Les rendez-vous de février

Retraites : on amplifie les 7 et 11 février !

La journée du 31 janvier a montré une détermination historique à refuser le projet de réforme des retraites. Avec le soutien de la population à plus de 70%, et 80% des actives et des actifs, les organisations syndicales prennent leurs responsabilités face à un gouvernement qui refuse d’écouter et impose le blocage. Elles appellent «la population à se mobiliser par la grève et la manifestation encore plus massivement le mardi 7 février puis le samedi 11 février pour dire non à cette réforme».

Prochains rendez-vous de mobilisation

Après les grandes manifestations des 19 et 31 janvier 2023 à Paris, les marches locales aux flambeaux des 27 janvier à Pontoise et 1er février à Argenteuil, retrouvons-nous pour manifester :

À Cergy !

– Le 7 février à 10h, parcours : maison des syndicats – les chênes – préfecture – université – maison des syndicats

Et à Paris :

– le 7 février à 14h à Opéra, direction Bastille

– le 11 février à 13h à République, direction Nation

De nombreux cars affrétés par les syndicats au départ du Val d’Oise !

Communiqué de l’intersyndicale

A l’appel de l’ensemble des organisations syndicales, ce 31 janvier a confirmé la très forte détermination à refuser le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement.

Plus de 2,5 millions travailleurs et travailleuses, du public comme du privé, jeunes et retraité.e.s, se sont mobilisés, par la grève et/ou ont manifesté sur l’ensemble du territoire. Cette mobilisation d’ampleur fait suite à celle du 19 janvier qui avait rassemblé près de 2 millions de personnes. La jeunesse s’est particulièrement mobilisée aujourd’hui pour refuser la précarité grandissante que promet le gouvernement.

La population soutient les revendications des organisations syndicales qui s’opposent au recul de l’âge légal de départ à 64 ans et à l’allongement de la durée de cotisations. 9 travailleurs sur 10 rejettent la réforme, 2/3 de la population soutiennent les mobilisations.
Personne ne s’est laissé tromper par la propagande du gouvernement.

Les organisations syndicales dénoncent ainsi le mail du ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, envoyé tant à des agents publics qu’à des salariés de droit privé, présentant une liste d’arguments en faveur de la réforme des retraites.
Les organisations syndicales n’acceptent pas les propos tenus par la Première ministre, ce dimanche, indiquant que, selon elle, « l’âge de départ à 64 ans n’est plus négociable ». Pour les organisations syndicales le recul de l’âge de départ n’a jamais été négociable ! Les propositions alternatives formulées par elles sont toutes restées lettre morte ! Cela démontre le jusqu’au-boutisme du gouvernement, sourd au rejet exprimé par la totalité des organisations syndicales et l’immense majorité des citoyens.

Rien ne justifie une réforme aussi injuste et brutale. Le gouvernement doit entendre le rejet massif de ce projet et le retirer.
L’intersyndicale appelle toute la population à se mobiliser par la grève et la manifestation encore plus massivement le mardi 7 février puis le samedi 11 février pour dire non à cette réforme. Elle appelle, d’ici là, à multiplier les actions, initiatives, réunions ou assemblées générales partout sur le territoire, dans les entreprises et services, dans les lieux d’étude, y compris par la grève.

L’intersyndicale se réunira le mardi 7 février au soir.

Paris le 31 janvier 2023

Ça flambe à Pontoise !

Certainement la plus grosse manif qu’ait connu Pontoise depuis des années ! À l’appel des syndicats rassemblés, un imposant cortège de Val d’Oisien·nes a défilé depuis la gare jusqu’au tribunal, en passant par les rues commerçantes de la ville.

Une belle « retraite aux flambeaux » pour dire non à la réforme des retraites !

Prochain rendez-vous à Paris mardi 31 janvier, à 14h place d’Italie ! De nombreux cars partiront du Val d’Oise.

 

 

Commune commune

Nous * étions hier dimanche après-midi au cinéma. À l’invitation de l’équipe des « Toiles », une des deux réalisatrices du film documentaire « Commune commune », sorti en décembre 2022, est venue échanger avec le public à l’issue de la projection.

