Là sont nos questions

Conseil municipal à huis clos jeudi 17 décembre 2020 à Saint Gratien, pour cause de couvre-feu et consignes sanitaires. Tou.tes masqué.es et bien aligné.es, voilà à quoi ressemble désormais l’assemblée communale. Pas si facile dans ces conditions de débattre entre élu.es. La séance a pourtant duré plus de trois heures, car l’ordre du jour était chargé avec 23 points à examiner, dont le vote du budget 2021. Voici notre compte-rendu, en général plus rapide que celui de la ville, en plusieurs épisodes sur les sujets les plus marquants.

Commençons par la fin : les réponses du maire à nos questions orales. Limitées à cinq par groupe, elles doivent déposées par écrit 48h en amont de la séance. Un regret : cela pourrait être l’occasion d’un vrai débat sur des sujets d’actualité qui touchent les Gratiennois.es, si nous pouvions intervenir après le maire, ou présenter nous-mêmes nos questions. Ce n’est malheureusement pas le cas et donc l’intérêt de l’exercice est réduit. Voici les thèmes sur lesquels nous avons interrogé le maire, et les réponses qu’il nous a apportées.

Commerce de drogue

Quelles sont les actions concrètes qui sont menées sur le territoire de St-Gratien pour circonscrire des trafics qui peuvent se développer jusqu’à la proximité d’écoles et donc à la vue des plus jeunes des Gratiennois-e-s ?

Réponse du maire : effectivement, un gros travail est fait aujourd’hui entre la ville, la police nationale, la police municipale.  Depuis plus d’une semaine, des opérations ont lieu dans le quartier très régulièrement. Le lien est permanent avec le commissaire mais le maire ne peut pas nous en dire davantage.  

Nos commentaires : alerté.es par des habitant.es du quartier sur ces trafics qui se déroulaient à la vue des écolier.ères, nous avions déjà évoqué la question avec le maire. Au-delà de la simple répression, nécessaire, des trafics, le problème reste évidemment plus complexe.

Communication de la ville

Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage.

Quelle réflexion la ville a-t-elle engagée, au-delà de la refonte de son site Internet, comme nous l’avons appris par inadvertance lors du Conseil municipal de novembre 2020 via la décision modificative n°2, pour enfin assurer aux Gratiennois l’information performante et égalitaire à laquelle ils ont droit ?

Réponse du maire : nous avons tout faux ! Il n’y aucun problème, toutes les initiatives sont  annoncées. Il est vrai que la cérémonie du 11 novembre a été annulée et que les groupes du Conseil pouvaient déposer une gerbe à leur guise. Le site Internet de la ville est sécurisé et continue d’afficher des publications mais il est vieillissant et un nouveau site sera bientôt opérationnel au premier trimestre 2021. Les Gratiennois.es ont été sollicité.es à travers les groupes de quartier et un questionnaire à compléter. Pas de sujet donc à part une polémique politique inutile !  

Nos commentaires : pas de réponse particulière sur l’utilisation de la page Facebook. Si de nombreuses villes communiquent via ce réseau, il n’en reste pas moins que de nombreuses personnes n’y ont pas accès, d’où l’importance d’un site Internet performant : c’est loin d’être le cas actuellement, le site affichant régulièrement des messages d’alerte pour manque de sécurité, voire étant carrément inaccessible. Sa refonte prévue est bien le signe de dysfonctionnement, d’ailleurs reconnus par des agents de la commune eux-mêmes. Quant au 11 novembre, force est de constater que le maire a organisé une cérémonie officielle en comité restreint, où nous n’étions pas invités. L’information qui nous avait été donnée ne reflétait pas cette réalité.   

Poubelles en centre-ville

Nous constatons de façon récurrente que les containers à ordures sortis le mardi et vendredi  rue Berthie Albrecht débordent sur le trottoir de façon importante, occasionnant nuisances visuelles, olfactives et potentiellement sanitaires. Il ne s’agit pas uniquement de cartons, mais également de sacs de déchets ménagers. Ce problème n’est pas récent, puisque nous le constations déjà au mois d’août, bien en amont du confinement. Il concerne d’ailleurs également d’autres endroits de collecte de déchets du Forum.

Quelle solution peut-elle être envisagée ?

Réponse du maire : la ville s’est adressée au syndicat Émeraude pour faire le point sur le sujet avec le bailleur et essaie de trouver une solution si les locaux le permettent.

 Nos commentaires : l’affaire avance ! Nous nous étions déjà inquiétés de ce problème, signalé par des habitant.es du quartier, en commission municipale. On nous avait tout d’abord répondu que c’était le fait des nombreuses commandes sur Internet en ces temps de pandémie, et que les containers débordaient surtout de cartons, ce qui n’est pas exact. Si nos photos ont fait progresser la prise de conscience du problème par la ville, et ensuite la recherche de solutions, tant mieux ! À suivre évidemment.    

