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Bienvenue sur le blog du Front de Gauche de Saint Gratien !

Vous trouverez ici des informations sur la vie locale de Saint Gratien, l’activité et les propositions de l’association du Front de Gauche gratiennois. Nous nous exprimons également sur les grands sujets de la vie politique nationale.

Nous nous faisons aussi l’écho du travail des deux représentants de la liste « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen« , élus en mars 2020 au Conseil municipal avec 12% des voix. Cette liste de gauche, écologiste et citoyenne porte des propositions en matière de solidarité, de transition écologique et de démocratie locale. 

Ce site vous est ouvert et apprécie les débats et les échanges ! Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

À Saint-Gratien, le Front de Gauche est constitué en association. Celle-ci regroupe des adhérents de différents partis, ainsi que des citoyens qui n’appartiennent à aucune organisation. Le comité local du Front de Gauche se réunit régulièrement à Saint-Gratien. Ses réunions sont ouvertes à tous, sans condition. Si vous souhaitez être invité et participer à ces rencontres, contactez le FdG à cette adresse : fdg.stgratien@laposte.net

Vous trouverez des infos régulières sur la page Facebook du Front de Gauche de Saint Gratien : https://www.facebook.com/frontdegauche.stgratien/

Conseil de septembre

Prochain Conseil municipal de Saint Gratien le jeudi 29 septembre 2022. La séance se déroule à 20h30 dans la salle des mariages de la mairie et est ouverte au public… qui n’y a pas la parole.

Pour mémoire, nous avons demandé à plusieurs reprises que la séance soit retransmise en ligne pour une bonne information des Gratiennois.es. De nombreuses villes ont adopté cette pratique. 

À suivre : nos questions orales au maire, traitées en fin de séance.

En bref

Voici la tribune libre des élus du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », parue dans le magazine municipal de septembre 2022. Un texte obligatoirement bref, puisque contraint à 1334 caractères, signature comprise ! Et sans photos, bien entendu.

Rentrée scolaire

Cantine et périscolaire : nouvelle hausse de +3% sur des tarifs parmi les plus élevés du 95

Les AESH, accompagnants des élèves handicapés, manquent dans les écoles. La ville doit soutenir les actions des parents et enseignants pour obtenir ces encadrants indispensables à l’intégration.

Fournitures scolaires : leur coût pèse sur le budget des familles. Distribution de fournitures, achats groupés : une réflexion de la ville pour la rentrée 2023 ?

Stationnement payant

La gestion des 800 places au P1 du Forum et en voirie est déléguée pour 10 ans (!) à Effia. Or, la ville touche une redevance minime. Les travaux sont surtout des dépenses liées au service payant. Une zone bleue les rendrait inutiles. D’autres villes ont choisi la gratuité du stationnement en centre-ville !

Transition énergétique

Les communes subissent l’envolée des prix de l’énergie. Depuis longtemps, nous proposons d’engager la ville dans le développement des énergies renouvelables : chaudières à granulés de bois, panneaux solaires sur les bâtiments publics.

Extinction de l’éclairage public une partie de la nuit : mesure rapide à appliquer, que pratiquent des agglomérations voisines. Source d’économies substantielles et excellente mesure écologique !

I. Volat, S. Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Blog : isabellevolat.fr

À la récré (2)

À l’heure de la récré, en cas de forte chaleur, la cour goudronnée devient un four… Quelle évolution pour nos cours d’école ? Des villes innovent et investissent pour que ces espaces deviennent des lieux de jeux et de socialisation agréables. L’exemple de villes d’un département voisin.

Article du Parisien, Marjorie Lenhardt, Gérald Moruzzi et Marie Persidat ; septembre 2022

Transformation des cours d’école en « oasis » : élèves détendus et fraîcheur retrouvée, la fin du bitume porte ses fruits

Avec le réchauffement climatique, les projets de transformation des cours d’école en «cours oasis» se multiplient ces dernières années. Si Paris a lancé le mouvement dès 2017, de plus en plus de communes de banlieue lui emboîtent le pas. Un gros budget pour les collectivités, mais avec des premiers résultats probants.

Les premières cours oasis ont vu le jour à Paris (ci-dessus l’école élémentaire Maryse-Hilse, dans le XXe arrondissement). Au-delà des bienfaits climatiques, elles ont également fait leurs preuves pour le climat scolaire.

