Saint Gratien solidaire

Lundi 30 mars 2020, en tant qu’élus municipaux, nous avons fait parvenir le courrier ci-dessous au maire de Saint Gratien. La réponse de ce dernier figure ensuite.marché mars 2020-2

Objet : Aides aux plus fragiles – remontées de questions de la part de Gratiennois-e-s dans la période de Covid 19 – utilisation solidaire du site internet de la ville – réouverture du marché municipal

                Monsieur le maire,

                Nous nous rapprochons de vous pour prendre des nouvelles des agents de la ville qui ont été affectés par le covid-19. Nous leur souhaitons à tou-te-s un prompt rétablissement, comme nous l’avons déjà transmis auprès de votre cabinet, dès que l’information nous a été rapportée de personnel affecté dans vos équipes.

                Nous nous permettons de nous étonner également auprès de vous que l’information de l’infection d’agents de la ville n’ait pas davantage été diffusée – à titre de précaution et de prévention – auprès des élu-e-s et des assesseur-e-s tou-te-s bénévoles qui ont tenu les bureaux de vote le 15 mars. Comme vous le savez, suite à cette infection, plusieurs élu-e-s  et assesseur-e-s ont déjà payé un lourd tribut en Île-de-France.

               Nous souhaitons vous faire part également de questions de Gratiennois-e-s :

– Concernant les personnes sans domicile fixe, qui ne peuvent ni se confiner ni trouver de point d’eau dans la commune, quelle est la politique de St Gratien ? Par exemple, Paris, Cannes, ont pris des mesures spectaculaires, avec la réquisition de chambres d’hôtels, voire d’espaces jusque-là réservés au festival de Cannes ; même la Banque de France à mis à disposition des locaux. Le Ministre du logement, Julien Denormandie en appelle aussi à la responsabilité des villes de France :

« Le gouvernement est en lien avec les associations, pour mettre à l’abri les personnes sans abri dans des conditions spécifiques« , en cette période de crise sanitaire due à l’épidémie de Covid 19 : Julien Denormandie évoque « l’ouverture de centres avec des chambres individuelles« ,  mais aussi la « réquisition de chambres d’hôtel, qui ont été ouvertes ».

– Concernant les personnes pratiquant la mendicité, qui, avec la moindre fréquentation ou la fermeture de lieux publics ou de commerces à St-Gratien se retrouvent avec encore moins de ressources, quels sont les accès à l’aide alimentaire prévus à Saint-Gratien ?

 – Il nous a été rapporté une extension des distributions alimentaires sous l’égide du CCAS. Avez-vous, par ailleurs,  réuni les plus importantes associations caritatives de la ville pour la distribution alimentaire aux plus démunis ?

                Peu d’information sont diffusées sur le site de la ville. Or, plusieurs communes du Val d’Oise, mettent sur leur site internet des foires aux offres de services :

– Mise en place de dispositifs exceptionnels pour répondre aux habitant·es, nombreuses et nombreux à proposer spontanément leur aide pour les plus en difficulté. Les personnes volontaires peuvent se signaler par téléphone aux conseils de Quartier. Un accueil physique, sur rendez-vous, est aussi assuré le cas échéant, tenant compte de toutes les mesures de sécurité édictées par le gouvernement. Ils sont ensuite rappelés en fonction des besoins identifiés dans leur quartier. Parallèlement, la mairie, en lien avec les associations de solidarité qui assurent habituellement l’aide alimentaire et le CCAS, recense tous les besoins ;

http://cidefe.fr/coronavirus-a-allonnes-on-se-sert-les-coudes/

marché mars 2020-1– Mise en place d’une chaîne de la solidarité : Pour faire face à la crise sanitaire et
contribuer au besoin d’entraide, indication de sa disponibilité auprès de la mairie pour constituer une liste de volontaires prêts à participer à la solidarité envers les plus fragiles sur la commune ;

– Portage de repas pour les personnes âgées avec prise de contact régulière et possibilité de livraison de médicaments à domicile. Pour en faire la demande, la ville a mis en place un numéro unique ainsi qu’une adresse mail ;

