Pour les refoulé.e.s du Conseil (2)

La suite des débats au Conseil du 2 juillet, dédiée à tous ceux et toutes celles qui sont resté.e.s à la porte de la mairie…

st gratien gambetta

Le Conseil examine le budget supplémentaire, contre lequel nous votons. Voici nos questions et remarques sur ce sujet.

Dans ce premier rectificatif du budget 2020, rien sur les « travaux » du city stade ? Rien pour l’aire de jeux qui doit le remplacer, projet jamais évoqué en Conseil municipal ? 

Sur les dépenses supplémentaires liées au Covid, nous regrettons le manque d’informations durant cette période : nous avons pourtant souvent écrit au maire, mais obtenu peu de réponses ! La ville a dépensé 137K€ en gel, masques, protections diverses… 62 300 masques ont été achetés jusqu’à fin juin. Une participation de l’État est attendue.  

L’emprunt toxique dollar/euro apporte encore un surcoût de +27 500€ à l’occasion de l’échéance d’avril. Certes, 25 000€ sont pris en charge par le fond de soutien. Mais il s’agit toujours d’argent public, que la ville dépense donc allègrement dans des intérêts exorbitants… la suite jusqu’en 2032 de mauvaises opérations financières menées par madame Eustache en 2007.    

Nous interrogeons sur les subventions liées à la maison de santé : il y a -105K€ sur les subventions escomptées, puisque l’acquisition n’est pas subventionnable par les conseils départemental et régional. Sur 400K€ d’acquisition, 350K€ de travaux et études 30K€, quel est le détail des subventions ?

Nous rappelons que le projet de centre de santé que nous avons défendu (parce qu’il s’agit d’une structure publique qui assure l’accès aux soins de tous par le tiers-payant et sans dépassements d’honoraires) aurait bénéficié quant à lui d’aides de la région et de l’ARS pour l’acquisition foncière, les travaux, les équipements, l’acquisition de matériel médical, et qu’il aurait reçu encore d’autres financements liés aux ressources humaines et à l’activité du centre…

Nous interrogeons sur les raisons de l’acquisition d’une maison boulevard Pasteur.

Nous votons contre les taux d’imposition, bien évidemment liés au budget 2020 que nous n’avons pas approuvé. Il serait d’ailleurs logique de les voter ensemble. Ils resteront identiques à ceux de 2019. Nous rappelons ici les contreparties de taux d’impôts plutôt « bas ». Ce sont des participations des usagers élevées, et un budget de fonctionnement serré. N’oublions pas non plus qu’à Saint Gratien les bases sont par contre élevées, que la ville a procédé à la suppression de tous les abattements à la base et augmenté ses taux de +6% en 2017.  

Le Conseil entend ensuite une information sur les actions de développement social urbain pour 2019 : 2,8M€ au total, avec une part de 1,3M€ pour la ville.

Ce rapport reste vague, et nous avons du mal à voir la cohérence de ces actions de « développement social urbain » : ce sont finalement des travaux « courants » : écoles, entretien espaces verts… sans que l’on sache vraiment ce que recouvrent les « animations jeunesse et intergénérationnel ».   

Nous votons pour la restauration d’un portrait de la Princesse Mathilde en nous nous interrogeant sur la visibilité des œuvres que possède la ville. En effet, ces tableaux sont pour la plupart inaccessibles aux habitants. Pourquoi ne pas les exposer de façon plus pérenne, en ouvrant au public par exemple le premier étage du château Catinat, bien peu utilisé, sauf pour des repas des élus majoritaires !

L’occasion pour nous de revenir sur une suggestion déjà faite en commission culture. La ville garde dans de nombreux noms de rues le souvenir de femmes et hommes morts pour des faits de résistance. Pourquoi ne pas faire connaître leur vie en enrichissant les plaques de rues des faits marquants de leur existence ? Le maire répond qu’un système de « flash code » pourrait être envisagé pour cette réalisation.   

Nous votons pour allouer des subventions aux projets des classes de CM2 comprenant des CM1. L’occasion de dénoncer des subventions inchangées depuis 2009 après la suppression des classes de  découverte… qui s’élèvent à 80€ par élève depuis 10 ans. La ville évoque « un coût de plus en plus important » pour ces projets.  37 520 € ! À savoir 0,14% du budget de fonctionnement…

Nous proposons, puisque les crédits pour les projets de l’année scolaire 2019/2020 n’ont pas été consommés car les écoles n’ont bien évidemment pas pu comme tenu des circonstances réaliser les projets pédagogiques, de les attribuer à des actions en direction des élèves. Impossibilité comptable, nous répond-on…

C’est avec le traditionnel rapport sur l’activité du marché municipal que se termine l’ordre du jour. 