À l’ombre des grands arbres, les pieds dans la terre, les écorces et les feuilles, il faut se mettre à hauteur de bambins de 3 ou 4 ans. L’impression d’être en forêt, une jungle pourquoi pas, un environnement propice à l’imagination et à l’aventure. Et pourtant, c’est au cœur d’un ensemble d’immeubles que l’on se trouve. À l’école maternelle Marcel-Cachin de Bagneux, ville populaire du sud des Hauts-de-Seine où, il y a un an, la cour de récréation a été transformée en cour dite « oasis ».

S’il n’existe pas de cour oasis type mais des cours oasis selon la topographie des lieux, le conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de Paris (CAUE 75) remarque toutefois des « ingrédients » communs qui les constituent : la dés-imperméabilisation des sols ; le recours à des matériaux naturels et réemployés ; la végétalisation des lieux mais aussi une meilleure répartition des espaces (garçons-filles, petits-grands, énergiques-calmes) ; une offre ludique plus variée et moins centrée sur les jeux de ballon ; l’installation d’espaces calmes et pédagogiques (classes en extérieur, bibliothèques…).

Bagneux, hiver 2021. La cour de récréation de l’école maternelle Marcel-Cachin a été transformée en cour oasis pendant l’été 2021. Selon la directrice, les enfants se sont largement épanouis dans ce nouvel espace.

Une petite révolution dans les cours de récréation qui, au-delà des bienfaits climatiques, produit de vrais effets sur le climat scolaire. « Ça a permis un bel épanouissement de nos élèves, on les trouve plus autonomes, ils jouent moins à la bagarre, constate avec enthousiasme Karine Baraton, la directrice de la maternelle de Bagneux. Ils creusent des trous, font des livraisons de copeaux avec des petites brouettes qu’on leur a mis à disposition. Instinctivement, ils savent quoi y faire et surtout, nous n’avons eu aucun accident de récréation, alors qu’on en a cinq ou six par an généralement. »

« Nous n’avons eu aucune dent cassée cette année »

Ce que confirme son collègue de l’école élémentaire Paul-Vaillant-Couturier voisine : « Nous n’avons eu aucune dent cassée cette année. On fait beaucoup moins de déclarations d’accidents alors qu’on en a toujours deux ou trois par semaine », affirme Rachid Bellakhdar, le directeur.

Ces projets de végétalisation des cours d’école pullulent depuis quelques années. Paris a lancé la tendance en 2018 puis, avec la succession d’épisodes caniculaires, le phénomène s’accélère depuis la pandémie. Si aujourd’hui la capitale a réaménagé 72 cours sur ses 700 écoles publiques, avec la perspective d’en transformer 300, les villes de banlieue, où le moindre mètre carré disponible est investi pour créer des îlots de fraîcheur, s’y mettent aussi.

Mais au compte-goutte car la transformation représente un coût non négligeable. Cet été par exemple, Montrouge, autre ville des Hauts-de-Seine située au sud de Paris, a investi pas moins de 900 000 euros pour créer sa première oasis dans une cour d’école maternelle de 1600 m2. Les sols ont ainsi été dés-imperméabilisés en remplaçant le revêtement existant (un enrobé noir classique) par un enrobé beige à base de liège drainant, qui ne monte pas en température, et en créant des zones d’infiltration végétalisées.

«Projet Oasis» : comment les écoles parisiennes luttent contre la canicule

La surface d’espaces verts a été agrandie de 41 % avec la plantation de végétaux au pied des arbres, la végétalisation des pieds de façade, la plantation d’arbres ainsi que la création d’un deuxième espace potager pédagogique. « La cour du mois de juin et celle que l’on retrouve cette rentrée n’est plus du tout la même », observe Étienne Lengereau, maire (UDI) de Montrouge.

Autres exemples d’aménagements, dans le Val-de-Marne : à Chevilly-Larue, certaines cours d’écoles sont désormais dotées de brumisateurs en plus d’un revêtement de couleur claire et drainant. À Saint-Maur-des-Fossés ou à Maisons-Alfort, des potagers et des murs végétalisés sont aménagés progressivement. La ville de Vincennes, elle, a en plus prévu de repenser plus de 4000 m2 de toitures et terrasses d’ici à 2026, dans le cadre de projets d’agriculture urbaine ou de végétalisation. Au groupe scolaire Jean-Monnet, 650 m2 ont ainsi été transformés cet été. Et à Choisy-le-Roi, où l’on vise à aménager 2160 m2 de canopée végétale et dés-imperméabiliser 2640 m2 de surface, il est prévu à terme d’utiliser 100 % de l’eau des pluies courantes infiltrée sur place afin d’irriguer les plantations.

