Rendez-vous gratiennois

StG10.jpgLe prochain Conseil municipal de Saint Gratien aura lieu le jeudi 6 juin 2019. Ce sera le dernier de l’année scolaire. Au menu, la présentation du compte administratif de la commune, qui retrace les réalisations effectives du budget 2018. Une bonne occasion d’examiner la gestion de la ville et ses choix en matière budgétaire. On y revient très prochainement.

Le mois de juin verra aussi les dernières réunions de quartier de la mandature. Les réunions de l’automne n’auront pas lieu pour cause de l’approche des élections municipales de mars 2020. Il faut donc en profiter dès maintenant ! Voici leurs dates.

École Raymond Logeais : mardi 28 mai à 20h. On y était, on y revient également très bientôt.

Centre culturel Camille Claudel : mercredi 5 juin à 20h

École Jean Moulin : mercredi 19 juin à 20h

Salle Jean Hulin : jeudi 20 juin à 20h

Centre culturel du Parc : lundi 24 juin à 20h

Une très bonne occasion de venir questionner le maire.. ou tout simplement de donner votre avis sur la vie gratiennoise. 

À bientôt !

Tribune libre

Voici notre « tribune libre », écrite au nom du groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen » au Conseil municipal. Ce texte est paru dans le magazine municipal de mai/juin 2019. Nous sommes tenus pour cet exercice à un espace réduit de 1 333 caractères.

st gratien 2019Retour sur le Grand débat national

70 à 80 Gratiennois.e.s ont échangé aux Raguenets mi-mars. Pas si mal pour une réunion que nous avons poussé le maire à organiser, et malgré une publicité minimale.

Débat riche : les participant.e.s demandent à renouveler.

Sur St Gratien, les thèmes abordés :

Le logement, le chauffage, la rénovation énergétique. La dépendance des plus âgé.e.s qui ne peuvent  rester à domicile et ne peuvent être accueilli.e.s dans des structures faute de place ou de moyens. Les transports alternatifs à la voiture, l’accessibilité des transports en commun, les nuisances de Roissy. Le maintien des services publics, Poste et Sécu. Une plus grande participation des citoyenn.e.s.

On aurait pu évoquer

– le prix de la cantine, qui augmente encore de +2% à la rentrée et est très supérieur à celui des communes voisines : 22% plus cher en moyenne pour la tranche la plus basse ; 44% plus cher en moyenne pour la plus haute.

– le déclin du marché. Le délégataire prélève plus de 100 000 €/an sur les commerçant.e.s, et  reverse 45 000 € à la ville qui n’en a rien déboursé pour sa rénovation et son animation. Cela se répercute sur les prix et la fréquentation.

Le maire et la députée sont restés 2 min au débat. Ils avaient autre chose à faire. Continuez à nous faire part de vos idées. Nous, elles nous intéressent.

Sabine Balland, Stéphane Bauer, Isabelle Volat

Une belle campagne

Déclaration de Ian Brossat à l’issue des élections européennes

Mesdames, Messieurs,

IB affiche.jpgJe souhaite ce soir remercier très chaleureusement les centaines de milliers d’électrices et les électeurs qui nous ont fait confiance.

C’est une belle campagne qui s’achève, après 12 ans d’absence à une élection nationale. C’est une campagne que nous avons voulue sincère, combative, fidèle aux combats et aux valeurs de la gauche. En dépit de nos efforts, il arrive que la marche soit parfois trop haute pour être franchie du premier coup. Ce soir, nous n’atteignons pas encore nos objectifs.

Première leçon. L’extrême-droite arrive en tête de ce scrutin. Rappelons-nous, il y a encore 10 ans, la liste du Front National ne dépassait pas les 6%. Le score d’aujourd’hui est le résultat d’un pari perdu, un pari forcément perdant et dramatique pour notre pays. Cette stratégie, c’est celle d’Emmanuel Macron, qui impose aux Français ce face-à-face avec Marine Le Pen pour assurer sa survie politique. Non, ce n’est pas un duel comme on cherche à nous le faire croire, c’est un duo : un duo imposé par les deux camps, un duo mortifère pour notre pays et pour la démocratie. A force de jouer avec le feu, Macron s’est brûlé.

