Le Conseil municipal de septembre comme si vous y étiez… ou presque (4)

Conseil municipal, salle Georges Brassens pour cause de crise sanitaire, la suite…

Le rapport suivant télescope quelque peu le débat qui vient d’avoir lieu à propos des indemnités des élus. Il concerne le remboursement par les écoles des subventions qu’elles ont reçues de la ville pour les projets des classes de CM2. Pour cause de crise du Covid, certains projets ne se sont en effet pas réalisés. Évidemment, nous nous interrogeons sur le fait que le Conseil vienne de voter +16% d’augmentation des indemnités des élus entre 2017 et 2020, alors que les subventions aux écoles restent immuables depuis des années. Ces subventions ont été instaurées en 2009, suite à la suppression par la ville des classes de découverte, et n’ont jamais évolué depuis. Nous proposons de verser la subvention à toutes les écoles, projet réalisé ou non. Nous réitérons la proposition que nous avions faite en commission scolaire : laisser les fonds aux écoles, car contrairement à ce que dit le maire, l’inégalité est déjà entre les écoles qui ont pu réaliser leur projet et celles qui en ont été empêchées par la crise sanitaire. Nous parlons ici de sommes qui n’ont rien à voir avec celles votées au rapport précédent ! C’est un très faible montant pour le budget de la ville, puisque les subventions versées aux CM2 s’élèvent au total à 33 500€ : cela représente 0,13% du budget de fonctionnement (25,537M€). Le montant des projets non réalisés est de 20K€. La majorité municipale ergote sur des sommes pareilles alors qu’elle vient de voter sans sourciller une majoration de 43% des indemnités d’élus ! Le maire répond que ce n’est pas possible pour une raison comptable…

Le Conseil vote ensuite le maintien des tarifs des prestations scolaires et périscolaires pour l’année scolaire 2020/2021. C’est inédit et nous nous en félicitons ! Nous rappelons une nouvelle fois la proposition si souvent faite de ne pas augmenter sans raison ces tarifs. Or, il s’avère que la ville y est contrainte par le contrat passé avec la Sogérès. L’augmentation est automatiquement de 2,14% qui sera cette année entièrement à la charge de la commune. Quelle justification ? Salaires, fluides, contenu de l’assiette, inflation ? On sait que les tarifs gratiennois sont très supérieurs à ceux des communes voisines selon une étude réalisée par une association de parents d’élèves. « Tout augmente »… est la seule réponse qui nous sera faite… et on rit quelque peu quand le maire déclare que les hausses des tarifs servent à financer le augmentations de salaires des employés de la Sogérès !

Nous votons contre le lancement d’une déclaration d’utilité publique boulevard Pasteur. Il s’agit pour nous d’une opération qui continuera la densification de notre ville, déjà la plus dense du Val d’Oise. Nous posons la question des infrastructures, écoles, équipements sportifs… qui sont aussi nécessaires à chaque fois que sont bâtis de nouveaux logements. Nous constatons aussi que la ville se contente de céder une nouvelle fois des terrains aux promoteurs, et qu’il n’y a là aucun logement social. Pourtant une vraie mixité passe par un pourcentage de social dans tout nouveau programme.

Pour terminer, le maire devait être fatigué et refuse de nous donner la parole sur le tout dernier rapport qui concerne la convention avec le chantier d’insertion « vélo-services » pour la tenue d’ateliers de réparation de vélos. La ville veut en effet « promouvoir les mobilités douces » ! On se pince un peu, car on sait qu’en ce domaine, tout reste à faire dans notre ville. Si nous avions eu la parole, nous aurions redit toute l’importance de prendre enfin en compte les transports alternatifs à la voiture. Pollution, santé, commerce local, on connaît toutes les répercussions que pourrait entraîner une « vélorution » gratiennoise ! Certes, réparer son vélo, c’est bien, mais pouvoir rouler avec en toute sécurité, c’est mieux ! Quand les déplacements à vélo connaissent un grand développement en ces temps de crise sanitaire et de prise de conscience environnementale, il serait temps que St Gratien prenne le tournant ! Comment la ville compte-t-elle s’inscrire dans le Plan vélo départemental ? Qu’en est-il des réglementations obligatoires, mais que la ville refuse de mettre en place, telles que le double sens cyclable, les sas vélo aux carrefours, la signalétique pour cyclistes, l’implantation pistes cyclables ? « Hors sujet » pour le maire, qui , certainement peu à l’aise pour argumenter sur le sujet, préfère mettre fin abruptement au débat.

Prochain Conseil municipal le 19 novembre 2020, à 20h30 salle Georges Brassens.

Le Conseil municipal de septembre comme si vous y étiez… ou presque (2)

Conseil municipal, salle Georges Brassens pour cause de crise sanitaire, la suite…

Nous votons sur le tableau des effectifs des agents de la ville. Un rapport traditionnel mais nous constatons qu’il s’agit ici de 6 mutations, démissions, rupture conventionnelle… c’est beaucoup et nous nous interrogeons sur la signification d’un renouvellement aussi important.