-Venir en aide aux voisins les plus fragiles, aux personnes isolées, âgées de plus de 65 ans ou atteintes d’une maladie chronique, qui ne peuvent ou qui n’osent pas sortir faire leurs courses alimentaires, de première nécessité et de produits d’hygiène : un numéro de téléphone unique est aussi mis à disposition pour demander de l’aide ;

http://cidefe.fr/coronavirus-a-villejuif-94-un-numero-vert-benevole-pour-aider-les-plus-faibles/

– Facilitation de l’entre-aide entre habitants, invitation à mettre une affichette dans les halls d’immeubles : Chacun peut y remplir ses propositions de service et ses demandes de services ;

– Mise en place de cellules d’agents, avec pour mission de contacter tous les seniors de la ville, les personnes isolées, afin de prendre de leurs nouvelles, de se mettre à leur disposition de leurs besoins ;

-Habituellement réservée aux abonnés, des contenus des bases des médiathèques sont à tous les habitants : rendez-vous, par exemple, sur eureka.valdemarne.fr/#free

Des collectivités proposent ainsi une sélection de contenus gratuits pour apprendre et se divertir. Au menu : histoires pour les enfants en baladodiffusion, ressources scolaires, activités sans écran, vidéos ludiques, films d’animation et courts-métrages pour petits et grands, propositions d’activités culturelles, sportives, manuelles…

Pourquoi ne pas rajouter des « tableaux administratifs temporaires » devant les lieux de passages obligatoires comme les magasins alimentaires (Carrefour, Lidl, Guven, Intermarché, Diagonale,…), les pharmacies, la police municipale ?

                Concernant notre marché municipal : Il constitue une réelle nécessité pour des personnes âgées. Sa fermeture entraîne une fréquentation accrue des supérettes de la commune, ce qui n’est pas une bonne chose dans la période actuelle, et restreint l’offre de produits frais. Cela place également en grande difficulté les commerçants de notre marché. Est-il possible comme le relate la presse locale, comme à Argenteuil Val-d’Argent Nord, Asnières-sur-Oise, Chars, Luzarches, Presles, Roissy-en-France, Saint-Witz, Us, Viarmes, Vétheuil, etc. que vous obteniez une dérogation pour sa réouverture par le préfet du Val-d’Oise ?marché mars 2020

Des mesures de protection sanitaires pourraient être prises en liaison avec la police municipale pour y assurer la sécurité des usagers, puisque qu’après la fermeture des marchés décidée par le gouvernement lundi soir dernier, une nouvelle disposition a finalement été rendue publique vendredi après-midi, permettant, sous une série de précautions et de conditions de sécurité sanitaires, la réouverture dérogatoire de certains marchés de plein air.

Ainsi, Lille vient d’obtenir ce samedi l’accord du préfet. Elle rouvrira ses marchés de plein air mardi.

La ville pourrait de plus, comme c’est le cas dans d’autres communes, le faire approvisionner en circuit court par des agriculteurs du Val d’Oise, dans cette période où des tensions se font sentir sur l’écoulement de produits agricoles.

D’autre part, le site de la ville pourrait faire connaître les commerces restant ouverts dans les différents quartiers, ainsi que ceux pratiquant les livraisons.

                Beaucoup de Gratiennois-e-s se retrouveront avec des revenus diminués au terme de cette période. Aussi, il nous semble opportun, comme nous l’ont fait remarquer des habitants qu’au début de l’été ou bien à la rentrée de septembre, la brocante soit délocalisée par exemple, au Forum ou dans le quartier des  Marais ou des Raguenets, et qu’on y autorise – comme par le passé – la vente de vêtements et chaussures d’occasion, notamment pour équiper les plus jeunes des enfants.

                Dans l’attente d’éléments de réponse et d’initiatives dans l’intérêt des habitants de notre commune et notamment des plus fragiles, auxquelles nous pourrions nous associer ainsi que les personnes de nos réseaux[1],  nous vous prions de croire Monsieur le Maire à nos salutations respectueuses.

