Conseil de juin (3)

Conseil municipal du 30 juin 2022, la suite

Nous votons contre la délégation de service public (DSP) pour le stationnement payant.            

La concession de 6 ans attribuée à Vinci Park, devenu Indigo, pour la gestion du stationnement payant, arrive à échéance. La ville a donc relancé un appel d’offres. Ce dernier s’est révélé infructueux, la ville a donc contacté la société Effia qui gère le parking de la gare pour un marché négocié.

Nous sommes opposés à cette DSP, notamment parce que nous estimons que la ville se dessaisit de toutes ses compétences au profit du privé, sans que le service soit mieux rendu aux habitants, au contraire. D’autres villes ont opté pour réglementer le stationnement sans le rendre payant (Sannois, Deuil, St Leu, Soisy, Eaubonne, Ermont, Herblay, pour ne citer que celles-ci…) ; d’autres pour une consultation des habitants sur le sujet. C’est donc possible. Le contrôle du stationnement est déjà à la charge de la ville, via les ASVP, donc une zone bleue réglementée pourrait tout à fait être mise en place aux mêmes conditions.

Voici nos principaux arguments.

-Durée du contrat

Le futur contrat sera de 10 ans contre 6 auparavant. Nous soulignons ici les inconvénients des durées trop longues (exemple de la DSP du marché municipal qui est de 13 ans) et des dispositions pas toujours positives des contrats. On connaît les les augmentations « automatiques » des droits de place du marché ou des tarifs de la cantine via le marché passé avec Sogérès, ou encore des redevances inexistantes comme dans le précédent contrat avec Decaux. Bref les risques des marchés passés avec des sociétés privées, avec des contrats prometteurs sur le papier mais qui dérivent en réalité.

-Travaux

Nombre des travaux prévus dans le contrat avec Effia sont liés au principe du paiement du stationnement : horodateurs, paiement par nouveau système, collecte des recettes, création d’un site pour les abonnements, gestion des « forfaits post-stationnement », sans compter le coût pour la ville du cabinet pour aider à la négociation du contrat… Ce ne sont pas vraiment des travaux dans l’intérêt des usagers mais seulement des dépenses liées au principe du service payant.

Si la ville adoptait le principe d’une zone bleue réglementée, ces dépenses n’auraient plus lieu d’être.

De plus, on constate que l’état actuel du parking laisse à désirer : pas très propre, portes avec groom cassé, lourdes à pousser, porte avec code piéton qui ne fonctionne pas, alors que Indigo avait les mêmes obligations en matière de travaux et d’entretien. On peut donc s’interroger sur ce qu’il en sera avec Effia.

En fin de contrat avec Indigo, la ville a versé 55 000€ de travaux « imprévus » pour la conformité incendie du P1 et le marquage au sol en surface, la mise aux normes bancaires. Pourquoi ces travaux n’avaient-ils pas été inclus dans le contrat ? Ne va-t-il pas être difficile de prévoir les travaux sur 10 ans, quand déjà sur 6 ans, il y a eu problème ?

Nous nous interrogeons aussi sur l’évolution de la fréquentation des places de stationnement payant. Celle-ci ne nous est pas connue puisqu’il n’y a pas de présentation du rapport d’activité par Indigo entre 2015 et 2021, alors que le contrat le stipulait pourtant.

-Redevance

La redevance fixe que versera le concessionnaire à la ville est diminuée de moitié par rapport au contrat précédent : 3000€ par an contre 6000, autrement dit  insignifiante pour le budget communal.

Quant aux redevances variables avec seuils, ces derniers ont certes été revus en baisse nette par rapport au contrat précédent.. Mais on sait qu’elles restent très aléatoires. Lors du précédent contrat, le seuil du chiffre d’affaires nécessaire (204 000€) n’avait jamais été atteint et donc la redevance jamais versée à la ville…

En 2019, les recettes P1 se sont élevées à 51 000€ ; or le seuil pour la part variable de la redevance est dans nouveau contrat de 80 000€…

En 2019, les recettes sur la voirie étaient de 90 000€ ; or seuil pour la part variable dans le nouveau contrat est de 100 000€…

Donc sauf évolution de la fréquentation, la ville ne touchera jamais cette part variable… à moins que cela ne pousse à augmenter les tarifs ?

-Compte-rendu annuel

Déjà spécifié dans le précédent contrat et jamais présenté en 6 ans…

-Conséquences pour les habitants

Nous sommes échaudés par les dérives du précédent contrat. Pourquoi croire que le nouveau les évitera ? On voit que même le concessionnaire traîne les pieds puisqu’il n’a pas initialement soumissionné… Pourquoi faire payer les habitants pour une rentrée financière si minime pour la ville et des travaux de peinture qui n’ont rien d’extraordinaire ? Finalement quel est l’intérêt de ce système de stationnement payant ? Aucun pour la ville, ni pour les habitants.

Nous soulevons enfin le problème des publics spécifiques : les agents de la ville ont un macaron qui leur assure la gratuité. Mais d’autres paient pour venir travailler : les enseignants, par exemple, ou d’autres salariés des entreprises gratiennoises.

Pas de gratuité envisagée non plus pour les véhicules électriques.

Nous votons également contre la modification des grilles tarifaires.

La petite avancée de 45 minutes gratuites au lieu de 30 auparavant ne remet pas en cause notre opposition au principe.

Les tarifs des redevances sur la voirie et dans le parking P1 seront indexés annuellement. Selon le maire, aucun risque que la formule de révision entraîne des augmentations excessives… sauf qu’on connaît le problème des formules de révision automatique : cantine, marché…  surtout en ces temps de grosse augmentation des prix des fluides.

Conseil de juin (2)

La suite de notre compte-rendu du Conseil municipal de Saint Gratien

Finances

 Nous votons contre les tarifs de la saison culturelle 2022/2023.                     

En comparant avec les tarifs 2021, nous constatons une augmentation de +1 ou 2€ sur les tarifs de A à E (sauf le tarif pour jeune public et scolaires qui reste inchangé) et une augmentation de +5 € sur les abonnements. Le spectacle « RV médiathèque » offert aux abonnés disparaît. Le concert de Noël passe du tarif B à A.

