Échos du Conseil (2)

Des masques pour les écoliers et écolières : le détail de notre proposition, faite en Conseil municipal le jeudi 19 novembre 2020

Lors de la présentation d’une «  décision modificative », c’est à dire d’actualisation des prévisions au fur et à mesure des réalisations budgétaires, nous apprenons que la section « fonctionnement » du budget est revue de la façon suivante  : + 25 000€ de recettes, et 120 000€ de dépenses non effectuées pour cause de Covid (marché de Noël annulé par exemple… ). Il y a donc +145 000€ dans la partie « fonctionnement » du budget de la commune.

Nous proposons alors que la ville prenne en charge l’achat de masques pour les écolier.ères de la ville.

En effet, le port du masque est dorénavant obligatoire à partir de 6 ans. Les élèves des écoles élémentaires doivent le porter durant leur journée d’école. Il est recommandé de le changer toutes les quatre heures. Deux masques par jour au minimum sont donc nécessaires, sachant que certains enfants peuvent être présents dans les locaux scolaires durant beaucoup plus longtemps que les seules heures de classe. Cet équipement peut représenter une lourde charge financière pour les familles. Notre proposition est que la ville fournisse à tous les écoliers et écolières des écoles élémentaires deux masques lavables, comme cela a été fait pour les Gratiennois.es au printemps dernier. Nous évaluons la dépense à 5 000€, pour environ 1500 élèves. Un coût qui reste modique pour le budget communal.Pour mémoire, le budget « fonctionnement » de la ville est de 26 millions d’euros. De plus, la ville a connu de moindres dépenses pour les écoles en 2020 : annulation de projets des classes de CM2 notamment, donc des économies pour la ville à hauteur de 20 000€, ainsi certainement que des coûts inférieurs de restauration scolaire et d’entretien des locaux suite au confinement du printemps, non encore chiffrés.

Nous demandons que cette proposition d’achat de masques soit soumise au vote du Conseil.

La réponse du maire et nos commentaires

Cette proposition ne sera pas soumise au vote des élus. (Pourquoi?) Le Covid a coûté plus cher à la commune que cela ne lui a rapporté. (Ce n’est pas démontré dans le document budgétaire que nous avons sous les yeux. Notamment la ville a fait des économies sur ses dépenses en direction des écoles. C’est une partie de ces sommes que nous voulons réaffecter en direction des familles.) Le choix de la ville pour les masques a été d’acheter des boîtes de masques jetables pour les enfants. Nous avions acheté des masques pendant la première période pour les habitants parce qu’ils n’étaient pas disponibles. Aujourd’hui on trouve des masques partout. (Notre propos n’était pas de dire que les masques étaient introuvables, mais bien qu’ils sont chers pour les familles.) Toutes les autorités considèrent aujourd’hui que les masques chirurgicaux sont lavables 10 fois. (Possibilité évoquée mais nullement confirmée officiellement.) Par conséquent, on a préféré faire au cas par cas et évidemment on ne va pas en faire la pub. (Cela ressemble davantage à de la charité qu’à une solidarité municipale.) Mais quand dans une structure un enfant n’a pas de masque, on a des masques chirurgicaux jetables à donner. (Nous évoquions les écoles et non les accueils de loisirs. Dans les écoles, quelques masques disponibles pour les enfants non pourvus, ont été fournis par l’Éducation nationale.) Ensuite il y a des problématiques, pour être très transparents, entre les plus jeunes enfants et les plus âgés, parfois la taille des masques est différente. Donc l’écueil que connaissent beaucoup de villes alentour c’est que pour certains enfants le masque est trop petit, pour d’autres il est trop grand. (Grave problème qui empêcherait toute fourniture de masques aux enfants ? Un peu de sérieux !) Donc on préfère traiter au cas par cas notamment dans le périscolaire pour les enfants qui n’ont pas de masque. (Une nouvelle fois, le maire répond à côté, nous visions les élèves des écoles, autrement plus nombreux que ceux fréquentant les accueils de loisirs.)

Une réponse donc absolument pas convaincante, très laborieuse et ne répondant pas à notre suggestion.

Notre conclusion : la ville n’est donc pas prête à dépenser 0,019% de son budget de fonctionnement pour un petit coup de pouce aux familles qui subissent durement les effets de la crise sanitaire. 

Échos du Conseil (1)

Saint Gratien : quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…

Assez chaude ambiance pour cette séance. Chaude, mais pas chaleureuse.

