Conseil au gymnase (3)

Suite et fin de notre compte-rendu de la séance du 16 décembre 2021 du Conseil municipal de Saint Gratien

Le Conseil vote les subventions aux associations, coopératives scolaires et CCAS. Nous faisons remarquer que la subvention au CCAS est inchangée depuis des années. Or les difficultés sociales ont été aggravées avec la crise sanitaire. La subvention ne suit même pas l’inflation. Difficile de croire qu’à St Gratien les besoins dans le domaine de l’aide sociale n’augmentent pas.

En ce qui concerne les coopératives des écoles, pour elles aussi, le montant n’a pas évolué depuis… ? 1€ par élève, aucune augmentation. Pourtant les fournitures que peuvent acheter les écoles ont connu des hausses de tarifs. Donc l’exercice pour équiper une classe en livres, fichiers, matériel d’arts plastiques par exemple, est de plus en plus difficile pour l’enseignant. Quant aux 80€ attribués pour les projets des classes de CM2, aucune évolution non plus depuis 2009, en 13 ans ! Ces séjours n’ayant pour la plupart pas eu lieu en 2020 et 2021, la ville a d’ailleurs économisé dans ce domaine. Nous avions demandé à ce que les sommes soient versées aux écoles, ce que la ville a refusé.

Le total des subventions pour les associations s’élève à 560 443€ contre 571 676€ en 2021. Il était de 598 276€ en 2018. Il y a donc une érosion certaine, les associations ayant perdu -37 833€ entre 2018 et 2022.

Nous aurions aimé avoir des informations sur la santé financière du Cercle des arts et de l’association Rev’Dance, soutenus de manière exceptionnelle l’an passé.

Nous suggérons d’inscrire le montant de la subvention de l’année précédente dans le document des élus. Le nombre d’adhérents de chacune des associations, et un état de la trésorerie de l’association peuvent être aussi de bons paramètres si la ville doit faire des choix.

Enfin, remarquons que la ville compte environ 200 associations, que 58 sont  présentes au forum des associations, mais que 36 seulement d’entre elles demandent une subvention municipale.  

Le conseil vote ensuite les tarifs des « courts séjours » pour le printemps et l’été 2022 pour les enfants de 5 à 12 ans.

88 places sont proposées, cela représente environ 3% du public concerné (environ 3000 jeunes Gratiennois de ces âges).

Il y avait 128 places en 2019 et 144 places proposées en 2020, mais les séjours n’ont pas eu lieu pour raison de crise sanitaire.

Les tarifs de ces séjours restent élevés pour les familles, même s’ils se déroulent sur trois ou quatre jours seulement.

Le coût pour la ville, qui prend en charge 50% du coût total, s’élève à 24 551€. Une dépense donc assez modeste !  

Dommage que la commission municipale « jeunesse » qui ne s’est réunie qu’une seule fois depuis mars 2020, n’ait pas saisi là l’occasion de le faire et de débattre du sujet !

Le Conseil procède ensuite à la clôture des différentes ZAC de la ville, Cœur de Ville, gare et Jeu d’Arc, dans lesquelles plus aucun mouvement n’est réalisé depuis des années, et réalise à cette occasion l’incorporation au domaine public de diverses parcelles, toutes de superficies modestes. Des dossiers techniques qui n’appellent pas d’observations de notre part.

La ville va procéder au remplacement des menuiseries de l’école Jean Zay et bénéficiera de subventions. On s’aperçoit à cette occasion que les fenêtres de cet établissement sont encore à simple vitrage ! Nous insistons sur la nécessité de procéder à la pose de menuiseries en aluminium, comme prévu, et d’éviter de céder à la tentation d’économies en installant du PVC.. C’est ce qui avait été réalisé à Jean Jaurès il y a quelques années, et on y connaît maintenant de grandes difficultés pour ouvrir et fermer les fenêtres de ses classes ! Particulièrement préoccupant surtout en période de pandémie ! Toutes les économies ne sont pas judicieuses… 

Dernier rapport pour cette séance : la ville va intégrer avec Eaubonne et Soisy un groupement de commande dans le but de développer les énergies renouvelables. Un bureau d’études devrait travailler sur l’opportunité de réaliser un réseau de chaleur par géothermie, afin de chauffer différents bâtiments tant publics que privés.    

Cela peut être une très bonne initiative dans le cadre de l’impératif de la transition énergétique. Il y a 10 ans déjà, dans le cadre des ateliers consacrés à l’agenda 21 de la ville, nous avions fait cette proposition d’étudier la possibilité de la géothermie. Pourquoi cependant un partenariat avec trois communes seulement et non pas l’étendre à la communauté d’agglomération ? Le maire envisage-t-il de rencontrer le maire de Villiers-le-Bel où la géothermie est utilisée depuis 30 ans pour le chauffage d’habitations collectives ? Quid de la récupération de la chaleur des eaux usées, comme le pratique par exemple la ville de Nanterre ? Envisagé lors de la rénovation du stade Auguste Delaune, cela a été abandonné pour cause de trop fortes contraintes techniques, nous répond le maire. Nous interrogeons enfin le maire pour savoir quand il compte lancer l’étude de l’agenda 2030 de la ville. Cela se fera au cours du premier trimestre. Avec des ateliers ? Le maire estime alors avoir assez répondu à nos questions et nous renvoie à une hypothétique réunion de la commission de développement durable.  

