Samuel

Hommage au professeur Samuel Paty ce 15 octobre 2021, un an après son assassinat par un terroriste islamiste. Nous exprimons toute notre émotion à sa famille, ses ami.es, ses collègues et ses élèves. 

Une cérémonie d’hommage a eu lieu ce vendredi au lycée Gustave Monod d’Enghien les Bains, où la salle polyvalente porte dorénavant le nom de Samuel Paty. Discours de M.Bonneville, proviseur du lycée,  et de Nathalie Elimas, secrétaire d’État à l’enseignement,  sur la laïcité et au-delà, sur les valeurs de la République et le respect d’autrui.

Auparavant avait été organisée une réunion regroupant direction, enseignants, élèves en présence de représentants de la Dasen 95.

Le rôle de Samuel Paty, comme de tout professeur, était d’accompagner chaque élève vers les progrès de la connaissance et de la conscience en confrontant les faits, les opinions, les analyses. C’est dans l’exercice même de cette mission essentielle qu’il a été assassiné.

Aujourd’hui, un an après, qu’y a-t-il de changé dans nos écoles ? Plutôt qu’une communication, parfois bien ambiguë, sur la laïcité, c’est d’un investissement majeur dans le service public dont nous avons besoin, pour défendre et faire vivre les valeurs d’une République laïque et sociale.

 

« La liberté commence là où l’ignorance finit« , disait Victor Hugo. Donnons à l’école les moyens d’en finir avec l’ignorance.

Photos S.B.

Conseil municipal de septembre (3)

Suite des débats au Conseil municipal du 30 septembre 2021 à Saint Gratien

Le Conseil approuve la modification du plan local d’urbanisme. Une concertation s’est déroulée en juin/juillet 2021 et portait notamment sur une opération d’aménagement boulevard Pasteur. Peu de gens se sont déplacés : période de vacances, publicité réduite. Dans d’autres villes, cela fait l’objet de réunions publiques, de visites urbaines… Rien de tel à Saint Gratien où le maire nous affirme que les modifications du PLU sont anodines. Et pourtant ! Nous nous sommes exprimés ici même sur les questions d’urbanisme : https://isabellevolat.fr/2021/07/19/plu-la-ville-de-demain/.

En ce qui concerne l’opération qui se bâtira boulevard Pasteur, nous remarquons qu’elle ne comporte aucun logement social. Or, bien que dans notre ville il y ait davantage de logements sociaux que la loi ne l’exige (et ce n‘est pas grâce à madame Eustache..), si on veut aboutir à une réelle mixité sociale, chaque nouvelle construction doit comporter une part de logements sociaux.     

Le Conseil vote le transfert de la compétence d’installation de bornes pour véhicules électriques au Syndicat Intercommunal SIGEIF, dans le but de « développer l’offre en matière d’accès aux bornes de recharges pour les véhicules électriques ». Il est grand temps ! Nous avons depuis longtemps dénoncé la faiblesse de l’offre : en dehors de la borne personnelle du maire à la mairie, seulement cinq bornes sont implantées au parking payant du Forum. Nous demandons des informations sur les futurs emplacements envisagés, une question complexe au vu des difficultés de stationnement qui se posent dans tous les quartiers de la ville. L’installation sera progressive, avec des emplacements pour recharge rapide en centre-ville, et de recharge lente aux Marais et Raguenets. Quant aux bornes pour recharger les vélos électriques, « on verra si c’est possible » selon le maire. Ça l’est… cela existe déjà dans d’autres villes, encore faut-il la volonté de développer les transports alternatifs.       

Le rapport suivant concerne le contrat « Eau, Trame Verte et Bleue, Climat ». Il s’agit d’un «programme d’actions pour la préservation des ressources en eau, la biodiversité et l’adaptation au changement climatique ». On ne peut qu’être favorable à ces grandes orientations, ce qui n’empêche pas de s’interroger sur certains points. La ville envisage un jardin pédagogique avec le collège Jean Zay, et la création d’une « micro forêt urbaine » à proximité de la cour du collège, avec diverses actions pédagogiques, le tout subventionnable à 70%.

Nos questions

Ne serait-il pas temps d’actualiser l’agenda 21 de la ville, adopté en 2011 ?

Quid de l’absence de réseau séparatif à Saint Gratien, ce qui fait que eaux usées et eaux pluviales finissent mélangées dans les usines de traitement ?

« Lutter contre les îlots de chaleur » est difficile  quand on a bétonné la ville pendant 30 ans. Oui à des espaces verts ! Nous avons réclamé -et œuvré pour- la casquette du BIP et le parc urbain quand la ville ne faisait que densifier encore.

Quid des terrains de sport dans ce quartier, qui manquent cruellement après la destruction du city stade par la ville en 2020 ?

Comment les enseignants et leurs élèves ont-ils été associés à ce projet ?

Quid d’un deuxième jardin partagé dans ce quartier, ou des jardins en pied d’immeubles, comme cela existe ailleurs ?

Quid des cours d’écoles, bitumées et vrais ilots de chaleur ?

Nous votons pour ce projet, avec toutes les insuffisances qu’il comporte.

Le Conseil vote ensuite la réalisation d’un guide personnalisé de l’écocitoyen, avec une partie générale traitant des grands thèmes de l’écologie urbaine et une autre présentant les réalisations et les projets de la collectivité en matière de transition écologique et de développement durable. Nous ne voyons pas l’intérêt d’une telle réalisation qui n‘apporte rien de plus aux actions locales en matière de développement durable.

Le Conseil entend le rapport du délégataire sur l’activité 2020 du marché municipal. 21 commerçants sont abonnés. La ville perçoit en 2020 la somme de 42 553.00€ du délégataire, dont le compte d’exploitation est largement déficitaire.   

