À la Une

Bienvenue sur le blog du Front de Gauche de Saint Gratien !

Vous trouverez ici des informations sur la vie locale de Saint Gratien, l’activité et les propositions de l’association du Front de Gauche gratiennois. Nous nous exprimons également sur les grands sujets de la vie politique nationale.

Nous nous faisons aussi l’écho du travail des deux représentants de la liste « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen« , élus en mars 2020 au Conseil municipal avec 12% des voix. Cette liste de gauche, écologiste et citoyenne porte des propositions en matière de solidarité, de transition écologique et de démocratie locale. 

Ce site vous est ouvert et apprécie les débats et les échanges ! Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

À Saint-Gratien, le Front de Gauche est constitué en association. Celle-ci regroupe des adhérents de différents partis, ainsi que des citoyens qui n’appartiennent à aucune organisation. Le comité local du Front de Gauche se réunit régulièrement à Saint-Gratien. Ses réunions sont ouvertes à tous, sans condition. Si vous souhaitez être invité et participer à ces rencontres, contactez le FdG à cette adresse : fdg.stgratien@laposte.net

Échos du Conseil (5)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche… 

Le Conseil examine ensuite une décision budgétaire modificative. Nous redemandons à connaître la liste des commerces détenus par la ville et la Saiem, et les exonérations dont ils ont, à juste titre, bénéficié lors de la crise sanitaire.

Une autre élue minoritaire demande à connaître si la ville a envisagé un renforcement de ses actions en direction des personnes en difficulté suite à la crise du Covid. Réponse très évasive du maire.

Nous questionnons sur le coût pour la ville des activités d’été, puisqu’il y a une subvention complémentaire de 28 260€ ; sur le coût total du marché de Noël, estimé ici à 62 600€, loin des « 30 à 40 000€ » annoncés en septembre ; sur la rénovation du site Internet, que nous apprenons via ce rapport ; demandons une explicitation de la baisse de 12,5% de l’activité du marché municipal qui engendre une moindre recette pour la ville. Nous n’avons aucune information non plus sur d’éventuelles moindres dépenses de la ville dans le domaine scolaire, avec des prestations de cantine et d’entretien des écoles moins importantes durant le confinement de mars/avril.

Aucune réponse ne sera apportée à ces questions, malgré notre relance…

En bref, la ville a connu dans la dernière période de moindres dépenses de fonctionnement pour 120 000€ et des recettes supplémentaires pour 25 000€, et donc un impact positif de 145 000€ par rapport aux sommes budgétées. Cette situation nous amène à proposer la prise en charge de masques pour les écolier.ères de la ville. Cette demande a été relatée ici : https://isabellevolat.fr/2020/11/21/echos-du-conseil-2-2/.

L’adjoint aux finances évoque alors de moindres recettes importantes à cause de droits de mutation en forte baisse. Or, le rapport présenté n’y fait aucune allusion. Fin de non-recevoir de notre proposition de la part du maire. Nous y reviendrons.

Le Conseil vote le règlement des structures de la petite enfance. Nous nous prononçons contre, car ce texte prévoit trois jours de carence en cas de maladie de l’enfant. Même si cette disposition est suggérée par la CAF, la ville peut tout à fait ne pas la reprendre dans son règlement. Le maire est aussi interrogé sur les critères d’attribution des places dans les différentes structures. Très simple, selon lui ! C’est la règle du premier arrivé, premier servi ! On pourrait imaginer plus judicieux en fonction de la situation des familles. On pourrait également inviter l’opposition municipale aux instances de décision. Et bien, ce sera « non ».

À suivre : les différents rapports relatifs à l’urbanisme, modification du PLU et requalification de la rue de Verdun.

Échos du Conseil (4)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche… 

Le débat sur les orientations budgétaires est une bonne occasion de monter que parfois dénommés « groupes d’opposition », nous sommes aussi force de « proposition ».

Nous suggérons tout d’abord d’appliquer l’augmentation prévue de +1,2% pour les « charges à caractère général » aux indemnités d’élu.es qui ont progressé, elles, entre 2017 et 2020, de +16%. Aucun autre poste de dépenses n’a connu une telle évolution. Nous insistons sur le fait que la crise aggrave la précarité mais que le budget du CCAS est immuable depuis des années.

Pour ce qui concerne les travaux, difficile de nous déterminer sur un document d’orientations budgétaires qui donne si peu de détails. Il est fait allusion à des investissements. Travaux dans les écoles : lesquels ? Développement durable : quelles actions ? Voirie : quels travaux ? Ces postes sont simplement cités sans qu’on en sache davantage. Quelles hypothèses ont été envisagées ? Quels ont été les critères de priorisation ? On ne sait rien. Difficile de débattre dans une telle absence d’informations. Nous revenons sur la charge de la dette, que la majorité se vante d’avoir réduit de 50% depuis 2014. Pour nous, cela signifie qu’en 2014, les frais financiers étaient de 50% trop lourds, suite à la contraction des emprunts toxiques en 2007. Leur allègement s’est traduit par un alourdissement significatif de l’encours de dette.

