Contre le terrorisme : l’éducation, la culture, la fraternité

Le meurtre atroce de Samuel Paty, professeur assassiné pour avoir enseigné la liberté de conscience, nous ébranle profondément.

« Samuel Paty, en tant que professeur, défendait deux valeurs : l’éducation et la laïcité. C’est au nom de ces deux causes qu’un assassin lui a retiré la vie. C’est l’ignorance qui a tué. » (Christophe Doré, Maire de Bolbec, dans le cadre des hommages prononcés la semaine du 19/10 dans le pays de Caux)

« L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation. » ( Averroès (1126 -1198), philosophe, théologien, juriste et médecin musulman andalou)

« La meilleure façon de redonner une identité à un pays en perdition, c’est la culture.» (Albert Dupontel, dans le cadre de la sortie du film « Adieu les cons !»)

Après l’effroi, la colère, l’émotion, les indispensables moments d’hommage et de recueillement, le temps est venu d’analyser pour la surmonter cette terrible épreuve que traverse notre société. La raison doit l’emporter sur l’épouvante. Comment lutter contre l’obscurantisme, la haine, le fanatisme, l’ignorance ? Car ce sont bien tous ces maux qui sont les germes du terrorisme que nous subissons aujourd’hui.

Ce n’est ni dans la violence, ni par la restriction de nos libertés, ni par la division, la stigmatisation, les anathèmes, si vite prônés par certain.es à des fins électoralistes, que nous trouverons la solution. Encore moins dans la guerre, qui sème le chaos dans le monde et nourrit le terrorisme.

Il importe bien sûr de renforcer nos moyens de renseignement, de protéger les cibles potentielles par des forces de police suffisantes, de surveiller et d’éradiquer les messages de haine propagés par les réseaux sociaux, de donner davantage de moyens à la justice, sans jamais s’affranchir de l’État de droit.

Mais rien de tout cela ne suffira.

Il faut assécher le terreau qui nourrit l’intégrisme et le terrorisme.

Les terroristes cherchent à abattre notre modèle social, à répandre la terreur, en nous opposant, en suscitant des réactions racistes et identitaires, des amalgames contre l’ensemble des musulmans, contre les immigrés. Le terrorisme islamique s’attaque à nos valeurs fondamentales : la laïcité, qui garantit la liberté de conscience ; la liberté, d’expression, de création, de critique ; l’égalité entre les citoyen.nes ; la fraternité, qui assure une société soudée. C’est en renforçant ces valeurs que nous ferons face, en les érigeant comme un bouclier.

Face à la barbarie, à une idéologie liberticide et obscurantiste, notre réponse : la culture, l’éducation, la connaissance. C’est en reconstruisant une République sociale et démocratique plus juste et plus forte que nous nous défendrons.

À ceux qui bombent le torse, en nous promettant des mesures davantage sévères, qui disent une fois encore que nous aurons de nouvelles caméras de surveillance, ou quelques policiers supplémentaires…, nous posons la question suivante : sur le terrain de la bataille pour l’éducation et de la lutte contre l’ignorance, tout a t-il été tenté ? Avez-vous tout tenté, avons-nous tout tenté ?

Agissons à notre niveau, car l’échelon municipal est l’endroit où on peut agir en faveur du bien commun, sans rien gommer de la diversité de nos habitant.es.

Donnons à l’école les moyens nécessaires pour former des citoyen.nes éclairé.es : des moyens humains, matériels, des enseignant.es formé.es, reconnu.es et respecté.es, avec l’ambition d’une culture de haut niveau donnant à tou.tes les moyens d’assurer leur avenir.

Plus de 100 000 élèves sortent chaque année du système scolaire sans diplôme. Si on veut réduire ou supprimer le terreau de recrutement des forces obscurantistes terroristes, il faut s’attaquer à cela aussi.

Nous citons ci-dessous quatre exemples locaux qui montrent que notre ville pourrait agir pour contribuer davantage à la réussite scolaire des enfants gratiennois et à l’intégration dans la République d’enfants, de parents, grands parents, jeunes adultes… par le canal de l’école.

Luttons contre les ghettos urbains propices au repli communautaire et contre les discriminations. Rendons réel le beau principe du « vivre ensemble ».

Les crises, qu’elles soient sociales, écologiques ou démocratiques, ne peuvent être résolues que collectivement. Appuyons-nous sur l’intelligence collective, informons, concertons. Vivons ensemble, et non seulement à côté les un.es des autres, apprenons les un.es des autres sans rien renier de nos libertés.

Ne prospérons pas sur les peurs et les haines. Ce sont les mots des terroristes, pas les nôtres.

À Saint Gratien…

-Mi 2013, l’Inspection de notre secteur propose de scolariser dans une école de notre ville des enfants de moins de 3 ans. L’objectif est d’intégrer et de socialiser tôt des enfants dans le système scolaire. Sur la base d’expériences passées, notamment à l’étranger, la mesure a démontré des résultats. L’Éducation Nationale dispose à ce moment de personnel formé. Une salle de classe est disponible. Madame Eustache-Brinio a refusé que cette expérimentation soit mise en œuvre. Pourquoi ?