Depuis plusieurs années, nous alertons sur la situation du marché et la gestion de Mandon-Somarep. C’est un marché fragile, à la merci du départ de quelques commerçants. Il y a encore eu 4 démissions de commerçants après une année noire en 2018 avec 7 départs. La fréquentation est en baisse. À cela, des raisons : le marché est excentré, loin d’autres commerces, sauf Intermarché, la boulangerie étant fermée. Les travaux réalisés il y a deux ans étaient inadaptés. Le marché se heurte à la concurrence des halles de l’Aveyron. Pourtant il existe une vraie demande de produits frais, et le marché reste un commerce différent, proche des gens, un espace apprécié, convivial, de rencontre et d’échanges. Un lieu important dans une ville. Ne pas oublier non plus que 40 à 50 emplois sont ici en jeu. Nous croyons en un développement possible et c’est pourquoi nous faisons des propositions.

Sur le rapport de la Somarep, quelques questions.  

La durée du contrat (13 ans) n’est pas forcément pas judicieuse : jusqu’en 2030 la ville est dans les mains du concessionnaire. Ce fut visiblement en échange de travaux, qui n’ont pas été judicieux non plus…

Mandon-Somarep connaît-il bien sa clientèle ? Il l’annonce « dans l’ensemble communale » alors que l’an dernier un sondage avait relevé que 30% des client.e.s venaient d’autres villes. Pourquoi pas un sondage pour préciser ceci, et qui pourrait être couplé à une enquête de « satisfaction », et à un questionnement sur les souhaits des usagers du marché ?

Le bilan des activités est identique d’une année sur l’autre : déchets, circuits courts, empreinte carbone… on reste dubitatif… comment contrôler ?

À propos des comptes des fluides, les questions sont nombreuses ! Pourquoi la facture EDF double-t-elle, alors que celle d’eau disparaît ? Nous savons également que des facturations aléatoires sont faites aux commerçants.

Le compte publicitaire est en baisse, ce qui n’est forcément une bonne idée.

Enfin, nous estimons que des actions possibles de la part de la ville, quand on sait qu’elle perçoit 47 212 € de la part du concessionnaire en 2019… elle pourrait bien en consacrer une part au marché.  

Nous interrogeons sur la publicité faite pour le « bus du marché » et proposons son élargissement. Nous demandons à connaître le rapport d’activité de ce bus.  

En général, de la publicité pour le marché pourrait être faite dans le « Mag », en ville, avec des calicots annonçant les animations, et pas seulement dans et autour du marché ! 

L’instauration d’événements divers en liaison avec les associations de la ville, chorale ou démonstration d’escrime… les élus (permanences du maire ?) pourrait être imaginée pour assurer davantage d’animation au marché.

Le café/buvette est à réanimer avec pourquoi pas une petite restauration avec des produits du marché ? On peut aussi inciter à la venue d’autres commerçants, par exemple des commerçants sédentaires de St Gratien ou enrichir l’offre existante de produits bio locaux… et pourquoi pas en nocturne…

Il faudrait réserver le parking aux clients du marché, particulièrement le dimanche matin, et instaurer un parc à vélos dans la halle.  

Concerter régulièrement les commerçants est une nécessité.

Enfin, nous regrettons que le maire déclare en Conseil municipal que les commerçants du marché n’étaient pas prêts à livrer durant le confinement, alors qu’ils ont participé à ce système au marché voisin d’Enghien.

Prochain Conseil municipal le jeudi 24 septembre, sans que le public y soit restreint, espérons-le !

 

 

 

 

 

 

Pour les refoulé.e.s du Conseil (1)

Si vous êtes resté.e.s à la porte de la mairie jeudi 2 juillet, voici un bref compte-rendu des échanges au Conseil municipal.

Nous commençons par une plainte concernant le très bref délai d’envoi du procès-verbal de la séance précédente. Ce document, qui comporte tout de même 52 pages, ne nous est parvenu que le jour-même du Conseil à midi ! Impossible en si peu de temps de relire un document qui n’est pas anodin, puisqu’il est ensuite officiel et porté à la connaissance des Gratiennois.e.s.

On passe ensuite aux 15 décisions prises par le maire depuis la dernière séance… en principe… car de fait, la liste s’arrête au 28 avril. Pas de décision donc se rapportant à la destruction du city stade des Raguenets. La liste est souvent longue de ces décisions prises sans débat au Conseil, puisque celui-ci a délégué au maire une partie non négligeable de ses pouvoirs.  

Nous nous étonnons d’apprendre à cette occasion que des travaux restent à réaliser au stade Delaune, équipement pourtant inauguré peu avant le scrutin de mars… encore une affaire de « pieux », étonnamment imprévus, alors que le même problème s’est déjà posé lors de la construction du dojo et des tennis, rue des Cressonnières, dont le nom indique bien que le terrain est ici légèrement humide… Nous demandons des informations sur les travaux de rénovation du théâtre Jean Marais dont nous ne savons rien alors que des subventions sont d’ores et déjà demandées…

Un des principaux dossiers de la soirée est ensuite le vote du Compte administratif 2019 de la commune. Au-delà du caractère purement comptable de ce document, c’est l’occasion de revenir sur le budget 2019 et d’en tirer les conclusions.