Est-ce cette remarque qui a énervé le maire ? Le fait est qu’il se lance alors dans une diatribe assez agressive envers notre groupe, accusé d’incohérence parce que nous critiquerions la dette tout en regrettant que de nombreux travaux restent en attente. Mais ne mélangeons pas dette toxique, celle pratiquée pour renégocier des emprunts nocifs pour les finances de la ville, et les indispensables emprunts pour réaliser des équipements qui bénéficieront aux habitants d’aujourd’hui.. et de demain. Nous n’avons jamais diabolisé la dette. Encore faut-il savoir pour quelle raison la ville emprunte. Ensuite le maire se lance dans une attaque contre cette opposition qui critique toujours mais qui ne propose jamais ! Nous devrions fournir un « tableau avec des plus et des moins ». Nous devrions être en capacité de dire quelle dépense nous augmenterions et quelle autre nous supprimerions. « C’est facile d’être incantatoire ! » Le maire nous rappelle « la réalité des dépenses publiques ». Les emprunts toxiques ? D’après lui, personne ne s’en méfiait à l’époque et il botte vite en touche en disant qu’il est facile aujourd’hui de donner des leçons. Il ne connaît pas ceux de Saint Gratien car il est élu depuis 2008, soit après leur contraction. Il nous reproche pour finir de ne pas travailler suffisamment nos dossiers.

Le maire oublie seulement -ou feint de ne pas savoir- que majorité et opposition ne sont pas sur un pied d’égalité au Conseil municipal. Nous avons si peu d’informations qu’il nous faut sans cesse aller à la pêche aux chiffres. Nous n’avons pas les services techniques de la ville pour réaliser des études avant travaux , ni le service financier pour les chiffrer et évaluer les subventions. Nous ne pouvons pas commander les études que la ville fait réaliser par des organismes extérieurs spécialisés avant toute opération lourde. Au passage, nous signalons que le Conseil municipal n’a jamais eu aucun retour des études préparatoires aux travaux du théâtre Jean Marais ou de la salle Georges Brassens. Bien sûr que nous avançons des propositions à chaque fois que nous le pouvons ! Mais le « tableau avec des plus et des moins » que nous réclame le maire est un exercice qui est impossible à la minorité qui n’a pas les manettes. Le maire le sait très bien et se fait un malin plaisir à nous fournir le minimum d’informations sur les postes de dépenses de la ville. Nous ne sommes pas dans la critique systématique, loin de là. Lorsque nous demandons pourquoi la ville a préféré réaliser des travaux de voirie plutôt que d’engager la rénovation du centre culturel du Parc, ou celle du centre de loisirs, nous sommes bien dans notre rôle. Enfin, il est facile pour le maire de ne pas endosser la responsabilité des emprunts toxiques ! Mais il a toujours été dans une majorité qui les a présentés d’abord comme « une bonne affaire », a tenté d’en minimiser les conséquences, a pratiqué l’omerta sur leur renégociation et son coût pour la ville, et n’en a tiré aucune leçon. C’est tout cela que nous regrettons au-delà de leur simple contraction en 2007, par la maire de l’époque, seule, sans l’avis du Conseil, et contre celui de son adjoint aux finances…

Enfin, nous reprocher d’arriver sans avoir suffisamment travaillé nos dossiers est particulièrement malvenu. Nous assistons à toutes les réunions, nous préparons sérieusement nos interventions, nous étudions tous les documents qui nous sont adressés, alors même qu’ils nous arrivent de plus en plus tardivement. Nous sommes présents en ville pour écouter les Gratiennois.es et échanger avec elles et eux. Que pourrions-nous faire de plus ? Souhaiter que le maire soit aussi rigoureux et exigeant avec ses propres conseiller.ères, peut-être…

À suivre…

Raguenets : où en est la maison de santé ?

Maison de santé à St Gratien : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

Une maison de santé va voir le jour prochainement dans le quartier des Raguenets à Saint-Gratien, lisons-nous dans « La Gazette ». Le maire « espère » y accueillir cinq médecins, dont deux généralistes, mais un reste encore à trouver.
Un psychologue et un cardiologue souhaiteraient rejoindre cette maison de santé.  

Nos remarques

Cela fait plus d’un an que le projet a été annoncé au Conseil municipal. Il a été repris dans le programme de l’équipe qui gère la ville. Nous l’en avons félicité à l’époque aux nom des Gratiennois-e-s, car cela faisait plus de 10 ans que nous leur avions indiqué que dans le quartier des Raguenets il y a une décroissance du nombre de praticiens et qu’on va petit à petit vers un désert médical.

– Interrogé par nos soins à plusieurs reprises et encore récemment en Conseil municipal sur ce projet, le maire nous assurait que « ça avance… » sans autre précision. On est donc content d’en savoir un peu plus par Gazette interposée.