Contre-allée rue Berthie Albrecht

La circulation des piétons et cyclistes est compliquée dans cette voie. La circulation et les manœuvres des voitures sont importantes. Les trottoirs sont réduits du fait de l’utilisation qui en est faite par les commerces et notamment la brasserie. Le cheminement piéton impose de faire le tour de la place devant la boulangerie, alors que la plupart des gens traversent en ligne directe au milieu des voitures. Un cheminement piéton reliant en ligne droite le trottoir devant la brasserie à celui devant le fleuriste ne serait-il pas préférable, en interdisant le stationnement sur les deux emplacements situés en milieu de place ? Le marquage au sol indique d’ailleurs déjà que le stationnement n’y est pas autorisé.  

Réponse du maire : c’est non ! L’objectif n’est pas de supprimer des stationnements. Le cheminement piéton a justement été tracé pour que les gens passent devant les boutiques et il y aurait dévalorisation des locaux commerciaux si ce n’était pas le cas !  

Nos commentaires : le maire nie l’évidence : les piétons vont tout droit au plus court au milieu des voitures avec un risque évident d’insécurité. Les deux places visées n’étaient pas destinées au stationnement à l’origine, puisque le marquage au sol indique une interdiction. Le stationnement y est d’ailleurs « verbalisable », selon les ASVP que nous avons interrogées. Verbalisable… mais jamais verbalisé…

Arceaux pour vélos parking Lidl

Bien que ce parking soit privé, la ville peut-elle intervenir pour y faire installer des arceaux à vélos ?

Réponse du maire : un courrier est adressé à la société qui gère cet espace, sans réponse encore.  

Nos commentaires : à suivre, ce parking est particulièrement mal pensé et agencé pour la circulation -et la sécurité- des cyclistes et des piétons.

À suivre, la suite du compte-rendu du Conseil municipal…  

Des masques gratuits pour les écoliers et écolières de Saint Gratien

C’est assez inhabituel : au Conseil municipal du jeudi 17 décembre 2020, nous proposerons une motion au vote des élu.es.

Doublement inhabituel : cette motion, qui demande à la ville de fournir gratuitement en masques les écolières et écoliers de notre ville, est déposée au nom de deux groupes du Conseil.

En novembre déjà, nous avions soumis cette idée à l’assemblée municipale au nom de « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». De son côté, le groupe « Vivons Saint Gratien » avait interrogé la ville sur cette possibilité.

Nous avons alors pris l’initiative de proposer une démarche cette fois-ci commune.

C’est donc à deux voix que nous porterons cette suggestion d’initiative de solidarité.

Sollicitée, l’élue socialiste n’a pas donné suite.

La réponse du maire très bientôt sur ce blog, le public n’étant malheureusement pas admis au Conseil, selon les consignes préfectorales. Nous demandons que la ville, comme de nombreuses communes le font dans le Val d’Oise, diffuse les séances du Conseil en ligne, pour permettre aux citoyen.nes de suivre le travail de leurs élu.es.

À lire ci-dessous le texte de notre motion commune.

Les élèves des écoles élémentaires doivent porter le masque à partir de 6 ans durant leur journée d’école depuis le retour des vacances d’automne.
Il est recommandé de changer de masque toutes les quatre heures. Deux masques par jour par enfant au minimum sont donc nécessaires, sachant que certains enfants peuvent être présents dans les locaux scolaires durant beaucoup plus longtemps que les seules heures de classe.
De plus, le premier ministre a déclaré le 14 décembre le maintien des gestes barrières jusqu’à l’été 2021.
Cette obligation représente une charge financière pour les familles, sachant que nombre d’entre elles connaissent des difficultés économiques supplémentaires dues à la crise sanitaire : diminution de revenus, perte d’emploi… Pour certaines, déjà avant cette période, les fins de mois étaient très difficiles.
Nous proposons donc que la ville de Saint-Gratien, comme d’autres communes avoisinantes et beaucoup de collectivités en France, fasse un geste de solidarité envers les écolier.ères des écoles élémentaires, en fournissant à chacun.e des masques.
Nous évaluons la dépense à moins de 5 000€. C’est un coût qui reste modique.
– Les dépenses en matière d’interventions sociales et santé ne représentent que 3,7% des dépenses de fonctionnement de la ville.
– Nous rappelons que la ville a connu de moindres dépenses pour les écoles en 2020 : annulation de projets des classes de CM2 notamment, à hauteur de 20 000€.
– Un effort collectif de nos élus indemnisés peut aussi être réalisé pour le financement de ces masques : la minoration de 15% des indemnités de décembre suffirait à financer la dotation en masques des enfants de notre ville.
Nos concitoyens seraient sensibles à un tel geste en cette période si singulière.

Nos deux groupes « Vivons Saint Gratien » et « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », souhaitent que cette motion soit soumise au vote du Conseil municipal.

 

 

Questions pour un Conseil

Nous déposons pour la séance du 17 décembre 2020 les questions orales ci-dessous. C’est pour nous l’occasion d’interroger la ville sur des sujets non-inscrits à l’ordre du jour de la séance et pourtant d’actualité dans notre commune. Nous sommes cantonnés par le règlement intérieur à cinq questions, déposées par écrit au moins 48h avant la séance.

