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Bienvenue sur le blog du Front de Gauche de Saint Gratien !

Vous trouverez ici des informations sur la vie locale de Saint Gratien, le travail des deux élus FDG au Conseil municipal, l’activité et les propositions de l’association du Front de Gauche gratiennois. Nous nous exprimons également sur les grands sujets de la vie politique nationale.

Ce site vous est ouvert et apprécie les débats et les échanges ! Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

À Saint-Gratien, le Front de Gauche est constitué en association. Celle-ci regroupe des adhérents de différents partis, ainsi que des citoyens qui n’appartiennent à aucune organisation. Le comité local du Front de Gauche se réunit régulièrement à Saint-Gratien. Ses réunions sont ouvertes à tous, sans condition. Si vous souhaitez être invité et participer à ces rencontres, contactez le FdG à cette adresse : fdg.stgratien@laposte.net

Il y a 77 ans…

JNR 5Ce mercredi 27 mai, cérémonie organisée à notre initiative devant le monument aux morts place de la mairie, pour commémorer la Journée nationale de la Résistance. Avec nous, des Gratiennois.e.s attaché.e.s à garder la mémoire de la Résistance et du Conseil national de la Résistance. Merci à elles et eux de nous avoir accompagné.e.s.

Après le dépôt d’un bouquet de roses rouges au pied du monument et la lecture à quatre voix du texte ci-dessous, c’est le « Chant des partisans » qui a clos notre hommage.  

27 Mai 2020, Journée nationale de la Résistance

Intervention devant le monument aux morts

Merci à celles et ceux qui nous accompagnent pour cet hommage.

Ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, célèbre la création du Conseil National de la Résistance. Né en 1943, en pleine guerre, il réunit huit mouvements de Résistance, six partis politiques et deux centrales syndicales.JNR 11

Cette journée rend hommage, aussi, à toutes celles et ceux qui ont combattu et à celles et ceux morts durant cette guerre. Dans la froideur des chiffres, entre 50 à 70 millions de personnes sont mortes, soit plus de 2% de la population mondiale, selon l’estimation la plus répandue.

Le paroxysme de la barbarie est atteint quand tuer l’ennemi ne suffit plus. Il faut l’exterminer, le rayer de la carte, au nom d’une insupportable théorie de la race supérieure et de la préférence nationale. Dans les camps de la mort du régime nazi, l’horreur se répand sans limites, au service d’une obsession démente : l’anéantissement des juifs d’Europe.

JNR 10La haine de l’autre, le refus de la différence nourrissent une bête immonde jamais rassasiée. Parce qu’ils sont juifs, tziganes, communistes, syndicalistes, socialistes, résistants, homosexuels ou handicapés, des hommes, des femmes, des enfants font figure de parasites à éliminer.

C’est face à cette idéologie délirante qu’une certaine France va se lever.

Une France courageuse et déterminée, qui dit « non » à l’envahisseur et « oui » à la Liberté. Le 18 juin 1940, alors qu’une partie de notre pays est occupée par les Allemands, le Général de Gaulle lance depuis la BBC son appel à la Résistance.JNR 12

La veille, à Draguignan, Charles Tillon, membre de la direction du PCF, lançait lui aussi  son appel au « peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, les commerçants, les artisans, les intellectuels, les soldats, les marins, les aviateurs encore sous les armes à s’unir dans l’action ».

La Résistance, née du plus profond des peuples, joua un rôle déterminant dans maints pays occupés, des montagnes de la Yougoslavie aux maquis du Limousin. C’est à eux qu’il nous faut penser aujourd’hui. Levés pour refuser l’inacceptable, ils combattirent le fascisme au péril de leur vie, de celle de leurs proches.JNR 13

Gaullistes, militaires et hommes blessés de voir la nation abaissée, vendue aux ambitions d’idéologues lointains ;

Hommes de foi qui ne pouvaient supporter le traitement infligé à des hommes, des femmes, fils et filles de Dieu selon leurs conceptions ;

Communistes, antifascistes résolus qui avaient refusé le putsch de Franco ou la capitulation de Munich, déterminés à défendre la classe ouvrière et le bonheur commun.

De nombreux jeunes, hommes et femmes, de toutes confessions, politiques, religieuses ou syndicales, se mobilisent, prêts à en découdre, les armes à la main.JNR 3

Parmi eux, des combattants d’origine étrangère, recrutés au sein des FTP MOI comme le poète arménien Missak Manouchian, prêts à sacrifier leur vie pour leur pays d’accueil, au nom d’un idéal partagé, celui de la liberté et de la République. Avec ses camarades, ils sont fusillés le 21 février 1944

Ils sont l’orgueil de notre peuple qui ne plie pas devant l’abominable.

