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Bienvenue sur le blog du Front de Gauche de Saint Gratien !

Vous trouverez ici des informations sur la vie locale de Saint Gratien, l’activité et les propositions de l’association du Front de Gauche gratiennois. Nous nous exprimons également sur les grands sujets de la vie politique nationale.

Nous nous faisons aussi l’écho du travail des deux représentants de la liste « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen« , élus en mars 2020 au Conseil municipal avec 12% des voix. Cette liste de gauche, écologiste et citoyenne porte des propositions en matière de solidarité, de transition écologique et de démocratie locale. 

Ce site vous est ouvert et apprécie les débats et les échanges ! Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

À Saint-Gratien, le Front de Gauche est constitué en association. Celle-ci regroupe des adhérents de différents partis, ainsi que des citoyens qui n’appartiennent à aucune organisation. Le comité local du Front de Gauche se réunit régulièrement à Saint-Gratien. Ses réunions sont ouvertes à tous, sans condition. Si vous souhaitez être invité et participer à ces rencontres, contactez le FdG à cette adresse : fdg.stgratien@laposte.net

Conseil municipal à Saint Gratien

Prochain Conseil municipal à Saint Gratien ce jeudi 24 juin 2021. La séance a lieu à partir de 20h30, salle Georges Brassens. Le public sera admis, puisque la convocation ne précise pas que sa présence n’est pas autorisée. Ce retour signe-t-il la fin de la retransmission des débats en ligne ? La ville, qui n’apprécie guère cette transparence pourtant essentielle à la vie démocratique, n’a jamais investi pour une diffusion correcte et audible. Réponse jeudi…

Ci-dessous l’ordre du jour. À suivre ici-même nos questions orales.

1 000 signes

Voici la tribune libre des élu.es du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », parue dans le magazine municipal de mai/juin2021. Toujours difficile de s’exprimer en si peu d’espace : nous sommes contraints à 1 000 caractères. Prochain magazine fin septembre 2021.

Tarifs de cantine + 1%. Nous avons voté contre cette nouvelle hausse des tarifs, qui sont déjà selon les quotients, de 15 à 41% plus chers que dans 13 villes voisines… pour des repas similaires. 

Démocratie locale en berne : Eaubonne, Ermont, Enghien ont choisi de concerter leurs habitants avec des assises de la jeunesse, des budgets participatifs, des réunions de quartier par Internet, des permanences des élus en plein air. À St Gratien, le nombre de séances des Conseils municipaux diminue, la commission CCAS se tient en 20 min, la commission développement durable est reportée sine die, les retransmissions du conseil sur Facebook sont inaudibles… Une démocratie locale low-cost qui décourage les habitants de s’impliquer dans la vie de la cité.

Plantations : des arbres plantés devant la chapelle St Paul en octobre … déjà morts en avril faute d’arrosage. Pourtant la ville nous vante son budget espaces verts 4 fois supérieur aux crédits autrefois alloués aux Temps d’Activités Périscolaires…

I. Volat, S. Bauer

Une République démocratique, sociale et universelle

Commune de Paris. Roger Martelli : « Une montée au mur festive et populaire »

Roger Martelli, historien, coprésident de l’association des Amis de la Commune est interrogé par Diego Chauvet pour l’Humanité. Il vient de publier « Commune 1871. La Révolution impromptue » aux éditions Arcanes 17.

Pour le 150e anniversaire de la Commune de Paris, plus de cent organisations ont appelé à un rassemblement et un défilé depuis la place de la République, samedi.

Cette année, la montée au mur des Fédérés commencera par un rassemblement à 10 heures, samedi 29 mai, sur la place de la République, où auront lieu des prises de parole, des animations et un pique-nique. Le cortège s’élancera ensuite à 14 heures en direction du Père-Lachaise. Un rendez-vous pour affirmer que, cent cinquante ans après, « la Commune n’est pas morte », détaille le coprésident de l’association des Amis de la Commune Roger Martelli.

Chaque année a lieu la montée au mur des Fédérés. Quel est le sens de cette initiative ?

Roger Martelli L’habitude a été prise en 1880 de se retrouver au cimetière du Père-Lachaise devant le mur des Fédérés, où 147 combattants de la Commune ont été fusillés et enterrés le 27 mai 1871, vers la fin de la « semaine sanglante » (21-28 mai 1871). C’est le parti de Jules Guesde, un des premiers partis ouvriers français, qui décide de faire de ce moment et de ce lieu une occasion de se retrouver pour exalter la force du combat socialiste et ouvrier. À partir de là, chaque année à la fin du mois de mai, les héritiers affirmés de la Commune ont pris l’habitude de « monter au mur » pour exalter sa mémoire et celle de ses combattants massacrés.

