Au Conseil de novembre… (2)

Suite de notre compte-rendu de la séance du 17 novembre 2022 du Conseil municipal de Saint Gratien

Notre deuxième intervention sur les orientations budgétaires (Stéphane Bauer)

Nous revenons sur les nécessaires économies d’énergie que doit réaliser la ville.

Il y a 11 ans déjà, lors des ateliers agenda 21 organisés par la commune, nous avions avancé des propositions en matière de géothermie, de chauffage par l’utilisation des eaux usées…. Et nous avions été assez moqués !  Il apparaît aujourd’hui que la ville a manqué là un virage environnemental.

Nous remarquons que les chiffres ont évolué depuis la commission des finances et nous travaillons donc sur un document qui n’a pas été actualisé. Il y a eu des arbitrages, nous indique l’adjoint aux finances.

Nous nous interrogeons sur la situation difficile de la ville, qui connaît des augmentations considérables de ses factures d’énergie : +300 000€ sur 2022 et les mêmes prévisions pour 2023. Cela représente une hausse de +35%, à quoi il faudra ajouter les augmentations que répercuteront les divers sous-traitants.

Où en sont les négociations avec eux ?

Pas encore d’informations d’après l’adjoint aux finances, notamment en ce qui concerne Sogérès, que la ville n’a pas encore rencontré.  

Quels arbitrages alors la ville a-t-elle effectués ? Le maire donne l’exemple de l’ouverture et fermeture des parcs qui se fera désormais par du personnel communal : voilà une source d’économies. Il y en aura d’autres lors du vote du budget. (Nous restons dubitatifs, car cet exemple n’apporte que des économies très modestes..)

Peut-on estimer la charge supplémentaire de la ville de +1,8 million à +2 millions ? Elle doit en effet supporter une « charge » de + 1 million d’euros suite aux augmentations des rémunérations du personnel.

Or la ville perçoit 1,3 million au titre de la participation des usagers pour le périscolaire et 12 millions au titre des impôts.

Après calculs de simulation, même si la ville augmentait de 10% les tarifs périscolaires et de 20% les recettes de la taxe foncière, elle ne retrouverait pas ces 1,8 million…. C’est donc un effort financier très conséquent auquel elle va devoir procéder. 

La ville va-telle actionner ces deux leviers dans ces proportions ?

Pas de réponse de la part de l’adjoint qui se contente de vanter les efforts faits par la collectivité pour « optimiser » sa gestion.

D’après lui, l’effort sera réparti. Les ressources humaines représentent 55% des dépenses de fonctionnement et avec les charges dites générales, on a l’essentiel de ces dépenses. Comment réduire l’impact  de la revalorisation du point d’indice et de l’augmentation du Smic ? « Optimisation ! » nous répète l’adjoint. Dans les services, cela peut se traduire par le non remplacement de fonctionnaires. Pourtant la ville affirme dans son document budgétaire qu’il y a « stabilité » du personnel…

Les services fonctionnent bien car les habitants ne se plaignent pas, toujours selon l’adjoint, qui nous répète qu’il n’y a d’autre solution que de réduire les charges, et en autres celles de personnel.  

La commune serait-elle éligible à une nouvelle aide, un « bouclier » pour faire face à l’inflation et au coût du personnel ? Cela est très hypothétique, selon le maire il y a trop de critères et très peu de villes éligibles.  

N’y a-t-il pas d’autres possibilités d’économies ? Nous soulignons que la rénovation de la voirie coûte beaucoup : les aménagements dans ce domaine s’élèvent à 3 ou 4 millions chaque année… ralentisseurs, dos d’ânes et autres dispositifs pour réduire les nuisances et les incivilités… Pourtant, les habitants se plaignent de manière récurrente car à chaque réunion de quartier reviennent les doléances en matière de circulation et de stationnement.

N’y aurait-il pas des économies sur ces investissements à faire en déportant une partie des déplacements en voiture sur les mobilités douces ? (Brouhaha parmi les élus, adeptes forcenés de la bicyclette…)

Le maire n’a visiblement pas envie d’aborder ce débat… il décide que nous avons assez parlé… et met fin à notre intervention.

Un débat budgétaire tronqué, puisque nos deux interventions sur le sujet auront eu le même sort : interruption brutale avant que nous ayons terminé…

À suivre le 15 décembre 2022, lors du vote du budget

Tribune surprise

« Quelle surprise… ! »

Ainsi commence la tribune libre du groupe majoritaire « Union pour Saint Gratien », que nous lisons aujourd’hui dans le nouveau Mag de la ville.

Une surprise ? C’en est une pour nous aussi de lire ce texte, et ce, pour plusieurs raisons.

Un texte très politicien et un peu confus, dont la teneur devrait échapper à la plupart des Gratiennois.e.s.

Voici la tribune en question, et nos remarques ci-dessous.

Premier problème, et de taille ! Les textes des tribunes sont à envoyer en mairie à une date donnée. Nous la respectons scrupuleusement. Ce n’est visiblement pas le cas pour la majorité. En effet, la date limite d’envoi des textes pour ce numéro était le lundi 14 novembre avant 16 heures. Comment donc le texte de la majorité peut-il faire référence à la séance du Conseil municipal… qui s’est tenue le jeudi 17 novembre jusqu’à 23 heures ?

Les règles ne sont donc pas respectées par ceux-là mêmes qui les ont édictées. Un peu gênant, non ?

D’ailleurs, nous avons affaire à des récidivistes car ce n’est pas la première fois que la tribune de la majorité répond à notre propre texte. Sans prétention, voyons là que nos propositions, réflexions, initiatives… ne laissent pas indifférents les élus majoritaires, puisqu’ils prennent la peine de nous contredire.

Deuxième problème. C’est un mauvais procès qui nous est fait. Notre démarche était justement le contraire de ce que nous reproche le maire. Nous avons envoyé au maire notre proposition de motion en amont de la séance du Conseil afin de ne pas prendre l’assemblée municipale au dépourvu.

À l’inverse, le maire n’a pas daigné nous répondre et nous avons trouvé un autre texte de motion sur notre table en arrivant dans la salle du Conseil. « Pourquoi ne pas avoir contacté les élus majoritaires pour leur proposer de voter tous ensemble.. » demande innocemment la tribune majoritaire. Mais c’est justement ce que nous avons fait ! 

Troisième problème. Tout et son contraire dans la bouche du maire. Notre motion serait « très largement détournée » du texte « initial ». Comprendre que le texte « initial » était la motion de l’Association des Maires de France (AMF)… Mais en séance, le maire reconnaissait que les deux motions étaient semblables « à 95% ». Largement détournée ou proche à 95%, il faudrait savoir.

En outre nous n’avons jamais prétendu reprendre la motion de l’AMF. Certaines des demandes de l’AMF étaient reprises dans notre motion, d’autres non, nous avions détaillé la situation budgétaire de Saint Gratien, et inclus d’autres revendications comme celle d’une taxe sur les superprofits (je me suis déjà expliquée en détail ici)

De plus, notre motion insistait sur la nécessité d’associer les habitant.e.s, qui seront les premier.ère.s concerné.e.s par les restrictions budgétaires. C’est pourquoi nous proposons la signature d’une pétition (à signer ici), à adresser au gouvernement, qui reprend les principales demandes des collectivités pour leur permettre d’affronter la crise énergétique sans en faire supporter tous les effets sur leurs administré.e.s. 