Voici nos questions, au nom du groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

 Commerce de drogue

Quelles sont les actions concrètes qui sont menées sur le territoire de St-Gratien pour circonscrire des trafics qui peuvent se développer jusqu’à la proximité d’écoles et donc à la vue des plus jeunes des Gratiennois-e-s ?

Communication de la ville

Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage.

Quelle réflexion la ville a-t-elle engagée, au-delà de la refonte de son site Internet, comme nous l’avons appris par inadvertance lors du Conseil municipal de novembre 2020 via la décision modificative n°2, pour enfin assurer aux Gratiennois l’information performante et égalitaire à laquelle ils ont droit ?

Poubelles en centre-ville

Nous constatons de façon récurrente que les containers à ordures sortis le mardi et vendredi  rue Berthie Albrecht débordent sur le trottoir de façon importante, occasionnant nuisances visuelles, olfactives et potentiellement sanitaires. Il ne s’agit pas uniquement de cartons, mais également de sacs de déchets ménagers. Ce problème n’est pas récent, puisque nous le constations déjà au mois d’août, bien en amont du confinement. Il concerne d’ailleurs également d’autres endroits de collecte de déchets du Forum.

Quelle solution peut-elle être envisagée ?

Contre-allée rue Berthie Albrecht

La circulation des piétons et cyclistes est compliquée dans cette voie. La circulation et les manœuvres des voitures sont importantes. Les trottoirs sont réduits du fait de l’utilisation qui en est faite par les commerces et notamment la brasserie. Le cheminement piéton impose de faire le tour de la place devant la boulangerie, alors que la plupart des gens traversent en ligne directe au milieu des voitures. Un cheminement piéton reliant en ligne droite le trottoir devant la brasserie à celui devant le fleuriste ne serait-il pas préférable, en interdisant le stationnement sur les deux emplacements situés en milieu de place ? Le marquage au sol indique d’ailleurs déjà que le stationnement n’y est pas autorisé.  

Arceaux pour vélos parking Lidl

Bien que ce parking soit privé, la ville peut-elle intervenir pour y faire installer des arceaux à vélos ?

Réponses du maire à lire ici très bientôt !

Échos du Conseil (7)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…

La séance du Conseil se termine comme habituellement avec les « questions orales » déposées par les groupes, en général ceux de la minorité.

Hélas ! Cette fois-ci, le temps consacré aux réponses sera particulièrement réduit ! En effet, le maire prend prétexte d’un retard (de 30 minutes sur les 48h exigées par le nouveau règlement intérieur…) dans l’envoi des questions d’un groupe, pour ne répondre à aucune des cinq questions déposées.

C’est ensuite à notre tour d’être censurés, le maire estimant que nous avions posé plus de cinq questions. Pourtant, notre envoi comportait bien 5 phrases pourvues d’un point d’interrogation, ce qui en grammaire courante, est considéré comme une « question ». Nous n’aurons donc de « réponse » qu’à une partie de nos interrogations.

1. Écoles 

Depuis le re confinement, nous n’avons pas eu d’information sur le nouveau protocole sanitaire mis en place dans les écoles maternelles et élémentaires : désinfection des locaux par le personnel communal ou la société Saturne chargée de l’entretien des écoles, encadrement lors du temps de cantine pour assurer la distanciation physique, aération régulière des locaux (quand on sait que certaines fenêtres d’écoles sont condamnées).

Nous avions demandé en septembre que les groupes de travail «Covid» soient pérennisés afin de suivre l’évolution de la situation sanitaire, et les aménagements qui s’ensuivent. Cela n’a pas été le cas et la dernière commission scolaire date du 16 septembre. Celle planifiée le 9 novembre a été annulée la veille de sa tenue.

Par ailleurs, la convention avec le prestataire Sogérès pour les cantines arrive à échéance en 2021. Nous proposons un sondage auprès des parents dans le cadre de suggestions à insérer dans un nouvel appel d’offres.

Enfin, il est fait état d’un arbuste de type chèvrefeuille, dont les branches donnent sur la cour d’école de Pauline Kergomard. La toxicité des feuilles de cet arbuste a amené l’école à neutraliser une partie de la cour de récréation. Il semble indispensable que la ville intervienne auprès de la copropriété qui jouxte l’école.

Pourrions-nous avoir les informations nécessaires ?

Réponse du maire : La ville respecte l’ensemble des procédures comprises dans le protocole de l’éducation nationale sur les fréquences d’entretien. Le nettoyage des sols est réalisé au minimum une fois par jour. Un nettoyage désinfectant des surfaces les plus fréquemment touchées est réalisé plusieurs fois par jour. Une coordination entre les directeurs d’écoles et le service périscolaire a été faite, afin d’assurer une cohérence entre l’organisation du temps de restauration et le temps scolaire. Les tables de la restauration sont nettoyées après chaque service et l’aération des locaux est assurée. Concernant la pérennisation des groupes de travail Covid, cela n’avait plus d’intérêt, ils seront réunis à nouveau si cela s’avère nécessaire. Pour la Sogérès, nous verrons en 2021 les procédures à mettre en place pour ce nouvel appel d’offres. Enfin la taille du chèvre-feuille a été prise en charge par la ville et un courrier va être adressé à la copropriété.