Deuxième leçon. La gauche a également sa part de responsabilités. Je prends ma part de responsabilité, il ne s’agit pas de se dédouaner. Ce soir, la gauche est affaiblie, tout est à reconstruire.

J’ai l’intime conviction que l’avenir passe par l’humilité, le travail collectif, le respect mutuel, le refus de la tentation hégémonique. Écoutons-nous, respectons-nous, travaillons ensemble.

Cette gauche, cette gauche que nous devons reconstruire, que nous allons reconstruire, doit placer au cœur de son projet la justice sociale et l’urgence écologique.

Et soyons clairs: cette reconquête des cœurs et des esprits ne sera possible que dans la rupture avec le libéralisme.

Reconstruire une gauche digne de ce nom en France, c’est à cet objectif que le Parti Communiste doit consacrer tous ses efforts, dans les semaines et dans les mois à venir.

À tous les communistes, à celles et à ceux venus d’autres horizons et qui nous ont rejoints, je voudrais vous témoigner de ma profonde gratitude.

Être votre candidat, vous représenter, fut un honneur et un privilège.

Je voudrais dire à chacune et chacun de nous ce soir : le combat continue — il continue partout, il continue toujours.

Je voudrais remercier chaleureusement Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, pour son aide, pour son engagement, pour son énergie. Je voudrais avoir une pensée à destination de ma chère Marie-Hélène Bourlard, lui dire que nous y étions presque et que demain nous y arriverons.

Nous formons une belle et une formidable famille, mes amis, mes chers camarades.

Camarade, c’est un joli nom.

C’est uni, comme une famille, que je veux vous demander ce soir deux choses. Je vous le demande du fond du cœur.

Ce soir, demain, cette semaine, dans les prochains mois : conservons en nous ce formidable état d’esprit et cette énergie qui fut le nôtre durant cette campagne. Faisons-les vivre ! Conservons-en nous cette joie d’être ensemble, cette envie, ce bonheur de nous être retrouvés.

La deuxième chose que je vous demande et j’en terminerai ainsi : dans cette période politique trouble, n’oublions jamais que nous n’avons aucun adversaire à gauche. Conservons la bienveillance qui fut la nôtre, conservons cette envie sincère de tendre la main, de réussir le rassemblement demain.

Nous avons réalisé une formidable campagne. Ne nous arrêtons pas là !

Je vous remercie.

Japy !

Paris 16 mai 2019 : Je jape, tu japes, il-elle Japy !

Dimanche 26, je vote IAN BROSSAT !

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Retour sur le meeting au gymnase Japy, où en 2005, déjà lors d’un meeting, les communistes avaient appris que le « Non » était donné gagnant quelques jours avant le vote pour le référendum.

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Première surprise agréable, à la sortie de la station du métro Charonne, pas utile de sortie son GPS, il suffit de suivre la file de gens qui se dirige vers Japy, pour trouver l’endroit. Le bruit de la foule déjà rue Parmentier. Puis vision de la foule devant la salle.

Plein dehors. Plein dedans, avec un auditoire attentif :

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Qu’a-t-on vu à Japy ?

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Du rouge :

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On entend Marie-Pierre Vieu défendre son bilan, dont la pièce maîtresse est sa demande d’audit sur la libéralisation des services publics en Europe.

japy 37L’étude fait la démonstration concrète que l’Union européenne n’est pas une main invisible insaisissable mais qu’elle est le fruit d’un processus politique, tant parlementaire que gouvernemental, avec, à la manœuvre, les chefs d’État des 27 pays-membres. Notre impératif, à gauche, c’est qu’elle devienne un terrain citoyen et de revendications.

« La mise en place du processus de libéralisation auquel on est confronté actuellement est donc du ressort de la responsabilité politique des gouvernements ! »

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Lassana Bathily, né dans un village au Mali, est un travailleur franco-malien. Il est connu pour sa conduite lors de la prise d’otages de la porte de Vincennes (HyperCacher), le 9 janvier 2015. Ayant pu s’échapper, il a immédiatement collaboré avec la police.