Le fait est que nous étions prêts à soutenir la motion de l’AMF, si seulement le maire avait consenti à nous laisser la parole deux minutes pour explication de vote, ce qui n’a pas été le cas.

Quatrième problème : la mauvaise polémique politique. Ah, l’alliance contre nature entre la « Nupes » et le « Modem », quelle horreur ! On comprend le maire.. si jamais les trois groupes minoritaires trouvent des terrains d’entente, sa tâche s’en trouvera compliquée !

Mais comme c’est bizarre… la tribune de la majorité reproche au « Modem » ce projet de motion co-signé avec ces furieux de la « Nupes »… Mais dans le même temps, elle semble regretter qu’un texte commun n’ait pas été voté en Conseil. La majorité aurait donc joint sa voix à celle de ces vilains de la « Nupes » ?

On n’ose y penser.

À la Une

Face à la crise énergétique, des moyens pour les collectivités !

Les collectivités locales sont face à une hausse des prix de l’énergie insupportable pour leur budget.

Pour la ville de Saint Gratien, la facture de gaz et d’électricité a augmenté de + 35% en un an.

Et en 2023 ?

Faudra-t-il réduire les services aux habitants ? Augmenter lourdement le prix de ces services, les tarifs de cantine ? La taxe  foncière ? Reporter des travaux ?

Nous nous y refusons.

Les premiers concernés sont les habitants ! Adressez-vous avec nous au gouvernement !

Face à la crise énergétique, nous demandons pour nos collectivités :

  • L’instauration d’un bouclier tarifaire pour limiter l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur les collectivités : fond de compensation et TVA réduite sur la facture énergétique
  • L’accès des collectivités aux tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, au lieu d’être soumises aux prix du marché, et le blocage de ces prix
  • Le développement des aides aux communes pour la rénovation énergétique
  • L’indexation de la dotation de fonctionnement (DGF) sur l’inflation
  • Une contribution exceptionnelle sur les superprofits des multinationales de l’énergie

Signez ICI

Les signatures seront adressées au Préfet du Val d’Oise.

Campagne de pétition à l’initiative des élus du groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »  

 

Tribune de novembre

Notre tribune municipale de novembre 2022 alerte sur les difficultés des collectivités suite à la hausse explosive des coûts de l’énergie.

Qui va payer, quelles conséquences sur les politiques locales, sur les services aux habitant.e.s ? 

Notre texte est à lire ci-dessous, et une pétition sera à signer très prochainement pour demander à l’État les mesures indispensables à la survie des services publics locaux.

Tribune libre des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Magazine municipal de novembre 2022

Les communes sont face à une hausse des prix de l’énergie insupportable pour leur budget.

La facture énergétique de la ville augmente de + 35% en 2022. Et en 2023 ?

Faut-il réduire les services aux habitants ? Augmenter lourdement les tarifs de ces services, le prix de la cantine ? La taxe foncière ?

Nous nous y refusons.

Cela a été le sens de notre démarche auprès des 2 autres groupes d’opposition pour faire voter au dernier Conseil municipal une motion au gouvernement demandant :

  • L’instauration d’un bouclier tarifaire pour limiter l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur les collectivités : fond de compensation et TVA réduite sur la facture énergétique
  • L’accès des collectivités aux tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, au lieu d’être soumises aux prix du marché ; blocage de ces prix
  • Le développement des aides aux communes pour la rénovation énergétique
  • L’indexation de la dotation de fonctionnement (DGF) sur l’inflation
  • Une contribution exceptionnelle sur les superprofits des multinationales de l’énergie

Les habitants sont les premiers concernés par la crise énergétique et les menaces qu’elle fait peser sur les services publics locaux. Nous vous proposons une carte pétition, à retrouver sur nos sites. 

I. Volat, S. Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Blog : isabellevolat.fr

Six minutes

La suite des échanges sur les orientations budgétaires au Conseil municipal du 17 novembre 2022 à Saint Gratien

Éclairage public

Nous nous interrogeons et interrogeons le maire depuis des mois sur une mesure d’extinction de l’éclairage public. De nombreuses communes y ont recours. L’éclairage n’est pas une dépense modeste ! Cela représente plus de 30% de la facture d’électricité : 220 000€ fin 2022 ! Combien en 2023 ? L’argument que nous oppose le maire est que l’obscurité dans nos rues entraînerait une hausse de la délinquance. Mais aucune étude ne le montre dans les villes qui ont éteint leurs lampadaires. Une ville dans le noir complet renforcerait le « sentiment » d’insécurité, selon le maire. Mais le sentiment n’est pas la réalité. Il n’y a quasiment personne dans nos rues gratiennoises entre 1h et 5h du matin. Tout est fermé, bars, restaurants, ciné, gare… Le maire annonce procéder à une baisse de l’intensité lumineuse, ce qui est bien la preuve qu’il y a là des économies à rechercher ! Pourquoi ne pas aller plus loin ? Surtout que très peu de LED sont installées puisqu’il y a aujourd’hui à Saint Gratien moins de 5% des lampadaires équipés. C’est une réflexion à engager, avec peut-être des mesures différentes selon les rues ? Une mesure aussi très écologique puisque l’éclairage est très nuisible à biodiversité. C’est un aspect à ne pas négliger.

Une estimation des économies générées par une extinction partielle a-t-elle été réalisée par la ville ?  Pas de réponse du maire sur ce point.  

Le document d’orientations budgétaires évoque les travaux  2023. Mais avec bien peu d’infos comme d’habitude. Travaux dans les écoles, lesquels ? Dans les équipements sportifs, lesquels ? En matière de développement durable, c’est quoi ? Acquisitions foncières, dans quel but ?

Nous alertons sur l’état du centre de loisirs Fossiez et du centre culturel du Parc. Ce sont deux équipements qui ont grand besoin de rénovation.

Quant aux rénovations de voirie, nous considérons que dans aucune rue, il n’y a d’urgence. La ville y a consacré un budget important ces dernières années, et peut faire une pause dans ce domaine.

Subventions : la ville se vante de leur «  maintien ». Mais  quand il y a plus de 6% d’inflation, c’est de la régression !

Nous soulignons en particulier que la subvention du CCAS est inchangée depuis tant d’années ! Cela signifie une action sociale au point mort. Or toutes les associations caritatives – le rapport 2022 du Secours catholique sur la pauvreté sortait le jour même du Conseil municipal-  tirent la sonnette d’alarme car de nombreuses familles vont être incapables de faire face à une inflation de +6% quand elles sont déjà à quelques euros près. 

Investissements en matière de développement durable   

Il faut passer à la vitesse supérieure ! Panneaux photovoltaïques, isolation des bâtiments, géothermie… il faut développer toutes ces mesures qui apporteront des économies dans la consommation d’énergie et sont bonnes pour notre environnement. Avec un peu d’audace…

Le maire considère à cet instant que mon intervention a assez duré et que les six minutes que nous accorde le règlement intérieur du Conseil sont dépassées. Outre qu’aucun sablier ne décompte le temps en salle des mariages, cette limitation du temps de parole d’un élu a toujours été reconnue comme contraire à la loi par la jurisprudence. D’ailleurs, lorsque nous avions soulevé ce point lors du vote du règlement en juin 2020, la réponse -étonnante- du maire avait été que jamais il n’appliquait cette mesure et ne nous coupait la parole…

Voilà ce que j’aurais déclaré ensuite si mon micro n’avait pas été coupé…

Comment faire face à cette augmentation de l’énergie qui entraîne +11,8% des charges générales ? Sauf à peser lourdement sur les habitants : hausses de tarifs, d’impôts, services revus à la baisse…travaux reportés.  