2. Nid de frelons

Une circulation importante de frelons asiatiques est constatée dans une haie de lierre avenue de Catinat. La haie est située sur le domaine public et l’école Jules Ferry est à proximité immédiate. De nombreux piétons passent dans cette rue qui mène à l’école et au lycée.

Nous avons sollicité un connaisseur des hyménoptères. Voici sa réponse:

« La pose de barrière est une bonne procédure quand on ne trouve pas le nid, qui doit être dans les parages. Le lierre est le « drive » des frelons. Ceux-ci prélèvent les abeilles qui viennent butiner et leur ont échappé jusque là, et ils butinent aussi un peu le lierre fleuri. Cette activité va durer le temps de la floraison. Les frelons ne sont pas agressifs, ils viennent juste au ravitaillement, preuve que le nid n’est pas là. Sinon, ils attaqueraient. La protection de la zone est utile surtout au cas où cela surprendrait les gens : un frelon qui se coince dans les cheveux… un écart quand les voitures passent. La priorité va être de trouver le nid, arbre, résineux, haie… Il y a une quantité affolante de nids qui ont déjà été détruits dans la ville et les communes voisines.»

La ville n’aurait-elle pas pu être plus précise dans sa communication grand public qui de fait a généré beaucoup d’inquiétudes, comme l’illustre plusieurs posts à ce sujet sur des sites et réseaux sociaux de St Gratien, sur lesquels d’ailleurs des élus de la majorité sont intervenus en tant que modérateurs ?

Réponse du maire : C’est le rôle des élus de la majorité d’intervenir pour donner des informations sur des sujets utiles à la population lorsqu’ils ont les renseignements, que ce soit sur Facebook ou ailleurs. Les renseignements donnés étaient complets et ne pouvaient pas être plus précis.

Quant aux trois questions suivantes, elles devront attendre le prochain Conseil. Pourtant des sujets d’actualité qui se posent en ville.

3. Communication de la ville

Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé.

Quelle réflexion la ville a-t-elle engagée, au-delà de la refonte de son site Internet, comme nous l’apprenons par inadvertance via la décision modificative n°2, pour enfin assurer aux Gratiennois l’information performante et égalitaire à laquelle ils ont droit ?

4. Soutien au commerce local

Des villes voisines (Montmorency, Sannois…) ont mis en place une plate-forme regroupant les coordonnées des commerçants de la ville touchés par le confinement qui souhaitent continuer à travailler en «click and collect» et/ou par livraison.

Saint Gratien envisage-t-elle de mettre en place cette démarche, qui pourrait être très bénéfique pour les commerces contraints de fermer, et de la faire connaître via le site de la ville ?

5. Poubelles en centre ville

Nous constatons de façon récurrente que les containers à ordures sortis le mardi après-midi rue Berthie Albrecht débordent sur le trottoir de façon importante, occasionnant nuisances visuelles, olfactives et potentiellement sanitaires. Ce problème n’est pas récent, puisque nous le constations déjà au mois d’août (voir photo), bien en amont du confinement. Il concerne d’ailleurs également d’autres endroits de collecte de déchets du Forum.

Quelle solution peut-elle être envisagée ?

Prochain Conseil municipal le jeudi 17 décembre salle Georges Brassens, avec le vote du budget 2021. Des échos sur ce site !

Échos du Conseil (6)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche… 

La ville engage une procédure de modification de son PLU (plan local d’urbanisme). Nous interrogeons le maire sur quelques dispositions particulières.

Panneaux photovoltaïques : pourquoi encore encadrer leur installation par des dispositions contraignantes, au risque de l’empêcher ? Au contraire il faudrait favoriser leur développement. Il y avait déjà eu déjà des dispositions en la matière lors de la dernière modification du PLU en 2018.

-Obligation de création de places supplémentaires de stationnement en cas de division de parcelles. On voit que la ville est peu à peu engorgée par la circulation et surtout par le stationnement dans tous les quartiers. C’est le sujet principal des réunions de quartier où les Gratiennois.es se plaignent des nuisances dues au stationnement. Que faire ? Se contenter de mesurettes qui n’auront qu’un effet limité ? Ou prendre une orientation plus ambitieuse que de simplement gérer l’existant sans voir que le modèle de ville a besoin d’évoluer ? Pourquoi les procédures de PLU ne prennent-elle jamais en compte les déplacements alternatifs, vélo, marche…? À tel point que la ville oublie même d’y inclure des dispositions réglementaires du PDUIF (plan de déplacement urbain d’Île-de-France). Le préfet en 2018 avait dû rappeler cette obligation.

-Nous redisons l’importance du PLU dans la vie de notre ville. Des dispositions parfois anodines qui ont pourtant de grandes répercussions sur l’évolution de la ville. Donc c’est un sujet sur lequel les Gratiennois.es. doivent être informé.es, consulté.es. Or on a souvent des documents obscurs, ardus avec un vocabulaire technique abscons. Des villes voisines ont opté pour autre chose : balades urbaines par exemple, pour expliquer sur le terrain les mesures proposées. Il y a nécessité d’une plus grande publicité pour une meilleure participation des habitants.