Comment redynamiser le marché ? Le « marché des terroirs » qui s’est tenu à deux reprises est bienvenu mais présente peu de produits locaux et bio. Pour faciliter la venue de nouveaux commerçants, la ville avait promis l’exonération des droits de place. La buvette du marché devait en bénéficier. Or, le délégataire lui a réclamé 720 € par mois ! Lorsque nous abordons ce point, le maire coupe alors le débat. Fin des échanges sur le marché.   

À suivre : les questions orales

Debout les femmes !

François Ruffin, coréalisateur de « Debout les femmes ! » : « Ces travailleuses s’occupent de tout ce qu’on ne veut pas voir »

Le nouveau film du député FI François Ruffin et de Gilles Perret sort au cinéma le 13 octobre 2021. Ce documentaire sur les « métiers du lien » et les salariées « reléguées dans l’ombre » dresse une nouvelle critique sociale et politique et interpelle une gauche qui parle de reconquérir les classes populaires.

« Debout les femmes ! » est le troisième film de François Ruffin après « Merci patron ! », sorti en 2016, et « J’veux du soleil », sa première collaboration avec Gilles Perret, en 2019.

À Saint Gratien, nous avions projeté « Merci patron » en avril 2017 dans un café de la ville. La projection avait été suivie d’un débat.

Entretien de l’insoumis avec Diego Chauvet pour l’Humanité

Pourquoi un film sur les « métiers du lien » ?

François Ruffin Avec Gilles Perret, nous voulions, depuis un moment déjà, faire un film à l’Assemblée nationale. Les décors y sont plutôt chouettes, on n’a pas à les payer, et on a les figurants. Le seul truc, c’est qu’il ne s’y passe rien. En tout cas, ce n’est pas là que se fait la loi. Elle est faite par l’Élysée, et l’Assemblée l’enregistre. Lorsqu’on m’a confié la mission parlementaire sur les métiers du lien, j’ai donc appelé Gilles en me disant qu’il y avait peut-être un coup à jouer, parce qu’on pourrait travailler à la fois le dehors et le dedans. Recueillir les visages, les vies et les voix de ces femmes, et les ramener à l’intérieur de l’Hémicycle, puis montrer comment c’est malaxé, digéré, et finalement rejeté par l’Assemblée nationale. Nous pouvions dès lors poser une double critique : une critique sociale, et une critique politique, démocratique. C’est pleinement une question de rapport de classe. Soit on est du côté des servants, soit du côté des servis. Les servis ne voient pas les gens qui les servent. Les fragilités se cumulent aussi : ce sont des métiers populaires, féminins, et occupés pour partie par des personnes d’origine étrangère. Elles sont reléguées dans l’ombre. C’est la clé du problème : comment les rendre visibles, et comment peuvent-elles s’organiser elles-mêmes ?

Malgré le soutien du député marcheur Bruno Bonnell, qui finit par défendre vos propositions pour majorer les salaires des femmes de ménage, elles sont toutes rejetées par ses collègues de la majorité…

François Ruffin Il faut que l’Élysée leur dise d’appuyer sur le bon bouton. Tant que l’ordre n’est pas donné d’en haut, l’humanité ne surgit pas spontanément dans le cœur de l’Assemblée nationale… C’est une explication institutionnelle, qui tient à la soumission du pouvoir législatif à l’exécutif. Ensuite, dans l’inconscient collectif, les femmes ont réalisé ces tâches gratuitement à domicile pendant des siècles : s’occuper des personnes âgées, des malades, des enfants… Maintenant on les paye un peu pour faire ça à l’extérieur, donc elles ne vont pas en plus nous embêter ! Ceux qui ont accès à la parole publique, qui tiennent les commandes, ne sont pas issus de cet univers-là. Enfin, ces femmes s’occupent de l’intime, du sale, de la vulnérabilité, c’est-à-dire de tout ce qu’on ne veut pas voir. Pour paraphraser Macron, tout le pays repose sur elles, comme sur une chaise. Et on ne veut pas voir sur quoi on est assis.

Les propos d’Emmanuel Macron en avril 2020 n’auraient pas pu inciter sa majorité à appuyer sur le bon bouton ?

François Ruffin C’est pour cette raison qu’on me voit piquer une colère, en commission. Je m’étais mis moi-même à y croire en fait. Lorsque le président de la République dit qu’il « faut se rappeler que notre pays tout entier repose sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal », quand il fait référence à la Déclaration des droits de l’homme, signifiant que « les distinctions sociales ne peuvent reposer que sur l’utilité commune », je me dis que l’on va réussir à arracher des trucs. Et lorsque ses députés rejettent tout ce que je propose, sans rien proposer à la place, ça me fait sortir de mes gonds.

À la fin du film, vous listez tout de même quelques petites victoires…

François Ruffin Sur certains métiers rien n’a changé. On a gratté le 13e mois pour les femmes de ménage de l’Assemblée nationale, mais c’est très circonscrit. Ce n’est pas une conquête pour toutes les femmes de ménage du pays. Pour les animateurs périscolaires, les assistantes maternelles, les accompagnants d’enfants en situation de handicap, on n’a rien gagné. Les auxiliaires de vie sociale ont eu la prime Covid. On a obtenu entre 2 et 15 % selon l’ancienneté de leurs salaires. Tout ça, je prends, du moment que ça remplit un frigo. Mais ces métiers du lien sont des emplois féminins, à temps partiel, c’est-à-dire à salaire partiel. Ce qu’il faut c’est du temps plein à salaire plein. Ça doit devenir la norme. Pour les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap – NDLR), on pourrait avancer rapidement. En associant les accompagnantes elles-mêmes, les enseignants et leurs syndicats, et les parents d’élèves en situation de handicap, il est possible de structurer cette profession et de lui obtenir un vrai statut.