Nous proposons, comme en 2021, la gratuité pour les spectacles proposés aux scolaires. Cela faciliterait la participation des écoles et encouragerait les pratiques culturelles des écoliers. Actuellement, les parents participent et souvent c’est la coopérative scolaire qui complète, donc les fonds des écoles… Ce serait une mesure au contraire insignifiante pour le budget de la ville, 2000 ou 3000€. Refus du maire, avec l’argumentaire connu « rien n’est gratuit ! « …

Il y a également débat sur l’utilisation de la salle Georges Brassens. À présent qu’elle est rénovée, la salle pourrait accueillir des spectacles. C’est le cas pour quelques spectacles de la saison culturelle à venir mais en nombre réduit. Car finalement les Gratiennois utilisent très peu cet endroit qui sert surtout pour les repas des personnes âgés et quelques spectacles de fin d’année des enfants des écoles. Pourquoi ne pas l’utiliser plus largement ?  

Nous votons contre le Compte administratif 2021. Ce document, qui retrace les dépenses et recettes de la collectivité réellement effectuées durant cette année, est l’occasion de faire le point de la gestion municipale. 

Les « services extérieurs » sont en hausse par rapport aux années précédentes. Cela signifie que la ville recourt de plus en plus souvent aux externalisations, ce qui à notre avis n’est pas une bonne pratique. Nous constatons que les dépenses de personnel sont inférieures à celles de 2018 : 13,5M€ contre 13,7M€. Nous nous interrogeons sur les conséquences de ce fait sur les services rendus aux habitants, et sur les conditions de travail des agents, leur nombre et leur rémunération.

Les dépenses d’investissement par habitant sont les plus faibles depuis 2016. Elles s’élèvent à 5 853 694,53 euros. Mais les dépenses d’équipement, autrement dit les travaux, n’ont  représenté en 2021 que 38,12 % des investissements, le reste de ces dépenses d’investissement étant consacré au remboursement de la dette. St Gratien n’aura donc connu que 2, 2M€ de travaux en 2021, ce qui est moitié moins que les montants qu’y consacrent en moyenne les villes au niveau national. Il y aurait de nombreux reports en 2022 pour plus de 4 M€. L’adjoint aux finances a beau nous répéter que notre ville est bien équipée, voire que nos équipements sont enviés de tous (!!) nous verrons dans la suite de échanges de la séance que certains besoins se font sentir, notamment pour les infrastructures sportives.    

Quant à la nature des dépenses, on note comme depuis toutes ces dernières années que le poste « aménagements et services urbains » se taille la part du loin, tant en fonctionnement qu’en investissement. Si les dépenses de voirie sont certes importantes dans une ville, d’autres postes le sont tout autant, comme le sport, la culture ou l’éducation…      

La capacité d’autofinancement de la commune, delta entre les dépenses et recettes de fonctionnement, est de plus en plus faible : 1,834 M€ pour 2021, contre 3,136 M€ en 2020. Cela influe bien évidemment sur la capacité de désendettement de la ville. Ce chiffre est le rapport entre l’épargne nette et la dette, et indique le nombre d’années que la ville mettrait à rembourser sa dette si elle y  consacrait la totalité de son épargne. On considère que 12 ans est un seuil critique, et que la dégradation soudaine de ce chiffre-clé des finances d’une ville est préoccupant. Or, la capacité de désendettement de Saint Gratien est passée d’un peu plus de 6 ans en 2020 à quasiment 11 ans en 2021, le plus mauvais chiffre depuis 2016.  

Enfin, nous notons que le dernier emprunt toxique de la ville représente encore 4,30% de la dette et 858K€. Nous interrogeons le maire sur le surcoût éventuel lors de l’échéance d’avril 2022.  

Une suggestion que nous ne désespérons pas de voir un jour aboutir : la communauté d’agglomération voisine « Val et Forêts » a décidé de l’extinction de l’éclairage public entre 1h15 et 4h45. Cela est source d’économies substantielles et bon également pour l’environnement. Quelle est la réflexion de Saint Gratien en ce sens ?

À suivre… (avec un peu de retard pour cause de vacances…)

Conseil de juin

Les principaux points à retenir du Conseil municipal du 30 juin 2022

 Procès-verbaux des séances

Nous recevons le procès-verbal du Conseil municipal  plus de deux mois après la séance… Cela ne nous facilite pas la relecture !

D’autre part,  les informations sur les séances des Conseils municipaux sont rarement à jour sur le site de la ville. À la date où j’écris ce billet (4 juillet), ni le PV du 15/04, pourtant voté le 30/06, ni l’ordre du jour de la séance du 30/06, ni le compte-rendu du 30/06 (rapports présentés et votes), ne sont en ligne. 

Revenons sur l’importance des procès-verbaux. Ces PV sont les seuls documents publics qui permettent aux citoyens de prendre connaissance des débats des Conseils municipaux, à moins d’avoir assisté physiquement à la séance. Il est donc primordial qu’ils reflètent correctement les échanges entre élus. Hélas !

Les PV depuis plusieurs séances censurent nos interventions. Les Gratiennois sont très mal informés du travail de leurs élus, surtout que contrairement à de nombreuses villes, St Gratien ne pratique pas la diffusion en ligne des séances. La démocratie locale est mise à mal, car elle commence par une bonne communication sur les affaires municipales.

Exemple avec le PV de la séance d’avril 2022, voté à la séance suivante du 30 juin.  

Certes, le document comporte 33 pages. L’essentiel est composé de la reprise des rapports présentés, il reste finalement très peu pour les débats. Mais de plus, les coupes sont soigneusement faites.