Saint Gratien est la ville la plus dense du 95. Ce n’est pas un hasard… mais le résultat de politiques d’urbanisme des précédentes municipalités. On continue de construire ? Combien de logements supplémentaires (et de voitures…) apportera l’opération du boulevard Pasteur ? Est-ce pour répondre aux préconisations du SDRIF en la matière ou cet objectif est-il déjà atteint ? Une opération immobilière sans aucun logement social…

Le Conseil se déclare ensuite défavorable au transfert de la compétence en matière de PLU à la communauté d’agglomération CAPV (Plaine Vallée, dont dépend Saint Gratien). Sans être satisfaits de la manière dont sont traités ces sujets dans notre ville, nous estimons préférable que les décisions soient prises au plus près des habitants. Il est plus facile pour un usager d’interpeller son maire qu’une lointaine communauté d’agglomération.

Enfin, le Conseil examine le rapport demandant une subvention pour l’enfouissement des réseaux rue de Verdun. Voici nos remarques à ce sujet.

-Il est à nouveau fait allusion à ce « PPI » que nous ne connaissons pas !                                   

-On vote ici une demande de subvention sur un projet que nous ne connaissons pas… Pourquoi cette opération plutôt qu’une autre ? Quels travaux ? On ne peut se contenter de « voirie et enfouissement » sans en savoir davantage. Quel aménagement de la place Marcel Sembat ?

-Y aura-t-il des aménagements cyclables ? En effet, la loi « Laure » prévoit désormais l’obligation d’un tel aménagement en cas de réfection de voirie. Voici la rédaction exacte de son article L228-2 : «A l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation.»

Or la rue de Verdun est un axe essentiel en matière de circulation cyclable puisqu’elle dessert la gare et est potentiellement reliable à la ligne E du « RER V ». Le RER vélo est un projet soutenu par la Région Île-de-France, qui s’est engagée à le financer à hauteur de 300M€. Sans surprise, le maire argue de l’étroitesse de la rue pour refuser tout aménagement à destination des cyclistes. À Saint Gratien, il semblerait que les rues sont plus étroites que partout ailleurs..

À suivre pour terminer ce compte-rendu du Conseil, les réponses du maire à nos questions orales.

Échos du Conseil (5)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche… 

Le Conseil examine ensuite une décision budgétaire modificative. Nous redemandons à connaître la liste des commerces détenus par la ville et la Saiem, et les exonérations dont ils ont, à juste titre, bénéficié lors de la crise sanitaire.

Une autre élue minoritaire demande à connaître si la ville a envisagé un renforcement de ses actions en direction des personnes en difficulté suite à la crise du Covid. Réponse très évasive du maire.

Nous questionnons sur le coût pour la ville des activités d’été, puisqu’il y a une subvention complémentaire de 28 260€ ; sur le coût total du marché de Noël, estimé ici à 62 600€, loin des « 30 à 40 000€ » annoncés en septembre ; sur la rénovation du site Internet, que nous apprenons via ce rapport ; demandons une explicitation de la baisse de 12,5% de l’activité du marché municipal qui engendre une moindre recette pour la ville. Nous n’avons aucune information non plus sur d’éventuelles moindres dépenses de la ville dans le domaine scolaire, avec des prestations de cantine et d’entretien des écoles moins importantes durant le confinement de mars/avril.

Aucune réponse ne sera apportée à ces questions, malgré notre relance…

En bref, la ville a connu dans la dernière période de moindres dépenses de fonctionnement pour 120 000€ et des recettes supplémentaires pour 25 000€, et donc un impact positif de 145 000€ par rapport aux sommes budgétées. Cette situation nous amène à proposer la prise en charge de masques pour les écolier.ères de la ville. Cette demande a été relatée ici : https://isabellevolat.fr/2020/11/21/echos-du-conseil-2-2/.

L’adjoint aux finances évoque alors de moindres recettes importantes à cause de droits de mutation en forte baisse. Or, le rapport présenté n’y fait aucune allusion. Fin de non-recevoir de notre proposition de la part du maire. Nous y reviendrons.

Le Conseil vote le règlement des structures de la petite enfance. Nous nous prononçons contre, car ce texte prévoit trois jours de carence en cas de maladie de l’enfant. Même si cette disposition est suggérée par la CAF, la ville peut tout à fait ne pas la reprendre dans son règlement. Le maire est aussi interrogé sur les critères d’attribution des places dans les différentes structures. Très simple, selon lui ! C’est la règle du premier arrivé, premier servi ! On pourrait imaginer plus judicieux en fonction de la situation des familles. On pourrait également inviter l’opposition municipale aux instances de décision. Et bien, ce sera « non ».

À suivre : les différents rapports relatifs à l’urbanisme, modification du PLU et requalification de la rue de Verdun.

Échos du Conseil (4)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche… 

Le débat sur les orientations budgétaires est une bonne occasion de monter que parfois dénommés « groupes d’opposition », nous sommes aussi force de « proposition ».

