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Bienvenue sur le blog du Front de Gauche de Saint Gratien !

Vous trouverez ici des informations sur la vie locale de Saint Gratien, le travail des deux élus FDG au Conseil municipal, l’activité et les propositions de l’association du Front de Gauche gratiennois. Nous nous exprimons également sur les grands sujets de la vie politique nationale.

Ce site vous est ouvert et apprécie les débats et les échanges ! Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

À Saint-Gratien, le Front de Gauche est constitué en association. Celle-ci regroupe des adhérents de différents partis, ainsi que des citoyens qui n’appartiennent à aucune organisation. Le comité local du Front de Gauche se réunit régulièrement à Saint-Gratien. Ses réunions sont ouvertes à tous, sans condition. Si vous souhaitez être invité et participer à ces rencontres, contactez le FdG à cette adresse : fdg.stgratien@laposte.net

Une histoire de gratuité

Gratuité des transports publics pour le 1er mars 2020

D’ici cinq ans, les transports en commun publics seront entièrement gratuits, a annoncé le Premier ministre.

Si la mesure se concrétise, c’est le quotidien de centaines de milliers de travailleurs, d’étudiants et de consommateurs qui va changer à l’échelle de tout un pays. Les transports en commun devraient bientôt être gratuits, ont annoncé aujourd’hui plusieurs leaders politiques, dont le Premier ministre. La mesure dont le calendrier, les modalités ou le coût n’ont pas encore été précisées, doit entrer en vigueur d’ici cinq ans.

Principale annonce : la gratuité des transports publics sera effective à partir du 1er mars 2020. « Je sais bien qu’il ne s’agit pas de la solution miracle pour inciter davantage de personnes à utiliser les transports publics. Cela reste une mesure sociale, qui doit être accompagnée par la poursuite des investissements importants dans le réseau », souligne le ministre de la mobilité.

L’objectif est « d’encourager le recours à des déplacements plus propres ». Plus globalement, les infrastructures continueront d’être développées.

Un ministère sera créé spécialement à cet effet.

Depuis le 1er août 2018, tous les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur bénéficient déjà d’une carte permettant de prendre les transports en commun gratuitement.

Cette carte permet aux usagers de voyager gratuitement sur l’ensemble du réseau, et pas uniquement dans la capitale. Elle comporte une validité d’un an et est renouvelable à condition de présenter un certificat d’inscription dans un établissement d’études supérieures.

Les moins de 20 ans, quant à eux, n’auront pas besoin de présenter de titre de transport pour bénéficier de la gratuité du réseau. Une simple pièce d’identité suffit.

Les réseaux concernés par la gratuité sont les réseaux ferroviaires, le tram, les bus nationaux et ceux de la capitale. Une enveloppe de 240 millions d’euros prévoit d’être engagée dans divers chantiers en faveur des trains, du covoiturage ou encore des solutions de transports qui favorisent les transports collectifs.

La gratuité des transports publics n’aura aucun effet sur les effectifs de personnel. Les agents des lignes ferroviaires vont continuer à officier à bord des trains, pour notamment assurer la sécurité et le service au client.

L’annonce du gouvernement de rendre les transports publics gratuits a eu un important écho sur le plan international.

Ah ! Juste un détail : l’histoire, véridique, se passe… au Luxembourg. 

luxembourgLe Luxembourg va devenir le premier pays au monde à rendre tous les transports publics gratuits. Une première mondiale qui vise à faire baisser le trafic automobile dans le pays. Le Premier ministre, dont le parti démocrate forme désormais un gouvernement avec le parti ouvrier socialiste de gauche et les Verts, s’était engagé à donner la priorité à l’environnement lors de la récente campagne électorale des législatives. Les automobilistes passent énormément de temps dans les bouchons dans cette ville de seulement 116 000 habitants. 

Ces dernières années, ce sont des villes qui ont passé le cap, comme Dunkerque, Aubagne ou Châteauroux en France. La ville de Paris y réfléchit également. 

Nos vœux pour 2019

voeux 2019-4Ce samedi 19 janvier, la fédération du PCF 95, l’association des élus communistes et républicains et l’antenne 95 du centre de formation des élus présentaient conjointement leurs vœux : des vœux de réussite, de fraternité, de solidarité et de paix, par la voix d’Alain Feuchot, secrétaire départemental du PCF.

