Échos du Conseil (2)

Voici les réponses du maire à nos questions orales lors du Conseil municipal du 21 février 2019. Ces questions sont examinées en fin de séance et ne font pas l’objet de débat.

saint gratien 2019Questions orales du Groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen »

Grand débat national

Alors que des réunions se tiennent dans de nombreuses villes du département dans le cadre du grand débat national, pourquoi est-ce si difficile de faire de même à Saint Gratien ? Si la ville compte finalement l’organiser, nous aimerions en connaître la date, le lieu, le rôle des élus, y compris des élus minoritaires, les thèmes retenus, le public invité, et l’organisation des échanges.

Réponse du maire : la ville attendait que l’État lui propose un animateur pour organiser ce débat. C’est chose faite et le « grand débat » aura lieu le lundi 11 mars de 19h30 à 21h30 au centre culturel Camille Claudel des Raguenets.

Voir les infos déjà données ici sur notre blog, avec les différents échanges que nous avons eus à ce sujet avec le maire.

Bornes enterrées rue du Général Leclercsaint gratien 2019-2

Suite à l’Assemblée Consultative du Quartier 1 de novembre dernier, où la question des poubelles débordant largement sur le trottoir avait donné lieu à un débat sur les actions possibles, la situation s’était améliorée. De nouveau (cas de dimanche 17 février), des sacs jonchaient le sol et même un meuble était entreposé. L’on peut noter par ailleurs que la situation se dégrade le weekend. Quelles mesures envisagez-vous afin que ce que l’on pourrait appeler “mini décharge” disparaisse ?

Réponse du maire : il indique que le service voirie et les policiers municipaux passent plus fréquemment à cet endroit depuis la réunion de quartier. La ville a adressé un courrier au gestionnaire du foyer devant lequel se trouvent les bornes, et une rencontre avec les services de la ville a été organisée. Il regrette le manque de civisme de certains habitants. Lundi matin, le maire a envoyé les policiers municipaux constater le dépôt d’ordures sur le trottoir ; ils ont ouvert les sacs, relevé les adresses et une verbalisation sera faite.

saint gratien 2019-3Assainissement

La ville n’est pas en séparation des eaux usées et des eaux pluviales (sauf rue du G. Leclerc), toutes les eaux sont donc retraitées de la même façon. Cela n’encourage sans doute pas les bonnes pratiques parmi nos concitoyens et enchérit le coût du retraitement  et donc du m3. Il s’agit certes d’un investissement lourd mais qui s’inscrit dans une politique de développement durable. Quels sont vos projets dans ce domaine ?

Réponse du maire : c’est la communauté d’agglomération CAPV qui a désormais la compétence « assainissement ». Mettre l’ensemble du territoire en réseau séparatif représenterait un coût considérable. Il n’est donc pas programmé ce type de travaux. En revanche, il est nécessaire de communiquer sur la valorisation des eaux de pluie pour une démarche environnementale pertinente.

Notre appréciation : bien évidemment, nous ne demandions pas à la ville de mettre l’ensemble de son réseau en séparatif. Mais il est pour le moins étonnant qu’à l’occasion de travaux de voirie, on ne profite pas de l’ouverture de la chaussée pour installer un réseau séparatif. D’autant plus que c’est une obligation pour les nouvelles constructions, entre le bâtiment et la rue. Tout à fait inutile si les eaux en séparatif se rejoignent ensuite dans le même tuyau !         

Mon avis citoyen

Cette plateforme permet à chacun de donner un avis sur sa commune, de la noter et de faire des propositions. Avez-vous le retour des avis laissés par les Gratiennois et si c’est le cas, pouvez-vous nous en faire une synthèse ? Utilisez- vous ces avis dans le cadre des actions menées dans notre ville ?saint gratien 2019-4

Réponse du maire : il s’agit d’un espace d’expression parmi d’autres que le maire consulte de temps en temps. Mais il préfère se fier aux avis des Gratiennois.e.s qu’il rencontre, plus pertinents.

Notre appréciation : pourquoi l’avis d’un citoyen qui a pris la peine de s’exprimer sur cet espace serait-il a priori moins pertinent que celui d’une personne croisée ? 

Organigramme des services

Suite à notre question sur sa non mise à jour (CM de septembre), l’organigramme avait été effectivement modifié et les noms des agents supprimés en attendant la validation du nouvel organigramme par le Comité Technique. Envisagez-vous, pour une meilleure lisibilité de repositionner les différents responsables de chaque entité ? 

Réponse du maire : l’organigramme permet à chaque habitant de mieux connaître l’organisation de la collectivité mais l’inscription des noms des agents n’est pas obligatoire. Certains ont indiqué ne pas souhaiter apparaître sur un site public.  

Collecte des déchets verts

La collecte démarre le 2 avril (date jugée tardive) et se termine le 17 décembre alors que l’an passé elle démarrait le 13 mars pour une fin le 27 novembre. Peut-on envisager une amplitude qui correspondra aux besoins des jardiniers qui taillent à l’automne et à ceux qui effectuent leurs tailles au printemps ? 

Réponse du maire : la collecte est décalée dans le temps parce que les habitants ont demandé au syndicat Émeraude de prolonger la collecte jusqu’à mi-décembre pour le ramassage des feuilles. Une étude budgétaire a conduit au maintien de 38 semaines de collecte. 

Notre appréciation : les habitants avaient effectivement fait connaître en réunion de quartier leur souhait de voir la collecte se poursuivre en décembre. De son côté, le syndicat Émeraude a pointé que les plus grosses collectes avaient lieu en fin de période et donc jugé utile de prolonger. La commune n’a pas souhaité investir davantage dans cette collecte de déchets verts, donc la collecte démarrera plus tardivement.

Passerelle des Marais

Des travaux sont en cours depuis plusieurs semaines sur la passerelle au-dessus de la voie SNCF, très empruntée par les piétons pour aller du centre-ville au quartier des Marais. De quoi s’agit-il et pourquoi est-ce si long ? L’affichage municipal sur les barrières condamnant l’accès donne très peu d’informations. De plus, il serait judicieux d’avertir les piétons plus en amont afin qu’ils puissent traverser, et non pas marcher sur la chaussée à la hauteur de la passerelle.  

saint gratien 2019-5Réponse du maire : une phase de diagnostic est en cours pour définir les motifs de la corrosion des plaques ; il n‘y a pas d’atteinte de la structure de la passerelle. Situation complexe au vu de l’implantation au-dessus des caténaires SNCF. Un dossier prioritaire pour la ville qui devra travailler en collaboration avec la SNCF. Une info avait été faite dans le « Mag ».     

Conseil citoyen des Raguenets

Nous aimerions avoir des informations sur la vie du Conseil citoyen des Raguenets, mis en place dans le cadre de la politique de la ville : fréquence des réunions, thèmes traités, actions éventuelles…  

Réponse du maire : il est composé de six habitants et de six membres associatifs, tirés au sort en 2016 par le délégué du Préfet, et est réuni au minimum deux fois par an, dans le cadre de la programmation annuelle du contrat de ville pour la validation des actions proposées par Osica. Les membres sont associés aux colloques organisés par l’État au plan départemental. Ils s’impliquent dans des actions menées localement par les partenaires : carré nature, des associations, autour de thématiques sur le lien social, la jeunesse, l’égalité hommes/femmes…

Notre appréciation : depuis deux ans, le Conseil municipal n’a jamais eu écho des actions menées et de leurs éventuelles déclinaisons concrètes… Cette réponse ne nous en apprend pas davantage.

Stationnement dans les Allées vertes

Des véhicules se font actuellement verbaliser s‘ils se garent dans cette rue. Un panneau d’interdiction est certes implanté depuis plusieurs années mais jamais jusqu’ici personne n’avait été verbalisé. Une information peut-elle être distribuée aux riverains ?