Isabelle Volat et Stéphane Bauer , groupe Saint-Gratien Solidaire Écologique & Citoyen

[1] Fédération du Secours populaire du Val d’Oise, etc

Lire ci-dessous la réponse du maire

COVID 19 -courrier de reponse a l-attention de mme volat et mr bauer

 

Lucien Sève

Le philosophe communiste Lucien Sève est mort lundi 23 mars à l’âge de 93 ans, des suites du Covid-19.

Ce penseur prolifique – auteur notamment de Marxisme et théorie de la personnalité (1969, Éditions sociales) ; Communisme : quel second souffle ? (1990, Messidor/Éditions sociales) ; ou encore la somme, restée inachevée, en plusieurs volumes Penser avec Marx aujourd’hui (2004-2019, La Dispute) –, fin connaisseur de l’œuvre de Karl Marx, a marqué durablement l’histoire des idées de son courant de pensée qu’il a largement contribué à renouveler, surtout à partir des années 1980.

Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, lui a rendu hommage : « Lucien Sève, philosophe communiste, est décédé. Emporté par le coronavirus, celui qui a irrigué le PCF de ses réflexions jusqu’à la fin de sa vie, restera un intellectuel qui a fait vivre une pensée marxiste toujours d’actualité. »

En sa mémoire, cet article d’Yvon Quiniou, paru en mars 2019 sur le site de Mediapart.

lucien sèveUn film passionnant sur Lucien Sève

Un film passionnant sur le philosophe marxiste Lucien Sève vient d’être réalisé. Il évoque ses « trois vies », comme il dit, à savoir son enfance, sa présence à l’École de la rue d’Ulm, son passage de Sartre à Marx grâce à Althusser, puis les déboires que ses convictions communistes ont entraînés dans sa vie comme dans sa carrière. Mais il y a aussi une œuvre considérable, trop méconnue.

Voici une chose étonnante, à un double titre : un film sur un philosophe encore vivant et productif, Lucien Sève (seul Marcel Conche a bénéficié de cette faveur dans la dernière période), mais en plus sur un philosophe « marxiste » (= se réclamant de Marx) dont la particularité est d’être ignoré – j’entends : censuré – par la plupart des médias français tant ceux-ci sont au service de l’idéologie néo-libérale dominante, qu’il le sachent et le veuillent ou pas. Cet étonnement s’accroît encore plus quand on prend conscience de l’importance quantitative et qualitative de son œuvre, qui a commencé avec son livre Marxisme et théorie de la personnalité (1969), qui a connu une diffusion internationale considérable (il vient même d’être réédité en Argentine), qui s’est poursuivie avec une réflexion constante sur ce que pourrait être une philosophie disons s’inspirant de Marx, pour le prolonger, l’approfondir et témoigner de son actualité par-delà le  naufrage qu’a constitué l’expérience soviétique, en opposition directe avec les enseignements de l’auteur du Capital. Avec, pour la dernière période d’au moins dix ans, un renouvellement assez important de sa pensée dans une trilogie de trois ouvrages substantiels sous l’égide de Penser avec Marx aujourd’hui, comportant Marx et nous, « L’homme » ? et « La philosophie » ?, qui sera suivie d’un quatrième livre « Le communisme » ?, en préparation. Et l’on remarquera que ces titres mettent entre guillemets des termes connus et sont suivis d’un point d’interrogation, manière de suggérer d’emblée qu’il questionne, s’interroge et ne se contente pas d’affirmer dogmatiquement. Bref, il est en recherche et il faut suivre cette recherche iconoclaste par rapport à ce qui se publie aujourd’hui, même si l’on n’est pas d’accord avec toutes ses conclusions.

