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Bienvenue sur le blog du Front de Gauche de Saint Gratien !

Vous trouverez ici des informations sur la vie locale de Saint Gratien, le travail des deux élus FDG au Conseil municipal, l’activité et les propositions de l’association du Front de Gauche gratiennois. Nous nous exprimons également sur les grands sujets de la vie politique nationale.

Ce site vous est ouvert et apprécie les débats et les échanges ! Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

À Saint-Gratien, le Front de Gauche est constitué en association. Celle-ci regroupe des adhérents de différents partis, ainsi que des citoyens qui n’appartiennent à aucune organisation. Le comité local du Front de Gauche se réunit régulièrement à Saint-Gratien. Ses réunions sont ouvertes à tous, sans condition. Si vous souhaitez être invité et participer à ces rencontres, contactez le FdG à cette adresse : fdg.stgratien@laposte.net

Un journal qu’on n’a pas le droit de laisser mourir

huma 2019C’est « un journal qu’on n’a pas le droit de laisser mourir » : les salariés de « l’Huma » se battent pour sauver le quotidien de Jaurès.

Le journal communiste a été contraint de se déclarer en cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Mais ses salariés ne baissent pas les bras et racontent à franceinfo leur lutte pour sauver « l’Huma ».

« Je ne dis pas que c’est tous les jours évident mais on est quand même déterminés à se battre. » Au bout du fil, Lina Sankari, journaliste à la rubrique internationale de L’Humanité depuis 2007, résume l’état d’esprit de ses collègues : touché mais pas coulé. Malgré la grave crise que traverse le journal communiste, les salariés veulent continuer à croire en l’avenir de ce quotidien, fondé par Jean Jaurès en 1904.

La situation est pourtant alarmante. La semaine dernière le quotidien a été contraint de se déclarer en cessation de paiements, comme l’a révélé l’hebdomadaire Marianne, auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Une audience s’y déroule mercredi 30 janvier afin de décider du sort du journal. Lundi, celui-ci a lancé un appel à la mobilisation générale à destination de ses lecteurs afin de l’aider à surmonter ses difficultés financières. « On ne s’est jamais retrouvé dans une situation pareille mais on est prêt à relever le défi », assure Pierre Barbancey, grand reporter à l’Huma.

Une histoire de famille

Récompensé du prestigieux prix Bayeux des correspondants de guerre, Pierre Barbancey, 57 ans, ne connaît que l’Huma. « J’y travaille depuis trente ans, sourit-il. J’avais un grand-père ouvrier métallurgiste et délégué CGT en 1936 et qui lisait l’Huma. Il y a une histoire familiale autour de ce journal ». Et le journaliste de rappeler que « l’Huma est un journal à part, créé par Jaurès pour faire entendre la voix des travailleurs, des ouvriers mais aussi porter des idées à contre-courant du politiquement correct ». 

Son collègue, Aurélien Soucheyre, 31 ans, abonde : pour lui aussi, le quotidien est une histoire de famille.

« L’Huma, c’est le journal de la famille que lisaient mon grand-père et mes parents. J’ai grandi à Saint-Denis, pas loin de l’ancien siège, ce journal a toujours été dans mon histoire. »

Grégory Marin, lui, « rêvait d’aller bosser à l’Huma ». Le président de la Société des personnels de l’Humanité, qui travaille au service politique, a poussé la porte du journal pour la première fois en 2006. « C’était le journal où j’avais envie de travailler, dont je me sentais politiquement le plus proche, pas seulement pour une certaine liberté de ton mais aussi pour les combats qu’il mène », se souvient-il, évoquant notamment le combat du journal pour l’abolition de la peine de mort. 

