Un système de retraites révolutionnaire

Retraites : Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, expose la réforme alternative des communistes. Il demande au gouvernement de l’examiner et invite la gauche à en discuter le 11 décembre.

Fabien Roussel est interrogé  par Julia Hamlaoui, pour l’Humanité, le lundi 25 Novembre 2019

Vous appelez à la mobilisation du 5 décembre, quels sont vos griefs contre la réforme des retraites du gouvernement ?

Fabien RousselFabien Roussel De la dizaine de réformes conduites en trente ans, celle-là est certainement la pire. Elle casse complètement le système de solidarité et impliquera pour tous de travailler plus. Avec ce système où le montant des pensions ne serait pas défini à l’avance puisque la valeur du point pourrait varier d’une année sur l’autre, le gouvernement veut nous pousser à souscrire à des retraites par capitalisation. C’est le cœur de cette réforme : casser notre modèle pour orienter les Français vers des assurances privées.

Vous organisez un meeting à Saint-Denis le 11 décembre avec l’objectif de ne pas en rester à la contestation de cette réforme. Pourquoi un contre-projet vous paraît-il indispensable ?

Fabien Roussel On ne peut pas en rester au statu quo quand un tiers des retraités ont une pension inférieure à 1 000 euros et qu’en moyenne les pensions correspondent à 50-55 % du dernier salaire. Le 11 décembre, nous proposons d’en discuter avec les forces syndicales et politiques de gauche et écologistes pour voir tout ce que nous avons en commun et pouvoir dire « si demain nous sommes au gouvernement voilà ce à quoi nous nous engageons ». Adrien Quatennens, de la France insoumise, Olivier Faure, du PS, les écologistes nous ont déjà assurés de leur présence comme des organisations syndicales. Nous attendons d’autres confirmations. Nous, PCF, mettons sur la table notre propre réforme des retraites et demandons au gouvernement de l’étudier.

Votre Conseil national a validé ce week-end votre projet de réforme. Vous proposez un régime « unifié » et plus simple, quels droits ouvrirait-il pour tous ?

Fabien Roussel Le gouvernement martèle que l’existence de 42 régimes crée des injustices. Mais ceux qui subissent l’injustice sont ceux qui n’ont pas un régime leur permettant de partir à 55 ans quand les travaux sont pénibles ou à 60 ans avec une pension suffisante et garantie. Nous voulons, nous, un régime unifié par le haut. La France produit suffisamment de richesses pour cela.

Comment proposez-vous de pérenniser le système par répartition alors que la durée de vie augmente ?

Fabien Roussel Le gouvernement ne cesse de répéter que nous sommes passés de 4 actifs pour 1 retraité à 2 pour 1. Or, dans le même temps, entre 1960 et 2000, le PIB a été multiplié par 4. Selon les projections disponibles, la production de richesses doublera presque d’ici à 2040. Pour pérenniser le système solidaire par répartition, il faut augmenter la part de richesses que nous y consacrons. Le gouvernement veut plafonner ce financement à 14 % du PIB, nous pensons qu’il faut le porter à 17 %. Mais, outre la répartition des richesses, il faut changer leur mode de production. Le système de retraites que nous proposons, par son financement, est révolutionnaire. Il permet non seulement de répondre à l’allongement de la durée de la vie mais propose un nouveau modèle économique respectueux des salariés et de la planète grâce à une modulation des cotisations.

Comment fonctionnerait un tel système ?