Dans le mot « commune« , il y a « commun« . Comment fait-on du commun dans une gestion municipale ?

« Commune commune » traite de la fondamentale question des pratiques démocratiques. Aux élections municipales de 2014, dans la Drôme, les citoyens de Saillans confient la mairie à une liste proposant un partage du pouvoir entre élus et habitants. À l’heure d’un certain désenchantement politique, l’espoir suscité par cette victoire est immense. Cinq ans plus tard, alors que les élections municipales approchent, le village se réunit pour tirer un premier bilan de cette expérimentation politique. L’expérience sera-t-elle prolongée pour une nouvelle mandature ?

De choix qui peuvent paraître mineurs comme celui de la couleur des pots de fleurs, à ceux plus essentiels de la conception du PLU, de l’accueil de migrants ou de l’extinction de l’éclairage public… le film retrace les débats et les réunions, les instances mises en place, les nouvelles méthodes d’échange, les divergences, les avancées, la fatigue, les désillusions, les succès… de six années de pratiques originales et participatives. Un foisonnement d’idées et de rencontres, avec la participation de dizaines de personnes dans un petit village de 1 200 habitants… 

Il serait donc possible, pour une équipe municipale, de se nourrir et de s’enrichir tout au long de son mandat, de l’apport de sa population ? Qui participe et qui est absent ? Faut-il avoir au préalable une trame municipale ou avance-t-on au fur et à mesure ? Faut-il former les citoyen·nes pour qu’ils et elles deviennent des expert·e·s ? Au final, qui décide ?

Autant de questions passionnantes que se posent de nombreux·ses élu·e·s à l’heure où les scrutins municipaux se heurtent à une abstention massive. Il y a beaucoup à dire -et à faire- dans notre commune, où seuls 35% des électeurs et électrices se sont déplacé·e·s le 20 mars 2020. Comment associer les habitant·e·s le plus étroitement possible aux décisions qui les concernent, et sur lesquelles leurs avis sont pertinents : ne sont-ils/elles pas des « expert·e·s » du quotidien ? Peut-on se satisfaire de leur apporter une information parcellaire, et a posteriori des décisions ? Hélas, si ce sujet  est capital, nous étions deux seul.e.s élu·e·s ce dimanche après-midi pour en débattre…

Merci à l’équipe des « Toiles » qui a permis cette rencontre, après celle déjà passionnante de janvier dernier, autour du film « Municipales » qui relatait l’action d’une maire cherchant à faciliter l’accès au logement dans sa commune. Des thèmes qui nous concernent tous et toutes… pour une ville qui nous soit réellement « commune ».

 

 

Aller plus loin : lire les échanges entre le sociologue Séverin Muller, le politiste Mario Bilella et les deux réalisatrices du film, propos recueillis par François Sarfati.

 

* Stéphane Bauer et moi-même, élu·e·s de la liste  « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », accompagné·e·s de colistier·ères

Le 31, on continue !

Communiqué des organisations syndicales après la mobilisation du 19 janvier 2023

Une puissante mobilisation qui oblige au retrait

Ce 19 janvier, partout sur le territoire, plus de deux millions de travailleuses et travailleurs, et de jeunes se sont mobilisé-es mis en grève et/ou ont manifesté, dans le public comme dans le privé, contre la réforme des retraites de ce gouvernement.
Cette réforme est inacceptable et va à l’encontre des intérêts de la population. Elle ne s’y trompe pas, puisque même avant d’être dans la rue plus de 600 000 personnes ont déjà signé la pétition intersyndicale.

Les travailleuses et les travailleurs aspirent à partir à la retraite en bonne santé, et avec un niveau de retraite qui permette de vivre dignement. Le message est très clair : le gouvernement doit renoncer à la fois à l’âge de départ à la retraite à 64 ans et à l’accélération de l’augmentation de la durée de cotisation. D’autres solutions existent, elles ont malheureusement été balayées d’un revers de main.