Les manifestations commémoratives de la Commune ont connu des affluences massives dans le passé, et notamment à l’époque du Front populaire. Elles se sont maintenues au fil des ans, même de façon plus modeste. Cette année, nous avons pensé qu’il convenait de donner un relief particulier à cette montée au mur. Ce sont donc plus de cent organisations qui se sont associées et réunies à plusieurs reprises pour envisager une matinée festive sur la place de la République, puis une manifestation en cortège vers le Père-Lachaise jusqu’au mur emblématique. Une manière de dire, avec plus de relief encore que d’habitude, que « la Commune n’est pas morte ».

Cette année, vous avez appelé à en faire l’occasion d’« un élan populaire et festif ». Pourquoi ce choix ?

Roger Martelli Nous l’avons voulu parce que c’est une année marquante – un cent cinquantenaire. Nous l’avons voulu aussi parce que les adversaires traditionnels de la Commune ont décidé de retrouver une hargne et un élan anticommunards que l’histoire avait semblé éloigner de nous. Alors que l’Assemblée nationale avait décidé heureusement, en 2016, de réhabiliter rétrospectivement les communard-e-s condamné-e-s et de réintégrer positivement la Commune dans l’histoire nationale, les adversaires historiques de la Commune, les versaillais d’aujourd’hui, retrouvent de la voix pour déverser sur elle des tombereaux de boue.

Nous avons voulu donner à notre propre voix une force suffisante pour couvrir celle des descendants assumés des bourreaux. Mais nous avons voulu lui donner une forme dans l’esprit émancipateur qui fut celui des communard-e-s : un moment de lutte achevé dans le plus grand bain de sang de l’histoire civile française contemporaine, mais aussi un moment de liberté et de fête, où les humbles accédaient enfin à la reconnaissance et à la dignité. La Commune fut un combat sans merci, mais ce fut aussi un moment de fierté et de joie. Alors que tant d’ombres planent sur nos sociétés plongées dans l’incertitude et parfois l’angoisse, c’est cette confiance dans le peuple que nous redirons dans la rue en cheminant vers le Père-Lachaise.

Bien sûr, la pandémie aura marqué de son empreinte l’événement et limité l’ampleur de la fête dont nous rêvions au départ. Mais l’anniversaire de l’événement n’aura pas été réduit au silence. Beaucoup d’activités collectives ont eu lieu déjà et d’autres auront lieu encore. Samedi devrait être un temps fort de cette affirmation joyeuse, une fois de plus lancée à tous les vents.

Parmi toutes les commémorations auxquelles il s’est joint, Emmanuel Macron a refusé celle de la Commune de Paris. Pourquoi selon vous ?

Roger Martelli Emmanuel Macron aurait pu, en saluant la Commune, réintégrer une pièce de l’histoire populaire dans le grand mémorial de la République et de la nation. Il ne l’a pas fait. Tant pis. La Ville de Paris le fait. Tant mieux…

Une belle occasion a été manquée. Que voulaient les actrices et acteurs de la Commune au printemps de 1871 ? Que la République ne soit pas fermée aux plus modestes, mais qu’elle soit enfin universelle et que, ce faisant, elle soit pleinement égalitaire, démocratique et solidaire, comme l’y incite sa devise, adoptée en 1848, de « liberté, égalité, fraternité ». Ces femmes et ces hommes qui avaient pris les armes pour défendre Paris avaient pour seul crime d’avoir voulu d’une « République démocratique, sociale et universelle ».

L’anniversaire aurait permis de mettre fin à l’exclusion officielle de la mémoire de ces dizaines de milliers d’individus, le plus souvent d’origine modeste, qui s’engagèrent pour que la devise de la République ne soit pas que des mots. Ils le payèrent cher. La République officielle aurait pu les réintégrer dans la grande histoire républicaine. Celle d’Emmanuel Macron a préféré suivre ceux qui préféraient l’homme du coup d’État de brumaire à la Commune. On ne demandait pas au président de célébrer, mais à tout le moins de commémorer. Il a préféré le silence. Mais du coup, il a laissé le terrain aux aboyeurs du camp d’en face. Double injustice par laquelle la République officielle d’aujourd’hui entérine par son silence la mitraille de la République conservatrice d’hier. Elle a tort : les munichois finissent toujours par payer les additions.

Illustrations de Dugudus, dans son ouvrage « Nous la commune » et de la BD « le cri du peuple »

Des transports gratuits

À Douai, des transports en commun bientôt gratuits

Article de Naïm Sakhi, dans l’Humanité du 27 mai 2021

La mesure a été adoptée à l’unanimité le mercredi 26 mai. Le syndicat mixte des transports en commun du Douaisis, dans les Hauts-de-France, deviendra donc le premier réseau totalement gratuit en termes de population en 2022.

