Incendies, les insuffisances publiques

Incendies : « Les insuffisances publiques s’alimentent »

GIRONDE Le chef de file des députés communistes, André Chassaigne, s’est rendu dans le département ravagé par les flammes et appelle à en finir avec le désengagement de l’État.

Article paru dans l’Humanité du mercredi 17 Août 2022 ; Cyprien Caddeo

Alors que le gouvernement a annoncé le 15 août un plan d’aides fiscales à destination des collectivités, particuliers et entreprises sinistrés par les flammes en Gironde, le député PCF André Chassaigne appelle à des mesures plus structurelles et à s’attaquer à la racine du mal : les manquements de la puissance publique.

La question du manque de moyens revient sur bien des aspects. Les pompiers, notamment, alertent une nouvelle fois sur leur manque d’effectifs.

Oui, il y a une double crise. D’abord, du volontariat : il y a de moins en moins de volontaires, ils sont actuellement un peu moins de 200 000 (la Fédération ­nationale des sapeurs-pompiers estime qu’il en faudrait au moins 50 000 de plus – NDLR). Mais il faut aussi plus de pompiers professionnels pour les encadrer. Le problème, c’est que les insuffisances publiques s’alimentent : les pompiers sont amenés de plus en plus à suppléer l’hôpital public ou les urgences, qui sont débordées. Ils sont de fait moins disponibles pour lutter contre le risque incendie.

Quel levier peut-on activer en matière de gestion forestière pour prévenir les incendies ?

Le problème de la gestion forestière, c’est le statut des forêts. Nous avons en France des forêts nationales ou communales qui sont du domaine de ­l’Office national des forêts (ONF), et sur lesquelles il y a obligation d’avoir un plan de gestion : ça implique le risque incendiaire, le débroussaillage et la surveillance des départs de feux. Il y a aussi des forêts privées, où un plan de gestion est obligatoire au-dessus de 25 hectares de surface. Mais la forêt de La Teste, d’où est parti un des incendies, est une forêt usagère, un cas particulier et unique. Elle est soumise à un droit qui date du XVe siècle, avec des propriétaires et des usagers qui ne se sont pas mis d’accord sur un plan de gestion clair. Il y a quelque chose d’irrésolu sur ce point. Cela étant dit, dans tous les cas, il faut mettre plus de moyens : l’ONF a vu ses effectifs sabrés, tout comme les centres régionaux de la propriété forestière, qui sont en lien avec les propriétaires privés.

Qu’en est-il de la flotte de Canadair et d’hélicoptères ?

Notre flotte est en partie vieillissante, avec parfois des problèmes de maintenance. Certes, il existe désormais un mécanisme européen, rescUE, qui est une flotte de bombardiers d’eau et d’hélicoptères à destination de tous les États membres de l’Union européenne (UE). Le fait qu’on puisse avoir une protection civile à l’échelle du continent est une bonne nouvelle : cela montre qu’on peut faire de belles choses au niveau de l’UE. Mais des solutions pourraient aussi être mises en œuvre au niveau français. Airbus a testé des avions A400M (avions de transport militaire – NDLR) modifiés avec des réserves d’eau amovibles. Ce sont des avions rapides, puissants, qui peuvent transporter de gros volumes d’eau (20 000 litres, trois fois plus que le Canadair). J’ai posé le 9 août une question au gouvernement pour savoir pourquoi ils ne sont pas déployés. J’attends la réponse à la reprise des sessions parlementaires. Car la nouvelle commande de Canadair, elle, ne sera livrée qu’en 2026.

Si rien n’est fait, les villes seront invivables

Nous vivons un été sec et chaud. Les habitants des villes souffrent particulièrement de cette conséquence du dérèglement climatique, qui pourrait devenir la règle dans les années à venir. Comment les villes peuvent-elles tenter de s’adapter ? Une question qui se pose bien évidemment aussi pour Saint Gratien, qui est, rappelons-le, la commune la plus dense du Val d’Oise du fait de son petit territoire, très urbanisé.  

Entretien avec Roland Pellenq, directeur de recherche au CNRS, interrogé par Eva Douley, le mardi 2 Août 2022 pour l’Humanité

« Pendant les canicules, la température dans les centres-villes est plus élevée qu’ailleurs. Un phénomène d’îlot de chaleur urbain contre lequel il faut lutter en réintroduisant du végétal », souligne Roland Pellenq.

Qu’est-ce que le phénomène d’îlot de chaleur urbain ? Quelles sont ses conséquences dans les villes ?

Quand la France souffre de températures caniculaires, les villes se transforment en étuves. L’été, à Toulouse, Marseille ou Paris, des écarts de température de 8 °C à 10 °C peuvent être observés entre les centres-villes et la périphérie. Car les surfaces artificialisées et fortement minéralisées (bitume, béton, pierre…) des espaces urbains absorbent, stockent et rejettent la chaleur. Par conséquent, il y a un effet de chaleur continu dans les villes : c’est ce qu’on appelle, scientifiquement, le phénomène d’îlot de chaleur urbain.

Le béton, en particulier, absorbe et rend beaucoup de chaleur. On peut l’observer facilement sur une nationale du Sud : quand le ruban d’asphalte s’étale devant vous, que le soleil brille, à l’horizon, la route semble mouillée… C’est ce que l’on appelle le « gradient de température », qui est un fort changement de température sur une très faible distance, entre une température ambiante d’environ 30 °C et le bitume, chauffé par le soleil, qui peut atteindre 70 °C à 80 °C.

On comprend donc facilement que dans les espaces denses, comme les centres urbains, les îlots de chaleur sont particulièrement dangereux en période de canicule puisqu’ils provoquent des températures extrêmes, que l’homme peut difficilement supporter. Si rien n’est fait, quand la population sera encore plus urbaine – près des trois quarts de la population mondiale devraient vivre en ville en 2050, contre un peu plus de la moitié aujourd’hui – , que le climat de Lyon sera celui de Madrid aujourd’hui, les villes seront invivables. Avec des risques importants pour la santé des habitants les plus vulnérables.

Comment les villes peuvent-elles lutter contre ces îlots de chaleur urbains ?

Il y a quatre façons de lutter contre les îlots de chaleur urbains : le principal objectif étant d’éviter, au maximum, les radiations directes du soleil. Tout d’abord, il faut diminuer les « mobilités hard », c’est-à-dire les camions et les voitures qui se déplacent dans les villes. Car la hausse des températures favorise la production d’ozone, qui favorise le réchauffement climatique. Un véritable cercle vicieux ! Il en va de même pour les activités industrielles, le chauffage domestique ou la climatisation, qui accentuent le phénomène.

Ensuite, il faut augmenter la part de la végétation sur le sol, les façades ou les toits, ou encore multiplier les plans d’eau pour favoriser le rafraîchissement urbain. Il ne s’agit pas de créer des forêts en ville, seuls quelques arbres peuvent suffire à créer de l’ombre et à rafraîchir l’air. En puisant l’eau liquide présente dans le sol, les arbres la rejettent dans l’air sous forme de vapeur d’eau : donc s’il y a un parking en dessous, ça ne sert à rien. Après, il faut repenser l’agencement des bâtiments. Car plus les bâtiments sont hauts et compacts, plus ils font obstacle au vent, accroissant la sensation de chaleur. Ils piègent les rayons du soleil en les réfléchissant et créent par là même des « canyons » urbains.