Premier échange sur le procès-verbal de la séance du mois de septembre.

Nous faisons tout d’abord remarquer que c’est la première fois que le Conseil se déroule sans public, pour raison de crise sanitaire. Or, les séances municipales sont publiques. La solution pour le temps que la crise durera ? Diffuser la séance sur Internet. De nombreuses communes le font. C’est bon pour la démocratie que les citoyens soient informés du travail des élus. Nous questionnons aussi sur l’horaire inhabituel. Pourquoi un Conseil à 18h30 ? Cela a des répercussions négatives pour les élus qui ont une activité professionnelle. D’ailleurs plusieurs élus arriveront après le début de la séance.

Sur le PV de la séance du 24/09 : ce document est important puisqu’il retrace les principaux échanges entre élus. C’est essentiel pour les citoyens qui veulent être informés, particulièrement depuis le mois de mars dernier, où le public n’est accueilli que de façon très réduite, voire plus du tout. Il importe donc que le PV reflète correctement ce qui a été prononcé, et de manière suffisamment complète.

Nous avons reçu celui-ci le 16 novembre, c’est à dire quasiment 2 mois après la séance, ce qui ne facilite pas la relecture! De plus, nombre de nos interventions sont cette fois-ci, mal retranscrites.

Quelques exemples. Le PV nous fait dire à propos des majorations des indemnités d’élus, sujet crucial de la séance de septembre, que nous demanderions « le non report des majorations des indemnités » Contresens absolu, puisque nous réclamions exactement l’inverse, à savoir de  « ne pas réactiver ces majorations » !

Nous pointons une dizaine de corrections au total afin que nos propos soient correctement retranscrits, et compréhensibles.

Sachez que ce PV comportait 48 pages, ce qui pourrait laisser penser qu’il est particulièrement détaillé, comme le maire essaie de nous le faire croire à chaque fois que nous demandons des rectifications. Sauf que sur 48 pages, il y avait cette fois-ci 8 pages reprenant les décisions du maire, 8 le rapport sur la Saiem, 4 les tableaux des indemnités, 3 les questions orales. Sur 48, la majorité des pages sont donc consacrées aux rapports présentés, et environ 9 seulement aux débats… en gros, 20%, ce qui n’est donc pas exceptionnel.

Que répond le maire ? Sur la vidéo : dans la salle Georges Brassens, ce serait compliqué. Pourquoi ? Mystère. Cela imposerait des frais très importants pour la commune. Mais combien? Mystère. Selon lui, les Gratiennois peuvent s’informer avec le PV sur le site de la ville et c’est suffisant. L’horaire avait été fixé au temps du couvre-feu. Quant aux modifications demandées, elles seraient « de l’ordre sémantique » et certaines seront acceptées. Mais lesquelles ? Mystère.

Le Conseil respecte ensuite une minute de silence pour les victimes des récents attentats, et rend notamment hommage au professeur Samuel Paty.

Nous votons ensuite une avance de trésorerie pour l’association « Cercle des arts », tout en soulignant l’anomalie entre la présence d’élus au conseil d’administration de cette association, et notre non-information du problème qui entraîne aujourd’hui un besoin d’avance financière.

En effet, la ville est représentée par trois élus au CA : pourquoi si ce n’est pour alerter en cas de problème ?

« Difficultés de personnel » : il s’agit d’un licenciement qui a entraîné un recours aux prud’hommes et un jugement défavorable à l’association. Ce n’est pas rien puisque cela a tellement «fragilisé son budget » que le versement des salaires des professeurs est en jeu. Le rapport dit que « la ville suit de manière très attentive la gestion financière de l’association »… Ce serait bien de nous en informer par souci de transparence, et partant du principe que les difficultés de l’association ont des répercussions pour l’action de la commune, nous devons être informés. Autre souci : cette avance de trésorerie remboursable apparaît dans le budget comme une subvention…

Nous faisons des propositions pour éviter ce genre de situation : que l’opposition soit représentée au CA des associations les plus importantes ; que le vote des subventions aux associations soit accompagné d’une courte présentation : nombre d’adhérents, objet, état de la trésorerie ; que les élus qui siègent aux conseils d’administration des associations fassent un retour au Conseil municipal. L’adjoint aux finances le dit : « on étudiera leur situation sur la base de ce qu’elles présenteront ». Ce sont donc bien des informations que les élus doivent avoir pour voter les subventions en connaissance de cause. Un peu de transparence ne nuit pas… Sans surprise, le maire n’est pas favorable à une telle évolution des pratiques…

À suivre : les échanges sur les orientations budgétaires et une décision modificative au budget 2020.