Le PV du 15 avril ne reprend aucune de nos remarques sur le PV du Conseil de février. Il se contente d’indiquer que des remarques sont faites sur le PV précédent. Oui, mais lesquelles ? Mystère ! Personne ne saura que nous avons cité le coût des séjours de vacances des jeunes Gratiennois. Celui-ci ne représente pour la ville que 0,075% de son budget de fonctionnement, disions-nous en février. Notre intervention sur les séjours est assez bien retranscrite… sauf ce chiffre !  

À nouveau, notre intervention d’avril sur les tarifs de cantine est totalement vidée de tout chiffre. N’apparaissent pas :

-le rappel des augmentations successives depuis 2014, soit 2% ou 3% chaque année, quelque soit l’inflation ; seule 2020, année Covid, a connu un maintien des tarifs.

-le coût pour une famille de 2 enfants au tarif 1 (=76,50€/mois), ou au tarif 10 (=264/mois) : rien n’apparaît dans le PV, alors que cela constituait une partie importante de notre argumentaire.  

-la comparaison faite des tarifs gratiennois de cantine avec ceux de 40 autres villes du Val d’Oise et la conclusion que St Gratien est plus cher de 11% sur le tarif le plus bas et de 57% sur le tarif le plus haut. Ces chiffres ne sont pas repris dans le PV, alors que nous y avions particulièrement insisté en séance.

Le bouquet ? Ma deuxième intervention sur ce thème est attribuée à une autre élue ! En réponse à l’argument de la majorité « les cantines sont pleines, les parents sont donc satisfaits du service« ,  je demandais si les réfectoires des écoles des Raguenets connaissaient la même affluence que ceux du centre ville. Car le coût de la restauration scolaire pèse lourd pour les budgets modestes de certaines familles. Je terminais en insistant sur le fait que, lorsque la commune est amenée à faire des choix budgétaires, j’opterais plutôt pour préserver la cantine que le fleurissement. Le PV omet que j’avais précisé que cela vaut en cas de situation financière difficile, (ce qui, hélas, sera certainement le cas si le nouveau gouvernement tient la promesse du candidat Macron de récupérer 10 milliards d’euros sur le dos des collectivités locales…)  Car sinon, nous apprécions aussi les fleurs !

À suivre…   

 

L’art de la non-réponse

Le maire répond à nos questions orales en toute fin de Conseil municipal. Mais peut-on appeler « réponse » les propos du maire qui suivent nos interrogations ? C’est pour lui un exercice obligé dont il se débarrasse de manière expéditive, sans grande considération pour les élus minoritaires (le groupe majoritaire ne pose traditionnellement pas de questions).

Voici donc les semblants de « réponses » qui nous ont été apportées jeudi 30 juin. Les notes ont été prises par Stéphane Bauer.

1 – Résidence pour personnes âgées La Fontaine et bruits

Des résidents de la Résidence La Fontaine pour personnes âgées se plaignent du bruit : bruits provenant en journée du skate parc ; bruits provenant le soir du parc urbain ; bruits la nuit des avions.

Quelle est la politique de la ville pour obtenir une atténuation de la pollution sonore en ville ?

Réponse de M. le Maire : « Personne ne s’est jamais plaint. Jusqu’à présent nous n’avons pas reçu de lettre à ce sujet. Dites à la personne de nous contacter, et on verra. »

Me Eustache-Brinio, (qui n’a pas la parole à ce moment-là, coupe la parole au Maire) : « c’est normal qu’il y ait du bruit au Skate Parc. C’est un lieu pour cela…oh l’autre… ouais… ! »

Me Berangwanger (qui n’a pas la parole à ce moment de la séance) : « C’est nouveau. Je n’ai jamais entendu cette remarque des résidents. C’est qui, qui dit cela ? »

Notre commentaire : Une personne est venue nous trouver dimanche dernier à notre permanence du marché, que nous tenons tous les dimanches matins. Elle résidait jusque-là sur la côte vendéenne. Sa fille l’a rapatriée en région parisienne car elle estime gérer plus facilement sa situation. La personne est hébergée à la résidence La Fontaine depuis quelques mois. Elle a du mal à s’habituer à la ville et à ses bruits. « Le plus difficile, ce sont les bruits qui montent du parc urbain le soir… du trafic…, il y en a. Cela attire du monde ; des petites échauffourées. Donc du bruit… je n’avais pas l’habitude. C’est difficile, car j’aimerais plus marcher dans le parc. »

 2– Ateliers du Plan Climat Air Énergie de la communauté d’agglomération Plaine Vallée, organisés sur le thème de la protection de la biodiversité à St Gratien, espace Camille Claudel le mercredi 15 juin après-midi.

Au-delà de l’intérêt de croiser les expériences et les savoirs sur ces thèmes entre habitants, élus majoritaires et fonctionnaires des collectivités des territoires et cabinets de consulting, il faut arriver à préserver dans ces ateliers le temps de parole des habitants et des élus minoritaires, parfois empiété par des échanges bilatéraux entre cabinets de consulting et élus et fonctionnaires des collectivités présents.

À ce titre, comment la ville explique la très faible participation des habitants et encore plus des habitants du lieu où était organisée la réunion à l’atelier du 15 juin après-midi (où pourtant les jeunes du quartier présentaient un parcours vélo du square Georgette Agutte au Château de la Chasse) ?

Réponse de M. le Maire : « c’est l’atelier qui a connu le plus grand succès. Sur un thème pas évident comme la biodiversité, il a été celui qui parmi les 4 ateliers organisés dans le cadre du Plan Climat Air Énergie de notre territoire, a réuni le plus de monde. 40 personnes. C’est un succès. Toutes les réunions ont été des succès. Je remercie Patrick Zamolo, notre adjoint au développement durable d’avoir organisé cet atelier. »

Notre commentaire : Selon certaines de nos sources, qui ont assisté à un autre atelier de la CAPV, il y avait 30 habitants à celui de Domont. Dire qu’il y avait beaucoup de monde, c’est exagéré. De notre côté, après la répartition de l’auditoire réuni l’autre mercredi à Camille Claudel, parmi les 15 personnes qui ont participé à la table « renforcer la biodiversité en milieu urbain », il y avait 5 à 6 consultants ; 4 à 5 élus majoritaires ou fonctionnaires de services municipaux de développement durable. Et nous étions 5 habitants, dont 3 ou 4 de St Gratien et aucun des Raguenets. Comme une grande partie des autres habitants participant aux autres tables rondes ont quitté Camille Claudel avant la plénière de restitution, dont le micro était  confié exclusivement à des consultants, il m’a été difficile d’identifier leur origine géographique. Il y avait une jeune femme de Soisy qui lutte contre la prolongation du BIP. Deux autres visages m’étaient bien connus : ils n’habitaient pas les Raguenets. Ni moi d’ailleurs.