Lina Sankari, 36 ans, loue « cette formidable rédaction qui laisse énormément de liberté à ses journalistes ». Embauchée en 2007, la reporter, qui tient à préciser qu’elle ne vient pas d’une famille communiste, assure qu’on ne leur impose pas de sujets. « Cette idée de liberté est importante, c’est nous qui sommes les maîtres des dossiers. »

« On compte chaque dépense »

Mais la crise que traverse l’Huma pourrait avoir raison de cette « formidable rédaction ». Tiré à près de 50 000 exemplaires, le quotidien a vu ses ventes chuter en France de 6% en 2017-2018, à 32 700 exemplaires en moyenne.

« Depuis longtemps, on vit avec cette épée de Damoclès mais là, la menace se concrétise et on n’était jamais allé jusque-là », avoue Grégory Martin à franceinfo.

« On compte chaque dépense que l’on fait pour partir en reportage ou pour prendre une pige. On fait ça depuis des années mais ça s’est accéléré depuis deux ans », raconte Grégory Martin. Le journaliste prend un exemple concret : « Quand je vais en reportage en région, je dors chez des amis ou des militants pour économiser. »

Malgré ces petites combines, la situation financière du journal s’est détériorée et sa potentielle disparition inquiète les journalistes au-delà de leur propre sort. « On est inquiets, on a tous des familles à nourrir. Mais c’est un journal qu’on n’a pas le droit de laisser mourir, il ne nous appartient pas, il appartient à ses lecteurs », soutient Lina Sankari. « Pour la France, la disparition de l’Huma, ce serait un appauvrissement du débat démocratique. On apporte dans le pot commun des idées pour aider à la réflexion et même si ces idées-là sont affaiblies, elles n’ont pas disparu », renchérit Pierre Barbancey. 

« Ceux qui vivent sont ceux qui luttent »

Alors, l’heure est à la mobilisation. « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent », explique le grand reporter, citant Victor Hugo. « On réagit comme ça à l’Huma, même s’il y a des moments d’abattement, on relève la tête et on compte sur notre richesse, les lecteurs, car ce sont eux qui nous font vivre depuis toujours », rappelle Grégory Martin. Le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, a demandé aux lecteurs de monter « une mobilisation exceptionnelle », via des actions comme des collectes de fonds, des débats ou des animations de rue, pour l’aider à sortir de l’ornière. Un meeting de soutien est également prévu le 22 février à Paris.

Et les efforts commencent à payer. Aurélien Soucheyre souligne « l’élan qui se crée » autour du journal. « On reçoit beaucoup de dons et de messages, ça fait chaud au cœur », raconte-t-il. « L’état d’esprit est à la bataille. En attendant, on va continuer à faire le meilleur journal possible », conclut Grégory Martin. 

Reportage franceinfo

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huma février 2019

Tribune libre

st grat parc urbainVoici  notre tribune libre, à paraître dans le magazine de Saint Gratien  de janvier/février 2019, pour le groupe municipal« Saint Gratien solidaire et citoyen ». Nous avons choisi de revenir sur le budget 2019, voté en Conseil municipal le 21 décembre dernier, et ses répercussions pour le personnel et les Gratiennois.

À ne pas oublier : nous sommes dans un espace restreint de 1 333 caractères…

Budget 2019 : super austérité

Que «la fiscalité de St Gratien soit l’une des plus faibles du secteur», est-ce un objectif municipal ou doit-on plutôt viser à répondre équitablement aux besoins des habitants ?

Derrière les taux d’impôt bas, il y a :

– des usagers pénalisés : nouvelle hausse de +3 % des tarifs des services publics locaux

– une compression historique du budget de fonctionnement (-786 K€) qui pèsera sur la qualité des dits services

– une fonte des investissements : 24 M€ entre 2014-2019, contre 44 M€ entre 2008-2014. Les engagements de rénovation de la salle Brassens et la MJC ne seront pas tenus. Quid des autres travaux (centre de loisirs, salle d’armes, centres culturels) ?

– un personnel communal sommé de « rationalisation » : hausse du temps de travail dans les haltes garderies sans compensation intégrale en RTT

Et comme la charge de la dette est incompressible  – signe du coût des prêts toxiques  – c’est la course aux constructions pour engranger plus de taxes locales, dans une ville déjà la plus dense du 95 !