Nous considérons qu’il s’agit là d’un budget d’austérité, tant en investissement qu’en fonctionnement. Les dépenses d’équipement à hauteur de 2,6M€, sont très en baisse sur 2018, qui était déjà une « année noire » puisque les travaux avaient été en baisse de -25% sur 2017… Habituel pour une fin de mandat, à en croire l’adjoint aux finances, qui affirme que l’ensemble du « plan pluriannuel d’investissement a été réalisé… difficile à vérifier pour nous puisque ce document essentiel ne nous a jamais été communiqué… Mais les travaux de rénovation de la salle Georges Brassens ne sont pas commencés et le centre culturel du Parc reste à l’abandon… des bâtiments dont la rénovation était pourtant inscrite dans le programme de la majorité pour la mandature 2014/2020.

Nous constatons surtout que le ratio des dépenses d’équipement par habitant est à Saint Gratien de 127€, alors qu’il s’élève à 284€ nationalement et à 302€ pour les villes de la strate… Il y a donc bien carence en matière d’équipements et de travaux dans notre ville. Pour exemple, on ne peut se satisfaire de l’état du centre de loisirs « Les Capucines ». La ville sous-investit de façon importante –moins de la moitié de ce qu’investissent les villes de même taille– et ce n’est pas conjoncturel. La ville a fait le choix de fixer des taux d’impôts bas, ce qui signifie que les ressources fiscales dépendent davantage de la dotation globale de fonctionnement (DGF) et quand celle-ci baisse, la ville pâtit davantage que les autres villes. Donc une capacité d’investissement moindre. Nous n’oublions pas non plus, contrairement à la majorité qui n’y fait jamais allusion, et pour cause, que l’effort d’investissement de la ville est aussi impacté par le coût des emprunts toxiques.

Nous interrogeons ensuite la majorité sur différents points :  

-Demande d’information sur les dépenses de fleurissement.

-On constate une forte hausse de fréquentation du service de restauration scolaire : y aura-t-il des équipements nouveaux ou des travaux d’aménagement à prévoir dans les cantines des écoles ?

-La ville a perdu le droit à la dotation nationale de péréquation en 2018 : est-ce bien à cause du fait que l’effort fiscal de la commune était inférieur à celui des communes de même strate ? Cette dotation est de 260 K€ en 2019.

-Quelle évolution à prévoir pour les « produits exceptionnels » ? Ventes de terrains ou de biens par la ville ? Ces ressources sont souvent à l’origine de recettes non négligeables mais elles ne sont pas inépuisables.

-Les « charges de personnel » ont baissé de -2% en 2019. Quelles conséquences très concrètes sur le nombre de postes vacants et les conditions de travail des agents ?

-Demande d’explications sur l’indemnité d’éviction du magasin de primeurs du Forum ? (45 000€)

-Question sur la baisse qui n’est jamais expliqué sur les « autres produits de gestion » : -200K€. Elle serait due au fait que la ville dispose de moins de commerces et de logement loués que les années précédentes.

-Quant à la dette, il y a toujours du toxique dans le budget de la ville… On en reparle lors du vote du budget supplémentaire avec un surcoût de + 27 500€ suite à l’échéance du prêt indexé sur l’évolution de la parité entre le dollar américain et l’euro…

-Connaîtrons-nous enfin le « PPI », plan pluriannuel d’investissement qui comme son nom l’indique, prévoit la répartition des travaux sur les différentes années de la mandature. Ce document ne nous jamais été communiqué entre 2014 et 2020. Transparence…  

À suivre… les autres dossiers débattus ce 2 juillet 2020

st gratien catinat

Quasi huis clos

cèdre 2

Dernier Conseil municipal avant la rentrée de septembre : si vous vous êtes fait refouler à l’entrée de la salle des mariages*, voici un résumé de ce que vous avez raté.

Commençons par la fin : les réponses du maire aux questions orales. Nous ne retraçons ici que les cinq déposées par notre groupe. On regrette tout d’abord de ne pouvoir présenter ces questions nous-mêmes, et qu’elles ne soient pas suivies de débat. De fait, le maire répond fort brièvement, alors que ce sont souvent des sujets essentiels qui sont évoqués.

Notre première question portait sur la destruction du city stade des Raguenets : dans quelle instance cette décision de destruction et la création d’une aire de jeux a-t-elle été actée ?

« Je ne comprends pas la question ! » s’exclame le maire. « C’est une mesure que j’ai prise, et qui n’a pas à passer par une quelconque instance. »

Nous restons sur notre faim. Faut-il entendre par « mesure » un arrêté ou une décision du maire ? Ni l’un ni l’autre ne nous ont été communiqué et la question reste donc entière de savoir comment une « mesure » qui engage un montant non négligeable d’argent public, et sème le trouble dans notre ville, a été décidée…   

Deuxième question sur les activités d’été, en cette période où des nombreuses familles ne partiront pas en vacances pour des raisons sanitaires ou économiques.

Trois dispositifs à destination de la jeunesse dans le cadre du plan « Vacances Apprenantes » sont mis en œuvre sur le département.