Réponse du maire : un arrêt d’interdiction de stationner existe depuis 2001. Les policiers municipaux verbalisent lorsque le stationnement est gênant, notamment pour le passage des camions de collecte des déchets. Aucune information ne sera  distribuée aux riverains puisqu’il n’y a pas d’élément nouveau.  

Librairie-presse du Forum

C’est une question récurrente… Faut-il espérer la réouverture de ce magasin essentiel pour la vie du Forum dans les prochaines semaines ? Un affichage informatif peut-il être effectué sur la vitrine ? 

Réponse du maire : cette librairie va rouvrir et la date sera communiquée à tous les Gratiennois dès qu’elle sera connue.

Information sur les réunions de quartier

Des Gratiennois se plaignent de ne pas être informés de la tenue des réunions de quartier : pas d’affichage, magazine reçu après la date de la réunion. Qui doit assurer l’affichage ?

Réponse du maire : la ville n’a reçu aucune plainte sur un manque d’information sur les dates des assemblées consultatives de quartier. Ces renseignements sont diffusés via le site Internet de la ville, Facebook, le magazine municipal, l’information directe par téléphone, les affiches dans les lieux publics, collées aussi sur les panneaux municipaux, posées dans tous les halls d’immeubles, et par les flyers dans les boîtes aux lettres des zones pavillonnaires.   

Le maire indique ensuite que ces questions orales doivent être déposées au minimum 48h avant la séance afin que les services puissent préparer les réponses. Cela n’est pas exact, puisque le règlement du Conseil voté en mai 2014 stipule que ce délai est de 24h.

Échos du Conseil

CM 2019-1Quelques échos du Conseil municipal de Saint Gratien, le 21 février 2019.

Voici nos interventions sur les sujets principaux. 

Réponse de la ville à la Chambre régionale des comptes

La CRC a étudié les comptes de la ville et rendu un rapport débattu en Conseil municipal en février 2017. Elle pointait entre autres, un manque de transparence dans les débats d’orientations budgétaires, en faisant une recommandation. La ville doit  « renseigner avec exhaustivité et précision les annexes budgétaires« . La Chambre soulignait que « les prévisions apparaissent réalistes (…), « sans toutefois que la stratégie de la commune en vue de maîtriser la charge salariale, la charge d’intérêts de la dette et d’optimiser les recettes tarifaires, soit parfaitement explicitée ». Nous continuons de regretter depuis l’étude de la CRC, une certaine non-transparence des informations  budgétaires qui nous sont données. Quelques exemples : la prise en charge d’une partie du coût du prêt USD/CHF, découverte dans le courrier de la CRC, sans que la commune ne nous en ait jamais informés ; le surcoût des deux prêts toxiques chaque année qui n’est pas communiqué si il n’y a pas d’interrogation de notre part (pour mémoire, le surcoût du prêt USD/EUR s’est élevé à + 30 000€ en avril dernier : ce n’est pas tout à fait anodin, surtout si on rapporte cette somme à celle qu’a dépensé la ville pour l’ensemble des séjours de vacances des enfants en 2018 ; 38 000€) ; le coût total du prêt EUR/CHF, aujourd’hui renégocié mais jamais communiqué en CM comme pourtant promis ; ou encore la capacité de désendettement jamais communiquée, sous prétexte d’attendre le vote du budget lors du débat d’orientations, ou le compte administratif lors du vote du budget… Sans surprise, le maire adjoint chargé des finances a juré donner toutes les informations possibles. Le maire, qui intervient rarement dès qu’il s’agit de finances, ne s’est exprimé que par une plaisanterie.CM 2019-2

Protection fonctionnelle pour le maire et un adjoint

Cette demande fait suite à l’affaire du marché de Noël sur laquelle nous nous sommes exprimés, en réunion de quartier, puis en Conseil municipal via une question orale. Bien évidemment, nous condamnons fermement et sans équivoque toute menace dont le maire pourrait être l’objet. Pour autant, nous n’avons pas voté cette protection fonctionnelle. (Rappelons l’histoire : marché de Noël, exposition de crèches organisée par la ville à proximité… c’est dans ce contexte fortement teinté de références chrétiennes que le maire choisit de brandir le glaive de la laïcité en excluant une commerçante installée en bonne et due forme dans un chalet, au prétexte qu’elle portait un foulard… ) Au fait, qui ce soir-là a pris la décision ? En en référant à qui ? Décision unilatérale du maire ? Impossible de voter cette protection sans en revenir au fond. Me Y. ne peut être assimilée à un agent communal, la neutralité qui s’impose à ceux-ci ne la concerne pas. L’argument selon lequel elle se trouvait dans un stand de la ville, donc était « occupante du domaine public », n’est pas recevable. Les personnes participant à l’organisation d’une manifestation communale ne deviennent pas pour autant des agents municipaux. Ou alors le même principe sera-t-il appliqué aux exposants de la prochaine brocante ? La commerçante n’est pas employée municipale ; il n’y a pas de trouble à l’ordre public ; son éviction sera fort difficile à justifier. (En début de séance le maire annonce sans autre précision, que la plainte est classée sans suite… nous n’avons pas d’information officielle sur la question et il y a eu dépôt de deux plaintes… à suivre. Cela ne change rien à notre appréciation.) Pour nous, il s’agit d’une discrimination et ce n’est hélas, pas la première fois que certains élus de St Gratien se livrent à cet exercice. Il s’agit d’une laïcité mal comprise, voire instrumentalisée. La loi de 1905 n’interdit pas l’expression religieuse dans la société, en public. La laïcité n’est pas une arme anti-religions, mais un principe de liberté : liberté de conscience, liberté d’exercer le culte qu’on préfère ou de s’en passer. La laïcité n’est pas une somme d’interdits mais assure des libertés pour les individus. Leur appartenance ou leur non-appartenance à des croyances ne doivent leur valoir ni discriminations, ni avantages particuliers.

C’est cela que la République garantit. Et c’est ce que le maire n’a pas respecté le jour du marché de Noël.  

Qui est astreint à la neutralité religieuse ? L’État, ses services, les services publics, les fonctionnaires… La commune de St Gratien ferait d’ailleurs bien de s’en souvenir quand elle invite officiellement à une cérémonie religieuse lors des commémorations des 11 novembre  et 8 mai ! Nous insistons pour finir sur le fait que cette désolante affaire met à mal le vivre ensemble dans notre ville. Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons voter la protection fonctionnelle.  

Le maire, qui a tenté de couper court à l’intervention d’un autre conseiller d’opposition sur cette question, n’a pas souhaité poursuivre le débat. Le Conseil a voté la protection fonctionnelle : 3 votes contre et une abstention.

CM 2019-3Projet de boîtes à livres

Une très bonne idée, tout le monde en convient. De nombreuses villes alentour l’ont déjà adoptée. La demande est remontée via les comités de quartier dès septembre 2018 (et a même été expérimentée sur le marché tous les dimanches depuis juin, par nos soins : un vrai succès !). Pourquoi attendre si longtemps, faire passer cette démarche des groupes de quartier en Conseil municipal ? Pourquoi un projet « conduit par le service politique de la ville » ? « Associer les membres des groupes de quartier » ? Un peu d’autonomie aux GQ ! Pourquoi la majorité veut-elle toujours tout encadrer ? Évidemment, nous votons cette décision.

Tarifs des séjours du service enfance printemps/été 2019

31 places au printemps + 36 places l’été  = 67 places pour 2019 contre 76 en 2018. Pour grosso modo 2 200 enfants potentiellement concernés. Donc 3% environ des enfants gratiennois entre 4 et 11 ans bénéficient de ces séjours. C’est peu !

Le coût total pour la ville est de 10 848€ et le quotient familial n’est ici pas appliqué, la ville prend en charge 50% des frais de séjour. La commission scolaire n’a pas été consultée, dommage.CM 2019-4

Tarifs séjours service jeunesse printemps/été 2019

60 places contre 41 en 2018, bravo. Le coût pour la ville est de 10 122€.