Ce 27 mai 2020, nous voulons célébrer la naissance du Conseil National de la Résistance et l’incroyable défi que se sont fixés des hommes et des femmes d’imaginer la France dans laquelle ils rêvaient de vivre pour restaurer la République des Lumières.

Deux ans après, dans une France en ruine, un gouvernement réunissant des ministres gaullistes, de la SFIO et du PCF, reconstruisent le pays en faisant le choix de mettre en œuvre des avancées sociales, économiques et politiques majeures, complétant les conquêtes, quelques années plus tôt, du Front populaire : les femmes votent pour la première fois le 29 août 1945, la Sécurité sociale est inventée et mise en place, tout comme notre système de retraite par répartition, le gouvernement nationalise les Houillères, Renault, les banques de dépôt et la Banque de France, l’électricité et le rail. Le droit à l’éducation et à la culture pour tous est instauré.

JNR 4Cette actualité de la Résistance est tellement vivante aujourd’hui. À l’heure où tout le monde s’interroge sur les moyens de reconstruire nos pays, mis à l’arrêt par la pandémie.

Car cette pandémie que nous continuons d’affronter, dans toute sa brutalité, met elle aussi au cœur du débat le choix de société dans lequel nous voulons vivre, en portant l’exigence de traiter en profondeur les racines du mal.

Elle révèle au grand jour les conséquences de ce modèle économique sur nos vies; un modèle dédié à la finance qui a misé sur la course au profit, l’exploitation des êtres humains, des ressources naturelles, choisissant d’affaiblir le rôle des États et de ses services publics.

Pour terminer, nous avons évoqué la mémoire locale de cette période. 

Notre ville a gardé dans ses noms de rues, d’écoles, de places, la mémoire de la Résistance. Jean Zay, Jean Moulin, Danielle Casanova, Berthie Albrecht, de Gaulle, Gabriel Péri, Pierre Brossolette… des noms connus dans toute la France mais aussi des résistants et résistantes gratiennoi.e.s : Suzanne Barroul, Jean Poiré, Maxime Hébert, Daniel Prunotto, Robert Joubel, Marcel Laroche, Georges Didou.. Cette liste n’est pas exhaustive.. Parce que trop souvent, leur vie et leurs actions sont ignorées, nous allons réitérer notre demande à la ville d’enrichir les plaques de rues d’une ou deux phrases présentant la personnalité qui a donné son nom.

Le Chant des partisans

JNR 1

 

 

Volte-face

6 mai 2020, le maire s’adresse aux parents :

« Vous comprendrez que je ne peux pas, en toute conscience, prendre la décision d’ouvrir les écoles, la restauration scolaire, les accueils périscolaires, les accueils de loisirs et les crèches dans ces conditions. « 

Magazine de la ville de mai 2020, éditorial du maire :

« J’ai souhaité reporter la réouverture des crèches et des écoles gratiennoises à la rentrée scolaire du mois de septembre 2020. »

Magazine de la ville de mai 2020, page 10 :

« Le maire a décidé de rouvrir les écoles de Saint Gratien, pour l’ensemble des élèves, en septembre 2020. Afin de préparer la rentrée 2020-2021 dans les meilleures conditions, la municipalité a décidé de créer un groupe de travail. »

26 mai 2020, le maire écrit aux parents

« En conséquence, à partir du mardi 2 juin, nous pourrons mettre à disposition de l’Éducation nationale, 3 classes dans 7 écoles élémentaires et 2 classes dans 4 écoles maternelles. La ville assurera la restauration scolaire, l’accueil périscolaire et l’accueil de loisirs du mercredi. » 

Dictionnaire Larousse :

Volte-face  :

1- Mouvement par lequel on se retourne du côté opposé à celui qu’on regardait : faire volte-face.

2- Brusque changement d’opinion, de manière d’agir : les volte-face d’un homme politique.

lettre maire mai 2020

lettre maire mai 2020 bis

Journée nationale de la Résistance

Nous commémorerons ce mercredi à Saint Gratien la Journée nationale de la Résistance. Je vous invite à nous accompagner, si vous le désirez.

Ci-dessous, le message annonçant cette initiative, qui est largement ouverte à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent garder vivant l’esprit de la Résistance.
 