L’ensemble des organisations syndicales réaffirme son opposition à la réforme et sa détermination à avoir un système de retraite juste, financé aussi par un autre partage des richesses.

Afin de renforcer et d’inscrire dans la durée cette première mobilisation massive, les organisations syndicales appellent dès à présent à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle.

L’intersyndicale invite la population à signer massivement la pétition, et appelle à multiplier les actions et initiatives partout sur le territoire, dans les entreprises et services, dans les lieux d’étude, y compris par la grève, notamment autour du 23 janvier, jour de la présentation de la loi au conseil des ministres.

Elles appellent les salarié-e-s et les jeunes à préparer des assemblées générales pour discuter des poursuites de la mobilisation.

Et alors que le gouvernement appelle les organisations syndicales à être responsables et à ne pas bloquer le pays, nous réaffirmons qu’il est et sera le seul responsable de cette situation puisque 9 travailleuses et travailleurs sur 10 rejettent cette réforme injuste et brutale.

Nous sommes unis et déterminés à faire retirer ce projet de réforme des retraites, c’est pourquoi l’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 31 janvier. L’intersyndicale se réunira le soir même.

Paris le 19 janvier 2023

Signez la pétition

La faute à Valérie

Le nouveau PDG de la RATP, Jean Castex, présente aujourd’hui un plan de sortie de crise pour un retour progressif à un niveau de service normal en avril prochain, après plusieurs mois de galère pour les usagers. Il annonce pour cela « recruter 4 500 personnes dont 2 500 conducteurs de bus et 400 conducteurs de métro, presque le double qu’en 2022″.

Personne n’ignore l’extrême dégradation des conditions de transport en Île-de-France. Mais à quoi est due cette situation qui exaspère, à juste titre, les usagers ?

Au Conseil municipal du 15 décembre, le maire a fait voter une motion concernant ce problème qui perdure depuis plusieurs mois.  Nous étions d’accord sur le constat, que chacun·e peut malheureusement constater tous les jours, notamment sur la ligne du RER C, mais aussi sur les lignes H et J, et sur les lignes de bus. Nous étions d’accord sur la demande du retour à une offre à 100%.

Mais, et le « mais » est de taille, les responsabilités de cette désorganisation des transports qui rend nos déplacements toujours plus compliqués, est-ce bien seulement la SNCF, ciblée dans la motion du maire comme unique comptable des trains supprimés ? Évidemment non ! Nous critiquons bien sûr les choix de la SNCF, qui résultent d’un manque d’investissement dans le ferroviaire. Mais il est trop facile de dédouaner la droite régionale en accusant SNCF et RATP.   

Car qui donc a demandé en octobre 2021 à la SNCF et à la RATP, de NE PAS rétablir l’intégralité de l’offre de transports telle qu’elle était avant la période Covid, dans le but de faire réaliser quelques économies budgétaires à IDF-Mobilités, organisateur des transports collectifs ? Une certaine Valérie Pécresse, présidente de la région IDF et à ce titre, présidente de IDF-Mobilités…

Le « Canard enchaîné » s’en fait l’écho… c’est à lire ci-dessous.

Les élu·e·s communistes au Conseil régional avaient dès octobre 2021 alerté sur cette réduction, dont les effets n’ont pas tardé à se faire sentir : moins de rames, de trains et de bus et aussi des formations de conducteurs ajournées, ce qui a entraîné la pagaille qu’on connaît à présent.

Céline Malaisé, présidente du groupe de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne au Conseil régional, le dénonçait dès octobre 2021 : Valérie Pécresse « baisse l’offre de transports sur 165 lignes de bus, 13 lignes de métro, RER C, D et E, les Transiliens H, N, U et 6 lignes de tram. Quand les Franciliens reviendront pleinement vers les transports ce sera le chaos… »

Tout le monde vote alors cette mesure sauf le PCF et LFI.

La pénurie de personnel aggrave la crise. Mais à quoi est-elle due ?

Les opérateurs de transport se sont adaptés aux ordres de baisser l’offre et le recrutement de chauffeurs, de machinistes…. a ralenti.