  • L’aide exceptionnelle aux Accueils de Loisirs Sans Hébergement ;
  • Les « colos apprenantes» alliant activités ludiques et pédagogiques à destination des jeunes de 3 à 17 ans les plus exposés aux effets de la crise, notamment ceux résidant en quartiers prioritaires. Une aide de l’État pouvant atteindre 80 % du coût du séjour sera versée aux collectivités partenaires.
  • Le plan « Quartier d’été » qui se concentre sur les quartiers prioritaires dans la perspective de rendre possible un maximum d’activités et d’initiatives.
  • D’autre part, le CDFAS va organiser des colos de 8 jours pour les enfants venant de QPV.

La ville a-t-elle sollicité ces différents dispositifs ?

Réponse : le maire renvoie à la brochure déposée sur notre table : nous la découvrons à cette occasion ainsi que les activités d’été proposées aux jeunes de Saint Gratien. Une partie d’entre elles peuvent bénéficier de l’aide du département. Dans le cadre de « vacances apprenantes », le service des sports organise un stage de natation. Le CDFAS promeut des colos gratuites à destination de jeunes venant de quartiers populaires, les animateurs de la ville iront les solliciter pour qu’ils s’inscrivent rapidement.

Notre commentaire : nous découvrons à l’ouverture de la séance une brochure sur les activités proposées aux jeunes par la ville cet été. Aucun échange sur cette question pourtant primordiale. Nous ne pourrons même pas savoir combien de jeunes peuvent être accueillis dans les stages sportifs puisque le maire, de manière très désinvolte, nous invite à « appeler le numéro de téléphone qui y est inscrit pour le savoir » !  À noter qu’aucune commission « jeunesse », pourtant fraîchement installée, ne s’est réunie sur le sujet. Comme d’habitude, le fait du prince…

Troisième question sur les groupes de travail sur la rentrée de septembre qui se sont réunis fin juin sans que la commission scolaire y ait été associée. Pouvons-nous connaître la teneur des échanges et décisions éventuelles ?

Réponse : deux groupes de travail se sont réunis plusieurs fois et ont étudié le scénario possible au mois de septembre : protocole sanitaire en vigueur à cette époque, et les dispositions techniques s’y rapportant.

Notre commentaire : on aurait attendu autre chose qu’un simple « comité technique » et notamment une réflexion sur l’action que pourrait avoir la ville pour aider les familles en cas d’enseignement à distance, prêt ou don de tablettes, ainsi que l’instauration d’un dispositif municipal de soutien scolaire, tant il est certain que cette année scolaire si perturbée que nous venons de vivre ne manquera pas d’avoir des effets négatifs sur la scolarité des élèves fragiles. Des questions que nous reposerons à la rentrée…

Notre quatrième question portait sur le projet de terminal T4 de Roissy. Nous nous étions engagés lors de la campagne des élections municipales 2020, à porter cette motion en Conseil municipal. En effet, ce projet d’extension comporte de nombreux dangers pour les riverains : accroissement très significatif des émissions de particules fines, d’oxyde d’azote, de gaz à effet de serre et des nuisances sonores. La ville est-elle disposée à signer cette motion s’opposant au projet de terminal T4 de Roissy, proposée par un collectif d’associations, dont l’ADVOCNAR ?

« Au vu des conséquences économiques de la crise du Covid sur l’industrie aéronautique, cette demande ne semble pas pertinente, donc nous ne la signerons pas », déclare le maire, balayant en quelques mots par exemple le fait que l’extension de Roissy est totalement incompatible avec les engagements et responsabilités climatiques de la France. En effet, le trafic lié au terminal 4 représenterait à lui seul 7 % des émissions autorisées pour la France.

Notre dernière question était celle-ci : quels sont vos projets pour le développement de l’usage du vélo à Saint Gratien, sachant que le Val d’Oise a voté un « plan vélo » d’un montant total de 17,3 M€, dont 4,8 M€ seront investis en 2020, et que le département prévoit d’attribuer une subvention à hauteur de 20% du montant total aux projets des communes et intercommunalités ?

Le maire nous dévoile de grands projets ! Il rappelle que dans son programme les objectifs sur ce sujet ont été développés : installation d’un parc Véligo, identification d’itinéraires sécurisés, liaison cyclable entre la balade suspendue et le pôle sportif des Cressonnières, mise à jour de la carte des liaisons douces sur la ville, et « encore plein d’autres projets » !

Bien modeste, cette énumération comporte très peu de réalisations et est principalement constituée d’un catalogue d’un état de fait. Ce n’est pas d’une carte des itinéraires « sécurisés » dont nous avons besoin, mais bel et bien d’un développement important de pistes cyclables dont la ville manque tellement ! Quant au parc Véligo, c’est un projet de l’ancienne mandature et nous n’avons pas été pour rien dans sa création. Bref, il faudra se faire entendre plus fortement pour qu’enfin la ville prenne conscience de l’importance des transports alternatifs.  

À suivre : le compte-rendu de la séance du Conseil et des échanges sur les principaux dossiers

*Quatre personnes ont assisté au Conseil, la cinquième chaise est restée vide.. pourtant de nombreux et nombreuses jeunes Gratiennois.e.s étaient venu.e.s entendre les élu.e.s. La crise sanitaire a bon dos. Il n’était annoncé nulle part que le public ne serait pas accueilli. Regrettable que les Conseils se déroulent désormais en quasi huis-clos… C’est pourtant une très bonne chose pour la démocratie que les citoyen.nes viennent voir travailler leurs élu.e.s.. Nous serons vigilants sur ce point en septembre : le Conseil municipal est une séance publique.