L’absence de réponses politiques à leurs revendications nourrit la défiance de ces salariés. Comment la gauche peut-elle y répondre ?

François Ruffin C’est un enjeu pour la gauche. Je viens du mouvement ouvrier traditionnel. Ça veut dire subir des défaites permanentes, avec des délocalisations en série. Tant qu’on n’aura pas mis en place du protectionnisme avec des taxes douanières, on sera condamné à aller de défaite en défaite sur le terrain de l’industrie. Je veux dire à la gauche que, dans les classes populaires, il faut considérer ces métiers du lien comme un deuxième réacteur. Il y a un intérêt électoral, mais aussi syndical à le faire. Ce sont des professions qui vont grimper sur le plan démographique. Elles connaîtront quelques petites conquêtes avec ici ou là un 13e mois, l’amélioration d’une convention collective… Autant peser là-dessus et y être associés. Ce n’est pas simple parce que c’est un milieu qui n’a pas l’habitude de la lutte. La CGT cherche à faire bouger les auxiliaires de vie dans pas mal d’endroits. Il faudrait que des responsables politiques portent ces luttes au premier plan. L’élection présidentielle est une occasion de le faire en portant la question sociale. Comme l’a souligné le sondage de l’Humanité qui la place au cœur des préoccupations, les gens en sont déjà convaincus. Mais si le débat présidentiel périphérise ces questions, on est cuit.

Tout le monde à gauche veut reconquérir le vote populaire, mais ça ne semble pas gagné…

François Ruffin Le divorce entre la gauche et les classes populaires ne date pas d’aujourd’hui, ni même du quinquennat de François Hollande. Il faut remonter aux années 1980, qui marquent une déchirure entre les éduqués du supérieur, qui s’en sortent correctement, et les classes populaires, dont le taux de chômage est multiplié par trois en une décennie. On accepte que des usines ferment pour s’installer en Roumanie ou au Bangladesh parce que ce sont des ouvriers qui se retrouvent au chômage, et qu’il n’y en a pas à l’Assemblée. Si des députés étaient concernés, en quinze jours, on aurait une loi pour empêcher les délocalisations. Si on veut regagner demain, il faut qu’on retrouve le vote populaire en résolvant un double divorce : la petite bourgeoisie intellectuelle et les classes populaires, mais aussi entre les classes populaires de couleur dans les quartiers et celles, blanches, des zones rurales. Si on laisse Macron et Zemmour mener le débat de la campagne présidentielle, on laissera passer une frontière entre elles. Notre objectif doit être de les faire travailler ensemble pour le mieux-être de la société.

Voir la bande annonce du film

Ces terres qui devraient nous nourrir

Mobilisation. Un escargot, ça troupe énormément

Article paru dans l’Humanité du lundi 11 Octobre 2021

Venues de toute l’Île-de-France avec à leur tête un gastéropode géant, des centaines de personnes ont exigé un moratoire sur les projets qui menacent les terres nourricières.

Il est midi et demi passé, ce dimanche, sur l’esplanade de l’Hôtel de Ville de Paris, et l’on attend encore l’escargot du nord. Parti la veille du Triangle de Gonesse, dans le Val-d’Oise, il a bivouaqué à Pantin, en Seine-Saint-Denis, mais semble avoir traîné des pieds au réveil. Arrivé du plateau de Saclay, dans l’Essonne, celui du sud a passé la nuit à Malakoff et s’est montré plus véloce ce matin, lézardant à présent au soleil devant la mairie. Discrets, les escargots d’est et d’ouest n’ont pas limacé eux non plus pour venir de Thoiry, dans les Yvelines, et du Val Bréon, en Seine-et-Marne. La convergence des coques est bien en train de s’opérer au cœur de la capitale. Déboulant des quatre coins de la région, les gastéropodes colorés traînent chacun dans leur sillage un cortège en colère, qui exige la préservation des terres nues d’Île-de-France. Jeux Olympiques, perspectives industrielles ou Grand Paris : les projets d’aménagements se sont multipliés ces dernières années, prenant place sur ce qu’il reste des terres les plus fertiles d’Europe. Les escargots et leurs troupes demandent un moratoire, et l’opportunité de rediscuter les priorités.

Cathy, la quarantaine, vit près du plateau de Saclay et a passé une partie de l’été à occuper ce que beaucoup ont déjà baptisé la « Zaclay ». Une dizaine d’exploitations agricoles sont menacées par l’arrivée de la ligne 18 du métro, dernière à naître du réseau francilien. Depuis le 22 mai, elles sont squattées, avec la bénédiction des paysans, par leurs défenseurs. « On présente ce projet de métro comme une solution à la mobilité, explique la jeune femme. En réalité, il ne répond qu’aux intérêts du BTP. » Plus de 2 600 hectares de terres sont concernés. D’autres sont menacés par l’installation du cluster scientifique Paris-Saclay, lequel, ironie des planifications, doit accueillir les nouveaux locaux d’AgroParisTech et de l’Inrae, deux pôles majeurs de la recherche agronomique.

« On parle de déchets d’origines multiples, pollués ou amiantés » 

« Cet aménagement prépare le terrain à un étalement urbain à l’heure où l’enjeu serait de lutter contre », déplore Cathy. Ce n’est pas le seul souci. Les remblais issus des excavations nécessaires à la réalisation du métro soulèvent également des questions. « Personne ne sait vraiment quoi faire de ces déchets, et des communes censées en hériter se battent aujourd’hui contre cette perspective. » Dans le même temps, les lignes ­historiques B et D du RER se délitent faute d’investissements, estiment les manifestants.