Sur le modèle du quartier du Panier à Marseille, où les habitations sont basses et reliées par des ruelles qui ne voient pas, ou peu, le soleil durant la journée, les nouveaux quartiers doivent inclure des bâtiments à hauteur différenciée, qui ne soient pas exposés directement au soleil. Enfin, pour l’existant, la question des matériaux est centrale. On remarque bien que vivre dans un logement mal isolé, qui concentre la chaleur, est un facteur de vulnérabilité face aux phénomènes de stress thermique, d’insolation, de déshydratation ou d’hyperthermie provoqués par les îlots de chaleur. Les nouvelles infrastructures urbaines doivent inclure, par exemple, les matériaux à rétention d’eau, l’humidification de la chaussée, la multiplication des fontaines publiques ou la création d’ombrage à l’aide de toiles tendues.

Où en est la climatologie urbaine aujourd’hui ?

Les premiers travaux spécifiques sur les îlots de chaleur ont émergé au début des années 1990, avec la prise de conscience de l’impact du milieu urbain sur l’environnement. Et les travaux menés depuis trente ans sur cette section de la climatologie urbaine ont permis de modéliser certaines des caractéristiques qui peuvent expliquer la formation de ces îlots de chaleur urbains. La principale est la diminution dans les villes de la part des zones humides et des espaces végétalisés.

Aujourd’hui, il y a un double objectif : réduire la surchauffe urbaine et améliorer le confort thermique des citadins. Pour ce faire, on a constaté que lutter contre les îlots de chaleur urbains nécessite d’abord une cartographie fine de leur localisation, afin de pouvoir adapter les stratégies d’action au contexte.

Or, en milieu urbain, les réseaux de mesure comme ceux de Météo France ne sont généralement pas assez denses pour caractériser finement les processus météorologiques, et Google Maps ne permet pas de connaître la hauteur des bâtiments. Il faut donc interroger les usagers sur leur ressenti pour compléter efficacement les mesures quantitatives.

 

Conseil de juin (3)

Conseil municipal du 30 juin 2022, la suite

Nous votons contre la délégation de service public (DSP) pour le stationnement payant.            

La concession de 6 ans attribuée à Vinci Park, devenu Indigo, pour la gestion du stationnement payant, arrive à échéance. La ville a donc relancé un appel d’offres. Ce dernier s’est révélé infructueux, la ville a donc contacté la société Effia qui gère le parking de la gare pour un marché négocié.

Nous sommes opposés à cette DSP, notamment parce que nous estimons que la ville se dessaisit de toutes ses compétences au profit du privé, sans que le service soit mieux rendu aux habitants, au contraire. D’autres villes ont opté pour réglementer le stationnement sans le rendre payant (Sannois, Deuil, St Leu, Soisy, Eaubonne, Ermont, Herblay, pour ne citer que celles-ci…) ; d’autres pour une consultation des habitants sur le sujet. C’est donc possible. Le contrôle du stationnement est déjà à la charge de la ville, via les ASVP, donc une zone bleue réglementée pourrait tout à fait être mise en place aux mêmes conditions.

Voici nos principaux arguments.

-Durée du contrat

Le futur contrat sera de 10 ans contre 6 auparavant. Nous soulignons ici les inconvénients des durées trop longues (exemple de la DSP du marché municipal qui est de 13 ans) et des dispositions pas toujours positives des contrats. On connaît les les augmentations « automatiques » des droits de place du marché ou des tarifs de la cantine via le marché passé avec Sogérès, ou encore des redevances inexistantes comme dans le précédent contrat avec Decaux. Bref les risques des marchés passés avec des sociétés privées, avec des contrats prometteurs sur le papier mais qui dérivent en réalité.

-Travaux

Nombre des travaux prévus dans le contrat avec Effia sont liés au principe du paiement du stationnement : horodateurs, paiement par nouveau système, collecte des recettes, création d’un site pour les abonnements, gestion des « forfaits post-stationnement », sans compter le coût pour la ville du cabinet pour aider à la négociation du contrat… Ce ne sont pas vraiment des travaux dans l’intérêt des usagers mais seulement des dépenses liées au principe du service payant.

Si la ville adoptait le principe d’une zone bleue réglementée, ces dépenses n’auraient plus lieu d’être.

De plus, on constate que l’état actuel du parking laisse à désirer : pas très propre, portes avec groom cassé, lourdes à pousser, porte avec code piéton qui ne fonctionne pas, alors que Indigo avait les mêmes obligations en matière de travaux et d’entretien. On peut donc s’interroger sur ce qu’il en sera avec Effia.

En fin de contrat avec Indigo, la ville a versé 55 000€ de travaux « imprévus » pour la conformité incendie du P1 et le marquage au sol en surface, la mise aux normes bancaires. Pourquoi ces travaux n’avaient-ils pas été inclus dans le contrat ? Ne va-t-il pas être difficile de prévoir les travaux sur 10 ans, quand déjà sur 6 ans, il y a eu problème ?

Nous nous interrogeons aussi sur l’évolution de la fréquentation des places de stationnement payant. Celle-ci ne nous est pas connue puisqu’il n’y a pas de présentation du rapport d’activité par Indigo entre 2015 et 2021, alors que le contrat le stipulait pourtant.

-Redevance

La redevance fixe que versera le concessionnaire à la ville est diminuée de moitié par rapport au contrat précédent : 3000€ par an contre 6000, autrement dit  insignifiante pour le budget communal.

Quant aux redevances variables avec seuils, ces derniers ont certes été revus en baisse nette par rapport au contrat précédent.. Mais on sait qu’elles restent très aléatoires. Lors du précédent contrat, le seuil du chiffre d’affaires nécessaire (204 000€) n’avait jamais été atteint et donc la redevance jamais versée à la ville…

En 2019, les recettes P1 se sont élevées à 51 000€ ; or le seuil pour la part variable de la redevance est dans nouveau contrat de 80 000€…

En 2019, les recettes sur la voirie étaient de 90 000€ ; or seuil pour la part variable dans le nouveau contrat est de 100 000€…

Donc sauf évolution de la fréquentation, la ville ne touchera jamais cette part variable… à moins que cela ne pousse à augmenter les tarifs ?

-Compte-rendu annuel

Déjà spécifié dans le précédent contrat et jamais présenté en 6 ans…

-Conséquences pour les habitants

Nous sommes échaudés par les dérives du précédent contrat. Pourquoi croire que le nouveau les évitera ? On voit que même le concessionnaire traîne les pieds puisqu’il n’a pas initialement soumissionné… Pourquoi faire payer les habitants pour une rentrée financière si minime pour la ville et des travaux de peinture qui n’ont rien d’extraordinaire ? Finalement quel est l’intérêt de ce système de stationnement payant ? Aucun pour la ville, ni pour les habitants.

Nous soulevons enfin le problème des publics spécifiques : les agents de la ville ont un macaron qui leur assure la gratuité. Mais d’autres paient pour venir travailler : les enseignants, par exemple, ou d’autres salariés des entreprises gratiennoises.

Pas de gratuité envisagée non plus pour les véhicules électriques.

Nous votons également contre la modification des grilles tarifaires.

La petite avancée de 45 minutes gratuites au lieu de 30 auparavant ne remet pas en cause notre opposition au principe.

Les tarifs des redevances sur la voirie et dans le parking P1 seront indexés annuellement. Selon le maire, aucun risque que la formule de révision entraîne des augmentations excessives… sauf qu’on connaît le problème des formules de révision automatique : cantine, marché…  surtout en ces temps de grosse augmentation des prix des fluides.