La première décision modificative budgétaire de l’année est présentée au Conseil. N’étions-nous pas en droit d’attendre l’insertion ici de l’investissement de 240K€ pour l’aire de jeux des Raguenets, en dépense d’équipement supplémentaire. Également nous attendions l’impact de la crise sanitaire sur les dépenses et recettes de la ville. Réponse de l’adjoint aux finances sur le premier point  : la ville a choisi d’attendre que l’opération soit terminée (!!) pour inscrire cette dépense. Elle attend de derniers éléments pour chiffrer l’impact de la crise du Covid.

Le rapport suivant concerne la gestion 2019 de la SAIEM et l’adjoint aux finances annonce d’emblée « qu’on va aller rapidement »… Il est vrai qu’il s’agit là d’un rapport assez ardu mais néanmoins important et qui mérite qu’on s’y penche. Nous aurions aimé connaître l’actif de la Saiem et savoir par exemple combien de parkings porte la Saiem aux Raguenets et en centre-ville et de commerces au Forum. Nous ne connaissons pas non plus le montant des loyers des commerces habituellement perçus par la Saiem, hors période de Covid où des allègements ont été accordés. C’est une information que nous avons déjà demandée mais qui ne nous a pas été communiquée jusqu’ici. Autre question, la Saiem a vendu des locaux commerciaux à des élus municipaux. N’y a-t-il pas des réglementations à suivre en matière de transparence ? Pour l’adjoint aux finances, pas de problème… Le maire botte en touche en évoquant le prix de vente estimé par les domaines. Notre question, elle,  portait sur la nécessaire transparence d’une telle vente lorsqu’il s’agit d’élus municipaux. Nous demandons pour finir des précisions sur un local commercial situé allée Jean Gabin que la Saiem a acquis récemment, et qui faisait confusion avec un autre que la ville possède dans la même allée et des informations plus générales sur la politique d’achat de commerces au Forum par la ville, via la Saiem. 

Le Conseil vote ensuite les tarifs de location des chalets du marché de Noël, et nous nous étonnons qu’ils soient les mêmes pour les commerçants et pour les associations. Remarque : la ville prend un risque financier si il y a annulation pour cause de Covid. Or, le coût financier du marché de Noël est important, selon l’adjoint aux finances lui-même, entre 30 et 40 K€.    

À suivre…

Le Conseil municipal de septembre comme si vous y étiez… ou presque (1)

Conseil municipal salle Georges Brassens ce jeudi 24 septembre 2020 pour cause de crise sanitaire.

Nous faisons remarquer en début de séance que sur le site de la ville, il faut attendre septembre pour avoir les procès-verbaux des conseils municipaux de mai, juin et juillet 2020. Celui de février 2020 n’est toujours pas en ligne, pas contre celui de juillet l’est déjà, alors qu’il n’a pas encore été voté par les élus.

Avant d’aborder l’ordre du jour, le Conseil entend une information sur la rentrée scolaire. 2267 élèves ont été accueillis ce 1er septembre 2020, 1418 en élémentaire et 849 en maternelle. Manquent des animateurs de cantine, problème récurrent en début d’année mais qui malheureusement se poursuit souvent au cours de l’année. Impossible de questionner l’adjointe, le maire ayant décrété qu’il n’y avait pas d’échanges sur les communications. Pourquoi, mystère ! Si nous avions eu la parole, nous aurions interrogé sur les groupes de travail tripartites qui se sont réunis pour préparer la rentrée. Ne nous sont remontés qu’un simple état du service minimal d’accueil et un protocole sanitaire aujourd’hui obsolète. Nous aurions proposé de pérenniser ces groupes, en y associant la commission scolaire, le temps de la crise sanitaire. Autre question, récurrente elle aussi : combien d’élèves sont refusés au service de restauration scolaire, faute de place dans les réfectoires, et qu’envisage la ville pour résoudre ce problème ? En effet, des élèves ne sont pas acceptés à Grusse Dagneaux, Raymond Logeais élémentaire et Pauline Kergomard. Cela est contraire à la loi puisque la cantine est un service public dont l’accès ne peut être restreint.

La séance débute avec la communication des décisions du maire.

Nous questionnons sur la décision d’achat d’un local commercial au Forum ; pour y faire quoi ? Un repair café par exemple ? Nous redemandons aussi à connaître la liste des commerces loués par la ville.

Sur la décision qui annonce la création d’une aire de jeux aux Raguenets pour 240K€, nous demandons quelle délégation permet au maire d’engager des fonds non votés au budget, ni dans aucune décision modificative ? Au-delà de l’aspect juridique, il est scandaleux qu’aucune concertation, ni même information, n’ait eu lieu pour une opération au montant si élevé, ni avec élus ni avec les habitants. C’est aussi l’occasion de rappeler que le plan pluriannuel d’investissement ne nous est jamais communiqué, et qu’il ne s’agit pas du programme électoral de la majorité, mais bel et bien d’une répartition sur les six années du mandat des différents travaux programmés.

Aucune réponse du maire sur la question du réaménagement de l’ex-city stade. Le maire nous dit répondre en fin de séance à l’occasion des questions orales : ce ne sera malheureusement pas le cas ! Aucune réponse donc sur ce sujet qui empoisonne la vie locale depuis fin mai, le maire se contentant d’affirmer qu’il est dans son droit. La question reste entière également sur la destruction du stade et les conditions dans lesquelles elle s’est déroulée, notamment de ses fondements juridiques.