Marché de Noël : Un vivre ensemble bien mis à mal par l’ostracisme du maire qui fait fermer un stand car la femme qui y travaillait portait un foulard. Son port dans l’espace public n’est pas contraire à la laïcité et les commerçants ne sont pas des agents de la ville !

Bonne année 2019 !

 

Le budget participatif, démocratique et solidaire

Le budget participatif, nouveau contrat démocratique et solidaire

Par Antoine Bézard, fondateur du site «lesbudgetsparticipatifs.fr» ; article paru dans « La gazette des communes »

Le mouvement des « gilets jaunes » a remis au premier plan, depuis la fin de l’année 2018, la question de la participation. Le mouvement lui-même demande la mise en œuvre du référendum d’initiative citoyenne. Cette actualité exprime une aspiration à exercer plus directement le pouvoir. Sur le terrain, les consultations ou les concertations dynamisent notre vie démocratique, présentant cependant une limite : elles donnent une idée de l’opinion ou éclairent le débat, mais la décision ne revient pas directement aux citoyens. En complément de ces démarches, une forme de démocratie directe existe bel et bien.

Le budget participatif s’appuie sur un principe simple : « Vous décidez, nous réalisons. » A partir d’un montant alloué par la collectivité, les citoyens proposent des idées d’intérêt général. La collectivité s’assure qu’elles sont de sa compétence et peuvent être financées (par l’investissement). Les projets recevables sont soumis au vote et, enfin, ceux votés sont réalisés.

Citoyenneté par la pratique

Ces cinq dernières années, plus de 6 millions d’habitants de grands centres urbains comme de petites communes rurales ont pu, grâce au budget participatif, se réapproprier l’espace public concrètement, œuvrer à l’amélioration de leur cadre de vie, accroître les espaces de respiration. Ils ont aussi conçu des espaces de production locale, d’échanges ou de loisirs ; ils ont développé les énergies renouvelables ou les mobilités alternatives ; ils ont agi par solidarité pour l’inclusion des sans-abri ou l’intégration des migrants. Au-delà des projets, le budget participatif leur a donné le pouvoir d’agir sur le destin collectif de la cité.

Cette citoyenneté par la pratique s’exprime déjà par ailleurs. Le citoyen peut agir au quotidien, en tant que consommateur, pour préserver la planète en achetant bio ou influer sur l’économie locale en privilégiant des produits régionaux, par exemple. Électeur, il ne peut procéder directement. Il place le destin collectif aux mains de ses représentants, à l’intervalle de cinq à six ans. Cette durée des mandats politiques est indispensable pour assurer la gouvernabilité.

Exercice démocratique complémentaire

Néanmoins, et ainsi que le rappelle Pierre Rosanvallon dans son ouvrage « La Démocratie inachevée », ce temps long creuse la distance entre représentants et représentés. C’est pourquoi il nous invite à l’invention de nouvelles formes de participation, au côté des formes traditionnelles. Le budget participatif en est une. Sa finalité n’est pas de dénier la légitimité des représentants ou de réduire leur pouvoir, mais bien de régénérer le lien avec les citoyens. Le budget participatif redonne de la force à la parole politique par la preuve : ce que les citoyens décident, le politique le réalise.

La multiplication des budgets participatifs a fait émerger la question de la sincérité de la démarche, vue par certains comme un simple argument électoral. Aussi, il est du devoir de ceux qui décident du budget participatif d’en faire un réel outil démocratique et, pour y parvenir, de donner un réel pouvoir aux citoyens. En maintenant ce cap, le budget participatif pourrait devenir, au côté des élections traditionnelles, un exercice démocratique complémentaire, signant un contrat nouveau entre élus et citoyens. Le contexte actuel y est favorable et celui à venir le sera plus encore.

Autant d’éléments qui appartiennent à l’ADN du budget participatif et qui doivent inspirer toutes celles et ceux qui le mettent déjà en œuvre. L’enjeu est de formuler une réponse toujours plus pertinente à l’aspiration d’une citoyenneté de plein exercice.