– Si on compte bien : sur cinq médecins « espérés », il manque toujours un généraliste et un spécialiste. D’après nos informations, le généraliste retenu exerce déjà dans un cabinet situé… dans la tour jouxtant la maison de santé. Il ne s’agit donc pas d’une offre médicale supplémentaire pour le quartier. Juste un changement d’adresse.

– Il se dit aussi qu’un autre généraliste sollicité aurait préféré une offre plus intéressante de la ville… d’Épinay.

Effets de la crise sanitaire ou difficultés de recrutement des médecins ? Le fait est que les travaux de la maison de santé se sont terminés en septembre et qu’aucune date d’ouverture n’est annoncée. Il semble bien qu’il soit difficile de recruter !

Un projet très peu concerté

– N’ayant aucune information, nous nous interrogeons sur les motifs qui ont guidé le choix des spécialistes annoncés par La Gazette. Pourquoi un cardiologue quand St Gratien en compte déjà deux ?
Le conseil de quartier et le conseil citoyen ont-ils par exemple été contactés pour compléter l’appréciation des besoins médicaux de la population ? Une concertation que réalise tout élu qui veut réussir l’implantation d’un espace de soins dans sa ville…

– Les chiffres annoncés par « La Gazette » ne correspondent pas par ailleurs à ceux affichés sur les locaux. Notamment, le coût restant à la charge de la ville est de 322 700€ et non de 217 000 €. Ville qui suit de très près le chantier, puisqu’il nous a été dit que c’est la sénatrice (la maire, en fait ?) en personne qui a voulu choisir la couleur du carrelage… Couleur qui hélas n’a pas plu à l’un des médecins contactés, qui a imposé finalement une autre teinte…

Décidément un projet qui a du mal à se concrétiser alors que les besoins en soins et en prévention dans le contexte du Covid et de la grippe sont conséquents.

Retour sur l’historique de ce projet

Depuis des années, nous soulignions la nécessité d’une structure médicale aux Raguenets. Le projet municipal de maison de santé, structure privée, a été voté il y a plus d’un an, en 15 minutes – lors d’un débat encore tronqué, comme le Conseil en a l’habitude – au Conseil municipal de novembre 2019, c’est-à-dire en toute fin de mandat, et en toute opacité quant à sa préparation. La ville s’appuyait sur un rapport de l’ARS dont nous n’avions pas eu connaissance, et ce projet ne figurait pas dans le programme électoral de la majorité.

Sœur Anne, ne verrais-tu pas plutôt un Centre de Santé (CDS) aux Raguenets ?
Proposer des locaux ne suffit pas à attirer des praticiens dans les quartiers.
Les médecins recherchent de nouvelles formes d’exercice, des pratiques coordonnées, pluriprofessionnelles, et souvent un exercice salarié, avec l’assurance de concentrer leur temps sur l’activité médicale, sans avoir à gérer la lourdeur administrative d’un cabinet.

C’est pourquoi nous avions fait la proposition d’un « Centre de Santé municipal» (CDS), structure publique qui assure un accès aux soins à TOUS car pratiquant le tiers payant et aucun dépassement d’honoraires.
C’est précieux, à l’heure où un Français sur trois renonce à se faire soigner à cause de l’augmentation du reste à charge.
Le Centre de santé occupe une place particulière dans l’offre de soins. Il assure une politique de prévention et d’éducation à la santé sur des problématiques comme l’obésité, les violences conjugales…
C’est la santé au sens large qui est ici traitée, avec des passerelles vers le sport, la nutrition, en partenariat avec les structures sanitaires et sociales de la ville, le CCAS, les collèges…. Tout ce que ne fera pas obligatoirement une maison de santé, structure privée qui doit assurer une certaine rentabilité. Enfin, du moins quand les praticiens sont au rendez-vous…

Car le projet municipal tousse et peine visiblement à démarrer. Affaire à suivre.

S.B./I.V.

Échos du Conseil (3)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…

Le Conseil aborde ensuite les questions budgétaires : sujet essentiel !

L’adjoint aux finances présente le « rapport d’orientations budgétaires », étape obligatoire avant le vote du budget que notre commune adoptera le 17 décembre 2020.

L’occasion de débattre… en principe. Certain.es élu.es manifestent rapidement leur agacement dès que le débat dure quelques minutes et il faut rapidement passer au vote. Il y a pourtant eu un échange avec l’adjoint aux finances.

Si la forme du document présenté aux élus change par rapport aux années précédentes, nous regrettons qu’il donne finalement très peu d’informations, et notamment très peu d’éléments prévisionnels, alors que nous sommes au moment clé du premier débat d’orientations budgétaires en tout début de mandat. On aurait pu avoir des informations beaucoup plus consistantes en terme de prévisions. Peu d’éléments prospectifs : 2 pages seulement sur les 25 du document leur sont consacrées. Difficile donc pour nous d’avoir une vision sur les années 2021/2023, notamment pour les investissements.