Mais de plus, cette baisse de l’offre réalisée pour faire faire quelques maigres économies à IDF-Mobilités, s’additionne à un autre choix politique de Valérie Pécresse. En février 2022, elle fait voter l’ouverture à la concurrence du réseau historique des bus de la RATP, a lors que rien ne l’y oblige.

Découpés en 12 lots, il est prévu que tous les bus soient basculés dans une gestion privée au 1er janvier 2025.

Céline Malaisé nous raconte la suite.  

« Alors pour préparer la privatisation, la RATP dégrade les conditions de travail de ses agents pour être compétitive dans les appels d’offre. Elle augmente leur temps de travail (près d’une heure en plus pour les chauffeurs de bus depuis le 1er août) et sans augmentation de salaire alors que l’inflation galope. Elle fait basculer ses agents d’un contrat de droit public à un contrat de droit privé.

Conséquence : les conditions de travail sont de pire en pire et les agents entrent dans la précarité ne sachant pas pour quelle entreprise ils travailleront en 2025 avec la bascule dans la concurrence.

Résultat : les démissions augmentent comme jamais et accélèrent la pénurie. »

Pour stopper cette spirale infernale, arrêter la privatisation des transports, revaloriser les salaires et les conditions de travail des agents et lancer un plan de recrutement en urgence, remettre l’offre à 100%, faites-vous entendre !

Signez comme 50 000 Francilien·nes la pétition « Stop Galère » !

 

64 ans, c’est non !

Retraites : non à cette réforme injuste et brutale !

Réforme des retraites : mobilisons-nous !

Le gouvernement a annoncé le report de l’âge de la retraite à 64 ans avec un allongement accéléré de la durée de cotisation.

Cette mesure est injustifiée : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l’indique clairement, le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs, et plus particulièrement ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Ce projet gouvernemental n’a rien d’une nécessité économique, c’est le choix de l’injustice et de la régression sociale.

Renforcer notre système de retraites nécessite en revanche des mesures de progrès et de partage des richesses.

D’autres solutions sont possibles ! Opposez-vous à cette réforme, soutenez la mobilisation intersyndicale.

Signez la pétition initiée par l’ensemble des organisations syndicales.

Stop Galère, on continue !

250 élu·e·s d’Île-de-France viennent d’adresser un courrier à Élisabeth Borne pour demander l’arrêt du processus de privatisation des services publics de transport, notamment des lignes de bus actuellement exploitées par la RATP.

IDF Mobilités a fait le choix de retenir les offres « moins disantes » en matière de prix. Dégradation des conditions de travail, pertes de salaire, réduction du nombre d’emplois, modification des contrats de travail, licenciements sans indemnités en cas de refus : c’est ce qui attend les personnels, et explique en partie la pénurie de conducteurs que l’on constate aujourd’hui. Cela aura bien évidemment des conséquences immédiates sur la qualité de l’offre de transport. Cette mise en concurrence affectera gravement la qualité de service et la sécurité des usagers, il faut la stopper !

Le courrier détaillé est à lire ci-dessous et il est édifiant.

Parmi les 250 premiers signataires :  Anne Hidalgo, maire de Paris ; Stéphane Troussel, Président du Département de Seine-Saint-Denis ; Céline Malaisé, Conseillère régionale, Présidente de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne ; Clémentine Autain, députée ; Jacques Baudrier, Conseiller de Paris ; Éliane Assassi, sénatrice…

Vous pouvez toujours signer ici la pétition demandant des transports publics de qualité, car la galère quotidienne continue, notamment cette semaine sur la ligne du RER C…

 

 

Le sourire de l’abbé Pierre

Le maire nous cite l’abbé Pierre dans sa carte de vœux 2023.

« Un sourire coûte moins cher que l’électricité, mais donne autant de lumière ».

Ce qui laisserait croire qu’on pourrait lutter contre la misère avec peu de moyens,  juste avec de la gentillesse…

On n’ira pas jusqu’à penser que c’est pour cela que la subvention gratiennoise du CCAS n’a pas évolué depuis tant d’années… Quelques sourires suffiraient-ils à l’action sociale ?