Dunkerque donne des idées dans le Nord. En effet, les communautés d’agglomération Douaisis Agglo et Cœur d’Ostrevent, 220 000 habitants, qui partagent ensemble le même réseau de transport en bus, sont sur le point d’acter une gratuité totale des transports pour les habitants à l’horizon 2022.

Le long combat d’Alain Bruneel

La mesure a de quoi satisfaire Alain Bruneel. Il faut dire que le député PCF de la circonscription se bat depuis des années pour qu’une telle mesure puisse bénéficier à la population. « J’ai même été remercié en 2016 de ma vice-présidence du SMTD (le syndicat mixte des transports du Douaisis) pour avoir soutenu la mobilisation des lycéens et collégiens », se remémore-t-il.

Car si la mise en place de la gratuité des transports en commun dépasse aujourd’hui les clivages politiques, elle a longtemps fait débat dans le Douaisis. « Il faut saluer le combat des parents d’élèves, des étudiants, de la CGT et des élus communistes », souligne Alain Bruneel. Et pour cause, en 2014 une mobilisation est apparue à la « suite de la suppression de la gratuité pour les collégiens », se souvient le député PCF. Depuis, cette gratuité pour les jeunes, pour un aller-retour par jour, a été rétablie en 2019.

Des pertes compensées par les communautés d’agglomération

Mais il est bel et bien question dorénavant d’une gratuité totale à compter du 1er  janvier 2022. Il faut dire que le syndicat mixte devait investir plus de 3 millions d’euros dans la modernisation de sa billetterie. « Le choix a alors été fait de mettre la gratuité totale dès maintenant », se félicite Alain Bruneel, qui siège encore au conseil d’administration du syndicat de transport. Mais, pour ce faire, la mesure doit encore être validée par le SMTD ce mercredi 26 mai au soir.

Particularité locale, le réseau de bus concerne deux communautés d’agglomération indépendantes. Ce sont elles qui ont prévu de compenser les pertes liées à la billetterie. Ces dernières ne « concernent que 10 à 12 % des recettes, alors que les bénéfices sociaux et écologiques sont concrets pour les habitants », précise le député PCF.

« L’État doit subventionner de telles actions »

D’ailleurs, les élus locaux ne vont pas en rester là et pour faire face à la hausse de fréquentation que provoque une telle mesure, l’acquisition de onze nouveaux bus est prévue.

Alain Bruneel poursuit ce combat qui lui tient à cœur à l’Assemblée nationale. En 2018, avec ses collègues communistes, le député du Nord a en effet déposé une proposition de loi « visant à encourager la gratuité des transports collectifs urbains et périurbains ». Cette dernière a reçu une fin de non-recevoir. « La majorité LaRem nous explique qu’il faut laisser les régions faire car elles ont les compétences. Mais l’État doit coordonner et subventionner de telles actions », déplore-t-il.

À l’assaut du ciel

Il y a 150 ans, la semaine sanglante mettait fin à l’expérience de la Commune de Paris.

Pour autant, la Commune n’est pas morte ! À l’assaut du ciel, pendant ses courts soixante-douze jours, son « espoir mis en chantier » reste bien vivant. « Première bataille rangée du travail contre le capital » selon Jean Jaurès, la Commune de Paris nous inspire toujours.

La Commune a osé, réalisé, échoué, a été réprimée dans le sang et l’exil. Mais en sa courte vie, elle a ébauché tant de choses. Suffrage universel (mais masculin uniquement !), élections libres, séparation de l’église et de l’État, école publique et laïque gratuite, organisations syndicales, interdiction de la prostitution, reconnaissance de l’union libre, liberté de la presse, coopératives ouvrières, salaire minimum, diminution du temps de travail, expérimentations de formes de démocratie directe… tant de sources de progrès démocratiques futurs…Dans bien des domaines, la Commune fut à l’avant-garde. Elle a mis en avant le rôle des femmes, associé les artistes, les étrangers… et surtout montré la capacité révolutionnaire des travailleurs organisés.

Le samedi 29 mai 2021, nous célébrerons les 150 ans de la Commune, par une montée au mur  des fédérés. À partir de 10 heures, sur la place de la République, animations, spectacles, prises de parole, pique-nique. À 14 heures, départ du cortège populaire en direction du Père-Lachaise.