Comment faire face sans demander des mesures à l’État ?

L’État qui est responsable de la catastrophe en ayant « libéralisé » le marché de l’énergie avec le succès que l’on voit ! L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie a apporté une hausse continue des prix tant pour les particuliers que pour les collectivités. Aussi, nous devons réclamer un bouclier tarifaire avec un fond de compensation pour faire face à l’urgence de la crise énergétique ; une TVA réduite sur l’énergie ; le bénéfice pour les collectivités des tarifs réglementés et leur blocage ; des aides aux communes pour la rénovation énergétique ; une DGF indexée sur l’inflation ; une contribution exceptionnelle sur les profits des multinationales de l‘énergie. C’est le sens de la motion que nous souhaitions proposer au vote des élus gratiennois. Le maire refusera de la présenter, comme expliqué dans un précédent article.

Différentes associations d’élus de tous bords avancent ces demandes.

« L’État ne peut s’exonérer de toute responsabilité. Certes, quelques avancées ont été proposées, comme le fameux « filet de sécurité », d’une rare complexité, et qui ne concernera qu’un nombre limité de communes.

La demande légitime et unanime des maires, à savoir l’indexation de la dotation globale de fonctionnement sur l’inflation, a été ignorée, alors même que les recettes fiscales de l’État progressent fortement grâce à cette même inflation (produit de la TVA) et à l’impôt sur les sociétés lié aux profits record des grandes entreprises. » Ces propos sont de Philippe Laurent, vice-président de l’AMF et maire de Sceaux, qui n’est pas un dangereux gauchiste…

Autre point de crispation : le contrôle des dépenses des collectivités par l’exécutif. Ce sont les fameux « contrats de confiance » qui limiteraient les dépenses des collectivités. C’est une atteinte à la libre administration, une recentralisation autoritaire.

À suivre… la suite de nos interventions budgétaires, car heureusement, nous sommes deux élus !    

Peur du noir

Confrontées à une crise énergétique sans précédent, les collectivités réfléchissent à réduire leurs factures de gaz et d’électricité. De plus en plus, l’idée se répand d’une extinction de l’éclairage public une partie de la nuit.

Tout près de chez nous, à Eaubonne, la ville a opté pour une extinction de l’éclairage public une partie de la nuit. Selon les estimations réalisées, cette extinction de l’éclairage pendant 3h chaque nuit permettrait à la ville d’Eaubonne d’économiser 10 000 euros par mois sur sa facture énergétique.

Dans la communauté d’agglomération de Val Parisis, la coupure nocturne de 3h30  va permettre de réduire la consommation d’énergie jusqu’à 26%. Val Parisis souligne que cette mesure traduit aussi son ambition environnementale, qui vise la réduction de l’impact de son parc lumineux sur la biodiversité nocturne.

À Saint Gratien, nous avons soulevé l’idée d’une extinction partielle depuis des mois. Nous récidiverons lors du Conseil municipal de  décembre ! Nous parions que cette mesure s’imposera bientôt à toutes les collectivités, tant pour l’économie d’énergie qu’elle génère que pour son intérêt écologique…

À lire ci-dessous, dans un article de « La Gazette des communes « , comment l’idée de l’extinction fait débat lors du Congrès des maires, qui se tient en ce moment.

Les images sont du blog.

Au Congrès des maires, l’extinction de l’éclairage public a ses adeptes

Publié le 23/11/2022 • Par Léna Jabre • dans la Gazette des communes

Au Salon et au Congrès des maires, plusieurs rendez-vous ont pris pour sujet la rénovation énergétique de l’éclairage public. La crise énergétique a en effet mis au premier plan la question de l’extinction des lumières dans les communes. Entre restrictions budgétaires, sentiment d’insécurité et lutte contre la pollution lumineuse, où se situent finalement les élus locaux ? Éléments de réponse.

Le 23 novembre, au Salon des maires, la salle est comble pour la conférence de l’Association française de l’éclairage (AFE) qui a organisé une table ronde sur le thème de l’éclairage public et de la transition énergétique. Preuve que la gestion des candélabres est l’un des sujets prenants de l’actualité des collectivités, qui font face à la montée de leur facture d’énergie. Y sont d’ailleurs donnés les résultats d’un récent sondage organisé par l’AMF et le Cevipof, duquel il ressort que 90% des maires envisagent de réduire l’intensité ou l’amplitude horaire de l’éclairage public dans leur commune.

Lors de cette conférence, l’association a rappelé qu’ « éclairer juste n’est pas juste éclairer  » : les élus doivent mener une analyse des besoins de leur territoire pour s’assurer de concilier toutes les contraintes en présence, même si la décision d’éteindre les lumières extérieures répond parfois à une situation budgétaire urgente. Qu’en pensent les élus rencontrés au Congrès et au Salon des maires ?

Des économies budgétaires

À Maignelay-Montigny (2 700 habitants, Oise), la décision de l’extinction totale des lumières, dans toutes les rues, de 23 heures à 5 heures du matin, a été prise il y a un mois. Denis Flour, le maire, explique : « On a pris cette décision car, en l’état actuel des choses, on a estimé pouvoir réaliser une économie de 16 000 euros, donc cela nous a semblé opportun. Surtout qu’on nous a annoncé récemment que le prix de l’électricité pour notre commune serait multiplié par cinq l’an prochain. » Le vote du conseil municipal a d’ailleurs été unanime, et « la question est venue assez naturellement car, au cours de l’été, des communes proches, de toute taille, ont pris la même décision, qui s’est finalement imposée comme une évidence pour nous. »

Même son de cloche à Roz-Landrieux (1 500 habitants, Ille-et-Vilaine), qui éteint ses lumières entre 21 heures et 6h45, « car c’est l’heure à partir de laquelle les enfants prennent leur bus pour aller à l’école », précise François Mainsard, le maire. C’est uniquement pour des questions budgétaires que cette décision a été prise : dans cette commune, l’éclairage public représente une grande part du budget, entre 13 et 15 %, tout en sachant que « la consommation électrique va exploser ». Donc depuis le mois d’août, la commune a pris la décision radicale de baisser sa consommation d’éclairage : elle éteint complètement l’éclairage l’été, du 15 mai au 1er septembre. « Ces économies vont nous permettre d’investir dans la rénovation énergétique, puisqu’il faut de toute façon poursuivre nos économies. »

La biodiversité dans les débats

Mais le maire de Maignelay-Montigny reconnaît également que même si ce sont des raisons budgétaires qui ont motivé la commune à prendre sa décision, elle en retire d’autres bienfaits : « Finalement, ça répond à un autre objectif, à savoir la lutte contre la pollution lumineuse. J’ai eu beaucoup de retours de citoyens sur ces questions-là. »