Fabien Roussel Les aides publiques sans contrepartie, comme le Cice et toutes les exonérations de cotisations, qui nous coûtent 66 milliards par an, seraient supprimées pour que les cotisations financent bel et bien le système de retraites. Celles-ci seraient alourdies pour les entreprises qui délocalisent, embauchent des intérimaires au lieu de CDI, ne forment pas leurs salariés ou ne respectent pas les objectifs environnementaux. Au contraire, celles qui répondent aux objectifs écologiques et sociaux cotiseraient normalement mais seraient accompagnées dans leurs investissements par des prêts à taux 0 %. Nous estimons qu’en cinq ans 50 à 70 milliards d’euros peuvent ainsi être apportés au financement de notre système de retraites. Mais c’est aussi l’un des leviers pour changer notre modèle économique : Emmanuel Macron a fait la leçon aux ouvriers de Whirlpool à Amiens vendredi, c’est indécent, alors qu’il a fait la preuve de l’incapacité du capitalisme à répondre à l’impératif social et écologique de la relocalisation de la production.

Quels autres leviers de financement défendez-vous ?

Fabien Roussel Les revenus financiers – 298,8 milliards d’euros en 2018 – doivent contribuer au même taux que les cotisations employeurs, soit 10,45 %. L’égalité salariale femmes-hommes apporterait 6 milliards d’euros à la caisse des retraites : avec une loi contraignante, l’objectif peut être atteint en deux ans. Enfin, il y a la hausse des salaires. Nous demandons au premier ministre d’organiser une conférence sociale salariale pour qu’à la date du 1er janvier le Smic augmente de 20 %. C’est réparer une injustice, et apporter de nouvelles ressources pour les retraites. À ce sujet, on ne peut que se réjouir de voir que d’autres forces, y compris des députés de la majorité, trouvent désormais légitime une meilleure répartition de la richesse créée en faveur du travail.

Ce rendez-vous du 11 décembre est-il pour vous la première pierre d’un rassemblement appelé à dépasser la question des retraites ?

Fabien Roussel Ma première préoccupation est d’essayer d’unifier le monde du travail, que le gouvernement fait tout pour diviser, comme avec le débat sur l’immigration ces dernières semaines. Salariés du public « privilégiés » contre ceux du privé, usagers du train contre cheminots, ceux qui touchent le Smic contre allocataires du RSA, travailleurs contre chômeurs… Nous subissons tous en réalité les mêmes maux, ceux d’un régime capitaliste qui pompe nos richesses. Le rôle du Parti communiste doit être de ressouder la classe de ceux qui vivent de leur travail, de l’université à la retraite. Évidemment, si nous sommes plusieurs à gauche à dire que c’est possible, nous serons plus audibles.

La gauche peut-elle y travailler de concert dans un contexte où pour les élections municipales elle se présente souvent en ordre dispersé ?

Fabien Roussel Dans 90 % des cas nous sommes unis avec d’autres forces de gauche et écologistes. Nous faisons tout pour élargir ces rassemblements sur la base de projets locaux décidés avec les habitants. L’union est notre ambition, c’est compliqué, c’est aussi un combat. Les discussions se poursuivent mais je regrette que des forces politiques qui ont déjà en ligne de mire la présidentielle ne fassent pas le choix du rassemblement aux élections municipales.

Emmanuel Macron et Édouard Philippe essaient ces derniers jours de déminer le terrain, comme avec le plan Buzyn. Alors que les luttes sociales ont eu ces dernières années du mal à obtenir gain de cause, est-on à un point de bascule du quinquennat ?

Fabien Roussel C’est possible. Sur l’hôpital, le gouvernement ne prend toujours pas la mesure des difficultés et n’y répond que partiellement en tentant de diviser les soignants pour qu’ils n’appellent pas à manifester le 5 décembre. C’est petit, méprisant, et sans doute le signe de leurs craintes. Sur les retraites, pour désamorcer la mobilisation, il prétend ouvrir la discussion mais uniquement sur la base de son système par points : il n’y a pas de dialogue. Au-delà des seules retraites, la vie chère mine le moral des ménages et plombe leur porte-monnaie.