Nous suggérons tout d’abord d’appliquer l’augmentation prévue de +1,2% pour les « charges à caractère général » aux indemnités d’élu.es qui ont progressé, elles, entre 2017 et 2020, de +16%. Aucun autre poste de dépenses n’a connu une telle évolution. Nous insistons sur le fait que la crise aggrave la précarité mais que le budget du CCAS est immuable depuis des années.

Pour ce qui concerne les travaux, difficile de nous déterminer sur un document d’orientations budgétaires qui donne si peu de détails. Il est fait allusion à des investissements. Travaux dans les écoles : lesquels ? Développement durable : quelles actions ? Voirie : quels travaux ? Ces postes sont simplement cités sans qu’on en sache davantage. Quelles hypothèses ont été envisagées ? Quels ont été les critères de priorisation ? On ne sait rien. Difficile de débattre dans une telle absence d’informations. Nous revenons sur la charge de la dette, que la majorité se vante d’avoir réduit de 50% depuis 2014. Pour nous, cela signifie qu’en 2014, les frais financiers étaient de 50% trop lourds, suite à la contraction des emprunts toxiques en 2007. Leur allègement s’est traduit par un alourdissement significatif de l’encours de dette.

Est-ce cette remarque qui a énervé le maire ? Le fait est qu’il se lance alors dans une diatribe assez agressive envers notre groupe, accusé d’incohérence parce que nous critiquerions la dette tout en regrettant que de nombreux travaux restent en attente. Mais ne mélangeons pas dette toxique, celle pratiquée pour renégocier des emprunts nocifs pour les finances de la ville, et les indispensables emprunts pour réaliser des équipements qui bénéficieront aux habitants d’aujourd’hui.. et de demain. Nous n’avons jamais diabolisé la dette. Encore faut-il savoir pour quelle raison la ville emprunte. Ensuite le maire se lance dans une attaque contre cette opposition qui critique toujours mais qui ne propose jamais ! Nous devrions fournir un « tableau avec des plus et des moins ». Nous devrions être en capacité de dire quelle dépense nous augmenterions et quelle autre nous supprimerions. « C’est facile d’être incantatoire ! » Le maire nous rappelle « la réalité des dépenses publiques ». Les emprunts toxiques ? D’après lui, personne ne s’en méfiait à l’époque et il botte vite en touche en disant qu’il est facile aujourd’hui de donner des leçons. Il ne connaît pas ceux de Saint Gratien car il est élu depuis 2008, soit après leur contraction. Il nous reproche pour finir de ne pas travailler suffisamment nos dossiers.

Le maire oublie seulement -ou feint de ne pas savoir- que majorité et opposition ne sont pas sur un pied d’égalité au Conseil municipal. Nous avons si peu d’informations qu’il nous faut sans cesse aller à la pêche aux chiffres. Nous n’avons pas les services techniques de la ville pour réaliser des études avant travaux , ni le service financier pour les chiffrer et évaluer les subventions. Nous ne pouvons pas commander les études que la ville fait réaliser par des organismes extérieurs spécialisés avant toute opération lourde. Au passage, nous signalons que le Conseil municipal n’a jamais eu aucun retour des études préparatoires aux travaux du théâtre Jean Marais ou de la salle Georges Brassens. Bien sûr que nous avançons des propositions à chaque fois que nous le pouvons ! Mais le « tableau avec des plus et des moins » que nous réclame le maire est un exercice qui est impossible à la minorité qui n’a pas les manettes. Le maire le sait très bien et se fait un malin plaisir à nous fournir le minimum d’informations sur les postes de dépenses de la ville. Nous ne sommes pas dans la critique systématique, loin de là. Lorsque nous demandons pourquoi la ville a préféré réaliser des travaux de voirie plutôt que d’engager la rénovation du centre culturel du Parc, ou celle du centre de loisirs, nous sommes bien dans notre rôle. Enfin, il est facile pour le maire de ne pas endosser la responsabilité des emprunts toxiques ! Mais il a toujours été dans une majorité qui les a présentés d’abord comme « une bonne affaire », a tenté d’en minimiser les conséquences, a pratiqué l’omerta sur leur renégociation et son coût pour la ville, et n’en a tiré aucune leçon. C’est tout cela que nous regrettons au-delà de leur simple contraction en 2007, par la maire de l’époque, seule, sans l’avis du Conseil, et contre celui de son adjoint aux finances…

Enfin, nous reprocher d’arriver sans avoir suffisamment travaillé nos dossiers est particulièrement malvenu. Nous assistons à toutes les réunions, nous préparons sérieusement nos interventions, nous étudions tous les documents qui nous sont adressés, alors même qu’ils nous arrivent de plus en plus tardivement. Nous sommes présents en ville pour écouter les Gratiennois.es et échanger avec elles et eux. Que pourrions-nous faire de plus ? Souhaiter que le maire soit aussi rigoureux et exigeant avec ses propres conseiller.ères, peut-être…

À suivre…

Raguenets : où en est la maison de santé ?