À suivre…

De bonne heure

Vous souhaitez écourter au maximum la durée de votre Conseil municipal et limiter les interventions de l’opposition ?

Voici dix techniques éprouvées, pour les maires qui veulent se coucher de bonne heure.

Interdisez les prises de parole sur les communications de début de séance : vous éviterez ainsi les questions gênantes, par exemple sur le nombre d’élèves refusés à la cantine faute de place dans les restaurants scolaires.

Annoncez dès la présentation des rapports que le dossier va être examiné rapidement car il ne pose pas de problème. À utiliser par exemple pour évacuer assez vite le rapport d’activité de la société d’économie mixte qui gère parkings et commerces.

N’hésitez pas à déclarer la discussion terminée dès qu’un ou eux élus de l’opposition ont bénéficié du micro, même brièvement, par exemple quand les débats risquent de déraper sur la majoration des indemnités d’élus. D’autant plus facile que c’est vous qui ouvrez et fermez les dits micros.

Indiquez passer directement au vote en cas d’échec de la disposition précédente, par exemple pour éviter que vos opposants déclinent leurs propositions en matière de pistes cyclables et de développement des transports alternatifs.

Permettez aux élus de votre groupe de manifester bruyamment leur approbation quand vous vous exprimez, et leur mécontentement lorsque c’est l’opposition qui s’exprime, et n’appliquez surtout pas le même traitement aux élus minoritaires.

Déclarez que vous répondrez aux questions fâcheuses en fin de séance, par exemple sur la destruction d’un stade de quartier.

Prenez prétexte que le sujet a déjà été évoqué en début de séance pour finalement éviter de l’aborder à nouveau.

Lisez de façon inintelligible les questions déposées par vos opposants afin que le public puisse difficilement les comprendre, et ne permettez bien évidemment pas aux élus qui les soumettent au Conseil de les présenter eux-mêmes.

Interdisez tout débat à la suite de ces questions orales, et bottez en touche au lieu de répondre, par exemple en renvoyant à une commission municipale la demande d’information sur le mécontentement des commerçants du marché à propos de leurs factures d’eau et d’électricité.

Affirmez sans hésitation, même quand la vérité n’est pas toujours de votre côté, par exemple en déclarant que vous allez engager une action de recyclage des mégots qui jonchent la ville, alors que les processus sont très peu développés en France et loin d’être parfaitement au point.

Techniques efficaces et régulièrement mises en application à Saint Gratien ! 

À suivre : notre compte-rendu des très courts échanges de la dernière séance du Conseil municipal de Saint Gratien, le 24 septembre 2020.

Questions pour un Conseil

Seule façon pour les groupes minoritaires d’intervenir -si peu- sur l’ordre du jour de la séance du Conseil municipal : les questions orales.

Bien mal dénommées, puisque c’est par écrit qu’il nous faut les déposer auprès de la ville et que nous n’avons pas droit à la parole sur ces sujets durant la séance, ni pour les présenter, ni pour argumenter après la réponse du maire. Réponse du maire souvent très expéditive, comme le savent les habitué.e.s du fond de la salle des mariages.

Voici les questions du groupe » Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » pour cette séance du 24 septembre. Pour cause de crise sanitaire, c’est cette fois-ci dans la salle Georges Brassens qu’il faudra venir écouter les réponses du maire.

Projet aire de jeux des Raguenets

Sur quelle délégation s’appuie le maire pour décider d’une opération coûtant 239K€, qui n’apparaît pas au budget 2020, n’est pas intégrée dans les dernières décisions budgétaires modificatives (DM), n’a jamais fait l’objet d’une quelconque délibération en Conseil municipal, ni d’une consultation au niveau du Conseil Citoyen du quartier des Raguenets, ni sur son implantation, ni sur sa thématique ?

Projet de Maison de santé aux Raguenets

Nous souhaitons des informations sur l’état des subventions de cette opération et le reste à la charge de la ville, ainsi que sur l’avancement de la recherche des praticiens qui vont s’y installer.

Lors du vote du budget 2020, était annoncé un coût total pour la ville de 217 K€ (coût total de 786K€, avec 569K€ de subventions). Or, sur le panneau devant le futur local est à présent inscrit un coût total de 903K€ et un coût pour la ville de 323K€.

Arrosage

Dans la dernière période, marquée par une très faible pluviométrie depuis mi-mars, nous nous interrogeons sur la politique de gestion de l’eau de la ville, et sur les critères d’arrosage, qui apparaissent distincts selon les quartiers. Ne serait-il pas préférable de favoriser l’arrosage des jeunes arbres plutôt que celui des pelouses, dont l’état est par ailleurs d’un quartier à l’autre fort différent ?

Déchets polluants jetés sur la voie publique

Lors de la journée mondiale de nettoyage de la planète le 19 septembre, nous avons ramassé avec les adhérents de l’association SGSEC un nombre effarant de mégots trouvés principalement devant les cafés-bars et dans les plates-bandes et espaces verts de la rue Berthie Albrecht.