Dans le calendrier des commémorations nationales, la date du 27 mai est celle de la Journée Nationale de la Résistance.

Les communistes de Saint Gratien commémoreront le 27 mai en déposant un bouquet aux monuments aux morts.

Cette date correspond à la première réunion du Conseil National de la Résistance (CNR), il y a 77 ans. Né en 1943, en pleine guerre, le CNR réunit huit mouvements de Résistance, six partis politiques et deux centrales syndicales. Deux ans après, dans une France en ruine, un gouvernement réunissant des ministres gaullistes, de la SFIO et du PCF, reconstruisent le pays en faisant le choix de mettre en œuvre des avancées sociales, économiques et politiques majeures. Le programme du CNR fut adopté le 15 mai 1944, à l’unanimité de ses composantes communiste, gaulliste, socialiste, centriste… Cette actualité de la Résistance est tellement vivante aujourd’hui, à l’heure où tout le monde s’interroge sur les moyens de reconstruire nos pays, mis à l’arrêt par la pandémie.

Saint Gratien garde le souvenir de la résistance au travers de nombreuses places, rues et écoles : Jean Zay, Jean Moulin, Pierre Brossolette, Gabriel Péri, Danielle Casanova et bien d’autres encore, ainsi que le souvenir de résistants locaux tels que Suzanne Barroul, Maxime Hébert, Robert Joubel… C’est à eux aussi que nous penserons le 27 mai.

Nous vous invitons, en ces temps où subrepticement  le thème des « Jours heureux » est galvaudé – y compris par le Président de la République – à nous accompagner, si vous le souhaitez.

Rendez-vous place Gambetta, sous le gros cèdre, ce mercredi à 18 heures.

La ville et son équipe dirigeante, qui ne commémore pas cette journée, est prévenue et invitée à notre initiative.

Nous respecterons les consignes de sécurité sanitaire.
Merci à vous si vous souhaitez diffuser cette information.
  
Stéphane Bauer et Isabelle Volat

En annexe, le texte « Des jours heureux » de Monique Chemillier-Gendreau, juriste, professeure émérite de droit public et de science politique à l’université Paris-Diderot, spécialiste de droit international et de la théorie de l’État
Des jours heureux MCG

2020-05-27-commemoration-journee-nationale-resistance

Préparer la réouverture

SG ferryVoici le courrier que nous avons fait parvenir à la nouvelle maire-adjointe aux affaires scolaires, lui demandant d’organiser la concertation afin de préparer la réouverture des écoles dans les meilleures conditions possibles. Les sept écoles élémentaires et trois maternelles pourraient rouvrir à Saint Gratien dès le 2 juin, pour de petits groupes d’élèves.  

Le 24 mai 2020,

Objet : Demande de convocation de réunions ad hoc, dans l’objectif de préparer la reprise des cours dans les écoles de St Gratien, avec les directions d’écoles, les représentants des enseignants, des personnels municipaux qui interviennent dans les écoles de la ville et les parents d’élèves. SG grusse

             Madame,

            Suite à votre désignation comme adjointe au maire en charge des affaires scolaires, nous venons vers vous pour vous faire part des demandes que nous avions soumises à votre prédécesseure (cf. notre communiqué de presse en date du 19 mai et notre lettre à M. Le Maire n°6).

            Nous notons tout d’abord, l’évolution très positive que constitue, à nos yeux la décision de réouverture des écoles, qui finalement semble avoir été prise la semaine passée, après des communications qui fixaient une fermeture jusqu’en septembre.

SG JJAfin de réussir le mieux possible cette réouverture dans un contexte complexe et inédit, il nous semble que comme dans les autres villes du Val d’Oise, cela doive se faire en coopération avec les acteurs de la communauté éducative. Il nous semble aussi important avant même que soit constituée la Commission des affaires scolaires, que vous réunissiez au plus vite, dans le cadre de réunions ad hoc[1] (dans un format qui avait été, par exemple, énoncé pour des réunions en juin, dans le courrier du 6 Mai de M. Bachard), dans l’objectif de préparer cette reprise, les directions d’écoles, les représentants des enseignants, des personnels municipaux qui interviennent dans les écoles de la ville et bien entendu les parents d’élèves. Les médecins et infirmières qui interviennent dans nos écoles seraient également les bienvenus.SG JZ

            Il nous semble, par ailleurs, que la problématique et les effets néfastes de non ouverture et/ou d’annulation de prestations se pose aussi pour les crèches, les centres de loisirs, les séjours d’été.