Donc le coût total pour la ville des courts séjours en 2019 s’élève à 20 970 € (contre 17 837 € en 2018). Longs séjours à venir dans un prochain Conseil.

Modification du PLU

Après 3 minutes 38 secondes d’échanges (un peu houleux, sur la place du vélo en ville), le maire juge que l’affaire assez duré et passe au vote. Je reste bêtement avec la main en l’air pour demander la parole… Bref, JAMAIS le Conseil n’aura débattu du PLU, ce qui est tout de même gravissime pour un sujet qui est loin d’être anodin ! Voici donc nos principales remarques, dont certaines ont pu être énoncées en séance, mais qui pour la plupart n’ont pu être entendues par l’assemblée.

Forme de la consultation sur le PLU : regret d’une pub, certes légale mais minimaliste ; c’est un sujet qui aurait mérité une réunion publique, un débat, des explications ; un sujet qui touche à notre vie quotidienne, qui bâtit la ville de demain mais qui est parfois présenté sous un abord très technique qui le rend parfois difficile à appréhender ; cela aurait été un beau sujet pour les réunions de quartier. A fortiori quand cela engage le devenir de la ville au moins jusqu’en 2030… via par exemple par la prévision de nombreux projets immobiliers : rue de Verdun, rue de la liberté, nouvelle zone UPM5 à la gare… Donc une modification qui n’est pas de détail..

Sur le fond, plusieurs points

-de « nouvelles règles plus adaptées » pour les clôtures sur rues ; ce n’est pas anodin car il s’agit de la configuration de la ville de demain. Traduction = c’est la possibilité à présent d’avoir une clôture de 2 m totalement opaque. Il y a risque de transformer progressivement nos rues en « tunnels » bordés de hauts murs, sans végétation et vue sur les jardins. Nos quartiers prendront un aspect « barricadé » ce qui sera dommageable pour le lien social mais restera fort illusoire en matière de sécurité car on sait qu’il faut mieux voir à qui on ouvre la porte, et voir de la rue un éventuel cambrioleur qui aurait escaladé la clôture.

CM 2019-5Pourquoi ce changement ? On nous dit que la règle précédente qui prévoyait 1/3 de partie pleine et 2/3 de grilles ou plantations n’était pas respectée (c’est vrai, et malheureusement y compris par des élus…). Pourtant, cette règlementation devait bien avoir un fondement. Et la ville envoie là un drôle de message : une règle ne vous convient pas ? Ne la respectez pas, elle sera changée… Au final on légalise la pratique des gens qui ne se sont pas pliés à la règle. Et alors pourquoi ne pas appliquer la même position à la règle sur l’implantation des abris de jardin, non respectée elle non plus ?  

Mixité sociale ? On construit du logement social.. Parfait ! Mais toujours dans le même quartier, à côté de la gare.

– Que faut-il penser de la règlementation visant à « mieux encadrer l’installation de panneaux solaires » ?  En interdisant le dépassement, on interdit l’installation de panneaux solaires sur les toits plats, puisque ces panneaux devant être inclinés (pour des raisons d’angle avec le soleil), s’ils ne peuvent plus dépasser la hauteur max autorisée, leur installation ne sera possible qu’en réduisant la hauteur max du bâtiment les supportant. On voit mal un promoteur supprimer un étage de logement pour installer des panneaux solaires ! Donc il n’y aura plus de panneaux solaires sur les immeubles à toit plat, architecture fréquente dans le collectif. Cela ne va pas dans le bon sens. Clairement la ville ne veut plus voir de panneaux solaires dépassant des toitures. C’est donc le plaisir visuel du maire versus la lutte contre le changement climatique.

Il y a densification d’une ville déjà la plus dense du 95, avec davantage de circulation, de problèmes de stationnement (unique sujet des réunions de quartier !) ; quid des équipements sportifs par exemple qui sont déjà occupés à leur maximum ?  « Les prescriptions du SDRIF en matière de construction de logement dans le périmètre défini est de 1162 logements à l’horizon 2030 »… Augmentation de 15%, c’est aussi davantage de voitures, et ce n’est pas sans conséquence sur notre vie quotidienne.

CM 2019-6-Étions-nous « hors sujet » comme on nous l’a reproché, sur la place à donner aux déplacements doux ? Ce n’est pourtant pas l’avis du préfet qui rappelle les prescriptions du PDUIF (cf. son courrier à la ville) Le PDUIF vise à développer l’usage du vélo (de 1,5% à 5%) par des aménagements (accès cyclables aux lycées…) et des normes de stationnement voitures et vélos. Le courrier du Préfet demande la création de davantage de places de parkings pour les vélos, et demande la création de places de parking vélo dans les nouvelles constructions.

Ça confirme ce que nous disions à propos du PLU : il n’y a pas de prise en compte des déplacements alternatifs, ou de façon très insuffisante par rapport au schéma de la Région. Donc, il y avait bien un raté dans le projet de PLU, contrairement aux affirmations : « notre PLU est super ! » 

Il faut donc prendre des arrêtés municipaux pour transformer des places de stationnement en places pour vélos. Le PDUIF impose de transformer 1 place de stationnement voiture sur 40 sur voirie en stationnement vélos, indépendamment du nombre de places vélo déjà existantes, dans un rayon de 800 m autour des gares.

Le maire a d’abord affirmé qu’il ne le ferait pas (réunion de quartier  du centre-ville) avant de dire en Conseil qu’il suivrait les préconisations du PDUIF. Alors, que devons-nous croire ? Cette mesure prescriptive vise bien à implanter les places vélo sur des emplacements actuellement occupés par des voitures, de façon à limiter l’implantation du stationnement vélo sur les trottoirs, où il entraîne souvent un conflit d’usage avec les piétons. A Saint Gratien, les places de stationnement vélo sont quasiment toutes implantées sur les trottoirs, occupant un espace piéton déjà limité, et présentant dans beaucoup de cas une gêne réelle puisque lorsque des vélos y sont stationnés ils empiètent largement sur la circulation des piétons.

Le futur PLU devra donc intégrer cette mesure à l’article 12 ou dans son annexe stationnement. Pourquoi alors écrire que cette norme ne figurera pas dans le document du PLU ?

En outre, qu’est-il prévu pour la partie du lycée sur St Gratien en matière de stationnement vélo ? 2 200 élèves… 400 places ?

Quid de la création de stationnement vélos dans les écoles selon normes PDUIF ?

-On peut s’étonner enfin qu’il soit souligné que ce sont sur des « remarques hors sujet qui concernent des questions d’ordre privé », que « la commune va engager dès que possible un réel dialogue »…

Et quid des doléances à caractère général ? Elles sont balayées rapidement dans le rapport : « celles, concernant des aspects généraux, notamment du règlement du PLU actuel, objet de la modification actuelle ou non : 14 obs. »

-Enfin, l’Agence régionale de santé (ARS) souligne dans son observation la nécessité de prendre en compte « les besoins à venir en équipements de santé et médico-sociaux » Remarque à ne pas oublier dans une ville où l’accès aux soins n’est déjà pas si facile pour toute une partie de la population.

Parc Veligo à la gare   

Enfin cette réalisation ! Nous la réclamions depuis des années (seuls, pendant longtemps…) et nous estimons que la ville aurait pu se montrer plus volontariste vis-à-vis de la SNCF et d’IDF-Mobilités. Un regret : et de l’autre côté de la gare ? Rien pour les Raguenets ? Pourtant, les arceaux à vélos implantés là sont très utilisés, ce qui infirme le propos selon lequel les habitants du quartier sont tous trop près de la gare pour y venir en vélo. Nous ne doutons pas du succès à venir du parc Veligo et nous saurons demander son agrandissement si nécessaire.