Prochain Conseil municipal le jeudi 17 février 2022

 

Conseil au gymnase (2)

La suite de notre compte-rendu du Conseil municipal de décembre à Saint Gratien

Le Conseil examine ensuite les rapports financiers.

Nous votons contre l’augmentation de +3% des tarifs de location des salles municipales. Ces hausses sont récurrentes chaque année et toujours bien supérieures à l’inflation. Pourquoi ? Il est facile cette année d’arguer des tarifs de l’énergie, qui s’envolent.    

Nous avions demandé d’ajouter les horaires d’occupation des salles des centres culturels, horaires qui se réduisent au fil du temps, certainement à but d’économies. Le fait est que les réunions doivent à présent se terminer à 22h30, et que les centres sont fermés le week-end…

D’autre part, nous n’avons pas l’information demandée sur les gains pour la ville en année ordinaire, hors Covid. Les salles étant gratuites pour les associations gratiennoises, il serait intéressant de savoir combien leur utilisation rapporte à la commune.

Le Conseil se prononce sur les transferts de charges entre la ville et la communauté d’agglomération Plaine Vallée. La ville a délégué à la CAPV ses  compétences en matière de police municipale, de vidéosurveillance (rebaptisée vidéoprotection), et bénéficie de la mise en réseau des bibliothèques, ainsi que de l’accueil des scolaires à la piscine « La Vague ». Pour 2021, Saint Gratien a reçu 1,37M€ d’attribution de compensation de la part de la CAPV, et 113 000€ de dotation de solidarité communautaire.

Nous regrettons qu’aucun débat n’ait plus lieu à l’échelon municipal sur ces questions, notamment sur la police municipale et son armement, sur les caméras de vidéosurveillance, leur coût et le bilan de leur efficacité.

La décision modificative appelle une question sur le montant en baisse des études sur les travaux des bâtiments communaux. Or, nous constatons que la rénovation du théâtre Jean Marais, par ailleurs bien réalisée, n’apporte pas d’amélioration de la chaleur excessive supportée par les spectateurs. Le maire précise qu’un système de rafraîchissement a été installé et devrait permettre un confort amélioré. Malheureusement, ce n’est pas ce que nous avons relevé lors des derniers spectacles, notamment pour les places situées en haut de la salle.                

L’adjoint aux finances présente le projet de budget 2022, contre lequel nous votons.

Nous questionnons sur différents points.

-Depuis un mois y voit-on plus clair sur la réforme du calcul de la répartition des dotations de l’État aux communes ? Impact positif ou négatif ? La ville indique qu’elle n’a pas d’éléments nouveaux.

-Comment faut-il apprécier la baisse régulière de l’excédent brut de fonctionnement de la ville, c’est-à-dire le delta entre les dépenses et recettes de fonctionnement, qui est en recul structurel sur les trois ou quatre dernières années : 3,91M en 2018 ; 3,28 en 20219 ; 3,13 en 2020 ; 2 au mieux pour 2021 ; prévisions de 1,22 en 2022 ?  Qu’est-ce qui explique cette tendance et quel est l’impact de la crise sanitaire sur cet indicateur ? L’adjoint nous répond que l’explication est « en partie « due à la crise de Covid pour les années 2020 et 2021, tout en reconnaissant que les exercices budgétaires s’avèrent de plus en plus difficiles, selon sa formule : « au prix d’acrobaties qu’il sera de plus en plus difficile de réaliser, parce qu’à un certain moment, on va arriver à l’os ». Pour mémoire le coût de la crise sanitaire a été évalué pour la ville à 400 000€ pour 2020.

-N’y a-t-il pas un biais dans l’analyse des charges de personnel ; la ville recourt à des concessions… et des charges de personnel glissent dans le poste « charges générales », qui devient de plus en plus élevé. Des personnels des cantines de la ville passent par exemple sous statut Sogérès… Si on veut y voir clair, ne faut-il pas retraiter les charges générales de ces charges de personnels, qui sont à ajouter aux charges de personnel de la ville ? Pour l’adjoint aux finances qui nous répond, la question est pertinente car il s’agit bien d’un choix délibéré. Effectivement, quatre postes de personnel de restauration scolaire ne sont pas remplacés par la ville. C’est Sogérès qui fournira ces personnels dorénavant. L’adjoint se félicite de « sous-traiter au prestataire qui gère le marché ». Notre appréciation est bien différente. Nous nous interrogeons par exemple, avec les parents d’élèves, sur les tarifs exceptionnellement élevés des repas de cantine à Saint Gratien…   

-Nous questionnons sur le montant des investissements dont le ratio  est faible : 150€ investis par habitant et donc très loin des dépenses d’équipement des villes de même importance. Pour l’adjoint il faut investir selon les capacités de la ville en maîtrisant l’endettement pour répondre aux besoins « incontournables ». Il vante l’équipement de la ville en matière de sport et de culture.   

-En fonctionnement, les aménagements et services urbains se taillent toujours la part du lion : plus de 20% contre 18,5% à l’enseignement, 10% au sport et 7% à la culture. C’est une pratique récurrente avec laquelle nous ne sommes pas forcément d’accord. Nous regrettons que la rénovation du centre culturel du Parc ne soit pas jugée « incontournable » mais aussi que le centre de loisirs Fossiez soit oublié depuis des années. Les enfants qui y sont accueillis ont aussi besoin d’une structure adaptée à leurs activités.

-Du côté de l’investissement, là encore, aménagements et services urbains ont la part principale : 36% des travaux.