Tribune des élu.es

Le magazine municipal de novembre/décembre 2020 vient de paraître et est en cours de distribution dans Saint Gratien.

À lire ci-dessous la « tribune libre » parue dans ce numéro. Le règlement du Conseil municipal nous accorde 1000 signes pour cette expression, écrite au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». 

Émotion et effroi après les meurtres de S. Paty et ceux de Nice.

Comment lutter contre la haine et l’ignorance, germes du terrorisme ? Ni la violence, ni la restriction de nos libertés, ni la division et la stigmatisation ne sont la solution. Face à la barbarie, à une idéologie liberticide et obscurantiste, notre réponse : la culture, l’éducation, la connaissance. C’est en reconstruisant une République plus juste et plus forte que nous nous défendrons.

Donnons à l’école les moyens nécessaires pour former des citoyen.nes éclairé.es : des moyens humains, matériels, des enseignant.es formé.es, respecté.es, avec l’ambition d’une culture de haut niveau pour tou.tes.

À l’échelon municipal, on peut agir pour le bien commun, sans rien gommer de la diversité de nos habitant.es. Apprenons les un.es des autres sans réduire nos libertés. Appuyons-nous sur l’intelligence collective, informons, concertons. Ne prospérons pas sur la peur et la haine. Ce sont les mots des terroristes, pas les nôtres.

Isabelle Volat, Stéphane Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Une toute petite fenêtre

Le règlement du Conseil municipal prévoit la possibilité pour les groupes qui y sont représentés de poser des « questions orales« .

L’exercice est sévèrement encadré : cinq questions maximum, à déposer par écrit 48 h avant la séance ; pas de présentation de la question par ceux qui l’ont posée ; pas de débat après la réponse du maire.

Pourtant, nous utilisons cette toute petite fenêtre pour interroger sur des sujets qui préoccupent les Gratiennois.es.

Voici nos questions pour le prochain Conseil, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

Réponses (ou pas…) le jeudi 19 novembre 2020. 

1. Écoles

Depuis le re confinement, nous n’avons pas eu d’information sur le nouveau protocole sanitaire mis en place dans les écoles maternelles et élémentaires : désinfection des locaux par le personnel communal ou la société Saturne chargée de l’entretien des écoles, encadrement lors du temps de cantine pour assurer la distanciation physique, aération régulière des locaux (quand on sait que certaines fenêtres d’écoles sont condamnées).

Nous avions demandé en septembre que les groupes de travail «Covid» soient pérennisés afin de suivre l’évolution de la situation sanitaire, et les aménagements qui s’ensuivent. Cela n’a pas été le cas et la dernière commission scolaire date du 16 septembre. Celle planifiée le 9 novembre a été annulée la veille de sa tenue.

Par ailleurs, la convention avec le prestataire Sogérès pour les cantines arrive à échéance en 2021. Nous proposons un sondage auprès des parents dans le cadre de suggestions à insérer dans un nouvel appel d’offres.

Enfin, il est fait état d’un arbuste de type chèvrefeuille, dont les branches donnent sur la cour d’école de Pauline Kergomard. La toxicité des feuilles de cet arbuste a amené l’école à neutraliser une partie de la cour de récréation. Il semble indispensable que la ville intervienne auprès de la copropriété qui jouxte l’école.

Pourrions-nous avoir les informations nécessaires ?

2. Nid de frelons

Une circulation importante de frelons asiatiques est constatée dans une haie de lierre avenue de Catinat. La haie est située sur le domaine public et l’école Jules Ferry est à proximité immédiate. De nombreux piétons passent dans cette rue qui mène à l’école et au lycée.

Nous avons sollicité un connaisseur des hyménoptères. Voici sa réponse:

« La pose de barrière est une bonne procédure quand on ne trouve pas le nid, qui doit être dans les parages. Le lierre est le « drive » des frelons. Ceux-ci prélèvent les abeilles qui viennent butiner et leur ont échappé jusque là, et ils butinent aussi un peu le lierre fleuri.

Cette activité va durer le temps de la floraison.

Les frelons ne sont pas agressifs, ils viennent juste au ravitaillement, preuve que le nid n’est pas là.

Sinon, ils attaqueraient.

La protection de la zone est utile surtout au cas où cela surprendrait les gens : un frelon qui se coince dans les cheveux… un écart quand les voitures passent.