 

 

 

 

Questions pour un Conseil

Voici nos « questions orales » déposées au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » pour le Conseil municipal du jeudi 2 juillet 2020.

Un exercice sévèrement encadré puisque nous ne disposons plus désormais que d’un cadre étroit : cinq questions au maximum, envoyées au plus tard 48 heures avant la séance du Conseil. Le maire répond à ces questions en toute fin de Conseil mais là encore, les choses sont bien bornées. Bien quelles soient dénommées « questions orales », nous n’intervenons pas sur ces sujets, ni pour les exposer, ni pour en débattre une fois que le maire y a « répondu ». Il peut donc le faire de façon très schématique, voire ne pas y répondre du tout, mais de toute façon, nous n’aurons pas le droit à la parole pour échanger sur ces interrogations. 

Le Conseil municipal se déroule jeudi 2 juillet à 20h30 en mairie. La séance est publique, même si les spectatrices et spectateurs n’y ont pas la parole.

  1. Destruction du city stade

Dans quelle instance cette décision de destruction et la création d’une aire de jeux a-t-elle été actée ?

  1. Activités d’été

Trois dispositifs à destination de la jeunesse dans le cadre du plan « Vacances Apprenantes » sont mis en œuvre sur le département.

  • L’aide exceptionnelle aux Accueils de Loisirs Sans Hébergement ;
  • Les « colos apprenantes» alliant activités ludiques et pédagogiques à destination des jeunes de 3 à 17 ans les plus exposés aux effets de la crise, notamment ceux résidant en quartiers prioritaires. Une aide de l’État pouvant atteindre 80 % du coût du séjour sera versée aux collectivités partenaires.
  • Le plan « Quartier d’été » qui se concentre sur les quartiers prioritaires dans la perspective de rendre possible un maximum d’activités et d’initiatives.
  • D’autre part, le CDFAS va organiser des colos de 8 jours pour les enfants venant de QPV.

La ville a-t-elle sollicité ces différents dispositifs ?

  1. Groupes de travail sur la rentrée de septembre

Ces groupes se sont réunis fin juin sans que la commission scolaire y ait été associée. Pouvons-nous connaître la teneur des échanges et décisions éventuelles ?  

  1. Motion contre le projet de terminal 4

La ville est-elle disposée à signer cette motion s’opposant au projet de terminal T4 de Roissy, proposée par un collectif d’associations, dont l’ADVOCNAR ?

  1. Développement des transports alternatifs

Quels sont vos projets pour le développement de l’usage du vélo à Saint Gratien, sachant que le Val d’Oise a voté un « plan vélo » d’un montant total de 17,3 M€, dont 4,8 M€ seront investis en 2020, et que le département prévoit d’attribuer une subvention à hauteur de 20% du montant total aux projets des communes et intercommunalités ?

Lire ci-dessous la motion proposée au vote du Conseil, pour s’opposer au projet de terminal 4 de l’aéroport de Roissy

Motion-a-lattention-des-futurs-maires

Conseil municipal à Saint Gratien

cèdreProchain Conseil municipal de Saint Gratien ce jeudi 2 juillet 2020. La séance se tient à nouveau en salle des mariages de la mairie, à 20h30.

La ville nous fait savoir que, considérant l’état d’urgence encore en vigueur jusqu’au 10 juillet prochain, la salle du Conseil va être « adaptée » afin de respecter au mieux les distances physiques requises. Le port du masque est fortement conseillé pendant toute la durée du Conseil. Du gel hydroalcoolique sera mis à disposition à l’entrée de la salle.

Il semble que le public ne soit pas réduit comme lors des séances précédentes salle Georges Brassens, mais étant donné que la salle va être reconfigurée, il risque de ne rester qu’un espace assez contraint pour les spectateurs et spectatrices. Il sera donc prudent d’arriver à l’heure !

CM juillet 2020-1

CM juillet 2020-2

Une séance presque normale… (2)

Ce qu’il faut retenir du Conseil municipal du 9 juin 2020

Outre notre intervention préliminaire, déjà retranscrite ici, voici les principaux points débattus le 9 juin dernier.  

Ci-dessous nos votes, et ensuite l’explication de ceux-ci.

1 – Délégations de pouvoir au maire : contre

2- Règlement intérieur du CM : contre

3 – Désignation des membres des commissions : pour

Voici notre présence au sein des commissions.

Stéphane Bauer : sport – finances – sécurité – développement durable

Isabelle Volat : culture – scolaire – jeunesse – urbanisme – commerce

4 – Désignation des représentants du CM dans divers organismes, conseils d’administration, syndicats intercommunaux… : abstention et demande des rémunérations éventuellement perçues par les membres

5 – Indemnités de fonction des élus : contre

CM 9 juin 13

Compte-rendu des décisions du maire

Pourquoi n’a-t-on pas communication des décisions prises par le Maire afin de garantir la continuité des services publics ou de l’adapter au regard de la situation de l’état d’urgence sanitaire uniquement jusqu’au 13 mars ? Seules les décisions prises du 6 février (dernier CM en présentiel) au 13 mars nous sont communiquées.