-En ce qui concerne la dette, nous remarquons que le dernier prêt « toxique » est toujours présent bien que la majorité le passe volontiers sous silence : cet emprunt dollar/franc suisse coûte encore au contribuable 36 000€ avec un taux de 7,4%. C’est bien davantage que ce que la ville dépense pour les séjours de vacances des jeunes Gratiennois. Certes un fond de soutien national nous « soulage » de 20 00€… mais c’est toujours un contribuable qui paie !

-Même remarque en ce qui concerne les subventions. Que la ville recherche les subventions les plus élevées, c’est bien naturel mais n’oublions pas qu’il s’agit là aussi d’argent public. Pour nous résumer, on se glorifie ici à St Gratien de taux d’impôt bas, mais heureusement qu’ailleurs on paye des impôts… ce qui permet à St Gratien de toucher le fruit de ces impôts levés ailleurs sous la forme de subventions : DGF, aides régionales et départementales…N’est-ce pas finalement une grande hypocrisie ?

-Enfin, nous regrettons que la méthode reste toujours la même : la détermination des projets reste un exercice très solitaire. Pas de Conseils municipal d’enfants qui pourrait faire émerger de nouveaux projets, pas de budgets participatifs.. pas d’association des habitants à la réflexion budgétaire.  

À suivre…

 

Pour 2022…

« L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons en faire ».

Henri Bergson

Faisons de l’année 2022 un temps riche de fraternité, de solidarité, de progrès social,  de partage des richesses,  d’avancées écologiques,  de conquêtes citoyennes !

De haut en bas, de gauche à droite : Pont de Bezons, Commémoration du 17 oct. 1961 ; Janvier : non à une gare en plein champ au Triangle de Gonesse ; Novembre : vente de fruits & légumes solidaires aux Raguenets ; Toute l’année : point de vente de l’Huma à la table du marché ; décembre : séance du conseil dans le gymnase ; Muguet du 1er mai place du Forum ; 28 août : Commémoration de la libération de St Gratien.

Arc-en-ciel

Article paru dans l’Humanité, après la disparition en Afrique du Sud de  Desmond Tutu, figure emblématique de la lutte contre l’apartheid.

Lundi 27 Décembre 2021, Pierre Barbancey

Disparition. Desmond Tutu a rejoint l’arc-en-ciel des nations

Figure de la lutte contre l’apartheid, prix Nobel de la paix, personnalité intransigeante et attachante, l’ancien archevêque du Cap est décédé dimanche. Il avait 90 ans.

C’était un rire pur. Un rire franc. Un rire massif parfois tonitruant. Tous ceux qui ont eu la chance de rencontrer Desmond Tutu se souviennent aujourd’hui de ses yeux plissés, espiègles, comme ceux d’un enfant, dès qu’il esquissait un sourire. Plus que de la bonhomie, il y avait chez lui un amour de la vie et une façon unique de raconter des anecdotes. Comme celle-ci : «Un jour à San Francisco, j’étais bien tranquille dans mon coin. Une femme fait irruption devant moi. Visiblement émue, elle me salue d’un “Bonjour, archevêque Mandela! Deux hommes pour le prix dun». Au mois d’octobre, il avait fêté ses 90 ans. Ce fut sa dernière apparition publique. Celui que tout le monde appelait familièrement par le surnom de The Arch (archevêque se dit archbishop en anglais) s’est éteint, ce dimanche, au lendemain de Noël.

Une disparition annoncée par Cyril Ramaphosa, président de la République d’Afrique du Sud, en personne. «Des trottoirs de la résistance en Afrique du Sud aux chaires des grandes cathédrales et lieux de culte du monde, en passant par le cadre prestigieux de la cérémonie du prix Nobel de la paix, The Arch s’est distingué comme un défenseur non sectaire et inclusif des droits de l’homme universels», a déclaré celui qui est également à la tête du Congrès national africain (ANC). Une organisation que Desmond Tutu n’a pas craint d’étriller ces dernières années, annonçant même qu’il ne voterait plus en sa faveur, se disant déçu par la corruption, l’état des écoles publiques et la pauvreté persistante. «Je nai pas combattu pour chasser des gens qui se prenaient pour des dieux de pacotille et les remplacer par dautres qui pensent en être aussi», dénonçait-il.

Tutu est né le 7 octobre 1931 dans la ville minière de Klerksdorp, à l’ouest de Johannesburg. Sa mère était domestique, son père directeur d’école primaire. Il se tourne très vite vers la théologie et devient, en 1978, le premier dirigeant noir du Conseil sud-africain des églises (SACC), qui compte 15 millions de fidèles actifs dans la lutte contre l’apartheid. En 1984, alors qu’il est nommé évêque de Johannesburg et appelle au boycott économique du régime raciste blanc de Pretoria, il est lauréat du prix Nobel de la paix. Albert Luthuli, président de l’ANC de 1952 à 1967, avait reçu ce même prix en 1960. Il sera également décerné à Nelson Mandela et Frederik De Klerk en 1993. Il devient archevêque du Cap en 1986, alors que, dans le pays, la lutte s’intensifie pour mettre à bas l’apartheid, notamment avec le regroupement de toutes les organisations progressistes, civiles, religieuses et syndicales au sein du Front démocratique uni (United democratic front, UDF).