Le 5 décembre, ce sont aussi ces questions qui sont à l’ordre du jour. D’ailleurs, les gilets jaunes appellent à manifester. Quant à la gauche, sa responsabilité est immense. Dans une société si fracturée, l’insurrection peut être chaotique. Faute d’offrir une perspective progressiste, c’est l’extrême droite, le fascisme, qui peut être perçue comme l’alternative. À nous, forces de gauche, de travailler main dans la main avec les syndicats, les citoyennes et citoyens qui se mobilisent pour gagner de nouvelles avancées sociales dignes de notre siècle.

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Agir pour le logement

Ian Brossat : « Acheter à 5.000 euros le mètre carré à Paris »

Ian Brossat maire adjoint au logement de Paris, souhaite la construction de 500 logements dont le principe est basé sur la séparation du foncier et bâti. Ils seront livrés d’ici 2022, à un prix de 5 000 € le m2.

Il explique sa démarche dans le « Journal du Dimanche » d’hier 24 novembre 2019. À lire ci-dessous.

INTERVIEW – L’élu communiste parisien Ian Brossat, adjoint d’Anne Hidalgo chargé du logement, dévoile les cinq sites où seront construits 500 appartements familiaux à moitié prix.ian brossat 2019-2.jpg

La toute nouvelle Foncière de la Ville de Paris lancera avant la fin de l’année son offre de logements abordables à destination des ­familles des classes moyennes ­désireuses de devenir propriétaires dans la capitale. L’élu communiste parisien Ian Brossat, adjoint d’Anne Hidalgo chargé du logement, en détaille les contours et dévoile les cinq sites où seront construits 500 appartements familiaux à moitié prix.

En quoi consiste ce nouveau dispositif ?
Nous lançons un nouvel outil pour permettre aux classes moyennes d’accéder de nouveau à la propriété dans la capitale, en dépit de l’envolée des prix de l’immobilier. Son nom : la Foncière de la Ville de Paris. Cet organisme foncier solidaire [OFS] associe la mairie et ses bailleurs sociaux : Paris ­Habitat, RIVP et Elogie-Siemp. Le premier conseil d’administration se réunira à la fin de l’année. Son principe repose sur la dissociation du foncier et du bâti. Aujourd’hui, lorsque vous achetez – très cher – un appartement, vous devenez propriétaire à la fois du sol et des murs. L’idée consiste à n’acquérir que le bâti, pour une durée de 99 ans, le foncier restant la propriété de la Ville. Cela permettra de proposer des logements en accession à moitié prix, aux environs de 5.000 euros le mètre carré. Nous avons déjà identifié cinq sites, sur lesquels nous allons construire plus de 500 logements. Ils seront livrés en 2022.

Deux autres sites sont à l’étude, pour 150 logements supplémentaires

Où se situeront-ils ?
Pour commencer, nous bâtirons des immeubles dédiés sur cinq sites en cours d’aménagement : la ZAC Bédier-Oudiné [13e] ; la ZAC Saint-Vincent-de-Paul [14e] ; l’îlot Croisset [18e] ; la ZAC Gare des Mines [18e] et la ZAC Python-Duvernois [20e]. Deux autres sites sont à l’étude, pour 150 logements supplémentaires. En juillet 2019, le Conseil de Paris avait délibéré sur un objectif d’une centaine de logements lancés d’ici à la fin de la mandature ; nous ­serons bien au-delà. Ce n’est pas une simple expérimentation, mais un véritable changement culturel de notre conception de l’accession à la propriété, qui a vocation à se développer massivement.

Les acquéreurs ne seront propriétaire « que » quatre-vingt-dix-neuf ans…
Le temps d’une vie ! Ce bail de très longue durée confère en outre à l’acquéreur les pleins droits sur le logement ; il pourra y faire des travaux comme tout propriétaire. Le loyer s’établira à 2 euros le mètre carré par mois. En cas de revente, la Foncière rachètera l’appartement à un prix révisé en fonction de l’inflation, mais déconnecté du marché de l’immobilier. Nous avons prévu une clause anti-spéculative : le vendeur ne perdra pas d’argent mais n’en gagnera pas non plus.