Le mégot est un petit déchet mais c’est une source majeure de pollution puisqu’il contient du plastique et des milliers de substances chimiques. Un mégot met plus de douze ans à se dégrader. Jeté sur la voie publique, il se retrouve ensuite le plus souvent dans les océans.

Nous proposons que la ville agisse pour limiter le jet de mégots sur nos voies publiques, selon plusieurs pistes : installation en nombre de cendriers dans le mobilier urbain, poubelles munies d’un éteignoir; campagnes d’information (installation de mégots géants dans les rues pour alerter sur cette pollution envahissante : « Il n’y a pas de petites incivilités ») et de sensibilisation par affichage, expositions, conférences, information dans les écoles, collèges et au lycée ; travail en collaboration avec les bars-tabacs et cafés de la ville (installation de boîtes de collecte, dans les bars ou restaurants intéressés) ; promotion des cendriers de poche ; rappel de la contravention (68 €) qui sanctionne le geste de jeter des mégots sur la voie publique. Quel est l’avis de la municipalité sur cette question ?

Commerces

La dernière commission « commerce » tenue le 22 juin 2020 avait fait plusieurs propositions pour relancer l’activité du marché, notamment : réactiver la communication pour le bus du marché avec élargissement du dispositif ; solliciter le délégataire sur le manque de diversification de l’offre commerciale favorisant les circuits courts et les produits bio ; utiliser une partie de la redevance versée par le délégataire à la ville pour mettre en place des actions de redynamisation.

La commission avait demandé à obtenir des éclaircissements sur la facturation par la SOMAREP des consommations en eau et électricité. Or, à la rentrée, des commerçants font encore état d’une absence de concordance entre les sommes demandées par la SOMAREP et les indications des compteurs eau et électricité.

La commission avait émis le souhait de pouvoir participer à la commission du marché en délégant des membres.

Une réunion devant avoir lieu au mois de septembre, pouvons-nous connaître les réponses apportées à ces demandes ?

Ils seront dix

Prochain Conseil municipal de Saint Gratien ce jeudi 24 septembre 2020.

La séance se tiendra pour des raisons sanitaires dans la salle Georges Brassens, plus vaste que la salle des mariages de la mairie.

Le nombre de personnes acceptées dans le public sera limité à dix, nous fait savoir la ville. Ce qui n’est pas sans poser question, car les séances des Conseils municipaux sont publiques ! Pourquoi ne pas avoir anticipé ce problème, puisque déjà en juillet, le maire avait refusé l’entrée de la salle du Conseil à des Gratiennois.e.s venu.e.s entendre les échanges des élu.e.s ?

De nombreuses communes ont déjà opté pour une retransmission en direct des travaux de l’assemblée communale, y compris en dehors de toute période de pandémie. Les citoyen.nes ont droit à l’information sur le travail de leurs élu.e.s. C’est un élément essentiel pour un exercice démocratique local satisfaisant.

Dans le même esprit, nous demanderons à ce que les procès-verbaux des séances sont régulièrement accessibles sur le site de la ville. Cela n’a pas été le cas depuis le début de l’année 2020.

Affaire à suivre -avec bien d’autres !- ce jeudi, à 20h30.

Libre, mais si courte !

Depuis mars 2020, début d’une nouvelle mandature municipale, nous ne disposons plus que de       1 000 signes pour notre « tribune libre », expression que la loi garantit aux groupes minoritaires dans les magazines municipaux. Nous disposions auparavant d’un espace de 1 333 caractères, ce qui était déjà très limité. Nous voilà réduits à en dire bien peu aux Gratiennois.e.s, ou à nous exprimer très schématiquement… Ou peut-être en arriverons-nous au style télégraphique ?

En cette rentrée, nous avons choisi comme d’habitude d’aborder, très courtement donc, des sujets locaux d’actualité. Seul groupe parmi les quatre que compte le Conseil, car les autres élu.e.s ont choisi de rester dans des problématiques nationales : les violences envers les élu.e.s constatées en France ces derniers temps, ou des généralités sur la crise sanitaire.

Pour notre part, nous préférons le terrain local.

Enfin, le règlement du Conseil stipule bien, selon les dispositions nationales, que l’espace des tribunes est  » réservé à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale ». Il  reste donc incompréhensible que le groupe majoritaire dispose lui aussi, d’une place dans cette page.

À lire ci-dessous, la tribune libre des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », parue dans le Magazine de septembre 2020

Conseil municipal : l’adjoint aux finances vante le budget de la ville, dont « le résultat n’a jamais été aussi élevé ». Ce n’est plus un conseil municipal mais un vrai conseil d’administration de société !

Sentence du maire : « le marché ne va pas car il est cher ». Or, il permet au concessionnaire de taxer les commerçants de 100 000 €/an. La ville encaisse 45 000 €, sans investir  dans le marché, pourtant facteur de lien social.

Bug dans l’arrosage des pelouses : bien plus vertes dans certains secteurs. Devinez où ?

City stade : Ne cherchez pas l’herbe. La ville pratique la politique de la terre brûlée, comme différents médias l’ont raconté. Affichage de  la création d’une aire de jeux. Coût : 240 000 €. Jamais évoqué dans le budget, ni devant les habitants.