– En 2014, a lieu une levée de bouclier de la part de parents d’élèves contre les A, B, C, D de l’égalité, dont l’objectif était de lutter contre le sexisme et les stéréotypes de genre. Alors que la ministre est désappointée face à cette fronde qui regroupe un spectre hétéroclite de parents d’élèves et d’organisations, également dans notre ville, nous n’avons pas le souvenir d’avoir entendu Madame Eustache, ni ses adjoints, défendre l’école de la République.

– En 2015, le film Tomboy est programmé dans des écoles de St-Gratien le cadre du programme « école et cinéma ». Les enseignantes souhaitaient utiliser ce support cinématographique dans le cadre d’un enseignement de l’égalité filles-garçons auprès d’élèves de CM1-CM2. Au motif que le film a eu le prix récompensant les films traitant de sujets LGBT à la Berlinale 2011, s’est développée une fronde regroupant là aussi un spectre hétéroclite de parents d’élèves – de diverses obédiences religieuses -contre la sortie des élèves prévue au cinéma Les Toiles. Pour motiver leur opposition à cette sortie scolaire, le film fut qualifié de « pornographique» (sic). Les parents d’élèves leader de la fronde, qui n’avaient pas, plus que les autres, vu le film, s’en excusèrent au conseil d’école suivant. Le mal était fait : près de la moitié d’une classe fut exemptée de sortie. Le travail de l’enseignante fut rendu plus difficile au regard d’un support uniquement vu par une partie de ses élèves. Comme support pédagogique, le film, dans cette école-ci, fut abandonné par la suite. Alors qu’il aurait été opportun que l’adjoint aux affaires scolaires s’exprime sur le fond de cette affaire au conseil d’école suivant, il n’en fut rien. « L’ « affaire » regardait l’Éducation nationale ». Et cela n’a aucunement empêché l’association de parents d’élèves parmi les initiateurs de la fronde de percevoir à nouveau une subvention municipale par la suite, nonobstant la demande de signature d’une charte municipale de la Laïcité.

– Certaines villes se sont saisis des TAP, pour toucher les familles éloignées de l’école, qui aimeraient s’impliquer davantage dans la scolarité de leurs enfants, mais qui ont peur car ne comprenant pas les codes de l’école. Il a été proposé à des parents et des grands-parents, accompagnés par l’enseignant ou par un animateur de la ville, de venir parler aux élèves de leur pays d’origine, des traits de leurs coutumes, dans le cadre de partages sur le temps des TAP sur les « cultures du monde ». La ville de St-Gratien a fait un autre choix. Le choix de TAP « low-cost ». Lesquels, sur la base d’un sondage qu’elle a réalisé auprès des parents d’élèves ont au final été rejetés à 90 %. Et fin a été mis à l’expérience.

-De même, un certain nombre des élu-e-s de la majorité municipale participent au conseil d’administration des deux collèges de la ville et du lycée d’Enghien. Nous ne les avons pas entendus contre la baisse des moyens, des budgets, ni des dotations horaires. Ce qui complexifie l’organisation des enseignements, a fortiori lorsqu’en même temps les programmes s’alourdissent. Les heures d’histoire géographie sont, par exemple, passées en 20 ans de 3h30 à 3h alors qu’a été ajouté à l’histoire-géo l’enseignement moral & civique (EMC). Le département du Val d’Oise et la région Île-de-France, gérés par la majorité à laquelle appartient notre maire et notre sénatrice, ont réduit à la portion congrue les budgets dédiés aux « cordées de la réussite ».

Présentation des Cordées de la réussite : Un dispositif partenarial à destination d’élèves de milieux sociaux modestes, éloignés de l’enseignement supérieur pour des raisons sociologiques et/ou géographiques.

Initiées en 2008, les « Cordées de la réussite » s’inscrivent dans une dynamique d’intensification des liens entre l’enseignement scolaire (général, technologique et professionnel), l’enseignement supérieur et le monde professionnel. Reposant sur un réseau de solidarité, ce dispositif s’adresse à des élèves de milieux sociaux modestes, éloignés de l’enseignement supérieur pour des raisons sociologiques et/ou géographiques. Il vise à lever les obstacles psychologiques, sociaux, géographiques et/ou culturels qui peuvent freiner l’accès de ces jeunes aux formations de l’enseignement supérieur et notamment aux filières d’excellence. Il contribue à les aider à construire progressivement un parcours choisi et ambitieux.

Les Parcours d’excellence mis en place en 2016 constituent une déclinaison de ce dispositif dans les collèges en éducation prioritaire.

Stéphane Bauer, Isabelle Volat, élu.es de Saint Gratien

Cinquante États disent non à l’arme nucléaire

Un 50è État vient de ratifier le TIAN, traité d’interdiction des armes nucléaires. Qu’est-ce que le TIAN ? Que va-t-il changer ? Quelle est la position de la France ?

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), vient d’être ratifié par un 50è État ce 24 octobre 2020 et va donc entrer en vigueur.

Maintenant, on peut le dire : les armes nucléaires sont interdites !

« Cela représente un engagement important vers l’élimination totale des armes nucléaires, qui reste la plus haute priorité des Nations unies en matière de désarmement  », s’est félicité Antonio Gutierres, secrétaire général de l’ONU.

À l’origine de cette victoire : la campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires « ICAN », un ensemble d’ONG contre la prolifération nucléaire, fondé en 2007, et qui a obtenu en 2017 le prix Nobel de la paix pour son rôle dans l’élaboration de ce traité.