Nous demandons des informations sur deux variations sur 2020 : les « produits des services » diminuent significativement (-300K€) entre 2019 et 2020, et les « charges générales » augmentent quant à elles de +800K€. La baisse des recettes s’explique par la crise sanitaire, et notamment par les moindres rentrées entre mars et juin (cantine et périscolaire, exonérations de loyers). La réponse à propos des charges générales est plus confuse et l’adjoint nous renvoie au prochain compte administratif en indiquant que ces chiffres pourraient être alors « corrigés »…

Sur les charges de personnel, nous interrogeons sur la progression du nombre de contractuels employés par la ville (80) qui représentent à présent 1 emploi sur 3. Selon l’adjoint, c’est l’effet là encore de la crise sanitaire car la ville a eu recours ponctuellement à des contrats déterminés à durée très courte. Sur les rémunérations, nous constatons que ce sont les primes qui augmentent : ce seraient les conséquences de l’évolution du régime indemnitaire au niveau de l’État, que la ville subit.

Pour la période 2021/2023, la ville annonce 9 millions d’investissements futurs. C’est peu au regard des investissements des périodes des mandats antérieurs (40 entre 2008 et 2014 et 20 entre 2014 et 2020). Pas de chiffres par contre en ce qui concerne les charges financières, ce qui aurait été possible puisque la ville emprunte à présent à taux fixe, ou encore sur la masse des impôts perçus sous forme de taxe foncière et d’habitation. Trop prématuré selon l’adjoint aux finances qui nous renvoie au vote du budget dans un mois.

Enfin, grand débat autour de la nécessité de connaître le PPI de la ville, plan pluriannuel d’investissement, élément central pour les prévisions. La loi « NOTre » (loi sur la nouvelle organisation territoriale) rappelle l’obligation de mettre en place ce plan pour chaque mandat. Un document capital en terme de pilotage, mais aussi pour l’échange entre les élus, a fortiori en début de mandat. La CADA reconnaît qu’il s’agit d’un document autonome et communicable, de même que le tribunal administratif, et non d’un document à usage interne de la majorité municipale. Nous demandons donc à connaître ce document pour la durée du mandat 2020/2026. Trop d’incertitudes, d’après l’adjoint aux finances qui évoque les « impondérables » liés à la situation particulière que nous connaissons. Il ne lui paraît pas raisonnable d’annoncer aujourd’hui les investissements de 2026 (ce n’était pas notre demande) et nous renvoie au projet municipal de la liste UPSG, présenté en mars 2020…

Le seul chiffre qui nous est donné est celui de 9 millions pour les 3 ans à venir. Comment vont-ils se répartir ? Mystère… cela dépendra des urgences et des moyens de la ville pour l’adjoint, qui déclare ne pas le savoir à ce stade. Mais pourtant la réhabilitation de la salle Georges Brassens est d’ores et déjà actée pour 2021 à hauteur de 2 millions.. et une autre échéance est connue, c’est celle des travaux de la salle d’armes, qui doivent être terminés pour les JO de 2024. Pas moyen d’en savoir davantage, la municipalité nous renvoie au mois de décembre pour le vote du budget primitif… nous aurons alors le détail des travaux de 2021. Pour les autres investissements… Qu’en sera-t-il de la bibliothèque de Motordu, du centre Camille Claudel, du centre du Parc, ou le centre de loisirs Fossiez ? Faudra-t-il attendre 2024, 2025 ou 2026 ? Réponse ? Si des urgences s’imposent… elles seront prises en compte.

Enfin, que répondre aux associations confrontées au manque de salles municipales sportives ou culturelles disponibles ? N’y a-t-il pas là urgence ? Ce sont des éléments qui auraient pu être mis en débat pour bâtir un plan d’investissement sur les prochains exercices budgétaires. Les plannings sont « serrés » reconnaît l’adjoint, mais c’est pour lui « l’ordre normal des choses ».

Tout le monde sait que le monde associatif souffre actuellement gravement de la crise sanitaire. Quel signal envoie la ville en prévoyant une augmentation de.. 0% des subventions municipales ? Réponse ? Trop d’incertitudes ! Quand vous serez maire de la ville… Voilà un argument récurrent mais bien peu budgétaire que le maire brandit à chaque fois qu’il n’a pas envie de poursuivre les échanges.

À suivre…

Échos du Conseil (2)

Des masques pour les écoliers et écolières : le détail de notre proposition, faite en Conseil municipal le jeudi 19 novembre 2020

Lors de la présentation d’une «  décision modificative », c’est à dire d’actualisation des prévisions au fur et à mesure des réalisations budgétaires, nous apprenons que la section « fonctionnement » du budget est revue de la façon suivante  : + 25 000€ de recettes, et 120 000€ de dépenses non effectuées pour cause de Covid (marché de Noël annulé par exemple… ). Il y a donc +145 000€ dans la partie « fonctionnement » du budget de la commune.