Écoles : Nous espérons que les écoliers sont bien rentrés, malgré le  climat sanitaire. On a redemandé une comm. scolaire et des Conseils d’école extraordinaires pour adapter le protocole en concertation, au plus près du terrain.

I. Volat, S. Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Pour les refoulé.e.s du Conseil (2)

La suite des débats au Conseil du 2 juillet, dédiée à tous ceux et toutes celles qui sont resté.e.s à la porte de la mairie…

st gratien gambetta

Le Conseil examine le budget supplémentaire, contre lequel nous votons. Voici nos questions et remarques sur ce sujet.

Dans ce premier rectificatif du budget 2020, rien sur les « travaux » du city stade ? Rien pour l’aire de jeux qui doit le remplacer, projet jamais évoqué en Conseil municipal ? 

Sur les dépenses supplémentaires liées au Covid, nous regrettons le manque d’informations durant cette période : nous avons pourtant souvent écrit au maire, mais obtenu peu de réponses ! La ville a dépensé 137K€ en gel, masques, protections diverses… 62 300 masques ont été achetés jusqu’à fin juin. Une participation de l’État est attendue.  

L’emprunt toxique dollar/euro apporte encore un surcoût de +27 500€ à l’occasion de l’échéance d’avril. Certes, 25 000€ sont pris en charge par le fond de soutien. Mais il s’agit toujours d’argent public, que la ville dépense donc allègrement dans des intérêts exorbitants… la suite jusqu’en 2032 de mauvaises opérations financières menées par madame Eustache en 2007.    

Nous interrogeons sur les subventions liées à la maison de santé : il y a -105K€ sur les subventions escomptées, puisque l’acquisition n’est pas subventionnable par les conseils départemental et régional. Sur 400K€ d’acquisition, 350K€ de travaux et études 30K€, quel est le détail des subventions ?

Nous rappelons que le projet de centre de santé que nous avons défendu (parce qu’il s’agit d’une structure publique qui assure l’accès aux soins de tous par le tiers-payant et sans dépassements d’honoraires) aurait bénéficié quant à lui d’aides de la région et de l’ARS pour l’acquisition foncière, les travaux, les équipements, l’acquisition de matériel médical, et qu’il aurait reçu encore d’autres financements liés aux ressources humaines et à l’activité du centre…

Nous interrogeons sur les raisons de l’acquisition d’une maison boulevard Pasteur.

Nous votons contre les taux d’imposition, bien évidemment liés au budget 2020 que nous n’avons pas approuvé. Il serait d’ailleurs logique de les voter ensemble. Ils resteront identiques à ceux de 2019. Nous rappelons ici les contreparties de taux d’impôts plutôt « bas ». Ce sont des participations des usagers élevées, et un budget de fonctionnement serré. N’oublions pas non plus qu’à Saint Gratien les bases sont par contre élevées, que la ville a procédé à la suppression de tous les abattements à la base et augmenté ses taux de +6% en 2017.  

Le Conseil entend ensuite une information sur les actions de développement social urbain pour 2019 : 2,8M€ au total, avec une part de 1,3M€ pour la ville.

Ce rapport reste vague, et nous avons du mal à voir la cohérence de ces actions de « développement social urbain » : ce sont finalement des travaux « courants » : écoles, entretien espaces verts… sans que l’on sache vraiment ce que recouvrent les « animations jeunesse et intergénérationnel ».   

Nous votons pour la restauration d’un portrait de la Princesse Mathilde en nous nous interrogeant sur la visibilité des œuvres que possède la ville. En effet, ces tableaux sont pour la plupart inaccessibles aux habitants. Pourquoi ne pas les exposer de façon plus pérenne, en ouvrant au public par exemple le premier étage du château Catinat, bien peu utilisé, sauf pour des repas des élus majoritaires !

L’occasion pour nous de revenir sur une suggestion déjà faite en commission culture. La ville garde dans de nombreux noms de rues le souvenir de femmes et hommes morts pour des faits de résistance. Pourquoi ne pas faire connaître leur vie en enrichissant les plaques de rues des faits marquants de leur existence ? Le maire répond qu’un système de « flash code » pourrait être envisagé pour cette réalisation.   

Nous votons pour allouer des subventions aux projets des classes de CM2 comprenant des CM1. L’occasion de dénoncer des subventions inchangées depuis 2009 après la suppression des classes de  découverte… qui s’élèvent à 80€ par élève depuis 10 ans. La ville évoque « un coût de plus en plus important » pour ces projets.  37 520 € ! À savoir 0,14% du budget de fonctionnement…

Nous proposons, puisque les crédits pour les projets de l’année scolaire 2019/2020 n’ont pas été consommés car les écoles n’ont bien évidemment pas pu comme tenu des circonstances réaliser les projets pédagogiques, de les attribuer à des actions en direction des élèves. Impossibilité comptable, nous répond-on…

C’est avec le traditionnel rapport sur l’activité du marché municipal que se termine l’ordre du jour. 