La priorité va être de trouver le nid, arbre, résineux, haie…

Il y a une quantité affolante de nids qui ont déjà été détruits dans la ville et les communes voisines.»

La ville n’aurait-elle pas pu être plus précise dans sa communication grand public qui de fait a généré beaucoup d’inquiétudes, comme l’illustre plusieurs posts à ce sujet sur des sites et réseaux sociaux de St Gratien, sur lesquels d’ailleurs des élus de la majorité sont intervenus en tant que modérateurs ?

3. Communication de la ville

Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé.

Quelle réflexion la ville a-t-elle engagée, au-delà de la refonte de son site Internet, comme nous l’apprenons par inadvertance via la décision modificative n°2, pour enfin assurer aux Gratiennois l’information performante et égalitaire à laquelle ils ont droit ?

4. Soutien au commerce local

Des villes voisines (Montmorency, Sannois…) ont mis en place une plate-forme regroupant les coordonnées des commerçants de la ville touchés par le confinement qui souhaitent continuer à travailler en «click and collect» et/ou par livraison.

Saint Gratien envisage-t-elle de mettre en place cette démarche, qui pourrait être très bénéfique pour les commerces contraints de fermer, et de la faire connaître via le site de la ville ?

5. Poubelles en centre ville

Nous constatons de façon récurrente que les containers à ordures sortis le mardi après-midi rue Berthie Albrecht débordent sur le trottoir de façon importante, occasionnant nuisances visuelles, olfactives et potentiellement sanitaires. Ce problème n’est pas récent, puisque nous le constations déjà au mois d’août (voir photo), bien en amont du confinement. Il concerne d’ailleurs également d’autres endroits de collecte de déchets du Forum.

Quelle solution peut-elle être envisagée ?

Conseil municipal de novembre 2020

Prochain Conseil municipal de Saint Gratien ce jeudi 19 novembre 2020.

Pour cause de Covid, la séance se tiendra à la salle Georges Brassens, plus vaste que la salle des mariages et permettant donc une distanciation physique plus aisée.

On a davantage de mal par contre à comprendre l’horaire de 18h30, fixé en temps de couvre-feu qui n’est plus en vigueur. Cela entraîne des difficultés pour les élu.es qui travaillent. Seule la ville croit qu’il est facile pour les salarié.es de demander, comme la loi certes le prévoit,  une autorisation d’absence à son employeur pour assurer son rôle d’élu.e. Ou tout simplement de se libérer de son travail à cette heure-ci…

Quant au public, il sera absent pour cause de confinement. La démocratie, elle, n’est en principe pas confinée. Les séances des Conseils municipaux sont publiques. Seul moyen d’assurer ce réglementaire -et bénéfique- caractère public : la diffusion de la séance en ligne. De nombreuses villes voisines ont mis en place ce système, qui permet aux citoyen.nes d’assister au travail de leurs élu.es.

C’est sain pour la démocratie, et simple à instaurer. Mais à Saint Gratien, il va falloir insister pour se faire entendre sur ce point. 

À suivre : nos questions orales

On aime le marché !

À Saint Gratien, le marché est municipal mais la ville a délégué sa gestion, par une procédure dite de « délégation de service public ».

La délégation de service public est plus précisément « un contrat par lequel une personne morale de droit public confie la gestion d’un service public dont elle a la responsabilité à un délégataire public ou privé, dont la rémunération est substantiellement liée au résultat de l’exploitation du service. »

C’est à la société « Mandon-Somarep » que la ville a confié la gestion de son marché municipal pour une durée de 13 ans, à partir de juin 2017.

Est-ce une opération intéressante pour la collectivité et pour les usagers du service ? Pas sûr.

Pour les finances de la ville, certainement, puisque le contrat prévoit le versement à la ville d’une redevance annuelle par le délégataire : 47 000€ en 2019 par exemple. D’autant plus juteux que la ville n’engage la plupart du temps aucune dépense pour son marché.

Pour l’activité du marché, c’est beaucoup moins sûr, puisque Mandon-Somarep, assuré de 13 années de gestion, peut se permettre de ne pas suivre ses obligations, comme par exemple celle de remplir à 90% les emplacements de la halle.

Le gestionnaire a certes réalisé en 2018 des travaux coûteux, mais de faible qualité et ô combien inadaptés ! Ainsi la surélévation des étals complique autant les déplacements des commerçants que la vue de clients sur les marchandises. La durée de ces travaux, qui ont perturbé l’activité commerciale, se sont de plus déroulés au moment même de l’ouverture d’un concurrent du marché, les Halles de l’Aveyron.