Quelle est la cible ?
Il s’agira de logements familiaux, de trois ou quatre pièces, à destination des classes moyennes qui n’ont pas les moyens de devenir propriétaires à Paris. La loi prévoit un plafond de 4.500 euros net de revenus mensuels pour un couple avec un enfant et de 5.000 euros net pour un couple avec deux ­enfants. Nous avons écrit au gouvernement pour lui demander que ces plafonds soient alignés sur ceux du PLI [prêt locatif intermédiaire], c’est‑à-dire relevés à 6.000 euros pour un couple avec un enfant et 7.500 euros pour un couple avec deux enfants. Avec un prix moyen du mètre carré dépassant les 10.000 euros, même les classes moyennes supérieures ne peuvent plus acheter à Paris!

Les dossiers seront anonymes et la procédure, totalement transparente.

Comment seront sélectionnés les candidats ?
Nous allons créer une commission de sélection ad hoc, un peu sur le même modèle que la commission d’attribution des logements sociaux. Les dossiers seront anonymes et la procédure, totalement transparente. Quatre critères départageront les candidats : les revenus ; la composition familiale (au moins un ou deux enfants) ; le lien avec Paris (y vivre ou y travailler) ; le fait de sortir d’un logement social – nous réserverons environ 25% des logements produits par la Foncière aux locataires de logements sociaux dont les revenus ont un peu augmenté, assujettis au surloyer, donc, et qui souhaitent accéder à la propriété.

Quel est le budget de l’opération ?
La subvention de la Ville s’élève à 15 millions d’euros pour les 500 premiers logements [les terrains appartiennent déjà à la mairie]. A cette somme s’ajouteront les coûts de construction des immeubles.

Envisagez-vous de vendre des logements sociaux existants en dissociant le foncier du bâti ?
Il n’en est pas question ! Près de 100.000 Parisiens sont demandeurs d’un logement social. Si nous les vendions, nous aggraverions la pénurie. J’ajoute que Paris vient d’atteindre les 23,6% de logements sociaux financés – 21,5% pour les logements livrés -, ce qui signifie que si nous avons rempli nos objectifs, nous n’avons pas encore atteint le seuil, fixé par la loi SRU, de 25% à l’horizon 2025.

Sur Airbnb, nous envisageons un référendum dans la foulée des élections municipales

Airbnb a annoncé cette semaine qu’il devenait l’un des principaux sponsors du CIO jusqu’en 2028. Un coup dur pour vous ?
Cette décision du CIO, tout à fait inopportune, n’entame en rien notre détermination à mettre Airbnb au pas, pour qu’il respecte la loi et la réglementation parisienne. Nous envisageons un référendum dans la foulée des élections municipales. Faut-il passer de cent vingt jours de location autorisée à quatre-vingt-dix, soixante ou trente jours? Surtout, faut-il interdire purement et simplement cette plateforme dans certains quartiers centraux? Ils auront l’air malin, au CIO, si Airbnb est interdit à Paris aux JO de 2024!

Où en sont les négociations des communistes parisiens avec l’équipe d’Anne Hidalgo ?
J’ai bon espoir que nous arrivions à un accord début décembre. Outre notre demande de maintien de la représentation actuelle des communistes au Conseil de Paris [13 élus], nous avons formulé des exigences fondamentales indispensables pour un accord, notamment en matière de logement. D’abord, la poursuite de la production de logements ­sociaux avec le même objectif de 30% en 2030. Ensuite, l’organisation d’un référendum portant sur quatre points : Airbnb, la limitation des résidences secondaires à Paris, le blocage des loyers pendant cinq ans et le transfert à la Ville de la compétence en matière de réquisition de bâtiments vacants. Il est temps pour la gauche de s’organiser face à nos adversaires qui font campagne.

Échos du Conseil de novembre (1)

StG 2019-1Conseil municipal ce 21 novembre 2019 à Saint Gratien. Un des derniers de la mandature 2014/2020.