Pourtant, l’intérêt de ce film ne se résume pas à l’évocation « abstraite », quoique dialoguée, de sa pensée. Il est en réalité passionnant parce qu’il évoque la vie d’un philosophe et, plus précisément ses trois « vies » successives, avec ses états psychologiques différents et des anecdotes, drôles ou éprouvantes. Il a eu une enfance heureuse, ce qui peut expliquer son équilibre et son dynamisme, avec des parents aimants et engagés politiquement à gauche, spécialement dans le combat laïc. Un détail amusant : enfant, ne pouvant aller à l’école et voyant que son frère aîné y allait, il se mit à hurler et à cogner sur la porte de son habitation, comme si la soif de savoir était déjà là en lui. On le retrouva endormi contre cette porte ! Ses succès scolaires l’entraînèrent jusqu’à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, mais la préparation du concours avait été tellement fatigante que ses deux premières années à l’École il les passa à voir des films et à tenter d’écrire dans divers registres, dont celui de la poésie. L’on retiendra ses impressions très négatives sur cette École : non à cause de son enseignement, de qualité, mais à cause de sa fréquentation par les enfants d’une bourgeoisie privilégiée dont les défauts humains et mondains l’irritèrent au plus haut point. Mais il y avait une cellule communiste, qui l’attirait bien qu’il la trouvât un peu « stalinienne », et surtout il y avait Louis Althusser, dont il suivit les cours et devint l’ami : c’est ce qui le fit basculer de Sartre à Marx, définitivement, comme il le dira. Comment se passa son agrégation, pour lui le brillant sujet ? Ce qu’il en raconte vaut, si j’ose dire, le détour de ce film… comme ce qu’il s’en suivit.

Reçu au petit oral qui conditionnait l’accès au grand oral, il dut traiter de la croyance. Et son exposé irréligieux suscita la colère du jury, alors qu’il n’était pas là pour juger une orientation mais la qualité philosophique de son argumentation, et Sève était donc destiné à être collé. Mais une aide extérieure intervint, qui convainquit ce même jury de l’entendre au grand oral avant de le coller. Or son exposé de qualité, sur un sujet spinoziste « neutre », lui permit d’être reçu : quelle époque ! En tout cas, son allure vestimentaire « mondaine » acceptable lui valut d’être nommé au consulat de Bruxelles… sur une base pour le moins curieuse ! Et dans ce cadre, un nouvel incident, mais pire, intervint : patatras ! On lui proposa un cycle de conférences qui déplut fortement à la bourgeoisie de la ville parce qu’il se fit  alors l’avocat de Marx contre Sartre. Conséquence qu’on a de la peine à imaginer aujourd’hui : il fut limogé de son poste, nommé dans une petite ville, Chaumont, et menacé à terme de radiation de l’enseignement (ce qui eût été parfaitement illégal). Du coup, il anticipa son service militaire pour échapper à cette conclusion, (on ne peut radier un professeur absent !) et partit en Algérie où on l’affectât à un poste très pénible et dangereux, puis dans un bataillon de combat tout aussi dangereux. Et tout cela en guise de représailles pour ses convictions communistes et son appartenance désormais au PC. Je laisse l’auditeur-spectateur de ce film découvrir ses conditions de vie désastreuses et comment il en réchappât au final. Tout cela est édifiant.

Comme fut édifiant sa nomination, ensuite, non à Bordeaux, mais dans un petit lycée de sa périphérie, à Talence. Il avait déjà dans son dossier un rapport d’inspection négatif de G. Canguilhem, excellent épistémologue mais inspecteur abominable, capable de casser une carrière par hostilité idéologique. Heureusement, il s’en sortit bien car il savait enseigner et ce malgré la réputation sulfureuse qu’il avait à l’extérieur : des élèves mal intentionnés rapportaient certains de ses propos en surdéterminant politiquement leur signification… ce qui m’est arrivé aussi à moi ! En tout cas les choses rentrèrent dans l’ordre quand une bonne inspection, honnête intellectuellement, annula la précédente. Il put alors se faire nommer à Marseille et c’est là que son militantisme s’affirma et qu’il se mit pourtant à écrire beaucoup. Il accepta  d’être élu au Comité central du PC, il prit la direction des Éditions sociales, ce qui était une tâche écrasante mais qui ne l’empêcha pas de collaborer à diverses revues comme la Nouvelle critique, d’approfondir sa conception de ce qu’il appelait encore à l’époque « La philosophie marxiste » (il renonça par la suite à cette expression, on l’a vu). Mais surtout, tout en étant d’une fidélité assumée à l’extérieur, il s’engagea de plus en plus dans un combat interne pour une « refondation » du communisme et de son parti, mais qu’il manifestait aussi dans des ouvrages politiques, fût-ce à mots couverts ou prudents, avec un forme de fascination pour Lénine qu’il opposait radicalement à Staline. La suite on la connaît davantage : ses rapports compliqués avec la hiérarchie du Parti, ses amitiés fortes dont celle pour Althusser alors qu’il s’éloignait pourtant de plus en plus de ses positions philosophiques, le travail de traductrice de sa femme grâce à qui il put faire traduire et éditer en France les œuvres de Vygotski, ce grand théoricien de la psychologie et de l’art, scandaleusement passé sous silence dans notre pays. Mais son intérêt pour lui atteste de l’importance qu’il a toujours accordé au problème de la personnalité individuelle et donc de la psychologie au sein du marxisme : l’homme est aussi un « je » actif, quels que soient les influences sociales qu’il subit et intériorise.