 3 – Inspirations durables du 21 mai et canicule 

Le dérèglement climatique fait que les épisodes de canicule sont plus fréquents, plus intenses et plus précoces dans la saison. Les établissements scolaires sont mal protégés contre la chaleur. En particulier, les cours de nos écoles, bitumées, parfois insuffisamment arborées, deviennent des fournaises lors des vagues de chaleur.

Après la journée du 21 mai sur le thème de la transition écologique, quelles actions concrètes vont-elles déboucher en ville : reprise des actions de sensibilisation en matière d’économie d’énergie de l’Adème auprès des familles, recyclage de l’eau de pluie pour arroser les jardins publics de St Gratien, création d’un repair café, parc Véligo tant attendu, collecte et recyclage des mégots bien au-delà des seuls services techniques municipaux notamment, réflexion pour que les cours de récréation deviennent des endroits agréables à vivre au quotidien… ? 

Réponse de M. le Maire : votre litanie programmatique, adossée à la fin de votre question… Vous irez poser votre question en Commission « développement durable ». On m’a dit qu’elle a duré longtemps la dernière fois. Patrick se fera un plaisir d’y répondre. Allez, passons à la question suivante.

Notre commentaire : dommage, car on voulait « à chaud » savoir si les dernières réunions et manifestations sur cette thématique en ville avaient alimenté les réflexions de notre maire. En commission, on nous renvoie en conseil municipal, car il y a parfois des enjeux financiers qui dépassent les prérogatives de l’adjoint au Développement Durable (DD). Et nous ne sommes pas allés à la toute dernière commission de  DD. Il n’y avait qu’un seul point à l’ordre du jour : le prix des pots de miel de St Gratien. L’avant-dernière séance avait, elle, été consacré en grande partie à la lecture par M. Zamolo des réponses qu’apportait M. le maire aux questions que j’avais posées à l’avant-avant dernière commission DD. La boucle est bouclée.

4 – Travaux de la salle d’armes

Les travaux de la salle d’armes se déroulent de septembre 2022 à au moins juin 2023.

Durant cette période, quelles solutions envisage la ville pour que le club puisse continuer son activité dans de bonnes conditions ; que l’initiation à l’escrime puisse se dérouler pour les scolaires dans le cadre du tiers temps pédagogique ; mais également que les autres associations sportives ne pâtissent pas trop d’une allocation temporaire aux différentes catégories de pratiquants de l’escrime en ville, de créneaux qui jusque-là leur étaient dévolus ?

Réponse de M. le Maire : J’avoue que cela a été compliqué de trouver une solution. Je remercie Didier et toute l’équipe de la direction des sports d’avoir pris à bras le corps ce problème. Les bureau administratif de la salle d’armes – tout ce qui est gestion des plannings, etc – sera hébergé pendant un an, jusqu’à la fin des travaux dans l’ex-permanence de François Scellier, que la ville a rachetée et qu’elle va mettre à disposition des commerçants de l’association des commerçants.

Les scolaires iront pratiquer au Sivom. On a trouvé un accord. Le sport-loisir de l’escrime sera pratiqué dans le tennis de St Gratien, cours n°1, en fin de journée, sur le créneau 18h / 20h. Tout le monde y trouve son compte.

Notre commentaire : et les autres associations sportives, pour qu’elles ne pâtissent pas trop d’une allocation temporaire de créneaux qui jusque-là leur étaient dévolus, aux différentes catégories de pratiquants de l’escrime en ville ?

5 – Infrastructures sportives

Elles sont très utilisées, notamment les gymnases, et attribuer les différents créneaux aux associations devient de plus en plus difficile.

Les tensions révélées dans la dernière commission des sports, dans la distribution des créneaux d’occupation dans les structures sportives de la ville, mettent en évidence une sous allocation des terrains abrités par le SIVOM à des clubs de Saint Gratien.

Aussi, quelles réflexions mène la ville afin de résorber, à la fois, un point de blocage qui apparait au niveau de l’utilisation du SIVOM, mais également sur le reste du territoire de la commune, pour s’assurer dans l’avenir des espaces en nombre suffisant pour la pratique sportive des Gratiennois.e.s, qui connait un rebond après les confinements ou un fort développement suite aux bons résultats de l’élite française et/ou gratiennoise, notamment par la création d’un nouveau gymnase qui apparaît peut-être nécessaire ?

Réponse de M. le Maire : La ville de StGratien accueille 7 000 licencié-e-s. La pratique du sport est très importante. Nos capacités d’accueil font parties de celles qui sont les plus grandes dans la région. On a rien à envier aux autres villes. Des sportifs viennent pratiquer à St Gratien, preuve de la qualité de nos structures.

La réunion de la commission des sports s’est très bien déroulée. Dans une bonne ambiance. Il y a juste un problème avec le hand. Qui je le rappelle est l’entente St Gratien-Sannois. Le club occupe beaucoup de créneaux déjà. Et au Sivom et au Piccolo. C’est vrai que là ses nouvelles demandes sont difficiles à gérer.

Votre insistance sur la création d’un gymnase ne correspond pas à la demande sur la ville qui je le répète est satisfaite. Créer un gymnase nécessite ensuite l’entretenir et le maintenir. Il faut anticiper les futures dépenses de fonctionnement. Il n’est pas dit que la situation de la ville le permette. Et on n’en a pas besoin.