À suivre : les questions orales

CM 2019-7

Conseil municipal à Saint Gratien

Le prochain Conseil municipal aura lieu le jeudi 21 février à 20h30 en salle des mariages. Séance ouverte au public, qui n’y a pas la parole.Dans certaines villes, existe un « droit d’interpellation » du Conseil municipal par les habitants. Mais pas chez nous… où déjà les élus minoritaires doivent parfois batailler pour se faire entendre…

parc urbainL’ordre du jour est ci-dessous. Parmi les points principaux :

la réponse de la ville à la Chambre régionale des comptes, qui avait en février 2018 rendu un rapport après étude des comptes de la ville : la transparence budgétaire est-elle enfin au rendez-vous ?

la protection fonctionnelle pour le maire et un adjoint : il s’agit de la suite de la triste affaire du marché de Noël, relatée ici. Et la laïcité dans tout cela ?

l’implantation de boîtes à livres : enfin à l’ordre du jour ! C’est une très bonne idée, reconnaissent tous les élus. Nous l’avons pour notre part testée depuis six mois au marché le dimanche matin. Mais pourquoi donc avoir tant traîné et ne pas avoir laissé l’initiative aux groupes de quartier ?

les tarifs des séjours de vacances : à peine 3% des enfants de la ville en bénéficieront…

le bilan de la concertation sur la modification du PLU : technique… mais ô combien lié à la vision de la ville de demain.. entre clôtures et pistes cyclables…

un parc Veligo à la gare : enfin ! (bis) Nous le réclamions depuis des années.. Peut-être le maire nous dira-t-il à nouveau : « vous rêvez, je réalise  » ? Nous avons d’autres « rêves » en réserve…

Et ci-dessous nos questions orales, auxquelles le maire répond (ou pas…) en fin de séance.

Groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen »

Grand débat national

Alors que des réunions se tiennent dans de nombreuses villes du département dans le cadre du grand débat national, pourquoi est-ce si difficile de faire de même à Saint Gratien ? Si la ville compte finalement l’organiser, nous aimerions en connaître la date, le lieu, le rôle des élus, y compris des élus minoritaires, les thèmes retenus, le public invité, et l’organisation des échanges.

Bornes enterrées rue du Général Leclerc

Suite à l’Assemblée Consultative du Quartier 1 de novembre dernier, où la question des poubelles débordant largement sur le trottoir avait donné lieu à un débat sur les actions possibles, la situation s’était améliorée. De nouveau (cas de dimanche 17 février), des sacs jonchaient le sol et même un meuble était entreposé. L’on peut noter par ailleurs que la situation se dégrade le weekend. Quelles mesures envisagez-vous afin que ce que l’on pourrait appeler “mini décharge” disparaisse ?

Assainissement

La ville n’est pas en séparation des eaux usées et des eaux pluviales (sauf rue du G. Leclerc), toutes les eaux sont donc retraitées de la même façon. Cela n’encourage sans doute pas les bonnes pratiques parmi nos concitoyens et enchérit le coût du retraitement  et donc du m3. Il s’agit certes d’un investissement lourd mais qui s’inscrit dans une politique de développement durable. Quels sont vos projets dans ce domaine ?

Mon avis citoyen

Cette plateforme permet à chacun de donner un avis sur sa commune, de la noter et de faire des propositions. Avez-vous le retour des avis laissés par les Gratiennois et si c’est le cas, pouvez-vous nous en faire une synthèse ? Utilisez- vous ces avis dans le cadre des actions menées dans notre ville ?

Organigramme des services

Suite à notre question sur sa non mise à jour (CM de septembre), l’organigramme avait été effectivement modifié et les noms des agents supprimés en attendant la validation du nouvel organigramme par le Comité Technique. Envisagez-vous, pour une meilleure lisibilité de repositionner les différents responsables de chaque entité ? 

Collecte des déchets verts

La collecte démarre le 2 avril (date jugée tardive) et se termine le 17 décembre alors que l’an passé elle démarrait le 13 mars pour une fin le 27 novembre. Peut-on envisager une amplitude qui correspondra aux besoins des jardiniers qui taillent à l’automne et à ceux qui effectuent leurs tailles au printemps ? 

Passerelle des Marais

Des travaux sont en cours depuis plusieurs semaines sur la passerelle au-dessus de la voie SNCF, très empruntée par les piétons pour aller du centre-ville au quartier des Marais. De quoi s’agit-il et pourquoi est-ce si long ? L’affichage municipal sur les barrières condamnant l’accès donne très peu d’informations. De plus, il serait judicieux d’avertir les piétons plus en amont afin qu’ils puissent traverser, et non pas marcher sur la chaussée à la hauteur de la passerelle.   

Conseil citoyen des Raguenets

Nous aimerions avoir des informations sur la vie du Conseil citoyen des Raguenets, mis en place dans le cadre de la politique de la ville : fréquence des réunions, thèmes traités, actions éventuelles…  

Stationnement dans les Allées vertes

Des véhicules se font actuellement verbaliser s‘ils se garent dans cette rue. Un panneau d’interdiction est certes implanté depuis plusieurs années mais jamais jusqu’ici personne n’avait été verbalisé. Une information peut-elle être distribuée aux riverains ?

Librairie-presse du Forum

C’est une question récurrente… Faut-il espérer la réouverture de ce magasin essentiel pour la vie du Forum dans les prochaines semaines ? Un affichage informatif peut-il être effectué sur la vitrine ? 

Information sur les réunions de quartier

Des Gratiennois se plaignent de ne pas être informés de la tenue des réunions de quartier : pas d’affichage, magazine reçu après la date de la réunion. Qui doit assurer l’affichage ?

CM février 2019-2

CM février 2019-2

Conseil municipal de Saint Gratien (2)

Déposer des « questions orales » est pour l’opposition le seul moyen de compléter l’ordre du jour de la séance du Conseil municipal. Mais l’exercice trouve vite ses limites car les réponses du maire, parfois fort schématiques, ne sont pas suivies de débat.

Petit retour sur nos questions du 20 décembre dernier, les « réponses » que nous avons obtenues… et les interrogations qui subsistent !

  • Questions orales

Pour une meilleure compréhension par le Conseil, le maire peut-il lire les questions orales dans leur intégralité avant d’y répondre ?

De même, pour une meilleure information des Gratiennois, les questions orales peuvent-elles figurer dans leur intégralité au procès-verbal ?

Réponse du maire : c’est non ! Elles seront résumées pour une meilleure compréhension, car elles ressemblent plutôt à des déclarations et il n’est pas question d’utiliser le procès-verbal comme une tribune politique. L’opposition dispose d’un espace dans la revue municipale pour faire ses déclarations politiques.

Notre appréciation : nos questions n’ont pour but que d’informer les Gratiennois. Les sujets que nous soulevons ne peuvent pas toujours être résumés brièvement et demandent parfois quelques lignes. Visiblement certaines gênent la majorité. Quant à la tribune dont nous disposons dans le magazine de la ville, rappelons qu’elle est limitée à 1 333 caractères, ce qui interdit aussi tout développement. Ce sont les limites de la démocratie gratiennoise.     

  • Marché de Noël

Un stand du marché de Noël a été fermé sur votre demande car la personne qui y vendait des pâtisseries portait un foulard. Sur quelle règle, règlement, loi, texte officiel… vous êtes-vous appuyé ? Que prévoyait la convention de mise à disposition des chalets entre la ville et les commerçants ? La ville ne risque-t-elle pas d’être poursuivie pour discrimination, étant donné que rien n’interdit le port du voile sur la voie publique, que le port du voile dans l’espace public n’est donc pas contraire au principe de laïcité, qu’il n’y avait pas trouble à l’ordre public, et que les commerçants du marché de Noël ne sauraient être assimilés à des agents de la ville ?