Saclay n’est pas seule à s’embourber dans les déchets. Thoiry a elle aussi son lot. De ce côté ouest de l’Île-de-France, aucun projet d’infrastructure n’est en cours, si ce n’est la réalisation d’une pâture à bisons. Elle sera installée sur des buttes, elles-mêmes érigées grâce à 400 000 m3 de déchets. « On parle de déchets d’origines multiples, potentiellement pollués ou amiantés », précise Philippe Heurtevent, responsable de Sauvons les Yvelines. Ces 700 000 tonnes de détritus seront étendues sur 5 hectares de terres aujourd’hui cultivées. Ils ne seront pas les premiers : depuis 2006, 15 hectares de terres arables ont déjà été recouverts par 1,2 million de déchets.

La planification d’une gare au beau milieu des champs demeure

De l’autre côté de Paris, complètement à l’est, le Val Bréon se bat contre une extension urbaine. « Elle avait été programmée dans le cadre de l’extension d’une ligne RER, explique Jane Buisson, secrétaire générale de FNE-Seine-et-Marne. La gare a disparu des plans, mais le projet urbain est maintenu. » S’il se réalise, 150 hectares de terres nourricières disparaîtront, déplore la militante.

L’histoire ressemble comme deux gouttes d’eau à qui se passe côté nord, sur le Triangle de Gonesse. Longtemps, le projet de mégacomplexe commercial EuropaCity a été la principale menace. La mobilisation a fini par l’écarter, mais la planification d’une gare au beau milieu des champs demeure.

Jardins ouvriers à Aubervilliers, ou Aire des vents à Dugny : au nord, toujours, d’autres morceaux de verdure sont sous le joug d’infrastructures prévues dans le cadre des JO 2024. Moins de 10 hectares au total, pas grand-chose comparé à tout le reste. « Mais pour les habitants, ce sont des lieux où se ressourcer et où se retrouver », insiste Jean-Marie Baty, responsable au Mouvement national de lutte pour l’environnement (MNLE) Île-de-France, qui crie presque pour se faire entendre. Sur l’esplanade de l’Hôtel de Ville, l’escargot porte-drapeau de ces batailles a fini par débarquer en musique.

Chaque année, 1 500 hectares de terres agricoles disparaissent d’Île-de-France.

Inutiles, coûteux et destructeurs

Malgré les discours du gouvernement et de la Région sur la nécessité de lutter contre l’artificialisation des sols, les projets aberrants se multiplient en Île-de-France : gares inutiles du Grand Paris Express, infrastructures olympiques surdimensionnées, entrepôts de logistique, data centers, stockage de déchets inertes …

A Gonesse, dans le Val-d’Oise, depuis l’abandon du mégacentre commercial Europacity en novembre 2019, le Premier ministre a annoncé le maintien de la construction d’une gare de métro automatique sur la ligne 17 nord, au milieu des champs et l’urbanisation d’une partie du Triangle agricole, pourtant interdite à l’habitat en raison du bruit des aéroports du Bourget et de Roissy-Charles-de-Gaulle. Le gouvernement y a annoncé la construction d’une cité scolaire, d’un internat et d’une administration de l’État. Le terminus de la ligne 17, prévu au Mesnil-Amelot, viendrait urbaniser des terres fertiles autour d’un village actuellement peuplé de 1100 habitants, accélérant ainsi l’étalement urbain.

Il est urgent de stopper ces projets inutiles, coûteux, destructeurs de la biodiversité et du climat. Il est encore temps de protéger les terres agricoles. La transition écologique peut créer de nombreux emplois, et ces  terres peuvent contribuer à l’autosuffisance alimentaire de l’Île-de-France, alimenter nos cantines scolaires.. C’est pourquoi nous avons déposé une motion au Conseil municipal de Saint Gratien. Le maire a refusé de la soumettre au vote.

Le samedi 9 octobre, quatre marches sont parties, du Triangle de Gonesse (95), de Val Bréon (77), du Plateau de Saclay (91) et de Thoiry (78) et sont arrivées à proximité d’une porte de Paris. Dimanche 10 octobre au matin, les marches ont convergé pour arriver à midi place de l’Hôtel de Ville à Paris puis devaient se rendre en manifestation commune à Matignon.

Des élus étaient présents, dont Céline Malaisé, présidente du groupe « Gauche Communiste, Écologiste et Citoyenne (GCEC) » au Conseil régional d’Île-de-France.  

Ci-dessous l’article paru sur le site de Franceinfo sur cette mobilisation.  

Val-d’Oise : « Notre marche a pour but d’aller à Matignon et ça nous est refusé », s’indigne le président du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

La justice a rejeté jeudi le recours de dix associations de défense de l’environnement, dont le Collectif Pour le Triangle de Gonesse (CPTG) qui s’oppose à l’urbanisation de la zone. Son président accuse Gabriel Attal d’avoir fait pression sur la justice.

Après l’abandon du projet Europacity (dans le Val-d’Oise) en 2019, la justice a rejeté jeudi 7 octobre 2021 le recours de dix associations de défense de l’environnement, dont le Collectif Pour le Triangle de Gonesse (CPTG), qui luttent contre la création d’une gare du Grand Paris Express et d’une zone d’activité dans le Triangle de Gonesse, en Île-de-France. Une marche à leur initiative pour continuer la mobilisation devrait arriver à Paris dimanche en milieu de journée. « Notre marche a pour but d’aller à Matignon et ça nous est refusé », s’indigne Bernard Loup, le président du CPTG, dimanche 10 octobre sur franceinfo. « Il y a une atteinte au droit de manifester parce qu’on nous bloque alors qu’on avait demandé à aller le plus près possible ». 