Nous interpellons le maire sur la base de l’article L 2122-23 CGCT, qui préconise que le maire doit rendre compte des décisions qu’il a prise depuis le 6 février ; et sur la base de l’ordonnance n° 2020-391 du 1er avril 2020 visant à assurer la continuité du fonctionnement des institutions locales et de l’exercice des compétences des collectivités territoriales et des établissements publics locaux afin de faire face à l’épidémie de covid-19, qui dispose dans son article 1 « …. (que)  le maire informe sans délai et par tout moyen les conseillers municipaux des décisions prises sur le fondement du premier alinéa du présent I dès leur entrée en vigueur. Il en rend compte également à la prochaine réunion du conseil municipal (...)  ; »

Un grand nombre des décisions du maire qui nous sont présentées est caduc, notamment celles sur les séjours de vacances.

Peut-on avoir une première évaluation de répercussions budgétaires de la crise du covid ?

Y a-t-il eu une décision du maire sur la destruction du city stade ? Pas de réponse du maire hormis une argutie technique.

Question sur l’achat de deux véhicules Diesel en début d’année : en contradiction avec l’objectif d’investissements décarbonés pris par la ville.

Rapport 1 – Délégations de pouvoirs au maire

Longue liste des délégations que le Conseil accorde au maire. Or cela vide le CM de ses pouvoirs parce qu’il s’agit bien de délégation de pouvoirs, donc le CM est dessaisi des compétences déléguées. C’est un vrai transfert de compétences. Quant à nous, nous considérons que le CM doit être –ou devenir ?- une assemblée de débats et de décisions. Certaines des compétences listées ici sont essentielles, notamment celle qui permet au maire SEUL de contracter les emprunts de la ville. Nous sommes opposés à cette délégation pour la bonne raison que cette pratique a entraîné à St Gratien des effets plus que néfastes en matière de finances. Lors du vote sur les délégations à donner au maire, en 2014, la ville traînait la banque Dexia en justice. En 2017, la ville comptabilisait le surcoût de cette si « bonne affaire » des emprunts toxiques, qui a obligé la ville à retarder ses investissements, comme l’adjoint aux finances l’a reconnu, et à augmenter ses taux d’impôts. Après avoir reconnu que le maire de l’époque, J. Eustache, était « incompétente » (selon les termes employés par la ville dans sa plainte contre Dexia)  pour juger de la nocivité des emprunts adossés à des parités entre monnaies étrangères, et avait été trompée par la banque, il faudrait recommencer ? On sait que l’imagination des banquiers est sans limites, et que malgré que les conditions des emprunts des collectivités aient été quelque peu encadrées, le risque existe toujours. D’autre part, la ville recourt aux emprunts relativement peu fréquemment et il est donc tout à fait possible de prendre les décisions d’emprunt en séance de CM. De plus, l’obligation de mener en CM, un débat sur tout emprunt permet aussi un débat sur la concrétisation du programme d’investissement, en échangeant sur les coûts réels des travaux projetés et des conditions précises de leur financement. La démocratie locale en sortirait renforcée. Nous demandons donc que le contrôle du crédit soit rendu au CM.

Nous rappelons la Charte Gissler, qui précise notamment dans son 6ième engagement que :

Les collectivités locales s’engagent à développer l’information financière sur les produits structurés qu’elles ont souscrits en fournissant les encours, les indices sous-jacents et la structure des produits.

L’information relative à l’exposition de chaque collectivité locale aux produits structurés est de nature à permettre à l’assemblée délibérante de se prononcer en toute connaissance de cause.

Le maire reconnait la « dangerosité des emprunts structuré en séance ». Nouveauté. S’engage, « s’il emprunte à taux variable, à caper raisonnablement les taux ». Seconde  nouveauté.

Par contre l’adjoint aux finances s’arcboute sur le maintien de cette délégation, au motif que le texte soumis ce soir au vote est celui du Code général des Collectivités Territoriales. Le maire abonde en disant que cette délégation lui permet d’être plus flexible en matière de gestion et de ne pas attendre le prochain Conseil municipal. Faux : car les investissements étant décidés en fin d’année précédente, on peut très bien au fil de l’eau étudier les contrats de prêts proposés en commission des finances par exemple avant leur contraction avec la banque.

Rapport 2 – Règlement du CM

Il nous faut à présent déposer nos « questions orales » 48h avant le conseil contre 24h avant ! Le nombre de questions est réduit à 5 par groupe. Nous regrettons qu’elles ne fassent pas l’objet de débats. Il y a minoration de la longueur de la tribune de 1 333 à 1 000 caractères.

Notre temps de parole est contraint à 2 fois 6 minutes par rapport. C’est un musellement de l’opposition. Cet article du règlement, comme déjà signalé en 2014, est illégal.