Qu’est-ce que le « TIAN » ?

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires interdit l’utilisation, le développement, la production, les essais, le stationnement, le stockage et la menace d’utilisation de telles armes.

Il s’agit « d’un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète ».

Pour entrer en vigueur, le TIAN devait être ratifié par un minimum de 50 États membres. Une fois ce minimum atteint, le traité entre en vigueur dans les 90 jours.

Ce texte est le fruit d’une longue bataille. En juillet 2017, il avait été approuvé par 122 pays à l’Assemblée générale des Nations unies.

Conformément à son article 13, le traité est ouvert à la signature de tous les États au Siège de l’ONU à New York depuis septembre 2017, date à laquelle la Thaïlande et le Vatican notamment l’ont instantanément ratifié. Il a d’ores et déjà été signé par 84 états. D’autres ratifications sont donc à venir.

Qu’est-ce que le TIAN va concrètement changer ?

Nous savons bien sûr que le chemin vers un monde sans armes nucléaires reste complexe.

Aucune des puissances nucléaires que sont la France, les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, le Pakistan, l’Inde, Israël et la Corée du Nord n’ont ratifié le TIAN. Ces pays restent soumis au traité de non-prolifération nucléaire, entré en vigueur en 1970. Il interdit à de nouveaux États de se doter de la bombe A et enjoint à ceux qui en sont déjà détenteurs à, « de bonne foi », aller dans le sens du désarmement, ce qui n’a jamais réellement été le cas.

Pourtant, avec cette 50è ratification, la vision sur les armes nucléaires vient de changer. À présent qu’elles sont interdites, va se créer une pression diplomatique, juridique, financière et éthique sur les possesseurs d’armes nucléaires. Dans le monde, les militants pro-abolition espèrent que l’entrée en vigueur du TIAN aura le même impact que les traités internationaux précédents interdisant les mines terrestres et les armes à sous-munitions : stigmatiser la possession et l’utilisation des armes nucléaires, ce qui pourrait conduire à un changement de comportement, même de la part des pays non-signataires. « Nous pouvons nous attendre à ce que les compagnies cessent de produire des armes nucléaires et à ce que les institutions financières cessent d’investir dans les firmes qui produisent des armes nucléaires », avance Beatrice Fihn, directrice générale d’ICAN.

2021 ouvrira une nouvelle décennie où les armes nucléaires seront illégales. Cela va entraîner de nouvelles ratifications, créer une pression forte sur les États nucléaires, obliger la France à justifier sa politique de la dissuasion nucléaire.

Et la France ?

Paris s’accroche à a sa dissuasion nucléaire. « La France est à contre-courant de l’histoire », relève Jean-Marie Collin, porte-parole d’Ican France, qui déplore que Paris ait « exercé une pression sur des États contre l’instauration d’une norme qui soutient le droit humanitaire et va renforcer la sécurité internationale ».

À l’inverse, certaines villes françaises soutiennent l’interdiction des armes nucléaires. « Une trentaine de villes, dont Paris, Grenoble ou Lyon  », énumère l’ICAN.

« Tous les États doivent maintenant ratifier le traité sur l’interdiction des armes nucléaires », soulignait hier dans un communiqué le Mouvement de la paix.

76% des Français sont favorables à ce que la France s’engage dans un processus de désarmement nucléaire. Cette politique de défense coûte cher : 100 milliards d’euros pour les quinze prochaines années.

L’horreur

Ci-dessous, le communiqué commun des fédérations du PCF des Yvelines et du Val d’Oise.

Rassemblement  hommage à Samuel Paty

Nous sommes toutes et tous horrifié.e.s par ce que s’est passé vendredi soir aux portes du collège de Conflans Sainte Honorine.

Un enseignant est assassiné pour avoir enseigné, pour avoir le souci de porter la liberté de penser, la liberté d’expression. Nos premières pensées vont à sa famille, à ses proches et à ses collègues à qui nous présentons toutes nos condoléances et tout notre soutien.

Cet assassinat, cet attentat frappe le cœur de notre République, le cœur de l’émancipation de chaque individu vivant en France, l’École.

Jamais, nous ne cèderons à l’obscurantisme. Jamais, nous ne laisserons attaquer la liberté d’expression, la liberté pédagogique.

Les fédérations du Parti Communiste Français des Yvelines et du Val d’Oise appellent à se joindre à tous les rassemblements, à Paris ce dimanche 17 octobre, Place de la République à 15H mais aussi lundi 19 octobre à 12H sur l’esplanade de la préfecture à Cergy, au côté des personnels enseignants, des parents d’élèves, de tout le personnel d’éducation.

#jesuisprof #PCF78  #PCF95

Le 18 octobre 2020

Fête du commerce de proximité à Saint Gratien : pas de beurre dans les radis !

Oh les beaux radis ! On peut les trouver toute la saison chaque mercredi et dimanche matins au marché municipal rue Hémonnot.

On sait moins que la ville, elle aussi, profite des radis du marché !

Explications ci-dessous.

Ce samedi, FÊTE du commerce de proximité à Saint Gratien ! Grande débauche de calicots, banderoles et guirlandes de ballons en centre-ville pour accompagner la tombola des commerçant.e.s.

Mais tous les commerçant.e.s sont-ils à la FÊTE dans notre ville ? Certains n’auraient-ils pas la tête sous l’eau ?