Mais au fait, qui était l’abbé Pierre ? Un homme qui disait aussi : « La politique, au fond, consiste à savoir à qui tu prends l’argent pour le redistribuer à qui… »

Une phrase plus audacieuse que la précédente !

À Grenoble, en 1942, il commence par cacher chez lui des juifs traqués, puis se forme à la confection de faux papiers. Avec un ami guide, il crée une filière de passage en Suisse par les glaciers de la vallée de Chamonix.

Il crée un maquis dans le massif de la Chartreuse, qui passe ensuite dans le Vercors.

Arrêté par la police, puis par la Gestapo, il s’évade.

Il reçoit la mission de rejoindre la résistance à Paris, puis de créer un réseau de passage dans les Pyrénées. Arrêté de nouveau, il s’évade, passe à pied en Espagne.

Dénoncé par des moines espagnols, il est fait prisonnier de la police franquiste, qui sentant la victoire alliée possible, décide de le remettre à l’évêque de Vitoria.

Il passe clandestinement la frontière espagnole pour rejoindre Gibraltar, où personne ne veut l’aider. Il soudoie un pilote américain qui lui indique comment se cacher dans un sac postal de l’aéropostale américaine.

Il est arrêté par la police militaire américaine à Alger, et enfin libéré par les autorités françaises.

Il veut s’engager pour le débarquement de Provence, mais est recalé pour raison de santé.

Il finira la guerre comme aumônier de la marine nationale sur le Jean Bart.

Député de la Constituante, puis réélu à Nancy, il est secrétaire de la commission de la défense de l’Assemblée nationale. Il démissionne du MRP. Il dénonce publiquement ce parti qui  » ne peut pas être uniquement celui de ceux qui vont à la messe« , suite à la mort en 1951 du syndicaliste CGT, Édouard Mazé, tué par la police d’une balle dans la tête, lors d’une manifestation syndicale.

Il crée le parti de la gauche indépendante.

L’homme politique qu’il admire le plus est Pierre Mendès France.

Ses meilleurs amis sont des théologiens et des députés communistes…

Ses pires ennemis sont l’extrême-droite, en général, et en France la famille Le Pen.

En dehors de la création du mouvement Emmaüs, il participe et appelle aux occupations illégales de logements vides, et construit des habitations sans permis, invitant le ministre du logement à leur inauguration…

Il se battra contre la criminalisation des migrants.

Une de ses dernières apparitions publiques, en fauteuil roulant, sera d’aller surveiller à l’Assemblée que le RPR ne fasse pas voter une loi anti squatteurs.

Enfin il dénonça sans relâche, la tentation de certains partis de droite, tentés par une alliance avec le Front national…

L’abbé Pierre ne faisait donc pas que sourire…

Merci à Gérard T. pour ces éléments biographiques !

L’état préoccupant des toilettes scolaires

Ayant beaucoup fréquenté les établissements scolaires, je sais que que le sujet des toilettes y est très souvent problématique. Y compris dans notre belle commune de Saint Gratien…  Aussi, cet article de Jean Damien Lesay, paru sur « Localtis », le quotidien d’information en ligne des collectivités locales, a attiré mon attention.. C’est à lire ci-dessous.

Toilettes scolaires : une enquête pose un diagnostic préoccupant

Une enquête de la Fédération nationale des délégués départementaux de l’Éducation nationale met en lumière les carences des toilettes dans les écoles maternelles et élémentaires. Le manque d’intimité et le nettoyage sont les principaux points noirs.

« Il faut briser l’omerta ! » C’est le cri d’alarme lancé par la Fédération nationale des délégués départementaux de l’Éducation nationale (FNDDEN) à propos des toilettes scolaires. En avril 2022, cette association qui regroupe 16.000 bénévoles, chargés par l’inspecteur d’académie de visiter les écoles et d’informer sur leur état, estimait qu’en la matière il existait « un manque criant d’équipements » et que « les toilettes [n’étaient] pas toujours dans un bon état de fonctionnement ». Pour établir un diagnostic précis de la situation, la FNDDEN a mené une enquête à laquelle 4.149 écoles maternelles et élémentaires ont répondu et dont les résultats viennent d’être publiés.