Une lutte dont il est totalement partie prenante, notamment en tant que responsable de l’Église anglicane pour toute l’Afrique australe. Et une épine plantée dans le pied du pouvoir raciste qui ne peut se débarrasser de cette personnalité aux déclarations fracassantes. Ainsi, en juillet 1986, après le refus de Ronald Reagan, alors président des États-Unis, d’imposer des sanctions au régime de l’apartheid, il s’exclame devant la presse : «Plus de 70 % de notre peuple, comme le montrent deux sondages, veulent des sanctions. Mais non, le président Reagan sait mieux que tout le monde. Nous allons souffrir. Il est là, comme le grand chef blanc à l’ancienne, à nous dire que nous, les Noirs, on ne sait pas ce qui est bon pour nous. L’homme blanc sait».

Serviteur d’une Église aux portes grandes ouvertes

En 1995, un an après les premières élections démocratiques qui ont vu l’accession de Nelson Mandela à la présidence du pays, Desmond Tutu est tout naturellement nommé à la tête de la commission Vérité et Réconciliation, chargée d’enquêter sur les crimes commis sous l’apartheid. Il aimait d’ailleurs dire : «Pardonner, ce nest pas seulement être altruiste. C’est la meilleure forme d’intérêt personnel. C’est aussi un processus qui n’exclut pas la haine et la colère». Au deuxième jour des auditions, il fond en larmes après le témoignage particulièrement insoutenable d’un ancien détenu de Robben Island.

Présidant depuis 2007 The Elders (les Aînés), groupe de personnalités internationales œuvrant pour le règlement de conflits dans le monde, The Arch avait écrit en juin 2016 au comité Nobel pour proposer «la nomination de Marwan Barghouti, dirigeant palestinien emprisonné, pour le prix Nobel de la paix». Il rappelait qu’ «en 2013, une campagne internationale pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers palestiniens fut lancée à Robben Island (…) depuis la cellule du symbole universel de paix qu’est Nelson Mandela».

The Arch était le serviteur d’une Église aux portes grandes ouvertes pour accueillir ce qu’il a lui-même appelé la «nation arc-en-ciel». Une belle expression qu’il a employée pour la première fois lors de son discours prononcé aux obsèques de Chris Hani, secrétaire général du Parti communiste sud-africain (SACP) et chef militaire de Umkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC, assassiné en 1993. Une idée si forte que Nelson Mandela l’a reprise le 10 mai 1994, lors de sa cérémonie d’investiture : «Nous prenons lengagement de bâtir une société dans laquelle tous les Sud-Africains, blancs ou noirs, pourront marcher la tête haute (), une nation arc-en-ciel en paix avec elle-même et avec le monde».

Desmond Tutu était un peu la conscience de l’Afrique du Sud. Avec lui, disparaît pratiquement le dernier des géants de la lutte contre l’apartheid et des idées progressistes. Parmi ses derniers combats, et contre sa hiérarchie, il a défendu le suicide assisté, le droit à l’avortement et les homosexuels. Avec ce pied de nez qui le caractérisait si bien : «Je ne vénérerais pas un Dieu homophobe. () Je refuserais daller dans un paradis homophobe. Non, je dirais: Désolé! Je préfère de loin aller de l’autre côté”».

Repères
7 octobre 1931
Naissance à Klerksdorp, dans le Transvaal.

1961 Ordonné prêtre de l’Église anglicane.
10 décembre 1984 Reçoit le prix Nobel dans le grand amphithéâtre de l’université d’Oslo.
7 septembre 1986 Nommé archevêque du Cap.
1995 Nommé président de la commission de la Vérité et de la Réconciliation.
2005 Nommé par le secrétaire général de l’ONU membre du Haut-Conseil pour l’Alliance des civilisations.
26 décembre 2021 «Le décès de l’archevêque émérite Desmond Tutu est un nouveau chapitre de deuil dans l’adieu de notre nation à une génération de Sud-Africains exceptionnels qui nous ont légué une Afrique du Sud libérée. », Cyril Ramaphosa, président sud-africain.

Desmond Tutu : « Ubuntu », rien de ce qui est humain ne lui était étranger (PCF)

Le Parti communiste français a rendu hommage à Desmond Tutu dans un communiqué, ce 26 décembre 2021, sitôt connu le décès de l’archevêque sud-africain, lauréat du prix Nobel de la paix.

« Figure éminente de la lutte du peuple sud-africain contre le régime d’apartheid puis de la « nation arc-en-ciel » post-apartheid, non-raciale et démocratique, Desmond Mpilo Tutu vient de s’éteindre à l’âge de 90 ans, écrit le PCF. Il laisse orphelin le peuple sud-africain tout entier et, au-delà, toutes celles et tous ceux qui, de la solidarité internationale anti-apartheid à l’engagement pour une paix juste et durable au Proche-Orient, ont partagé les combats de sa vie. » 

Pour le PCF, Desmond Tutu était « reconnu, estimé et hautement respecté pour la finesse de son intelligence et sa force de caractère, tout comme son humour et sa joie de vivre, (il) a dédié son sacerdoce à la libération de son peuple et la mise à bas du crime contre l’humanité qu’était l’apartheid. Jusqu’à son dernier souffle, Desmond Tutu aura lutté pour la justice et l’égalité, la fraternité des peuples, la solidarité, le droit et les libertés, contre le racisme et la xénophobie, et les dominations de toutes sortes. « Ubuntu », rien de ce qui est humain n’était étranger à Desmond Tutu ». 