Par contre, François Mainsard, à Roz-Landrieux, préfère être honnête sur ce sujet : « Dans les petites communes, on a surtout un budget à tenir. La pollution lumineuse, il faut d’abord aller la voir dans les grandes villes. Nous, nous n’avons que que 110 candélabres pour 1 100 hectares, donc ce n’est pas nous qui créons de la pollution lumineuse. On n’a donc pas cette conscience dans notre politique de l’éclairage, même si la question de la biodiversité se retrouve dans nos autres actions. »

Une approche très différente de celle de Still (1 800 habitants, Bas-Rhin) qui, depuis juillet, a mis en place l’extinction nocturne de l’éclairage public, absolument pas pour des raisons budgétaires, mais écologiques avant tout : « Le but était d’avoir un impact moindre au niveau environnemental, pour la faune, et les économies ont été un bonus. Mais avec l’inflation, on a un résultat neutre : on est resté au même budget que celui de l’an dernier. »

Dans cette commune, l’extinction se fait de 23 à 5 heures du matin dans tout le village. Mais la mise en place de cette extinction ne s’est pas faite toute seule : « On a lancé une consultation générale des habitants, dont le tiers a répondu, avec 87 % d’avis favorables, en axant sur l’impact de la luminosité sur la biodiversité, la réduction du CO2, le bien-être de nos concitoyens, qui sont aussi impactés par la lumière. » Preuve supplémentaire que cette extinction est décorrélée de la crise ukrainienne : une première phase avait été testée pendant le second confinement.

Éclairage hiérarchisé

Françoise Laborde, la maire de La Sauvetat-sur-Lède (700 habitants, Lot-et-Garonne), relate la situation particulière qui s’est présentée au moment de prendre une décision sur l’éclairage public : « Nous sommes traversés par une route départementale, avec à peu près 4500 véhicules par jour, avec des écoles, des personnes âgées qui se déplacent là. » La commune a donc décidé de gérer son éclairage différemment en fonction des quartiers. Dans les lotissements, l’extinction se fait à 23 heures et jusqu’à 6 heures du matin, mais pas du tout dans le reste du village, et en particulier dans le cœur de bourg traversé par cette route départementale.

Cela fait deux ans et demi que cette organisation, expliquée dans le bulletin municipal, a été mise en place pour faire des économies. « Nous n’avons eu aucun retour des habitants des lotissements. » Même si cette décision a été prise avant la crise énergétique actuelle, la maire espère que cette situation ne va pas se prolonger, car « les dépenses augmentent, il va falloir faire attention à tout. Il y a trois mois, nous avons contacté le syndicat départemental, Territoire Energie, car nous voulons passer en 100% leds, pour faire d’avantage d’économies encore. »

A Guipavas (15 500 habitants, Finistère) aussi, le choix a été fait, depuis le 1er novembre, d’éteindre les luminaires en fonction des quartiers, de 22h30 à 6 heures du matin. « Les quartiers sont éteints et, sur les grands axes, un lampadaire sur deux reste allumé », précise Jacques Gosselin, adjoint au maire chargé des travaux. Les habitants n’avaient pas été concertés, mais bien informés par les publications de la commune. La première raison a été budgétaire, même si la question de l’impact sur la biodiversité s’était posée aussi. Mais c’est depuis 2017 que la rénovation en leds est en route, y compris pour l’éclairage intérieur des bâtiments publics.

La rénovation énergétique, un objectif pour tous ?

Denis Flour indique qu’à Maignelay-Montigny, l’objectif est de passer au 100 % leds d’ici deux ou trois ans, pour des raisons d’économies : « Mais même à ce moment-là, j’aimerais qu’on continue l’extinction totale, pour des raisons de sobriété. »

À Still, qui est à 20 % en leds, la rénovation des lumières se fait au coup par coup, « quand on a une lampe qui claque ». « A la vitesse à laquelle on avance, on devrait atteindre le 100% leds dans une dizaine d’années. Notre matériel actuel fonctionne et, écologiquement, on se dit qu’on doit l’utiliser tant que c’est le cas », explique l’adjoint au maire Johann Guénard.

A Talence (42 100 habitants, Gironde), la municipalité est passée au 100 % leds depuis 2020, mais elle pratique quand même l’extinction des lumières de 1 heure à 5 heures du matin, sur l’ensemble de la ville, sauf le long de la rame du tramway (entre 2 heures et 4 heures du matin). Stéphane Boulon, le directeur de cabinet, raconte que leur réflexion sur l’environnement et la consommation énergétique était une vraie préoccupation. La rénovation énergétique a en tout cas permis à la ville de travailler rue par rue. En revanche, le maire, Emmanuel Sallaberry, attend « avec beaucoup de fébrilité le projet de loi de finances définitif, pour savoir si on pourra bénéficier d’un bouclier tarifaire. Même quand on fait le choix de rénover tout son parc, on n’a plus de levier pour réaliser davantage d’économies, donc oui, la hausse des prix de l’électricité nous inquiète beaucoup. Toutes les communes ont besoin de l’aide de l’État ».

Gérer le sentiment d’insécurité

Au moment de prendre sa décision il y a un mois, Maignelay-Montigny a reçu quelques retours négatifs de ses habitants, liés à leur sentiment d’insécurité. Mais la municipalité avait recueilli l’avis de la gendarmerie : « ils étaient plutôt favorables à l’extinction, assurant que cela n’aurait pas de conséquence négative en matière de délinquance ou d’accidentologie. » Et d’expliquer au maire que « les trafiquants et les voleurs ont horreur du noir aussi et que, dans un village où l’éclairage public est éteint, on repère plus facilement les gens qui se promènent la nuit avec leur lampe ». Depuis la mise en place de l’extinction, Denis Flour n’a relevé aucun incident. Mais il reconnaît aussi que dans une ville telle que la sienne, « il n’y a personne dans les rues après 20 heures, néanmoins, la question de l’insécurité est quand même ressortie des débats ».

Mais à Roz-Landrieux, on ne compte aucun retour défavorable, lié à la sécurité ou pas : « Les habitants ont bien compris qu’il nous fallait faire des économies d’énergie pour maintenir les finances de la commune à flot et, à ma connaissance, à ce jour, nous n’avons eu aucune plainte. Il faut dire que la nuit, la circulation est résiduelle, même s’il y a quand même des gens en horaires décalés. »

A Still, les habitants qui ont répondu à la consultation organisée par la municipalité ont fait remonter leurs inquiétudes pour leur sécurité. Le maire est alors intervenu : « J’ai répondu nominativement à chaque citoyen pour indiquer que j’étais disponible en mairie pour leur expliquer que l’absence de luminosité n’a pas d’impact sur la sécurité. Mais personne n’est venu me voir ! » Cette extinction a toutefois changé certaines habitudes, selon Johann Guénard, son adjoint : « Les gens qui promènent leur chien autour de 23 heures le font avec une lampe frontale. » Le maire renchérit : « Aucun habitant n’est venu me voir pour me dire que cette décision avait impacté ses déplacements ». Au contraire, la commune a remarqué que depuis la mise en place de cette extinction, les attroupements de nuit ne se font plus, alors qu’ils posaient quelques nuisances la nuit : « On a constaté moins de dégradations dans notre aire de jeux, qu’on devait nettoyer tous les jours, moins de déchets, moins de bruit. »

Une situation qui peut varier en fonction de la taille de la commune. A Orléans (114 644 habitants, Loiret ), « on est revenus en arrière sur certaines extinctions, à cause des problèmes de sécurité routière, au niveau du périphérique, et des habitants se sont plaints, surtout des femmes », explique Pascal Tebibel, vice-président. A Talence, au contraire, on insiste sur l’absence de corrélation entre le noir et l’insécurité.