Conseil de juin (2)

La suite de notre compte-rendu du Conseil municipal de Saint Gratien

Finances

 Nous votons contre les tarifs de la saison culturelle 2022/2023.                     

En comparant avec les tarifs 2021, nous constatons une augmentation de +1 ou 2€ sur les tarifs de A à E (sauf le tarif pour jeune public et scolaires qui reste inchangé) et une augmentation de +5 € sur les abonnements. Le spectacle « RV médiathèque » offert aux abonnés disparaît. Le concert de Noël passe du tarif B à A.

Nous proposons, comme en 2021, la gratuité pour les spectacles proposés aux scolaires. Cela faciliterait la participation des écoles et encouragerait les pratiques culturelles des écoliers. Actuellement, les parents participent et souvent c’est la coopérative scolaire qui complète, donc les fonds des écoles… Ce serait une mesure au contraire insignifiante pour le budget de la ville, 2000 ou 3000€. Refus du maire, avec l’argumentaire connu « rien n’est gratuit ! « …

Il y a également débat sur l’utilisation de la salle Georges Brassens. À présent qu’elle est rénovée, la salle pourrait accueillir des spectacles. C’est le cas pour quelques spectacles de la saison culturelle à venir mais en nombre réduit. Car finalement les Gratiennois utilisent très peu cet endroit qui sert surtout pour les repas des personnes âgés et quelques spectacles de fin d’année des enfants des écoles. Pourquoi ne pas l’utiliser plus largement ?  

Nous votons contre le Compte administratif 2021. Ce document, qui retrace les dépenses et recettes de la collectivité réellement effectuées durant cette année, est l’occasion de faire le point de la gestion municipale. 

Les « services extérieurs » sont en hausse par rapport aux années précédentes. Cela signifie que la ville recourt de plus en plus souvent aux externalisations, ce qui à notre avis n’est pas une bonne pratique. Nous constatons que les dépenses de personnel sont inférieures à celles de 2018 : 13,5M€ contre 13,7M€. Nous nous interrogeons sur les conséquences de ce fait sur les services rendus aux habitants, et sur les conditions de travail des agents, leur nombre et leur rémunération.

Les dépenses d’investissement par habitant sont les plus faibles depuis 2016. Elles s’élèvent à 5 853 694,53 euros. Mais les dépenses d’équipement, autrement dit les travaux, n’ont  représenté en 2021 que 38,12 % des investissements, le reste de ces dépenses d’investissement étant consacré au remboursement de la dette. St Gratien n’aura donc connu que 2, 2M€ de travaux en 2021, ce qui est moitié moins que les montants qu’y consacrent en moyenne les villes au niveau national. Il y aurait de nombreux reports en 2022 pour plus de 4 M€. L’adjoint aux finances a beau nous répéter que notre ville est bien équipée, voire que nos équipements sont enviés de tous (!!) nous verrons dans la suite de échanges de la séance que certains besoins se font sentir, notamment pour les infrastructures sportives.    

Quant à la nature des dépenses, on note comme depuis toutes ces dernières années que le poste « aménagements et services urbains » se taille la part du loin, tant en fonctionnement qu’en investissement. Si les dépenses de voirie sont certes importantes dans une ville, d’autres postes le sont tout autant, comme le sport, la culture ou l’éducation…      

La capacité d’autofinancement de la commune, delta entre les dépenses et recettes de fonctionnement, est de plus en plus faible : 1,834 M€ pour 2021, contre 3,136 M€ en 2020. Cela influe bien évidemment sur la capacité de désendettement de la ville. Ce chiffre est le rapport entre l’épargne nette et la dette, et indique le nombre d’années que la ville mettrait à rembourser sa dette si elle y  consacrait la totalité de son épargne. On considère que 12 ans est un seuil critique, et que la dégradation soudaine de ce chiffre-clé des finances d’une ville est préoccupant. Or, la capacité de désendettement de Saint Gratien est passée d’un peu plus de 6 ans en 2020 à quasiment 11 ans en 2021, le plus mauvais chiffre depuis 2016.  

Enfin, nous notons que le dernier emprunt toxique de la ville représente encore 4,30% de la dette et 858K€. Nous interrogeons le maire sur le surcoût éventuel lors de l’échéance d’avril 2022.  

Une suggestion que nous ne désespérons pas de voir un jour aboutir : la communauté d’agglomération voisine « Val et Forêts » a décidé de l’extinction de l’éclairage public entre 1h15 et 4h45. Cela est source d’économies substantielles et bon également pour l’environnement. Quelle est la réflexion de Saint Gratien en ce sens ?

À suivre… (avec un peu de retard pour cause de vacances…)

Une autre logique pour davantage de sécurité

Sécurité : des solutions efficaces existent, sans tout miser sur la vidéosurveillance par caméras ou l’armement des policiers municipaux… Exemple à Villejuif, à lire ci-dessous dans cet article paru dans l’Humanité. (Eugénie Barbezat)

Dans certains quartiers, les relations entre police et population ne cessent de se dégrader. À Villejuif, les policiers retrouvent le sens de leur métier.

Dans cette ville du Val-de-Marne, le maire PCF, Pierre Garzon, propose à sa brigade municipale une autre logique, fondée sur la prévention, la proximité et le dialogue.

Quand on lui a demandé d’ouvrir son bureau au public pour l’opération portes ouvertes de la police municipale de Villejuif, Frédéric a tordu le nez. « Moi, la com, ce n’est pas trop mon truc », raconte le chef adjoint de la brigade de cette ville du Val-de-Marne. En ce samedi matin, tandis que ses collègues proposent aux gamins de monter dans les voitures de police et même d’actionner la sirène, c’est pourtant avec enthousiasme que l’ancien militaire chargé de la prévention entraîne la petite troupe d’une dizaine d’enfants, accompagnés de leurs parents, vers la pièce du premier étage, un peu à l’écart, où il reçoit les victimes de violences. Dans la cour jouxtant la mairie, une table couverte de viennoiseries et de jus de fruits accueille les visiteurs, invités à découvrir leurs droits et devoirs sur de grands panneaux interactifs. Mais Frédéric a aussi des arguments : « Venez, je vais vous montrer les dessins faits par les enfants qui sont passés ici. Derrière chacun d’entre eux, il y a une histoire, plus ou moins grave… »

Il n’en faut pas plus pour piquer la curiosité des petits et des grands. Et l’agent de 49 ans en profite pour faire passer des messages : « Les enfants, vous pouvez venir me voir à tout moment si un adulte vous fait du mal ou si un grand vous menace à l’école. Dénoncer une injustice, ce n’est pas être une balance. Ceux qui vous ont fait du mal n’iront pas forcément en prison. Parfois, certains adultes ont juste besoin qu’on les soigne. Ici, on saura quoi faire. » Les petits sont attentifs, leurs parents aussi. Et d’insister auprès de ces derniers : « Si vous repérez des femmes ou des enfants en danger, il faut nous le signaler, même si vous n’êtes pas sûrs. Il vaut mieux nous alerter pour rien que de laisser quelqu’un se faire massacrer… Pas plus tard qu’hier, on a reçu une femme qui subissait des violences depuis des années. On l’a écoutée et on lui a trouvé un hébergement d’urgence. Nous ne sommes pas habilités à prendre les plaintes, mai s on a établi un document qui, le moment venu, servira à nos collègues de la police nationale. Regardez le SMS de remerciements qu’elle vient de m’envoyer… » lance-t-il avant de distribuer sa carte de visite aux adultes.