« [Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement] est venu faire pression sur la justice, alors il nous reste la mobilisation », a déclaré Bernard Loup, « et on ne cible pas la mairie de Paris mais le gouvernement, le Premier ministre ». Pour lui, l’objectif principal est la sauvegarde des terres.

« On a tous besoin de préserver les sols et d’ailleurs les politiques le disent eux-mêmes, ils parlent de zéro artificialisation mais continuent de bétonner les terres agricoles. » déclare Bernard Loup, le président du Collectif Pour le Triangle de Gonesse à Franceinfo.

« On veut gaspiller de l’argent public pour faire trois lignes de train CDG express pour les riches qui arrivent à Roissy, la ligne 17 nord qui ne dessert que des zones d’activités, aucune zone d’habitat… Les habitants de Gonesse sont à 6 kilomètres de la gare du triangle de Gonesse », a-t-il précisé. Il n’y a rien qui justifie cette gare, elle est dans les champs, mais on s’entête à la faire. » Pour le président du CPTG, c’est un combat « symbolique l’idée, c’est de faire un projet de dimension régionale, d’autonomie alimentaire de l’Île-de-France. Cette occasion, certains veulent passer à côté alors qu’il n’y a rien qui justifie cette urbanisation. »

D’autres articles à lire ici et .

Merci à S.B. pour ses photos de la marche au départ de Gonesse

Conseil municipal de septembre (2)

Suite des débats au Conseil municipal du 30 septembre 2021 à Saint Gratien

Nous votons pour l’application à Saint Gratien du dispositif national de « pass culture » qui a pour but de favoriser les pratiques culturelles. Le pass apporte une aide financière sous la forme d’un crédit de 300 euros pour tous les jeunes, l’année de leur 18 ans, valable pendant deux ans pour visites de lieux culturels, cours et ateliers, places et abonnements (spectacle, cinéma, festival), achats de livres, DVD….

Cette mise en place locale ne coûte rien à la ville.

Nous rappelons l’importance de l’aide financière pour favoriser l’accès à la culture et proposons qu’un « pass municipal » soit instauré pour les 16/18 ans.

Nous revenons également sur notre proposition déjà avancée lors d’un précédent Conseil sur la gratuité des spectacles à destination des scolaires. Cette mesure serait d’un coût négligeable pour la collectivité mais pourrait constituer un signal fort pour encourager les activités culturelles des jeunes gratiennois.

Hélas ! Levée de boucliers du côté de la majorité, que ce terme de « gratuité » hérisse ! Il faudrait selon l’adjointe, préparer les enfants à sélectionner leurs activités culturelles car adultes, ils devront choisir leurs sorties en fonction de leur portefeuille… Méconnaissance totale ou refus de voir, pour raison budgétaire, que les pratiques culturelles des enfants et des jeunes sont déterminantes pour leurs choix futurs et que les communes peuvent jouer un grand rôle dans l’éducation culturelle. Combien d’artistes reconnus ont dit avoir découvert leur art par une pratique précoce, y compris dans des villes populaires peu aisées mais dont les élus avaient compris l’enjeu de l’éducation culturelle ? Il est de plus, anormal que les spectacles pour les écoliers, qui se déroulent sur le temps scolaire, ne soient pas considérés comme partie intégrante de l’éducation, et donc gratuits.  

Si la ville a bien évidemment certaines initiatives en direction des scolaires, accueil à la médiathèque, visites des expos d’art contemporain… il n’en reste pas moins que beaucoup reste à faire pour rendre l’accès à la culture plus aisé pour les jeunes de notre ville.           

Les deux rapports suivants concernent l’activité de la Saiem. Nous demandons des informations sur le taux de commercialisation des parkings aux Raguenets (« ça avance… ») et sur l’acquisition évoquée de locaux commerciaux au Forum (« pas de projets particuliers… »)

Nous votons contre le niveau d’exonération de la taxe foncière. La ville retient le taux d’exonération le plus bas. Selon nous, cette décision est la conséquence du faible taux de TH (taux de 2017) sur lequel la ville est à présent compensée.

La décision budgétaire modificative qui vient ensuite est anodine mais nous apprenons à cette occasion que la ville pérennisera les activités d’été en direction des jeunes au mois d’août. Tant mieux, nous le réclamions depuis longtemps.  

Nous nous abstenons sur le versement d’une subvention au « Souvenir français », non pas que nous soyons indifférents à l’activité, liée au devoir de mémoire, de cette association, mais pour alerter sur le fait que ce soit son ancienne présidente qui présente ce rapport.   

Les rapport suivants concernent la délégation de service public accordée à Indigo pour la gestion du stationnement payant de surface (594 places) et du parking P1 du Forum (194 places). L’objet de longs (et assez tendus) échanges avec le maire.

Le Conseil prend d’abord connaissance du rapport d’activité 2020 du délégataire.

Enfin un rapport d’activité de la part d’Indigo ! Rien n’a été présenté en 2019. Pourtant, le délégataire est tenu de présenter à l’autorité délégante un rapport annuel. 

La ville perçoit une redevance fixe de 6 000€ et une part variable de 60 % de la part du chiffre d’affaire H.T. excédant le seuil de 204 000 € TTC. Combien de fois cette redevance variable a-t-elle été versée à la commune ? Zéro fois ! Voilà un contrat finement négocié, avec un seuil de versement tellement élevé qu’il n’a jamais été atteint !

Le Conseil délibère ensuite sur un avenant à cette délégation : prolongation de 1 an du contrat (une prolongation de 6 mois avait déjà été votée en avril 2021 par le Conseil). Indigo met en avant des recettes moindres suite à la crise sanitaire. Mais surtout cet avenant prévoit la prise en charge par la ville de 25 000€ de dépenses d’investissements « non prévisibles » de sécurité incendie, marquage au sol.. Voilà des dépenses qui au contraire semblent très prévisibles ! Si elles incombent finalement à la ville, pourquoi donc avoir recours à un délégataire ?