Des « précurseurs »

Force est de constater que les communes n’ont pas attendu la crise énergétique actuelle pour prendre la décision d’éteindre les lumières au cœur de la nuit. C’est le cas de Louzac-Saint-André (1 000 habitants, Charente), qui éteint de 23 heures à 6h30 depuis une trentaine d’années, sur tout son territoire, en augmentant la plage horaire. « Ça nous paraissait un peu stupide d’allumer la nuit alors que personne ne circule, reconnaît le maire, Lilian Jousson. C’est donc avant tout pour réduire le gaspillage et favoriser la biodiversité. Les gens sont tellement habitués que, lorsque l’on a relevé l’extinction à 23 heures, ils n’ont pas bronché. » Une situation qui a permis d’être plus serein vis-à-vis de son budget, surtout que, de mi-avril à mi-septembre, l’extinction est totale, à toute heure, et ce, depuis une vingtaine d’années.

Une position qui permet à la commune de témoigner auprès d’autres maires qui hésitent à se lancer : « Cela fait trente ans qu’on le fait, et jamais aucun habitant n’a protesté. Même en ville, finalement, j’ai rarement vu quelqu’un se promener à deux heures du matin. Je pense que l’insécurité liée au noir reste seulement un sentiment. » D’ailleurs, le maire insiste : « Je pense qu’il ne faut pas avoir peur d’éteindre la nuit ; que, bien sûr, certains irréductibles vont se plaindre, mais que l’intérêt collectif doit primer. Mais il faut bien sûr cerner les problèmes : si, à un carrefour, il y a un risque d’accident, on garde les lumières, de même le weekend autour des salles des fêtes, par exemple. On va nous-mêmes, l’an prochain, faire cet éclairage ciblé pour notre secteur qui comprend nos commerces, la salle des fêtes et le terrain de foot. »

Pour aller plus loin : Sobriété énergétique : faut-il vraiment éteindre les lumières des rues la nuit ?

Au Conseil de novembre….

La suite de notre compte-rendu du Conseil municipal de Saint Gratien, séance du 17 novembre 2022

Le Conseil vote le procès-verbal de la séance de septembre. Éternel débat : nos  interventions sont soigneusement expurgées des PV. Aujourd’hui le dossier« Indigo », hier les chiffres de la cantine.

Nous ne remettons nullement en cause le travail de rédaction des services, comme nous en accuse le maire, mais la relecture politique qui en est ensuite faite.

Seule solution : le PV « intégral » comme le pratiquent certaines communes, où les débats sont retranscrits dans leur intégralité, ou la retransmission en ligne des séances. La plupart des communes y ont aujourd’hui recours, c’est bon pour l’information des habitant.e.s, premier.ère.s intéressé.e.s par les décisions prises par les élu.e.s !  En septembre, nous avions relevé le fiasco du contrat liant la ville à la société « Indigo » pour le stationnement payant : pas de rapports techniques et financiers d’activité remis à la ville dans les six dernières années comme le stipulait le contrat, pas de mise en demeure de la ville suite à ces manquements, pas de pénalités financières de la part de la ville comme cela aurait dû être le cas. Nous l’avons rappelé en septembre, mais cela n’apparaît pas au PV… Il vaut mieux que les Gratiennois.e.s ignorent ces cafouillages, et la mauvaise gestion de ce dossier !

Le point principal de cette séance est, comme traditionnellement en ce mois de novembre, le débat sur les orientations budgétaires. Un exercice évidemment très compliqué cette année par la situation des collectivités, confrontées à une envolée sans précédent des prix, notamment de l’énergie. Depuis septembre, nous interrogeons la ville sur les éventuelles mesures qu’elle sera amenée à prendre dans ce contexte, et nous avançons propositions et réflexions. Or, étonnamment, le rapport sur les orientations budgétaires 2023 ressemble fort à celui de 2022… pourtant, la situation est bien différente.

Voici l’essentiel de nos interventions sur ce sujet, ou du moins ce que le maire, dans sa grande bonté, a bien voulu nous laisser dire ! Car il argue à chaque fois d’une prétendue limitation de notre temps de parole qui serait inscrite dans le règlement intérieur du Conseil.

Personnel : bien que la ville nous vante une « stabilité des effectifs » nous constatons quand même une diminution de 12 postes de titulaires. Ce n’est pas anodin, d’ailleurs l’adjoint aux finances reconnaîtra au cours du débat qu’il n’est pas impossible que la commune soit contrainte de diminuer le nombre de ses employés.

Cantine : nous sommes prévenus, il est à prévoir une « revalorisation des tarifs des repas scolaires due à une forte augmentation des matières premières du marché »

Nous avons déjà alerté à plusieurs reprises sur le niveau des prix de la cantine à St Gratien. Les tarifs sont déjà très hauts suite aux augmentations récurrentes et supérieures à l’inflation que nous avons connues ces dernières années. Ces tarifs sont parmi les plus chers du 95, voire les plus chers. Nous avons comparé les tarifs de St Gratien à ceux de 40 autres villes du Val d’Oise : Saint Gratien est plus cher de 11% sur le tarif le plus bas et de 57% sur le tarif le plus haut, et ceci avant les augmentations de septembre 2022. Cette étude a été publiée sur ce blog. Une famille au tarif minimum paie 75€ mensuels pour deux enfants à la cantine tous les jours, et une famille au tarif maximum paie 265€ mensuels. Cela seulement pour la cantine sans parler des accueils pré et post scolaires, du centre de loisirs…On imagine difficilement encore des augmentations importantes, sauf à mettre nombre de familles en grande difficulté. Je souligne souhaiter que les chiffres cités soient repris au PV, la dernière fois ils en avaient opportunément disparu !

Le contrat passé avec la société Sogérès comprend bien évidemment une clause d’ajustement des prix en fonction de l’inflation. À quoi faut-il donc s’attendre ? + 3 ou +12% ? Nous n’aurons pas de réponse sur cette question, la ville nous renvoyant à une négociation à venir avec le prestataire.  

Nous soutenons l’idée d’une cuisine centrale comme elle existait à St Gratien avant d’être supprimée par la majorité et comme elle existe encore dans de nombreuses communes qui ont décidé de se passer des entreprises de restauration collective. Nous suggérons l’idée d’engager une réflexion au niveau de Plaine Vallée.

Taxe foncière : on a tous compris qu’elle allait augmenter, la seule question est de combien, et certainement la majorité le sait, à un mois du vote du budget et alors que les recettes fiscales représentent 57% des recettes de fonctionnement.  

À suivre…

Photos : les fresques de la salle des mariages, réalisées en 1943 sous la direction d’Ivan Bottiau et récemment rénovées

Comment devenir une ville cyclable (2)

Münster, retours d’expériences importables à St-Gratien ?