Un des principaux points à l’ordre du jour : le rapport sur les orientations budgétaires (ex-débat d’orientations budgétaires, DOB) , prélude au vote du budget en décembre. Un document très semblable à ceux des années précédentes, avec un faible plan de travaux. Voici le résumé de mon intervention.

Un mot sur le contexte général  et les incidences du projet de loi de finances (PLF) sur les finances communales

Pour moi cette réforme de la fiscalité locale est la mise à mal de l’autonomie financière des communes et donc de leur autonomie tout court. On sait ce qu’il en est des mécanismes de compensation… qui ne compensent jamais très longtemps. C’est surtout la perte d’un levier fiscal, après la suppression de la taxe professionnelle qui n’était déjà pas une bonne mesure. Sur les dotations d’État, on reste sur la même trajectoire de réduction de -13 milliards, comme sous le quinquennat de F. Hollande. Et si j’ai bien compris le mécanisme de suppression de la taxe d’habitation, la commune n’a plus la liberté de délibérer sur les taux alors que la TH n’est pas encore supprimée, les compensations s’appuient sur les chiffres 2017, et les bases sont gelées en ce qui concerne la TH. Confirmation de l’adjoint aux finances. Quelle sera l’évolution de la taxe foncière dans les années à venir ? Pas de réponse sur ce point. La TH sur résidences secondaires et logements vacants est maintenue : quels leviers possibles pour la ville ? Faibles d’après l’adjoint.Saint-Gratien7

Ensuite quelques questions et remarques sur les orientations budgétaires de Saint Gratien.

-En 2020, l’objectif est de baisser les dépenses de fonctionnement de -2% et -250K€. Est-ce réaliste ? On a vu les années précédentes que les prévisions de baisse n’étaient pas toujours réalisées. Est-ce une bonne mesure ? Ce sont là les services aux Gratiennois.e.s qui sont touchés.

-Une question récurrente sur les produits des services : si l’augmentation des recettes de la ville est de + 4% entre 2017 et 2018, il y a + 5% seulement en 10 ans entre 2008 et 2018 alors que les tarifs augmentent de +2 ou +3% tous les ans… C’est un problème récurrent non expliqué par la seule variation des jours fériés : l’augmentation des tarifs n’entraîne pas, loin de là, une augmentation parallèle des recettes encaissées.

StG 2019-4.jpgD’ailleurs dans le document budgétaire, apparaît un scoop ! La ville évoque la possibilité ou NON de revaloriser les tarifs des services !! Nous l’avions suggéré l’an dernier au vu donc de cette faible évolution des produits des services, qui ne suit pas les augmentations de tarifs.

Les produits de gestion courante sont en baisse de -15% et – 64 649€. Pourquoi ? Ce sont des recettes issues de la concession du marché, du stationnement, des loyers communaux. Il est répondu qu’une ASVP étant en congé durant une longue période, les recettes du stationnement payant ont chuté.

Sur les dépenses de personnel : rationalisation, optimisation… voilà un joli vocabulaire mais quelle est la réalité ? On constate une perte de 24 fonctionnaires entre 2016 à 2018 et une augmentation dans le même temps de +33 CDD. Certainement pas une bonne chose pour les employés de la ville. 

-En fin de mandat, il arrive le temps de faire le total des équipements réalisés pour la période 2014/2019 : 24, 5M€ contre 42M€ entre 2008 et 2014… L’explication n’est pas que tout a été réalisé et qu’il n’y a plus de besoins en ville…. : centre du parc, centre de loisirs Fossiez, centres culturels, salle Georges Brassens, salle d’armes, réfectoires scolaires, centre de santé…. autant de bâtiments communaux à rénover ou de structures à créer. la voilure a donc sérieusement été revue à la baisse durant ce mandat.