Enfin, il est proposé de créer des abonnements « jour » pour « répondre à la demande des habitants. » 

Nous votons contre cet avenant.

Pourquoi des villes comme Eaubonne ont-elles été en capacité de tout remettre à plat, et en attendant d’avoir revu le dossier du stationnement, comment ont-elles pu le rendre gratuit ?

Par ailleurs, la ville va également prendre en charge des dépenses imprévues relatives à la mise aux normes bancaires des équipements. Et hop ! Nouvelle ardoise de 29 900€ pour le contribuable ! Ceci serait prévu dans le contrat de délégation, finement négocié (bis). La mise aux normes étant imposée par l’État, ce ne serait pas à Indigo d’en supporter la charge, selon l’adjoint aux finances… mais à la ville, oui ?? Avec l’argument supplémentaire que Indigo a été fortement « impacté » par le Covid. Rappelons que « Indigo » est le nouveau nom de « Vinci »…  on a donc un peu de mal à pleurer sur son sort.

Coût total des négociations avec Indigo pour la collectivité : 55 000€. Le stationnement coûte donc aux usagers, mais également aux contribuables.

Le Conseil en suite logique décide de lancer la procédure de mise en concurrence pour la gestion du stationnement payant, pour une durée de dix ans, contre 6 pour le contrat actuel. Le montant des travaux à prévoir est de 500 000€. En plus de ceux évoqués plus haut, il y aura l’installation de nouvelles bornes électriques. On peut donc craindre des augmentations de tarifs. En outre, le mode de rémunération du délégataire sera « lié au résultat d’exploitation du stationnement », ce qui n’est pas sans poser de questions…. Redevance fixe ou variable ? Saut dans l’inconnu !

Dernière remarque : le mobilier urbain destiné au stationnement… des vélos aurait pu être abordé à cette occasion. Aurait pu.

À suivre… la séance a duré 3h15. Contrepartie de la moindre fréquence des Conseils… 

Conseil municipal de septembre

Conseil municipal du 30 septembre 2021 à Saint Gratien : les principaux points à retenir

Les séances du conseil ont à nouveau lieu en mairie. Autre lieu, même ambiance… moyennement chaleureuse.

Procès-verbal

Nous votons contre le procès-verbal de la séance précédente. Nous formulons une nouvelle fois la même demande : recevoir le PV plus rapidement après la séance car il est difficile de relire un document 3 mois après les débats ! Et surtout, nous remarquons que nos interventions sont mal retranscrites, tronquées, déformées, voire attribuées à d’autres conseillers ! Par exemple, aucune des questions que nous avons posées sur les décisions du maire n’est retranscrite ; la démonstration chiffrée et détaillée de S. Bauer sur le coût, finalement faible, de la crise sanitaire pour la ville est coupée dans sa totalité ; notre intervention sur la destruction du city stade, « opération qui a impacté très négativement le quartier des Raguenets »est vidée de son sens, le terme « très négativement » ayant disparu au PV…

Or, ce ne sont pas là des détails, puisque c’est la seule façon pour les Gratiennois d’être informés des débats, la séance n’étant pas diffusée en ligne, contrairement à ce que font de nombreuses villes, et même… notre communauté d’agglomération !

Rentrée scolaire

Le Conseil entend une information sur la rentrée scolaire de la part de la nouvelle adjointe aux affaires scolaires. 2 235 élèves, 1 414 élèves en élémentaire et 821 en maternelle, sont accueillis dans les 14 écoles maternelles et élémentaires de St Gratien, c’est-à-dire 32 élèves de moins qu’en 2020/2021. Une classe a été ouverte à Jean Zay maternelle qui compte désormais 4 classes. La classe de Jean Jaurès menacée a finalement été maintenue ouverte après mobilisation « municipale musclée » d’après l’adjointe, ignorant ainsi celle des parents…  Les équipes d’animateurs sont complètes, mais il manque des surveillants de cantine. Une situation malheureusement récurrente et qui perdure le plus souvent tout au long de l’année…

Motion déposée par notre groupe sur l’avenir du Triangle de Gonesse

Le maire indique ne pas l’inscrire à l’ordre du jour, car elle ne présenterait pas d’intérêt local, St  Gratien n’étant pas une ville limitrophe de Gonesse ! Argumentation totalement inepte, puisque ce projet impactera bien au-delà du seul territoire de Gonesse ! Si ces terres étaient préservées et dédiées à une agriculture urbaine, elles pourraient en effet approvisionner en produits frais, bio et locaux les cantines scolaires de notre ville ! Le risque d’artificialisation du Triangle concerne tous les habitants du Val d’Oise et plus largement de l’Île-de-France. Pour mémoire, notre motion sur la gratuité des masques pour les écoliers gratiennois était, elle, tout à fait locale mais le maire ne l’a pas pour autant présentée au vote du Conseil.

Décisions du maire

Léger cafouillage de l’adjoint qui donne communication des décisions du Conseil du… 24 juin…

Nous interrogeons sur plusieurs décisions :

-sur la politique de la ville en matière de climatisation des bâtiments communaux, et de  l’installation de purificateurs d’air et de détecteurs de CO2 dans les écoles. Le maire répondra à une question orale sur ce sujet. La climatisation restera une pratique exceptionnelle pour les jeunes enfants sinon la ville optera pour des procédés de simple  « rafraîchissement » comme au théâtre Jean Marais et à la salle Georges Brassens.