2. Les aménagements cyclables singuliers de Münster

Les grandes métropoles européennes s’accordent maintenant presque toutes pour reconnaître que la pratique de la bicyclette doit redevenir le transport urbain de demain. C’est également le cap qu’a choisi Paris [1].

Néanmoins, la topographie des villes et le poids des habitudes en matière de déplacements ne permettent pas forcément un usage régulier du vélo dans les trajets quotidiens.

En Allemagne, Münster à 150 km au nord de Cologne, est une des villes les plus en pointe : 38% des déplacements dans Münster se font à vélo.

Bibliothèque universitaire

Qu’est ce qui explique cela ?

1 – Des aménagements dédiés à la pratique du vélo :

L’exemple le plus emblématique est constitué par La Promenade (en français dans le texte), qui est une voie bordée d’arbres qui, sur près de 5 km, fait le pourtour de la ville historique et permet de relier n’importe quels points en ville, ou bien constitue un point de départ vers les faubourgs de la ville, jusqu’à dans la campagne münstérienne.

Maquette de la ville de Münster (1930) au Musée Municipal

Sur La Promenade, qui de fait constitue un périphérique pour les mobilités douces, la voie bitumée est réservée aux cyclistes, avec une circulation à double sens. De part et d’autre de la voie pour les vélos, deux chemins en terre battue sont réservés aux piétons.

Chaque franchissement de rue par La Promenade est marqué par un abaissement du trottoir au niveau de la chaussée, ce qui facilite le passage des vélos, ainsi que par un stop, ou par un feu afin de garantir la sécurité des cyclistes. En leur absence, la règle de la priorité à droite s’applique. Selon le sens, le cycliste ou l’automobiliste doit la priorité.

Münster comprend plus de 450 km de pistes cyclables. Des pistes dédiées à la pratique du vélo avec un sens de circulation unique : les règles pour les vélos sont les mêmes que pour les voitures. À chacun son couloir. Pas de jaloux. Une grande rigueur mais en même temps une grande fluidité.

Au niveau des grandes artères, le choix a été fait de ne pas faire circuler les vélos avec les voitures. Les routes sont réservées aux voitures et aux bus. Les cyclistes partagent les trottoirs avec les piétons. Afin que la cohabitation des différents moyens de transports soit harmonieuse, les vélos circulent sur les trottoirs et dans le même sens que les voitures. Pas de risque de se retrouver sur une piste nez à nez avec un autre vélo venant en sens inverse avec le risque d’accrocher à son passage son guidon. Sur les trottoirs, la voie colorée en rouge est réservée aux vélos. Les piétons ont un couloir gris.

Aux carrefours, un marquage au sol et une signalétique aérienne spécifiques, l’une pour les piétons et l’autre pour les cyclistes permettent de fluidifier la traversée des chaussées.

La cohabitation entre les différents modes de déplacement est harmonieuse parce que chacun s’astreint à suivre les règles qui s’imposent à son mode de véhiculement : gare au piéton ou au cycliste qui sort de son couloir sur les trottoirs. De même, un automobiliste ne se risque pas à se mettre à cheval sur la route et le trottoir réservé à la piste cyclable avec ses warnings : il s’en fait immédiatement chasser par les cyclistes.

2 – Des pratiques innovantes :

Le tir-courses :

Le tricycle pour personne âgée :

Le nombre de magasins de vente d’accessoires pour vélos et d’ateliers de réparation :

3 – Des champs de progression :

Des parkings à vélos abrités : il y en a un au niveau de la gare (d’une capacité de 12 000 vélos). Et quelques-uns ici et là dans des parcelles privées. Voire des solutions détonantes, pas pratiques pour tout le monde, pour garer son vélo :

Le reste du temps, chacun fait comme il peut pour attacher son vélo à un arceau – il y en a devant presque chaque commerce, carrefour ou espace où il y a du public, mais en nombre très inférieurs vu le nombre de vélos qui circulent en ville… chacun souhaitant, par ailleurs, avoir son vélo près de soi… – avec la difficulté parfois de pouvoir récupérer son vélo au vu du nombre de vélos attachés. D’où le succès des ventes de béquilles dans les grandes surfaces.

Des pompes en libre-service pour regonfler ses pneus comme vues à Strasbourg…

À suivre…

Texte et photos Stéphane BAUER

[1] Paris: le besoin de pistes cyclables (bfmtv.com)

Deux motions pour un Conseil   

Événement dans la vie politique locale à Saint Gratien.

C’est la première fois qu’une proposition de motion commune est déposée  conjointement au Conseil municipal par les trois groupes de la minorité.

« Vivons Saint Gratien » (Modem), « Saint Gratien Cap 20-26 » (PS) et « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », notre liste citoyenne, ont proposé au vote des élus un texte alertant le gouvernement sur les difficultés des communes face à la crise énergétique.

Bouclier tarifaire, DGF indexée sur l’inflation, accès aux tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, blocage de ces prix, aides aux communes pour leur rénovation énergétique, taxe sur les superprofits des multinationales de l’énergie : voici les principales demandes des groupes de l’opposition municipale. (texte complet en fin d’article)

Le maire allait-il mettre cette motion aux voix lors du Conseil ?

Surprise : à l’arrivée en salle des mariages, nous apercevons notre texte déposé devant chaque élu.e. Il est accompagné d’un deuxième texte de motion, qui nous est soumis par la majorité municipale.

Les deux textes vont-ils être tous les deux mis au vote ? Un compromis sera-t-il possible puisque les revendications des deux motions sont proches ?

Le suspense ne dure pas. Lors de l’annonce de l’ordre du jour, le maire n’évoque que la motion de la majorité, présentée comme étant celle de l’Association des Maires de France, l’AMF (votée d’après lui dans toutes les communes de France, ce qui est bien sûr inexact) et il réaffirme sa prérogative d’inscrire les motions à l’ordre du jour de la séance. Il précise que les élus auraient pu co-signer un texte ensemble et avoir une unanimité. D’après lui, nous ne l’aurions pas souhaité puisque nous avons déposé un texte au nom de nos trois groupes ! Nous rappelons alors que nous avons fait une proposition de motion, déposée 48 h avant la séance, afin justement de débattre et éventuellement de voter unanimement. « Vous vous êtes associés sans la majorité », nous reproche le maire. C’est faux, nous demandions justement que ce texte soit discuté et adopté en Conseil, et nous étions prêts à le modifier. Le maire regrette ensuite que nous n’ayons pas repris « stricto sensu » le texte de l’AMF.. tout en reconnaissant que nos propositions sont « les mêmes à 95% »… Comprenne qui pourra.

En fin de Conseil, au moment du vote de la motion, nous demandons une suspension de séance de quelques minutes pour comparer les deux versions et plus précisément les demandes avancées par l’une ou l’autre. Il apparaît rapidement que manque dans le texte issu de la majorité les points suivants, qui nous semblent importants :

– l’application d’un taux de TVA réduit sur les factures énergétiques des collectivités

– le blocage des tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, comme le permet l’article L 410-2 du code de commerce dans un contexte de crise

– la pérennisation des tarifs réglementés de vente de l’électricité par la remise en cause du principe de leur « contestabilité »,

– la renonciation à l’extinction des tarifs réglementés de vente de gaz naturel (TRVG) en 2023,

– le développement des politiques d’aides aux collectivités territoriales pour la rénovation énergétique et leur accès simplifiés pour les communes,

– une contribution sur les superprofits des multinationales de l’énergie, pérennisée au niveau de l’Union Européenne afin de garantir une plus grande efficacité

Enfin, toute allusion à une action des habitants pour soutenir et accompagner la démarche des élu.e.s a disparu.