Il préside le comité de soutien de la liste du Parti communiste français menée par Ian Brossat.

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Julia Castanier, responsable de la com du PCF, maîtresse de cérémonie

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Maryam Madjidi, Goncourt 2017 du Premier roman pour «Marx et la Poupée».

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Dans son livre, d’inspiration autobiographique, la romancière raconte comment ses parents, étudiants marxistes, l’ont déracinée d’Iran à l’âge de six ans pour fuir le régime de l’ayatollah Khomeyni.

« L’humain d’abord, l’humain toujours ! »

Nico Cué

Pour 2019, avec ses partis membres Die Linke (Allemagne), le Parti communiste français, Syriza,  la GUE a un « Spitzenkandidaten », à la tête de la commission européenne : Nico Cué, Espagnol de 62 ans, ancien syndicaliste arrivé enfant en Belgique, où il a vécu la majeure partie de sa vie.

Japy 43.jpgIl rend compte de son débat TV de la veille avec les autres prétendants au poste de président du futur nouveau parlement européen, post 26 mai :

« Communiste vous êtes, car pour proposer une alternative à ce monde, vous partez de votre expérience. Communiste vous êtes parce que vous partagez vos expériences ! Dans le camp d’en face, on n’entend que des propos vides de sens, ce sont des apparatchiks qui s’accrochent à leur place dans les instances de l’Union Européenne»

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En vidéo conférence, Patrice Prate, ex-conseiller et soutien de Arnaud Montebourg,  « mais le 26 mai communiste de cœur… »

« Je voterai pour une liste des gens ancrés dans le réel des Français ; des colistiers cohérents dans leurs positions ; nous sommes tous des Européens. Vous n’êtes pas des eurosceptiques. Vous portez un regard neuf, une expression juste, plus efficace et plus porteuse d’espoir que la grisaille qu’on impose à notre quotidien et dans cette campagne électorale»

Colistiers de Ian Brossat, un sportif de haut niveau et une militante LGBT

« Je suis pour qu’on défende au parlement européen  la clause de non régression de l’Européen ou de l’Européenne la plus favorisée ! de l’européen ou de l’européenne LGBT la plus favorisée ! C’est-à-dire étendre partout en Europe les solutions les plus favorables dont bénéficient ici et là les LGBT dans n’importe quel pays de l’UE, et qu’on s’y tienne ! »

« Oui c’est possible avec cette liste de faire élire le premier sportif de haut niveau au Parlement européen ! Votez aussi pour une Europe arc en ciel ! Les gens me disent en meeting que nous défendons une cause noble : sauvez la planète ! Sauvez la terre du capitalisme !»

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« On va vous raconter ce qui se passe au CHV », par  les infirmières et aides-soignants des urgences du Centre Hospitalier de Valence (CHV), dans la Drôme, accompagnée par la conseillère municipale communiste de Valence :

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« Ce qui se passe au CHV, dans les urgences de France, ne peut pas rimer avec… rentabilité »

« Entendez notre peine… Il y a de la colère dans le cathéter »

 « Comment peut-on s’y prendre pour enfin se faire entendre ? On va vous raconter ce qui se passe au CHV », scandent-elles pendant un peu plus de trois minutes, blouses blanches sur le dos. Fermeture de lits, suppression de postes, réorganisation et distribution des missions quotidiennes des professionnels de santé, manque de temps… Les employées du CHV y dénoncent leurs conditions de travail, submergées par l’afflux de patients aux urgences.

« Nous, on fait tout ce qu’on peut, on veut prendre soin d’eux, mais plus le temps de rien, mais on n’a plus de moyens. »

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À écouter ici

Japy 52Cours de relocalisation industrielle en Europe sur l’exemple des camarades coccinelles chinoises qui mangent les larves des coccinelles françaises en un clic…

Fabien Roussel prend l’exemple des coccinelles chinoises importées pour lutter de façon « bio » contre les pucerons et qui détruisent les larves de coccinelles françaises.