Bénédicte, une jeune femme blonde aux mèches roses et aux bras tatoués vit dans un quartier dit « sensible » de Villejuif. Si elle a décidé d’emmener Camille, sa fille de 6 ans, visiter les locaux de la police municipale ce samedi matin, c’est parce que, « dans (leur) cité, tout contact avec la police est mal vu. Je voulais que la petite ait une autre image de l’uniforme et n’hésite pas à s’adresser aux agents ». « Je n’aime pas l’idée que la police fasse peur. D’ailleurs, je ne tolère aucun comportement déplacé ou violent de la part des membres de mon équipe, pas même un tutoiement inapproprié. On est là pour protéger les gens », appuie le responsable adjoint. Insuffler l’esprit « gardien de la paix » aux agents responsables de la sécurité, c’est tout l’enjeu pour la nouvelle équipe municipale. Pour Sylvie Mantion, adjointe (PS) chargée de la tranquillité publique et de la prévention, « il est très important que les plus jeunes comprennent que la police n’intervient pas que dans une logique de répression. À Villejuif, on mise sur la construction d’un service public de la sécurité basé sur la proximité et en lien avec les habitants, les commerçants, les bailleurs, les écoles et les collèges. C’est une manière de fidéliser les agents, avec un projet solide et des missions qui ont du sens ».

Parmi les fidèles, on compte Patrick, un grand barbu souriant d’origine antillaise. Aujourd’hui brigadier-chef principal responsable du cadre de vie, il est en poste à Villejuif depuis 1983. Tout le monde le connaît et l’apprécie. À tel point que c’est sa photo qui a été choisie pour l’affiche de la journée portes ouvertes. « Quand j’ai débuté, je faisais traverser les petits à la sortie de l’école. Alors quand, en grandissant, ils font des petites ou des grosses bêtises, je sais comment leur parler. Et ils me respectent », assure-t-il. La relation avec les jeunes, c’est aussi le credo de Philibert. Éducateur de formation, le quadragénaire vient de rejoindre la brigade en tant qu’agent de surveillance de la voie publique (ASVP). En réalité, c’est toute l’équipe des policiers municipaux qui est en train de se reconstruire.

« Actuellement nous sommes 11 agents, et 3 autres vont nous rejoindre en septembre. L’objectif est que les 34 postes soient pourvus à la fin de l’année pour pouvoir assurer une présence en îlotage de 6 heures à 2 heures du matin. Pour l’instant, nos effectifs ne nous le permettent pas, alors ce sont les médiateurs qui prennent le relais à partir de 22 heures », détaille le chef, Michael Dehay, ex-gendarme mobile, fraîchement arrivé lui aussi. Mais le responsable ne cache pas les difficultés de recrutement : « Il y a une pénurie dans toutes les villes franciliennes. Et comme Paris est en train de créer sa police municipale, beaucoup de jeunes qui viennent de passer le concours sont recrutés dans la capitale. En plus, à Villejuif, nous sommes très exigeants sur les profils recherchés, notamment en ce qui concerne la déontologie. »

Dès son élection il y a deux ans, le maire (PCF), Pierre Garzon, a pris à bras-le-corps les questions de sécurité. Se fondant sur un audit de la police municipale existante, qui a révélé « beaucoup de remontées défavorables », « un usage disproportionné de la force, notamment via les LBD et le Taser » et aussi le peu d’efficacité des « 90 caméras de surveillance de la commune, qui n’ont permis ni de faire baisser la délinquance ni de résoudre des affaires », le nouvel édile a décidé d’un changement radical de doctrine. « Nous avons choisi de mettre davantage de moyens humains sur le terrain, des antennes dans les quartiers, des permanences, etc. Cela s’effectue à budget constant, grâce au redéploiement des 9 agents qui assuraient une présence 24 heures/24, 7 jours/7 devant les écrans de vidéosurveillance. Aujourd’hui, les caméras restent fonctionnelles, mais les images ne sont regardées qu’en cas de signalement d’un délit, et nous avons facilité la procédure pour leur mise à disposition en temps réel à la police nationale, ce qui n’était pas le cas auparavant. »

Autre changement majeur : les policiers en patrouille n’ont plus désormais ni chien, ni Taser, ni LBD. « L’usage de ces armes dites non létales est mal encadré et elles sont trop souvent employées comme des armes d’assaut, alors même que, comme chacun le sait, elles font de gros dégâts. C’est pour cela qu’en concertation avec les agents nous les leur avons retirées, mais en leur laissant leur pistolet, dont l’usage est strictement défensif. Outre l’économie que cela génère, cela imprime une attitude des policiers qui va plus vers la désescalade. » La police municipale s’insère désormais au sein d’un dispositif plus large destiné à assurer la sérénité des Villejuifois. Les médiateurs interviennent en cas d’incivilités, de jeux un peu bruyants au pied d’une tour ou de pique-nique envahissant dans un parc… « Autant de micro-événements qui ne nécessitent pas qu’on les dramatise en faisant intervenir la police. Il s’agit de remettre les bonnes personnes, au bon moment, aux bons endroits », précise Pierre Garzon.

Un pari qui semble en passe d’être gagné. Les agents qui ne partageaient pas cette doctrine sont partis, ceux qui arrivent sont dans une logique de dialogue. « La jeunesse se sent moins stigmatisée, car les policiers ne la considèrent plus en adversaire. Les commerçants se sentent plus écoutés car, quand ils signalent une difficulté, on prend systématiquement rendez-vous avec eux et on se déplace sur le terrain », assure le maire. Bien sûr, toute la population n’adhère pas encore à ce changement de cap. « Mais c’est pour les rassurer sur l’utilisation de l’argent public que nous avons organisé cette journée portes ouvertes », explique Pierre Garzon. Effectivement, pour Jacqueline, Villejuifoise depuis soixante ans, rien ne va dans sa ville : « Les gens jettent des ordures n’importe où, les jeunes font du bruit jusque tard dans la soirée… c’est insupportable ! » s’agace-t-elle. Arrivée la première, la vieille dame passera toute la matinée sur place à faire part de ses récriminations aux agents, qu’elle appelle tous par leur prénom. «  On la connaît bien, on a l’habitude, c’est aussi ça la proximité », souffle l’un d’eux avec un clin d’œil.

Si cette « opération transparence » a pu rassurer les habitants sur l’utilité et l’accessibilité de la police municipale, le maire insiste cependant sur le fait que « ses missions sont bien distinctes et complémentaires de celles de la police nationale. Il ne s’agit en aucun cas de pallier le désengagement de l’État ». Or, le commissariat du Kremlin-Bicêtre, dont dépend la ville de Villejuif, a vu ses effectifs divisés par deux en dix ans… Une bonne raison pour Pierre Garzon de continuer à réclamer la création d’un commissariat de plein exercice dans sa ville de 60 000 habitants, où la circulation va être intensifiée par l’arrivée prochaine de deux nouvelles lignes de métro et du tramway.