2019 : sans doute une année pleine de surprises et d’inattendu, en ces temps où les ronds-points se transforment en autant d’agoras, d’où émerge une colère mêlée d’espoir. La lutte des « gilets jaunes » fait certes débat au sein de nos organisations. Mais force est de constater qu’ils sont bel et bien les couches populaires, traversées de toutes les contradictions de la société actuelle : aux votes antérieurs différents et même opposés,  rejetant la politique tout en en faisant, défiant les élus tout en attendant beaucoup d’eux, réclamant la justice et l’égalité mais regardant les étrangers avec méfiance… Les femmes sont nombreuses dans les « gilets jaunes », et leur mobilisation est d’autant plus forte dans les territoires où les services publics ont beaucoup reculé. Il ne s’agit pas d’une révolte contre l’impôt, mais pour une autre répartition et utilisation de l’impôt, avec la forte revendication du retour de l’ISF.  C’est une révolte populaire contre les très riches et les puissants,  mais aussi pour le pouvoir d’achat, l’égalité, la démocratie et la dignité… Évidemment, la violence, d’où qu’elle vienne, ne résoudra rien. Mais il y a un terrible sentiment d’injustice et de colère devant les violences policières. « Le premier ministre promet plus d’arrestations : on veut plus de pouvoir d’achat ! » a réagi Fabien Roussel. Le syndicat de la magistrature a aussi dénoncé un projet de loi « anti-manifestants » derrière une prétendue loi anti-casseurs.voeux 2019-1.jpg

Alors, que faire ?  L’issue du mouvement sera progressiste si les syndicats, les forces politiques et associatives dont nous sommes, s’en mêlent. Que de défi pour le PCF, parti qui se revendique être celui de travailleurs, de la démocratie quand elles et ils se mobilisent sans nous ! À l’heure où le pays entier débat de répartition des richesses, il nous faut gagner la bataille du pouvoir d’achat, des salaires, la justice sociale et fiscale ! Puisque Macron a été contraint d’ouvrir un débat national, entrons-y à fond et parlons propositions, engageons la construction de rassemblements, abordons sans tabou la question de la démocratie, du rôle des élus, de la 6è République et de l’usage du référendum, à utiliser pour gagner des droits nouveaux, pas pour remettre en cause des droits acquis !  

voeux 2019-2Macron, élu face à Le Pen, ne trompe aujourd’hui plus personne : adieu les promesses de voir disparaître les sans-abri, celles d’une République irréprochable, de la transition écologique ou de l’embellie économique…  Tromperie et manipulations ! Mais à gauche, c’est le chacun pour soi et des élections européennes qui s’annoncent sous le signe de la division, alors que la construction européenne est à un moment clé : 87 millions de pauvres, quand la BCE verse en 10 ans 3000 milliards aux banques privées, sans contreparties ! Et via l’évasion fiscale, 1 000  milliards d’euros fuient l’Europe chaque année, soit 2 000€ par citoyen !

À l’approche des municipales, soulignons aussi que la démocratie de proximité est au cœur des revendications des « gilets jaunes ». La commune est un lieu de résistance et d’épanouissement. Nous y sommes attachés !

D’immenses défis nous attendent en 2019, de justice sociale, de paix, d’écologie, de démocratie. Nous n’oublions pas les peuples qui ne demandent qu’à vivre en paix, les Palestiniens, les Kurdes.voeux 2019-3

C’est en citant Romain Rolland qu’Alain Feuchot conclura : « quand l’ordre est injustice, le désordre est déjà un commencement de justice », avant de laisser la parole à Pierre Barros. Ce dernier, maire de Fosses, et président de l’Adecr 95, illustrera son propos par l’expérience menée dans sa ville : bien avant le « grand débat national », Fosses a tenu des ateliers citoyens d’échanges et de propositions… Cela pourrait bien nous inspirer !

Esprit de Noël

La lamentable affaire du marché de Noël est ces jours-ci dans de nombreux médias. C’est au tour du « Parisien » de relater l’éviction pour cause de port de foulard d’une exposante au marché de Noël de Saint Gratien. Cette dernière a donc décidé de porter plainte contre le maire pour discrimination.