Un coût élevé, mais assumé

Dans le Val-de-Marne comme dans le Val-d’Oise, le CAUE accompagne les communes volontaires, qui ont envie de remplacer le bitume par des « cours végétales, inclusives, sportives, studieuses et ludiques ». « Ce type de cours répond bien mieux aux besoins fondamentaux des enfants de mouvement, d’exploration et de contact avec la nature », estime Hervé Florczak, le maire (DVG) de Jouy-le-Moutier, qui en fait partie.

« Nous sommes dans des villes denses, qui ont besoin d’espaces verts, et chaque mètre carré compte, souligne pour sa part Étienne Lengereau. L’épisode caniculaire de cet été confirme qu’il faut passer à la vitesse supérieure », insiste le maire de Montrouge. Ainsi, sa commune a-t-elle engagé un plan global pour créer des îlots de fraîcheur dans ses 14 écoles et crèches : « Cela pourrait représenter un investissement de 25 millions d’euros, mais le jeu en vaut la chandelle Il faudrait maintenant qu’on accélère. »

Toutes les communes ne sont pas en capacité d’investir autant. Au départ, Bagneux souhaitait dépenser 5000 euros par cour mais, très vite, les coûts ont augmenté pendant les travaux. « C’est la quatrième cour oasis que nous aménageons. Nous avons un plan pluriannuel de 100 000 euros par an, avec l’objectif à terme de végétaliser toutes celles qui en ont besoin. On irait plus vite, si on pouvait », assure Yasmine Boudjenah, première adjointe au maire chargée de l’éducation.

40 millions d’euros pour végétaliser les cours de collège dans les Hauts-de-Seine

Le premier degré n’est pas le seul concerné. Le conseil départemental des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, veut aussi mettre le paquet sur les cours des collèges. D’ici à 2024, 16 établissements verront leurs espaces extérieurs entièrement réaménagés dans cet esprit d’îlots verts, puis 18 collèges supplémentaires de 2025 à 2027 avec un budget total de 40 millions d’euros.

Au-delà de la volonté de rafraîchir ces surfaces, la collectivité souhaitait également apaiser l’ambiance dans les cours de récréation des collèges. « Nous avions pu observer, avec les équipes éducatives et nos médiateurs, que les cours d’école étaient devenues des lieux de conflits, avec souvent un petit groupe d’élèves qui imposait sa façon de voir les choses, les garçons sur un large espace à jouer au ballon et les filles dans un petit coin. Nous avons donc réfléchi à inciter des pratiques plus mixtes », souligne Nathalie Léandri, vice-présidente de la collectivité chargée de l’éducation.

« Cet aspect du climat scolaire, la réduction des accidents, n’était pas forcément notre priorité de départ, qui était de contribuer à lutter contre le réchauffement climatique mais je dirais presque que ces raisons viennent prendre le dessus. Pour l’instant, nous n’avons que des retours positifs, au point que certains parents demandent que ça aille plus vite », remarque Yasmine Boudjenah. « À tout point de vue, la cour de récré bitumée, telle qu’on l’a connue pendant des années est dépassée », estime Grégory Ouint, le responsable des espaces verts de la ville.

Séance extraordinaire

Conseil municipal extraordinaire ce mardi 13 septembre 2022 à Saint Gratien ! Il s’agissait de voter un emprunt de 3,8M€ pour les investissements 2022.

Événement effectivement extraordinaire car jamais nous n’avons connu de telle séance de l’assemblée communale.

C’est un dossier financier qui a amené la convocation « en urgence » des élus. En effet, la ville souhaite contracter un emprunt, dit d’équilibre, pour financer ses investissements 2022. Or, le montant de cet emprunt dépassant les 3 millions d’euros, le Conseil devait être convoqué pour en débattre, selon les délégations de pouvoir votées au maire en mai 2020.

Nous apprécions cela comme un léger « mieux » puisque, avant 2020, le maire avait les « pleins pouvoirs » en matière de contraction ou renégociation d’emprunts. Ce qui avait abouti en 2007 à la catastrophique affaire des emprunts structurés Dexia, dits « toxiques ». Indexés sur la parité entre différentes monnaies, ils s’étaient révélés particulièrement néfastes pour les finances de notre commune. À l’époque, la maire, seule, avait pu y souscrire. Que le Conseil soit convoqué quand le prêt dépasse les 3 millions est donc un léger progrès.