-sur l’implantation d’un centre d’ophtalmologie dans un local commercial au Forum. Est-ce de la responsabilité de la ville d’implanter un tel centre ?

-sur l’installation d’un nouveau commerce en lieu et place du Carré nature. Ce sera un restaurant italo-syrien.

Délégation de pouvoir au maire

Nous nous abstenons sur le principe d’une nouvelle délégation de pouvoir du Conseil municipal au Maire concernant le tournage de films sur le territoire de la ville, au profit de décisions plus collectives prises en Conseil municipal.    

La grille tarifaire qui s’appliquera ne nous est d’ailleurs pas communiquée et n’est pas encore établie. 

Nous en profitons pour alerter sur le fait que des riverains nous signalent parfois des nuisances liées à ces tournages, bruits matinaux par exemple.

Remplacement d’un membre de la commission scolaire                                     

Nous nous abstenons sur ce point qui fait suite à l’échange de délégations entre les adjointes aux affaires scolaires et aux affaires générales.   

Assez inédit cet échange de délégation à la veille de la rentrée ! Vu l’importance de ce domaine d’action de la ville, cela nous interroge car c’est visiblement le signe de difficultés au sein de la majorité municipalité. Aucune commission scolaire en cette rentrée pourtant agitée, aucune commission scolaire depuis mars 2021… plus de commission scolaire réunissant parents, enseignants et élus : quelle erreur ! Pourtant de nombreux points demanderaient à être débattus en concertation avec parents et  enseignants. Aucune réponse du maire sur ce point qui renvoie à une réunion ultérieure de la commission scolaire… Affaire à suivre. Pour mémoire, nous avons consacré notre tribune à la situation dans nos écoles, entre crédits scolaires immuables, manque d’AESH et d’ATSEM…

À suivre…

Petit déchet, grosse pollution

L’association « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » est dans la presse locale pour son action de lutte contre la pollution due aux mégots !

À lire ci-dessous un article de Fabrice Cahen, paru ce 30 septembre 2021 dans la Gazette du Val d’Oise.

Val d’Oise : le jet de mégot au Conseil municipal de Saint Gratien

L’association Saint-Gratien solidaire écologique et citoyen a arpenté le centre-ville de Saint-Gratien (Val-d’Oise) afin de sensibiliser les commerçants sur le jet de mégots. L’association propose que la Ville « agisse » pour limiter le jet de mégots sur les voies publiques. 

« Un an après notre première action toujours autant de mégots dans les rues », constate l’association, dont des membres sont des élus d’opposition au conseil municipal de Saint-Gratien.

Ils comptent intervenir lors de la prochaine assemblée municipale le 30 septembre 2021.

« Le but est de montrer la pollution énorme de ce « petit », déchet et d’envisager des solutions locales.

Le mégot est une source majeure de pollution puisqu’il contient du plastique et des milliers de substances chimiques. Un mégot met plus de douze ans à se dégrader. Jeté, il se retrouve ensuite le plus souvent dans les océans ».

L’association propose que la Ville « agisse » pour limiter le jet de mégots sur les voies publiques avec : installation de cendriers dans le mobilier urbain ; campagnes d’information et de sensibilisation ; travail en collaboration avec les bars-tabacs et cafés de la ville ; rappel de la contravention (68 €) qui sanctionne le geste de jeter un mégot sur la voie publique.

Motion pour un Conseil

Au Conseil municipal du jeudi 30 septembre 2021, notre groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » demandera au maire de soumettre au vote le texte de la motion ci-dessous, qui concerne le devenir du Triangle de Gonesse.

Souhait de Motion pour le Conseil municipal de St-Gratien contre tout projet d’artificialisation des sols sur le triangle de Gonesse 

Les élus du groupe Saint-Gratien-solidaire-écologique&citoyen-2020 proposent aux membres du conseil municipal de Saint-Gratien réunis le 30 sept 2021, d’adopter cette motion pour encourager le développement d’un projet alternatif sur les terres agricoles du Triangle de Gonesse et appeler à la Marche Pour la Préservation des Terres Fertiles d’ile De France, qui partira le 9 octobre 2021  notamment du Triangle de Gonesse.

« Le 4 décembre 2020, le Président de la République a annoncé l’abandon du projet « EuropaCity » sur les terres agricoles du triangle de Gonesse. Malheureusement, la reprise des travaux de construction d’une gare au milieu des champs de Gonesse, préalable à l’artificialisation d’au moins 110 hectares, a été annoncée début janvier 2021 et malheureusement déjà engagée.

Alors que les experts du climat lancent des cris d’alarme contre les conséquences catastrophiques de l’artificialisation des sols, nous, élus du conseil municipal de St Gratien, commune du Val d’Oise (95210), nous opposons à ce projet inutile et dispendieux, qui annonce la destruction des terres nourricières du Triangle de Gonesse.

Par la même, nous condamnons le recours à la force demandé par le gouvernement et la Présidente de la région à l’encontre des citoyennes et des citoyens décidés à empêcher la construction de cette gare le 23 février dernier.

L’État français a aujourd’hui la possibilité de prendre une décision historique concernant le devenir de ces terres puisque l’établissement public foncier d’Ile de France, qui contrôle aujourd’hui 110 hectares après l’expropriation des agriculteurs, peut s’il le décide y mener un véritable projet d’intérêt général. Il pourrait permettre à la jeunesse francilienne et aux milliers de salarié.es touché.es par la pandémie un accès à des emplois dans les filières d’avenir comme celles de l’alimentation, du recyclage, de la mobilité durable, des énergies renouvelables, de l’écoconstruction et de la rénovation thermique des bâtiments.