Je laisse de côté sa troisième « vie », philosophique essentiellement, puisque je l’ai évoquée d’emblée et qu’elle dure encore, avec cette idée qu’il défend avec pertinence : nous sommes à une époque où la retraite peut ne pas être un vieillissement précoce et ennuyeux, sans activité enrichissante. Ce peut être, au contraire, un véritable « vie », la troisième donc. Ce film réalisé par Marcel Rodriguez, vivant, voire drôle et même en chansons parfois, soutenu par la Fondation Gabriel Péri, en est un très beau témoignage. On aimerait donc que les médias en parlent et cessent d’occulter tout ce qui peut déranger leur confort idéologique et politique, ne serait-ce que par honnêteté intellectuelle ! Mais, comme je l’ai indiqué ici même, confondant (comme les communistes de l’époque d’ailleurs) le « marxisme de Marx » et celui de ses continuateurs avec ce qui s’est fait en son nom dans les « pays de l’Est », qui n’en était qu’une trahison, on a l’impression que, pour eux, le marxisme n’existe pas ou est mort et que seules existent les pensées molles de notre temps. Ils risquent fort d’être surpris par le « réveil de la taupe » et ils feraient mieux de l’anticiper ! Ce serait un signe d’intelligence.

                                                                     Yvon Quiniou 

Les 3 vies de Lucien Sève, philosophe. Un film de Marcel Rodriguez. Avec l’appui de la Fondation Gabriel Péri.

Merci !

Voici les résultats des élections municipales à Saint Gratien.

Merci aux 539 électrices et électeurs qui ont voté pour notre liste, exprimant ainsi leur souhait de voir notre ville devenir plus solidaire, plus écologique, plus citoyenne.

affiche 2020 bisÀ toutes nos colistières et tous nos colistiers, sans qui rien n’aurait été possible, un immense merci ! Merci à tous ceux et toutes celles qui se sont investi.e.s sur notre liste de rassemblement et qui, par leur engagement sur le terrain durant ces dernières semaines, ont ainsi permis ce très intéressant résultat. Merci à celles et ceux qui nous ont aidé.e.s, encouragé.e.s, soutenu.e.s durant ces derniers mois. Merci aux ami.e.s toujours mobilisé.e.s pour une distribution matinale à la gare, pour un collage ou un point de rencontre dans les quartiers, ou pour faire vivre notre expression dans les réseaux sociaux, pour construire notre communication. 

Avec 11, 73% des suffrages, nous obtenons deux élus au Conseil municipal. Ce beau résultat nous place en troisième position des cinq listes qui se présentaient ce 15 mars. Dans un contexte inédit et marqué par une forte abstention, c’est une réussite reconnue pour la gauche citoyenne et écologiste.

Nous analyserons dans les jours prochains les chiffres par bureau et pour chacune des listes en présence. 

Et maintenant ? L’histoire ne s’arrête pas le 15 mars. Au contraire, tout commence, pour nous qui ne nous adressons pas qu’aux électeurs mais aux citoyens tout au long de l’année. À nous de porter au Conseil municipal et dans Saint Gratien, les propositions de notre projet municipal : démocratie locale réelle, centre de santé, développement des transports alternatifs…

À très bientôt pour continuer, ensemble, la démarche engagée lors de cette période électorale !