Pour notre part, nous nous sommes exprimés en réunion de quartier dès l’histoire connue. Nous avons ensuite interrogé le maire en Conseil municipal au mois de décembre. Nous condamnons fermement cet ostracisme qui met à mal le « vivre ensemble » pourtant tant vanté par la majorité municipale.  

Lire ici l’article du « Parisien ».

marché de noël le parisien janvier 2019

Une exigence démocratique et sociale

« La France n’est pas un pays comme les autres »

bessacDéclaration de l’Association Nationale des Élus Communistes et Républicains du 15 janvier 2019 

La formule est juste. La prise de conscience, elle, bien trop tardive de la part d’un Président de la République forcé d’ouvrir les yeux sur une colère sociale qu’il a contribué à attiser mais dont les racines puisent dans l’histoire longue de nos institutions et de choix politiques délétère assumés sans discontinuité ou presque depuis près de 40 ans.

Après un an et demi d’exercice jupitérien du pouvoir, le Chef de l’État est confronté à une crise sociale sans précédent, autant sur la forme que sur le fond.

C’est l’expression d’un peuple qui ne parvient plus à se faire entendre et à se faire reconnaître, un peuple qui ne veut pas disparaître, fondu ou absorbé par la « start-up nation » et la compétition métropolitaine européenne.

En colère, victime de la raréfaction des services publics, du chômage de masse, de salaires et de pensions toujours plus faibles et menacé dans son quotidien par l’augmentation continue du coût de la vie, une partie du peuple a donc décidé de reprendre la parole et de resurgir au cœur de la scène politique et médiatique.

Privé des corps intermédiaires qu’il a consciencieusement désavoués depuis son élection, le Président de la République se retrouve à court de solutions, droit dans ses bottes mais nu face à cette exigence démocratique et sociale qu’il ne comprend pas et appelle désormais à l’aide celles et ceux dont il entendait jusqu’à présent se passer.

Aussi les élu·e·s locaux·ales sont-ils appelés à jouer, écrit-il dans sa lettre aux français·e·s « un rôle essentiel » dans le débat national qu’il a décidé de lancer en réponse à cette profonde crise qui secoue notre pays et que nous ne résumerons ni aux violences ni à la couleur d’une chasuble.

Les élu·e·s locaux·ales, en contact direct et permanent avec toutes les populations, avec toutes leurs difficultés et toutes leurs richesses, n’ont pas attendu pour dénoncer les fractures territoriales, s’insurger contre la casse des services publics de proximité et exiger des Gouvernements successifs qu’ils répondent à la triple urgence sociale, démocratique et écologique.

Jamais nous n’aurons été aussi peu entendus que depuis deux ans.
Un débat national est désormais lancé. Il ne se limite pas aux modalités mises en œuvre depuis les bureaux de l’Élysée.

Partout en France, dans les territoires ruraux comme dans les territoires urbains, nos concitoyen·ne·s, à la faveur de milliers de mobilisations, se sont ressaisis ces dernières semaines de questions essentielles pour notre destin collectif.

Les élu·e·s de l’Association nationale des élus communistes et républicains sont à leurs côtés dans leur exigence de débat et leur construction de solutions alternatives à la crise qui secoue notre pays et dont ils·elles sont, bien souvent, les principales victimes.

Je les appelle à continuer de prendre toutes les initiatives nécessaires pour que s’exprime la colère populaire et que se construisent, dans un débat sans tabou, les solutions.

Dans les villages et les villes où nos concitoyen·ne·s nous ont choisis pour exercer des responsabilités, nous pouvons être fier·e·s de nos expériences, de nos combats, de nos propositions et de l’énergie que nous mettons toutes et tous à servir l’intérêt général.

Les partager le plus largement possible autour de nous, continuer à être à l’écoute de ce que vivent les femmes et les hommes de notre pays, offrir des perspectives concrètes à chacune et à chacun, ce sont là des exigences fondamentales rappelées par nos concitoyen·ne·s et que les élu·e·s communistes et républicain·e·s s’attachent et s’attacheront à faire vivre au quotidien.