Réponse du maire : il a demandé à une exposante qui arborait un « signe religieux distinctif » d’arborer une tenue plus neutre, ou de se faire remplacer. Face au refus de cette personne, le maire a « été contraint de lui demander de quitter son stand ». Il revient sur les circonstances de l’incident et souligne la « nécessaire neutralité et laïcité » des manifestations communales. Il souligne que les commerçants sont occupants du domaine public communal et que c’est  son devoir de maire que de faire respecter les principes de laïcité, en faisant référence à l’article premier de la Constitution. Des agents communaux intervenant également au sein du marché de Noël, il y a là un enjeu de bon déroulement des manifestations communales et nécessité de traitement identique de tous les intervenants au contact des usagers.

Notre appréciation : il s’agit là d’un incident extrêmement grave qui s’apparente à de la discrimination. En aucun cas, les commerçants du marché de Noël ne peuvent être assimilés à des agents publics qui sont eux tenus à la neutralité. Nous rapprochons cet ostracisme de l’appel au boycott de certains magasins employant des vendeuses voilées, appel lancé il y a deux ans par J. Eustache, alors maire de Saint Gratien.

Quant à l’article premier de la Constitution, que nous reprenons ci-dessous, il rappelle que la République respecte toutes les croyances et assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Un rappel salutaire que le maire devrait méditer, avant peut-être de faire condamner la ville si l’affaire va devant la justice.    

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. »

  • Cinéma Les Toiles

Quelle a été la fréquentation 2018 ? Quel a été le pourcentage de scolaires ?

Réponse du maire : 58 160 spectateurs au 30 novembre dont 16 870 scolaires et périscolaires, soit 29% de la fréquentation. L’an dernier, le cinéma avait accueilli 56 060 spectateurs.

  • RGPD

Quelles sont les obligations de la ville en matière de protection des données des citoyens ? Concrètement quelles mesures avez-vous prises afin de vous conformer au règlement européen en vigueur depuis le 25 mai dernier ?

Réponse du maire : ces obligations sont définies par la loi et consistent à informer les citoyens de leurs droits d’accès, de modification, de suppression des données et à mettre en place des mesures de sécurité physiques et techniques. Un délégué à la protection des données a été nommé depuis le 1er mai 2018 pour mettre en place ce RGPD, règlement général de protection des données, et il a été créé un comité de pilotage spécifique. Les sous-traitants de la ville ont également été joints pour qu’ils donnent les garanties du respect de cette loi. Ce travail sera poursuivi en 2019.     

  • Consultation citoyenne

Le Président de la République a annoncé lundi 10 décembre une grande consultation auprès des Français autour de 4 thèmes : transition écologique, fiscalité, organisation de l’État, démocratie et citoyenneté. Les collectivités locales vont être en première ligne. Quelle forme vont prendre à Saint Gratien les « cahiers de doléances », déjà mis en place par plus de 150 villes ?

Réponse du maire : Saint Gratien n’a pas attendu ces annonces pour permettre aux habitants d’inscrire leurs demandes. Un cahier est installé depuis des années à cet effet dans le hall de la mairie. La ville n’a reçu aucun courrier du gouvernement pour une quelconque consultation citoyenne.    

  • Marché de Noël/2

Le stand des « Halles de l’Aveyron » affichait une magnifique publicité pour son magasin à l’arrière de son stand du marché de Noël. Toute publicité n’est-elle pas interdite dans le périmètre du château Catinat ?

Réponse du maire : il s’agissait là d’une enseigne signalant le stand et non d’une publicité !  

Notre appréciation : ne jouons pas sur les mots, les « Halles de l’Aveyron » ont bel et bien profité de leur stand du marché de Noël pour arborer une magnifique banderole publicitaire à l’arrière de leur stand, bien visible du carrefour. Rien à voir avec l’enseigne habituelle accrochée sur le devant de chaque stand et qui signale l’activité de celui-ci.  

  • Incidents au lycée d’Enghien

Nous condamnons fermement toutes les violences, d’où qu’elles viennent, qui ont eu lieu la semaine du 3 décembre aux abords du lycée d’Enghien.

La police nationale est intervenue, ainsi que la police municipale. Or, une circulaire (juillet 2011) rappelle l’interdiction faite aux agents de police municipale d’assurer des opérations de maintien ou de rétablissement de l’ordre. Celles-ci relèvent des seules forces de sécurité de l’État. On comprend que la police municipale a été réquisitionnée sur ordre du ministère de l’intérieur. Un adage que l’on trouve sur des sites animés par des forces de l’ordre dit que la force doit toujours rester à la Loi mais sans violences inutiles. Aussi, jusqu’où peut-on engager notre police municipale, avec le risque de se retrouver dans une situation où elle ne pourra plus faire preuve de discernement, entre des éléments qui manifestement voulaient en découdre et des lycéens utilisant leur droit de manifester ou venant tout simplement au lycée  ? Quelle est sa préparation, sa formation et de quels équipements dispose-t-elle pour faire face à des débordements qui peuvent être d’une grande violence ? Quel peut être l’effet à son encontre des images qui ont circulé suite à des interpellations assez brutales, alors que son rôle au quotidien consiste à assurer des missions de proximité de prévention, de sécurité et de tranquillité publiques ?

Réponse du maire : des violences exacerbées ont eu lieu aux abords du lycée Gustave Monod et les agents de la police municipale, agents de police judiciaire adjoints, ont été réquisitionnés par le Préfet de police. Lorsque la situation l’impose, ils peuvent intervenir sous l’autorité de l’officier de police judiciaire territorialement compétent, pour assister la police nationale ou la gendarmerie. Le maire remercie l’équipe de la police municipale pour son implication et sa disponibilité.

Notre appréciation : même si bien évidemment l’intervention de la police municipale s’est faite dans un cadre légal, il n’en reste pas moins que le rétablissement de l’ordre n’entre pas dans les missions de la police municipale, qui a pu se retrouver confrontée à des situations particulièrement violentes, sans avoir les moyens d’y répondre de façon appropriée.       

  • Centre de tri

La fermeture du centre de tri est annoncée  pour septembre 2019. Une nouvelle disparition d’un service public. Il n’y aura donc plus de guichet pour l’accueil des entreprises et plus de boîtes postales. Les facteurs seront répartis dans des « îlots » dispersés en ville. Quelle est la position de la ville sur ce projet ? Pourrions-nous avoir communication de la lettre que le maire a adressée à la direction de La Poste ? 

Réponse du maire : informé en septembre par des employés du centre de tri, le maire a saisi les services de La Poste. Un projet de « réorganisation » est en effet en cours, mais le maire n’a pas plus d’informations.

  • Permis de construire

Questionné en réunion de quartier sur la densification du quartier du parc, le maire déclare « subir des permis de construire ». Que faut-il entendre par là alors que ce sont les services de la ville qui les délivrent ? 

Réponse du maire : il confirme qu’avec la loi « Alur » qui permet une densification et des divisions de parcelles, entraînant des problèmes d’assainissement, de collecte de déchets, de stationnement, la ville subit parfois des demandes de permis qui ne répondent pas à l’intérêt général de la commune. Si le permis de construire est conforme à la règlementation, on ne peut pas s‘y opposer et le refuser.

 

Conseil municipal de Saint Gratien (3)

Voici les questions orales que nous avons soumises au Conseil municipal du jeudi 22 novembre 2018, au nom du groupe Saint Gratien solidaire et citoyen. Ces questions, malgré leur dénomination, doivent être déposées par écrit 24h avant la séance. Le maire y répond très succinctement, la plupart du temps sans les lire, et ce temps n’est pas suivi de débat…

1/ Journée nationale des commerces de proximité

Pouvez-vous nous faire un bilan de la journée du 13 octobre en terme de hausse de fréquentation des commerces, de nombre de commerçants participants ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’animation au centre commercial des Raguenets ?

Réponse du maire : cette journée est depuis quatre ans organisée par l’association des commerçants gratiennois, 87 commerçants ont participé dont 60 qui ont mis en place des animations, y compris au centre commercial des Raguenets. Succès de cette opération au vu de la fréquentation en hausse des commerces ce jour.