Notre commentaire : la solution trouvée pour l’escrime pendant les travaux de la salle d’armes a révélé les tensions qui étaient déjà latentes les années précédentes concernant la répartition des créneaux dans les espaces sportifs de la ville. M. Logerot lui-même a reconnu, qu’on en était arrivé à allouer des demi-terrains de foot, sur des demi-heures, tellement la demande de créneaux est pressante. Ses équipes exercent une veille et tout créneau alloué non occupé est réattribué à la commission annuelle suivante quand dans l’année ce n’est pas déjà fait.

Ensuite on a bien vu la ville refuser toutes les demandes de nouveaux créneaux des établissements scolaires du second degré. Le collège Langevin a vu sa demande de créneaux supplémentaires au gymanse du Piccolo refusée. Le lycée Monod n’aura pas les créneaux demandés à Auguste Delaune. Quand à la demande d’une section du CDFAS, elle a été perdue, donc non satisfaite. On ne rentre pas dans le détail du  jeu « je déshabille Pierre pour habiller Paul », afin de satisfaire les demandes argumentées des responsables associatifs à la dernière commission sport. Ceux qui voyaient reconduire leur créneaux d’une année sur l’autre manifestaient un soulagement. J’estime qu’il y a un paradoxe : on ne peut pas encenser les valeurs du sport lors de la réception en salle des mariages des escrimeurs champions d’Europe ou du handballeur champion olympique et « en même temps » fermer la porte à des talents qui demandent à s’exprimer sur les terrains de sports de St Gratien.

La petitesse de la capacité d’autofinancement (CAF), le rapport détérioré du ratio dette/CAF et le service de la dette sont selon nous pour quelque chose dans la faiblesse des nouveaux investissements sportifs en ville. (ndlr: nous reviendrons prochainement sur notre analyse du Compte administratif 2021 de la commune)

Pour mémoire, il y a 5 ans, nous avions démontré qu’avec l’histoire des emprunts toxiques, c’est l’équivalent du coût de deux gymnases qui sont partis en fumée. Merci qui ? Merci le franc suisse !

 Le franc suisse ici, en abrégé CHF, n’ayant rien à voir avec les Champion.nes  Hommes et Femmes qui sont sorti.e.s des centres de formation des différents club de l’élite gratiennoise.

…et au fait, quoi faire pour les autres associations sportives, pour qu’elles ne pâtissent pas trop d’une allocation temporaire de créneaux qui jusque-là leur étaient dévolus, aux différentes catégories de pratiquants de l’escrime en ville ?

S.B.

Nos questions de juin

Voici les « questions orales » que nous poserons au maire en fin de séance du Conseil municipal du 30 juin 2022, au nom de notre groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». Ces cinq questions seront présentées par Stéphane Bauer.

 1 – Résidence pour personnes âgées Lafontaine et bruits

 Des résidents de la Résidence Lafontaine pour personnes âgées se plaignent du bruit : bruits provenant en journée du skate parc ; bruits provenant le soir du parc urbain ; bruits la nuit des avions.

Quelle est la politique de la ville pour obtenir une atténuation de la pollution sonore en ville ?

2 – Ateliers du Plan Climat Air Énergie de la communauté d’agglomération Plaine Vallée, a été organisée sur le thème de la protection de la biodiversité à St Gratien, espace Camille Claudel le mercredi 15 juin après-midi.

Au-delà de l’intérêt de croiser les expériences et les savoirs sur ces thèmes entre habitants, élus majoritaires et fonctionnaires des collectivités des territoires et cabinets de consulting, il faut arriver à préserver dans ces ateliers le temps de parole des habitants et des élus minoritaires, parfois empiété par des échanges bilatéraux entre cabinets de consulting et élus et fonctionnaires des collectivités présents.

À ce titre, comment la ville explique la très faible participation des habitants et encore plus des habitants du lieu où était organisée la réunion à l’atelier du 15 juin après-midi (où pourtant les jeunes du quartier présentaient un parcours vélo du square Georgette Agutte au Château de la Chasse) ?

 3 – Inspirations durables du 21 mai & canicule                           

Le dérèglement climatique fait que les épisodes de canicule sont plus fréquents, plus intenses et plus précoces dans la saison. Les établissements scolaires sont mal protégés contre la chaleur. En particulier, les cours de nos écoles, bitumées, parfois insuffisamment arborées, deviennent des fournaises lors des vagues de chaleur.

Après la journée du 21 mai sur le thème de la transition écologique, quelles actions concrètes vont-elles déboucher en ville : reprise des actions de sensibilisation en matière d’économie d’énergie de l’Adème auprès des familles, recyclage de l’eau de pluie pour arroser les jardins publics de St Gratien, création d’un repair café, parc Véligo tant attendu, collecte et recyclage des mégots bien au-delà des seuls services techniques municipaux notamment, réflexion pour que les cours de récréation deviennent des endroits agréables à vivre au quotidien… ? 

4 – Travaux de la salle d’armes

Les travaux de la salle d’armes se déroulent de septembre 2022 à au moins juin 2023.

Durant cette période, quelles solutions envisage la ville pour que le club puisse continuer son activité dans de bonnes conditions, et que l’initiation à l’escrime puisse se dérouler pour les scolaires dans le cadre du tiers temps pédagogique, mais également que les autres associations sportives ne pâtissent pas trop d’une allocation temporaire de créneaux qui jusque-là leur étaient dévolus, aux différentes catégories de pratiquants de l’escrime en ville ?

5 – Infrastructures sportives

Elles sont très utilisées, notamment les gymnases, et attribuer les différents créneaux aux associations devient de plus en plus difficile.

Les tensions révélées dans la dernière commission des sports, dans la distribution des créneaux d’occupation dans les structures sportives de la ville, mettent en évidence une sous allocation des terrains abrités par le SIVOM à des clubs de St-Gratien.