Nous proposons alors que la ville prenne en charge l’achat de masques pour les écolier.ères de la ville.

En effet, le port du masque est dorénavant obligatoire à partir de 6 ans. Les élèves des écoles élémentaires doivent le porter durant leur journée d’école. Il est recommandé de le changer toutes les quatre heures. Deux masques par jour au minimum sont donc nécessaires, sachant que certains enfants peuvent être présents dans les locaux scolaires durant beaucoup plus longtemps que les seules heures de classe. Cet équipement peut représenter une lourde charge financière pour les familles. Notre proposition est que la ville fournisse à tous les écoliers et écolières des écoles élémentaires deux masques lavables, comme cela a été fait pour les Gratiennois.es au printemps dernier. Nous évaluons la dépense à 5 000€, pour environ 1500 élèves. Un coût qui reste modique pour le budget communal.Pour mémoire, le budget « fonctionnement » de la ville est de 26 millions d’euros. De plus, la ville a connu de moindres dépenses pour les écoles en 2020 : annulation de projets des classes de CM2 notamment, donc des économies pour la ville à hauteur de 20 000€, ainsi certainement que des coûts inférieurs de restauration scolaire et d’entretien des locaux suite au confinement du printemps, non encore chiffrés.

Nous demandons que cette proposition d’achat de masques soit soumise au vote du Conseil.

La réponse du maire et nos commentaires

Cette proposition ne sera pas soumise au vote des élus. (Pourquoi?) Le Covid a coûté plus cher à la commune que cela ne lui a rapporté. (Ce n’est pas démontré dans le document budgétaire que nous avons sous les yeux. Notamment la ville a fait des économies sur ses dépenses en direction des écoles. C’est une partie de ces sommes que nous voulons réaffecter en direction des familles.) Le choix de la ville pour les masques a été d’acheter des boîtes de masques jetables pour les enfants. Nous avions acheté des masques pendant la première période pour les habitants parce qu’ils n’étaient pas disponibles. Aujourd’hui on trouve des masques partout. (Notre propos n’était pas de dire que les masques étaient introuvables, mais bien qu’ils sont chers pour les familles.) Toutes les autorités considèrent aujourd’hui que les masques chirurgicaux sont lavables 10 fois. (Possibilité évoquée mais nullement confirmée officiellement.) Par conséquent, on a préféré faire au cas par cas et évidemment on ne va pas en faire la pub. (Cela ressemble davantage à de la charité qu’à une solidarité municipale.) Mais quand dans une structure un enfant n’a pas de masque, on a des masques chirurgicaux jetables à donner. (Nous évoquions les écoles et non les accueils de loisirs. Dans les écoles, quelques masques disponibles pour les enfants non pourvus, ont été fournis par l’Éducation nationale.) Ensuite il y a des problématiques, pour être très transparents, entre les plus jeunes enfants et les plus âgés, parfois la taille des masques est différente. Donc l’écueil que connaissent beaucoup de villes alentour c’est que pour certains enfants le masque est trop petit, pour d’autres il est trop grand. (Grave problème qui empêcherait toute fourniture de masques aux enfants ? Un peu de sérieux !) Donc on préfère traiter au cas par cas notamment dans le périscolaire pour les enfants qui n’ont pas de masque. (Une nouvelle fois, le maire répond à côté, nous visions les élèves des écoles, autrement plus nombreux que ceux fréquentant les accueils de loisirs.)

Une réponse donc absolument pas convaincante, très laborieuse et ne répondant pas à notre suggestion.

Notre conclusion : la ville n’est donc pas prête à dépenser 0,019% de son budget de fonctionnement pour un petit coup de pouce aux familles qui subissent durement les effets de la crise sanitaire. 

Échos du Conseil (1)

Saint Gratien : quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…

Assez chaude ambiance pour cette séance. Chaude, mais pas chaleureuse.

Premier échange sur le procès-verbal de la séance du mois de septembre.

Nous faisons tout d’abord remarquer que c’est la première fois que le Conseil se déroule sans public, pour raison de crise sanitaire. Or, les séances municipales sont publiques. La solution pour le temps que la crise durera ? Diffuser la séance sur Internet. De nombreuses communes le font. C’est bon pour la démocratie que les citoyens soient informés du travail des élus. Nous questionnons aussi sur l’horaire inhabituel. Pourquoi un Conseil à 18h30 ? Cela a des répercussions négatives pour les élus qui ont une activité professionnelle. D’ailleurs plusieurs élus arriveront après le début de la séance.

Sur le PV de la séance du 24/09 : ce document est important puisqu’il retrace les principaux échanges entre élus. C’est essentiel pour les citoyens qui veulent être informés, particulièrement depuis le mois de mars dernier, où le public n’est accueilli que de façon très réduite, voire plus du tout. Il importe donc que le PV reflète correctement ce qui a été prononcé, et de manière suffisamment complète.

