Et maintenant ?

Nous lançons une invitation à tous les courageux.ses, valeureux.ses, à toutes celles et tous ceux qui ont participé aux deux dernières campagnes, soutenu et suivi notre activité, pour un pot informel de fin de campagne

samedi 25 juin à 15h,

place du château Catinat, au bar du festival

Thème des discussions

Après la campagne pour la NUPES, et maintenant en ville ? Quelles perspectives locales pour les forces de gauche et écologistes ?

On vous y attend !

À samedi ! 

Législatives 2022, un espoir

Voici les résultats du 2è tour des élections législatives dans la 6è circonscription du Val d’Oise.

Gabrielle Cathala recueille 15 005 voix et 46,52%.

Estelle Folest, de la majorité présidentielle, est élue avec 53,48% des voix.

Une déception ? Bien sûr !

Nous nous sommes beaucoup investi.e.s dans cette campagne depuis des semaines ! Un travail de terrain, au porte à porte, devant les gares, les écoles, les commerces, de tôt le matin à tard le soir.

Gabrielle n’a pas ménagé sa peine et arpenté les huit communes comme aucun.e autre candidat.e. Elle a reçu le soutien des militant.e.s et des élu.e.s de gauche et écologistes des différentes villes. Ce fut une campagne dynamique, sympathique, sérieuse !  Bien des contacts ont été noués ou renoués.

Tout ceci laissera des traces positives pour notre activité future. Nous savons que notre circonscription n’est pas réputée facile pour la gauche, que les quartiers populaires y sont touchés par l’abstention. Être au deuxième tour était déjà inédit depuis des dizaines d’années. Être en tête à Deuil, Sannois, Montmagny, Saint Gratien a ouvert des perspectives nouvelles dans ces villes. Réunir plus de 15 000 voix face à la macronie n’est pas un échec ! 

Nous en tirons la conclusion qu’ensemble, la gauche et les écologistes peuvent faire de grandes choses dans notre territoire !

Pour notre part, nous sommes décidé.e.s à travailler à faire perdurer cette union, si prometteuse…

Merci à Gabrielle pour avoir été ce catalyseur ! Merci à Catherine, Lynda, merci à toutes celles et tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour ce beau résultat. Nous disons à très bientôt à toutes et tous.  

Ci-dessous les résultats de Saint Gratien, et le détail des 8 communes

 

L’appel du 18 juin à vitesse grand V

Billet d’humeur….par Stéphane Bauer

Une cérémonie de l’appel du 18 juin à vitesse grand V

Cela n’a pas trainé ce matin sur la place du Général de Gaulle de Saint Gratien.

Une cérémonie de l’appel du 18 juin en moins de 9 minutes !

C’est très exactement en 8 minutes 38 secondes que se sont enchaînés la sonnerie aux morts, la lecture de l’appel du 18 juin, le message du nouveau Ministre des armées et la Marseillaise.

Le Maire avait déjà montré son impatience à boucler les cérémonies (cf. la cérémonie du 8 mai 2020, lors de laquelle la tête de peloton du défilé entre le monument aux morts et le cimetière, avait largué les représentants des anciens combattants qui s’étaient retrouvés, en remontant la rue d’Ermont, loin derrière les voitures balais de la police municipale).

A notre sens, c’est l’illustration d’une optimisation des ressources financières et humaines de la commune.

Démonstration.

En 8 minutes et 38 secondes, on monopolise moins les employés municipaux mobilisés pour l’organisation de l’événement.

Autre signe de cette optimisation des ressources : c’est la fille de l’une des adjointes au maire qui a pris en charge la lecture de l’appel du Général de Gaulle. Délégation somme toute classique, puisqu’on a entendu distinctement ce matin l’adjointe à la culture faire état là d’un « bizutage » auquel sont soumis les enfants des élus de la majorité :  « Moi cela été 2 sur 3 ». Décrypter que deux des enfants sur trois de cette élue, ont déjà été désignés à la lecture de l’appel ces dernières années.

On a donc échappé cette année à une situation cocasse ! Où cela aurait pu être la fille de l’adjointe au maire en charge des « questions d’identité et du devoir de mémoire », et elle-même candidate aux législatives d’un parti dont le candidat à la présidentielle a fait des appels du pied au Maréchal Pétain… qui aurait pu lire l’appel du 18 juin… Ouf !