Voici les principaux points à retenir de cette séance.

Pourquoi l’urgence ? La Caisse d’épargne a envoyé à la ville une proposition pour l’emprunt d’équilibre de 3,8M€ accompagnée d’une contrepartie, le réaménagement de 6 emprunts contractés auprès d’elle. La validité de la proposition est limitée à 7 jours ! Nous faisons remarquer que ce diktat de la banque est peut-être courant, mais néanmoins regrettable lorsqu’il s’agit d’une collectivité, qui peine à réagir en si peu de temps.

On va voir ensuite que les conditions d’accès au crédit sont actuellement « tendues » et qu’il est difficile d’obtenir un prêt dans des conditions satisfaisantes. Le fait est que les deux prêts consentis par la Caisse d’épargne pour un total de 3,8M€, le sont à des taux supérieurs à ceux de l’encours de dette actuel :  2,92 et 2,77%, alors que la ville bénéficie en moyenne de taux de 2,65%.

Quant au réaménagement de 6 emprunts pour un montant total de 4,5M€, imposé par la banque, il se fait aussi avec une augmentation du taux d’intérêt : 2,80% alors que les taux originels sont tous très inférieurs à 2,80% (1,89% en moyenne).

Nous n’avons pas manqué de faire remarquer qu’à une autre époque, des banques publiques finançaient les investissements des collectivités, qui n’étaient donc pas entre les mains d’établissements bancaires privés, sans grand moyen de leur échapper. D’après l’adjoint aux finances, seules la Caisse d’épargne et la Banque postale proposent actuellement des prêts aux collectivités locales… 

Le débat aurait dû permettre d’avoir un échange sur la concrétisation du programme d’investissement, sur les coûts des travaux projetés et des conditions précises de leur financement. L’emprunt de 3,8M€ aurait pu être l’occasion de revenir plus précisément sur les réalisations 2022, évoquées lors du vote du budget en décembre 2021 mais qui ont très certainement évolué depuis neuf mois. Ce point n’a pas été abordé malgré notre demande.

Nous avons aussi rappelé au cours du débat que si l’état général des finances des collectivités est si inquiétant, cela est dû aux nombreuses et néfastes réformes fiscales mises en œuvre par les différents gouvernements. La suppression de la taxe professionnelle et de la taxe d’habitation ont conduit à réduire considérablement le pouvoir des collectivités en matière fiscale. C’est une asphyxie financière des collectivités, un affaiblissement progressif des marges de manœuvre budgétaires et de l’autonomie financière des collectivités. Cela accentue davantage la dépendance des collectivités envers les dotations de l’État, qui ont drastiquement baissé également ces dernières années.  

D’autre part, il y a un nouvel élément qu’on ne voyait pas venir dans de telles proportions lors du vote du budget : les communes sont confrontées à l’envolée spectaculaire des prix de l’énergie, dans un temps où elles devraient aussi financer la transition écologique.

Cela mériterait un débat lors d’un moment particulier consacré aux finances sur les perspectives pour la suite du mandat. Quelles économies possibles en matière d’énergie ? Moins consommer et produire autrement ? Extinction une partie de la nuit de l’éclairage public, comme le pratiquent d’autres communes ou intercommunalités voisines ? Accélération des recherches d’énergies alternatives, géothermie, chaleur fatale, panneaux solaires sur les toits des bâtiments publics ?

Autant de sujets à relancer lors des prochaines séances « ordinaires » du Conseil.  

À la récré… (1)

À l’heure de la récré, en cas de forte chaleur, la cour goudronnée devient un four… Quelle évolution pour nos cours d’école ?

L’entretien des écoles primaires (maternelles et élémentaires) est de la responsabilité de la commune. Cette compétence déborde de la construction et du simple entretien des locaux puisqu’elle concerne également le cadre périscolaire, restauration, projets éducatifs, classes transplantées…  Cela recoupe évidemment bien des disparités, qui varient selon diverses études entre 1 et 10, certaines communes investissant très peu et d’autres bien davantage, selon leurs ressources, ou leurs choix politiques !

Aujourd’hui de nouveaux besoins apparaissent, pour adapter les locaux scolaires à l’évolution des pratiques pédagogiques, et aussi aux changements climatiques. Bien souvent, les bâtiments scolaires sont peu adaptés aux fortes chaleurs que les élèves peuvent maintenant supporter dès les mois de mai/juin, et jusqu’en septembre. Grandes baies vitrées pour les écoles récentes, orientation au sud, absence de rideaux ou volets pouvant protéger de la chaleur… autant de facteurs qui peuvent transformer les classes en fournaises.