Aussi, quelles réflexions mène la ville afin de résorber, à la fois, un point de blocage qui apparait au niveau de l’utilisation du SIVOM, mais également sur le reste du territoire de la commune, pour s’assurer dans l’avenir des espaces en nombre suffisant pour la pratique sportive des Gratiennois.e.s, qui connait un rebond après les confinements ou un fort développement suite aux bons résultats de l’élite française et/ou gratiennoise, notamment par la création d’un nouveau gymnase qui apparaît peut-être nécessaire ?

Conseil municipal de juin 2022

À l’ordre du jour du Conseil municipal du 30 juin 2022 :

-le Compte administratif, c’est à dire l’état des dépenses et recettes de la collectivité réalisées en 2021 et donc l’occasion de faire le point sur la gestion et les choix municipaux

-les tarifs de la saison culturelle

-la délégation de service public pour le stationnement payant

-nos questions orales

La séance n’est pas retransmise sur Internet. Pour être informé sur le travail des élus, il faut assister aux débats : c’est à partir de 20h30, en salle des mariages de la mairie. Le public n’est pas autorisé à prendre la parole.

À suivre…

Et maintenant ?

Nous lançons une invitation à tous les courageux.ses, valeureux.ses, à toutes celles et tous ceux qui ont participé aux deux dernières campagnes, soutenu et suivi notre activité, pour un pot informel de fin de campagne

samedi 25 juin à 15h,

place du château Catinat, au bar du festival

Thème des discussions

Après la campagne pour la NUPES, et maintenant en ville ? Quelles perspectives locales pour les forces de gauche et écologistes ?

On vous y attend !

À samedi ! 

L’appel du 18 juin à vitesse grand V

Billet d’humeur….par Stéphane Bauer

Une cérémonie de l’appel du 18 juin à vitesse grand V

Cela n’a pas trainé ce matin sur la place du Général de Gaulle de Saint Gratien.

Une cérémonie de l’appel du 18 juin en moins de 9 minutes !

C’est très exactement en 8 minutes 38 secondes que se sont enchaînés la sonnerie aux morts, la lecture de l’appel du 18 juin, le message du nouveau Ministre des armées et la Marseillaise.

Le Maire avait déjà montré son impatience à boucler les cérémonies (cf. la cérémonie du 8 mai 2020, lors de laquelle la tête de peloton du défilé entre le monument aux morts et le cimetière, avait largué les représentants des anciens combattants qui s’étaient retrouvés, en remontant la rue d’Ermont, loin derrière les voitures balais de la police municipale).

A notre sens, c’est l’illustration d’une optimisation des ressources financières et humaines de la commune.

Démonstration.

En 8 minutes et 38 secondes, on monopolise moins les employés municipaux mobilisés pour l’organisation de l’événement.

Autre signe de cette optimisation des ressources : c’est la fille de l’une des adjointes au maire qui a pris en charge la lecture de l’appel du Général de Gaulle. Délégation somme toute classique, puisqu’on a entendu distinctement ce matin l’adjointe à la culture faire état là d’un « bizutage » auquel sont soumis les enfants des élus de la majorité :  « Moi cela été 2 sur 3 ». Décrypter que deux des enfants sur trois de cette élue, ont déjà été désignés à la lecture de l’appel ces dernières années.

On a donc échappé cette année à une situation cocasse ! Où cela aurait pu être la fille de l’adjointe au maire en charge des « questions d’identité et du devoir de mémoire », et elle-même candidate aux législatives d’un parti dont le candidat à la présidentielle a fait des appels du pied au Maréchal Pétain… qui aurait pu lire l’appel du 18 juin… Ouf !

À ce titre, un réflexe du type « j’évite l’aspect cocasse de l’affaire », c’est peut-être traduit par un rebattage des cartes au sein des porteurs de drapeaux de la cérémonie : le frère de la dite candidate aux législatives, n’officiait pas ce matin place des Cyclades…

Une affaire somme toute très familiale cette cérémonie de l’appel du 18 juin. Et réduite en matière d’affluence à la portion congrue : une poignée d’élu.e.s autour du maire. Et trois anciens combattants.

Résultat d’une communication a minima auprès de la population ? Nous-mêmes, seuls représentant.e.s de l’opposition municipale, n’avons pas reçu d’invitation !

«Mais, il faut lire la page Facebook de la mairie !», nous a répondu le maire, cependant lui-même peu sûr des modalités de communication de l’heure de la tenue de la cérémonie  auprès des élus… au point de nous renvoyer vers sa cheffe de cabinet concernant l’envoi d’un mél, d’un carton ou bien d’un seul affichage sur les panneaux administratifs en ville…

Autre signe de cette optimisation des ressources municipales, c’est la cheffe de cabinet elle-même avec son propre portable qui a pris les photos de la cérémonie qui seront publiées dans le prochain mag de la ville. Signe d’une polyvalence accrue des postes confiés au staff du maire ? Ou bien signe d’une rétrogradation dans l’organigramme de la mairie ?

« Résiste » avons-nous soufflé ce 18 juin à la cheffe de cab. Comme le Général de Gaulle, apprenez donc à dire « non » !

À moins qu’il y ait un message subliminal dans la vitesse à laquelle s’est déroulée la cérémonie de ce matin… Une cérémonie de l’appel du 18 juin à vitesse grand V, le V de la NUPES… ?… La majorité municipale LR s’apprêterait à voter NUPES le 19… ?  …pour minorer le nombre de députés LREM à l’assemblée et faire de LR la force pivot au Palais Bourbon !?

De la haute stratégie aurait convenu le Général !

Biodiversité et schizophrénie

Retours sur l’atelier développement durable – biodiversité & schizophrénie, qui s’est tenu à Camille Claudel sous l’égide de la Communauté de Commune mercredi 15 juin 2022.

Le Maire, Julien Bachard, qui pourtant préside la commission développement durable à la Communauté d’agglomération Plaine Vallée (CAPV) n’est pas là pour ouvrir. Déjà, au grand débat, il avait déserté la salle de réunion au bout de 5 minutes.

40 à 50 personnes. C’est peu à l’échelle de la CAPV : 17 communes ; 200 000 habitants.

Et surtout, la sociologie de l’auditoire ne reflète pas le quartier qui accueille l’évènement.