À ce titre, un réflexe du type « j’évite l’aspect cocasse de l’affaire », c’est peut-être traduit par un rebattage des cartes au sein des porteurs de drapeaux de la cérémonie : le frère de la dite candidate aux législatives, n’officiait pas ce matin place des Cyclades…

Une affaire somme toute très familiale cette cérémonie de l’appel du 18 juin. Et réduite en matière d’affluence à la portion congrue : une poignée d’élu.e.s autour du maire. Et trois anciens combattants.

Résultat d’une communication a minima auprès de la population ? Nous-mêmes, seuls représentant.e.s de l’opposition municipale, n’avons pas reçu d’invitation !

«Mais, il faut lire la page Facebook de la mairie !», nous a répondu le maire, cependant lui-même peu sûr des modalités de communication de l’heure de la tenue de la cérémonie  auprès des élus… au point de nous renvoyer vers sa cheffe de cabinet concernant l’envoi d’un mél, d’un carton ou bien d’un seul affichage sur les panneaux administratifs en ville…

Autre signe de cette optimisation des ressources municipales, c’est la cheffe de cabinet elle-même avec son propre portable qui a pris les photos de la cérémonie qui seront publiées dans le prochain mag de la ville. Signe d’une polyvalence accrue des postes confiés au staff du maire ? Ou bien signe d’une rétrogradation dans l’organigramme de la mairie ?

« Résiste » avons-nous soufflé ce 18 juin à la cheffe de cab. Comme le Général de Gaulle, apprenez donc à dire « non » !

À moins qu’il y ait un message subliminal dans la vitesse à laquelle s’est déroulée la cérémonie de ce matin… Une cérémonie de l’appel du 18 juin à vitesse grand V, le V de la NUPES… ?… La majorité municipale LR s’apprêterait à voter NUPES le 19… ?  …pour minorer le nombre de députés LREM à l’assemblée et faire de LR la force pivot au Palais Bourbon !?

De la haute stratégie aurait convenu le Général !

Biodiversité et schizophrénie

Retours sur l’atelier développement durable – biodiversité & schizophrénie, qui s’est tenu à Camille Claudel sous l’égide de la Communauté de Commune mercredi 15 juin 2022.

Le Maire, Julien Bachard, qui pourtant préside la commission développement durable à la Communauté d’agglomération Plaine Vallée (CAPV) n’est pas là pour ouvrir. Déjà, au grand débat, il avait déserté la salle de réunion au bout de 5 minutes.

40 à 50 personnes. C’est peu à l’échelle de la CAPV : 17 communes ; 200 000 habitants.

Et surtout, la sociologie de l’auditoire ne reflète pas le quartier qui accueille l’évènement.

De fait l’assemblée, on le découvrira malgré nous lors du tour de table organisé lors des ateliers, est constitué d’un tiers de consultant.e.s, et d’un tiers de fonctionnaires ou d’élu.e.s des communes de la CAPV travaillant sur les questions d’environnement. On retrouvera par exemple le chef de service du Développement Durable de Saint  Gratien. Et d’un tiers de (vrais) habitants.

En guise d’amorce de la séance, une initiative des adolescent.e.s du quartier est présentée à l’assistance. Surprise : les jeunes des Raguenets ont tracé et testé un circuit allant à vélo jusqu’au château de la Chasse. Il semble roulable en sécurité. Après son test en condition réelle, son bilan est positif.

Surprise n°2 : Patrick Zamolo, adjoint au maire en charge des questions d’environnement à Saint Gratien, les félicite de cette « initiative remarquable ». Il  fait savoir qu’« ils peuvent compter sur lui car il prend l’engagement de pérenniser ce circuit qui emprunte les voies de 5 communes ». Et qu’il compte bien qu’« il y ait, un jour, au bout de cette sortie à vélo qui sera proposée aux familles des Raguenets, un pique-nique au château de la Chasse ».

Bien content que les jeunes Gratiennois.e.s recueillent ce type d’appréciation de la part d’un élu de la majorité habituellement très tiède sur la thématique vélo.

Après ce premier tour de chauffe, débutent les ateliers.

(J’étais venu avec nombre de questions, mais certaines ont déjà été présentées par mes collègues habitants : préservation des chauves-souris ; abeilles ; crapaud avec construction de tunnels permettant leur passage sous les axes routiers ;  végétalisation des murs et des toits des bâtiments public et des écoles ; replantation d’arbres en ville et notamment au niveau des entrées d’écoles ; pédagogie ; compost dans les écoles ; jardins pédagogiques ; désartificialisation des sols des zones de friches industrielles… trame noire : extinction des feux la nuit comme la lumière dans les magasins ou au 3ième étage du lycée Monod…, pour éviter de perturber les oiseaux migrateurs notamment.)