Nous avons reçu celui-ci le 16 novembre, c’est à dire quasiment 2 mois après la séance, ce qui ne facilite pas la relecture! De plus, nombre de nos interventions sont cette fois-ci, mal retranscrites.

Quelques exemples. Le PV nous fait dire à propos des majorations des indemnités d’élus, sujet crucial de la séance de septembre, que nous demanderions « le non report des majorations des indemnités » Contresens absolu, puisque nous réclamions exactement l’inverse, à savoir de  « ne pas réactiver ces majorations » !

Nous pointons une dizaine de corrections au total afin que nos propos soient correctement retranscrits, et compréhensibles.

Sachez que ce PV comportait 48 pages, ce qui pourrait laisser penser qu’il est particulièrement détaillé, comme le maire essaie de nous le faire croire à chaque fois que nous demandons des rectifications. Sauf que sur 48 pages, il y avait cette fois-ci 8 pages reprenant les décisions du maire, 8 le rapport sur la Saiem, 4 les tableaux des indemnités, 3 les questions orales. Sur 48, la majorité des pages sont donc consacrées aux rapports présentés, et environ 9 seulement aux débats… en gros, 20%, ce qui n’est donc pas exceptionnel.

Que répond le maire ? Sur la vidéo : dans la salle Georges Brassens, ce serait compliqué. Pourquoi ? Mystère. Cela imposerait des frais très importants pour la commune. Mais combien? Mystère. Selon lui, les Gratiennois peuvent s’informer avec le PV sur le site de la ville et c’est suffisant. L’horaire avait été fixé au temps du couvre-feu. Quant aux modifications demandées, elles seraient « de l’ordre sémantique » et certaines seront acceptées. Mais lesquelles ? Mystère.

Le Conseil respecte ensuite une minute de silence pour les victimes des récents attentats, et rend notamment hommage au professeur Samuel Paty.

Nous votons ensuite une avance de trésorerie pour l’association « Cercle des arts », tout en soulignant l’anomalie entre la présence d’élus au conseil d’administration de cette association, et notre non-information du problème qui entraîne aujourd’hui un besoin d’avance financière.

En effet, la ville est représentée par trois élus au CA : pourquoi si ce n’est pour alerter en cas de problème ?

« Difficultés de personnel » : il s’agit d’un licenciement qui a entraîné un recours aux prud’hommes et un jugement défavorable à l’association. Ce n’est pas rien puisque cela a tellement «fragilisé son budget » que le versement des salaires des professeurs est en jeu. Le rapport dit que « la ville suit de manière très attentive la gestion financière de l’association »… Ce serait bien de nous en informer par souci de transparence, et partant du principe que les difficultés de l’association ont des répercussions pour l’action de la commune, nous devons être informés. Autre souci : cette avance de trésorerie remboursable apparaît dans le budget comme une subvention…

Nous faisons des propositions pour éviter ce genre de situation : que l’opposition soit représentée au CA des associations les plus importantes ; que le vote des subventions aux associations soit accompagné d’une courte présentation : nombre d’adhérents, objet, état de la trésorerie ; que les élus qui siègent aux conseils d’administration des associations fassent un retour au Conseil municipal. L’adjoint aux finances le dit : « on étudiera leur situation sur la base de ce qu’elles présenteront ». Ce sont donc bien des informations que les élus doivent avoir pour voter les subventions en connaissance de cause. Un peu de transparence ne nuit pas… Sans surprise, le maire n’est pas favorable à une telle évolution des pratiques…

À suivre : les échanges sur les orientations budgétaires et une décision modificative au budget 2020.

Tribune des élu.es

Le magazine municipal de novembre/décembre 2020 vient de paraître et est en cours de distribution dans Saint Gratien.

À lire ci-dessous la « tribune libre » parue dans ce numéro. Le règlement du Conseil municipal nous accorde 1000 signes pour cette expression, écrite au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». 

Émotion et effroi après les meurtres de S. Paty et ceux de Nice.

Comment lutter contre la haine et l’ignorance, germes du terrorisme ? Ni la violence, ni la restriction de nos libertés, ni la division et la stigmatisation ne sont la solution. Face à la barbarie, à une idéologie liberticide et obscurantiste, notre réponse : la culture, l’éducation, la connaissance. C’est en reconstruisant une République plus juste et plus forte que nous nous défendrons.

Donnons à l’école les moyens nécessaires pour former des citoyen.nes éclairé.es : des moyens humains, matériels, des enseignant.es formé.es, respecté.es, avec l’ambition d’une culture de haut niveau pour tou.tes.

À l’échelon municipal, on peut agir pour le bien commun, sans rien gommer de la diversité de nos habitant.es. Apprenons les un.es des autres sans réduire nos libertés. Appuyons-nous sur l’intelligence collective, informons, concertons. Ne prospérons pas sur la peur et la haine. Ce sont les mots des terroristes, pas les nôtres.