            Aussi, il nous apparait important que les réflexions qui se sont traduites par une réouverture des écoles soient élargies à d’autres pans d’activité ou prestations vers la jeunesse. L’été 2020 sans aucune activité proposée pourrait être difficile à supporter aux jeunes Gratiennois, et ce d’autant que les départs familiaux vers l’étranger resteront aussi très vraisemblablement limités.SG PK 3

            En espérant que nos demandes soient entendues, nous vous prions de croire, Madame l’adjointe au maire aux affaires scolaires, à l’expression de nos salutations distinguées.

Isabelle Volat et Stéphane Bauer

[1] Auxquelles devraient être associées des élu-e-s de l’opposition

Embrouillamini à Saint Gratien

La presse locale se fait l’écho de l’embrouillamini gratiennois sur la réouverture des écoles. En effet, après avoir clamé qu’il ne rouvrirait pas les établissements scolaires avant septembre, le maire semble entamer un rétropédalage, sous la pression des parents d’élèves et du Préfet. Nous nous sommes exprimés sur cette question, demandant qu’elle fasse l’objet d’une large concertation avec toutes les parties intéressées. Cela reste d’actualité, car la réouverture est une affaire complexe, qui doit être travaillée en partenariat avec les enseignants, les parents, le personnel, et les élus.  Les élus ? Ceux de la majorité municipale n’étaient hier, à la sortie du premier Conseil municipal, pas au courant de la volte-face du maire. Quant à nous, ce n’est pas non plus via la ville que nous l’avons apprise. Transparence ? 

Ci-dessous, l’article de La Gazette.

Val-d’Oise. Vers une réouverture d’écoles le 2 juin à Saint-Gratien

Le maire de Saint-Gratien (Val-d’Oise) s’entretiendra, lundi 25 mai, avec l’Inspection d’académie sur une probable réouverture de classes le 2 juin.

Les écoles de saint-Gratien (Val-d’Oise) devraient rouvrir le 2 juin, avec un effectif limité à 36 élèves par établissement.

Julien Bachard, le maire (Lr) de Saint-Gratien (Val-d’Oise) avait été l’un des premiers élus à s’opposer à un retour des élèves dans les établissements scolaires municipaux.

Le 29 avril, il avait écrit au préfet pour lui « signifier » qu’il ne souhaitait pas la réouverture des écoles et des crèches dans sa commune le lundi 11 mai.

Sous la pression de parents d’élèves, la Ville lâcherait du lest.

Un retour en classe serait possible « à partir du 2 juin », confirme le maire réinstallé dans son fauteuil samedi 23 mai.

La Ville avait décidé que l’accès des élèves à l’école ne se ferait pas avant la rentrée de septembre.

Saint-Gratien reste, avec Beaumont-sur-Oise, une commune du département à ne pas envisager de retour à l’école avant la rentrée.

« Toutes les classes du CP au CM2 seraient concernées, mais par trois groupes de 12 élèves par classe, soit 36 enfants par école. Les élèves n’auraient pas forcément leur enseignant. Trois maternelles rouvriraient aussi, pour 16 enfants de grande section. Les enfants, dont les deux parents travaillent, seraient prioritairement accueillis », avance Stéphane Bauer, élu de l’opposition de gauche et également membre de la Fcpe locale.

Des informations qu’infirme Julien Bachard qui doit s’entretenir, lundi 25 mai, avec l’Éducation nationale.

« Le choix des élèves qui seraient scolarisés, sera pris par l’Éducation nationale »

L’opposition de gauche, emmenée par Isabelle Volat et Stéphane Bauer, avait réagi aux décisions du maire et s’était jointe à la mobilisation des associations de parents d’élèves.

Le groupe municipal « Saint-Gratien solidaire, écologique et citoyen », déplore ainsi un manque de concertation de la mairie.

« Dans toutes les villes du Val-d’Oise, les acteurs de la communauté éducative se concertent sur la meilleure façon d’appliquer le protocole sanitaire et innovent pour que les écoles rouvrent progressivement dans les contraintes du dé confinement », souligne l’opposition.

« Nous demandons que la ville travaille rapidement, en concertation avec parents, enseignants, élus, personnel municipal, à un plan de réouverture des écoles et crèches, en réunissant une commission scolaire élargie, puis les conseils d’école », souhaitent les deux élus, alors que la sélection des enfants concernés par un retour à l’école serait faite « par la mairie et non par les enseignants », affirme Stéphane Bauer.