La cour d’appel de Versailles (décision du 30 décembre 2004) a en effet jugé qu’en approuvant une disposition du règlement qui interdisait à un conseiller de parler plus de deux fois sur la même question avec un temps de parole total de six minutes, « le conseil municipal avait méconnu le droit à l’expression des conseillers. »

Le maire le reconnait à demi-mot et déclare que cette disposition n’a jamais été appliquée à Saint Gratien. Pourquoi donc alors la conserver ?

L’article 4-3 du règlement fait allusion aux engagements pluriannuels envisagés. Or, la majorité nous a toujours refusé l’information sur le plan pluriannuel d’investissement.

Article 6-2 : comme en 2014, nous nous interrogeons sur cet article qui évoque « un espace réservé à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale ». Or, la majorité gratiennoise dispose également d’une tribune, ce qui réduit l’espace de chaque groupe à 1000 signes, ce qui est très peu pour une expression compréhensible.

On obtient malgré tout que nos noms et nos supports de communication ne soient pas comptés dans les 1000 caractères.

Rapport 3 – Commissions

Pas de possibilité de suppléant, nous le regrettons.

Pourquoi ne pas nommer un élu minoritaire vice-président de la Commission des Finances comme le propose la charte Anticor ? Refus du maire, c’est valable pour lui à l’Assemblée nationale, pas dans une assemblée territoriale. Pourquoi ? Cela nous permettrait d’avoir des exigences en amont dans la fabrication des états financiers et la communication d’indicateurs plutôt que d’autres.

Pourquoi l’absence d’une commission logement proprement dite, accueillant en son sein des représentants de l’opposition municipale ? Les critères d’attribution de logement sur le quota de la ville restent obscures, ainsi que l’identité du décideur final qui priorise les dossiers de candidatures, malgré nos demandes d’information réitérées à ce sujet.

Rapport 37 – Indemnités de fonction des élus

Il s’agit d’un budget de près de 266 000 € sur l’année. Treize élus + le maire, soit quasi la moitié des membres de la majorité municipale, toucheront une indemnité de fonction entre 2020 et 2026.

L’enveloppe totale mensuelle est de 22 352 € contre 19 184 € en 2017. Année où le maire faisait remarquer ne pas avoir le nombre maximum d’adjoints et bien maintenant on y est ! Sept adjoints en 2014, huit en 2017 et dix en 2020. Soit des indemnités en hausse de + 16,50% sur 2017 et + 30,6% sur 2014 !  Une dépense supplémentaire de +38K€ par an puisqu’on passe de 230 208€ en 2017 à 268 224€ en 2020.

La majorité aurait pu faire preuve d’un peu de modération en n’activant pas les majorations qui font passer les indemnités de 15 997€ à 22 352€ par mois, c’est à dire + 43% entre les indemnité de base et les indemnités majorées… en ces temps de disette budgétaire où « tout coûte », comme dirait l’adjoint aux finances ! Pourquoi porter à leur maximum la rémunération autorisée des adjoints au maire par le jeu des clauses conditionnelles alors que par ailleurs l’adjoint aux finances appelle à chaque Conseil Municipal à « maîtriser avec vigueur » les charges de fonctionnement ?

Prochain Conseil municipal le jeudi 2 juillet

 

 

Une séance presque normale…

St Gratien GBConseil municipal sous haute surveillance de la police ce mardi 9 juin 2020. C’est à la salle Georges Brassens qu’a eu lieu la séance, « presque normale » selon le maire, à ceci près que le public n’y était admis qu’à raison d’une seule personne par groupe. Il y avait donc à l’entrée de la salle bien davantage de forces de l’ordre que de Gratiennois.e.s. Un signal bien étrange pour un début de mandat.

Après avoir rendu un bref hommage au personnel communal pour son action durant la période de confinement, le maire lit une déclaration sur ce qu’il appelle pudiquement « le réaménagement du city stade », évoquant les « travaux » qui ont démarré le 29 mai dernier, pour que « les habitants du quartier retrouvent leur tranquillité ». Il confirme la transformation de l’espace en aire de jeux pour enfants de 6 à 12 ans. Allusion aux élus de l’opposition qui « ont fait semblant de ne pas être associés » à cette « transformation », de ne pas avoir été informés, mais le maire s’en justifie en évoquant des « raisons » qui l’ont poussé à garder cette information « confidentielle ».