Incontestablement, notre texte est plus complet, d’autant plus qu’il détaille en préambule la situation difficile de la commune.

Dans un souci de conciliation, et parce que nous partageons les demandes reprises dans la motion majoritaire telles que le bouclier énergétique, ou encore l’indexation de la dotation globale de fonctionnement (DGF), nous décidons de voter pour la motion majoritaire, après avoir expliqué pourquoi. Hélas ! De retour en séance, le maire nous refuse la parole, même pour explication de vote. C’est pourquoi finalement les trois groupes minoritaires ne prendront pas part au vote, car il nous apparaît difficile de voter sans nous exprimer ! Le maire affirme qu’il n’y a jamais de débat autour d’une motion. C’est faux ! De précédentes motions présentées par le maire ont déjà fait l’objet d’explications de vote des groupes minoritaires. 

Conclusion : le dépôt d’une motion partagée par nos trois groupes a incité le maire à inscrire sa propre motion à l’ordre du jour. C’est une bonne chose que la commune exprime son mécontentement et ses inquiétudes face à la situation budgétaire des collectivités confrontées à une crise énergétique majeure. Dommage que le maire n’ait pas permis, par pur désir de censurer toute expression de la minorité, qu’un débat se déroule au sein de l’assemblée communale, et qu’un vote unanime en découle.

Pour notre part, nous engageons une campagne de signature d’une carte-pétition, afin que les habitante.s de notre ville expriment leur souhait de ne pas subir des augmentations de tarifs des services municipaux, des diminutions e ceux-ci, des reports d’investissements.

L’État, qui a fortement dégradé la situation financière des communes par des réformes successives de la fiscalité locale, doit aujourd’hui prendre les mesures nécessaires afin de limiter l’impact de la crise énergétique sur les politiques municipales. On en reparle très prochainement.

Ci-dessous le texte déposé par les groupes municipaux : « Vivons Saint Gratien » ; « Saint Gratien Cap 20-26 » ; « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » pour la séance du 17 novembre 2022 du Conseil municipal

Proposition de motion pour le Conseil municipal de Saint Gratien

Les collectivités locales sont face à une hausse des prix de l’énergie insupportable pour leur budget. La première ministre elle-même reconnaît que « les prix sont anormalement élevés ». La facture pourrait s’élever à 11 milliards d’euros pour les communes, selon la fédération des communes concédantes et régies (FNCCR).

Cette motion a pour objectif d’alerter le gouvernement afin qu’il prenne la mesure des difficultés. 

Notre commune, comme toutes les autres, est confrontée à une envolée inédite des prix de l’électricité et du gaz. Le rapport d’orientation budgétaire évalue l’impact de la facture de l’énergie sur budget de la commune, ainsi que l’inflation des matières premières, alimentation, produits d’entretien à + 1 M€ sur le poste Charges à caractère général en 2022 et + 11,8 % de ce poste en 2023.

A l’intérieur des 1 M€ d’accroissement des charges à caractère général, 0,3 M€ (qui n’étaient bien entendu pas anticipés) sont liés à l’accroissement de la « facture énergie » de la ville. Elle était de 0,8 M€ fin 2021. Elle sera d’environ 1,1 M€ fin 2022, soit + 35 %. La ville pâtit en 2022 davantage de la progression du prix du gaz que de celui de l’électricité.

La facture énergétique de St Gratien ne se limite pas aux factures directement payées par la commune à ses fournisseurs d’énergie. Il faut ajouter la quote-part « énergie « dans le coût de revient du recours à des sous-traitants.

Or, St Gratien sous traite beaucoup de prestations de services : nettoyage des locaux, y compris les écoles, concession de la gestion du marché, concession de la gestion d’une partie de la voirie, cantines…

Les sous-traitants se retournent vis-à-vis de la ville pour lui répercuter leurs propres augmentations de coûts, et notamment leurs propres coûts liés à l’énergie. Par rapport aux montants convenus dans les conventions signées avec la ville, ils ont droit de le faire, en raison de « clauses de revoyure »

Ces augmentations pèsent lourdement sur le budget de la ville. Pour y faire face, faut-il réduire les services rendus aux habitants ? Augmenter de façon importante les participations des usagers de ces services ? La taxe foncière ? Nous nous y refusons.

Nous sommes soucieux de la nécessité des économies d’énergie et de celle de limiter l’émission des gaz à effet de serre : isolation des bâtiments, développement des LED sont nécessaires, comme la recherche de nouvelles pratiques, géothermie, pompes à chaleur, panneaux solaires…

Mais comment poursuivre ces investissements aujourd’hui, alors que l’explosion du prix de l’énergie menace notre équilibre financier ?

Afin de protéger les collectivités territoriales de la hausse des prix de l’énergie, le Conseil municipal de Saint Gratien invite le gouvernement à limiter l’impact de cette hausse par des mesures immédiates. Le Conseil municipal de Saint Gratien demande :

  • Qu’un bouclier tarifaire soit mis en place pour limiter l’impact de la hausse des prix de l’énergie pour les collectivités territoriales, par des solutions immédiates comme :

– la mise en place d’un fonds d’urgence de compensation pour répondre à l’urgence du contexte énergétique

– l’application d’un taux de TVA réduit sur les factures énergétiques des collectivités et leurs groupements,

  • Que toutes les collectivités qui le souhaitent puissent bénéficier des tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, au lieu d’être soumises aux prix du marché,
  • Que ces tarifs réglementés soient bloqués, comme le permet l’article L 410-2 du code de commerce dans un contexte de crise et que cette proposition soit soumise également au niveau européen afin de solidifier l’indépendance de l’Union sur le plan énergétique,
  • Que soient pérennisés les tarifs réglementés de vente de l’électricité par la remise en cause du principe de leur « contestabilité »,
  • Que l’on renonce à l’extinction des tarifs réglementés de vente de gaz naturel (TRVG) en 2023,
  • Que soient développées des politiques d’aides aux collectivités territoriales pour la rénovation énergétique et qu’en soit simplifié l’accès pour les communes,
  • Que la DGF soit indexée sur l’inflation,
  • Qu’une contribution sur les superprofits des multinationales de l’énergie soit pérennisée au niveau de l’Union Européenne afin de garantir une plus grande efficacité

Les habitants de notre commune, premiers concernés par la crise énergétique et les menaces qu’elle fait peser sur les services publics locaux, seront associés à cette démarche, par l’intermédiaire d’une carte-pétition reprenant les demandes du Conseil municipal et adressée au Président de la République.

Réponses express

Conseil municipal très dense ce jeudi 17 novembre 2022, avec de nombreuses questions qui auront des répercussions sur la vie quotidienne des Gratiennois.e.s à court terme.

La majorité a beau jeu de sembler regretter l’absence de public aux séances… pourquoi donc ne pratique-t-elle pas la diffusion en ligne des débats ?

Nous nous efforcerons ici de retranscrire l’essentiel des échanges, en commençant par la fin : l’exercice si convenu des questions au maire.