Quelques ouvrages sur la Commune

« Commune de 1871, la révolution impromptue », de Roger Martelli, aux éditions Arcanes 17

« Nous la commune », illustrations de Dugudus et textes d’Hugo Rousselle ; autoédition

« Vive la Commune », de Michèle Audin et Patrick Marchand ; éditions du Caïman

« Le banquet des affamés », de Didier Daeninckx, Gallimard

« Les damnés de la Commune », BD en 3 volumes de Raphaël Meyssan, éditions Delcourt

Hors-série de l’Humanité : « un espoir mis en chantier »

La Commune en chansons

Vive la Commune d’Eugène Chatelain

La Commune de Jean Ferrat  

La semaine sanglante par Francesca Solleville  

L’Internationale de Eugène Pottier, par Marc Ogeret

Le temps des cerises, par Noir Désir

En savoir plus

Les amies et amis de la commune de Paris 1871

Illustrations tirées du livre de Dugudus

Sécurité

Sécurité : Pour défendre et développer les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine… par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité (les gras sont de la rédaction du blog)

Après la multitude de violences et de meurtres de policiers, d’attaques contre des pompiers, des employés communaux, des médecins, des élus, j’ai consacré cette semaine mon éditorial de « L’Humanité Dimanche » aux enjeux de la sûreté des biens et des personnes, à « la sécurité » comme on dit de nos jours.

Ces violences, ces vols, ces dégradations, les ventes à la sauvette de cigarettes ou de drogue rendent la vie impossible dans les quartiers populaires. Cette situation fracture la société et les corps constitués : c’est d’ailleurs une aubaine pour les pouvoirs au service du capital.

Vivre en sécurité est un droit humain. Que le malaise des policiers soit profond, c’est indéniable. Il l’est aussi chez ceux qui travaillent dans la justice ou l’éducation, ainsi que dans tout autre service public. D’ailleurs, pourquoi ne dispose-t-on d’aucuns chiffres sur la situation des soignants et des médecins touchés ou décédés dans l’exercice de leurs métiers. Curieux silence… Trop de choses se disent désormais en dépit de la vérité. Il n’y aurait qu’un seul assassinat de policiers que ce serait déjà un de trop, mais les policiers ont aujourd’hui quatre fois moins de risques de mourir dans l’exercice de leurs fonctions qu’il y a 30 ans. Il y a eu 54 suicides de policiers en 2019 et 33 suicides de gendarmes. Il conviendrait de parler aussi des suicides de paysans, des maladies professionnelles et des accidents du travail des ouvriers du bâtiment et de bien d’autres qui agonisent dans le silence.

Il est également dit qu’il faudrait durcir les lois dès lors qu’un crime est commis contre un fonctionnaire de police. Mais s’attaquer à un fonctionnaire de police est déjà reconnu comme circonstance aggravante et ces crimes sont déjà passibles de la peine maximale : la réclusion à perpétuité.

Autre affirmation : la justice serait laxiste. Elle rend le droit au nom du peuple français et la seule justice pénale a traité 4 millions d’affaires nouvelles en 2019, dont 1,3 millions validées par le parquet. Pourtant, à peine 0,2 % du PIB français est aujourd’hui consacré à la justice.

Justice, police et éducation souffrent toutes du même mal : l’austérité imposée depuis des années. Cet enjeu est trop peu abordé alors que les élus locaux pointent du doigt le problème des moyens depuis bien longtemps.

Mon éditorial (lire ici) ayant été écrit dimanche dernier – soit bien avant la manifestation des policiers de mercredi dernier – j’apporte aujourd’hui quelques éléments fondamentaux sur cet évènement.

D’abord notre République n’a pas à se soumettre à ses forces de police. Ce principe fondamental est violé dès lors qu’une intersyndicale policière organise une manifestation devant le lieu où se créé la loi, c’est-à-dire l’une des chambres du Parlement. « La garantie des Droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique, cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée… », proclame la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. La police est donc au service des citoyens et ne peut avoir le pouvoir de faire la loi. C’est au contraire à la police de se soumettre à la Constitution, aux lois.

Or la manifestation convoquée par différents syndicats de police visait notamment à réclamer « la mise en œuvre de peines minimales pour les agresseurs des forces de l’ordre ». C’est donc l’ordre donné à la justice de juger hors contexte ordonnatrice aux juges et aux jurés. Ainsi le compréhensible, réel et profond malaise policier, et pire encore, l’hommage aux deux fonctionnaires de police atrocement assassinés à Avignon et Rambouillet, ont été indignement détournés, mercredi dernier, au profit d’une offensive ultra-réactionnaire contre une cible principale : la justice. Non seulement contre la justice dans son exercice quotidien mais aussi et surtout contre les principes fondamentaux du droit hérités de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Des conditions de travail, des missions, des moyens nécessaires pour recoudre le lien entre les forces de l’ordre et la population, il ne fut aucunement question.

Les propos tenus par le secrétaire général du syndicat Alliance, accusant la justice d’être « le problème » de la police, sont intolérables et doivent être combattus avec la plus grande fermeté. Pire encore, il a été dit : « Nul doute que si cette mobilisation s’avère très efficace aujourd’hui, les digues céderont, c’est-à-dire les contraintes de la Constitution, de la loi » a surenchéri le du syndicat Unité-SGP Police des Yvelines.