Au passage, je souligne l’allusion faite à un « PPI », plan pluriannuel d’investissements, qui nous est inconnu ! Incongru de mentionner dans un rapport budgétaire un document qui n’a pas d’existence…

Les dépenses d’investissements sont prévues à hauteur de 5,277M€ pour 2020, dont 2,075M€ de remboursement de dette. Restent donc 3,202M€ pour les travaux. La liste qui nous est communiquée en liste seulement 2,316M€ dont 1,367M€ de travaux de voirie.

Certes la réfection des rues est un point important mais nous trouvons que ces travaux représentent à nos yeux une part trop importante. C’est au détriment d’autres projets.

StG 2019-7Qu’en est-il de la réfection de la salle Georges Brassens ? De la rénovation du centre culturel du Parc ?

Nous avions déjà demandé déjà l’an passé à connaître l’état des subventions attendues sur chaque opération, pour avoir une idée plus précise des sommes qui resteront à la charge de la ville. Une information non communiquée encore cette année

Quant à la dette, il est artificiel de déduire le fond de soutien (emprunt réalisé en 2016 lors de la renégociation coûteuse d’un des deux emprunts toxiques de la ville), alors qu’il court jusqu’en 2032, comme les emprunts « structurés », avec les conséquences que l’on connaît sur les finances et que la Chambre régionale des comptes n’a pas manqué de rappeler il y a peu. La dette n’est pas diabolique quand elle sert à financer des équipements utiles à la population et non des remboursements d’emprunts toxiques, surtout quand les taux sont bas…

Dans l’ensemble, la majorité s’adapte donc finalement très bien  aux baisses de dotations : elle comprime les dépenses de fonctionnement et recherche des recettes exceptionnelles en vendant des terrains. Mais tout a une fin… les ventes de patrimoine ne sont pas infinies.

À suivre…

Questions orales pour le Conseil

log social 3.jpgVoici les questions orales de notre groupe municipal « Saint Gratien solidaire et citoyen ».  Le maire y répondra en fin de séance du Conseil, jeudi 21 novembre 2019. C’est pour nous, élus minoritaires, la seule façon de voir évoqués des sujets qui ne sont pas à l’ordre du jour. Cela peut concerner notre travail municipal (c’est le cas de la première de nos questions cette fois-ci) mais en général, nous questionnons surtout sur des thèmes qui intéressent l’ensemble des Gratiennois.e.s. Ces questions, et les réponses, souvent très succinctes et non suivies de débat, qui leur seront apportées, figurent au procès-verbal officiel de la séance. Nous en ferons très prochainement le compte-rendu sur ce site.

PV des commissions municipales

Si nous constatons qu’un effort a été fait depuis 2 ans (nous avions posé la question lors du Conseil municipal du 15 juin 2017), serait-il possible de demander à toutes les commissions, d’établir un procès-verbal ?

La fibre à Saint – Gratien

Pouvez-vous nous indiquer si les bâtiments communaux disposent d’une connexion et d’un abonnement à la fibre ?

Programme mobilité des agents communaux

Quel bilan pouvez-vous tirer des cinq actions à court terme engagées sur 2018-2019 ?

log social.jpgParc Véligo à la gare

Qu’est est l’état d’avancement de ce projet ?

Déchetterie mobile

Quel bilan de la première journée de déchetterie mobile sur les terrains du Siare le 5 octobre dernier ?

Librairie du Forum

La ville peut-elle indiquer pourquoi la librairie du Forum n’a pas ouvert le 14 novembre ? Il s’agissait de la date d’ouverture indiquée sur la porte, suite à une première annonce de report de l’ouverture en septembre.

Marché

Il y a eu une réunion la semaine du 4 novembre entre le maire, les représentants des commerçants du marché municipal et le concessionnaire. Nous souhaitons une information sur ce qui a été convenu.

Rue de Verdun

Le groupe « ICF la Sablière » a déposé un permis de construire en date du 23 avril 2019 pour une construction de 12 logements rue de Verdun. Avez-vous des éléments sur ce projet : date de lancement et d’achèvement  des travaux ?