Maison de santé à St Gratien : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

Une maison de santé va voir le jour prochainement dans le quartier des Raguenets à Saint-Gratien, lisons-nous dans « La Gazette ». Le maire « espère » y accueillir cinq médecins, dont deux généralistes, mais un reste encore à trouver.
Un psychologue et un cardiologue souhaiteraient rejoindre cette maison de santé.  

Nos remarques

Cela fait plus d’un an que le projet a été annoncé au Conseil municipal. Il a été repris dans le programme de l’équipe qui gère la ville. Nous l’en avons félicité à l’époque aux nom des Gratiennois-e-s, car cela faisait plus de 10 ans que nous leur avions indiqué que dans le quartier des Raguenets il y a une décroissance du nombre de praticiens et qu’on va petit à petit vers un désert médical.

– Interrogé par nos soins à plusieurs reprises et encore récemment en Conseil municipal sur ce projet, le maire nous assurait que « ça avance… » sans autre précision. On est donc content d’en savoir un peu plus par Gazette interposée.

– Si on compte bien : sur cinq médecins « espérés », il manque toujours un généraliste et un spécialiste. D’après nos informations, le généraliste retenu exerce déjà dans un cabinet situé… dans la tour jouxtant la maison de santé. Il ne s’agit donc pas d’une offre médicale supplémentaire pour le quartier. Juste un changement d’adresse.

– Il se dit aussi qu’un autre généraliste sollicité aurait préféré une offre plus intéressante de la ville… d’Épinay.

Effets de la crise sanitaire ou difficultés de recrutement des médecins ? Le fait est que les travaux de la maison de santé se sont terminés en septembre et qu’aucune date d’ouverture n’est annoncée. Il semble bien qu’il soit difficile de recruter !

Un projet très peu concerté

– N’ayant aucune information, nous nous interrogeons sur les motifs qui ont guidé le choix des spécialistes annoncés par La Gazette. Pourquoi un cardiologue quand St Gratien en compte déjà deux ?
Le conseil de quartier et le conseil citoyen ont-ils par exemple été contactés pour compléter l’appréciation des besoins médicaux de la population ? Une concertation que réalise tout élu qui veut réussir l’implantation d’un espace de soins dans sa ville…

– Les chiffres annoncés par « La Gazette » ne correspondent pas par ailleurs à ceux affichés sur les locaux. Notamment, le coût restant à la charge de la ville est de 322 700€ et non de 217 000 €. Ville qui suit de très près le chantier, puisqu’il nous a été dit que c’est la sénatrice (la maire, en fait ?) en personne qui a voulu choisir la couleur du carrelage… Couleur qui hélas n’a pas plu à l’un des médecins contactés, qui a imposé finalement une autre teinte…

Décidément un projet qui a du mal à se concrétiser alors que les besoins en soins et en prévention dans le contexte du Covid et de la grippe sont conséquents.

Retour sur l’historique de ce projet

Depuis des années, nous soulignions la nécessité d’une structure médicale aux Raguenets. Le projet municipal de maison de santé, structure privée, a été voté il y a plus d’un an, en 15 minutes – lors d’un débat encore tronqué, comme le Conseil en a l’habitude – au Conseil municipal de novembre 2019, c’est-à-dire en toute fin de mandat, et en toute opacité quant à sa préparation. La ville s’appuyait sur un rapport de l’ARS dont nous n’avions pas eu connaissance, et ce projet ne figurait pas dans le programme électoral de la majorité.

Sœur Anne, ne verrais-tu pas plutôt un Centre de Santé (CDS) aux Raguenets ?
Proposer des locaux ne suffit pas à attirer des praticiens dans les quartiers.
Les médecins recherchent de nouvelles formes d’exercice, des pratiques coordonnées, pluriprofessionnelles, et souvent un exercice salarié, avec l’assurance de concentrer leur temps sur l’activité médicale, sans avoir à gérer la lourdeur administrative d’un cabinet.

C’est pourquoi nous avions fait la proposition d’un « Centre de Santé municipal» (CDS), structure publique qui assure un accès aux soins à TOUS car pratiquant le tiers payant et aucun dépassement d’honoraires.
C’est précieux, à l’heure où un Français sur trois renonce à se faire soigner à cause de l’augmentation du reste à charge.
Le Centre de santé occupe une place particulière dans l’offre de soins. Il assure une politique de prévention et d’éducation à la santé sur des problématiques comme l’obésité, les violences conjugales…
C’est la santé au sens large qui est ici traitée, avec des passerelles vers le sport, la nutrition, en partenariat avec les structures sanitaires et sociales de la ville, le CCAS, les collèges…. Tout ce que ne fera pas obligatoirement une maison de santé, structure privée qui doit assurer une certaine rentabilité. Enfin, du moins quand les praticiens sont au rendez-vous…

Car le projet municipal tousse et peine visiblement à démarrer. Affaire à suivre.

S.B./I.V.

Échos du Conseil (3)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…

Le Conseil aborde ensuite les questions budgétaires : sujet essentiel !

L’adjoint aux finances présente le « rapport d’orientations budgétaires », étape obligatoire avant le vote du budget que notre commune adoptera le 17 décembre 2020.