C’est à présent le sujet des cours de récréation qui vient sur le devant de la scène. Souvent goudronnées, avec la majorité de l’espace occupé par des installations pour jeux de ballon, avec peu de bancs, peu d’arbres et sans herbe… Les activités et jeux des enfants y sont réduits de par ces configurations. Les cours de récré deviennent de véritables « îlots de chaleur ».

À Saint Gratien, la  totalité des cours élémentaires suivent ce schéma. Les cours maternelles sont davantage équipées de structures de jeux, mais restent bitumées dans leur plus grande partie.

D’autres cours du Val d’Oise sont plus innovantes…     

À suivre…

Veligo, enfin !

Depuis des mois, nous demandions à la ville d’intervenir fermement auprès d’Île-de-France-Mobilités pour accélérer l’installation du parc de stationnement pour vélos à la gare RER de Saint Gratien.

Enfin, cette structure est installée et devrait ouvrir prochainement !

Elle permet aux vélos d’être déposés en sécurité et à l’abri des intempéries, à proximité immédiate des quais. Cela facilite grandement les déplacements en train des cyclistes, contraints jusqu’ici de laisser leur vélo sur des arceaux branlants, sous la pluie et au vu de tous.

Ce dispositif ne coûte rien à la ville puisque c’est Île-de-France Mobilités qui finance et entretient ces stationnements vélo dans toute l’Île-de-France. Ce sont soit des espaces fermés et sécurisés, accessibles par abonnement, comme à Saint Gratien, soit des espaces en libre-accès, sous formes d’arceaux abrités.

Le parc de notre ville est, selon la tarification régionale, gratuit pour les détenteurs d’un abonnement Navigo Annuel, Senior annuel, Imagine’R scolaire et Imagine’R étudiant. Pour les autres usagers, la tarification est la suivante : 4 €/jour, 10 €/mois ou 30 €/an.

Prendre les transports en commun sans craindre de retrouver son vélo détérioré, trempé, (voire de ne pas le retrouver du tout), est donc désormais possible. Gageons que cet équipement sera rapidement complet et devra être agrandi, et comme nous l’avons suggéré, qu’un autre parking vélos voie le jour côté Raguenets, où les habitants aussi possèdent des vélos !  

Quant à faire de Saint Gratien une ville où de déplacer en vélo est facile et agréable, c’est une autre histoire.

Nos rues sont de plus en plus encombrées par la circulation automobile et le stationnement des voitures. Aucun dispositif facilitant la pratique du vélo n’a vu le jour ces dernières années, hormis quelques arceaux sur les trottoirs qui trop souvent gênent le passage des piétons ou sont d’uns stabilité douteuse. Pas de sas vélo aux carrefours, pas de double sens cyclable dans les rues à sens unique où la vitesse est limitée à 30km/h. Aucun aménagement ou piste cyclable permettant de rouler en sécurité.

Le vélo n’est visiblement pas une priorité de la municipalité. Pourtant, on sait, mais répétons-le encore, que le vélo est bon pour la santé, pour le porte-monnaie, particulièrement en ces temps d’envolée des prix de l’énergie, pour le commerce local, pour le lien social, pour limiter le bruit et la pollution dans notre ville.. au petit territoire, où les déplacements en vélo permettent sans problème de relier un point à un autre en un temps limité.

Donc félicitons-nous de voir enfin arriver notre tant attendu parc Veligo, rebaptisé « Parking Vélos Île-de-France Mobilités », mais sachons que la bataille cycliste n’est pas terminée !

28 août, la libération

Cérémonie ce dimanche 28 août 2022 à Saint Gratien pour la commémoration de la libération de la ville.

Nous y étions et avons déposé une gerbe au nom du PCF.

N’oublions jamais.

Ce jour est l’occasion de se souvenir des résistants gratiennois.

Le 31 août 1944, cinq jeunes résistants, membres du groupe FFI de Sannois, partent en jeep de Saint-Gratien pour participer à la libération du territoire aux côtés des Alliés. En traversant l’Oise sur les débris du pont de Creil que les Allemands venaient de détruire, ils sont tués, balayé par une rafale allemande. Leurs noms sont gravés sur une stèle du cimetière : Georges Didou, Maxime Hébert, Robert Joubel, Daniel Prunotto, Marcel Laroche.