2/ Semaine du handicap

La SEEPH (Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées) se déroule du 19 au 25 novembre. La ville envisage-t-elle de profiter de cette semaine qui a lieu chaque année en novembre afin de sensibiliser les Gratiennois sur le handicap qui touche en France 12 millions de personnes ?

Réponse du maire : il rappelle l’action de la commune dans ce domaine : mise en conformité des bâtiments de la ville, accueil des enfants porteurs de handicap dans les écoles, organisation par le service des sports d’une matinée pour 15 adolescents handicapés du collège, adaptation des postes de travail pour les agents.

Notre commentaire : il faut donc comprendre que la ville ne participera pas à cette semaine européenne.    

3/ Augmentation de la fiscalité de l’agglomération

Cette question va certes au-delà de ce que nous traitons au Conseil Municipal.  Cependant la ville dispose de 7 conseillers communautaires.

À la réception de la Taxe d’Habitation, les Gratiennois ont pu constater une augmentation du taux d’imposition de l’intercommunalité : le taux passant de 7,38% à 7,75 %. Quelle a été la raison de cette augmentation ?

Réponse : apportée par l’adjoint aux finances au cours de la séance, qui confirme bien cette augmentation de 5% des taux votés par l’agglomération. 

Notre commentaire : nous ne saurons pas la raison de cette hausse.

4/ P.L.U 

-Compte tenu des thèmes abordés dans  les modifications du P.L.U, telles que autorisations de clôtures autour des propriétés avec panneaux pleins, avenir du centre de loisirs, limitation de la largeur des portails, nouvelles constructions, notamment le long du quai du RER, etc. pourquoi ne pas avoir présenté les dites modifications par un grand débat public en ville, par exemple dans le cadre des réunions de quartiers, plutôt que d’avoir opté pour une procédure assez confidentielle ?

– Pourquoi ne pas avoir intégré dans les modifications du P.L.U la création de pistes cyclables et d’autres agencements urbains favorisant dans St Gratien les transports alternatifs à la voiture ?

Réponse du maire : il nous rappelle les règles du code de l’urbanisme qui prévoient une simple enquête publique pour une modification du PLU, et une réunion publique pour la révision de celui-ci. La ville répond à ses obligations légales. Seront intégrées dans le PLU les dispositions relatives aux modes de déplacement alternatifs à la voiture, car le PDUIF (plan de déplacements urbains d’Île-de-France) en fait obligation.

Notre commentaire : ces dispositions ne nous sont pas inconnues ! Mais rien n’empêchait la ville d’aller au-delà, pour favoriser l’information et la participation des Gratiennois sur ce sujet majeur qu’est l’urbanisme. Mais nous prenons acte de l’affirmation du maire sur les déplacements doux, sauf que force est de constater que le PLU est actuellement quasi muet, ou fort timide, sur ces questions.

5/ Piscine des Bussys

– Regroupant les villes d’Eaubonne, Ermont, Montlignon, Saint-Gratien et Sannois, le syndicat intercommunal assure la gestion de la Piscine des Bussys. Elle est dotée de 6 maîtres-nageurs. Or, à ce jour un seul maître-nageur sur six donne des cours de natation. Les 5 autres sont consignés, par roulement, à des tâches de surveillance des bassins ou administratives. De fait, cela réduit l’offre en matière d’apprentissage. Qu’est-ce qui explique l’organisation adoptée ?

Réponse du maire : il botte en touche en affirmant que les maîtres-nageurs n’ont pas d’obligation en la matière.

Notre commentaire : ce n’est pas un choix des maîtres-nageurs qui est en cause, mais une réorganisation de cette piscine, « écartelée » entre le syndicat intercommunal d’origine et un transfert vers la communauté d’agglomération.  

– Pourquoi la piscine de d’Enghien – Montmorency est-elle utilisée par les élèves du lycée G. Monod alors que celle des Bussys à Eaubonne présente l’avantage d’être beaucoup plus moderne, notamment en matière de vestiaires ?

Réponse du maire : le lycée n’aurait pas sollicité la piscine des Bussys.   

6/ Lycée G. Monod et offre d’équipements publics sportifs à St-Gratien

Au lycée G. Monod, pour les élèves de terminale, 7 sports sont proposés (gym, natation, step, athlétisme, badminton ; volley-ball ; course de durée). La notation pour l’épreuve du bac est constituée d’une note sur une combinaison de 3 sports parmi les 7 proposés, que chaque élève choisit. Par rapport à l’année scolaire 2017/2018, il y a une réduction du nombre de sports proposés cette année : le tennis de table n’est plus au programme. Afin d’augmenter la diversité de l’offre en matière d’EPS aux élèves de terminale à G.Monod, qui devient inférieure à celle d’autres établissements dans la région, et afin de ne pas pénaliser des élèves qui montrent moins d’appétence ou d’aptitude face à l’offre proposée, la ville peut-elle envisager un partenariat avec le lycée en ouvrant par exemple ses équipements de tennis de table et/ou d’escrime eu égard à l’offre d’équipements publics à St-Gratien ?

Réponse du maire : il nous parle de prérogatives pédagogiques du lycée, alors que notre question portait sur la mise à disposition des équipements sportifs de la ville… et rappelle ceux qui le sont à l’heure actuelle.  

7/ Fronton de l’hôtel de ville 

Les drapeaux européen et tibétain ont disparu du fronton de l’hôtel de ville. Pourquoi ?

Réponse du maire : les drapeaux ont été réinstallés le 21 novembre.

Notre commentaire : c’est bien le cas pour le drapeau européen, mais on notera, avec satisfaction, que le tibétain n’est pas revenu. Il s’agissait là d’une décision toute à fait personnelle et unilatérale du maire précédent, qui n’avait jamais jugé bon de consulter son Conseil municipal, en l’absence de toute relation particulière de la commune avec le Tibet.

8/ Vol de camion

La ville a-t-elle des nouvelles du camion benne utilisé par les services techniques de la ville de St Gratien et dont il a été fait état du vol en amorce de la dernière commission des travaux ?

Réponse du maire : pas de nouvelles…

Notre commentaire : il se dit que ledit camion était chargé de décorations de Noël…

9/ Culture 

Le directeur des affaires culturelles a déclaré sur scène lors de l’inauguration de la saison culturelle 2018/2019, que « c’est en solitaire que j’ai l’habitude de dénicher les spectacles » qu’il allait ensuite présenter à St Gratien : « je me mets à un café, et j’écoute les spectateurs qui sortent. C’est un guide à mes propres recherches culturelles ».

Quel a été le bénéfice du voyage à Avignon cet été de Madame Berthier, adjointe au maire aux affaires culturelles, en partie pris en charge par les subsides de la ville ?

Réponse du maire : il se dit « scandalisé par l’indélicatesse «  de la question.. qui laisserait entendre que l’adjointe à la culture se rendrait inutilement au festival d’Avignon. Il rend hommage à l’investissement de l’adjointe à la culture.

Notre commentaire : loin de nous l’idée de faire un mauvais procès. Mais nous avons voté en juin une subvention-certes modeste- pour participer au financement du voyage à Avignon. Est-il « indélicat » de s’enquérir de l’usage qui a été fait de ces fonds publics ? Et, petit rappel historique, l’article 14 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 stipule bien : « Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. » Nous aurions tout simplement aimé avoir un retour sur les retombées du voyage à Avignon sur la programmation culturelle gratiennoise.. rien de plus qu’une simple information qui nous semble due aux contribuables.

10/ Cinéma

Des pannes récurrentes se produisent depuis les récents travaux du cinéma : ascenseur, ouverture des portes… Un dimanche les spectateurs n’ont pu accéder à l’accueil et ont dû rebrousser chemin. Qu’est-il prévu pour remédier à ces incidents ?

Réponse du maire : il minimise l’incident qui n’aurait affecté le cinéma que de 14 à 18h ce fameux dimanche… il salue le travail des agents de la ville.

Notre commentaire : aucune réponse n’est apportée sur la répétition de ce genre d’incidents.