Isabelle Volat, Stéphane Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Une toute petite fenêtre

Le règlement du Conseil municipal prévoit la possibilité pour les groupes qui y sont représentés de poser des « questions orales« .

L’exercice est sévèrement encadré : cinq questions maximum, à déposer par écrit 48 h avant la séance ; pas de présentation de la question par ceux qui l’ont posée ; pas de débat après la réponse du maire.

Pourtant, nous utilisons cette toute petite fenêtre pour interroger sur des sujets qui préoccupent les Gratiennois.es.

Voici nos questions pour le prochain Conseil, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

Réponses (ou pas…) le jeudi 19 novembre 2020. 

1. Écoles

Depuis le re confinement, nous n’avons pas eu d’information sur le nouveau protocole sanitaire mis en place dans les écoles maternelles et élémentaires : désinfection des locaux par le personnel communal ou la société Saturne chargée de l’entretien des écoles, encadrement lors du temps de cantine pour assurer la distanciation physique, aération régulière des locaux (quand on sait que certaines fenêtres d’écoles sont condamnées).

Nous avions demandé en septembre que les groupes de travail «Covid» soient pérennisés afin de suivre l’évolution de la situation sanitaire, et les aménagements qui s’ensuivent. Cela n’a pas été le cas et la dernière commission scolaire date du 16 septembre. Celle planifiée le 9 novembre a été annulée la veille de sa tenue.

Par ailleurs, la convention avec le prestataire Sogérès pour les cantines arrive à échéance en 2021. Nous proposons un sondage auprès des parents dans le cadre de suggestions à insérer dans un nouvel appel d’offres.

Enfin, il est fait état d’un arbuste de type chèvrefeuille, dont les branches donnent sur la cour d’école de Pauline Kergomard. La toxicité des feuilles de cet arbuste a amené l’école à neutraliser une partie de la cour de récréation. Il semble indispensable que la ville intervienne auprès de la copropriété qui jouxte l’école.

Pourrions-nous avoir les informations nécessaires ?

2. Nid de frelons

Une circulation importante de frelons asiatiques est constatée dans une haie de lierre avenue de Catinat. La haie est située sur le domaine public et l’école Jules Ferry est à proximité immédiate. De nombreux piétons passent dans cette rue qui mène à l’école et au lycée.

Nous avons sollicité un connaisseur des hyménoptères. Voici sa réponse:

« La pose de barrière est une bonne procédure quand on ne trouve pas le nid, qui doit être dans les parages. Le lierre est le « drive » des frelons. Ceux-ci prélèvent les abeilles qui viennent butiner et leur ont échappé jusque là, et ils butinent aussi un peu le lierre fleuri.

Cette activité va durer le temps de la floraison.

Les frelons ne sont pas agressifs, ils viennent juste au ravitaillement, preuve que le nid n’est pas là.

Sinon, ils attaqueraient.

La protection de la zone est utile surtout au cas où cela surprendrait les gens : un frelon qui se coince dans les cheveux… un écart quand les voitures passent.

La priorité va être de trouver le nid, arbre, résineux, haie…

Il y a une quantité affolante de nids qui ont déjà été détruits dans la ville et les communes voisines.»

La ville n’aurait-elle pas pu être plus précise dans sa communication grand public qui de fait a généré beaucoup d’inquiétudes, comme l’illustre plusieurs posts à ce sujet sur des sites et réseaux sociaux de St Gratien, sur lesquels d’ailleurs des élus de la majorité sont intervenus en tant que modérateurs ?

3. Communication de la ville

Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé.

Quelle réflexion la ville a-t-elle engagée, au-delà de la refonte de son site Internet, comme nous l’apprenons par inadvertance via la décision modificative n°2, pour enfin assurer aux Gratiennois l’information performante et égalitaire à laquelle ils ont droit ?

4. Soutien au commerce local

Des villes voisines (Montmorency, Sannois…) ont mis en place une plate-forme regroupant les coordonnées des commerçants de la ville touchés par le confinement qui souhaitent continuer à travailler en «click and collect» et/ou par livraison.

Saint Gratien envisage-t-elle de mettre en place cette démarche, qui pourrait être très bénéfique pour les commerces contraints de fermer, et de la faire connaître via le site de la ville ?

5. Poubelles en centre ville

Nous constatons de façon récurrente que les containers à ordures sortis le mardi après-midi rue Berthie Albrecht débordent sur le trottoir de façon importante, occasionnant nuisances visuelles, olfactives et potentiellement sanitaires. Ce problème n’est pas récent, puisque nous le constations déjà au mois d’août (voir photo), bien en amont du confinement. Il concerne d’ailleurs également d’autres endroits de collecte de déchets du Forum.

Quelle solution peut-elle être envisagée ?

Conseil municipal de novembre 2020

Prochain Conseil municipal de Saint Gratien ce jeudi 19 novembre 2020.