Le PCF poursuit : « Desmond Tutu a présidé de 1996 à 1998 la commission Vérité et Réconciliation (Truth and Reconciliation commission, TRC), chargée de faire la lumière sur les crimes commis entre 1961 et 1994 et d’engager un processus de réconciliation nationale, et de justice réparatrice envers les victimes de l’apartheid. « Ceux d’entre nous qui s’inscrivent dans la tradition chrétienne ont, peut-être, une responsabilité spéciale parce que cette nation a instrumentalisé au cours des années les sources théologiques chrétiennes pour promouvoir l’apartheid », écrira-t-il en 1996 ». 

Le PCF souligne encore que « c’est à partir du milieu des années 1960 que celui qui deviendra près de 25 ans plus tard le premier archevêque anglican noir du Cap et prix Nobel de la paix (1984) s’engagea de façon active contre l’apartheid, pour l’égalité absolue entre tous les Sud-Africains. Fortement influencé par le mouvement de la conscience noire et la théologie africaine, Desmond Tutu épousait les ambitions de la Charte de la liberté, initiée par le Congrès national africain (ANC) d’une Afrique du Sud libre, non-raciale et démocratique. À partir de 1983, il sera l’une des personnalités de premier plan de son pays qui, aux côtés du révérend Allan Boesak, animeront le Front démocratique uni (United democratic front), coalition de plusieurs centaines d’organisations et associations dont le rôle s’est révélé déterminant pour unir et élargir encore la mobilisation populaire anti-apartheid en Afrique du Sud comme au plan international. C’est aussi avec Allan Boesak que Desmond Tutu présidera la TRC pendant deux ans ; une entreprise douloureuse pour les Sud-Africains, trop souvent frustrante mais qui aura contribué à éloigner le spectre d’une guerre civile dans son pays et, au plan international, à l’élaboration d’institutions spécifiques au traitement des violences perpétrées par des régimes criminels ». 

Le PCF conclut par ces mots : « C’est aujourd’hui avec solennité que le Parti communiste français s’incline devant la mémoire de Desmond Mpilo Tutu et exprime à sa famille et au peuple d’Afrique du Sud ses condoléances attristées. Hamba Kahle, Baba ! » (au revoir, père !)

Disparition de Christine Valéry

Comme nombre de Gratiennois, nous sommes choqués et émus de la disparition brutale de Christine Valéry, notre voisine aux séances du Conseil municipal.

Nous saluons son engagement et son investissement de longue date dans la vie locale de notre commune, tant au niveau associatif que politique. Chef de chœur d’une chorale gratiennoise, Christine avait été à plusieurs reprises candidate pour le PS aux élections municipales, législatives, départementales et récemment en mars 2020 avait été élue au Conseil municipal de Saint Gratien.

Nous adressons à sa famille, à ses deux enfants, à Pierre son époux, à qui nous savons que Christine va infiniment manquer, nos plus sincères condoléances. Une pensée également pour ses camarades du Parti socialiste.

Stéphane Bauer, Isabelle Volat, élus du groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Conseil au gymnase

Notre compte-rendu du Conseil municipal du 16 décembre 2021.

La séance se tient dans le gymnase du Forum, la salle des mariages étant jugée trop exiguë pour le respect des gestes barrière. Surprise ! Si la taille de l’équipement sportif ne favorise pas les échanges (nous sommes très loin du maire qui a du mal à voir notre main levée…),  la sonorisation est par contre bien meilleure qu’en mairie, tant pour les élus que pour le public.

Première remarque de notre part : l’ordre du jour comporte 27 rapports dont certains particulièrement importants, le vote du budget par exemple ! Sans oublier les 30 décisions du maire et un PV de 43 pages à relire. C’est, pour les élus minoritaires que nous sommes, un travail important et difficile en peu de temps. C’est la conséquence d’un nombre insuffisant de Conseils dans l’année : 6 seulement en 2021, contre 8 habituellement.

Nous questionnons tout d’abord sur les décisions du maire.

-La ville passe une convention avec la société Transdev pour la mise à disposition d’équipements sportifs. L’occasion de regretter que, lorsque les salariés en grève cherchent à rencontrer le maire, il ne leur répond pas… 

-La ville a passé un marché de 105 000€ pour le fleurissement. Ce montant maximum est-il parfois atteint ? Auquel cas, cela représenterait 5 fois le montant alloué aux courts séjours printemps et été des enfants de la ville… Pas de réponse du maire sur ce point. D’autre part, n’y a-t-il pas de fournisseurs locaux ? Quid des circuits courts quand les sociétés se trouvent dans le Finistère ou dans le Maine ? Pas de réponse nette, le maire arguant d’un fleurissement « durable »…. et nécessitant moins d’arrosage… ce qui n’a qu’un lointain rapport avec notre question.

-La ville va recourir à une assistance (35 800€) pour la passation d’un marché relatif au stationnement. Pourquoi ce besoin d’aide… est-ce la conséquence de la non-présentation aux élus des rapports d’activité de Indigo entre 2015 et 2019 ? Comment se fait-il que la ville ne puisse plus traiter elle-même de tels dossiers ?  Réponse floue également, le maire rappelle la durée de la délégation de service public pour le stationnement payant sera de 10 ans, et que la ville souhaite « revisiter » ce marché…

Le Conseil entend ensuite le désormais traditionnel rapport sur l’égalité hommes/femmes, obligatoire dans les communes de plus de 20 000 habitants. Le rapport fait un état des lieux en matière des ressources humaines de la collectivité et des actions menées sur son territoire. Une seule question de notre part, sur la réflexion que la ville pourrait mener sur l’aménagement des cours d’école, où l’espace est majoritairement utilisé par les garçons qui jouent au football. Tollé dans la majorité et réponse du maire une nouvelle fois très évasive puisqu’il évoque les créneaux réservés aux footballeuses au… stade Delaune.