Vendredi 22 mai, Julien Bachard rassurait, « le choix des élèves qui seraient scolarisés, sera pris par l’Éducation nationale ».

Par Fabrice Cahen + La Gazette du Val d’Oise

 

Parole entravée

« C’est un conseil municipal peu ordinaire qui s’est tenu ce samedi matin à la salle Georges Brassens à Saint-Gratien » nous raconte Le Parisien. Le Conseil municipal avait en effet déserté la salle des mariages pour la salle des fêtes, plus vaste et permettant de respecter ses distances.

« L’objectif était qu’il y ait 4 m² par élu. Il y avait aussi l’obligation pour tout le monde de porter un masque » indique le maire, qui reconnaît ce que ces dispositions sont de nature à entraver la parole.

Si toutefois la parole de certains n’était pas suffisamment entravée, il suffit de leur refuser le droit d’intervenir, même s’ils insistent à plusieurs reprises. 

« De toute façon c’est un conseil d’installation, ce n’est pas un conseil de débats », argue-t-il.

Nous voilà rassurés ! Il existe donc des conseils municipaux « de débats » !

On a hâte d’y être.

« La disposition devrait être différente pour la prochaine séance qui doit se tenir le 4 juin et toujours dans la salle Georges Brassens« , poursuit Le Parisien. « La vraie différence, c’est qu’il y aura des micros. Il n’y a pas le matériel sur place donc il va falloir investir pour l’acheter », précise le tout nouveau maire. Aïe ! Investir ? Pourvu que la démocratie ne nous coûte pas trop.

En octobre 2017, pour la première élection de Julien Bachard, lors d’un Conseil municipal « d’installation », le virus ne circulait pas, et déjà le micro non plus ne circulait pas pour les élus de l’opposition.

Ci-dessous, la courte intervention que j’aurais faite ce matin si ma parole n’avait pas été si malencontreusement entravée.

Élection du maire

Le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » présente ma candidature. C’est une tout autre vision de la gestion municipale que nous proposons.

Trois priorités.

D’abord ce qui nous a tant manqué depuis le 15 mars : transparence et concertation

Ce que pendant la campagne nous avons appelé « envie de citoyenneté ». Écouter les habitants, les parents, les élus, les enseignants… ce n’est pas dessaisir le maire et sa majorité de leur rôle, mais leur permettre de prendre de meilleures décisions. La période que nous venons de vivre en est un parfait exemple.

« Urgence écologique » : pour des bénéfices en matière de santé, mais aussi de vivre ensemble, de commerces de proximité et de pouvoir d’achat, il est indispensable que la ville participe à son niveau à la baisse des émissions de CO2. Là encore, la crise sanitaire nous montre l’importance de ces enjeux et la nécessité de prendre des mesures comme par exemple le développement de pistes cyclables permettant de se déplacer en toute sécurité quand l’accès aux transports en commun reste difficile.

Enfin, un « besoin de solidarité », encore plus fort dans cette période de crise sanitaire qui a montré la place centrale des services publics de santé, et qui seront essentiels pour surmonter la crise sociale et économique sui va suivre : centre municipal de santé, dispositif municipal de soutien scolaire, tarifs de cantine abordables… autant d’éléments incontournables.  

Prochain Conseil municipal le jeudi 4 juin 2020 à 20h30, salle Georges Brassens.

Souhaitons que les micros soient achetés, avec un fil assez long pour arriver jusqu’aux élus de l’opposition, au fin fond de la salle.

I.V.

Intronisation

CM mai 2020-1Samedi 23 mai 2020 : Conseil d’intronisation du maire

Démocratie locale, fin de partie… déjà !

10h07 : le doyen fait savoir qu’« il va falloir aller vite ». La seconde vague de la covid-19 menace.

À l’appel deux absents déjà dans les rangs de l’UPSG : Mina Kaci, la benjamine. Gilles Reynes, ex délégué aux associations. L’opposition a elle fait le plein de ses conseillers : 6/6.

10h11 : après l’appel et l’assurance du quorum, appel par le doyen des candidat-e-s au poste de maire. Isabelle Volat se lève la première et fait part de sa candidature et demande de la motiver à l’assistance. Dans le brouhaha (déjà), Didier Logerot présente la candidature de Julien Bachard pour l’UPSG.CM mai 2020-2

10h12 : M. Levilain pris de court par l’annonce de deux candidatures, qui visiblement n’étaient pas programmées par le staff de la mairie, fait savoir qu’« il n’est pas prévu de motivations de vote. C’est une candidature de liste. Chacun est libre de se présenter ». De fait, en mai, fais ce qu’il te plait.