Des questions, certes, mais des réponses ? Pas toujours ! Réponses express en six minutes, lecture incluse des questions par nous-mêmes ….

Parking vélos, ex-Parc Veligo   (présentée par Stéphane Bauer, brouhaha dans la salle, la question devant être appréciée par les élus majoritaires, tous portant visiblement un intérêt majeur aux mobilités douces )

Plus de la moitié des questions posées lors des dernières réunions de quartier étaient relatives à la circulation ou au stationnement automobile en ville. Une part des solutions réside, selon nous, dans l’accélération du développement des mobilités douces.

Le parking vélo de la gare RER ne fonctionne toujours pas. Impossible d’y accéder avec un pass Navigo. La faute incombant maintenant, selon l’adjoint au développement durable, à Île-de-France Mobilités.

Pour quelle date peut-on espérer une mise en service de cet équipement tant attendu ?

Réponse du maire : il constate que nous serions les seuls à poser des questions sur le vélo en réunion de quartier. En ce qui concerne le parc à vélo de la gare, il renvoie à Île-de-France Mobilités.

Nos commentaires : même si les réunions de quartier le reflètent peu, le maire devrait savoir que l’usage du vélo dans notre ville, comme partout, est en constante progression. Il devrait porter attention à cette évolution. Sur le sujet précis du parc vélo de la gare, aucune envie visiblement chez lui d’intervenir auprès de ses amis politiques d’IDF-Mobilités pour accélérer la mise en service de cet équipement, dont l’implantation a déjà tellement traîné ! Il semble inconcevable de le voir aujourd’hui installé… mais inaccessible !

Parc à vélos  (présentée par Stéphane Bauer, nouveau soutien exprimé bruyamment dans la salle par les élus majoritaires, accros à ces questions)

Eaubonne, Saint-Leu… installent des abris à vélos pourvus de nombreux arceaux et d’un toit qui protège les vélos des intempéries, notamment à proximité des écoles et/ou des commerces.

De telles installations sont-elles envisagées dans notre ville ?

Réponse du maire : ces abris sont particulièrement inesthétiques ! Leur usage peut être détourné et ces endroits peuvent se transformer en lieux de trafic.

Nos commentaires : il faudrait donc démonter les abris bus qui peuvent être l’objet des mêmes remarques. On mesure ici le total aveuglement d’un élu qui méconnaît l’enjeu essentiel du développement des mobilités alternatives à la voiture. C’est affligeant.

Budget participatif  (question présentée par Isabelle Volat)

Les villes recourent de plus en plus souvent au principe du budget participatif. Parmi les communes de 20 000 à 50 000 habitant.e.s, une sur cinq mène un budget participatif. Le principe du budget participatif est de soumettre aux voix des habitant.e.s une partie des dépenses d’investissement de leur commune, 5% en moyenne.

Cela permet que les habitant.e.s appréhendent mieux les règles du budget communal, et cela apporte une démocratie plus participative, plus directe et plus concrète.

À l’heure où les réunions de quartier ont tendance à ne faire émerger que des doléances individuelles, le budget participatif pourrait revitaliser la vie démocratique locale.

Quel est votre avis à ce sujet ?   

Réponse du maire : à Saint Gratien, le budget est 100% participatif ! Tout notre budget est préparé en liaison avec les usagers : tennis, salle d’armes, espaces publics en collaboration avec les groupes de quartier, les travaux dans les écoles s’appuient sur les besoin exprimés par les enseignants. Bref, tout est fait en fonction des attentes des habitants !    

Nos commentaires : sans surprise, le maire ne peut que botter en touche et vanter une démocratie locale idéalisée, mais hélas très éloignée de la réalité. Les groupes de quartier n’ont aucune marge de manœuvre, et j’ai assez connu la vie dans les écoles pour savoir que les enseignants ne sont pas partie prenante dans les décisions de travaux. Des pratiques démocratiques réduites à peau de chagrin, d’ailleurs le maire se vante assez d’avoir été élu pour décider pendant six ans. Le reste n’est qu’enfumage.

Maison de santé  (question présentée par  Isabelle Volat)

Le médecin généraliste de la maison de santé ne prend plus de nouveaux patients.

Sachant que ce médecin avait déjà son cabinet aux Raguenets, en quoi la maison de santé apporte-t-elle une offre supplémentaire, alors que notre ville souffre d’un déficit de praticiens généralistes ?

Réponse du maire : la maison de santé a été implantée pour conserver ce médecin dans le quartier, qui voulait travailler avec d’autres collègues pour davantage de sécurité. Des internes travaillent autour d’elle et elle les forme. La situation ne va pas s’améliore dans les années à venir, il y a de plus en plus une pénurie de médecins, notamment généralistes, suite au numerus clausus. La ville va travailler avec un « groupement local » qui ne règlera pas tout mais peut apporter des solutions ponctuelles. C’est une vraie problématique pour les gens qui n’ont pas déjà un médecin traitant.    

Nos commentaires : un peu gêné aux entournures… d’habitude, le maire nous vante cet équipement qui, comme il l’affirmait encore récemment, réunirait divers professionnels. Hélas…  La maison de santé, projet phare sorti du chapeau à quelques semaines des municipales 2020, n’a visiblement pas apporté d’amélioration à la désertification médicale du quartier et de la ville. Aucun bonus par rapport à un cabinet individuel privé, qui peut aussi accueillir et participer à la formation des internes. De nombreuses villes se retrouvent d’ailleurs avec des maisons de santé… vides de tout praticien. Le constat est sans surprise pour nous, qui avons avancé depuis longtemps la proposition d’un centre municipal de santé. C’est la seule structure, publique, qui peut attirer les praticiens recherchant un travail d’équipe, tout en étant déchargés des activités annexes chronophages de gestion et de secrétariat. C’est autrement ambitieux, évidemment plus coûteux, mais c’est le seul dispositif qui puisse réellement aider à lutter contre les déserts médicaux.

Économies réalisées et espérées sur la facture énergétique de la ville                      (question présentée par Stéphane Bauer)

Lors des dernières réunions de quartier, ont été présentées des diapositives avec les réalisations de la ville en matière de rénovations récentes ou constructions de bâtiments municipaux intégrant des énergies renouvelables. De même, la lettre du maire aux Gratiennois-e-s datée du 28 octobre, présente une panoplie d’actions engagées, ou plutôt à engager, par la ville en faveur des économies d’énergie :

Mais dans aucun de chacun de ces deux supports ne figuraient de chiffrage en euros des économies réalisées ou attendues sur la facture énergétique de la ville.

Aussi, au regard de chacune des présentations faites (diapositives en réunion de quartier / lettre du maire) les économies réalisées et celles espérées ainsi que leur pourcentage au regard de la facture énergétique de la ville peuvent-elles être chiffrées ?

Réponse du maire : impossible car on ne peut prévoir l’évolution des prix de l’énergie, ni les températures hivernales. On vous donnera les chiffres a posteriori.

Nos commentaires : au cours de la séance, le maire avait déjà annoncé ne pas pouvoir chiffrer ces éventuelles économies. Nous restons donc dans le flou le plus complet. Espérons que l’ensemble des mesures vantées par la ville soient réellement efficaces. Il faudra nous le démontrer.