 

Une histoire de gratuité

Gratuité des transports publics pour le 1er mars 2020

D’ici cinq ans, les transports en commun publics seront entièrement gratuits, a annoncé le Premier ministre.

Si la mesure se concrétise, c’est le quotidien de centaines de milliers de travailleurs, d’étudiants et de consommateurs qui va changer à l’échelle de tout un pays. Les transports en commun devraient bientôt être gratuits, ont annoncé aujourd’hui plusieurs leaders politiques, dont le Premier ministre. La mesure dont le calendrier, les modalités ou le coût n’ont pas encore été précisées, doit entrer en vigueur d’ici cinq ans.

Principale annonce : la gratuité des transports publics sera effective à partir du 1er mars 2020. « Je sais bien qu’il ne s’agit pas de la solution miracle pour inciter davantage de personnes à utiliser les transports publics. Cela reste une mesure sociale, qui doit être accompagnée par la poursuite des investissements importants dans le réseau », souligne le ministre de la mobilité.

L’objectif est « d’encourager le recours à des déplacements plus propres ». Plus globalement, les infrastructures continueront d’être développées.

Un ministère sera créé spécialement à cet effet.

Depuis le 1er août 2018, tous les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur bénéficient déjà d’une carte permettant de prendre les transports en commun gratuitement.

Cette carte permet aux usagers de voyager gratuitement sur l’ensemble du réseau, et pas uniquement dans la capitale. Elle comporte une validité d’un an et est renouvelable à condition de présenter un certificat d’inscription dans un établissement d’études supérieures.

Les moins de 20 ans, quant à eux, n’auront pas besoin de présenter de titre de transport pour bénéficier de la gratuité du réseau. Une simple pièce d’identité suffit.

Les réseaux concernés par la gratuité sont les réseaux ferroviaires, le tram, les bus nationaux et ceux de la capitale. Une enveloppe de 240 millions d’euros prévoit d’être engagée dans divers chantiers en faveur des trains, du covoiturage ou encore des solutions de transports qui favorisent les transports collectifs.

La gratuité des transports publics n’aura aucun effet sur les effectifs de personnel. Les agents des lignes ferroviaires vont continuer à officier à bord des trains, pour notamment assurer la sécurité et le service au client.

L’annonce du gouvernement de rendre les transports publics gratuits a eu un important écho sur le plan international.

Ah ! Juste un détail : l’histoire, véridique, se passe… au Luxembourg. 

luxembourgLe Luxembourg va devenir le premier pays au monde à rendre tous les transports publics gratuits. Une première mondiale qui vise à faire baisser le trafic automobile dans le pays. Le Premier ministre, dont le parti démocrate forme désormais un gouvernement avec le parti ouvrier socialiste de gauche et les Verts, s’était engagé à donner la priorité à l’environnement lors de la récente campagne électorale des législatives. Les automobilistes passent énormément de temps dans les bouchons dans cette ville de seulement 116 000 habitants. 

Ces dernières années, ce sont des villes qui ont passé le cap, comme Dunkerque, Aubagne ou Châteauroux en France. La ville de Paris y réfléchit également. 

Nos vœux pour 2019

voeux 2019-4Ce samedi 19 janvier, la fédération du PCF 95, l’association des élus communistes et républicains et l’antenne 95 du centre de formation des élus présentaient conjointement leurs vœux : des vœux de réussite, de fraternité, de solidarité et de paix, par la voix d’Alain Feuchot, secrétaire départemental du PCF.