En ce qui concerne les écoles maternelles, l’enquête affirme tout d’abord que « le nombre de toilettes comme le nombre de points d’eau équipés semblent globalement suffisant ». Par ailleurs, si les blocs sanitaires sont facilement accessibles, elle constate que « pas ou très peu de cabines sont adaptées au handicap moteur alors que c’est une obligation légale ».

Un seul nettoyage par jour

Toujours en maternelle, l’aspect des toilettes est globalement jugé « accueillant, propre et suffisamment éclairé ». En revanche, le système d’assainissement « est souvent défaillant [et] engendre des émanations d’odeurs désagréables qui génèrent une non-utilisation des lieux par bon nombre d’enfants ». Autre manque relevé par l’enquête : l’absence de cabines basses ou des cloisons latérales parfois absentes entre les urinoirs, ce qui fait dire à la FNDDEN que « l’intimité n’est donc pas toujours respectée ». En outre, l’association note « l’absence de tailles différentes pour les urinoirs et un nombre insuffisant de lavabos le plus souvent non pourvus d’eau chaude ». En revanche, « les consommables sont présents ainsi que des poubelles et meubles de rangement pour rechange ».

Le principal problème mis en lumière en maternelle est le nettoyage : « Il n’est pratiqué qu’une seule fois par jour dans la majorité des écoles. » Et la FNDDEN de déplorer que « si le périscolaire ou autre(s) organisme(s) utilisent les lieux, aucun nettoyage n’est vraiment prévu après leur passage dans les blocs ».

L’enquête réalise par ailleurs un focus sur les Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) qui, dans l’éducation à l’hygiène, ont « un rôle avéré et incontestable ». Or ces personnels apparaissent en « relatif déficit », puisque dans 54,28% des écoles visées par l’enquête on dénombre moins de un Atsem par classe, ce qui ne permettrait pas de faire progresser les enfants vers l' »autonomie dans le respect de son intimité ».

Inertie des pouvoirs municipaux

Sur les sanitaires des écoles élémentaires, si l’enquête avance que « la localisation et l’accessibilité des sanitaires sont considérées correctes », elle déplore le « manque d’intimité, de consommables, de poubelles dans les cabines notamment chez les filles, [et des] toilettes aux normes ‘handicap’ insuffisantes surtout chez les filles ». Le nombre de points d’eau chaude et froide est par ailleurs jugé « nettement insuffisant en période épidémique ».

Alors que 70% des utilisateurs estiment les sanitaires « propres », ici encore surgit le problème « récurrent et persistant » des émanations d’odeurs incommodantes qui « met en relief l’inertie des pouvoirs municipaux à régler la situation et leur manque de respect en direction des usagers de l’école et en premier lieu les enfants ».

Enfin, on apprend que 7 à 8% des adultes utilisent les toilettes des élèves, « ce qui reste anormal et objet d’interrogations », pointe l’enquête. Toutefois, celle-ci ne relève pas de « remontées significatives concernant l’insécurité ressentie dans ces lieux » mais note que « selon l’appréciation des adultes, la surveillance de l’extérieur n’est pas aisée et semble nettement insuffisante ».

Plus généralement, les enquêteurs se disent « étonnés que le sujet des sanitaires ne soit pas abordé dans 100% des conseils d’école », alors que, selon eux, le sujet devrait pouvoir y être débattu en présence d’élus municipaux. Cette absence de dialogue a d’ailleurs une conséquence directe : « Dans la majorité des cas, aucuns travaux ne sont prévus pour améliorer les lieux. D’ailleurs, pas ou très peu de budget spécifique existe pour faire face aux problèmes de rénovation des sanitaires. »