Cliquez sur l’image pour agrandir

municipales 2020 résultats

À dimanche !

Ces dernières semaines, avec les candidates et candidats de la liste « St Gratien solidaire, écologique et citoyen », nous vous avons rencontrés à de multiples reprises, devant les commerces, au marché, au pied des immeubles, à la gare, devant les écoles gratiennoises. Nous avons tenu quatre réunions publiques et organisé un tour à vélo de Saint Gratien.

Pour nous, ce n’est pas une attitude de circonstance, mais bel et bien une longue habitude que d’aller à la rencontre de nos concitoyens, y compris en dehors de toute période électorale. Au Conseil municipal, en réunions de quartier, dans les manifestations culturelles, festives ou sportives : autant d’occasions que nous ne manquons pas de saisir pour échanger avec vous.

De la richesse de ces rencontres est né un projet municipal que nous avons porté tout au long de la campagne autour de trois thèmes fondamentaux : le besoin de solidarité, l’urgence écologique, l’envie de citoyenneté. Centre de santé municipal, attention accrue pour les écoles et les écoliers, développement des transports alternatifs, cantine pour tous avec davantage de produits bio, budget participatif, conseil municipal des jeunes… autant de propositions novatrices et affinées pour transformer notre ville.

Durant cette campagne, j’ai eu plaisir à travailler avec des colistières et colistiers divers, chacune et chacun avec leur sensibilité particulière, rassemblés sur ces propositions qu’ils étaient bien décidés à faire connaître et partager. Merci à elles et eux pour leur engagement, leurs idées, leur ténacité, leur bonne humeur ! 

Le 15 mars, avec cette équipe municipale, engagez-vous pour faire de Saint Gratien une ville plus solidaire, plus écologique, plus citoyenne.   

 Isabelle Volat

affiche 2020 bis

Voter par procuration

Le vote par procuration

Si vous ne pouvez pas vous déplacer ou être présent dans votre commune d’inscription électorale, vous avez la possibilité de confier un mandat à un autre électeur inscrit dans la même commune que vous. Ce dernier votera en votre nom.

Formalités pour faire établir une procuration : pour notre commune, il faut se présenter personnellement au commissariat de police d’Enghien-les Bains, muni d’un justificatif d’identité et remplir le formulaire de vote par procuration. Vous pouvez désormais remplir le formulaire CERFA de demande de vote par procuration sur votre ordinateur, l’imprimer et l’apporter. Toutes les explications et le formulaire CERFA sont disponibles sous le lien suivant.

Pour les électeurs qui ne disposent pas d’un ordinateur connecté à internet et d’une imprimante, il est toujours possible d’obtenir le formulaire de procuration au guichet du commissariat.

Si son état de santé ou une infirmité sérieuse empêchent le déplacement, le mandant peut demander qu’un personnel habilité à délivrer une procuration, policier ou gendarme, se déplace à domicile pour établir la procuration. La demande de déplacement doit être faite par écrit et accompagnée du certificat médical ou du justificatif de l’infirmité.

Une procuration peut être établie tout au long de l’année et il n’existe pas de date limite à son établissement.

Néanmoins les électeurs ont intérêt à se présenter dans les services compétents suffisamment tôt avant un scrutin. Il y a non seulement une plus forte affluence dans la semaine précédant le scrutin, mais une procuration trop tardive mettra en péril son acheminement en mairie dans les délais.

Le mandataire ne peut disposer de plus de deux procurations dont une seule établie en France.

Attention, le mandataire ne reçoit plus de volet de procuration. C’est au mandant de le prévenir de la procuration.

Le jour du scrutin, le mandataire se présente muni de sa propre pièce d’identité, au bureau de vote du mandant, et vote au nom de ce dernier, dans les mêmes conditions que les autres électeurs.

Si vous souhaitez voter par procuration à Saint Gratien et si vous recherchez un mandataire, contactez-nous via ce blog !

procuration

Pas de bébés à la consigne !