Patrice Bessac, Président de l’ANECR, Maire de Montreuil

Ensemble en 2019

voeux 2018-6

Les élus PCF-Front de Gauche et les amis du Front de Gauche de Saint Gratien vous présentent leurs meilleurs vœux pour cette année 2019.

Une petite rétrospective en images de notre activité en 2018 : vente solidaire de fruits et légumes, séances collectives au cinéma, célébration du bicentenaire de la naissance de Karl Marx, actions pour une ville cyclable, participation aux manifestations nationales, tenue d’un stand à la fête de l’Huma et présence active à l’université d’été du PCF, point de rencontre hebdomadaire sur le marché…

À très bientôt pour continuer ensemble !

« Il n’y a pas de bonheur sans révolte contre le vieux monde existant ». Jenny Marx

Conseil municipal de Saint Gratien (2)

Déposer des « questions orales » est pour l’opposition le seul moyen de compléter l’ordre du jour de la séance du Conseil municipal. Mais l’exercice trouve vite ses limites car les réponses du maire, parfois fort schématiques, ne sont pas suivies de débat.

Petit retour sur nos questions du 20 décembre dernier, les « réponses » que nous avons obtenues… et les interrogations qui subsistent !

  • Questions orales

Pour une meilleure compréhension par le Conseil, le maire peut-il lire les questions orales dans leur intégralité avant d’y répondre ?

De même, pour une meilleure information des Gratiennois, les questions orales peuvent-elles figurer dans leur intégralité au procès-verbal ?

Réponse du maire : c’est non ! Elles seront résumées pour une meilleure compréhension, car elles ressemblent plutôt à des déclarations et il n’est pas question d’utiliser le procès-verbal comme une tribune politique. L’opposition dispose d’un espace dans la revue municipale pour faire ses déclarations politiques.

Notre appréciation : nos questions n’ont pour but que d’informer les Gratiennois. Les sujets que nous soulevons ne peuvent pas toujours être résumés brièvement et demandent parfois quelques lignes. Visiblement certaines gênent la majorité. Quant à la tribune dont nous disposons dans le magazine de la ville, rappelons qu’elle est limitée à 1 333 caractères, ce qui interdit aussi tout développement. Ce sont les limites de la démocratie gratiennoise.     

  • Marché de Noël

Un stand du marché de Noël a été fermé sur votre demande car la personne qui y vendait des pâtisseries portait un foulard. Sur quelle règle, règlement, loi, texte officiel… vous êtes-vous appuyé ? Que prévoyait la convention de mise à disposition des chalets entre la ville et les commerçants ? La ville ne risque-t-elle pas d’être poursuivie pour discrimination, étant donné que rien n’interdit le port du voile sur la voie publique, que le port du voile dans l’espace public n’est donc pas contraire au principe de laïcité, qu’il n’y avait pas trouble à l’ordre public, et que les commerçants du marché de Noël ne sauraient être assimilés à des agents de la ville ?

Réponse du maire : il a demandé à une exposante qui arborait un « signe religieux distinctif » d’arborer une tenue plus neutre, ou de se faire remplacer. Face au refus de cette personne, le maire a « été contraint de lui demander de quitter son stand ». Il revient sur les circonstances de l’incident et souligne la « nécessaire neutralité et laïcité » des manifestations communales. Il souligne que les commerçants sont occupants du domaine public communal et que c’est  son devoir de maire que de faire respecter les principes de laïcité, en faisant référence à l’article premier de la Constitution. Des agents communaux intervenant également au sein du marché de Noël, il y a là un enjeu de bon déroulement des manifestations communales et nécessité de traitement identique de tous les intervenants au contact des usagers.

Notre appréciation : il s’agit là d’un incident extrêmement grave qui s’apparente à de la discrimination. En aucun cas, les commerçants du marché de Noël ne peuvent être assimilés à des agents publics qui sont eux tenus à la neutralité. Nous rapprochons cet ostracisme de l’appel au boycott de certains magasins employant des vendeuses voilées, appel lancé il y a deux ans par J. Eustache, alors maire de Saint Gratien.