8 enfants sur 10 se retiennent d’aller aux toilettes

Après le diagnostic,  la FNDDEN propose une « remédiation sur trois axes« . Selon elle, il convient tout d’abord d’agir sur la conception, la réhabilitation et l’équipement des toilettes. Elle préconise par exemple un nettoyage après chaque récréation. Le deuxième axe porte sur la surveillance. Sur ce point, l’association estime que « cet espace doit assurer un maximum d’intimité et de confort aux enfants, ces derniers craignant d’être vus aux toilettes. Des vitres et portes vitrées, judicieusement disposées, doivent permettre une surveillance effective mais discrète pour prévenir et interdire jeux et harcèlement ». Enfin, le troisième axe vise à éduquer à la santé et plus particulièrement à l’hygiène. Parmi les douze points d’amélioration, la FNDDEN n’oublie pas les finances publiques, puisqu’elle préconise d' »évaluer les coûts [des aménagements] pour la commune ».

L’enquête de la FNDDEN met bien évidemment l’hygiène au centre du débat. Mais la question est en réalité bien plus vaste. « La fréquentation des sanitaires scolaires participe à la satisfaction des besoins fondamentaux des élèves dont le non-assouvissement entraîne des répercussions sur les fonctions supérieures et donc sur les apprentissages, conclut l’étude. Il apparaît que huit enfants sur dix se retiennent d’aller aux toilettes à l’école ce qui entraîne des troubles physiques (fuites et infections urinaires, maux de ventre, constipation, etc.) et un manque de concentration au travail. » Autrement dit, améliorer l’hygiène des toilettes scolaires, c’est aussi faire un pas en faveur de l’égalité des chances à l’école…

Pour aller plus loin, le rapport complet des DDEN

À Saint Gratien, qu’est-ce qu’on attend ?

Il semblerait que l’idée de l’extinction de l’éclairage public progresse en cette période de forte augmentation des prix de l’énergie. Voilà que des villes de notre communauté d’agglomération s’engagent dans cette pratique !

Le Conseil communautaire a voté à l’unanimité le 14 décembre cette décision dans les sept communes suivantes : Attainville, Bouffémont, Domont, Ézanville, Moisselles, Piscop et Saint-Brice-sous-Forêt. À l’unanimité, donc le maire de Saint Gratien a approuvé cette mesure, qu’il nous affirme pourtant comme propice à la montée de la délinquance…

Voici comment quatre communes présentent l’extinction de l’éclairage public une partie de la nuit à leurs habitants.

À Bouffémont…

Diminution de l’éclairage public sur le territoire intercommunal

En concertation avec les communes voisines, l’éclairage public sera éteint de 00h30 à 05h00, du 1er décembre 2022 au 30 avril 2023.  

Cette mesure, déployée sur le territoire intercommunal permettra une réduction immédiate et significative des consommations électriques, comprise entre 30 % et 40 %. Selon les études sur la sécurité, l’extinction de nuit n’engendre pas d’augmentation des cambriolages, agressions ou accidents de la route : 80 % des faits (cambriolages, vols de véhicules…) ont lieu en journée. Il est aussi prouvé qu’une voie non éclairée favorise un ralentissement naturel des véhicules ainsi qu’une meilleure visibilité. La vidéosurveillance continuera de fonctionner normalement.

Cette mesure a aussi, ne l’oublions pas, des vertus pour la santé humaine, le sommeil et la biodiversité.

À Domont…

Éclairage public : une expérimentation pour plus de sobriété

À partir du 1er  janvier prochain, plusieurs quartiers de Domont verront leur éclairage public coupé entre 0 h 30 et 5 h. Une expérimentation, lancée jusqu’au 15 mars, qui vise à mesurer les économies d’énergie réalisées et l’impact pour la population.