Malgré une belle banderole, le centre commercial des Raguenets est resté bien morne cet après-midi. Davantage de rideaux de fer baissés que de commerces ouverts.

Ne parlons pas du quartier des Marais où la ville n’a jamais tenté de réanimer le centre commercial autrefois existant. Il y a pourtant une clientèle potentielle importante entre la résidence de 600 logements, la zone pavillonnaire alentour et les nouveaux programmes immobiliers qui ont poussé à proximité immédiate.

Quant au marché municipal, c’est le grand oublié. Il n’y avait d’ailleurs aucune animation particulière ce dimanche matin dans les allées, ni ballons ni calicots.

Un sujet bien embarrassant pour le maire que l’activité du marché : le débat sur la question est coupé en Conseil municipal lorsque nous voulons présenter nos propositions. En commission municipale « commerce », des idées sont avancées mais aussitôt retoquées par le maire. Celui-ci accuse volontiers les commerçant.e.s de pratiquer des prix trop élevés ou de ne pas accepter la concurrence.

Pourtant le problème est ailleurs. On constate tout d’abord une gestion pour le moins désordonnée du gestionnaire « Mandon-Somarep ». Après des travaux coûteux mais inadaptés et de qualité médiocre, les commerçants du marché se plaignent de façon récurrente de facturations d’eau et d’électricité sans rapport avec leurs consommations, relevées par compteur. Ils se sont tout récemment adressés à la ville pour soulever une nouvelle fois ce problème et lui demander d’intervenir auprès du concessionnaire.

Mais la ville, elle,  encaisse sans broncher ni lever le petit doigt ni dépenser quoi que ce soit pour le marché, une redevance annuelle conséquente, et ce durant 13 ans, durée du contrat. Une satisfaction certainement pour l’adjoint aux finances, qui se plaint si souvent que « ça coûte ! ». Et bien, le marché, lui, « rapporte !  »          

Sans doute voilà le « capital » de proximité » que nous vante la brochure !

Monsieur le maire, FÊTE un geste et re-FÊTE du marché un lieu central de lien social ! Sinon rendez les 47 00 euros que la ville prélève dessus chaque année sans y investir un kopek !

Nous tenons à notre marché, lieu essentiel dans la vie de la commune. Sans oublier qu’avec une bonne vingtaine de commerçants, ce sont 40 à 50 emplois qui sont ici en jeu.

À notre habitude, nous ne restons ni dans le constat ni dans la simple critique. Revoici nos propositions, travaillées depuis des années avec les commerçant.e.s du marché et les Gratiennois.e.s qui le fréquentent et y sont attachée.e.s.

Populariser le marché dans le « Mag » de la ville ; instaurer des événements au marché, comme des permanences d’élu.e.s ou des animations par des associations locales ; réanimer le café-buvette dans la halle ; réserver le parking Hémmonot aux client.e.s du marché ; implanter un vrai parc à vélos sous la halle ; procéder à un sondage sur les attentes des client.e.s ; inciter à la venue de nouveaux commerces, notamment de produits bio ; toujours travailler de concert avec les commerçant.e.s du marché, et associer les élu.e.s de la commission « commerce » à la commission « marché » qui se réunit sur place avec le concessionnaire et rencontre les commerçant.e.s.

Avec du beurre, les radis !

Lire ici la « Lettre du Front de Gauche « avec nos propositions détaillées sur le marché : Lettre 49 marché lettre ouverte_au_maire

Le Conseil municipal de septembre comme si vous y étiez… ou presque (4)

Conseil municipal, salle Georges Brassens pour cause de crise sanitaire, la suite…

Le rapport suivant télescope quelque peu le débat qui vient d’avoir lieu à propos des indemnités des élus. Il concerne le remboursement par les écoles des subventions qu’elles ont reçues de la ville pour les projets des classes de CM2. Pour cause de crise du Covid, certains projets ne se sont en effet pas réalisés. Évidemment, nous nous interrogeons sur le fait que le Conseil vienne de voter +16% d’augmentation des indemnités des élus entre 2017 et 2020, alors que les subventions aux écoles restent immuables depuis des années. Ces subventions ont été instaurées en 2009, suite à la suppression par la ville des classes de découverte, et n’ont jamais évolué depuis. Nous proposons de verser la subvention à toutes les écoles, projet réalisé ou non. Nous réitérons la proposition que nous avions faite en commission scolaire : laisser les fonds aux écoles, car contrairement à ce que dit le maire, l’inégalité est déjà entre les écoles qui ont pu réaliser leur projet et celles qui en ont été empêchées par la crise sanitaire. Nous parlons ici de sommes qui n’ont rien à voir avec celles votées au rapport précédent ! C’est un très faible montant pour le budget de la ville, puisque les subventions versées aux CM2 s’élèvent au total à 33 500€ : cela représente 0,13% du budget de fonctionnement (25,537M€). Le montant des projets non réalisés est de 20K€. La majorité municipale ergote sur des sommes pareilles alors qu’elle vient de voter sans sourciller une majoration de 43% des indemnités d’élus ! Le maire répond que ce n’est pas possible pour une raison comptable…

Le Conseil vote ensuite le maintien des tarifs des prestations scolaires et périscolaires pour l’année scolaire 2020/2021. C’est inédit et nous nous en félicitons ! Nous rappelons une nouvelle fois la proposition si souvent faite de ne pas augmenter sans raison ces tarifs. Or, il s’avère que la ville y est contrainte par le contrat passé avec la Sogérès. L’augmentation est automatiquement de 2,14% qui sera cette année entièrement à la charge de la commune. Quelle justification ? Salaires, fluides, contenu de l’assiette, inflation ? On sait que les tarifs gratiennois sont très supérieurs à ceux des communes voisines selon une étude réalisée par une association de parents d’élèves. « Tout augmente »… est la seule réponse qui nous sera faite… et on rit quelque peu quand le maire déclare que les hausses des tarifs servent à financer le augmentations de salaires des employés de la Sogérès !