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Écouter ici Fabien Roussel sur les coccinelles chinoises

Cohérence : « le PCF est le seul parti de gauche à avoir rejeté tous les traités européens libéraux ! »

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Fabien Roussel et la réécriture des traités européens

Ian Brossat

« Que chacun convainque 10 personnes autour de lui d’ici dimanche. Ce n’est pas impossible. C’est possible ! »

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En un mot comme en mille : un très beau meeting !

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La presse ébaubie :

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Et voilà, c’est déjà Japy…

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S.B.

Pour eux, c’est Ian !

Ils soutiennent la liste Ian Brossat

HPR.jpgHenri Peña-Ruiz, philosophe, écrivain, maître de conférences à Sciences-Po Paris

« Ian Brossat fait honneur à la politique et au communisme. Il mène brillamment campagne en faisant le pari de l’intelligence et de la culture. Dans “communisme”, il y a commun. Commun à tous les êtres humains. Au-delà des amalgames injustes qui ont tenté de disqualifier l’idéal communiste, il est grand temps de rappeler ce sens du bien commun, de l’intérêt général et de la solidarité qu’implique la notion de communisme. Souvenons-nous du Front populaire, de la résistance au nazisme, puis de la Libération, avec l’œuvre inoubliable d’Ambroise Croizat, ministre communiste qui créa la Sécurité sociale. Oui, le Parti communiste français a joué un rôle décisif dans l’histoire de notre pays. Notamment pour promouvoir le progrès social. Aujourd’hui, face à la morgue de classe de M. Macron et à sa politique dévastatrice pour les plus démunis, il nous faut un Parti communiste fier de son histoire et décidé à jouer un rôle moteur dans le rassemblement des forces de progrès.… Au Parlement européen, les élus communistes ne manqueront pas de combattre une économie dévoyée par des financiers indifférents au sort des laissés-pour-compte. Il est temps de refonder l’Europe sur la justice sociale et la responsabilité écologique, sans oublier la laïcité, idéal d’émancipation plus actuel que jamais. Je souhaite un beau succès à Ian Brossat et à sa liste pour que la France de notre regretté Jean Ferrat parle haut et fort à Bruxelles. »

BT.jpgBaptiste Talbot, fonctionnaire territorial, militant CGT

« Le scrutin du 26 mai est une échéance majeure pour faire entendre les exigences du monde du travail. Voter le 26 mai, c’est une forme de lutte, c’est l’occasion de porter la nécessité de rompre avec les politiques mortifères actuellement à l’œuvre en France et en Europe. Dans son Appel aux fonctionnaires, Ian Brossat a fermement affirmé son attachement au statut des fonctionnaires et à une fonction publique forte. Pour l’avenir du service public, pour peser dans la bataille en cours pour le retrait du projet de loi gouvernemental sur la fonction publique, je voterai dimanche pour la liste conduite par Ian Brossat. »

MM.jpgMaryam Madjidi, écrivaine, prix Goncourt du premier roman

« Pourquoi je vous invite à voter pour notre liste ? Parce que nous avons plus que jamais besoin d’une alternative au système capitaliste. Notre liste est cette alternative, ce garde-fou contre cette Europe libérale que le PCF a toujours refusée. Il est urgent aujourd’hui de construire une union européenne qui soit fidèle à l’idée que nous nous faisions de l’Europe à sa création, à savoir une union des peuples, une solidarité entre les États, une garantie solide des services publics et une protection digne et solidaire envers les travailleurs immigrés, les réfugiés, les exilés. Je vous invite à voter pour notre liste parce que les Françaises et les Français, les Européennes et les Européens méritent mieux que cette union non pas des peuples mais des lobbyistes et des milliardaires. Il est temps de briser cette puissance de l’argent au profit d’une justice fiscale et sociale. Notre liste est à l’image de tous ces gens qui travaillent, qui paient leurs impôts, qui militent pour une solidarité envers les plus démunis, qui refusent que le monde de demain soit uniquement gouverné par une poignée de riches qui ont la ferme intention de s’enrichir encore et encore sur le dos de celles et ceux qui ne récoltent jamais ou alors très peu le fruit de leur travail. Je vous invite à voter pour notre liste au nom de notre humanité, cette humanité qui fait notre grandeur, qui fait notre dignité. »