À l’heure de l’explosion du coût des énergies et d’une prise de conscience croissante de l’impact environnemental des activités humaines, pas de place pour l’inaction. Dans le sillon de la Communauté d’Agglomération Plaine Vallée (CAPV), Domont s’apprête à tester une coupure partielle de l’éclairage public municipal à compter du 1er janvier 2023. L’intercommunalité a, en effet, proposé à ses villes membres de lancer une expérimentation permettant d’aller vers davantage de sobriété énergétique en coupant les lampadaires sur une plage horaire donnée de la nuit, dans des zones peu fréquentées des habitants. Certaines rues de Domont ne seront ainsi pas éclairées entre 0 h 30 et 5 h jusqu’au 15 mars. Les panneaux numériques de la ville seront également éteints aux mêmes horaires. Un nouveau pas vers une lumière plus verte, puisque Domont est, rappelons-le, équipée de lampadaires à LED, bien plus sobres que les anciennes ampoules et bien plus résistants dans le temps.

Les grands axes éclairés

Pas question, cependant, de plonger l’intégralité du territoire dans le noir. « Nous avons veillé à exclure de cette expérimentation l’ensemble des grands axes de circulation de la commune afin de garantir une sécurité optimale des usagers », insiste le maire Frédéric Bourdin. Cette mesure temporaire permettra d’évaluer l’impact environnemental et financier engendré, en perturbant le moins possible le confort des Domontois, qui pour l’écrasante majorité ne devrait même pas se rendre compte de l’absence de lumière. En mars, la municipalité décidera de pérenniser ou non ces coupures.

À Moisselles…

Extinction éclairage public

 Comme vous en avez sans doute entendu parler, beaucoup de communes ont déjà sauté le pas et ont décidé de couper l’éclairage public la nuit, afin d’être dans une démarche de sobriété énergétique et de maîtriser les dépenses face au coût croissant de l’énergie. En règle générale ce sont les communes qui maîtrisent cet équipement public.

Dans notre cas, c’est l’Agglomération Plaine Vallée qui en a la charge. En effet, alors que nous étions regroupés en 6 communes (Bouffémont, Domont, Ézanville, Piscop, Moisselles et Saint-Brice-sous-Forêt), ce choix a été fait pour mutualiser les moyens.
C’est pour cette raison que la prise de décision a un peu tardé. Après s’être entendus avec les communes voisines, la décision est maintenant arrêtée pour une extinction au 1er décembre 2022, laissant ainsi le temps à l’entreprise en charge de cet équipement d’intervenir sur les armoires et horloges astronomiques de toutes les villes. Cette extinction se fera de 0h30 à 5h00 du matin et sera expérimentale jusqu’au 30 avril 2023.

À Attainville…

Dans cette période d’explosion des coûts de l’électricité la commune d’Attainville s’est associée avec les communes de Bouffémont, Domont, Ezanville, Moisselles, Piscop et Saint-Brice-sous-Forêt, partenaire dans le PPP (Partenariat Public Privé) de l’ancienne CCOPF, pour s’engager dans un plan de « sobriété énergétique ».
Le parc de l’éclairage public comprend 7 286 points lumineux dont 30% seulement équipés en LED. Le coût de l’électricité lié au PPP en 2022 sera au moins supérieur à 25% par rapport à celui de 2021 à consommation constante, soit un surcoût de 78 000 €.
Les sept communes concernées se sont mises d’accord pour un projet d’extinction nocturne de l’éclairage public sur le créneau horaire de 0h30 à 5h du matin. Cette solution permet une réduction immédiate et significative des consommations électriques entre 30 et 40% et par conséquence des émissions de gaz à effet de serre.
Une réflexion est toujours en cours pour certaines grandes communes qui souhaiteraient que des zones sensibles puissent rester allumées toute la nuit, en fonction des moyens techniques possibles.

L’extinction pour Attainville a été programmée le 1er Décembre 2022 pour une première période d’essais allant jusqu’au mois d’avril 2023. Le réglage de toutes les horloges devant être modifié, une journée a été nécessaire pour la programmation des dix armoires de la commune.

Et à Saint Gratien, qu’attend-on pour expérimenter cette mesure, source non négligeable d’économies, estimées par nos soins à 77 500€, pour une extinction entre 1h et 5 h, aux tarifs 2022 de l’électricité ?  Sans oublier l’intérêt écologique de moins d’émissions, de protection de la biodiversité.. ni celui d’un meilleur sommeil humain !