Désormais, il appartient au Président de la République et à son gouvernement de faire clairement le bon choix sur ce dossier, de décider d’un acte fort en parfait adéquation avec les accords de Paris signés dans le cadre de la COP21, en prenant les décisions qui s’imposent pour que tout projet d’urbanisation du Triangle de Gonesse soit définitivement abandonné. Une fois cet abandon définitivement acquis, il deviendra alors possible d’imaginer un autre projet alternatif ambitieux pour le Triangle de Gonesse, plus en rapport avec la lutte contre les changements climatiques et pour une agriculture responsable. L’association « COLLECTIF POUR LE TRIANGLE DE GONESSE (CPTG) » (http://carmagonesse.com) œuvre pour la mise en place du projet CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir), qui s’appuie sur les perspectives prometteuses de l’agriculture péri-urbaine et de la création d’activités liées à la transition écologique.

Nous, élus du conseil municipal de St-Gratien, souscrivons pleinement à ce projet résolument tourné vers l’avenir et conforme aux nouvelles orientations de la région Ile de France quant au développement de la production agricole de proximité. Nous  appelons à participer à la Marche Pour la Préservation des Terres Fertiles d’ile De France, qui partira le 9 octobre 2021 notamment du Triangle de Gonesse ».

Questions pour un maire…

… qui n’est pas un champion de la réponse pertinente !

Nos questions orales au Conseil municipal du 30 septembre 2021, déposées au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », seront traitées en toute fin de séance.

 1 – Journée des associations 2021

Alors que Saint Gratien compte 200 associations, il n’y avait que 58 stands (avec un grand absent : le club de foot de la ville) lors de la journée des associations le 4 septembre 2021, stands accordés selon des critères que nous ne connaissons pas. Seules 18 associations étaient présentes à la réception organisée par la ville et ce peu de succès interroge.

Pourquoi ne pas inviter de nouvelles associations lors des prochaines éditions de la J.A (notamment celles qui promeuvent des actions dans le domaine du développement durable…) et ainsi assurer une rotation des associations présentes et une offre plus riche aux habitants, reflétant davantage la diversité de la vie associative locale ?

2 – Rentrée scolaire

Dans son courrier à l’inspectrice de l’Éducation nationale, suite à l’annonce dans l’après-midi du 1er septembre 2021 d’une fermeture d’une classe à Jean Jaurès, le maire souligne le manque d’AESH accompagnant les élèves en situation de handicap dans cette école. Ces difficultés sont malheureusement répandues dans toutes nos écoles, et les insuffisances de la MDPH sont connues.

Comment le maire, conseiller départemental, a-t-il agi depuis son élection au Conseil départemental, pour qu’évolue cette situation gravement préjudiciable aux élèves, à leurs parents, et au bon fonctionnement des établissements scolaires ?

3 – Travaux de la salle d’armes  en vue des Jeux Olympiques 2024

Quelle solution la ville envisage-t-elle pour que les utilisateurs de la salle d’armes (club, scolaires…) puissent continuer la pratique de l’escrime pendant les travaux de la salle d’armes prévus pour durer jusqu’en janvier 2023 ? À ce jour, ni le maître d’armes ni les responsable des écoles, utilisatrices de la salle pour les scolaires, ne le savent.

4 – Patrimoine culturel local

Si la Princesse Mathilde est une personnalité importante de notre ville, il existe d’autres sujets historiques et culturels locaux qui méritent qu’on s’y intéresse.

Tout récemment, la presse locale a relaté l’urgence de la mise à l’abri et restauration de la statue d’Andromède du sculpteur Jules Franceschi.

Le jeune résistant gratiennois Hébert est dénommé « Maxime » sur la plaque de la rue qui porte son nom mais « Lucien » sur sa stèle funéraire. Une confusion à réparer.

Les personnalités locales ayant pris part à la résistance telles que Suzanne Barroul, Georges Didou… pourraient être davantage reconnues si les plaques de rues qui portent leur nom signalaient leurs faits d’armes.

De même, une plaque commémorative au lycée Gustave Monod, rend hommage à la résistante Lucie Aubrac puisqu’elle y enseigna de longues années après-guerre. Cet établissement est situé en partie sur Saint Gratien, où pourtant Lucie Aubrac n’est jamais honorée.

La ville, et notamment son adjointe à la culture, ne pourrait-elle pas accorder davantage d’importance à son patrimoine culturel local, riche mais sous-estimé, afin de mieux le mettre en valeur et le faire connaître de nos concitoyens ?  

5 – Pollution 

La pollution due aux mégots jetés sur la voie publique reste considérable dans notre ville. Nous en avons à nouveau, comme en 2020, collecté des quantités très importantes dans le centre-ville le 18 septembre 2021. Des solutions existent pour enrayer ce phénomène, ramasser et recycler ce déchet qui est source de pollution majeure : campagne d’information et de sensibilisation des citoyens, action en commun avec les commerçants sur le jet de mégots sur leur pas de porte, installation de cendriers sur la voie publique, rappel de la contravention de 68€… Des villes ont également enclenché des actions de recyclage en partenariat avec des entreprises spécialisées. Le maire nous affirmait en septembre 2020 envisager un travail sur le recyclage des mégots avec une entreprise gratiennoise, sans que sachions qui est cette entreprise, ni où elle est localisée. Si elle se trouve à Gennevilliers, il ne s’agirait que d’une entreprise de collecte des mégots, et non de leur recyclage.

Où en est la ville sur ce dossier ?

Pour info, la ville pourrait démarcher la société « MéGO! »

« MéGO! » est un service de tri et de recyclage matière de mégots de cigarettes (filtres usagés), solution unique en France.

« MéGO! » installe aussi bien du mobilier urbain (cendriers, contenants), de l’affichage, et assure la collecte, le recyclage, le suivi statistiques et bilan carbone des opérations.