Depuis plusieurs années, nous alertons sur la situation du marché et la gestion de Mandon-Somarep. C’est un marché fragile, à la merci du départ de quelques commerçants. Il y a encore eu 4 démissions de commerçants après une année noire en 2018 avec 7 départs. La fréquentation est en baisse. À cela, des raisons : le marché est excentré, loin d’autres commerces, sauf Intermarché, la boulangerie étant fermée. Les travaux réalisés il y a deux ans étaient inadaptés. Le marché se heurte à la concurrence des halles de l’Aveyron. Pourtant il existe une vraie demande de produits frais, et le marché reste un commerce différent, proche des gens, un espace apprécié, convivial, de rencontre et d’échanges. Un lieu important dans une ville. Ne pas oublier non plus que 40 à 50 emplois sont ici en jeu. Nous croyons en un développement possible et c’est pourquoi nous faisons des propositions.

Sur le rapport de la Somarep, quelques questions.  

La durée du contrat (13 ans) n’est pas forcément pas judicieuse : jusqu’en 2030 la ville est dans les mains du concessionnaire. Ce fut visiblement en échange de travaux, qui n’ont pas été judicieux non plus…

Mandon-Somarep connaît-il bien sa clientèle ? Il l’annonce « dans l’ensemble communale » alors que l’an dernier un sondage avait relevé que 30% des client.e.s venaient d’autres villes. Pourquoi pas un sondage pour préciser ceci, et qui pourrait être couplé à une enquête de « satisfaction », et à un questionnement sur les souhaits des usagers du marché ?

Le bilan des activités est identique d’une année sur l’autre : déchets, circuits courts, empreinte carbone… on reste dubitatif… comment contrôler ?

À propos des comptes des fluides, les questions sont nombreuses ! Pourquoi la facture EDF double-t-elle, alors que celle d’eau disparaît ? Nous savons également que des facturations aléatoires sont faites aux commerçants.

Le compte publicitaire est en baisse, ce qui n’est forcément une bonne idée.

Enfin, nous estimons que des actions possibles de la part de la ville, quand on sait qu’elle perçoit 47 212 € de la part du concessionnaire en 2019… elle pourrait bien en consacrer une part au marché.  

Nous interrogeons sur la publicité faite pour le « bus du marché » et proposons son élargissement. Nous demandons à connaître le rapport d’activité de ce bus.  

En général, de la publicité pour le marché pourrait être faite dans le « Mag », en ville, avec des calicots annonçant les animations, et pas seulement dans et autour du marché ! 

L’instauration d’événements divers en liaison avec les associations de la ville, chorale ou démonstration d’escrime… les élus (permanences du maire ?) pourrait être imaginée pour assurer davantage d’animation au marché.

Le café/buvette est à réanimer avec pourquoi pas une petite restauration avec des produits du marché ? On peut aussi inciter à la venue d’autres commerçants, par exemple des commerçants sédentaires de St Gratien ou enrichir l’offre existante de produits bio locaux… et pourquoi pas en nocturne…

Il faudrait réserver le parking aux clients du marché, particulièrement le dimanche matin, et instaurer un parc à vélos dans la halle.  

Concerter régulièrement les commerçants est une nécessité.

Enfin, nous regrettons que le maire déclare en Conseil municipal que les commerçants du marché n’étaient pas prêts à livrer durant le confinement, alors qu’ils ont participé à ce système au marché voisin d’Enghien.

Prochain Conseil municipal le jeudi 24 septembre, sans que le public y soit restreint, espérons-le !

 

 

 

 

 

 

Pour les refoulé.e.s du Conseil (1)

Si vous êtes resté.e.s à la porte de la mairie jeudi 2 juillet, voici un bref compte-rendu des échanges au Conseil municipal.

Nous commençons par une plainte concernant le très bref délai d’envoi du procès-verbal de la séance précédente. Ce document, qui comporte tout de même 52 pages, ne nous est parvenu que le jour-même du Conseil à midi ! Impossible en si peu de temps de relire un document qui n’est pas anodin, puisqu’il est ensuite officiel et porté à la connaissance des Gratiennois.e.s.

On passe ensuite aux 15 décisions prises par le maire depuis la dernière séance… en principe… car de fait, la liste s’arrête au 28 avril. Pas de décision donc se rapportant à la destruction du city stade des Raguenets. La liste est souvent longue de ces décisions prises sans débat au Conseil, puisque celui-ci a délégué au maire une partie non négligeable de ses pouvoirs.  

Nous nous étonnons d’apprendre à cette occasion que des travaux restent à réaliser au stade Delaune, équipement pourtant inauguré peu avant le scrutin de mars… encore une affaire de « pieux », étonnamment imprévus, alors que le même problème s’est déjà posé lors de la construction du dojo et des tennis, rue des Cressonnières, dont le nom indique bien que le terrain est ici légèrement humide… Nous demandons des informations sur les travaux de rénovation du théâtre Jean Marais dont nous ne savons rien alors que des subventions sont d’ores et déjà demandées…

Un des principaux dossiers de la soirée est ensuite le vote du Compte administratif 2019 de la commune. Au-delà du caractère purement comptable de ce document, c’est l’occasion de revenir sur le budget 2019 et d’en tirer les conclusions.