Pour cause de Covid, la séance se tiendra à la salle Georges Brassens, plus vaste que la salle des mariages et permettant donc une distanciation physique plus aisée.

On a davantage de mal par contre à comprendre l’horaire de 18h30, fixé en temps de couvre-feu qui n’est plus en vigueur. Cela entraîne des difficultés pour les élu.es qui travaillent. Seule la ville croit qu’il est facile pour les salarié.es de demander, comme la loi certes le prévoit,  une autorisation d’absence à son employeur pour assurer son rôle d’élu.e. Ou tout simplement de se libérer de son travail à cette heure-ci…

Quant au public, il sera absent pour cause de confinement. La démocratie, elle, n’est en principe pas confinée. Les séances des Conseils municipaux sont publiques. Seul moyen d’assurer ce réglementaire -et bénéfique- caractère public : la diffusion de la séance en ligne. De nombreuses villes voisines ont mis en place ce système, qui permet aux citoyen.nes d’assister au travail de leurs élu.es.

C’est sain pour la démocratie, et simple à instaurer. Mais à Saint Gratien, il va falloir insister pour se faire entendre sur ce point. 

À suivre : nos questions orales

On aime le marché !

À Saint Gratien, le marché est municipal mais la ville a délégué sa gestion, par une procédure dite de « délégation de service public ».

La délégation de service public est plus précisément « un contrat par lequel une personne morale de droit public confie la gestion d’un service public dont elle a la responsabilité à un délégataire public ou privé, dont la rémunération est substantiellement liée au résultat de l’exploitation du service. »

C’est à la société « Mandon-Somarep » que la ville a confié la gestion de son marché municipal pour une durée de 13 ans, à partir de juin 2017.

Est-ce une opération intéressante pour la collectivité et pour les usagers du service ? Pas sûr.

Pour les finances de la ville, certainement, puisque le contrat prévoit le versement à la ville d’une redevance annuelle par le délégataire : 47 000€ en 2019 par exemple. D’autant plus juteux que la ville n’engage la plupart du temps aucune dépense pour son marché.

Pour l’activité du marché, c’est beaucoup moins sûr, puisque Mandon-Somarep, assuré de 13 années de gestion, peut se permettre de ne pas suivre ses obligations, comme par exemple celle de remplir à 90% les emplacements de la halle.

Le gestionnaire a certes réalisé en 2018 des travaux coûteux, mais de faible qualité et ô combien inadaptés ! Ainsi la surélévation des étals complique autant les déplacements des commerçants que la vue de clients sur les marchandises. La durée de ces travaux, qui ont perturbé l’activité commerciale, se sont de plus déroulés au moment même de l’ouverture d’un concurrent du marché, les Halles de l’Aveyron.

Les relations des commerçants avec le gestionnaire sont aussi loin d’être un long fleuve tranquille. Malgré la pose de compteurs individuels d’eau et d’électricité, les factures des commerçants sont toujours aussi éloignées de la réalité des consommations.

Le prix de la place, dont l’évolution est prévue selon une formule de révision incluse dans le contrat, augmente chaque année. Par exemple de +3,28% en janvier 2020. Cela fragilise l’existence même du marché, car en taxant exagérément les commerçants, on risque de les faire fuir : en 2018, sept ont quitté le marché. Cela n’est pas sans incidence non plus sur les prix pratiqués.

Quand l’offre se réduit et que la halle n’est plus qu’au tiers occupée, l’attractivité du marché est fortement ébranlée.

Nous avons avancé des idées pour redynamiser le marché, malgré la situation malheureusement figée jusqu’en 2030. La ville doit dépenser au profit du marché tout ou partie de la redevance qu’elle perçoit sur son activité. Elle doit associer les commerçants à sa gestion, et demander à Mandon de faire la clarté sur les coûts facturés de l’eau et de l’électricité. Elle peut agir pour favoriser une meilleure attractivité du marché, en le faisant davantage connaître, via le magazine de la ville par exemple, en élargissant le dispositif du « bus du marché », en y organisant des manifestations culturelles et associatives diverses, des permanences en plein air des élus, ce qui au passage serait aussi bénéfique pour la vie démocratique gratiennoise… en réservant le parking Hémonnot aux clients du marché le dimanche matin, en implantant un parc à vélos à l’intérieur même de la halle, en incitant à l’installation de nouveaux commerçants, en développant les produits locaux et bio, en réanimant la buvette… La liste n’est pas exhaustive.

Nous croyons en l’avenir du marché, lieu convivial de commerce de proximité. C’est un lieu de rencontres et d’échanges important dans notre ville. Il y a également au marché 40 à 50 emplois en jeu.

Notre marché est heureusement cette fois-ci resté ouvert en ce deuxième confinement ! Et il y a ces derniers jours sous la halle une foule inhabituelle qui se presse autour des étals. La preuve s’il en fallait que le marché reste un endroit apprécié, peut-être d’autant plus en cette période de crise sanitaire.