Il faut impérativement mesurer la gravité de cette offensive contre les libertés publiques, appuyées par l’audience considérable dont jouit l’extrême droite. Et y répondre. On reste étonné de la confusion qui s’installe entre défense des policiers et de leurs fonctions, dans le cadre d’une opération antirépublicaine sous l’égide d’un syndicat de droite s’attaquant aux lois et aux principes constitutionnels que les policiers sont censés faire appliquer et défendre.

Nous faisons face à un problème de taille : les espaces se font rares pour exprimer le refus des violences qui s’exercent contre les fonctionnaires tout comme notre attachement à un service public de la sécurité reposant sur une éthique républicaine, sans que l’on se retrouve embarqué dans une manœuvre politicienne rance. Cet espace reste à conquérir, avec les agents de la sécurité publique qui luttent pour l’amélioration de leurs conditions de travail, avec la population soucieuse de reconstruire le lien distendu entre elle et l’institution policière, avec les élus locaux. Ce doit être également l’un des objectifs de l’importante manifestation de la gauche sociale, associative, politique, intellectuelle et pour la défense des libertés publiques qui se tiendra le 12 juin prochain. Cette manifestation compte sur le soutien de l’Humanité et elle sera, nous l’espérons, la plus large possible : ce sont les fondements même de la tradition multi-séculaire de l’humanisme, de l’universalisme et des Lumières qui sont aujourd’hui visés, au premier rangs desquels la séparation des pouvoirs, rempart décisif à l’arbitraire que l’extrême droite rêve d’instaurer en France.

De plus en plus court

Suite et fin de notre compte-rendu du Conseil municipal de Saint Gratien du 15 avril 2021

Prochain Conseil le 24 juin 2021                                                                                        

Des séances de moins en moins fréquentes…  de plus en plus courtes..

Le Conseil vote l’adhésion d’une commune au syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité d’Île-de-France. Rapport anodin qui n’entraîne d’ordinaire pas d’intervention particulière. Sauf que nous souhaitions interroger la ville sur les pratiques du syndicat, dont nous venions de recevoir une brochure relatant les récentes activités. Hélas ! Une nouvelle fois, le maire nous refuse la parole sur ce sujet, seule l’adhésion de la nouvelle commune au syndicat étant l’objet du rapport…

Pourtant il y a bien des interrogations sur le fait que le SIGEIF fait par exemple appel à du financement participatif pour le projet d’une ferme photovoltaïque. Nous sommes favorables à ce principe de financement… sauf qu’ici ce dispositif propose de rémunérer des obligations via des emprunts participatifs au rendement de 5,5%, et des actions « participatives » à 4,5% pour un montant de 1,250 M€.

Il est écrit que le rendement sera là aussi significatif. Une bonne opération financière pour ceux qui souscriront.. mais pour les finances du SIGEIF ? Ces taux s’apparentent au taux de l’usure !

Quel est l’intérêt pour le SIGEIF, alors que les banques prêtent actuellement à 1,5%, 2%… voire 0% pour ce type de projet comme le fait la Caisse des dépôts..?

Autre question sur les batteries électriques. Le SIGEIF accélère le déploiement « clefs en mains » de ses points de recharge (réhabilitation des stations Autolib, pose de nouvelles bornes, exploitation et maintenance) 

Le SIGEIF aura installé 240 nouveaux points… Et à St Gratien ?

Des informations qui auraient intéressé les Gratiennois.es.. si l’échange n’avait pas été empêché. Le maire nous renvoie aux commissions municipales… sauf que ces dernières ne se réunissent que très rarement depuis quelque temps : deux seulement pour la préparation de ce Conseil…

Enfin, la majorité municipale met aux voix le vote d’une motion sur la fibre optique, visant à soutenir l’action du département dans ce domaine.

Si nous pouvons nous réjouir que la ville découvre les méfaits de la sous-traitance, nous ne voyons pas bien l’intérêt de ce vote. Que demande la motion du département qui ne nous est pas communiquée ? Quelle solution est proposée pour remédier aux dysfonctionnements constatés sur l’exploitation des réseaux, confrontés à une multiplicité des intervenants ? Le maire nous fait alors cette réponse étonnante : il n’a pas lu la motion départementale, qui fait plus de 4 pages et il ne veut pas « faire durer en longueur le Conseil municipal »… Cela se passe de commentaires et nous nous abstenons donc sur cette motion mystère.

Autre motion, autre traitement..  Nous avons nous aussi déposé une motion, souhaitant qu’elle soit soumise au vote. Il s’agit de l’avenir du Triangle de Gonesse, dossier départemental essentiel. Mais le maire, soucieux sans doute de ne pas faire coucher trop tard ses conseillers, non seulement ne la soumet pas au vote, mais n’y fait même pas allusion, alors que nous avions déposé ce texte dans les délais en amont de la séance. La présentation des motions est « le seul privilège du maire » ! Lorsque nous insistons, le maire nous indique que Valérie Pécresse s’est prononcée contre un projet industriel ou commercial sur le Triangle de Gonesse et que cela devrait nous suffire.