Nous considérons qu’il s’agit là d’un budget d’austérité, tant en investissement qu’en fonctionnement. Les dépenses d’équipement à hauteur de 2,6M€, sont très en baisse sur 2018, qui était déjà une « année noire » puisque les travaux avaient été en baisse de -25% sur 2017… Habituel pour une fin de mandat, à en croire l’adjoint aux finances, qui affirme que l’ensemble du « plan pluriannuel d’investissement a été réalisé… difficile à vérifier pour nous puisque ce document essentiel ne nous a jamais été communiqué… Mais les travaux de rénovation de la salle Georges Brassens ne sont pas commencés et le centre culturel du Parc reste à l’abandon… des bâtiments dont la rénovation était pourtant inscrite dans le programme de la majorité pour la mandature 2014/2020.

Nous constatons surtout que le ratio des dépenses d’équipement par habitant est à Saint Gratien de 127€, alors qu’il s’élève à 284€ nationalement et à 302€ pour les villes de la strate… Il y a donc bien carence en matière d’équipements et de travaux dans notre ville. Pour exemple, on ne peut se satisfaire de l’état du centre de loisirs « Les Capucines ». La ville sous-investit de façon importante –moins de la moitié de ce qu’investissent les villes de même taille– et ce n’est pas conjoncturel. La ville a fait le choix de fixer des taux d’impôts bas, ce qui signifie que les ressources fiscales dépendent davantage de la dotation globale de fonctionnement (DGF) et quand celle-ci baisse, la ville pâtit davantage que les autres villes. Donc une capacité d’investissement moindre. Nous n’oublions pas non plus, contrairement à la majorité qui n’y fait jamais allusion, et pour cause, que l’effort d’investissement de la ville est aussi impacté par le coût des emprunts toxiques.

Nous interrogeons ensuite la majorité sur différents points :  

-Demande d’information sur les dépenses de fleurissement.

-On constate une forte hausse de fréquentation du service de restauration scolaire : y aura-t-il des équipements nouveaux ou des travaux d’aménagement à prévoir dans les cantines des écoles ?

-La ville a perdu le droit à la dotation nationale de péréquation en 2018 : est-ce bien à cause du fait que l’effort fiscal de la commune était inférieur à celui des communes de même strate ? Cette dotation est de 260 K€ en 2019.

-Quelle évolution à prévoir pour les « produits exceptionnels » ? Ventes de terrains ou de biens par la ville ? Ces ressources sont souvent à l’origine de recettes non négligeables mais elles ne sont pas inépuisables.

-Les « charges de personnel » ont baissé de -2% en 2019. Quelles conséquences très concrètes sur le nombre de postes vacants et les conditions de travail des agents ?

-Demande d’explications sur l’indemnité d’éviction du magasin de primeurs du Forum ? (45 000€)

-Question sur la baisse qui n’est jamais expliqué sur les « autres produits de gestion » : -200K€. Elle serait due au fait que la ville dispose de moins de commerces et de logement loués que les années précédentes.

-Quant à la dette, il y a toujours du toxique dans le budget de la ville… On en reparle lors du vote du budget supplémentaire avec un surcoût de + 27 500€ suite à l’échéance du prêt indexé sur l’évolution de la parité entre le dollar américain et l’euro…

-Connaîtrons-nous enfin le « PPI », plan pluriannuel d’investissement qui comme son nom l’indique, prévoit la répartition des travaux sur les différentes années de la mandature. Ce document ne nous jamais été communiqué entre 2014 et 2020. Transparence…  

À suivre… les autres dossiers débattus ce 2 juillet 2020

st gratien catinat

Quasi huis clos

cèdre 2

Dernier Conseil municipal avant la rentrée de septembre : si vous vous êtes fait refouler à l’entrée de la salle des mariages*, voici un résumé de ce que vous avez raté.

Commençons par la fin : les réponses du maire aux questions orales. Nous ne retraçons ici que les cinq déposées par notre groupe. On regrette tout d’abord de ne pouvoir présenter ces questions nous-mêmes, et qu’elles ne soient pas suivies de débat. De fait, le maire répond fort brièvement, alors que ce sont souvent des sujets essentiels qui sont évoqués.

Notre première question portait sur la destruction du city stade des Raguenets : dans quelle instance cette décision de destruction et la création d’une aire de jeux a-t-elle été actée ?

« Je ne comprends pas la question ! » s’exclame le maire. « C’est une mesure que j’ai prise, et qui n’a pas à passer par une quelconque instance. »

Nous restons sur notre faim. Faut-il entendre par « mesure » un arrêté ou une décision du maire ? Ni l’un ni l’autre ne nous ont été communiqué et la question reste donc entière de savoir comment une « mesure » qui engage un montant non négligeable d’argent public, et sème le trouble dans notre ville, a été décidée…   

Deuxième question sur les activités d’été, en cette période où des nombreuses familles ne partiront pas en vacances pour des raisons sanitaires ou économiques.

Trois dispositifs à destination de la jeunesse dans le cadre du plan « Vacances Apprenantes » sont mis en œuvre sur le département.

  • L’aide exceptionnelle aux Accueils de Loisirs Sans Hébergement ;
  • Les « colos apprenantes» alliant activités ludiques et pédagogiques à destination des jeunes de 3 à 17 ans les plus exposés aux effets de la crise, notamment ceux résidant en quartiers prioritaires. Une aide de l’État pouvant atteindre 80 % du coût du séjour sera versée aux collectivités partenaires.
  • Le plan « Quartier d’été » qui se concentre sur les quartiers prioritaires dans la perspective de rendre possible un maximum d’activités et d’initiatives.
  • D’autre part, le CDFAS va organiser des colos de 8 jours pour les enfants venant de QPV.