Saint Gratien garde aussi la mémoire de Jean Poiré, résistant condamné à mort par les autorités allemandes, fusillé le 6 octobre 1943 au Mont-Valérien, et de Suzanne Barroul, résistante fusillée le 29/05/1945.

En savoir plus

Bientôt la rentrée des classes…

De tout temps, des communes, notamment à direction communiste, se sont engagées pour aider les familles lors des rentrées scolaires, par la distribution de fournitures.

Aujourd’hui, face aux difficultés accrues suite à l’inflation, ces initiatives rencontrent un écho particulier.

À Saint Gratien, une idée à souffler à notre maire ?

L’exemple de Fontenay-sous-Bois, mairie communiste.

Article de Radio France, publié le 27/08/2022

Rentrée 2022 : « Aujourd’hui ce sont les collectivités locales qui pallient les besoins », dénonce Anne Klopp, première adjointe au maire de Fontenay-sous-Bois
Au nom de la gratuité de l’école, plusieurs villes de France fournissent déjà les fournitures scolaires aux élèves d’école élémentaire. C’est le cas à Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne.

Plusieurs villes de France fournissent déjà les fournitures scolaires gratuitement aux élèves d’école élémentaire. C’est le cas à Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne, qui fête cette année le 30e anniversaire de la gratuité pour les fournitures scolaires. (RENAUD CANDELIER / RADIO FRANCE)

À quelques heures de la distribution des fournitures scolaires aux parents d’élèves en vue de la rentrée 2022, la maison de la citoyenneté à Fontenay-sous-bois (Val-de-Marne) fourmille d’agents municipaux, samedi 27 août.

Au milieu des piles de cartons, Claire Descamps Haoui, qui travaille au centre communal d’action sociale explique que « 100 tabliers de peinture vont être distribués en maternelle ». Elle ajoute que « les trousses simples, c’est pour les CE1 ». Les trousses et les tabliers bigarrés sont uniques puisqu’ils sont fabriqués à partir de bâches recyclées par des personne en réinsertion.

Chaque année, 1 500 élèves dotés

Anne Klopp, la première adjointe au maire de Fontenay-sous-Bois, indique que le matériel est fourni à l’ensemble des élèves : « Pour nous, il n’est pas question de se restreindre aux quartiers prioritaires de la ville mais bien à l’ensemble de la population. La question de la mixité et de la solidarité au quotidien est importante envers l’ensemble de la population ».
La sélection des fournitures se fait en concertation avec les équipes enseignantes,
mais l’élue reconnaît que « ça peut ne pas correspondre au besoin précis de chaque instituteur ». Malgré tout, chaque année et ce, depuis 30 ans à Fontenay-sous-Bois, environ 1 500 élèves reçoivent une dotation de fournitures scolaires.
Ce choix politique a un coût puisque les prix varient entre « 15 euros et 25 euros par enfant », ce qui représente « un budget de 35 à 40 000 euros » pour la ville, poursuit Anne Klopp. Le budget est tout de même très supportable pour ce bastion communiste de 53 000 habitants.

Une initiative qui inspire le gouvernement (on s’en réjouit, ndlr !)

La première adjointe se félicite que l’État veuille s’ inspirer de cette initiative : « Je trouve que ça va dans le bon sens. Aujourd’hui ce sont les collectivités locales qui pallient les besoins par des distributions de fournitures aux besoins des familles. Ce n’est pas qu’un moment de distribution, c’est surtout un moment de convivialité, d’échanges. On n’est pas là que pour pallier les manquements de l’État ».

Olivier Klein, le ministre délégué à la Ville et au Logement, a confirmé sur franceinfo, vendredi 26 août, que le gouvernement était en pleine réflexion pour mettre en place une distribution gratuite de fournitures scolaires aux élèves des quartiers prioritaires dès la rentrée 2023.

N.B. :  À Vitry-sur-Seine, la ville pratique aussi la gratuité des fournitures scolaires. C’est à lire ici.

Incendies, les insuffisances publiques

Incendies : « Les insuffisances publiques s’alimentent »

GIRONDE Le chef de file des députés communistes, André Chassaigne, s’est rendu dans le département ravagé par les flammes et appelle à en finir avec le désengagement de l’État.

Article paru dans l’Humanité du mercredi 17 Août 2022 ; Cyprien Caddeo

Alors que le gouvernement a annoncé le 15 août un plan d’aides fiscales à destination des collectivités, particuliers et entreprises sinistrés par les flammes en Gironde, le député PCF André Chassaigne appelle à des mesures plus structurelles et à s’attaquer à la racine du mal : les manquements de la puissance publique.