Quant à l’article premier de la Constitution, que nous reprenons ci-dessous, il rappelle que la République respecte toutes les croyances et assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Un rappel salutaire que le maire devrait méditer, avant peut-être de faire condamner la ville si l’affaire va devant la justice.    

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. »

  • Cinéma Les Toiles

Quelle a été la fréquentation 2018 ? Quel a été le pourcentage de scolaires ?

Réponse du maire : 58 160 spectateurs au 30 novembre dont 16 870 scolaires et périscolaires, soit 29% de la fréquentation. L’an dernier, le cinéma avait accueilli 56 060 spectateurs.

  • RGPD

Quelles sont les obligations de la ville en matière de protection des données des citoyens ? Concrètement quelles mesures avez-vous prises afin de vous conformer au règlement européen en vigueur depuis le 25 mai dernier ?

Réponse du maire : ces obligations sont définies par la loi et consistent à informer les citoyens de leurs droits d’accès, de modification, de suppression des données et à mettre en place des mesures de sécurité physiques et techniques. Un délégué à la protection des données a été nommé depuis le 1er mai 2018 pour mettre en place ce RGPD, règlement général de protection des données, et il a été créé un comité de pilotage spécifique. Les sous-traitants de la ville ont également été joints pour qu’ils donnent les garanties du respect de cette loi. Ce travail sera poursuivi en 2019.     

  • Consultation citoyenne

Le Président de la République a annoncé lundi 10 décembre une grande consultation auprès des Français autour de 4 thèmes : transition écologique, fiscalité, organisation de l’État, démocratie et citoyenneté. Les collectivités locales vont être en première ligne. Quelle forme vont prendre à Saint Gratien les « cahiers de doléances », déjà mis en place par plus de 150 villes ?

Réponse du maire : Saint Gratien n’a pas attendu ces annonces pour permettre aux habitants d’inscrire leurs demandes. Un cahier est installé depuis des années à cet effet dans le hall de la mairie. La ville n’a reçu aucun courrier du gouvernement pour une quelconque consultation citoyenne.    

  • Marché de Noël/2

Le stand des « Halles de l’Aveyron » affichait une magnifique publicité pour son magasin à l’arrière de son stand du marché de Noël. Toute publicité n’est-elle pas interdite dans le périmètre du château Catinat ?

Réponse du maire : il s’agissait là d’une enseigne signalant le stand et non d’une publicité !  

Notre appréciation : ne jouons pas sur les mots, les « Halles de l’Aveyron » ont bel et bien profité de leur stand du marché de Noël pour arborer une magnifique banderole publicitaire à l’arrière de leur stand, bien visible du carrefour. Rien à voir avec l’enseigne habituelle accrochée sur le devant de chaque stand et qui signale l’activité de celui-ci.  

  • Incidents au lycée d’Enghien

Nous condamnons fermement toutes les violences, d’où qu’elles viennent, qui ont eu lieu la semaine du 3 décembre aux abords du lycée d’Enghien.

La police nationale est intervenue, ainsi que la police municipale. Or, une circulaire (juillet 2011) rappelle l’interdiction faite aux agents de police municipale d’assurer des opérations de maintien ou de rétablissement de l’ordre. Celles-ci relèvent des seules forces de sécurité de l’État. On comprend que la police municipale a été réquisitionnée sur ordre du ministère de l’intérieur. Un adage que l’on trouve sur des sites animés par des forces de l’ordre dit que la force doit toujours rester à la Loi mais sans violences inutiles. Aussi, jusqu’où peut-on engager notre police municipale, avec le risque de se retrouver dans une situation où elle ne pourra plus faire preuve de discernement, entre des éléments qui manifestement voulaient en découdre et des lycéens utilisant leur droit de manifester ou venant tout simplement au lycée  ? Quelle est sa préparation, sa formation et de quels équipements dispose-t-elle pour faire face à des débordements qui peuvent être d’une grande violence ? Quel peut être l’effet à son encontre des images qui ont circulé suite à des interpellations assez brutales, alors que son rôle au quotidien consiste à assurer des missions de proximité de prévention, de sécurité et de tranquillité publiques ?