La ville a-t-elle sollicité ces différents dispositifs ?

Réponse : le maire renvoie à la brochure déposée sur notre table : nous la découvrons à cette occasion ainsi que les activités d’été proposées aux jeunes de Saint Gratien. Une partie d’entre elles peuvent bénéficier de l’aide du département. Dans le cadre de « vacances apprenantes », le service des sports organise un stage de natation. Le CDFAS promeut des colos gratuites à destination de jeunes venant de quartiers populaires, les animateurs de la ville iront les solliciter pour qu’ils s’inscrivent rapidement.

Notre commentaire : nous découvrons à l’ouverture de la séance une brochure sur les activités proposées aux jeunes par la ville cet été. Aucun échange sur cette question pourtant primordiale. Nous ne pourrons même pas savoir combien de jeunes peuvent être accueillis dans les stages sportifs puisque le maire, de manière très désinvolte, nous invite à « appeler le numéro de téléphone qui y est inscrit pour le savoir » !  À noter qu’aucune commission « jeunesse », pourtant fraîchement installée, ne s’est réunie sur le sujet. Comme d’habitude, le fait du prince…

Troisième question sur les groupes de travail sur la rentrée de septembre qui se sont réunis fin juin sans que la commission scolaire y ait été associée. Pouvons-nous connaître la teneur des échanges et décisions éventuelles ?

Réponse : deux groupes de travail se sont réunis plusieurs fois et ont étudié le scénario possible au mois de septembre : protocole sanitaire en vigueur à cette époque, et les dispositions techniques s’y rapportant.

Notre commentaire : on aurait attendu autre chose qu’un simple « comité technique » et notamment une réflexion sur l’action que pourrait avoir la ville pour aider les familles en cas d’enseignement à distance, prêt ou don de tablettes, ainsi que l’instauration d’un dispositif municipal de soutien scolaire, tant il est certain que cette année scolaire si perturbée que nous venons de vivre ne manquera pas d’avoir des effets négatifs sur la scolarité des élèves fragiles. Des questions que nous reposerons à la rentrée…

Notre quatrième question portait sur le projet de terminal T4 de Roissy. Nous nous étions engagés lors de la campagne des élections municipales 2020, à porter cette motion en Conseil municipal. En effet, ce projet d’extension comporte de nombreux dangers pour les riverains : accroissement très significatif des émissions de particules fines, d’oxyde d’azote, de gaz à effet de serre et des nuisances sonores. La ville est-elle disposée à signer cette motion s’opposant au projet de terminal T4 de Roissy, proposée par un collectif d’associations, dont l’ADVOCNAR ?

« Au vu des conséquences économiques de la crise du Covid sur l’industrie aéronautique, cette demande ne semble pas pertinente, donc nous ne la signerons pas », déclare le maire, balayant en quelques mots par exemple le fait que l’extension de Roissy est totalement incompatible avec les engagements et responsabilités climatiques de la France. En effet, le trafic lié au terminal 4 représenterait à lui seul 7 % des émissions autorisées pour la France.

Notre dernière question était celle-ci : quels sont vos projets pour le développement de l’usage du vélo à Saint Gratien, sachant que le Val d’Oise a voté un « plan vélo » d’un montant total de 17,3 M€, dont 4,8 M€ seront investis en 2020, et que le département prévoit d’attribuer une subvention à hauteur de 20% du montant total aux projets des communes et intercommunalités ?

Le maire nous dévoile de grands projets ! Il rappelle que dans son programme les objectifs sur ce sujet ont été développés : installation d’un parc Véligo, identification d’itinéraires sécurisés, liaison cyclable entre la balade suspendue et le pôle sportif des Cressonnières, mise à jour de la carte des liaisons douces sur la ville, et « encore plein d’autres projets » !

Bien modeste, cette énumération comporte très peu de réalisations et est principalement constituée d’un catalogue d’un état de fait. Ce n’est pas d’une carte des itinéraires « sécurisés » dont nous avons besoin, mais bel et bien d’un développement important de pistes cyclables dont la ville manque tellement ! Quant au parc Véligo, c’est un projet de l’ancienne mandature et nous n’avons pas été pour rien dans sa création. Bref, il faudra se faire entendre plus fortement pour qu’enfin la ville prenne conscience de l’importance des transports alternatifs.  

À suivre : le compte-rendu de la séance du Conseil et des échanges sur les principaux dossiers

*Quatre personnes ont assisté au Conseil, la cinquième chaise est restée vide.. pourtant de nombreux et nombreuses jeunes Gratiennois.e.s étaient venu.e.s entendre les élu.e.s. La crise sanitaire a bon dos. Il n’était annoncé nulle part que le public ne serait pas accueilli. Regrettable que les Conseils se déroulent désormais en quasi huis-clos… C’est pourtant une très bonne chose pour la démocratie que les citoyen.nes viennent voir travailler leurs élu.e.s.. Nous serons vigilants sur ce point en septembre : le Conseil municipal est une séance publique.