Nous votons contre l’application de la loi de transformation de la fonction publique, qui porte atteinte à la libre administration des collectivités, et dégrade les conditions de travail des personnels. Nous l’avons déjà relaté ici.

Nous nous abstenons sur la convention de mutualisation de la police municipale. 14 agents de police, 4 ASVP et 1 agent administratif sont mis à disposition de Saint Gratien, et sont sous l’autorité du maire pendant l’exercice de leur fonction sur le territoire communal. Ils sont équipés de bâtons de défense, de bombes lacrymogènes, de lanceurs de balles de défense, et bientôt de pistolets semi-automatiques, et de pistolets à impulsion électrique. Les policiers seront donc dotés d’armes létales, mais sans qu’aucun débat ne soit mené à l’échelon municipal. Nous le regrettons.         

Nous nous prononçons pour l’abattement de 30% de taxe foncière pour les bailleurs de logements sociaux situés dans les quartiers classés « quartiers politique de la ville ». Cela concerne une partie du quartier des Raguenets. Nous questionnons pour connaître concrètement les actions menées en matière de développement du lien social et les animations de quartier. Dans ce contrat de ville intercommunal, les engagements pris font–ils l’objet d’un bilan ? Comment contrôle-t-on les actions mises en œuvre ? Ce bilan est-il communiqué, et à qui ? Les priorités d’intervention sont-elles définies avec les conseil de quartier, le conseil de vie citoyen ? Le maire indique qu’un comité de pilotage est mis en place, réunissant le bailleur, la Préfecture, la commune et les habitants tirés au sort. Il vérifie que les actions ont bien été réalisées et planifie celles de l’année suivante. Il indique les priorités, renforcement de gardiennage, gestion renforcée des déchets encombrants, portage de courses en cas de panne d’ascenseur, entretien de la vidéoprotection, mise à disposition du local pour les « femmes de la République »…  Le maire en profite pour vanter le quartier, selon lui bien moins dense que le centre-ville, très bien entretenu et fleuri. Rappelons à cette occasion que les habitants des Raguenets ne partagent pas toujours son appréciation de l’entretien et du fleurissement, et qu’ils étaient nombreux à se plaindre de la présence massive de rats à proximité de leurs immeubles. Nous étions intervenus à ce sujet il y a deux ans afin que le problème soit sérieusement traité.

Le Conseil vote la suite de la réhabilitation de la salle d’armes. Le projet évolue avec des aménagements complémentaires entraînant de nouveaux coûts. Le montant total des travaux est à présent de 2,5M€, hors subventions. Pour mémoire, les travaux concernent la toiture, l’isolation, le chauffage, les sols, des vestiaires supplémentaires, et le recours à des énergies renouvelables. Cet équipement souffre en effet d’une très mauvaise isolation, la toiture n’est pas étanche, et les sols ont été abîmés par des infiltrations d’eau.  

Nous votons pour le « pack lecture et le pass BIB », dispositifs de réseau mutualisé des bibliothèques de la Communauté d’agglomération Plaine Vallée. En fait le système existant de prêts entre bibliothèques « Révodoc », dispositif départemental, sera remplacé petit à petit par un dispositif similaire de la CAPV. Nous soulevons le problème de passer d’un système de prêts entre toutes les bibliothèques du 95 à uniquement les 18 de la CAPV. N’est-ce pas une réduction de l’offre même si on nous assure que le fond des bibliothèques de la CAPV est suffisant ?

À suivre, les rapports financiers

 

1 607 heures

Le Conseil municipal de Saint Gratien a délibéré,  comme toutes les assemblées communales de France, sur le temps de travail annuel de ses agents.

Nous avons voté contre cette disposition, voici pourquoi.

Il s’agit là de l’application de la loi de transformation de la fonction publique. C’est une réforme scandaleuse parce que le gouvernement n’a négocié avec personne, il a imposé aux collectivités locales d’augmenter le temps de travail de leurs agents sans rémunération équivalente. La durée annuelle légale pour un temps complet doit à présent être de 1 607 heures.

Nous sommes contre parce que cette « harmonisation » est une nouvelle attaque contre l’autonomie des collectivités locales, en leur interdisant d’adopter des dispositions plus favorables à leurs salariés. Elle annule tous les accords plus favorables au temps de travail légal qui avaient été négociés dans les collectivités au fil des ans. Cela fera une « économie » de 57 000 postes.

Pourtant, le progrès va dans le sens d’une réduction du temps de travail, non son augmentation. Les fonctionnaires ont des contraintes professionnelles, la nuit ou le week-end, deux fois supérieures aux autres salariés. Ils sont moins bien rémunérés. Le salaire moyen des fonctionnaires territoriaux, qui est gelé depuis plus de dix ans, est inférieur de 400 € nets par mois par rapport à celui des salariés du secteur privé. Ce ne sont pas des privilégiés !

Cette loi comporte d’autre part d’autres dispositions négatives.

Elle facilite aussi le recours aux contractuels par la création d’un nouveau type de contrat à durée déterminée d’une durée d’un à six ans, n’ouvrant aucun droit à une titularisation ou à un CDI, dénommé « contrat de projet ».