Les relations des commerçants avec le gestionnaire sont aussi loin d’être un long fleuve tranquille. Malgré la pose de compteurs individuels d’eau et d’électricité, les factures des commerçants sont toujours aussi éloignées de la réalité des consommations.

Le prix de la place, dont l’évolution est prévue selon une formule de révision incluse dans le contrat, augmente chaque année. Par exemple de +3,28% en janvier 2020. Cela fragilise l’existence même du marché, car en taxant exagérément les commerçants, on risque de les faire fuir : en 2018, sept ont quitté le marché. Cela n’est pas sans incidence non plus sur les prix pratiqués.

Quand l’offre se réduit et que la halle n’est plus qu’au tiers occupée, l’attractivité du marché est fortement ébranlée.

Nous avons avancé des idées pour redynamiser le marché, malgré la situation malheureusement figée jusqu’en 2030. La ville doit dépenser au profit du marché tout ou partie de la redevance qu’elle perçoit sur son activité. Elle doit associer les commerçants à sa gestion, et demander à Mandon de faire la clarté sur les coûts facturés de l’eau et de l’électricité. Elle peut agir pour favoriser une meilleure attractivité du marché, en le faisant davantage connaître, via le magazine de la ville par exemple, en élargissant le dispositif du « bus du marché », en y organisant des manifestations culturelles et associatives diverses, des permanences en plein air des élus, ce qui au passage serait aussi bénéfique pour la vie démocratique gratiennoise… en réservant le parking Hémonnot aux clients du marché le dimanche matin, en implantant un parc à vélos à l’intérieur même de la halle, en incitant à l’installation de nouveaux commerçants, en développant les produits locaux et bio, en réanimant la buvette… La liste n’est pas exhaustive.

Nous croyons en l’avenir du marché, lieu convivial de commerce de proximité. C’est un lieu de rencontres et d’échanges important dans notre ville. Il y a également au marché 40 à 50 emplois en jeu.

Notre marché est heureusement cette fois-ci resté ouvert en ce deuxième confinement ! Et il y a ces derniers jours sous la halle une foule inhabituelle qui se presse autour des étals. La preuve s’il en fallait que le marché reste un endroit apprécié, peut-être d’autant plus en cette période de crise sanitaire.

Ça coûte !

Les indemnités des élu.es, « ça coûte !*»

* Remarque récurrente de l’adjoint aux finances dès qu’on aborde les services rendus aux habitant.es !

Dans toutes les communes, le maire et ses adjoint.es perçoivent des indemnités au montant légalement encadré. Des majorations sur le taux de base sont possibles. À Saint Gratien, les majorations prévues à « la rétribution de base » sont liées au fait que notre ville est un ex-chef lieu de canton et qu’elle héberge un quartier bénéficiant du soutien de la politique de la ville.

La majorité gratiennoise a voté ces deux majorations sans hésitation. Les indemnités passent donc de 187 164 € par an (taux de base pour le maire et 10 adjoint.es) à 268 224 € par an c’est à dire une augmentation de + 43% entre les indemnités de base et celles majorées. Cela représente une dépense alourdie de + 80 000€ par an pour le budget de la ville.

Sans oublier que le nombre d’adjoint.es a lui aussi évolué de 8 à 10 entre 2017 et 2020, entraînant une progression des dépenses globales des indemnités des élu.es de +16% en 3 ans. Aucun autre poste budgétaire n’a connu une telle progression, faut-il le préciser !

Chaque adjoint percevra 1 673 € brut par mois, 20 076 € par an, soit plus qu’un SMIC (actuellement 1 539€ brut par mois). Les conseillers municipaux « délégués » perçoivent 272 € par mois, soit 3 264 € par an. L’indemnité du maire s’élève quant à elle à 4803 € par mois, soit 57 636 € par an.

Plus de la moitié de la majorité municipale est à présent indemnisée : le maire, 10 adjoints et 3 conseillers délégués, soit 14 élu.es sur 27, du jamais vu !

Les élus majoritaires seraient-ils «débordés» par leur investissement municipal ? Six à sept Conseils Municipaux en moyenne par an, alors que certaines villes en organisent 8 à 10 par an. Des commissions municipales déjà désertées : par exemple, à peine la moitié des membres présents lors des commissions dernièrement réunies, alors que nous sommes en début de mandature.

Se tiennent également très peu de permanences des élu.es. En dehors du maire et de l’adjointe aux affaires sociales, aucun.e adjoint.e n’a de permanence pour recevoir les Gratiennois.es.