Je mets au pot cinq idées que je rédige sur les post it ad hoc, autour du leit motiv suivant : faire en sorte que la nature – la faune, la flore – regagne du terrain dans nos centres villes, ici au bout de nos rues :

  • Développer des jardins partagés associatifs en ville, y compris au pied des immeubles, au motif que c’est bon pour la flore, la faune, le lien social et le pouvoir d’achat. Une consultante dira qu’on peut s’inspirer de ce qui est fait à Gennevilliers. Je lui réponds qu’il existe une réalisation menée avec succès à Saint Gratien derrière le cimetière. Qu’on peut s’en inspirer. Cela coûte peu cher : avant tout de l’huile de coude. Et que cela correspond à une vraie attente des habitants. Je répète la nature du projet : des jardins partagés associatifs entre les immeubles.
  • Re-végétaliser le pourtour du lac d’Enghien, pour éviter que se déversent les jours de fortes pluies, des eaux qui emportent avec elles les poussières de caoutchouc des pneus qui se trouvent sur le bitume, et polluent l’eau du lac ; qu’on ait bien des conduites distinctes des eaux usées et des eaux de pluie, pour éviter que ce mélange se déverse dans les trois rus qui alimentent le lac d’Enghien et participe au développement d’algues toxiques.

Avec la montée en température du lac lors des fortes chaleurs, on a là un cocktail explosif : 15 tonnes de poissons morts ont été évacués par des équarrisseurs mi-août 2020…

  • Sensibiliser à ne pas jeter de mégots au sol, mais dans des dispositifs ad hoc qui permettent de les collecter, pour les recycler. C’est dorénavant possible. Car aujourd’hui, les mégots jetés au sol se retrouvent dans les estomacs de petits rongeurs, d’oiseaux, quand il ne s’agit pas de ceux de chats ou chiens. Et de toutes les façons, chacun sait qu’un mégot jeté au sol, c’est un mégot à la mer…
  • Créer des bassins de retenue d’eaux de pluie en ville, le cas échéant sous-terrain pour ainsi réutiliser l’eau pour arroser les espaces verts municipaux. Avec l’exemple du ruissellement des eaux de pluie du Collège Langevin contre l’un des murs de la salle d’armes, et dont la stagnation, faute de bassin de rétention, a participé à la dégradation d’une des façades de la salle d’armes. L’étude de la réalisation d’un bassin de rétention ici, permettrait de disposer d’eau de pluie pour par exemple arroser les plantations qui se trouvent sur la casquette du BIP à 500 m de là, qui ont très fortement souffert de la vague de chaleur de l’été 2020… voire sont mortes.
  • Installer sur les toits des immeubles des rampes de panneaux solaires, pour participer à la fabrication d’eau chaude sanitaire pour les habitants de ces appartements. Cela existe sur les toits de résidences collectives à Soisy et à Épinay. Une étude pourrait nous dire si c’est réalisable ici.

Et c’est là que les masques sont tombés. Voilà les remarques que ces propositions ont essuyées.

  • Jardins partagés: l’idée est assimilée par des fonctionnaires d’autres collectivités de la CAPV et par leurs élus à « un jardin pédagogique », « encadrés par quelqu’un qui s’y connait », parce que… hein ! »
  • Le lac d’Enghien ? Quelle catastrophe écologique ?

Selon l’adjoint au développement durable d’Enghien, « il faut proratiser les enjeux : la « catastrophe » du lac d’Enghien était surtout dû aux associations de pêcheurs [!] qui empoissonnaient démesurément et à hauteur de 4 tonnes de poisson par an le lac. Depuis l’empoissonnage est interdit. « Cela va mieux  » [sic]. Croisons par conséquent les doigts lors de la vague de chaleur qui vient !

Mais « on s’attèle quand même à la re-végétalisation des berges, notamment du côté quai Tabarly où les grands platanes ont été coupés et déracinés à l’occasion des aménagements des berges il y a quelques années. Et oui il faudra inciter les propriétaires des maisons autour du lac à réaliser des aménagements pour re-végétaliser d’autres parties du lac ». Il s’agit là d’une reconnaissance qu’il y a peut-être eu erreur dans la conception de la jetée Tabarly, et un laisser-faire auprès de certains propriétaires ? Quant aux circuits de collecte des eaux, oui, il y a un problème, sinon il n’y aurait pas de travaux au bassin des Cressonnières.