11/ Locaux ancienne poste annexe

Que vont devenir les locaux de l’ancienne poste annexe des Raguenets ? Est-il exact que La Poste souhaite les vendre ? La ville a-t-elle un projet ?

Réponse du maire : nous n’avons pas d’information spécifique à vous communiquer.

Notre commentaire : une formulation un peu alambiquée qui ne dit pas clairement qu’il n’y a pas de projet municipal..

Conseil municipal de Saint Gratien (2)

mairie 2017Le Conseil municipal de Saint Gratien s’est réuni le 22 novembre 2018. Suite des débats après les orientations budgétaires.

Dérogation au repos dominical : l’autorisation municipale concerne un magasin de chaussures.

Pour nous, c’est non ! Le travail du dimanche ne crée pas d’emplois. Le pouvoir d’achat des ménages n’est pas extensible : ce qui serait dépensé le dimanche ne le sera pas en semaine. Des salariés volontaires ? Le plus souvent, ils n’ont pas le choix. Et si leurs salaires étaient corrects, ils n’auraient pas besoin de travailler le dimanche. Chaussures ? Quel intérêt de les acheter le dimanche ? Le dimanche doit rester un temps qui ne soit pas celui de la consommation : celui de la vie de famille, du repos, des amis, de la culture… Le jour où tout le monde travaillera le dimanche… qui ira dans les magasins ? Le maire répond par une boutade en disant que nous sommes restés coincés à l’époque de la « bête humaine ».  J’en déduis qu’il connaît fort mal les rapports de force dans les entreprises, et particulièrement dans le secteur du commerce, où les salarié.e.s. sont souvent des femmes en temps partiel. Pour mieux comprendre les enjeux,  voir ici l’argumentaire de la CGT-commerce

Le Conseil étudie ensuite une motion relative à la création du comité de défense des riverains de l’A15, pour la réouverture du viaduc de Gennevilliers.Notre avis ci-dessous.

viaducCe sont des travaux importants, longs, coûteux : 5,76M€. La sécurité des usagers est en jeu… autant prendre son temps pour réparer, et le faire bien.

Le comité de défense demande « une gestion prioritaire des travaux pour un retour rapide à des conditions de circulation normales ». « Notre seul et unique but doit être de permettre la réouverture du viaduc le plus tôt possible et dans les meilleures conditions » a souligné la présidente du CD du 95. « Retour rapide » et « le plus tôt possible » ne nous semble pas être des formules très heureuses. Il faut bien que les travaux se fassent, et se fassent bien.

Tout d’abord, on ne peut pas dire que l’État ne fait rien, ou le fait mal. Des moyens importants ont été mis en œuvre. Les travaux lourds de réparation du mur de soutènement et de la chaussée de l’autoroute ont commencé début octobre. Les études et les travaux depuis début septembre, depuis la notification du marché.

Des travaux particulièrement complexes en raison de la configuration du site difficilement accessible pour des engins de chantier, de la proximité d’une pile du viaduc de Gennevilliers, et d’une mise en œuvre sous circulation routière.  « La principale difficulté de chantier réside dans le fait qu’il n’y ait aucune plate-forme de chantier, ce n’est pas droit, pentu, il n’y a pas de place pour mettre deux pelles. Nous avons dû aménager tout cela. Les machines ne peuvent pas travailler de manière très efficace du fait du côté pentu. Voilà pourquoi nous mettons plus de temps que vous le souhaiteriez. » (réunion d’info dans le 95)

Les travaux sont prévus pour durer jusqu’à mi-mars 2019, sous réserve des éventuels aléas techniques ou météorologiques toujours possibles sur un chantier de cette complexité. (site de la Préfecture) La réouverture des 4 voies de circulation sera alors possible. Il est prévu l’ouverture d’une troisième voie de circulation début décembre.

Toutes les dispositions techniques ont été prises pour réduire la durée des travaux, tout en assurant les conditions de sécurité des usagers et des intervenants sur le chantier. Ainsi les travaux seront organisés en deux postes successifs pour leur réalisation en continu de 7h à 20h.

Quant au « suivi régulier de l’avancée des travaux et une information transparente sur les modalités de circulation sur l’A15 et le calendrier du chantier » réclamées par le comité : toutes ces infos sont accessibles sur les sites ad hoc, DIRIF and co.

Par contre, il nous semble que le Conseil départemental aurait dû

1) rappeler que – la situation que nous connaissons en Île-de-France est une situation qui est nationale en terme de moyens d’entretien. La ministre Élisabeth Borne a rappelé qu’un audit a été demandé auprès d’un cabinet privé sur l’état des infrastructures routières en Île-de-France. Cet audit a conclu qu’il faudrait, pour maintenir le réseau dans un état qui ne continue pas de se dégrader, augmenter les budgets correspondants de 50 % pendant 15 ans. On paye là le prix de l’austérité et de la réduction de dépenses publiques !

C’est là où la motion qu’on nous demander de voter contient des « injonctions paradoxales » par rapport à nos débats de tout à l’heure : vous justifiez les politiques d’austérité (cf. débat dans le cadre du ROB) et à la fois vous réclamez maintenant plus d’action publique… paradoxe…

2) se saisir de l’occasion pour affirmer l’absolue nécessité de développer les modes de transports alternatifs à la voiture. 190 000 voitures franchissent ce pont chaque jour. Le moindre problème bloque des milliers d’automobilistes et engorge toutes les communes avoisinantes. Même un jour « ordinaire », des milliers de voitures sont bloquées plus ou moins longtemps sur les routes qui mènent à Paris le matin, et on connaît les mêmes difficultés dans l’autre sens le soir. Fatigue, coût, temps perdu, pollution… Pollution qui participe au fait qu’on a un taux de CO² tel parfois dans notre secteur géographique, que l’Éducation Nationale demande que les élèves des écoles de St Gratien ne sortent pas et restent dans les classes les jours de grand et beau soleil …

Il est grand temps de réfléchir et de mettre en œuvre d’autres modes de déplacement et aussi d’autres schémas d’aménagement du territoire. C’est très bien de réclamer la gratuité (très provisoire) de routes payantes (nous nous sommes pour la gratuité des transports en commun), ou la réalisation de liaisons de transports en commun ou le prolongement du tramway. Mais ces propositions arrivent en toute fin de motion et l’argumentaire municipal qui l’accompagne ne les reprend même pas, restant centré sur les travaux de réparation au plus vite : on voit bien que ce n’est pas votre priorité.

Par ailleurs, nous n’avons pas entendu le département regretter le retard qu’ont pris les travaux de la future ligne 17 dans le cadre du grand Paris, qui pourtant permettrait de décongestionner à terme le flot de voitures qui entre dans Paris via le Pont de Gennevilliers.

Idem, la motion de ce soir ne promeut pas une solution alternative, telle que la mise en place d’aires de covoiturage le long de l’A15, qui tout de suite permettrait de diminuer la circulation sur le viaduc. La question serait, par exemple, de  trouver un partenariat avec Décathlon, à Osny-Cergy et Herblay, dont les parkings sont pleins le week-end mais vides en semaine….

Bref, c’est une évidence que ces travaux doivent se faire, et se faire bien : mais nous ne voyons pas en quoi ce comité va y aider. Par contre, il y a là une occasion manquée de montrer l’absolue nécessité d’une réorganisation des transports dans notre région, et de commencer à avancer des propositions.    

Le Conseil examine ensuite une autre motion sur la décentralisation, intitulé « l’appel de Marseille ». Notre intervention ci-dessous. 

Nous sommes pour la décentralisation, bien sûr ! Nous souhaitons une France décentralisée, au plus près de ses habitants, pour développer les services publics, améliorer les conditions de vie de chacun, favoriser le « vivre ensemble ».