De fait l’assemblée, on le découvrira malgré nous lors du tour de table organisé lors des ateliers, est constitué d’un tiers de consultant.e.s, et d’un tiers de fonctionnaires ou d’élu.e.s des communes de la CAPV travaillant sur les questions d’environnement. On retrouvera par exemple le chef de service du Développement Durable de Saint  Gratien. Et d’un tiers de (vrais) habitants.

En guise d’amorce de la séance, une initiative des adolescent.e.s du quartier est présentée à l’assistance. Surprise : les jeunes des Raguenets ont tracé et testé un circuit allant à vélo jusqu’au château de la Chasse. Il semble roulable en sécurité. Après son test en condition réelle, son bilan est positif.

Surprise n°2 : Patrick Zamolo, adjoint au maire en charge des questions d’environnement à Saint Gratien, les félicite de cette « initiative remarquable ». Il  fait savoir qu’« ils peuvent compter sur lui car il prend l’engagement de pérenniser ce circuit qui emprunte les voies de 5 communes ». Et qu’il compte bien qu’« il y ait, un jour, au bout de cette sortie à vélo qui sera proposée aux familles des Raguenets, un pique-nique au château de la Chasse ».

Bien content que les jeunes Gratiennois.e.s recueillent ce type d’appréciation de la part d’un élu de la majorité habituellement très tiède sur la thématique vélo.

Après ce premier tour de chauffe, débutent les ateliers.

(J’étais venu avec nombre de questions, mais certaines ont déjà été présentées par mes collègues habitants : préservation des chauves-souris ; abeilles ; crapaud avec construction de tunnels permettant leur passage sous les axes routiers ;  végétalisation des murs et des toits des bâtiments public et des écoles ; replantation d’arbres en ville et notamment au niveau des entrées d’écoles ; pédagogie ; compost dans les écoles ; jardins pédagogiques ; désartificialisation des sols des zones de friches industrielles… trame noire : extinction des feux la nuit comme la lumière dans les magasins ou au 3ième étage du lycée Monod…, pour éviter de perturber les oiseaux migrateurs notamment.)

Je mets au pot cinq idées que je rédige sur les post it ad hoc, autour du leit motiv suivant : faire en sorte que la nature – la faune, la flore – regagne du terrain dans nos centres villes, ici au bout de nos rues :

  • Développer des jardins partagés associatifs en ville, y compris au pied des immeubles, au motif que c’est bon pour la flore, la faune, le lien social et le pouvoir d’achat. Une consultante dira qu’on peut s’inspirer de ce qui est fait à Gennevilliers. Je lui réponds qu’il existe une réalisation menée avec succès à Saint Gratien derrière le cimetière. Qu’on peut s’en inspirer. Cela coûte peu cher : avant tout de l’huile de coude. Et que cela correspond à une vraie attente des habitants. Je répète la nature du projet : des jardins partagés associatifs entre les immeubles.
  • Re-végétaliser le pourtour du lac d’Enghien, pour éviter que se déversent les jours de fortes pluies, des eaux qui emportent avec elles les poussières de caoutchouc des pneus qui se trouvent sur le bitume, et polluent l’eau du lac ; qu’on ait bien des conduites distinctes des eaux usées et des eaux de pluie, pour éviter que ce mélange se déverse dans les trois rus qui alimentent le lac d’Enghien et participe au développement d’algues toxiques.

Avec la montée en température du lac lors des fortes chaleurs, on a là un cocktail explosif : 15 tonnes de poissons morts ont été évacués par des équarrisseurs mi-août 2020…

  • Sensibiliser à ne pas jeter de mégots au sol, mais dans des dispositifs ad hoc qui permettent de les collecter, pour les recycler. C’est dorénavant possible. Car aujourd’hui, les mégots jetés au sol se retrouvent dans les estomacs de petits rongeurs, d’oiseaux, quand il ne s’agit pas de ceux de chats ou chiens. Et de toutes les façons, chacun sait qu’un mégot jeté au sol, c’est un mégot à la mer…
  • Créer des bassins de retenue d’eaux de pluie en ville, le cas échéant sous-terrain pour ainsi réutiliser l’eau pour arroser les espaces verts municipaux. Avec l’exemple du ruissellement des eaux de pluie du Collège Langevin contre l’un des murs de la salle d’armes, et dont la stagnation, faute de bassin de rétention, a participé à la dégradation d’une des façades de la salle d’armes. L’étude de la réalisation d’un bassin de rétention ici, permettrait de disposer d’eau de pluie pour par exemple arroser les plantations qui se trouvent sur la casquette du BIP à 500 m de là, qui ont très fortement souffert de la vague de chaleur de l’été 2020… voire sont mortes.
  • Installer sur les toits des immeubles des rampes de panneaux solaires, pour participer à la fabrication d’eau chaude sanitaire pour les habitants de ces appartements. Cela existe sur les toits de résidences collectives à Soisy et à Épinay. Une étude pourrait nous dire si c’est réalisable ici.

Et c’est là que les masques sont tombés. Voilà les remarques que ces propositions ont essuyées.

  • Jardins partagés: l’idée est assimilée par des fonctionnaires d’autres collectivités de la CAPV et par leurs élus à « un jardin pédagogique », « encadrés par quelqu’un qui s’y connait », parce que… hein ! »
  • Le lac d’Enghien ? Quelle catastrophe écologique ?

Selon l’adjoint au développement durable d’Enghien, « il faut proratiser les enjeux : la « catastrophe » du lac d’Enghien était surtout dû aux associations de pêcheurs [!] qui empoissonnaient démesurément et à hauteur de 4 tonnes de poisson par an le lac. Depuis l’empoissonnage est interdit. « Cela va mieux  » [sic]. Croisons par conséquent les doigts lors de la vague de chaleur qui vient !