La question est alors de savoir si cette action se classe dans « l’action de dés-imperméabilisation des sols » ou d’une « conservation de l’existant », qui se résume pour un autre fonctionnaire « à ne rien faire » (on ne crée pas un second lac ; on préserve le lac existant avec sa faune, ses poissons et les oiseaux mangeant les poissons… ndlr.). Les porteurs de stylos qui étaient ce soir  des consultants, ne trouveront pas la bonne orthographe du lac d’Enghien. Je souligne que se fixer pour objectif de conserver la biodiversité du lac d’Enghien, ce n’est pas « ne rien faire », au regard des sommes déjà dépensées pour « effacer » les dégâts de l’épisode de chaleur d’août 2020. Et que le terme « dés-imperméabilisation » qualifie davantage l’ambition qui va devoir être la nôtre si on veut préserver et développer cette zone humide.

  • Installer sur les toits des immeubles des rampes de panneaux solaires pour produire de l’eau chaude dans les collectifs ? « Hors sujet ! C’est une thématique énergie. Ici c’est un atelier bio diversité ». Certes dis-je… mais en introduction de l’atelier il a bien été pointé que ce sont les bâtiments chauffés au gaz qui dans la CAPV produisent le plus de C0² et participent le plus à la destruction de la faune et de la flore… en un mot à la destruction de la biodiversité de la CAPV… D’où la pertinence de proposer une solution alternative à l’aide d’une énergie renouvelable… qui en plus devrait pouvoir impacter favorablement le pouvoir d’achat, eu égard à la hausse du prix du gaz…

Une consultante lors des échanges dénonce « la schizophrénie des élus qui veulent tout et son contraire : à la fois des actions qui s’inscrivent dans le PCAET et des réalisations opposées ». Je cite pour illustrer ses propos, le projet du BIP qui doit se prolonger de la station d’essence BP derrière la gare Champ de Courses à la nationale 1, au-delà de Saint Brice, et qui est portée par la présidente du conseil départemental et le maire de Soisy. Cela se traduira mécaniquement par la poursuite de l’artificialisation des sols ; de la pollution ; d’un déport un peu plus à l’est de la CAPV des bouchons… Silence dans l’assistance.

« Il ne faut pas rêver», reprend plus loin un fonctionnaire d’une des 17 communes. Il y a des choses qui coûtent cher. Qu’on ne pourra pas réaliser. La même consultante que plus haut poursuit : « il vaut mieux réaliser des choses pour lesquelles il y a des financements. Et aller chercher ces financements ». Quitte à réaliser des investissements qui vont à l’encontre de l’objectif du PCAET ? Et à l’encontre de l’intérêt général, fais-je remarquer ? Comme le grand projet inutile qu’est la création d’une gare en plein champ au Triangle de Gonesse ? Silence…

17h. C’est presque fini. Les fonctionnaires et les consultants se saisissent des fiches actions, fruits des ateliers, et les lisent à l’assistance. Comme anticipé et dit en séance, les actions possibles concernant le lac d’Enghien ne seront pas citées lors de la restitution à l’auditoire qui a perdu 50% de ses effectifs depuis 14h. Pour éviter de remuer le couteau dans la plaie… ?

L’élu en charge du développement durable viendra me voir en fin de séance pour me demander mon avis sur l’après-midi, par un « ça va ? quand même ? »

Bah, si on peut se satisfaire des échanges, du lieu choisi pour ceux-ci… il y a bien un « quand même ».

–   Consultants et fonctionnaires + élus majoritaires présents ont monopolisé près de la moitié du temps de parole de mon atelier, sur des aspects administratifs et aspects financement des projets…

– Ils ont beaucoup mentionné l’existence de subventions. À « aller chercher » ! Chasse à la subvention ? Pour financer les projets.

– Et les cabinets de consulting… Juges et parties ? Nécessité de faire un PLU Intercommunal ; connecter tel projet à un autre dans telle et telle ville de la CAPV, avec avant une étude à faire… par un des cabinets de consulting présents cette après-midi… ?

– La plupart des habitats sont partis AVANT la restitution finale à 17h.

Mon « diagnostic territorial » de l’organisation de cet atelier : d’excellents échanges avec la population… inexistants dans la restitution finale… qu’en ont fait les cabinets de …consulting…

Une défaite de l’investissement citoyen dans ce type d’action. Qui explique aussi en partie le taux d’abstention actuel… à fortiori dans le quartier où était organisé l’événement…

Et au fait ! Où était donc mercredi après-midi Estelle FolestDirectrice de la communication de l’Office français de la biodiversité (https://www.ofb.gouv.fr) et accessoirement candidate « En marche ! » dans notre circonscription ?