La question du manque de moyens revient sur bien des aspects. Les pompiers, notamment, alertent une nouvelle fois sur leur manque d’effectifs.

Oui, il y a une double crise. D’abord, du volontariat : il y a de moins en moins de volontaires, ils sont actuellement un peu moins de 200 000 (la Fédération ­nationale des sapeurs-pompiers estime qu’il en faudrait au moins 50 000 de plus – NDLR). Mais il faut aussi plus de pompiers professionnels pour les encadrer. Le problème, c’est que les insuffisances publiques s’alimentent : les pompiers sont amenés de plus en plus à suppléer l’hôpital public ou les urgences, qui sont débordées. Ils sont de fait moins disponibles pour lutter contre le risque incendie.

Quel levier peut-on activer en matière de gestion forestière pour prévenir les incendies ?

Le problème de la gestion forestière, c’est le statut des forêts. Nous avons en France des forêts nationales ou communales qui sont du domaine de ­l’Office national des forêts (ONF), et sur lesquelles il y a obligation d’avoir un plan de gestion : ça implique le risque incendiaire, le débroussaillage et la surveillance des départs de feux. Il y a aussi des forêts privées, où un plan de gestion est obligatoire au-dessus de 25 hectares de surface. Mais la forêt de La Teste, d’où est parti un des incendies, est une forêt usagère, un cas particulier et unique. Elle est soumise à un droit qui date du XVe siècle, avec des propriétaires et des usagers qui ne se sont pas mis d’accord sur un plan de gestion clair. Il y a quelque chose d’irrésolu sur ce point. Cela étant dit, dans tous les cas, il faut mettre plus de moyens : l’ONF a vu ses effectifs sabrés, tout comme les centres régionaux de la propriété forestière, qui sont en lien avec les propriétaires privés.

Qu’en est-il de la flotte de Canadair et d’hélicoptères ?

Notre flotte est en partie vieillissante, avec parfois des problèmes de maintenance. Certes, il existe désormais un mécanisme européen, rescUE, qui est une flotte de bombardiers d’eau et d’hélicoptères à destination de tous les États membres de l’Union européenne (UE). Le fait qu’on puisse avoir une protection civile à l’échelle du continent est une bonne nouvelle : cela montre qu’on peut faire de belles choses au niveau de l’UE. Mais des solutions pourraient aussi être mises en œuvre au niveau français. Airbus a testé des avions A400M (avions de transport militaire – NDLR) modifiés avec des réserves d’eau amovibles. Ce sont des avions rapides, puissants, qui peuvent transporter de gros volumes d’eau (20 000 litres, trois fois plus que le Canadair). J’ai posé le 9 août une question au gouvernement pour savoir pourquoi ils ne sont pas déployés. J’attends la réponse à la reprise des sessions parlementaires. Car la nouvelle commande de Canadair, elle, ne sera livrée qu’en 2026.

Si rien n’est fait, les villes seront invivables

Nous vivons un été sec et chaud. Les habitants des villes souffrent particulièrement de cette conséquence du dérèglement climatique, qui pourrait devenir la règle dans les années à venir. Comment les villes peuvent-elles tenter de s’adapter ? Une question qui se pose bien évidemment aussi pour Saint Gratien, qui est, rappelons-le, la commune la plus dense du Val d’Oise du fait de son petit territoire, très urbanisé.  

Entretien avec Roland Pellenq, directeur de recherche au CNRS, interrogé par Eva Douley, le mardi 2 Août 2022 pour l’Humanité

« Pendant les canicules, la température dans les centres-villes est plus élevée qu’ailleurs. Un phénomène d’îlot de chaleur urbain contre lequel il faut lutter en réintroduisant du végétal », souligne Roland Pellenq.

Qu’est-ce que le phénomène d’îlot de chaleur urbain ? Quelles sont ses conséquences dans les villes ?

Quand la France souffre de températures caniculaires, les villes se transforment en étuves. L’été, à Toulouse, Marseille ou Paris, des écarts de température de 8 °C à 10 °C peuvent être observés entre les centres-villes et la périphérie. Car les surfaces artificialisées et fortement minéralisées (bitume, béton, pierre…) des espaces urbains absorbent, stockent et rejettent la chaleur. Par conséquent, il y a un effet de chaleur continu dans les villes : c’est ce qu’on appelle, scientifiquement, le phénomène d’îlot de chaleur urbain.

