on me présente un document finalisé sur lequel je n’ai rien à apporter.

Deuxième remarque. La rédaction de ce plan est une obligation réglementaire. La ville l’a seulement un peu anticipé. A-t-elle donc enfin fini par entendre les demandes des Gratiennois sur le sujet des déplacements doux ?  Il serait grand temps ! Le plan évoque une ville « propice au vélo ». Nous le disons depuis longtemps : St Gratien avec son petit territoire se prête bien au développement des transports alternatifs à la voiture. Encore faut-il une volonté municipale forte pour les favoriser, et notamment l’implantation d’équipements : pistes cyclables et parcs de stationnement. C’est à cette condition que certaines villes en France ont réussi à développer de manière importante le volume des déplacements cyclistes par exemple. Ce qui est important, c’est de faciliter l’usage du vélo.

Nous sommes convaincus et encore davantage s’il le fallait après cet été 2018 si chaud qu’il y a urgence. Or la place des transports dans la pollution atmosphérique est primordiale. À notre échelle gratiennoise, il faut prendre notre part. Le document qui nous a été présenté au Conseil comporte des avancées intéressantes mais globalement nous les jugeons bien timides. Il manque la nécessité des pistes cyclables continues,  indispensables pour favoriser le développement du  vélo et obligatoires en cas de réfection de la voirie, et certainement un parc à vélos à la gare, où tous les arceaux sont régulièrement pleins. Ce serait un équipement pour favoriser l’inter-modalité, pour les agents de la ville et l’ensemble des Gratiennois. Enfin tout le monde remarque l’essor des trottinettes, nouveau mode de déplacement alternatif : on nous a beaucoup moqués à ce sujet, peut-être avions-nous seulement un temps d’avance.

Auto-partage, co-voiturage, télétravail, ou espaces de co-travail pour les Gratiennois dans leur ensemble, sont des éléments que nous avons avancés dans notre « Lettre du Front de Gauche « distribuée cet été. Nous insistons aussi sur le côté bénéfique des déplacements doux sur le commerce local.

Nous regrettons le calendrier qui repousse trop de mesures dans un temps moyen ou long : par exemple la sécurisation des stationnements, l’élargissement des zones 30 et le double sens cyclable, l’amélioration des liaisons en bus. À noter que le plan vélo gouvernemental prévoit le DSC dans toutes les rues à 50km/h. Toutes les voiries urbaines seront donc concernées. Qu’attend donc la ville pour appliquer cette règlementation ?

Nous pensons que la ville doit être plus ambitieuse. Il doit y avoir une réflexion sur non seulement l’amélioration des transports en commun mais aussi plus largement : d’autres modes de transport ? Le tramway par exemple est à nos portes puisqu’il arrive à Épinay… Des villes font l’expérience de la gratuité des transports pour favoriser les déplacements et alléger la place des voitures… Soisy a une navette communale gratuite… Et ici ?

Un travail avec les enfants des écoles est aussi souhaitable pour développer chez eux le goût et l’intérêt pour les déplacements alternatifs à la voiture… On connaît les encombrements à la sortie des écoles gratiennoises et le nombre important d’enfants qui ne savent même plus faire du vélo.

Nous prenons ce plan mobilité comme une première étape, qui doit être poursuivie et élargie à l’ensemble des habitants. Cela coûte ? Des villes ont trouvé les recettes nécessaires en taxant les sociétés du type Vinci pour qu’elles financent la transition écologique. Donc des idées et des propositions, nous en avons.

Enfin nous questionnons une nouvelle fois sur la possibilité d’implanter un « Véligo » à la gare de Saint Gratien.  Il y a deux espaces disponibles pour un parc à vélos. Pourquoi ne pas installer un Véligo co-financé par la Région ? De même, un endroit où stationner les vélos serait profitable à l’activité du marché municipal.

Le maire nous répond que la ville n’était pas éligible au Véligo mais que les choses semblent avancer… nous serions normalement aujourd’hui en négociation pour en obtenir un. La ville va soumettre sa demande pour un Véligo en gare de St Gratien mais ensuite IDF Mobilités (l’ex-STIF) votera pour ou contre l’installation de ce Véligo. Nous serons informés, nous promet le maire. Nul doute que nous suivrons cette affaire !

plan mobilité stg