 

Estelle ? Pas vue !

Dimanche 19 juin, ne soyez pas schizophrène au moment de voter. Souvenez-vous en !

Stéphane Bauer, élu du groupe municipal  » Saint Gratien solidaire écologique & citoyen »

 

À portée d’urne !

Nouvelles donnes et vieilles rengaines
Fabien Gay dans l’Humanité du 17juin 2022

En 2017, Emmanuel Macron voulait incarner le renouveau, la nouvelle génération de la vie politique, l’homme qui transgresse « les clivages et les appareils ». Disruptive et révolutionnaire, son élection devait être l’avènement de la start-up nation.

Après avoir dissipé très vite les illusions sur le « ni de gauche ni de droite », pour celles et ceux qui en doutaient ou espéraient, en menant une politique exclusivement orientée pour protéger et favoriser les intérêts du capital, le macronisme a révélé sa vraie nature lors des six derniers mois de campagne. Incapable de répondre aux crises sociale, environnementale, géopolitique, il n’aura eu de cesse d’éviter, de contourner ou de refuser le débat politique avec ses adversaires. Incapable de convaincre et d’emporter l’adhésion, il aura donc privilégié le néant politique. Ne rien dire, pour que rien ne change !

Pire, sur un fond d’abstention record au premier tour des élections législatives, qui indique qu’il n’a aucune majorité d’idées dans le pays pour appliquer son programme de régression sociale, il a choisi, avec son gouvernement, d’asséner des vieilles rengaines réactionnaires ou de mépris de classe à l’intention des candidates et candidats de la Nupes, inquiet de voir que la coalition de gauche et écologiste remportait le premier tour et soulevait l’espoir. Son allocution sur le tarmac de l’aéroport, cette semaine, vaut bien ces quelques mots de Louis Napoléon Bonaparte en 1851 : « Ou bien vous me faites confiance et je vous sauverai, ou bien vous me dites non et je vous laisse dans les mains des anarchistes et des coquins. »

Pire encore, le fait qu’une majorité des ministres et des candidats à la présidentielle renvoie dos à dos ceux de la Nupes et de l’extrême droite en expliquant qu’il y aurait, d’un côté, des républicains, c’est-à-dire eux-mêmes, de l’autre, des non-républicains, soit tous les autres, laissera des traces profondes. Dans une France qui traverse des crises majeures, où les repères de classes volent en éclats, ces saillies participent activement à l’état de décomposition politique du pays et à la perte de repères de nombreux concitoyens. L’extrême droite et ses idées déjà au centre du jeu, banalisées, en seront les vainqueurs dans les prochaines années.

Dans ce cadre, la seule nouveauté que pourrait incarner le chef de l’État serait d’être le premier président élu ou réélu à ne pas avoir de majorité absolue, voire relative, alors que le mécanisme malade des institutions de la Ve République est conçu précisément dans ce but. Cela constituerait donc un événement et un fait majeur. Plus la participation populaire et, en premier lieu, celle de la jeunesse sera haute, plus les aspirations rencontreront l’espoir d’une autre société dans les isoloirs, dimanche, et plus haut sera le score de la Nupes. Et à portée de vote, un grand nombre, une majorité peut-être, de députés de la Nupes élus.

Le 19 juin, pour gagner !

Certains critiquent beaucoup les abstentionnistes, les désignant même comme de mauvais citoyens. Aussi est-il étonnant de voir dans notre 6è circonscription, une responsable politique, élue, qui, mauvaise perdante, dépitée par la déroute de son candidat au 1er tour, déplore le choix des électeurs et déclare qu’elle ira à la pêche dimanche prochain !

Pour notre part, en bons républicains, nous irons aux urnes ! Pour faire gagner Gabrielle Cathala, députée Nupes, qui portera à l’Assemblée des mesures en faveur de la justice sociale, de la transition écologique, du renouveau citoyen.

Allez, Gabrielle !

La NUPES en tête dans la 6è !

Les résultats à Saint Gratien et dans la circonscription de Gabrielle Cathala, candidate NUPES.

En route pour le deuxième tour, en tête, devançant largement la candidate LREM !

Merci à toutes celles et ceux qui ont permis ce beau résultat ! Une intensive campagne sur le terrain, au plus près des habitant.e.s de nos villes et de leurs préoccupations.

Une nouvelle semaine de campagne débute. Nous y sommes totalement impliqué.e.s pour gagner le 19 juin !