Bien évidemment… non !

Ci-dessous le texte de notre motion sur l’avenir du Triangle de Gonesse, et les répercussions favorables pour les Gratiennois.es qu’aurait le projet d’une ceinture maraîchère sur ces terres, les plus fertiles d’Europe.

Souhait de Motion pour le Conseil municipal de St-Gratien contre tout projet d’artificialisation des sols sur le triangle de Gonesse
 

Les élu.es du groupe « Saint-Gratien, solidaire, écologique et citoyen » proposent aux membres du Conseil municipal de Saint-Gratien réunis le 15 avril 2021, d’adopter cette motion pour encourager le développement d’un projet alternatif sur les terres agricoles du Triangle de Gonesse. Il s’agit d’œuvrer pour la mise en place du projet CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir), qui s’appuie sur les perspectives prometteuses de l’agriculture péri-urbaine et de la création d’activités liées à la transition écologique. Par ce développement de productions agricoles en circuits courts dans le Val d’Oise, l’objectif est d’augmenter l’approvisionnement des cantines de nos écoles et des collèges du département et/ou des EHPAD en produits bio.

« Le 04 décembre 2020, le Président de la République a annoncé l’abandon du projet « EuropaCity » sur les terres agricoles du triangle de Gonesse. Malheureusement, la reprise des travaux de construction d’une gare au milieu des champs de Gonesse, préalable à l’artificialisation d’au moins 110 hectares, a été annoncée début janvier 2021 et malheureusement déjà engagée.

Alors que les expert.es du climat lancent des cris d’alarme contre les conséquences catastrophiques de l’artificialisation des sols, nous, élu.es du conseil municipal de St Gratien, commune du Val d’Oise (95210), nous opposons à ce projet inutile et dispendieux, qui annonce la destruction des terres nourricières du Triangle de Gonesse.
 
Nous condamnons le recours à la force demandé par le gouvernement et la Présidente de la région à l’encontre des citoyennes et des citoyens décidé.es à empêcher la construction de cette gare le 23 février dernier.
 
L’État français a aujourd’hui la possibilité de prendre une décision historique concernant le devenir de ces terres puisque l’établissement public foncier d’Ile de France, qui contrôle aujourd’hui 110 hectares après l’expropriation des agriculteurs et agricultrices, peut s’il le décide, y mener un véritable projet d’intérêt général. Il pourrait permettre à la jeunesse francilienne et aux milliers de salarié.es touché.es par la pandémie un accès à des emplois dans les filières d’avenir comme celles de l’alimentation, du recyclage, de la mobilité durable, des énergies renouvelables, de l’écoconstruction et de la rénovation thermique des bâtiments.
 
Désormais, il appartient au Président de la République et à son gouvernement de faire clairement le bon choix sur ce dossier, de décider d’un acte fort en parfait adéquation avec les accords de Paris signés dans le cadre de la COP21, en prenant les décisions qui s’imposent pour que tout projet d’urbanisation du Triangle de Gonesse soit définitivement abandonné. Une fois cet abandon définitivement acquis, il deviendra alors possible d’imaginer un autre projet alternatif ambitieux pour le Triangle de Gonesse, plus en rapport avec la lutte contre les changements climatiques et pour une agriculture responsable. L’association « COLLECTIF POUR LE TRIANGLE DE GONESSE (CPTG) » (http://carmagonesse.com) œuvre pour la mise en place du projet CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir), qui s’appuie sur les perspectives prometteuses de l’agriculture péri-urbaine et de la création d’activités liées à la transition écologique.
 
Nous, élu.es du conseil municipal de St-Gratien, souscrivons pleinement à ce projet résolument tourné vers l’avenir et conforme aux nouvelles orientations de la région Ile de France quant au développement de la production agricole de proximité. »

Recul à Gonesse

Triangle de Gonesse : Castex ouvre la voie à l’artificialisation des terres

Article paru dans l’Humanité du vendredi 7 mai 2021, par Marie-Noëlle Bertrand

Le Premier ministre envisage l’extension du marché de Rungis et la réalisation d’une gare du Grand Paris sur les parcelles agricoles anciennement menacées par Europacity. Un recul monumental, dénoncent ceux qui les défendent.

Détruire des terres agricoles périurbaines pour créer un marché des circuits courts ? Absurde, et surtout hypocrite quand la vraie visée n’est pas dans les cageots mais dans les rails, réagissent de nombreux acteurs après la validation par Jean Castex des projets d’aménagement du Triangle de Gonesse, dans le Val d’Oise.