Conseil municipal de Saint Gratien

CM nov 2019-3Ce sera un des tout derniers Conseils de la mandature : le prochain Conseil municipal de Saint Gratien se tiendra le jeudi 21 novembre 2019. Cela se passe à 20h30 en salle des mariages et la séance est publique.

L’ordre du jour, ci-dessous, est assez dense et comporte quelques points importants : les orientations budgétaires, préparatoires au vote du budget en décembre, la future création d’une maison de santé aux Raguenets, les travaux des passerelles des Marais, notamment. Nous reviendrons sur ces sujets ici-même.

Venez donc suivre le travail des élus ! ils seront renouvelés bientôt…

CM nov 2019-1

CM nov 2019-2

Des élus utiles !

Voilà un exercice auquel devraient se plier tous les élu.e.s : le compte-rendu de mandat. À quoi avons-nous servi ? En quoi avons-nous été utiles aux habitant.e.s ? Un rapport que nous devons à nos électrices et électeurs.

Voici ci-dessous notre bilan d’activité. Élu.e.s minoritaires, nous avons cherché à dépasser la critique, certes nécessaire, pour avancer à chaque fois des propositions alternatives. Bien qu’avec très peu de moyens financiers, nous avons voulu informer de notre action tout au long de ces six années de mandature, être présent.e.s sur le terrain, disponibles, à l’écoute des Gratiennois.e.s. C’est pourquoi nous nous sommes efforcé.e.s de participer à toutes les manifestations municipales, aux réunions de quartier, en plus des commissions de travail et des Conseils municipaux. Notre volonté ? Être utiles aux habitant.e.s.

Ce document n’est qu’un bref aperçu de notre mandat. Sollicitez-nous si vous en voulez davantage ! Ou si vous voulez poursuivre en 2020…

bilan mandat 1

bilan mandat 2

18 mois

Elles arrivent enfin ! Après 18 mois d’attente, voilà elles sont peintes, leur emplacement a été mûrement réfléchi, leur implantation annoncée largement ! Cinq boîtes à livres vont voir le jour à Saint Gratien. Après une telle gestation, nous ne doutons pas qu’elles seront magnifiques. Mais qu’il a fallu patienter ! Une certaine inertie municipale, même pour la plus simple des réalisations, au coût proche de zéro  !

bal 2019

Depuis juin 2018, nous avons testé cette idée, répandue dans les villes et villages partout en France. Les livres coûtent cher, on ne souhaite pas toujours les garder, on manque de place pour les stocker…  Pourquoi donc ne pas en faire profiter autour de nous ? Un système simple et souple de mise en circulation, gratuit… Dans la boîte à livres, qui peut être une armoire, une table, un abri bus réutilisé, ou une cabine téléphonique recyclée… on dépose les ouvrages qu’on veut partager, on en emporte un autre qui nous séduit, ou pas…. La boîte à livres n’a pas de règle fixe, elle vit et se transforme au gré des passages et des envies. La nôtre, prévue au départ pour être éphémère, aura finalement vécu 18 mois et notre stock de départ a été rapidement entièrement renouvelé ! Des échanges imprévus ont eu lieu autour de nos livres, on nous demandé des ouvrages pour enfants, on nous a déposé des piles de romans, et même une pleine valise ! Une expérience enrichissante, des critiques impromptues après une lecture… du lien social !

Aujourd’hui, notre table à livres cède donc la place aux boîtes municipales. Nous sommes heureux d’avoir contribué à cette réalisation ! Nos habitués nous ont déjà dit qu’ils regrettaient de ne pas voir une boîte implantée au marché : il ne nous reste plus qu’à réclamer une sixième boîte !

Merci à Gisèle, qui nous a fait don d’une bonne partie de sa bibliothèque et a permis le démarrage de notre table. Merci à Marc-Fabien, qui nous a longtemps accompagnés pour la faire vivre !  

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