Mais « on s’attèle quand même à la re-végétalisation des berges, notamment du côté quai Tabarly où les grands platanes ont été coupés et déracinés à l’occasion des aménagements des berges il y a quelques années. Et oui il faudra inciter les propriétaires des maisons autour du lac à réaliser des aménagements pour re-végétaliser d’autres parties du lac ». Il s’agit là d’une reconnaissance qu’il y a peut-être eu erreur dans la conception de la jetée Tabarly, et un laisser-faire auprès de certains propriétaires ? Quant aux circuits de collecte des eaux, oui, il y a un problème, sinon il n’y aurait pas de travaux au bassin des Cressonnières.

La question est alors de savoir si cette action se classe dans « l’action de dés-imperméabilisation des sols » ou d’une « conservation de l’existant », qui se résume pour un autre fonctionnaire « à ne rien faire » (on ne crée pas un second lac ; on préserve le lac existant avec sa faune, ses poissons et les oiseaux mangeant les poissons… ndlr.). Les porteurs de stylos qui étaient ce soir  des consultants, ne trouveront pas la bonne orthographe du lac d’Enghien. Je souligne que se fixer pour objectif de conserver la biodiversité du lac d’Enghien, ce n’est pas « ne rien faire », au regard des sommes déjà dépensées pour « effacer » les dégâts de l’épisode de chaleur d’août 2020. Et que le terme « dés-imperméabilisation » qualifie davantage l’ambition qui va devoir être la nôtre si on veut préserver et développer cette zone humide.

  • Installer sur les toits des immeubles des rampes de panneaux solaires pour produire de l’eau chaude dans les collectifs ? « Hors sujet ! C’est une thématique énergie. Ici c’est un atelier bio diversité ». Certes dis-je… mais en introduction de l’atelier il a bien été pointé que ce sont les bâtiments chauffés au gaz qui dans la CAPV produisent le plus de C0² et participent le plus à la destruction de la faune et de la flore… en un mot à la destruction de la biodiversité de la CAPV… D’où la pertinence de proposer une solution alternative à l’aide d’une énergie renouvelable… qui en plus devrait pouvoir impacter favorablement le pouvoir d’achat, eu égard à la hausse du prix du gaz…

Une consultante lors des échanges dénonce « la schizophrénie des élus qui veulent tout et son contraire : à la fois des actions qui s’inscrivent dans le PCAET et des réalisations opposées ». Je cite pour illustrer ses propos, le projet du BIP qui doit se prolonger de la station d’essence BP derrière la gare Champ de Courses à la nationale 1, au-delà de Saint Brice, et qui est portée par la présidente du conseil départemental et le maire de Soisy. Cela se traduira mécaniquement par la poursuite de l’artificialisation des sols ; de la pollution ; d’un déport un peu plus à l’est de la CAPV des bouchons… Silence dans l’assistance.

« Il ne faut pas rêver», reprend plus loin un fonctionnaire d’une des 17 communes. Il y a des choses qui coûtent cher. Qu’on ne pourra pas réaliser. La même consultante que plus haut poursuit : « il vaut mieux réaliser des choses pour lesquelles il y a des financements. Et aller chercher ces financements ». Quitte à réaliser des investissements qui vont à l’encontre de l’objectif du PCAET ? Et à l’encontre de l’intérêt général, fais-je remarquer ? Comme le grand projet inutile qu’est la création d’une gare en plein champ au Triangle de Gonesse ? Silence…

17h. C’est presque fini. Les fonctionnaires et les consultants se saisissent des fiches actions, fruits des ateliers, et les lisent à l’assistance. Comme anticipé et dit en séance, les actions possibles concernant le lac d’Enghien ne seront pas citées lors de la restitution à l’auditoire qui a perdu 50% de ses effectifs depuis 14h. Pour éviter de remuer le couteau dans la plaie… ?

L’élu en charge du développement durable viendra me voir en fin de séance pour me demander mon avis sur l’après-midi, par un « ça va ? quand même ? »

Bah, si on peut se satisfaire des échanges, du lieu choisi pour ceux-ci… il y a bien un « quand même ».

–   Consultants et fonctionnaires + élus majoritaires présents ont monopolisé près de la moitié du temps de parole de mon atelier, sur des aspects administratifs et aspects financement des projets…

– Ils ont beaucoup mentionné l’existence de subventions. À « aller chercher » ! Chasse à la subvention ? Pour financer les projets.

– Et les cabinets de consulting… Juges et parties ? Nécessité de faire un PLU Intercommunal ; connecter tel projet à un autre dans telle et telle ville de la CAPV, avec avant une étude à faire… par un des cabinets de consulting présents cette après-midi… ?

– La plupart des habitats sont partis AVANT la restitution finale à 17h.

Mon « diagnostic territorial » de l’organisation de cet atelier : d’excellents échanges avec la population… inexistants dans la restitution finale… qu’en ont fait les cabinets de …consulting…

Une défaite de l’investissement citoyen dans ce type d’action. Qui explique aussi en partie le taux d’abstention actuel… à fortiori dans le quartier où était organisé l’événement…

Et au fait ! Où était donc mercredi après-midi Estelle FolestDirectrice de la communication de l’Office français de la biodiversité (https://www.ofb.gouv.fr) et accessoirement candidate « En marche ! » dans notre circonscription ?

 

Estelle ? Pas vue !

Dimanche 19 juin, ne soyez pas schizophrène au moment de voter. Souvenez-vous en !

Stéphane Bauer, élu du groupe municipal  » Saint Gratien solidaire écologique & citoyen »

 

Le 19 juin, pour gagner !

Certains critiquent beaucoup les abstentionnistes, les désignant même comme de mauvais citoyens. Aussi est-il étonnant de voir dans notre 6è circonscription, une responsable politique, élue, qui, mauvaise perdante, dépitée par la déroute de son candidat au 1er tour, déplore le choix des électeurs et déclare qu’elle ira à la pêche dimanche prochain !

Pour notre part, en bons républicains, nous irons aux urnes ! Pour faire gagner Gabrielle Cathala, députée Nupes, qui portera à l’Assemblée des mesures en faveur de la justice sociale, de la transition écologique, du renouveau citoyen.

Allez, Gabrielle !