Nous votons contre le lancement d’une déclaration d’utilité publique boulevard Pasteur. Il s’agit pour nous d’une opération qui continuera la densification de notre ville, déjà la plus dense du Val d’Oise. Nous posons la question des infrastructures, écoles, équipements sportifs… qui sont aussi nécessaires à chaque fois que sont bâtis de nouveaux logements. Nous constatons aussi que la ville se contente de céder une nouvelle fois des terrains aux promoteurs, et qu’il n’y a là aucun logement social. Pourtant une vraie mixité passe par un pourcentage de social dans tout nouveau programme.

Pour terminer, le maire devait être fatigué et refuse de nous donner la parole sur le tout dernier rapport qui concerne la convention avec le chantier d’insertion « vélo-services » pour la tenue d’ateliers de réparation de vélos. La ville veut en effet « promouvoir les mobilités douces » ! On se pince un peu, car on sait qu’en ce domaine, tout reste à faire dans notre ville. Si nous avions eu la parole, nous aurions redit toute l’importance de prendre enfin en compte les transports alternatifs à la voiture. Pollution, santé, commerce local, on connaît toutes les répercussions que pourrait entraîner une « vélorution » gratiennoise ! Certes, réparer son vélo, c’est bien, mais pouvoir rouler avec en toute sécurité, c’est mieux ! Quand les déplacements à vélo connaissent un grand développement en ces temps de crise sanitaire et de prise de conscience environnementale, il serait temps que St Gratien prenne le tournant ! Comment la ville compte-t-elle s’inscrire dans le Plan vélo départemental ? Qu’en est-il des réglementations obligatoires, mais que la ville refuse de mettre en place, telles que le double sens cyclable, les sas vélo aux carrefours, la signalétique pour cyclistes, l’implantation pistes cyclables ? « Hors sujet » pour le maire, qui , certainement peu à l’aise pour argumenter sur le sujet, préfère mettre fin abruptement au débat.

Prochain Conseil municipal le 19 novembre 2020, à 20h30 salle Georges Brassens.

Le Conseil municipal de septembre comme si vous y étiez… ou presque (3)

Conseil municipal, salle Georges Brassens pour cause de crise sanitaire, la suite…

Le rapport suivant concerne les indemnités des élu.e.s, maire, adjoint.e.s et conseiller.ères délégué.e.s. C’est suite à une observation de la sous-préfecture que le Conseil revient sur cette question : les indemnités et les majorations doivent en effet faire l’objet de deux votes distincts. 

Notre argumentaire sera le même qu’en juin. Nous remarquons que le montant des indemnités d’élu.e.s augmente fortement suite à l’évolution du nombre des adjoint.e.s : ils étaient 7 adjoints en 2014, 8 en 2017 et 10 en 2020. Nous proposons de fusionner certaines commissions pour limiter ce nombre. En effet, 14 élu.e.s indemnisé.e.s sur les 27 que compte la majorité municipale, cela est beaucoup ! Qu’en est-il des adjoint.e.s ou conseiller.ères délégué.e.s sans commission ou avec commission qui se réunit très peu ? Du fait du nombre croissant d’adjoint.e.s, les indemnités des élus augmentent de + 16,5% par rapport à 2017.. cela paraît anormal en cette période où l’adjoint aux finances nous rappelle sans cesse à davantage de rigueur budgétaire !

En 2017, le total annuel des indemnités s’élevait à 230 160€.

En 2020, ce sera 268 188€, soit +38K€/an.

Quant aux majorations, nous proposons de ne pas les activer. Elles sont possibles car Saint Gratien est ancien chef-lieu de canton, et bénéficie de dotations au titre de la DSU (dotation de solidarité urbaine).

Les majorations font passer les indemnités de 187 164€/an à 268 224€/an c’est à dire + 43%… et +80K€/an.

Nous votons donc contre les indemnités, et contre leurs majorations, et nous nous étonnons de ne pas entendre le refrain habituel de l’adjoint aux finances : «ça coûte!». Ce dernier se contentera de dire « qu’il y a des dépenses qu’il faut savoir engager».

Il n’est pas question ici de nier le travail ou la responsabilité du maire et des adjoints, nous la savons lourde, mais de chercher à «optimiser» les dépenses, comme nous engage à le faire très régulièrement l’adjoint aux finances.

En revanche, les comparaisons qui ont pu être faites avec divers salaires ne sont pas pertinentes : il s’agit d’indemnités et non pas d’un salaire.