Une des listes aux municipales de Saint Gratien déclare vouloir « favoriser l’installation de structures d’accueil privées » sur la commune.

Si nous proposons d’augmenter le nombre de places en crèche pour répondre aux nombreuses demandes non satisfaites à Saint Gratien, il est évident pour nous que ces structures doivent être publiques : c’est la garantie d’un accueil de qualité pour les enfants, et de conditions de travail correctes pour le personnel.

Crèches privées ? Attention, danger !

Un reportage de France.tv, dans l’émission « Pièces à conviction » de FR3, à regarder ici pour mieux comprendre les enjeux.

Ci-dessous la présentation de l’émission.

PasBebesConsigneÀ quelques jours des élections municipales, la création de nouvelles places de crèche est un enjeu électoral de poids. C’est le mode de garde préféré des parents, qui promet de socialiser et d’épanouir les tout-petits sous l’œil attentif de professionnels qualifiés et en toute sécurité.

En France, de plus en plus de municipalités cèdent à des entreprises privées la prise en charge de la petite enfance, dans le cadre d’une délégation de service public. Aujourd’hui, la quasi-totalité des nouvelles places est créée dans le privé.

« Usines à bébés » ?

L’enquête menée par « Pièces à conviction » au cœur de certains établissements privés révèle une réalité préoccupante. Des employées et responsables, des femmes pour la plupart, ont décidé de briser le silence et témoignent. Elles dénoncent les problèmes de sous-effectif, comme cette employée seule avec 15 ou 20 enfants, quand elle est censée en gérer 8 au maximum. Certaines crèches se contentent de répondre aux besoins essentiels : des repas, des couches propres, des siestes.

Dans ces conditions, la pédagogie, le développement et la stabilité indispensables au bien-être des bébés peuvent-ils être assurés ? Éducatrices et puéricultrices dénoncent une garde à la chaîne dans des « usines à bébés », et certaines parlent même de « maltraitance institutionnelle ».

Quel contrôle ?

Comment en est-on arrivé là ? « Pièces à conviction » a enquêté sur le versement des aides publiques qui pousse à remplir les crèches. Pourquoi l’Etat encourage-t-il ce système, au détriment de la qualité d’accueil des enfants ? Les crèches privées sont-elles contrôlées et par qui ? Existe-t-il un modèle de crèche idéal ?  

Une enquête de 52 minutes réalisée par Julie Lotz, produite par Brainworks avec la participation de France.tv.

 

Rencontrons-nous !

Logo SGSCE.jpg bisLa liste citoyenne « SAINT-GRATIEN SOLIDAIRE ÉCOLOGIQUE et CITOYEN », construite autour d’un collectif d’habitants, organise prochainement deux rencontres publiques.

Vendredi 6 mars 20h à l’école Jean Moulin :

Saint Gratien citoyen : comment associer les habitants aux décisions qui les concernent ? Pour une ville qui pratique une démocratie locale vivante. Qui implique ses habitant-e-s et son personnel communal aux décisions qui les concernent. Nous échangerons sur nos propositions de Conseil municipal des jeunes, de budgets participatifs, pour concrétiser des projets portés par les habitants, de droit d’interpellation des élus, du rôle des comités de quartier, de l’ouverture aux habitants des commissions municipales, de la place de la revue municipale…

Avec un court documentaire sur les finances secrètes de la ville de St-Gratien et les décisions désastreuses de l’équipe sortante. Car en se privant de l’intelligence collective, sans concertation, on peut arriver au fiasco des emprunts toxiques ou à celui des temps d’activités périscolaires. Au contraire, et le quartier des Marais en est un excellent exemple, quand les habitants se mêlent de leurs affaires, on aboutit à la réalisation d’un aménagement aujourd’hui apprécié de tous : la couverture arborée du BIP..

Mardi 10 mars à 20h au centre culturel du Forum

Notre projet SAINT-GRATIEN SOLIDAIRE ÉCOLOGIQUE CITOYEN, synthèse de nos propositions

Soirées ouvertes à toutes et tous ! On vous y attend.  

affiche 2020