Les élu.es ne sont pas inondé.es non plus de courriers électroniques, puisqu’aucun.e ne dispose d’une adresse du type @mairie qui permettrait d’échanger avec la population. Interdiction est même faite aux élu.es de l’opposition d’adresser questions ou réflexions à leurs collègues de la majorité !

Pas de réponses précises en séance des commissions et en Conseil municipal, avec dès que la question devient technique, un renvoi aux séances suivantes, sans que la précision ne soit finalement apportée…

Enfin un budget municipal qui est autour de 30 M€ pour un peu plus de 20 000 habitants. C’est comparativement à d’autres villes, un petit budget à gérer. Sous cet angle-ci, la « sur-rémunération» des élus majoritaires pose aussi question, au-delà du fait que tous les autres postes budgétaires sont comprimés. Il serait intéressant par ailleurs de comparer le ratio entre la « rémunération » des élus et le budget de fonctionnement » avec les villes alentour.

Nous avons fait entre autres, les propositions concrètes suivantes :

-Fusion des postes « adjoint aux finances » et « adjoint aux affaires générales », ce dernier n’ayant pas de commission municipale à animer.

-Disparition de la fonction de conseiller municipal dédiée au « devoir de mémoire », qui pour important qu’il soit, ne nécessite pas un poste dédié.

-Fusion des deux commissions « espace public » et « handicap/accessibilité ».

Cela permettrait de supprimer trois postes d’élu.es indemnisé.es.

En ces temps difficiles pour de très nombreux Gratiennois.es, on voit que l’austérité ne s’applique pas à tous les postes du budget. Tout cela est légal. Mais moral ?

Donc, oui, un problème d’éthique. Mais on peut y voir aussi un problème économique si on se cale sur la seule logique de raisonnement de l’adjoint aux finances.

S.B./I.V.

Fête du commerce de proximité à Saint Gratien : pas de beurre dans les radis !

Oh les beaux radis ! On peut les trouver toute la saison chaque mercredi et dimanche matins au marché municipal rue Hémonnot.

On sait moins que la ville, elle aussi, profite des radis du marché !

Explications ci-dessous.

Ce samedi, FÊTE du commerce de proximité à Saint Gratien ! Grande débauche de calicots, banderoles et guirlandes de ballons en centre-ville pour accompagner la tombola des commerçant.e.s.

Mais tous les commerçant.e.s sont-ils à la FÊTE dans notre ville ? Certains n’auraient-ils pas la tête sous l’eau ?

Malgré une belle banderole, le centre commercial des Raguenets est resté bien morne cet après-midi. Davantage de rideaux de fer baissés que de commerces ouverts.

Ne parlons pas du quartier des Marais où la ville n’a jamais tenté de réanimer le centre commercial autrefois existant. Il y a pourtant une clientèle potentielle importante entre la résidence de 600 logements, la zone pavillonnaire alentour et les nouveaux programmes immobiliers qui ont poussé à proximité immédiate.

Quant au marché municipal, c’est le grand oublié. Il n’y avait d’ailleurs aucune animation particulière ce dimanche matin dans les allées, ni ballons ni calicots.

Un sujet bien embarrassant pour le maire que l’activité du marché : le débat sur la question est coupé en Conseil municipal lorsque nous voulons présenter nos propositions. En commission municipale « commerce », des idées sont avancées mais aussitôt retoquées par le maire. Celui-ci accuse volontiers les commerçant.e.s de pratiquer des prix trop élevés ou de ne pas accepter la concurrence.

Pourtant le problème est ailleurs. On constate tout d’abord une gestion pour le moins désordonnée du gestionnaire « Mandon-Somarep ». Après des travaux coûteux mais inadaptés et de qualité médiocre, les commerçants du marché se plaignent de façon récurrente de facturations d’eau et d’électricité sans rapport avec leurs consommations, relevées par compteur. Ils se sont tout récemment adressés à la ville pour soulever une nouvelle fois ce problème et lui demander d’intervenir auprès du concessionnaire.

Mais la ville, elle,  encaisse sans broncher ni lever le petit doigt ni dépenser quoi que ce soit pour le marché, une redevance annuelle conséquente, et ce durant 13 ans, durée du contrat. Une satisfaction certainement pour l’adjoint aux finances, qui se plaint si souvent que « ça coûte ! ». Et bien, le marché, lui, « rapporte !  »          

Sans doute voilà le « capital » de proximité » que nous vante la brochure !