2019 : sans doute une année pleine de surprises et d’inattendu, en ces temps où les ronds-points se transforment en autant d’agoras, d’où émerge une colère mêlée d’espoir. La lutte des « gilets jaunes » fait certes débat au sein de nos organisations. Mais force est de constater qu’ils sont bel et bien les couches populaires, traversées de toutes les contradictions de la société actuelle : aux votes antérieurs différents et même opposés,  rejetant la politique tout en en faisant, défiant les élus tout en attendant beaucoup d’eux, réclamant la justice et l’égalité mais regardant les étrangers avec méfiance… Les femmes sont nombreuses dans les « gilets jaunes », et leur mobilisation est d’autant plus forte dans les territoires où les services publics ont beaucoup reculé. Il ne s’agit pas d’une révolte contre l’impôt, mais pour une autre répartition et utilisation de l’impôt, avec la forte revendication du retour de l’ISF.  C’est une révolte populaire contre les très riches et les puissants,  mais aussi pour le pouvoir d’achat, l’égalité, la démocratie et la dignité… Évidemment, la violence, d’où qu’elle vienne, ne résoudra rien. Mais il y a un terrible sentiment d’injustice et de colère devant les violences policières. « Le premier ministre promet plus d’arrestations : on veut plus de pouvoir d’achat ! » a réagi Fabien Roussel. Le syndicat de la magistrature a aussi dénoncé un projet de loi « anti-manifestants » derrière une prétendue loi anti-casseurs.voeux 2019-1.jpg

Alors, que faire ?  L’issue du mouvement sera progressiste si les syndicats, les forces politiques et associatives dont nous sommes, s’en mêlent. Que de défi pour le PCF, parti qui se revendique être celui de travailleurs, de la démocratie quand elles et ils se mobilisent sans nous ! À l’heure où le pays entier débat de répartition des richesses, il nous faut gagner la bataille du pouvoir d’achat, des salaires, la justice sociale et fiscale ! Puisque Macron a été contraint d’ouvrir un débat national, entrons-y à fond et parlons propositions, engageons la construction de rassemblements, abordons sans tabou la question de la démocratie, du rôle des élus, de la 6è République et de l’usage du référendum, à utiliser pour gagner des droits nouveaux, pas pour remettre en cause des droits acquis !  

voeux 2019-2Macron, élu face à Le Pen, ne trompe aujourd’hui plus personne : adieu les promesses de voir disparaître les sans-abri, celles d’une République irréprochable, de la transition écologique ou de l’embellie économique…  Tromperie et manipulations ! Mais à gauche, c’est le chacun pour soi et des élections européennes qui s’annoncent sous le signe de la division, alors que la construction européenne est à un moment clé : 87 millions de pauvres, quand la BCE verse en 10 ans 3000 milliards aux banques privées, sans contreparties ! Et via l’évasion fiscale, 1 000  milliards d’euros fuient l’Europe chaque année, soit 2 000€ par citoyen !

À l’approche des municipales, soulignons aussi que la démocratie de proximité est au cœur des revendications des « gilets jaunes ». La commune est un lieu de résistance et d’épanouissement. Nous y sommes attachés !

D’immenses défis nous attendent en 2019, de justice sociale, de paix, d’écologie, de démocratie. Nous n’oublions pas les peuples qui ne demandent qu’à vivre en paix, les Palestiniens, les Kurdes.voeux 2019-3

C’est en citant Romain Rolland qu’Alain Feuchot conclura : « quand l’ordre est injustice, le désordre est déjà un commencement de justice », avant de laisser la parole à Pierre Barros. Ce dernier, maire de Fosses, et président de l’Adecr 95, illustrera son propos par l’expérience menée dans sa ville : bien avant le « grand débat national », Fosses a tenu des ateliers citoyens d’échanges et de propositions… Cela pourrait bien nous inspirer !

Esprit de Noël

La lamentable affaire du marché de Noël est ces jours-ci dans de nombreux médias. C’est au tour du « Parisien » de relater l’éviction pour cause de port de foulard d’une exposante au marché de Noël de Saint Gratien. Cette dernière a donc décidé de porter plainte contre le maire pour discrimination.

Pour notre part, nous nous sommes exprimés en réunion de quartier dès l’histoire connue. Nous avons ensuite interrogé le maire en Conseil municipal au mois de décembre. Nous condamnons fermement cet ostracisme qui met à mal le « vivre ensemble » pourtant tant vanté par la majorité municipale.  