Du côté de l’espérance

Intervention à l’Assemblée d’André Chassaigne, président du groupe des député.e.s de la Gauche Démocrate et Républicaine (communistes et ultra- marins), suite à la déclaration de politique générale de la Première ministre

Madame la Première ministre, vous n’avez pas, dans cet hémicycle, l’Assemblée que vous espériez. Votre formation politique et vos alliés ne forment plus qu’une majorité relative, très relative. Cette déroute d’un Président de la République privé de majorité absolue n’est pas un accident de parcours. Elle est d’abord l’expression du rejet massif de la méthode de gouvernement qui a prévalu sous le précédent quinquennat.

L’hypertrophie présidentielle a vécu ! Le chef de l’État ne peut donc affirmer que les Français lui ont renouvelé leur confiance « sur le fondement d’un projet clair et en [lui] donnant une légitimité claire ». Il n’a pas de mandat pour imposer son agenda politique.

L’heure n’est plus à l’exercice solitaire du pouvoir ! L’heure n’est plus à l’arrogance et au mépris des revendications populaires. Elle n’est plus aux passages en force, à l’humiliation du Parlement, au pouvoir exorbitant des cabinets de conseil, qui considèrent les êtres humains comme des agrégats statistiques et comme des chiffres à gérer. La démocratie retrouve enfin des couleurs et vous allez devoir apprendre à écouter, à dialoguer, à respecter la représentation nationale et à adopter une attitude constructive. Par ailleurs, vous avez devant vous une Assemblée divisée, à l’image de notre pays que vous avez contribué à fracturer, tout en faisant grandir la peste brune.

Votre politique de défaisance sociale, conduite avec acharnement, a attisé la colère de nos concitoyens, qui assistent à l’effondrement de notre système de santé, au dépeçage de notre système éducatif, au recul des services publics, à la dégradation de l’environnement et de leurs conditions de vie.

À présent, ils ploient sous la hausse de l’inflation, laquelle est tirée par les prix de l’énergie et des matières premières. Mais comment répondez-vous à leurs difficultés ? En multipliant les rustines et en accumulant les petits chèques et les mesures d’urgence inefficaces et sans lendemain.

Comment pourrait-il en être autrement quand le chef de l’État a fixé pour ligne rouge de n’augmenter ni les impôts ni la dette, condamnant votre Gouvernement à l’immobilisme dès l’entame du quinquennat. Vous n’êtes libre que de reprendre d’une main ce que vous donnez de l’autre, pour opérer des coupes sombres dans les dépenses publiques et pour détricoter notre système de protection sociale et de retraite. Nous n’acceptons pas cette politique du pire, qui conjugue injustice sociale, précarité, inaction climatique et recul des services publics.

Nous récusons l’arbitraire de ces fameuses lignes rouges. Nous avons une exigence : revoir de fond en comble notre système fiscal pour garantir une meilleure répartition des richesses et de la valeur, réduire les écarts de revenu, pénaliser la rente financière et améliorer significativement le niveau de vie de l’immense majorité de nos concitoyens. Il nous faut appliquer ce que préconisait l’abbé Pierre, qui soutenait que « le contraire de la misère, ce n’est pas la richesse. Le contraire de la misère, c’est le partage. »

Nous devons aussi remettre en cause les règles budgétaires européennes pour recréer un État qui planifie et investit dans la transition écologique, dans notre système éducatif sacrifié et dans la restauration de notre système de soins, dont l’extrême dégradation tétanise notre peuple à l’aube d’un été que tous les professionnels de santé prédisent comme dramatique en raison du manque de personnels.

L’autre urgence est de revaloriser de manière significative et pérenne les salaires, les pensions et les minima sociaux, mais aussi de bloquer les prix des loyers, des carburants et de l’énergie.

De telles mesures répondent non seulement à une attente de nos concitoyens, mais aussi à une nécessité économique. L’enjeu est ici de favoriser l’accès de tous à une alimentation et à des biens plus durables et de meilleure qualité.

L’urgence est enfin, au niveau international, de promouvoir la paix. Cela passe, en Europe, par la résolution des causes profondes du conflit ukrainien. Nous ne créerons pas les conditions d’une sécurité collective européenne sans remettre en cause la manière dont celle-ci a été construite, sans œuvrer au désarmement et sans nous appuyer sur l’ONU et le respect du droit international.

La même exigence vaut pour le Proche et le Moyen-Orient et le conflit israélo-palestinien. Nous ne le dirons jamais assez : la France doit jouer un rôle moteur, au plan diplomatique, pour récuser le « deux poids, deux mesures » et œuvrer, en toute souveraineté, à la coopération solidaire des nations et des peuples.

Par ailleurs, il ne vous a pas échappé que le groupe que j’ai l’honneur de présider est celui qui accueille en son sein le plus grand nombre de parlementaires d’outre-mer. Ce sont des parlementaires décidés à faire entendre leur voix – voix singulière qu’il vous faudra, elle aussi, apprendre à écouter et à respecter. Sur ces territoires, la situation est gravissime. Se nourrir, se loger, se soigner, se déplacer : tout était déjà plus cher avant la crise. Désormais, les surcoûts explosent. Aux monopoles et duopoles, qui résistent aux lourdes amendes, s’ajoute le fret maritime, dont les tarifs ne semblent plus avoir de limites.

Aucun secteur n’est épargné. Les prix des matières premières flambent. Les consommateurs trinquent. Souvent cité comme un exemple à suivre, le bouclier qualité-prix de La Réunion, qui limite les prix des produits de première nécessité, est lui-même menacé étant donné que les industriels locaux en demandent la révision.

Davantage encore que dans les autres territoires oubliés de la République, nombreux sont nos concitoyens d’outre-mer à survivre sous le seuil de pauvreté. L’inflation amplifiera ces ravages si des mesures fortes ne sont pas prises sans plus attendre. La revalorisation du coefficient géographique est devenue une urgence et ne peut être encore reportée.

Dans ce contexte, le développement des circuits courts et l’objectif d’autonomie alimentaire ont beau être partout préconisés, ils sont aussi entravés. Bien des terres antillaises sont polluées pour des siècles en raison de ce scandale d’État qu’a été l’utilisation massive de chlordécone, tandis que le statut du foncier en Guyane interdit tout développement d’initiative locale. Connaissez-vous un autre territoire de la République où 95 % du foncier relève du patrimoine de l’État, où un agriculteur, un industriel ou un maire est confronté à un foncier abondant, mais rendu rare et cher par cet anachronisme juridico-politique ?

Ces territoires ne doivent plus être placés à la périphérie. C’est pourquoi nous continuerons de porter aussi la voix du peuple polynésien, meurtri par les conséquences des essais nucléaires français.

Je souhaite ici tordre le cou à un réflexe tenace, consistant à assimiler l’outre-mer à une litanie de difficultés. Non seulement ces territoires paient au prix fort des politiques publiques souvent inadaptées, mais ils sont également au cœur des nouveaux enjeux planétaires. Dans ce XXIe siècle à vocation maritime, la France peut se targuer d’être la deuxième puissance maritime mondiale. Longtemps négligée, cette dimension maritime est devenue centrale, comme l’a encore montré la récente conférence des Nations unies sur les océans qui s’est déroulée à Lisbonne. De la même manière, en ce qui concerne l’enjeu vital de la préservation de la biodiversité, la France tire sa force des outre-mer, qui représentent 84 % de la biodiversité française (Mêmes mouvements) , laquelle est plus importante que celle de toute l’Europe continentale.