L’occasion de débattre… en principe. Certain.es élu.es manifestent rapidement leur agacement dès que le débat dure quelques minutes et il faut rapidement passer au vote. Il y a pourtant eu un échange avec l’adjoint aux finances.

Si la forme du document présenté aux élus change par rapport aux années précédentes, nous regrettons qu’il donne finalement très peu d’informations, et notamment très peu d’éléments prévisionnels, alors que nous sommes au moment clé du premier débat d’orientations budgétaires en tout début de mandat. On aurait pu avoir des informations beaucoup plus consistantes en terme de prévisions. Peu d’éléments prospectifs : 2 pages seulement sur les 25 du document leur sont consacrées. Difficile donc pour nous d’avoir une vision sur les années 2021/2023, notamment pour les investissements.

Nous demandons des informations sur deux variations sur 2020 : les « produits des services » diminuent significativement (-300K€) entre 2019 et 2020, et les « charges générales » augmentent quant à elles de +800K€. La baisse des recettes s’explique par la crise sanitaire, et notamment par les moindres rentrées entre mars et juin (cantine et périscolaire, exonérations de loyers). La réponse à propos des charges générales est plus confuse et l’adjoint nous renvoie au prochain compte administratif en indiquant que ces chiffres pourraient être alors « corrigés »…

Sur les charges de personnel, nous interrogeons sur la progression du nombre de contractuels employés par la ville (80) qui représentent à présent 1 emploi sur 3. Selon l’adjoint, c’est l’effet là encore de la crise sanitaire car la ville a eu recours ponctuellement à des contrats déterminés à durée très courte. Sur les rémunérations, nous constatons que ce sont les primes qui augmentent : ce seraient les conséquences de l’évolution du régime indemnitaire au niveau de l’État, que la ville subit.

Pour la période 2021/2023, la ville annonce 9 millions d’investissements futurs. C’est peu au regard des investissements des périodes des mandats antérieurs (40 entre 2008 et 2014 et 20 entre 2014 et 2020). Pas de chiffres par contre en ce qui concerne les charges financières, ce qui aurait été possible puisque la ville emprunte à présent à taux fixe, ou encore sur la masse des impôts perçus sous forme de taxe foncière et d’habitation. Trop prématuré selon l’adjoint aux finances qui nous renvoie au vote du budget dans un mois.

Enfin, grand débat autour de la nécessité de connaître le PPI de la ville, plan pluriannuel d’investissement, élément central pour les prévisions. La loi « NOTre » (loi sur la nouvelle organisation territoriale) rappelle l’obligation de mettre en place ce plan pour chaque mandat. Un document capital en terme de pilotage, mais aussi pour l’échange entre les élus, a fortiori en début de mandat. La CADA reconnaît qu’il s’agit d’un document autonome et communicable, de même que le tribunal administratif, et non d’un document à usage interne de la majorité municipale. Nous demandons donc à connaître ce document pour la durée du mandat 2020/2026. Trop d’incertitudes, d’après l’adjoint aux finances qui évoque les « impondérables » liés à la situation particulière que nous connaissons. Il ne lui paraît pas raisonnable d’annoncer aujourd’hui les investissements de 2026 (ce n’était pas notre demande) et nous renvoie au projet municipal de la liste UPSG, présenté en mars 2020…

Le seul chiffre qui nous est donné est celui de 9 millions pour les 3 ans à venir. Comment vont-ils se répartir ? Mystère… cela dépendra des urgences et des moyens de la ville pour l’adjoint, qui déclare ne pas le savoir à ce stade. Mais pourtant la réhabilitation de la salle Georges Brassens est d’ores et déjà actée pour 2021 à hauteur de 2 millions.. et une autre échéance est connue, c’est celle des travaux de la salle d’armes, qui doivent être terminés pour les JO de 2024. Pas moyen d’en savoir davantage, la municipalité nous renvoie au mois de décembre pour le vote du budget primitif… nous aurons alors le détail des travaux de 2021. Pour les autres investissements… Qu’en sera-t-il de la bibliothèque de Motordu, du centre Camille Claudel, du centre du Parc, ou le centre de loisirs Fossiez ? Faudra-t-il attendre 2024, 2025 ou 2026 ? Réponse ? Si des urgences s’imposent… elles seront prises en compte.

Enfin, que répondre aux associations confrontées au manque de salles municipales sportives ou culturelles disponibles ? N’y a-t-il pas là urgence ? Ce sont des éléments qui auraient pu être mis en débat pour bâtir un plan d’investissement sur les prochains exercices budgétaires. Les plannings sont « serrés » reconnaît l’adjoint, mais c’est pour lui « l’ordre normal des choses ».

Tout le monde sait que le monde associatif souffre actuellement gravement de la crise sanitaire. Quel signal envoie la ville en prévoyant une augmentation de.. 0% des subventions municipales ? Réponse ? Trop d’incertitudes ! Quand vous serez maire de la ville… Voilà un argument récurrent mais bien peu budgétaire que le maire brandit à chaque fois qu’il n’a pas envie de poursuivre les échanges.

À suivre…