Réponse du maire : des violences exacerbées ont eu lieu aux abords du lycée Gustave Monod et les agents de la police municipale, agents de police judiciaire adjoints, ont été réquisitionnés par le Préfet de police. Lorsque la situation l’impose, ils peuvent intervenir sous l’autorité de l’officier de police judiciaire territorialement compétent, pour assister la police nationale ou la gendarmerie. Le maire remercie l’équipe de la police municipale pour son implication et sa disponibilité.

Notre appréciation : même si bien évidemment l’intervention de la police municipale s’est faite dans un cadre légal, il n’en reste pas moins que le rétablissement de l’ordre n’entre pas dans les missions de la police municipale, qui a pu se retrouver confrontée à des situations particulièrement violentes, sans avoir les moyens d’y répondre de façon appropriée.       

  • Centre de tri

La fermeture du centre de tri est annoncée  pour septembre 2019. Une nouvelle disparition d’un service public. Il n’y aura donc plus de guichet pour l’accueil des entreprises et plus de boîtes postales. Les facteurs seront répartis dans des « îlots » dispersés en ville. Quelle est la position de la ville sur ce projet ? Pourrions-nous avoir communication de la lettre que le maire a adressée à la direction de La Poste ? 

Réponse du maire : informé en septembre par des employés du centre de tri, le maire a saisi les services de La Poste. Un projet de « réorganisation » est en effet en cours, mais le maire n’a pas plus d’informations.

  • Permis de construire

Questionné en réunion de quartier sur la densification du quartier du parc, le maire déclare « subir des permis de construire ». Que faut-il entendre par là alors que ce sont les services de la ville qui les délivrent ? 

Réponse du maire : il confirme qu’avec la loi « Alur » qui permet une densification et des divisions de parcelles, entraînant des problèmes d’assainissement, de collecte de déchets, de stationnement, la ville subit parfois des demandes de permis qui ne répondent pas à l’intérêt général de la commune. Si le permis de construire est conforme à la règlementation, on ne peut pas s‘y opposer et le refuser.

 

Conseil municipal de Saint Gratien (1)

Nos premiers échos du Conseil municipal de décembre 2018 à Saint Gratien : voici notre explication de vote sur le budget de la commune.

Pas de surprise : ce budget est la suite logique du débat des orientations budgétaires de novembre et il est à l’image des précédents budgets.

Des dépenses de fonctionnement que la majorité annonce vouloir comprimer au maximum : -790 000 €, sur un budget de fonctionnement de 25 766 000€. Du jamais vu après pourtant déjà des années d’austérité. Est-ce réalisable ? Nous ne ferons pas l’injure à l’équipe municipale de penser qu’il y a gabegie dans les services… donc ou cet objectif ne sera pas atteint, ou il faudra attaquer l’os… Car nous pensons que rendre les mêmes services avec moins, ce n’est pas possible ni sans douleur pour le personnel, pour les usagers, et pour les associations mises à la diète : leurs subventions stagnent depuis des années. Des dépenses qui stagnent aussi pour les écoles : les crédits aux projets des CM2 sont immuables depuis 10 ans ! Les séjours de vacances des enfants se réduisent aussi au strict minimum. Voilà la réalité bien palpable que recouvrent ces chiffres.

Des services moins bien rendus, et toujours les mêmes augmentations de tarifs, notamment périscolaires. Nous verrons un peu plus loin dans les points à l’ordre du jour du Conseil : les continuels + 3%, sans autre justification particulière que « comme d’habitude… » Une habitude contreproductive puisque plus les tarifs augmentent, plus les produits des services engrangés par la ville diminuent : encore 15 000 € en moins prévus en 2019. L’explication cohérente, nous l’attendons depuis plusieurs années.