Elle instaure un nouvel organe, le « comité social » qui comme dans le privé, va remplacer les CHSCT. Le texte prévoit également une diminution des compétences des commissions administratives paritaires (CAP) : leur avis préalable sur les questions liées aux mutations et aux mobilités, à l’avancement et aux promotions est « supprimé ».

En cas d’externalisation du service, il instaure un « détachement » automatique vers le privé.

Le texte s’inspire également du privé pour instaurer « un mécanisme de rupture conventionnelle ».

Tout le monde salue le travail des fonctionnaires territoriaux. Mais voilà comment on les remercie, en dégradant leurs conditions de travail, en les précarisant et en démantelant leur statut. Rappelons qu’il s’agit à Saint Gratien  d’une majorité de femmes en catégorie C.

Ce sujet aurait mérité un large débat au sein du Conseil municipal.  

Or, le rapport qui nous est présenté n’a été présenté dans aucune commission de travail. C’est d’ailleurs un problème récurrent, nous n’avons que très peu d’information sur la situation du  personnel de notre ville.  

Concrètement, les agents à Saint Gratien perdent deux jours de congé annuel. Dans d’autres communes, c’est bien davantage.  

Les collectivités avaient 18 mois pour mettre en œuvre la loi. Le maire nous affirme les avoir mis à profit pour travailler avec les représentants du personnel. C’est possible, mais nous n’en avons pas été informés.

D’autres villes refusent d’appliquer cette loi, ou étudient la possibilité de « sujétions »  pour moduler le temps de travail en fonction de la pénibilité.

On revient très prochainement sur cette question.

Nos questions orales

Grande nouveauté au moment des questions orales à la fin du Conseil municipal du 16 décembre ! C’est à présent un élu du groupe à l’origine de la question qui la présente lui-même.

L’exercice reste toutefois bien encadré, puisque le texte de la dite question a été transmise au maire -par écrit- 48 heures avant la séance, et que nous devons nous contenter de lire, sans écart, l’énoncé envoyé. La mesure modificative du règlement intérieur est donc minime.

Voici nos questions pour cette séance, et les réponses du maire, qui se contente, lui aussi, du minimum. 

 Crise Covid – Écoles

D’après le député LREM D.Corceiro, qui nous a reçu le 5/12, les communes peuvent bénéficier de subventions de la part de l’État pour l’équipement des classes en détecteurs de CO2 et purificateurs d’air. Quand la ville de St Gratien a-t-elle sollicité ces subventions afin que des détecteurs de CO2 et purificateurs d’air soient installés dans les écoles de la ville ?

Réponse : la demande de subvention pour les détecteurs est en cours, mais les délais d’approvisionnement sont assez longs, car toutes les communes recherchent  les dispositifs recommandés par l’Éducation nationale.

Remarque : plutôt une bonne nouvelle puisque jusqu’ici, la ville semblait méconnaître l’utilité de ces systèmes. Cela n’empêche nullement de continuer à se pencher sur certaines difficultés pour l’aération des locaux scolaires, notamment le problème des fenêtres qui s’ouvrent-ou se referment- difficilement dans certaines écoles. 

Cantine – Écoles

Malgré le recrutement de retraités pour encadrer les enfants lors de la pause méridienne, il manque encore 14 animateurs dans les écoles de la ville. Ces métiers sont essentiels et pourtant mal reconnus. Il y a d’ailleurs eu une grève dans les métiers de l’animation ces 14 et 15 décembre 2021. Quelle réflexion peut-elle être menée par la ville pour que les élèves puissent bénéficier d’un encadrement suffisant avec des personnels qualifiés, lors des temps périscolaires, particulièrement durant la pandémie et ses protocoles sanitaires contraignants ? 

Réponse : le maire estime que les élèves bénéficient d’un encadrement suffisant. En cas de manque de personnel, la ville doit mobiliser d’autres agents municipaux, par exemple des animateurs jeunesse qui renforcent les équipes sur la restauration scolaire. Le prestataire aussi met à disposition des agents qualifiés en cas de besoin. Le respect des protocoles sanitaires est la première préoccupation de la ville, qui avait d’ailleurs anticipé ces protocoles.

Remarque : difficile de croire que 14 animateurs manquants (chiffres fournis par la ville) puissent être remplacés si aisément. Ces difficultés de recrutement perdurent depuis des années, et sont préjudiciables à la qualité des temps périscolaires du midi. Une réflexion de fond est pour nous impérative.  

Maison de santé Raguenets

Le quartier des Raguenets est dépourvu de dentistes. La maison de santé contribue selon la communication de la ville, à la réussite de la lutte contre les déserts médicaux. Comment la ville et cette structure-ci peuvent-elles aider à l’installation de ces praticiens ? 

Réponse : au tout début, la ville a cherché à attirer des dentistes sur la maison de santé mais sans succès. Des dentistes sont installés en ville hors Raguenets. Dans la maison de santé, il ne reste plus qu’un local et celui-ci est destiné à être occupé par un généraliste.

Remarque : la maison de santé accueille un médecin qui pratiquait déjà dans l’immeuble, deux internes alternativement, et des vacations de psychologue et de d’ostéopathe- naturopathe. Une offre médicale qui reste bien modeste pour un quartier de 6 000 habitants.

Solidarité

Depuis des années, un homme vit dehors aux alentours de la gare, et y dort. Il vit grâce à la solidarité des riverains. Quelle action sociale la ville compte-t-elle mettre en œuvre pour aider cette personne à trouver des conditions de vie décentes ? 