À noter qu’à la communauté d’agglomération « Plaine Vallée », les élus ont fait preuve de davantage de sobriété et ne se sont voté que la moitié des indemnités possibles. À Saint Gratien, les indemnités des élus représentent une part importante relativement au budget de la ville, et cela nous interroge quand par exemple les subventions aux écoles restent, elles, immuables depuis des années…

À suivre, les derniers rapports de la séance

Le Conseil municipal de septembre comme si vous y étiez… ou presque (2)

Conseil municipal, salle Georges Brassens pour cause de crise sanitaire, la suite…

Nous votons sur le tableau des effectifs des agents de la ville. Un rapport traditionnel mais nous constatons qu’il s’agit ici de 6 mutations, démissions, rupture conventionnelle… c’est beaucoup et nous nous interrogeons sur la signification d’un renouvellement aussi important.

La première décision modificative budgétaire de l’année est présentée au Conseil. N’étions-nous pas en droit d’attendre l’insertion ici de l’investissement de 240K€ pour l’aire de jeux des Raguenets, en dépense d’équipement supplémentaire. Également nous attendions l’impact de la crise sanitaire sur les dépenses et recettes de la ville. Réponse de l’adjoint aux finances sur le premier point  : la ville a choisi d’attendre que l’opération soit terminée (!!) pour inscrire cette dépense. Elle attend de derniers éléments pour chiffrer l’impact de la crise du Covid.

Le rapport suivant concerne la gestion 2019 de la SAIEM et l’adjoint aux finances annonce d’emblée « qu’on va aller rapidement »… Il est vrai qu’il s’agit là d’un rapport assez ardu mais néanmoins important et qui mérite qu’on s’y penche. Nous aurions aimé connaître l’actif de la Saiem et savoir par exemple combien de parkings porte la Saiem aux Raguenets et en centre-ville et de commerces au Forum. Nous ne connaissons pas non plus le montant des loyers des commerces habituellement perçus par la Saiem, hors période de Covid où des allègements ont été accordés. C’est une information que nous avons déjà demandée mais qui ne nous a pas été communiquée jusqu’ici. Autre question, la Saiem a vendu des locaux commerciaux à des élus municipaux. N’y a-t-il pas des réglementations à suivre en matière de transparence ? Pour l’adjoint aux finances, pas de problème… Le maire botte en touche en évoquant le prix de vente estimé par les domaines. Notre question, elle,  portait sur la nécessaire transparence d’une telle vente lorsqu’il s’agit d’élus municipaux. Nous demandons pour finir des précisions sur un local commercial situé allée Jean Gabin que la Saiem a acquis récemment, et qui faisait confusion avec un autre que la ville possède dans la même allée et des informations plus générales sur la politique d’achat de commerces au Forum par la ville, via la Saiem. 

Le Conseil vote ensuite les tarifs de location des chalets du marché de Noël, et nous nous étonnons qu’ils soient les mêmes pour les commerçants et pour les associations. Remarque : la ville prend un risque financier si il y a annulation pour cause de Covid. Or, le coût financier du marché de Noël est important, selon l’adjoint aux finances lui-même, entre 30 et 40 K€.    

À suivre…

Autre lieu.. autres mœurs !

Voici, pour information le compte rendu de la dernière séance du conseil de la Communauté d’Agglomération « Plaine Vallée », où rappelons-le, nous ne siégeons pas. 

À noter :

– La Communauté  d’agglomération est plus sobre que la ville de St Gratien concernant les émoluments de ses élus, puisqu’ils bénéficient d’une rétribution qui au plus est égale à 32,5 % du plafond autorisé.

Vous pourrez identifier via le tableau page 10 les responsabilités attribuées aux élus de la majorité de St Gratien au niveau de la Communauté, et calculer les sommes qu’ils perçoivent par mois au regard de leur double fonction : maire,  adjoint et conseiller communautaire délégué.

– La Communauté d’agglomération est plus prudente que la ville de St Gratien : elle s’interdit le recours à des emprunts en devise pour financer ses investissements de voirie et dans ses locaux…  mais ne s’interdit pas les emprunts à taux variable : cf. page 7

-De plus, la compétence de contraction des emprunts est confiée au bureau communautaire, et non au seul président. On sait qu’à Saint Gratien, cette délégation de pouvoir au maire seul avait été à l’origine des emprunts toxiques de 2007 et de leurs conséquences néfastes sur les finances de la ville. 

– Enfin, la délégation de marché public du président de la communauté d’agglomération  interdit – comme il va de soit – d’engager des sommes non inscrites au budget : cf page 7. Or, on a vu au dernier Conseil municipal gratiennois que le maire a engagé 240 000 euros dans la création d’une aire de jeu, sans inscription budgétaire, ni délibération et vote des élus municipaux. 

En résumé, ce que notre cher maire vote à la communauté d’agglomération … est tout l’inverse de ce qu’il fait dans sa commune. 

Stéphane Bauer

La communauté regroupe 18 communes et a des compétences importantes, telles que le développement économique, l’assainissement, l’habitat, la politique de la ville, certaines voiries et certains équipements sportifs et culturels…

Lire ici le compte-rendu de la séance du Conseil communautaire :

Communaute_commune_CR signe_Conseil du 16-09-2020-2-1

Le Conseil municipal de septembre comme si vous y étiez… ou presque (1)

Conseil municipal salle Georges Brassens ce jeudi 24 septembre 2020 pour cause de crise sanitaire.