Monsieur le maire, FÊTE un geste et re-FÊTE du marché un lieu central de lien social ! Sinon rendez les 47 00 euros que la ville prélève dessus chaque année sans y investir un kopek !

Nous tenons à notre marché, lieu essentiel dans la vie de la commune. Sans oublier qu’avec une bonne vingtaine de commerçants, ce sont 40 à 50 emplois qui sont ici en jeu.

À notre habitude, nous ne restons ni dans le constat ni dans la simple critique. Revoici nos propositions, travaillées depuis des années avec les commerçant.e.s du marché et les Gratiennois.e.s qui le fréquentent et y sont attachée.e.s.

Populariser le marché dans le « Mag » de la ville ; instaurer des événements au marché, comme des permanences d’élu.e.s ou des animations par des associations locales ; réanimer le café-buvette dans la halle ; réserver le parking Hémmonot aux client.e.s du marché ; implanter un vrai parc à vélos sous la halle ; procéder à un sondage sur les attentes des client.e.s ; inciter à la venue de nouveaux commerces, notamment de produits bio ; toujours travailler de concert avec les commerçant.e.s du marché, et associer les élu.e.s de la commission « commerce » à la commission « marché » qui se réunit sur place avec le concessionnaire et rencontre les commerçant.e.s.

Avec du beurre, les radis !

Lire ici la « Lettre du Front de Gauche « avec nos propositions détaillées sur le marché : Lettre 49 marché lettre ouverte_au_maire

Le Conseil municipal de septembre comme si vous y étiez… ou presque (4)

Conseil municipal, salle Georges Brassens pour cause de crise sanitaire, la suite…

Le rapport suivant télescope quelque peu le débat qui vient d’avoir lieu à propos des indemnités des élus. Il concerne le remboursement par les écoles des subventions qu’elles ont reçues de la ville pour les projets des classes de CM2. Pour cause de crise du Covid, certains projets ne se sont en effet pas réalisés. Évidemment, nous nous interrogeons sur le fait que le Conseil vienne de voter +16% d’augmentation des indemnités des élus entre 2017 et 2020, alors que les subventions aux écoles restent immuables depuis des années. Ces subventions ont été instaurées en 2009, suite à la suppression par la ville des classes de découverte, et n’ont jamais évolué depuis. Nous proposons de verser la subvention à toutes les écoles, projet réalisé ou non. Nous réitérons la proposition que nous avions faite en commission scolaire : laisser les fonds aux écoles, car contrairement à ce que dit le maire, l’inégalité est déjà entre les écoles qui ont pu réaliser leur projet et celles qui en ont été empêchées par la crise sanitaire. Nous parlons ici de sommes qui n’ont rien à voir avec celles votées au rapport précédent ! C’est un très faible montant pour le budget de la ville, puisque les subventions versées aux CM2 s’élèvent au total à 33 500€ : cela représente 0,13% du budget de fonctionnement (25,537M€). Le montant des projets non réalisés est de 20K€. La majorité municipale ergote sur des sommes pareilles alors qu’elle vient de voter sans sourciller une majoration de 43% des indemnités d’élus ! Le maire répond que ce n’est pas possible pour une raison comptable…

Le Conseil vote ensuite le maintien des tarifs des prestations scolaires et périscolaires pour l’année scolaire 2020/2021. C’est inédit et nous nous en félicitons ! Nous rappelons une nouvelle fois la proposition si souvent faite de ne pas augmenter sans raison ces tarifs. Or, il s’avère que la ville y est contrainte par le contrat passé avec la Sogérès. L’augmentation est automatiquement de 2,14% qui sera cette année entièrement à la charge de la commune. Quelle justification ? Salaires, fluides, contenu de l’assiette, inflation ? On sait que les tarifs gratiennois sont très supérieurs à ceux des communes voisines selon une étude réalisée par une association de parents d’élèves. « Tout augmente »… est la seule réponse qui nous sera faite… et on rit quelque peu quand le maire déclare que les hausses des tarifs servent à financer le augmentations de salaires des employés de la Sogérès !

Nous votons contre le lancement d’une déclaration d’utilité publique boulevard Pasteur. Il s’agit pour nous d’une opération qui continuera la densification de notre ville, déjà la plus dense du Val d’Oise. Nous posons la question des infrastructures, écoles, équipements sportifs… qui sont aussi nécessaires à chaque fois que sont bâtis de nouveaux logements. Nous constatons aussi que la ville se contente de céder une nouvelle fois des terrains aux promoteurs, et qu’il n’y a là aucun logement social. Pourtant une vraie mixité passe par un pourcentage de social dans tout nouveau programme.