Le béton, en particulier, absorbe et rend beaucoup de chaleur. On peut l’observer facilement sur une nationale du Sud : quand le ruban d’asphalte s’étale devant vous, que le soleil brille, à l’horizon, la route semble mouillée… C’est ce que l’on appelle le « gradient de température », qui est un fort changement de température sur une très faible distance, entre une température ambiante d’environ 30 °C et le bitume, chauffé par le soleil, qui peut atteindre 70 °C à 80 °C.

On comprend donc facilement que dans les espaces denses, comme les centres urbains, les îlots de chaleur sont particulièrement dangereux en période de canicule puisqu’ils provoquent des températures extrêmes, que l’homme peut difficilement supporter. Si rien n’est fait, quand la population sera encore plus urbaine – près des trois quarts de la population mondiale devraient vivre en ville en 2050, contre un peu plus de la moitié aujourd’hui – , que le climat de Lyon sera celui de Madrid aujourd’hui, les villes seront invivables. Avec des risques importants pour la santé des habitants les plus vulnérables.

Comment les villes peuvent-elles lutter contre ces îlots de chaleur urbains ?

Il y a quatre façons de lutter contre les îlots de chaleur urbains : le principal objectif étant d’éviter, au maximum, les radiations directes du soleil. Tout d’abord, il faut diminuer les « mobilités hard », c’est-à-dire les camions et les voitures qui se déplacent dans les villes. Car la hausse des températures favorise la production d’ozone, qui favorise le réchauffement climatique. Un véritable cercle vicieux ! Il en va de même pour les activités industrielles, le chauffage domestique ou la climatisation, qui accentuent le phénomène.

Ensuite, il faut augmenter la part de la végétation sur le sol, les façades ou les toits, ou encore multiplier les plans d’eau pour favoriser le rafraîchissement urbain. Il ne s’agit pas de créer des forêts en ville, seuls quelques arbres peuvent suffire à créer de l’ombre et à rafraîchir l’air. En puisant l’eau liquide présente dans le sol, les arbres la rejettent dans l’air sous forme de vapeur d’eau : donc s’il y a un parking en dessous, ça ne sert à rien. Après, il faut repenser l’agencement des bâtiments. Car plus les bâtiments sont hauts et compacts, plus ils font obstacle au vent, accroissant la sensation de chaleur. Ils piègent les rayons du soleil en les réfléchissant et créent par là même des « canyons » urbains.

Sur le modèle du quartier du Panier à Marseille, où les habitations sont basses et reliées par des ruelles qui ne voient pas, ou peu, le soleil durant la journée, les nouveaux quartiers doivent inclure des bâtiments à hauteur différenciée, qui ne soient pas exposés directement au soleil. Enfin, pour l’existant, la question des matériaux est centrale. On remarque bien que vivre dans un logement mal isolé, qui concentre la chaleur, est un facteur de vulnérabilité face aux phénomènes de stress thermique, d’insolation, de déshydratation ou d’hyperthermie provoqués par les îlots de chaleur. Les nouvelles infrastructures urbaines doivent inclure, par exemple, les matériaux à rétention d’eau, l’humidification de la chaussée, la multiplication des fontaines publiques ou la création d’ombrage à l’aide de toiles tendues.

Où en est la climatologie urbaine aujourd’hui ?

Les premiers travaux spécifiques sur les îlots de chaleur ont émergé au début des années 1990, avec la prise de conscience de l’impact du milieu urbain sur l’environnement. Et les travaux menés depuis trente ans sur cette section de la climatologie urbaine ont permis de modéliser certaines des caractéristiques qui peuvent expliquer la formation de ces îlots de chaleur urbains. La principale est la diminution dans les villes de la part des zones humides et des espaces végétalisés.

Aujourd’hui, il y a un double objectif : réduire la surchauffe urbaine et améliorer le confort thermique des citadins. Pour ce faire, on a constaté que lutter contre les îlots de chaleur urbains nécessite d’abord une cartographie fine de leur localisation, afin de pouvoir adapter les stratégies d’action au contexte.

Or, en milieu urbain, les réseaux de mesure comme ceux de Météo France ne sont généralement pas assez denses pour caractériser finement les processus météorologiques, et Google Maps ne permet pas de connaître la hauteur des bâtiments. Il faut donc interroger les usagers sur leur ressenti pour compléter efficacement les mesures quantitatives.