Nous faisons remarquer en début de séance que sur le site de la ville, il faut attendre septembre pour avoir les procès-verbaux des conseils municipaux de mai, juin et juillet 2020. Celui de février 2020 n’est toujours pas en ligne, pas contre celui de juillet l’est déjà, alors qu’il n’a pas encore été voté par les élus.

Avant d’aborder l’ordre du jour, le Conseil entend une information sur la rentrée scolaire. 2267 élèves ont été accueillis ce 1er septembre 2020, 1418 en élémentaire et 849 en maternelle. Manquent des animateurs de cantine, problème récurrent en début d’année mais qui malheureusement se poursuit souvent au cours de l’année. Impossible de questionner l’adjointe, le maire ayant décrété qu’il n’y avait pas d’échanges sur les communications. Pourquoi, mystère ! Si nous avions eu la parole, nous aurions interrogé sur les groupes de travail tripartites qui se sont réunis pour préparer la rentrée. Ne nous sont remontés qu’un simple état du service minimal d’accueil et un protocole sanitaire aujourd’hui obsolète. Nous aurions proposé de pérenniser ces groupes, en y associant la commission scolaire, le temps de la crise sanitaire. Autre question, récurrente elle aussi : combien d’élèves sont refusés au service de restauration scolaire, faute de place dans les réfectoires, et qu’envisage la ville pour résoudre ce problème ? En effet, des élèves ne sont pas acceptés à Grusse Dagneaux, Raymond Logeais élémentaire et Pauline Kergomard. Cela est contraire à la loi puisque la cantine est un service public dont l’accès ne peut être restreint.

La séance débute avec la communication des décisions du maire.

Nous questionnons sur la décision d’achat d’un local commercial au Forum ; pour y faire quoi ? Un repair café par exemple ? Nous redemandons aussi à connaître la liste des commerces loués par la ville.

Sur la décision qui annonce la création d’une aire de jeux aux Raguenets pour 240K€, nous demandons quelle délégation permet au maire d’engager des fonds non votés au budget, ni dans aucune décision modificative ? Au-delà de l’aspect juridique, il est scandaleux qu’aucune concertation, ni même information, n’ait eu lieu pour une opération au montant si élevé, ni avec élus ni avec les habitants. C’est aussi l’occasion de rappeler que le plan pluriannuel d’investissement ne nous est jamais communiqué, et qu’il ne s’agit pas du programme électoral de la majorité, mais bel et bien d’une répartition sur les six années du mandat des différents travaux programmés.

Aucune réponse du maire sur la question du réaménagement de l’ex-city stade. Le maire nous dit répondre en fin de séance à l’occasion des questions orales : ce ne sera malheureusement pas le cas ! Aucune réponse donc sur ce sujet qui empoisonne la vie locale depuis fin mai, le maire se contentant d’affirmer qu’il est dans son droit. La question reste entière également sur la destruction du stade et les conditions dans lesquelles elle s’est déroulée, notamment de ses fondements juridiques.

À suivre…

Réponses fumeuses

Voici les réponses apportées par le maire à nos questions orales lors du Conseil municipal du 24 septembre.

Temps consacré par le maire à répondre aux questions de notre groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » : 5 minutes, soit une minute par question, lecture de l’énoncé de celle-ci comprise… Autant dire qu’elles sont traitées superficiellement, voire avec une totale désinvolture, alors qu’elles pourraient être l’objet d’un débat entre élus des différents groupes.

Projet aire de jeux Raguenets

Sur quelle délégation s’appuie le maire pour décider d’une opération coûtant 239K€, qui n’apparaît pas au budget 2020, n’est pas intégrée dans les dernières décisions budgétaires modificatives (DM), n’a jamais fait l’objet d’une quelconque délibération en Conseil municipal, ni d’une consultation au niveau du Conseil Citoyen du quartier des Raguenets, ni sur son implantation, ni sur sa thématique ?

Réponse du maire : le maire déclare nous avoir déjà répondu lors de la séance du 2 juillet. Il n’a pas à présenter ce type d’aménagement au Conseil, autrement que dans le cadre du compte-rendu des décisions du maire, ce qui a été fait.

Notre appréciation : la destruction du city stade fin mai, sans concertation, ni information sauf un post sur la page Facebook de la ville le jour-même du démarrage de l’arrachage du revêtement, a semé le trouble dans le quartier et fortement mécontenté les jeunes utilisateurs de cet équipement. Comme admettre à présent qu’une douzième aire de jeux soit installée aux Raguenets sans aucune information, ni présentation, ni vote du Conseil quand des sommes pareilles sont en jeu ? Le maire a délégation pour prendre toute décision concernant la préparation, la passation, l’exécution et le règlement des marchés lorsque les crédits sont inscrits au budget, ce qui n’est pas le cas. Notre question reste donc entière.

Projet de Maison de santé aux Raguenets

Nous souhaitons des informations sur l’état des subventions de cette opération et le reste à la charge de la ville, ainsi que sur l’avancement de la recherche des praticiens qui vont s’y installer.

Lors du vote du budget 2020, était annoncé un coût total pour la ville de 217 K€ (coût total de 786K€, avec 569K€ de subventions). Or, sur le panneau devant le futur local est à présent inscrit un coût total de 903K€ et un coût pour la ville de 323K€.