Mais comment comptez-vous mieux prendre en compte ces difficultés réelles et tenir des promesses qui le sont tout autant en replaçant le ministère des outre-mer sous la tutelle du ministère de l’intérieur, configuration qui, la dernière fois qu’elle a été retenue, avait entraîné la fonte de ses effectifs.

Madame la Première ministre, votre refus de soumettre votre déclaration de politique générale au vote de la représentation nationale traduit le décalage de votre feuille de route avec les attentes du pays. Vous considérez que votre Gouvernement ne tire pas sa légitimité de l’Assemblée nationale, mais encore et toujours du chef de l’État. Cela ne présage rien de bon pour l’avenir de notre pays. C’est pourquoi nous prendrons, pour notre part, toutes nos responsabilités en agissant tant au sein de la NUPES qu’en tant que groupe indépendant, qui est force de proposition et qui a la culture du débat démocratique.

Pour terminer, je reprendrai des mots d’Aimé Césaire. Dans « le combat de l’ombre et de la lumière », dans « la lutte entre l’espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur », nous sommes « du côté de l’espérance », mais comme Aimé Césaire le disait si bien, du côté d’une « espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté » – je dis bien « hors de toute naïveté ». Aussi la question à laquelle nous devons répondre aujourd’hui est-elle d’abord de savoir quel chemin d’espérance est ouvert par vos propos. Nous jugerons sur pièces, mais nous ne pouvons que douter, tant la servitude mercantile qui étouffe notre république risque d’étouffer votre Gouvernement – c’est ce que Jack London qualifiait de « talon de fer ».

En ce qui nous concerne, face aux renoncements comme aux moindres avancées, nous n’aurons qu’une boussole : celle de l’intérêt du peuple de France, de ce peuple qui attend des réponses à la hauteur de sa colère.

Conseil de juin

Les principaux points à retenir du Conseil municipal du 30 juin 2022

 Procès-verbaux des séances

Nous recevons le procès-verbal du Conseil municipal  plus de deux mois après la séance… Cela ne nous facilite pas la relecture !

D’autre part,  les informations sur les séances des Conseils municipaux sont rarement à jour sur le site de la ville. À la date où j’écris ce billet (4 juillet), ni le PV du 15/04, pourtant voté le 30/06, ni l’ordre du jour de la séance du 30/06, ni le compte-rendu du 30/06 (rapports présentés et votes), ne sont en ligne. 

Revenons sur l’importance des procès-verbaux. Ces PV sont les seuls documents publics qui permettent aux citoyens de prendre connaissance des débats des Conseils municipaux, à moins d’avoir assisté physiquement à la séance. Il est donc primordial qu’ils reflètent correctement les échanges entre élus. Hélas !

Les PV depuis plusieurs séances censurent nos interventions. Les Gratiennois sont très mal informés du travail de leurs élus, surtout que contrairement à de nombreuses villes, St Gratien ne pratique pas la diffusion en ligne des séances. La démocratie locale est mise à mal, car elle commence par une bonne communication sur les affaires municipales.

Exemple avec le PV de la séance d’avril 2022, voté à la séance suivante du 30 juin.  

Certes, le document comporte 33 pages. L’essentiel est composé de la reprise des rapports présentés, il reste finalement très peu pour les débats. Mais de plus, les coupes sont soigneusement faites.

Le PV du 15 avril ne reprend aucune de nos remarques sur le PV du Conseil de février. Il se contente d’indiquer que des remarques sont faites sur le PV précédent. Oui, mais lesquelles ? Mystère ! Personne ne saura que nous avons cité le coût des séjours de vacances des jeunes Gratiennois. Celui-ci ne représente pour la ville que 0,075% de son budget de fonctionnement, disions-nous en février. Notre intervention sur les séjours est assez bien retranscrite… sauf ce chiffre !  

À nouveau, notre intervention d’avril sur les tarifs de cantine est totalement vidée de tout chiffre. N’apparaissent pas :

-le rappel des augmentations successives depuis 2014, soit 2% ou 3% chaque année, quelque soit l’inflation ; seule 2020, année Covid, a connu un maintien des tarifs.

-le coût pour une famille de 2 enfants au tarif 1 (=76,50€/mois), ou au tarif 10 (=264/mois) : rien n’apparaît dans le PV, alors que cela constituait une partie importante de notre argumentaire.  

-la comparaison faite des tarifs gratiennois de cantine avec ceux de 40 autres villes du Val d’Oise et la conclusion que St Gratien est plus cher de 11% sur le tarif le plus bas et de 57% sur le tarif le plus haut. Ces chiffres ne sont pas repris dans le PV, alors que nous y avions particulièrement insisté en séance.

Le bouquet ? Ma deuxième intervention sur ce thème est attribuée à une autre élue ! En réponse à l’argument de la majorité « les cantines sont pleines, les parents sont donc satisfaits du service« ,  je demandais si les réfectoires des écoles des Raguenets connaissaient la même affluence que ceux du centre ville. Car le coût de la restauration scolaire pèse lourd pour les budgets modestes de certaines familles. Je terminais en insistant sur le fait que, lorsque la commune est amenée à faire des choix budgétaires, j’opterais plutôt pour préserver la cantine que le fleurissement. Le PV omet que j’avais précisé que cela vaut en cas de situation financière difficile, (ce qui, hélas, sera certainement le cas si le nouveau gouvernement tient la promesse du candidat Macron de récupérer 10 milliards d’euros sur le dos des collectivités locales…)  Car sinon, nous apprécions aussi les fleurs !

À suivre…   

 

L’art de la non-réponse

Le maire répond à nos questions orales en toute fin de Conseil municipal. Mais peut-on appeler « réponse » les propos du maire qui suivent nos interrogations ? C’est pour lui un exercice obligé dont il se débarrasse de manière expéditive, sans grande considération pour les élus minoritaires (le groupe majoritaire ne pose traditionnellement pas de questions).

Voici donc les semblants de « réponses » qui nous ont été apportées jeudi 30 juin. Les notes ont été prises par Stéphane Bauer.

1 – Résidence pour personnes âgées La Fontaine et bruits

Des résidents de la Résidence La Fontaine pour personnes âgées se plaignent du bruit : bruits provenant en journée du skate parc ; bruits provenant le soir du parc urbain ; bruits la nuit des avions.

Quelle est la politique de la ville pour obtenir une atténuation de la pollution sonore en ville ?

Réponse de M. le Maire : « Personne ne s’est jamais plaint. Jusqu’à présent nous n’avons pas reçu de lettre à ce sujet. Dites à la personne de nous contacter, et on verra. »

Me Eustache-Brinio, (qui n’a pas la parole à ce moment-là, coupe la parole au Maire) : « c’est normal qu’il y ait du bruit au Skate Parc. C’est un lieu pour cela…oh l’autre… ouais… ! »

Me Berangwanger (qui n’a pas la parole à ce moment de la séance) : « C’est nouveau. Je n’ai jamais entendu cette remarque des résidents. C’est qui, qui dit cela ? »

Notre commentaire : Une personne est venue nous trouver dimanche dernier à notre permanence du marché, que nous tenons tous les dimanches matins. Elle résidait jusque-là sur la côte vendéenne. Sa fille l’a rapatriée en région parisienne car elle estime gérer plus facilement sa situation. La personne est hébergée à la résidence La Fontaine depuis quelques mois. Elle a du mal à s’habituer à la ville et à ses bruits. « Le plus difficile, ce sont les bruits qui montent du parc urbain le soir… du trafic…, il y en a. Cela attire du monde ; des petites échauffourées. Donc du bruit… je n’avais pas l’habitude. C’est difficile, car j’aimerais plus marcher dans le parc. »

 2– Ateliers du Plan Climat Air Énergie de la communauté d’agglomération Plaine Vallée, organisés sur le thème de la protection de la biodiversité à St Gratien, espace Camille Claudel le mercredi 15 juin après-midi.