Du côté des investissements ? 4,2M€ hors subventions : rénovation stade Delaune, suite des travaux de l’école Jean Moulin et enfouissement pour la rue Marcel Laroche principalement. Que pouvons-nous dire sur ces travaux  puisque nous ne connaissons pas la programmation des équipements sur la durée du mandat ? Pourquoi tels ou tels travaux avant tels autres ? Qu’est-ce qui amène à prioriser tel équipement plutôt que tel autre ? Sans ces éléments, il nous est impossible de dire si ce programme de travaux est judicieux ou non. Tout ce que nous voyons, c’est que ce qui tient lieu de plan pluriannuel d’investissements, à savoir les engagements de la majorité en 2014, sans répartition annuelle, ne seront pas tenus : quid des travaux de la salle Georges Brassens, ou de la rénovation du centre culturel du parc ? À quoi nous ajoutons : qu’en est-il d’une rénovation du centre de loisirs Fossiez, des travaux de la salle d’armes, des centres culturels, d’autres équipements comme un centre municipal de santé ? On peut aussi se poser la question de savoir s’il ne conviendrait-il pas de faire une pause dans les réfections de voirie, au profit d’équipements profitant à tous ? Sur 24M€ de travaux depuis 2014, 11 ont été consacrés à la voirie. Nous n’avons jamais ce débat, ni au Conseil municipal, ni bien sûr dans les réunions de quartier. Quant au volume même des travaux, la comparaison avec les villes de même strate montre que nous sommes dans une fourchette très basse.

La dette : c’est un poids toujours lourd malgré la renégociation prétendue miraculeuse de 2016. Stabilité comme le proclame la majorité ? Mais avec un emprunt prévisionnel plus important que les années précédentes, (emprunt de 3,2M€ le plus élevé de tout le mandat) qu’en sera-t-il fin 2019 ?

Nous ferons aussi en juin le calcul de la capacité de désendettement pour 2018 mais au vu de l’évolution de l’épargne nette, ce chiffre clé ne pourra être que dégradé. Car la  « saine gestion » tant vantée ne suffit pas à cacher quelques très mauvais points : l’excédent brut de fonctionnement se réduit très nettement, et il n’est dégagé un autofinancement conséquent qu’en contrepartie d’une furieuse contraction des dépenses de fonctionnement. C’est même le mantra majoritaire, annoncé en début de document : « la réduction des dépenses de fonctionnement est rendue indispensable pour conserver un niveau d’autofinancement suffisant, limiter l’effet ciseau et retrouver de l’épargne de gestion ».  Tout est dit ! 

Le ratio dépenses réelles de fonctionnement + le remboursement de la dette, rapportées aux recettes réelles est  supérieur à 100%. C’est donc mauvais, car cela signifie que la charge de la dette n’est pas entièrement financée par les recettes courantes, et qu’il y a danger pour les finances de la ville.

Le problème de l’épargne nette qui est négative avait été aussi souligné par la Chambre régionale des comptes. Et il est sain que l’épargne brute couvre le capital à rembourser, ce n’est pas notre cas. Au passage, les prévisions du budget 2018 dans ce domaine ne sont pas confirmées en cette fin d’année : l’épargne brute prévue de 1M€ se résume maintenant à moins de 500 000€. Donc les prévisions de 2019 de 1,12M€  sont à traiter avec prudence.

Comme les recettes de la ville sont très contraintes aussi par la volonté de maintenir des taux d’impôts bas, que faire une fois qu’on a comprimé au maximum les dépenses de fonctionnement, augmenté au maximum les tarifs des services… prévu d’emprunter davantage…   limité les équipements ? Et bien on fait la course au béton pour engranger davantage de taxes locales. Les programmes immobiliers fleurissent un peu partout en ville. Pourtant Saint Gratien est déjà la ville la plus dense du 95, elle est peu à peu engorgée par la circulation automobile et subit les nuisances dues aux voitures.  Quelle ville nous prépare la majorité pour demain ?

Enfin, quelques villes sont plus audacieuses en matière budgétaire : c’est par exemple Enghien (le maire n’y est pas de notre bord…) ou encore Courdimanche, et d’autres communes du département, qui ont décidé d’accorder une part de leur budget, un petit pourcentage, aux projets des habitants via le principe du budget participatif : appel à projets, étude de la faisabilité et du coût par les services techniques, puis projets soumis au vote des habitants : c’est une relance de la démocratie participative, et une meilleure compréhension par les habitants des enjeux, des coûts, des règles publiques…  comme le Conseil municipal des jeunes, c’est un moyen d’associer les citoyens à l’action municipale. Mais à Saint Gratien toute idée est balayée d’un revers de main.  

Pour toutes ces raisons, et surtout parce que ce budget est frappé d’une super austérité, nous nous sommes prononcés contre.   

À suivre..