Réponse : cette personne en grande précarité sociale depuis des années refuse tous les hébergements qui lui sont proposés et la ville a sollicité à maintes reprises les services d’urgence. Il est suivi par une tutrice désignée par le tribunal avec qui la ville a des contacts réguliers mais qui « ne fait rien ». Le CCAS suit son dossier et tente tant bien que mal de lui apporter son soutien.

Remarque : certes, il s’agit d’une situation compliquée ne serait-ce que du fait qu’elle dure depuis des années. Pour autant, l’action de la ville nous semble insuffisante.

Insécurité – Lycée d’Enghien

Jeudi 2 décembre, deux jeunes ont été hospitalisés, dont l’un dans un état grave, après une bagarre à l’arme blanche. L’affrontement s’est déroulé dans les allées vertes, puis devant l’entrée des fournisseurs du lycée Gustave-Monod. La scène a été d’une extrême violence. L’un des protagonistes est remonté armé jusqu’à l’entrée du lycée, alors que des lycéens sortaient du lycée pour rentrer chez eux ou changeaient de site à l’intercours de 17h.

Lors des travaux de rénovation du lycée, il avait été proposé de construire une passerelle reliant les deux parties du lycée, évitant ainsi aux lycéens de passer par le domaine public, et, le cas échéant, de se retrouver face à ce type d’événement, leur évitant aussi de traverser une rue très passante, évitant enfin de monopoliser du personnel affecté à la surveillance de cette traversée entre les différents bâtiments.

Dans le PPI de la ville, pourquoi la construction d’une passerelle entre les deux sites du lycée – dont une partie est situé sur la commune de St Gratien – n’a-t-elle pas été planifiée alors que la réalisation d’un tel ouvrage a été envisagé dans la phase de réflexion des travaux ?

Réponse : la compétence n’est pas communale, le lycée dépendant de la Région. Cela ne peut donc être inscrit dans le PPI de la ville. Si cet aménagement a un moment été envisagé, il apparaît que cela est complètement impossible d’un point de vue technique.

Remarque : l’argument de l’impossibilité technique est un grand classique pour l’élu qui veut couper court à la discussion. On l’a connu pour la passerelle piétonne qui enjambe le BIP à hauteur de la résidence des Marais. Présentée au départ comme irréalisable, elle a pourtant été implantée et est largement utilisée par les riverains. La passerelle reliant les deux sites du lycée avait de fait été envisagée, son implantation étant rendue possible par la  superficie des terrains de l’établissement. Une structure qui rendrait beaucoup plus sécure la traversée des élèves entre les deux sites du lycée.

   

André

Ce 16 décembre 2021 le Conseil municipal a rendu hommage à André-Paul Baritaud, qui vient d’être inhumé au cimetière de Saint Gratien.

Grande peine pour moi.

C’est en 1994 que j’ai rencontré André. Il y a 27 ans ! En 1995, nous avons été élus tous les deux sur une liste d’union de la gauche aux municipales à St Gratien. De 1995 à 2001, durant les six ans du mandat, j’ai travaillé en bonne harmonie avec un homme éminemment sympathique, au grand cœur : humaniste, attentif aux gens, avec des valeurs de gauche profondément ancrées. Je sais qu’il voyait la situation d’aujourd’hui avec inquiétude. J’ai découvert son humour perpétuel, parfois grinçant, parfois noir mais finalement toujours tendre : il critiquait les travers de ses concitoyens parce que je pense qu’il les aimait beaucoup. Et  souvent il visait juste sur les inégalités ou les inepties de notre société.

Notre mandat commun s’est terminé en 2001, puisque André avait choisi de ne pas se représenter. Mais notre amitié a perduré. André est resté attaché à la vie locale, et m’accompagnait volontiers pour le service des repas des seniors, où les échanges avec les élus et les bénévoles sont plus informels. Il est resté curieux des affaires municipales, sur lesquelles il m’interrogeait longuement lors de nos déjeuners au café du coin. Sa parole sur les sujets gratiennois était toujours juste. Chez Mao, il oubliait les recommandations de son médecin, sur lequel il plaisantait aussi beaucoup, et préférait les frites aux légumes verts. On refaisait le monde gratiennois, la société française, et même le monde tout court. On commentait le Canard enchaîné, on critiquait les hommes politiques. Son curseur politique s’était déplacé un peu plus à gauche, et il regardait avec sympathie notre mouvement gratiennois du Front de Gauche. Jamais non plus il n’oubliait de parler de sa famille, de ses petits-enfants, de ceux de ses proches qui avaient besoin de son aide. Je sais qu’il a été un fils, un mari, un frère, un grand-père attentionné. Et je sais qu’il va beaucoup nous manquer, à tous.  

Photo prise sur le marché de Saint Gratien, lors d’une campagne électorale

Conseil sportif

Un PV de 43 pages, 30 décisions du maire, 27 rapports, dont le vote du budget 2022, et a minima 15 questions diverses :  c’est l’ordre du jour de la séance du 16 décembre 2021 du Conseil municipal de Saint Gratien. Le tout dans un gymnase à l’acoustique incertaine… 

La séance est publique et se tiendra au gymnase du Forum, pour cause de salle des mariages trop petite en période de pandémie.

À suivre sur ce blog les échos des principaux points, puisque la ville ne souhaite pas retransmettre les débats en ligne.