HLJHélène Langevin-Joliot, physicienne, petite-fille de Marie et Pierre Curie

« L’avenir des peuples de l’Union européenne dépend pour beaucoup de l’usage qui sera fait des savoirs scientifiques et des technologies. Produire ces savoirs et les maîtriser suppose un effort public considérable, une recherche publique et des formations post-bac à un niveau bien supérieur à l’actuel, alors que les gouvernements de droite et du Parti socialiste ont supprimé plus de 1 500 postes au CNRS en quelques années. (…) Les réussites scientifiques européennes le montrent : c’est par la coopération et non par la mise en concurrence des peuples que nous trouverons des solutions aux défis que nous affrontons. La liste dirigée par Ian Brossat porte un projet cohérent à cet égard, fondé sur le soutien à la recherche publique, son besoin de liberté, de temps long, de dialogue avec la société pour l’usage des technologies. »

DDae.jpgDidier Daeninckx, écrivain

« La première raison de mon vote en faveur de Ian Brossat tient à la personnalité du candidat, à la clarté de son propos politique, au fait qu’il se soit abstenu d’attaquer les autres têtes de liste de notre camp si divisé. Une attitude qui préserve l’avenir et les chances d’une nécessaire et urgente reconstruction de ce qu’il faut continuer à nommer la gauche. Je suis sensible aussi à la composition de cette liste qui donne sa juste part au monde du travail.

J’ai également été attentif à son affirmation d’une Europe du partage et non de l’exclusion, une Europe créatrice de richesses responsables, une Europe qui fasse contribuer les plus riches et qui ne lésine pas sur la lutte contre la faramineuse évasion fiscale. Une Europe qui ne cède en rien aux mirages du souverainisme, qui se révèle trop souvent comme le masque du nationalisme. Auteur de Missak, un roman consacré à Manouchian, je me souviens que, dès 1939, des dizaines de milliers d’apatrides, de juifs exilés, d’Italiens et d’Espagnols pourchassés, faisaient la queue pour s’engager dans l’armée française afin de combattre les fascismes européens. Parmi eux, Missak et ses compagnons arméniens. J’aime que, contre les négateurs, Ian Brossat le rappelle avec force. »

JB.jpegJosiane Balasko, actrice

« Le 26 mai, j’aimerais essayer de vous convaincre d’aller faire entendre votre voix. Vous n’êtes pas forcément communiste et je ne le suis pas non plus. Mais, à travers mes différents engagements associatifs, j’ai souvent pu voir la présence de femmes et d’hommes communistes, et j’ai pu voir les valeurs qui les animaient, des valeurs populaires, jamais populistes. J’ai pu voir leur sincérité, j’ai pu voir leur disponibilité dès lors qu’il s’agit de défendre les plus modestes. C’est pourquoi j’ai décidé d’aller voter pour la liste de Ian Brossat. Parce que je crois que nous avons plus que jamais besoin de députés sincères, clairs, combatifs, à l’image de leur belle campagne. Surtout, en votant pour la liste de Ian Brossat, nous pouvons faire élire Marie-Hélène Bourlard, entrée à l’usine à l’âge de 16 ans, qui fut ouvrière du textile pendant 43 ans dans le Nord. Avec l’aide de nous toutes et de nous tous, Marie-Hélène Bourlard peut devenir la toute première femme ouvrière à entrer au Parlement européen depuis quarante ans. »

FG.jpgFlorent Guéguen, directeur d’une fédération d’associations de lutte contre l’exclusion

« Sur le continent le plus riche du monde, 86 millions d’Européens-es vivent en dessous du seuil de pauvreté, quand le nombre de personnes sans abri explose dans toutes les grandes capitales européennes. Dans ce contexte d’urgence sociale, les mal-logés, les chômeurs et les classes populaires ont besoin d’une gauche de combat fidèle à ses valeurs, qui lutte contre ces inégalités inacceptables et qui redonne un espoir aux millions de précaires. Avec ses propositions de Smic européen à au moins 60 % du revenu moyen, de clause de non-régression sociale et de réinvestissement dans les services publics, c’est la liste de Ian Brossat qui incarne cette volonté de conquête sociale. Je voterai aussi pour Ian car sa liste s’engage sans ambiguïté en faveur de l’accueil des personnes migrantes, qui fuient la guerre et l’extrême pauvreté, en assumant des sanctions financières contre les États qui ne respectent pas leur devoir de solidarité. Envoyons au Parlement européen des femmes et des hommes qui défendront fidèlement l’intérêt des ménages les plus modestes face à l’Europe de l’argent et des marchés financiers !