Le Premier ministre a présenté ce vendredi 7 mai son plan d’action économique pour le département. Dix-sept propositions sont posées sur la table, dont trois s’avèrent déterminantes pour l’avenir de la zone anciennement dédiée à accueillir le méga complexe Europacity. Le gouvernement entend désormais y réaliser une partie de l’extension du Marché d’intérêt national (MIN) de Rungis, ainsi qu’une cité scolaire internationale. Il maintient, surtout, son ambition d’y bâtir une gare, perspective qui, depuis plusieurs mois, attise la controverse.

600 hectares de terres arables

Pour rappel, le Triangle de Gonesse couvre une zone de plus de 600 hectares de terres arables. Situées dans le Val d’Oise et en limite de Seine Saint Denis, celles-ci comptent parmi les plus riches de France, agronomiquement parlant, et même d’Europe. En 2006, était néanmoins lancé un vaste projet d’aménagement visant à en urbaniser près de 280 hectares. C’est là que les promoteurs du méga complexe de commerces et de loisirs Europacity prévoyaient de l’enraciner. Afin de le desservir, une gare avait été prévue dans le cadre du Grand Paris Express. L’opposition que les perspectives ont suscitée en a décidé autrement.

En 2019, face à la fronde, Emmanuel Macron avait annoncé l’abandon d’Europacity. Reste à savoir quoi faire de ces terres. La question, désormais, ne concerne plus que les 110 hectares contrôlés par l’État et la région île de France, mais elle n’en reste pas moins électrique. Elle oppose plusieurs mouvements écologistes et partis de gauche, dont la FI et le PCF, à de nombreux élus locaux de la majorité ou du PS. Les premiers revendiquent de saisir l’opportunité que représentent ces terres pour y installer une agriculture biologique, à destination des marchés l’île de France, et continuent de réfuter tout projet d’artificialisation des terres, inclus celui de la gare. Les seconds voient dans la parcelle une opportunité de développer de nouvelles infrastructures pour soutenir la vie économique du département. Inclue la nouvelle gare, donc.

Extension du marché de Rungis

En juillet 2020, le haut fonctionnaire Francis Rol-Tanguy rendait un rapport faisant la part belle au projet agricole. Il est, pour l’heure mis de côté au profit d’un autre rapport, réalisé quant à lui par le préfet du Val-d’Oise, Amaury de Saint-Quentin. Remis au Premier ministre en décembre 2020 celui-ci évoquait le principe d’installer une extension du marché de Rungis. C’est cette option qu’a donc retenue le gouvernement.

Un non-sens, dénonce aujourd’hui le Collectif pour le triangle de Gonesse (CPTG) qui rassemble les défenseurs de la zone. « On voit bien que détruire des terres agricoles pour vendre des produits bio et en circuit court, c’est une idée totalement aberrante », souligne, dans un communiqué, Bernard Loup, son président. L’annonce de Jean Castex ne sert qu’à légitimer la construction de la gare, devenue injustifiable depuis l’abandon d’Europacity, insiste le collectif. Véritable cheval de Troie de l’urbanisation de la zone, sa réalisation offrirait à son tour une justification à de nouveaux projets, alerte le CPTG. « Avec un tel projet, le gouvernement retombe dans les errements du passé », souligne Bernard Loup. « Il perd tout le crédit gagné lors de l’annonce de l’abandon d’EuropaCity en novembre 2019. »

Tarifs exceptionnels

Suite de notre compte-rendu du Conseil municipal de Saint Gratien le 15 avril 2021

Le Conseil municipal vote ensuite différents points concernant les services scolaires et périscolaires.

Nous votons contre la fixation de la grille des quotients familiaux. En effet, cette grille a été modifiée en mai 2015 par une refonte en profondeur qui établissait 10 tranches de revenus, déterminant la participation des familles. Elle a ensuite été revalorisée de 2% en septembre 2017, après donc deux ans de fonctionnement.

À présent la grille est restée 4 ans (sept. 2017/sept.2021) sans revalorisation. Cela pénalise les familles dont les revenus augmentent mécaniquement, et qui risquent ainsi de changer de tranche.

Nous avons demandé en commission scolaire la répartition des familles dans les différentes tranches. Cette information ne nous est toujours pas parvenue.

En 2019, seulement 74% des familles faisaient calculer leur quotient. 26% des familles se voyaient donc affecter automatiquement le QF 10. Qu’en est-il aujourd’hui ?  

Nous votons contre le règlement des prestations périscolaires.              