Réponse du maire : il s’agissait d’une prévision d’inscription budgétaire, le coût total de l’opération est de 815K€. La région subventionne pour 180K€, l’URPS (médecins libéraux) et l’ARS pour 250K€, le Conseil départemental pour 63K€. Le reste à charge de la ville est donc de 322K€ à ce jour. La recherche des praticiens est en cours.

Notre appréciation : il y a donc bien une évolution des montants restant à la charge de la ville, entre les montants annoncés en décembre 2019 et ceux de septembre 2020.

Arrosage

Dans la dernière période, marquée par une très faible pluviométrie depuis mi-mars, nous nous interrogeons sur la politique de gestion de l’eau de la ville, et sur les critères d’arrosage, qui apparaissent distincts selon les quartiers. Ne serait-il pas préférable de favoriser l’arrosage des jeunes arbres plutôt que celui des pelouses, dont l’état est par ailleurs d’un quartier à l’autre fort différent ?

Réponse du maire : il existe un dispositif d’arrosage automatique pour les pelouses de grade surface. Certains massifs plantés disposent d’un arrosage au goutte à goutte, ce qui permet d’optimiser la consommation de l’eau. Les jeunes arbres font l’objet d’un soin particulier.

Notre appréciation : force est de constater que de nombreux arbres et plantations ont souffert, et que notamment la casquette du BIP présente une végétation quasi entièrement grillée à certains endroits.

Déchets polluants jetés sur la voie publique

Lors de la journée mondiale de nettoyage de la planète le 19 septembre, nous avons ramassé avec les adhérents de l’association SGSEC un nombre effarant de mégots trouvés principalement devant les cafés-bars et dans les plates-bandes et espaces verts de la rue Berthie Albrecht.

Le mégot est un petit déchet mais c’est une source majeure de pollution puisqu’il contient du plastique et des milliers de substances chimiques. Un mégot met plus de douze ans à se dégrader. Jeté sur la voie publique, il se retrouve ensuite le plus souvent dans les océans.

Nous proposons que la ville agisse pour limiter le jet de mégots sur nos voies publiques, selon plusieurs pistes : installation en nombre de cendriers dans le mobilier urbain, poubelles munies d’un éteignoir; campagnes d’information (installation de mégots géants dans les rues pour alerter sur cette pollution envahissante : « Il n’y a pas de petites incivilités ») et de sensibilisation par affichage, expositions, conférences, information dans les écoles, collèges et au lycée ; travail en collaboration avec les bars-tabacs et cafés de la ville (installation de boîtes de collecte, dans les bars ou restaurants intéressés) ; promotion des cendriers de poche ; rappel de la contravention (68 €) qui sanctionne le geste de jeter des mégots sur la voie publique. Quel est l’avis de la municipalité sur cette question ?

Réponse du maire : le service de développement durable a été sollicité par une auto-entrepreneuse gratiennoise qui met actuellement au point des formes de collecte et de récupération de mégots et surtout une filière de retraitement des mégots. La ville souhaite participer à cette expérience sous la forme d’un partenariat. Le maire préfère prendre son temps et participer au retraitement plutôt qu’à la seule installation de cendriers.

Notre appréciation : cette réponse ne peut nous satisfaire pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la commission « développement durable » s’est réunie récemment et cette info n’a pas été communiquée à cette occasion. On peut donc déjà s’interroger sur le fonctionnement de ces commissions de travail. Ensuite, le recyclage des mégots est une opération particulièrement complexe au vu des nombreuses substances toxiques qui les composent. Cette filière est quasi inexistante en France car le processus est loin d’être au point. Enfin, et bien que le maire tourne en dérision notre demande d’installation de cendriers, il faut bien, avant un recyclage éventuel mais bien aléatoire, collecter les mégots. Autant éviter au maximum de les retrouver dans les espaces verts. Le maire oublie aussi le volet information et pédagogie, important pour limiter les jets de mégots au sol. En bref, nous craignons donc que le maire cherche à nous… enfumer.

Commerces

La dernière commission « commerce » tenue le 22 juin 2020 avait fait plusieurs propositions pour relancer l’activité du marché, notamment : réactiver la communication pour le bus du marché avec élargissement du dispositif ; solliciter le délégataire sur le manque de diversification de l’offre commerciale favorisant les circuits courts et les produits bio ; utiliser une partie de la redevance versée par le délégataire à la ville pour mettre en place des actions de redynamisation.

La commission avait demandé à obtenir des éclaircissements sur la facturation par la SOMAREP des consommations en eau et électricité. Or, à la rentrée, des commerçants font encore état d’une absence de concordance entre les sommes demandées par la SOMAREP et les indications des compteurs eau et électricité.

La commission avait émis le souhait de pouvoir participer à la commission du marché en délégant des membres.

Une réunion devant avoir lieu au mois de septembre, pouvons-nous connaître les réponses apportées à ces demandes ?

Réponse du maire : le point a été fait avec le conseiller délégué et sera présenté lors de la prochaine réunion de la commission municipale « commerces ».

Notre appréciation : circulez, rien à voir… le sujet du marché revient régulièrement sur le tapis, mais la majorité municipale refuse de voir le problème, et d’envisager des solutions, pourtant souvent évoquées, y compris dans la commission « commerce ». Quel dommage pour le marché, pourtant lieu essentiel de la vie locale.