10h24 : deuxième esclandre au conseil : il n’y a qu’un bulletin nominatif, au nom de Julien Bachard. Et un autre blanc. Il devrait y avoir un autre bulletin au nom de la seconde candidate. La secrétaire générale de mairie bafouille qu’on peut écrire le nom de « ki-on-veut » sur le bulletin blanc. Entorse au protocole qui passe comme une lettre à la poste.

10h35 : dépouillement partiel des 8 premiers bulletins de vote : Isabelle Volat est maire virtuelle. Sur les 8 premiers bulletins, JB = 1 ; blancs = 5 ; IV = 2. Le staff du cabinet du maire est affolé. Julien Touzmanian rassure tout le monde en lançant : « les bons votes arrivent maintenant ». Partialité du protocole.

CM mai 2020-310h38 : fin du dépouillement. Énorme surprise, Julien Bachard ne fait pas le plein des voix de ses 29 colistiers à son élection de maire : Isabelle Volat = 2 ; blancs = 5 ; Julien Bachard = 28. Un mouton s’est déjà égaré du troupeau. Le maire « remercie son équipe collective pour cette formidable aventure humaine qu’a été la campagne 2020 ». Dans la dite équipe, un des 29 a déjà été inhumain. Un blanc parmi les colistiers du maire pour sa propre élection, du jamais vu. Ingratitude.

10h45 : annonce que le conseil municipal aura 10 adjoints au maire et 3 conseillers délégués. Avec le maire, cela fait 14 conseillers qui de par leur fonction spécifique toucheront une rémunération. Pourquoi 10 adjoints, pourquoi pas moins ? 9, ou 8 ? Compte tenu de la crise, tout le monde ne doit-il pas faire des efforts d’économies ? Un adjoint, « ça coûte ! », comme nous le répète à chaque séance M. Levilain quand on lui parle des prestations municipales dont le spectre baisse et dont le prix augmente… Pas de réponse à la question. Chez ces gens-là, on ne répond pas aux questions.

11h : résultat du vote sur le nombre d’adjoint : 29 pour ; 4 contre ; 2 ne prennent pas part au vote : IV + SB. Mais ce n’était pas la peine de vous lever. Vous auriez pu rester à votre place, nous fait savoir la secrétaire générale de mairie. C’est justement pour cela qu’on voulait prendre la parole : expliquer notre non prise de part au vote. Le doyen nous a ignorés.CM mai 2020-4

11h25 : fin de l’annonce de délégation des adjoints et des conseillers délégués. Une surprise : Natacha Vivien est 4ième adjointe. En charge des affaires scolaires. N’a jamais pris la parole lors d’un CM ni lors d’une commission entre 2014 et 2020. N’a pas été associée à la décision de non ouverture des écoles jusqu’en septembre. Et à la rafale de décision sur l’annulation des actions et prestations estivales envers la jeunesse. Un passage de témoin dans une situation de tension extrême : le préfet vient d’envoyer une signification à la ville de réouverture des écoles avant juin. Madame Vivien, à la sortie de Georges Brassens nous souhaitera un bon week-end !

Bon week-end madame Vivien, et surtout profitez encore des deux prochaines nuits pour bien dormir. Madame Bernardin votre prédécesseur a écrit aux parents d’élèves élus il y a 8 jours qu’« elle n’avait plus que 8 jours à tenir ». Il ne vous en reste que 6 x 365, soit 2190…

11h45 : clap de fin après une lecture très rapide de la Charte de l’élu. Sans débat sur des articles qui le mériteraient ce jour-là. Le maire invite tout le monde à lire à la « veillée » les articles L2123 et suivants du code général des collectivités. Clés puisqu’ils parlent de conflits d’intérêt, de probité, d’incompatibilité. Bien des choses secondaires.

11h53 : photos individuelles et collectives des nouveaux adjoints, au cri de la part de M. le maire, au passage de Mme Muller nouvelle adjointe à la sécurité, d’un : « Vive Miss France ». Quand misogynie et (in)sécurité font bon ménage, ça sent la démocratie locale piétinée. 

11h58 : évacuation de Georges Brassens

12h07 : jetage de mégot par terre par M. le maire et sa cheffe de cabinet. On rentre. Clap de fin pas très démocratique.

Stéphane Bauer