JF 2019Jacques Fournier, conseiller d’État honoraire, ancien secrétaire général du gouvernement, ancien PDG de la SNCF et de GDF.

« Je voterai pour la liste de Ian Brossat. Cette annonce pourra surprendre : Ian Brossat, adjoint au maire chargé du logement à la ville de Paris, est à la tête de la liste du Parti communiste, à laquelle les sondages ne donnent que fort peu de chance d’atteindre le seuil des 5 % qui permet d’avoir des élus.

Je n’ai jamais été anticommuniste. Mais j’ai fait en France, depuis le congrès d’Épinay en 1971, le choix du socialisme. J’y suis toujours resté fidèle et je ne le renie pas. Je persiste à penser que c’est autour d’un PS rénové et ragaillardi que pourra revenir au pouvoir un gouvernement de la gauche en France.

Trois des promoteurs des listes en présence le 26 mai sont issus du Parti socialiste, mais aucune de ces listes n’en porte le drapeau. Jean-Luc Mélenchon s’est lancé, avec la France insoumise, dans une démarche mégalomaniaque dont les excès deviennent insupportables. Benoît Hamon a cru que son succès relatif dans les primaires du PS lui donnait, avec Génération(s), un destin national qui se dérobe sous ses pieds. Olivier Faure, plus modestement, a essayé de reconstruire la maison, mais il a estimé ne pouvoir le faire qu’en allant chercher sur la place publique – que l’on me pardonne ce jeu de mots – le pion qui lui manquait.

Je pense, depuis longtemps déjà, qu’il faut donner un sérieux coup d’éperon à la monture européenne. J’ai cru, en votant Hollande en 2012, que la France allait s’engager dans une démarche résolue de remise en cause du traité d’austérité budgétaire, qui interdit aux pays membres de s’engager dans la voie de ce que j’appelle l’économie des besoins. Comme beaucoup d’autres, j’ai été déçu. L’Europe doit être non pas le vecteur de l’assujettissement de notre continent à la mondialisation capitaliste, mais le ferment d’une orientation nouvelle que son histoire et sa culture lui permettent de dessiner. Un vote pour la liste conduite par Raphaël Glucksmann, quelle que soit la considération que l’on peut avoir pour la personne de son chef de file, et même si l’on y trouve plusieurs de mes amis du PS, n’aurait pas cette portée. Je ne pense pas que les socialistes français soient en mesure d’infléchir la ligne, beaucoup trop attentiste à mes yeux, du groupe dans lequel ils entreraient s’ils arrivent à franchir le seuil des 5 %. C’est pourquoi, pour ce scrutin bien particulier, je préfère apporter mon suffrage à une liste se réclamant de la gauche radicale européenne. »

Europacity, 19 mai : un temps de grenouille ! (2)

La suite de notre reportage sur le terrain des Terres de Gonesse lors de la manifestation du dimanche 19 mai.

Écoutez ici l’intervention de Ian Brossat

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Les palissades du futur chantier de la gare CDG express en plein champs à 2 km de toute habitation.

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Bernard Loup, le chef du CPTG (collectif pour le Triangle de Gonesse), pédagogue face à la presse. Son interview sera reprise dans beaucoup de supports médiatiques le lendemain.

 

Un vrai temps de grenouille !

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L’interview par Laurence Peuron de France Inter, à voir  :

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L’interview par Laurence Peuron de France Inter, à écouter :

Écoute l’extrait du journal de 19h du dimanche 19 mai 2019 sur : https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-19h-du-week-end

Visite le journal de 19h et écoute bien entre la 6’46 et la 8’36 min :

https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-19h-du-week-end

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S.B.