Alors qu’en commission scolaire, il nous avait été dit qu’un changement de date intervenait pour le règlement des factures par les familles, il apparaît lors du Conseil que ce n’est pas le cas… Comprenne qui pourra…

Nous voterons contre ce règlement car subsiste le problème récurrent de son article 3 qui prévoit la restriction d’accès aux services périscolaires en fonction de l’activité professionnelle des parents. Cette mesure est illégale. La restauration scolaire est un service public dont on ne peut restreindre l’accès pour des motifs qui n’ont rien à voir avec son objet. Le code de l’éducation prévoit en effet que l’inscription à la cantine des écoles primaires, lorsque ce service existe, est un droit pour tous les enfants scolarisés, sans qu’il puisse être établi aucune discrimination selon leur situation ou celle de leur famille. La convention des droits de l’enfant réaffirme la même chose. Faut-il répéter toute l’importance de la cantine ? Seul repas équilibré pour certains, moment de socialisation essentiel pour tous.  

La ville a eu recours à ces pratiques de refus d’inscription durant plusieurs années. Le maire indiquait que ce n’était plus le cas au dernier Conseil. Est-ce que des restaurants scolaires sont actuellement encore surchargés ? L’évolution des effectifs scolaires peut-elle faire craindre des problèmes d’accueil  dans les années à venir ? Que prévoit la ville dans ce cas ?

Hélas… ce débat n’aura pas lieu, puisque là encore, le maire déclare que nous ne devons nous exprimer que sur la modification apportée au règlement , et non sur celui-ci dans sa globalité ! Or, les années précédentes, nous votions bel et bien l’intégralité du document… Comprenne qui pourra… tout est bon pour nous faire taire.

Au passage, page 1 du règlement, la ville évoque le coût des prestations : il est indiqué que la ville y consacre 45,5% de son budget. C’est évidemment une coquille, et il faut plutôt comprendre que la ville prend en charge 45,5% du coût total de ces prestations.

Nous votons ensuite contre les tarifs des prestations périscolaires.            

L’augmentation pour la rentrée de septembre 2021 sera de 1%. Certes cela est mieux que les 2 ou 3% dont nous avions l’habitude ! Mais la situation de nombreuses familles avec la crise du Covid s’est dégradée, ces augmentations pèseront sur certains budgets. Et surtout, les tarifs gratiennois sont excessivement élevés par rapport à ceux des communes voisines, comme nous l’ont fait remarquer des parents d’élèves. Nous avons, nous aussi, fait des comparaisons avec les tarifs de 13 autres villes voisines.

La moyenne du tarif le plus bas est de 1,89€.

La moyenne du tarif le plus haut est de 5,29€.

Le tarif le plus bas à Saint Gratien s’élève à 2,18€ : il est donc 15% plus cher que la moyenne des 13 villes.

Le tarif le plus haut à Saint Gratien est de 7,47€. Il est donc 41% plus cher que la moyenne des tarifs des 13 autres villes !

De même pour les enfants hors commune ou fréquentation exceptionnelle..  le tarif lui aussi est exceptionnel :  9,20€ !

Quant aux tarifs du centre de loisirs, ils sont très élevés aussi : 22€ la journée au QF 10… et 37€ pour les enfants hors commune et non scolarisés dans notre ville : ceux des animateurs m’a-t-on dit ! Pour le personnel communal, la ville ne pourrait-elle pas faire un effort de modération ?

Enfin nous avons demandé en commission scolaire à connaître l’évolution de la fréquentation des différentes activités périscolaires sur les dernières années. Le maire en Conseil se contente de nous répondre, sans donner aucun chiffre,  que la fréquentation est en hausse et que cela est le signe de la satisfaction des usagers ! Mais nombre de familles se voient contraintes d’inscrire leurs enfants à la cantine pour des raisons d’activité professionnelle. Il serait intéressant de connaître la fréquentation de la restauration scolaire dans les différents quartiers de la ville.  

Nous votons pour la convention avec la Ligue de l’enseignement pour l’action « Lire et faire lire ».  

Cette association intervient dans les écoles sur les temps périscolaires en lisant des histoires aux enfants. Nous demandons le bilan de l’action avec tous les acteurs éducatifs concernés.  Combien de seniors interviennent ? Combien de classes ont bénéficié de cette initiative ? Pour combien de séances ?

Nous faisons remarquer qu’il est bénéfique que des associations interviennent auprès des écoliers ! Le maire nous disait les années précédentes ne pas souhaiter leur présence dans les écoles. Comprenne qui pourra…   

Nous votons pour l’initiative de remise de « prix » aux CM2. Il ne s’agit plus d’un dictionnaire, mais d’une calculette et d’un bon d’achat pour un livre. Regrettons que ni la commission scolaire, ni les enseignants, ni les parents n’aient été associés à cette réflexion… 

La ville y consacre 24€ par élève. Nous jugeons que ces crédits auraient pu évoluer. À l’inverse des tarifs de cantine qui sont augmentés chaque année, ils sont identiques depuis si longtemps que personne ne se rappelle depuis quand ils n’ont pas été réévalués.     

À suivre…