Au-delà de l’intérêt de croiser les expériences et les savoirs sur ces thèmes entre habitants, élus majoritaires et fonctionnaires des collectivités des territoires et cabinets de consulting, il faut arriver à préserver dans ces ateliers le temps de parole des habitants et des élus minoritaires, parfois empiété par des échanges bilatéraux entre cabinets de consulting et élus et fonctionnaires des collectivités présents.

À ce titre, comment la ville explique la très faible participation des habitants et encore plus des habitants du lieu où était organisée la réunion à l’atelier du 15 juin après-midi (où pourtant les jeunes du quartier présentaient un parcours vélo du square Georgette Agutte au Château de la Chasse) ?

Réponse de M. le Maire : « c’est l’atelier qui a connu le plus grand succès. Sur un thème pas évident comme la biodiversité, il a été celui qui parmi les 4 ateliers organisés dans le cadre du Plan Climat Air Énergie de notre territoire, a réuni le plus de monde. 40 personnes. C’est un succès. Toutes les réunions ont été des succès. Je remercie Patrick Zamolo, notre adjoint au développement durable d’avoir organisé cet atelier. »

Notre commentaire : Selon certaines de nos sources, qui ont assisté à un autre atelier de la CAPV, il y avait 30 habitants à celui de Domont. Dire qu’il y avait beaucoup de monde, c’est exagéré. De notre côté, après la répartition de l’auditoire réuni l’autre mercredi à Camille Claudel, parmi les 15 personnes qui ont participé à la table « renforcer la biodiversité en milieu urbain », il y avait 5 à 6 consultants ; 4 à 5 élus majoritaires ou fonctionnaires de services municipaux de développement durable. Et nous étions 5 habitants, dont 3 ou 4 de St Gratien et aucun des Raguenets. Comme une grande partie des autres habitants participant aux autres tables rondes ont quitté Camille Claudel avant la plénière de restitution, dont le micro était  confié exclusivement à des consultants, il m’a été difficile d’identifier leur origine géographique. Il y avait une jeune femme de Soisy qui lutte contre la prolongation du BIP. Deux autres visages m’étaient bien connus : ils n’habitaient pas les Raguenets. Ni moi d’ailleurs.

 3 – Inspirations durables du 21 mai et canicule 

Le dérèglement climatique fait que les épisodes de canicule sont plus fréquents, plus intenses et plus précoces dans la saison. Les établissements scolaires sont mal protégés contre la chaleur. En particulier, les cours de nos écoles, bitumées, parfois insuffisamment arborées, deviennent des fournaises lors des vagues de chaleur.

Après la journée du 21 mai sur le thème de la transition écologique, quelles actions concrètes vont-elles déboucher en ville : reprise des actions de sensibilisation en matière d’économie d’énergie de l’Adème auprès des familles, recyclage de l’eau de pluie pour arroser les jardins publics de St Gratien, création d’un repair café, parc Véligo tant attendu, collecte et recyclage des mégots bien au-delà des seuls services techniques municipaux notamment, réflexion pour que les cours de récréation deviennent des endroits agréables à vivre au quotidien… ? 

Réponse de M. le Maire : votre litanie programmatique, adossée à la fin de votre question… Vous irez poser votre question en Commission « développement durable ». On m’a dit qu’elle a duré longtemps la dernière fois. Patrick se fera un plaisir d’y répondre. Allez, passons à la question suivante.

Notre commentaire : dommage, car on voulait « à chaud » savoir si les dernières réunions et manifestations sur cette thématique en ville avaient alimenté les réflexions de notre maire. En commission, on nous renvoie en conseil municipal, car il y a parfois des enjeux financiers qui dépassent les prérogatives de l’adjoint au Développement Durable (DD). Et nous ne sommes pas allés à la toute dernière commission de  DD. Il n’y avait qu’un seul point à l’ordre du jour : le prix des pots de miel de St Gratien. L’avant-dernière séance avait, elle, été consacré en grande partie à la lecture par M. Zamolo des réponses qu’apportait M. le maire aux questions que j’avais posées à l’avant-avant dernière commission DD. La boucle est bouclée.

4 – Travaux de la salle d’armes

Les travaux de la salle d’armes se déroulent de septembre 2022 à au moins juin 2023.

Durant cette période, quelles solutions envisage la ville pour que le club puisse continuer son activité dans de bonnes conditions ; que l’initiation à l’escrime puisse se dérouler pour les scolaires dans le cadre du tiers temps pédagogique ; mais également que les autres associations sportives ne pâtissent pas trop d’une allocation temporaire aux différentes catégories de pratiquants de l’escrime en ville, de créneaux qui jusque-là leur étaient dévolus ?

Réponse de M. le Maire : J’avoue que cela a été compliqué de trouver une solution. Je remercie Didier et toute l’équipe de la direction des sports d’avoir pris à bras le corps ce problème. Les bureau administratif de la salle d’armes – tout ce qui est gestion des plannings, etc – sera hébergé pendant un an, jusqu’à la fin des travaux dans l’ex-permanence de François Scellier, que la ville a rachetée et qu’elle va mettre à disposition des commerçants de l’association des commerçants.

Les scolaires iront pratiquer au Sivom. On a trouvé un accord. Le sport-loisir de l’escrime sera pratiqué dans le tennis de St Gratien, cours n°1, en fin de journée, sur le créneau 18h / 20h. Tout le monde y trouve son compte.

Notre commentaire : et les autres associations sportives, pour qu’elles ne pâtissent pas trop d’une allocation temporaire de créneaux qui jusque-là leur étaient dévolus, aux différentes catégories de pratiquants de l’escrime en ville ?

5 – Infrastructures sportives

Elles sont très utilisées, notamment les gymnases, et attribuer les différents créneaux aux associations devient de plus en plus difficile.

Les tensions révélées dans la dernière commission des sports, dans la distribution des créneaux d’occupation dans les structures sportives de la ville, mettent en évidence une sous allocation des terrains abrités par le SIVOM à des clubs de Saint Gratien.

Aussi, quelles réflexions mène la ville afin de résorber, à la fois, un point de blocage qui apparait au niveau de l’utilisation du SIVOM, mais également sur le reste du territoire de la commune, pour s’assurer dans l’avenir des espaces en nombre suffisant pour la pratique sportive des Gratiennois.e.s, qui connait un rebond après les confinements ou un fort développement suite aux bons résultats de l’élite française et/ou gratiennoise, notamment par la création d’un nouveau gymnase qui apparaît peut-être nécessaire ?

Réponse de M. le Maire : La ville de StGratien accueille 7 000 licencié-e-s. La pratique du sport est très importante. Nos capacités d’accueil font parties de celles qui sont les plus grandes dans la région. On a rien à envier aux autres villes. Des sportifs viennent pratiquer à St Gratien, preuve de la qualité de nos structures.

La réunion de la commission des sports s’est très bien déroulée. Dans une bonne ambiance. Il y a juste un problème avec le hand. Qui je le rappelle est l’entente St Gratien-Sannois. Le club occupe beaucoup de créneaux déjà. Et au Sivom et au Piccolo. C’est vrai que là ses nouvelles demandes sont difficiles à gérer.