Pour terminer, le maire devait être fatigué et refuse de nous donner la parole sur le tout dernier rapport qui concerne la convention avec le chantier d’insertion « vélo-services » pour la tenue d’ateliers de réparation de vélos. La ville veut en effet « promouvoir les mobilités douces » ! On se pince un peu, car on sait qu’en ce domaine, tout reste à faire dans notre ville. Si nous avions eu la parole, nous aurions redit toute l’importance de prendre enfin en compte les transports alternatifs à la voiture. Pollution, santé, commerce local, on connaît toutes les répercussions que pourrait entraîner une « vélorution » gratiennoise ! Certes, réparer son vélo, c’est bien, mais pouvoir rouler avec en toute sécurité, c’est mieux ! Quand les déplacements à vélo connaissent un grand développement en ces temps de crise sanitaire et de prise de conscience environnementale, il serait temps que St Gratien prenne le tournant ! Comment la ville compte-t-elle s’inscrire dans le Plan vélo départemental ? Qu’en est-il des réglementations obligatoires, mais que la ville refuse de mettre en place, telles que le double sens cyclable, les sas vélo aux carrefours, la signalétique pour cyclistes, l’implantation pistes cyclables ? « Hors sujet » pour le maire, qui , certainement peu à l’aise pour argumenter sur le sujet, préfère mettre fin abruptement au débat.

Prochain Conseil municipal le 19 novembre 2020, à 20h30 salle Georges Brassens.

Le Conseil municipal de septembre comme si vous y étiez… ou presque (3)

Conseil municipal, salle Georges Brassens pour cause de crise sanitaire, la suite…

Le rapport suivant concerne les indemnités des élu.e.s, maire, adjoint.e.s et conseiller.ères délégué.e.s. C’est suite à une observation de la sous-préfecture que le Conseil revient sur cette question : les indemnités et les majorations doivent en effet faire l’objet de deux votes distincts. 

Notre argumentaire sera le même qu’en juin. Nous remarquons que le montant des indemnités d’élu.e.s augmente fortement suite à l’évolution du nombre des adjoint.e.s : ils étaient 7 adjoints en 2014, 8 en 2017 et 10 en 2020. Nous proposons de fusionner certaines commissions pour limiter ce nombre. En effet, 14 élu.e.s indemnisé.e.s sur les 27 que compte la majorité municipale, cela est beaucoup ! Qu’en est-il des adjoint.e.s ou conseiller.ères délégué.e.s sans commission ou avec commission qui se réunit très peu ? Du fait du nombre croissant d’adjoint.e.s, les indemnités des élus augmentent de + 16,5% par rapport à 2017.. cela paraît anormal en cette période où l’adjoint aux finances nous rappelle sans cesse à davantage de rigueur budgétaire !

En 2017, le total annuel des indemnités s’élevait à 230 160€.

En 2020, ce sera 268 188€, soit +38K€/an.

Quant aux majorations, nous proposons de ne pas les activer. Elles sont possibles car Saint Gratien est ancien chef-lieu de canton, et bénéficie de dotations au titre de la DSU (dotation de solidarité urbaine).

Les majorations font passer les indemnités de 187 164€/an à 268 224€/an c’est à dire + 43%… et +80K€/an.

Nous votons donc contre les indemnités, et contre leurs majorations, et nous nous étonnons de ne pas entendre le refrain habituel de l’adjoint aux finances : «ça coûte!». Ce dernier se contentera de dire « qu’il y a des dépenses qu’il faut savoir engager».

Il n’est pas question ici de nier le travail ou la responsabilité du maire et des adjoints, nous la savons lourde, mais de chercher à «optimiser» les dépenses, comme nous engage à le faire très régulièrement l’adjoint aux finances.

En revanche, les comparaisons qui ont pu être faites avec divers salaires ne sont pas pertinentes : il s’agit d’indemnités et non pas d’un salaire.

À noter qu’à la communauté d’agglomération « Plaine Vallée », les élus ont fait preuve de davantage de sobriété et ne se sont voté que la moitié des indemnités possibles. À Saint Gratien, les indemnités des élus représentent une part importante relativement au budget de la ville, et cela nous interroge quand par exemple les subventions aux écoles restent, elles, immuables depuis des années…

À suivre, les derniers rapports de la séance