Lire ici l’article du « Parisien ».

marché de noël le parisien janvier 2019

Une exigence démocratique et sociale

« La France n’est pas un pays comme les autres »

bessacDéclaration de l’Association Nationale des Élus Communistes et Républicains du 15 janvier 2019 

La formule est juste. La prise de conscience, elle, bien trop tardive de la part d’un Président de la République forcé d’ouvrir les yeux sur une colère sociale qu’il a contribué à attiser mais dont les racines puisent dans l’histoire longue de nos institutions et de choix politiques délétère assumés sans discontinuité ou presque depuis près de 40 ans.

Après un an et demi d’exercice jupitérien du pouvoir, le Chef de l’État est confronté à une crise sociale sans précédent, autant sur la forme que sur le fond.

C’est l’expression d’un peuple qui ne parvient plus à se faire entendre et à se faire reconnaître, un peuple qui ne veut pas disparaître, fondu ou absorbé par la « start-up nation » et la compétition métropolitaine européenne.

En colère, victime de la raréfaction des services publics, du chômage de masse, de salaires et de pensions toujours plus faibles et menacé dans son quotidien par l’augmentation continue du coût de la vie, une partie du peuple a donc décidé de reprendre la parole et de resurgir au cœur de la scène politique et médiatique.

Privé des corps intermédiaires qu’il a consciencieusement désavoués depuis son élection, le Président de la République se retrouve à court de solutions, droit dans ses bottes mais nu face à cette exigence démocratique et sociale qu’il ne comprend pas et appelle désormais à l’aide celles et ceux dont il entendait jusqu’à présent se passer.

Aussi les élu·e·s locaux·ales sont-ils appelés à jouer, écrit-il dans sa lettre aux français·e·s « un rôle essentiel » dans le débat national qu’il a décidé de lancer en réponse à cette profonde crise qui secoue notre pays et que nous ne résumerons ni aux violences ni à la couleur d’une chasuble.

Les élu·e·s locaux·ales, en contact direct et permanent avec toutes les populations, avec toutes leurs difficultés et toutes leurs richesses, n’ont pas attendu pour dénoncer les fractures territoriales, s’insurger contre la casse des services publics de proximité et exiger des Gouvernements successifs qu’ils répondent à la triple urgence sociale, démocratique et écologique.

Jamais nous n’aurons été aussi peu entendus que depuis deux ans.
Un débat national est désormais lancé. Il ne se limite pas aux modalités mises en œuvre depuis les bureaux de l’Élysée.

Partout en France, dans les territoires ruraux comme dans les territoires urbains, nos concitoyen·ne·s, à la faveur de milliers de mobilisations, se sont ressaisis ces dernières semaines de questions essentielles pour notre destin collectif.

Les élu·e·s de l’Association nationale des élus communistes et républicains sont à leurs côtés dans leur exigence de débat et leur construction de solutions alternatives à la crise qui secoue notre pays et dont ils·elles sont, bien souvent, les principales victimes.

Je les appelle à continuer de prendre toutes les initiatives nécessaires pour que s’exprime la colère populaire et que se construisent, dans un débat sans tabou, les solutions.

Dans les villages et les villes où nos concitoyen·ne·s nous ont choisis pour exercer des responsabilités, nous pouvons être fier·e·s de nos expériences, de nos combats, de nos propositions et de l’énergie que nous mettons toutes et tous à servir l’intérêt général.

Les partager le plus largement possible autour de nous, continuer à être à l’écoute de ce que vivent les femmes et les hommes de notre pays, offrir des perspectives concrètes à chacune et à chacun, ce sont là des exigences fondamentales rappelées par nos concitoyen·ne·s et que les élu·e·s communistes et républicain·e·s s’attachent et s’attacheront à faire vivre au quotidien.

Patrice Bessac, Président de l’ANECR, Maire de Montreuil