Ce texte -que nous voterons malgré ses insuffisances- ne fait aucune allusion à diverses lois ou réglementations qui ont mis à mal les principes de décentralisation :

La baisse continue des dotations : la DGF est passée de 21% des recettes des communes à 14% en quelques années. Si nous dénonçons cette politique depuis que N. Sarkozy l’a engagée, nous n’avons jamais entendu le maire faire de même… Lorsque nous demandions fin 2011 l’avis de Mme Eustache-Brinio, quant à la baisse de la DGF, à l’époque il nous avait été répondu que tout le monde se devait de faire des économies…Dans le même temps, l’État se défausse sur les collectivités locales de ses missions régaliennes : police municipale, actes d’état civil, hébergement d’urgence… RSA, TAP…

-La disparition programmée de la taxe d’habitation, qui entraine la remise en cause de l’autonomie fiscale et du lien entre citoyens et action municipale.

-La volonté accrue d’orienter et de contrôler l’action des collectivités : c’est la mise en place de la contractualisation budgétaire récente : des dotations à condition que la ville s’engage à réduire ses dépenses. C’est une remise en cause de la souveraineté communale.

-C’est la loi NOTre qui a signé la fin du processus démocratique de décentralisation en œuvre depuis 30 ans dans notre pays. C’est la voie ouverte à la disparition programmée des collectivités territoriales de proximité que sont les communes et les départements, par l’évaporation progressive de leurs compétences et leur asphyxie budgétaire. De cette réforme territoriale, nous contestons depuis le début la philosophie tout autant que le dispositif. C’est toute notre démocratie locale qui est ainsi mise à mal avec la concentration des pouvoirs et l’éloignement des citoyens des centres de décision.

Pour mémoire, en décembre 2017, nous avions proposé au Conseil municipal de voter une motion de l’Association des maires de France qui soulignait « la République décentralisée est progressivement vidée de son contenu. La décentralisation, pour laquelle des générations d’élus de tous bords politiques se sont battus, est réellement en danger » ou encore : « La suppression de la TH, sans une réforme fiscale qui garantisse  des ressources propres, et sans révision des valeurs locatives, remet gravement en cause l’autonomie fiscale des communes, fige et amplifie les inégalités entre populations et territoires. » (Résolution générale du 100è Congrès des maires en nov. 2017) Proposition qui avait été à l’époque balayée d’un revers de la main. Mais il n’est pas trop tard pour que la majorité municipale rattrape son manque de réactivité sur ces questions.

À suivre : nos questions orales, qui ont semé un grand trouble dans les rangs de la majorité…

 

 

 

 

Conseil municipal de Saint Gratien (1)

Le Conseil municipal de Saint Gratien s’est réuni le 22 novembre 2018. 

marianne 1Voici les principaux points qui y ont été débattus.

Nous faisons remarquer que pour la quatrième fois, la convocation ne nous est pas parvenue en temps et en heure, soit 5 jours francs avant le jour de la séance. Nous demandons donc que l’envoi postal soit doublé d’une convocation par courrier électronique, ce qui est parfaitement légal. Les documents du Conseil pourraient aussi être dématérialisés, ce qui n’exclut pas leur impression papier pour le travail en séance.

Le dossier principal était le rapport d’orientations budgétaires, traditionnellement étudié en novembre, avant le vote du budget en décembre. Notre décryptage.

Fonctionnement

En matière de recettes, pas de suspense, puisque la dotation globale de fonctionnement est connue et n’augmentera pas. Il n’y aura pas non plus d’augmentation du taux de la taxe  d’habitation.  Ce sont donc bien « comme chaque année » les produits des services qui seront revalorisés.

mairie 2018De combien ? Nous demandons une orientation et une fourchette d’augmentation pour 2019. Il s’agit là d’un élément substantiel au débat budgétaire. Et ne pas augmenter les tarifs, cela pourrait-il être une hypothèse ? Une hypothèse gagnante pour la ville ? Car nous allons voir que l’augmentation régulière annuelle de +2 ou +3% des tarifs municipaux ne se traduit pas, loin de là, par une hausse équivalente des recettes pour la ville. Pourquoi ? La ville n’apporte pas d’explication cohérente à ce stade. Entre 2009 et 2018, les Gratiennois ont connu + 16% au minimum d’augmentation des tarifs. Dans le même temps, les produits des services encaissés par la ville ont augmenté de seulement 1% ! On a un sacré problème ! Il y a une évaporation dans le montant des recettes de 9/10ième des augmentations des tarifs. Il n’y aurait pas de moindre fréquentation des services, ni moins d’offre de services. Donc une situation pour l’instant incompréhensible et pour laquelle la ville doit rechercher une explication. Nous demandons à avoir dorénavant une décomposition de l’information : effet volume et effet prix, afin de prendre une décision d’augmentation en toute connaissance de cause. L’adjoint aux finances refuse ce soir de s’engager sur une simple fourchette des chiffres d’augmentation des tarifs des services. Il nous faudra attendre décembre, voire plus tard pour en être informés. Ce sont pourtant des éléments essentiels au débat budgétaire.  

mairie fresqueEn ce qui concerne les dépenses de fonctionnement, les prévisions ont de quoi alarmer. Il est annoncé en effet une réduction de plus de 6%,  soit une diminution supérieure à 700 000€ par rapport au budget primitif 2018. Là aussi, c’est énorme ! Les arbitrages doivent concerner l’ensemble des services à des degrés divers, selon l’adjoint aux finances. Quels sont ces arbitrages : quel secteur des dépenses de fonctionnement vont baisser ? Nature des économies ? Fluides ? Essence ? Électricité ? Téléphone ? Entretien ? Internet ? C’est de cela dont il s’agit. On est sur un budget immuable de 9 M€ en moyenne en 10 ans. Comment arriver à telles coupes ? Il n’y aura, là non plus, pas de réponse. Pour notre part, nous pensons qu’il est impossible de réduire à ce point les dépenses en rendant des services équivalents aux Gratiennois. Nous ne manquerons pas de soulever ces questions lors du vote du budget en décembre.

Quant aux investissements, ils repartiraient à la hausse, annonce la majorité. Très peu finalement, car sur les 6M€ annoncés dans le document, seulement 3,5M€ sont réellement des travaux, le reste, soit 2,5M€, étant consacrés au remboursement des emprunts. Travaux dans les écoles (Raymond Logeais et Jean Moulin notamment), voirie de la rue Marcel Laroche et principalement la réhabilitation du stade Delaune pour près de 2M€. Il serait intéressant de connaître le coût de ces opérations hors subventions, et le reste à charge pour la commune. Quels ont été les critères qui ont fait retenir ces travaux plutôt que d’autres ? Nous n’en saurons rien, de même que la planification des travaux jusqu’à la fin du mandat nous est inconnue : il existerait bien un « plan pluriannuel d’investissement » mais la majorité a toujours refusé de nous le communiquer. Impossible donc de savoir si la salle Georges Brassens, ou le centre culturel du Parc, feront l’objet de réhabilitation avant la fin du mandat. La rénovation de la salle Brassens a fait l’objet d’études, mais les travaux ne seront pas engagés en 2019.

La ville devrait se désendetter très légèrement fin 2018. Par contre, il faudra bien financer ces travaux en 2019, et la ville pourrait avoir recours à un emprunt d’équilibre de 3 ou 4M€, en attendant de connaître le niveau de l’excédent de fonctionnement, lors de l’examen du compte administratif de juin.  

La suite de ce débat en décembre lors du vote du budget. Remarquons que la ville se targue de taux d’imposition bas, en–dessous de ceux de la communauté d’agglomération ou du département. Mais n’oublions pas que cette politique fiscale a des revers : Saint Gratien, avec sa fiscalité « faible », connaît aussi un taux d’équipement et des dépenses de personnel  « faibles » par rapport aux villes de même importance. La question fondamentale étant de décider si  l’objectif premier d’une municipalité doit être d’avoir un niveau d’impôt bas… ou de répondre aux besoins de sa population.

À suivre : les autres points débattus lors de la séance du Conseil