Votre insistance sur la création d’un gymnase ne correspond pas à la demande sur la ville qui je le répète est satisfaite. Créer un gymnase nécessite ensuite l’entretenir et le maintenir. Il faut anticiper les futures dépenses de fonctionnement. Il n’est pas dit que la situation de la ville le permette. Et on n’en a pas besoin.

Notre commentaire : la solution trouvée pour l’escrime pendant les travaux de la salle d’armes a révélé les tensions qui étaient déjà latentes les années précédentes concernant la répartition des créneaux dans les espaces sportifs de la ville. M. Logerot lui-même a reconnu, qu’on en était arrivé à allouer des demi-terrains de foot, sur des demi-heures, tellement la demande de créneaux est pressante. Ses équipes exercent une veille et tout créneau alloué non occupé est réattribué à la commission annuelle suivante quand dans l’année ce n’est pas déjà fait.

Ensuite on a bien vu la ville refuser toutes les demandes de nouveaux créneaux des établissements scolaires du second degré. Le collège Langevin a vu sa demande de créneaux supplémentaires au gymanse du Piccolo refusée. Le lycée Monod n’aura pas les créneaux demandés à Auguste Delaune. Quand à la demande d’une section du CDFAS, elle a été perdue, donc non satisfaite. On ne rentre pas dans le détail du  jeu « je déshabille Pierre pour habiller Paul », afin de satisfaire les demandes argumentées des responsables associatifs à la dernière commission sport. Ceux qui voyaient reconduire leur créneaux d’une année sur l’autre manifestaient un soulagement. J’estime qu’il y a un paradoxe : on ne peut pas encenser les valeurs du sport lors de la réception en salle des mariages des escrimeurs champions d’Europe ou du handballeur champion olympique et « en même temps » fermer la porte à des talents qui demandent à s’exprimer sur les terrains de sports de St Gratien.

La petitesse de la capacité d’autofinancement (CAF), le rapport détérioré du ratio dette/CAF et le service de la dette sont selon nous pour quelque chose dans la faiblesse des nouveaux investissements sportifs en ville. (ndlr: nous reviendrons prochainement sur notre analyse du Compte administratif 2021 de la commune)

Pour mémoire, il y a 5 ans, nous avions démontré qu’avec l’histoire des emprunts toxiques, c’est l’équivalent du coût de deux gymnases qui sont partis en fumée. Merci qui ? Merci le franc suisse !

 Le franc suisse ici, en abrégé CHF, n’ayant rien à voir avec les Champion.nes  Hommes et Femmes qui sont sorti.e.s des centres de formation des différents club de l’élite gratiennoise.

…et au fait, quoi faire pour les autres associations sportives, pour qu’elles ne pâtissent pas trop d’une allocation temporaire de créneaux qui jusque-là leur étaient dévolus, aux différentes catégories de pratiquants de l’escrime en ville ?

S.B.

Nos questions de juin

Voici les « questions orales » que nous poserons au maire en fin de séance du Conseil municipal du 30 juin 2022, au nom de notre groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». Ces cinq questions seront présentées par Stéphane Bauer.

 1 – Résidence pour personnes âgées Lafontaine et bruits

 Des résidents de la Résidence Lafontaine pour personnes âgées se plaignent du bruit : bruits provenant en journée du skate parc ; bruits provenant le soir du parc urbain ; bruits la nuit des avions.

Quelle est la politique de la ville pour obtenir une atténuation de la pollution sonore en ville ?

2 – Ateliers du Plan Climat Air Énergie de la communauté d’agglomération Plaine Vallée, a été organisée sur le thème de la protection de la biodiversité à St Gratien, espace Camille Claudel le mercredi 15 juin après-midi.

Au-delà de l’intérêt de croiser les expériences et les savoirs sur ces thèmes entre habitants, élus majoritaires et fonctionnaires des collectivités des territoires et cabinets de consulting, il faut arriver à préserver dans ces ateliers le temps de parole des habitants et des élus minoritaires, parfois empiété par des échanges bilatéraux entre cabinets de consulting et élus et fonctionnaires des collectivités présents.

À ce titre, comment la ville explique la très faible participation des habitants et encore plus des habitants du lieu où était organisée la réunion à l’atelier du 15 juin après-midi (où pourtant les jeunes du quartier présentaient un parcours vélo du square Georgette Agutte au Château de la Chasse) ?

 3 – Inspirations durables du 21 mai & canicule                           

Le dérèglement climatique fait que les épisodes de canicule sont plus fréquents, plus intenses et plus précoces dans la saison. Les établissements scolaires sont mal protégés contre la chaleur. En particulier, les cours de nos écoles, bitumées, parfois insuffisamment arborées, deviennent des fournaises lors des vagues de chaleur.

Après la journée du 21 mai sur le thème de la transition écologique, quelles actions concrètes vont-elles déboucher en ville : reprise des actions de sensibilisation en matière d’économie d’énergie de l’Adème auprès des familles, recyclage de l’eau de pluie pour arroser les jardins publics de St Gratien, création d’un repair café, parc Véligo tant attendu, collecte et recyclage des mégots bien au-delà des seuls services techniques municipaux notamment, réflexion pour que les cours de récréation deviennent des endroits agréables à vivre au quotidien… ? 

4 – Travaux de la salle d’armes

Les travaux de la salle d’armes se déroulent de septembre 2022 à au moins juin 2023.

Durant cette période, quelles solutions envisage la ville pour que le club puisse continuer son activité dans de bonnes conditions, et que l’initiation à l’escrime puisse se dérouler pour les scolaires dans le cadre du tiers temps pédagogique, mais également que les autres associations sportives ne pâtissent pas trop d’une allocation temporaire de créneaux qui jusque-là leur étaient dévolus, aux différentes catégories de pratiquants de l’escrime en ville ?

5 – Infrastructures sportives

Elles sont très utilisées, notamment les gymnases, et attribuer les différents créneaux aux associations devient de plus en plus difficile.

Les tensions révélées dans la dernière commission des sports, dans la distribution des créneaux d’occupation dans les structures sportives de la ville, mettent en évidence une sous allocation des terrains abrités par le SIVOM à des clubs de St-Gratien.

Aussi, quelles réflexions mène la ville afin de résorber, à la fois, un point de blocage qui apparait au niveau de l’utilisation du SIVOM, mais également sur le reste du territoire de la commune, pour s’assurer dans l’avenir des espaces en nombre suffisant pour la pratique sportive des Gratiennois.e.s, qui connait un rebond après les confinements ou un fort développement suite aux bons résultats de l’élite française et/ou gratiennoise, notamment par la création d’un nouveau gymnase qui apparaît peut-être nécessaire ?

Conseil municipal de juin 2022

À l’ordre du jour du Conseil municipal du 30 juin 2022 :

-le Compte administratif, c’est à dire l’état des dépenses et recettes de la collectivité réalisées en 2021 et donc l’occasion de faire le point sur la gestion et les choix municipaux

-les tarifs de la saison culturelle

-la délégation de service public pour le stationnement payant

-nos questions orales

La séance n’est pas retransmise sur Internet. Pour être informé sur le travail des élus, il faut assister aux débats : c’est à partir de 20h30, en salle des mariages de la mairie. Le public n’est pas autorisé à prendre la parole.

À suivre…