CM 9 juin 6Il fustige ensuite longuement le « comportement de certains », le « détournement par des voyous » de l’usage du terrain. « Depuis plusieurs années, des centaines d’adultes, venus des quatre coins de l’Île-de-France, se le sont approprié pour y faire des matches clandestins ». Y compris à le croire, en bravant les règles sanitaires pendant la période de pandémie. Grandiose envolée sur le rôle du maire, chargé d’assurer la sécurité des habitants pour que chacun se sente bien dans sa ville. La décision, dont le maire assure qu’elle a été prise avec tous les élus de la majorité, vise à assurer aux Gratiennois une « qualité de vie, avant tout ». Le maire relate ensuite les événements que nous aurions eu « à subir « suite à sa décision et qui prouveraient que « nous avons bien en face de nous non pas des sportifs, mais bien des délinquants »: des faits inadmissibles, indignes dans un état de droit, intolérables, qu’il nous reproche au passage à demi-mot « d’encourager » : obstruction des « travaux » en cours, obstruction de la circulation, attroupement hurlant devant la mairie, ensuite « caillassée », « terrorisant  le personnel communal et amenant l’exfiltration du maire et des « charges de police à plusieurs reprises » pour disperser les manifestants. La nuit suivante, un incendie aurait été déclaré au centre culturel des Raguenets. Inadmissible attroupement devant le domicile de la sénatrice. « Toute cette agitation ne changera rien », « le terrain ne sera jamais rouvert ». Remerciements enfin pour sa majorité qui a soutenu le maire « sans faille », particulièrement l’adjoint au sport et sans surprise la sénatrice qui étaient « en première ligne ». Les « règles de la République doivent s’appliquer partout ».  Envolée lyrique pour finir sur la devise de la République, avec quand même un petit mot sur le quartier des Raguenets, « priorité » pour la politique de la ville. Occasion d’opposer la grande majorité de ses habitants qui « y vivent paisiblement » et la « poignée de délinquants » qui essaie d’en faire un quartier « à part ». De magnifiques jeux pour les enfants de 6 à 12 ans seront installés avant la fin de l’année. Les adolescents pourront toujours jouer sur les cinq terrains de foot et les quatre city stades de la ville. Applaudissements de la majorité. city stade Rag 2

Notre commentaire

Bien évidemment, il est difficile de justifier la destruction d’un équipement public largement utilisé par les jeunes  du quartier depuis des dizaines d’années. Aussi, le maire tombe dans la caricature et joue l’opposition entre les « voyous » et la population qui demande à vivre dans le calme. La réalité est bien différente. C’est ce que nous avons essayé de montrer lorsque le maire nous a généreusement octroyé la parole pour faire la déclaration que nous aurions prononcée lors du Conseil d’installation, si nous avions pu nous exprimer le 23 mai. Je rappelle que cela n’a pas été le cas. J’ai donc débordé du cadre étroit fixé par le maire.

Ce n’est certes pas le virus qui a empêché notre expression lors du Conseil d’installation, puisqu’en octobre 2017, le virus ne circulait pas mais le micro non plus ne circulait pas jusqu’aux élus de l’opposition. S’il est de bon ton de féliciter le maire pour son élection, c’est donc un exercice auquel je peux difficilement me plier. J’ai donc fait plutôt un vœu : que notre Conseil municipal soit réellement un espace de débat, d’échange, d’écoute.

CM 9 juin 2J’ai ensuite rappelé brièvement les trois priorités portées par notre liste pendant la campagne des municipales 2020.

D’abord ce qui nous a tant manqué depuis le 15 mars : transparence et concertation.

Ce que pendant la campagne nous avons appelé « envie de citoyenneté ». Écouter les habitants, les parents, les élus, les enseignants… ce n’est pas dessaisir le maire et sa majorité de leur rôle, mais au contraire leur permettre de prendre de meilleures décisions. La période que nous venons de vivre en est un parfait exemple, à l’instar du cafouillage sur la réouverture des écoles, et bien sûr sur la crise ouverte par la destruction du city stade. .

« Urgence écologique » : pour des bénéfices en matière de santé, mais aussi de vivre ensemble, de commerces de proximité et de pouvoir d’achat, il est indispensable que la ville participe à son niveau à la baisse des émissions de CO2. Là encore, la crise sanitaire nous rappelle l’importance de ces enjeux et la nécessité de prendre des mesures comme par ex le développement de pistes cyclables permettant de se déplacer en toute sécurité quand l’accès aux transports en commun reste difficile.

CM 9 juin 4Enfin, un « besoin de solidarité », encore plus fort dans cette période de crise sanitaire qui a montré la place centrale des services publics de santé, et qui seront essentiels pour surmonter la crise sociale et économique sui va suivre : centre municipal de santé, dispositif municipal de soutien scolaire, tarifs de cantine abordables… autant d’éléments incontournables.

J’ai évoqué ensuite la crise sanitaire que nous venons de vivre. Une période douloureuse qui aurait mérité un échange au sein du Conseil, car la ville a pris des décisions sans grande information à notre encontre. Nous pensons aux Gratiennois.e.s touchés par ce virus, pour certains douloureusement,  regrettant que le maire, à qui nous avions fait savoir notre disponibilité et notre envie d’engagement dans des actions de solidarité, ne nous ait jamais sollicités.CM 9 juin 3

Nous reviendrons sur la réouverture des écoles, sur laquelle quelques précisions ont été apportées par l’adjointe aux affaires scolaires. C’est une décision très précipitée qui avait été prise par la ville début mai, en annonçant que rien ne rouvrirait avant septembre, ni les écoles, ni les centres de loisirs, ni la cantine… une ville morte jusqu’en septembre…   La réalité a donné tort au maire, puisqu’il a dû sous la pression des parents faire machine arrière. Nous estimons que c’est une bonne chose surtout pour les enfants que de reprendre contact avec l’école car pour certains les conséquences d’en être restés éloignés si longtemps auraient été catastrophiques. Nous nous félicitons de cette réouverture, même si nous savons qu’elle se fait dans des conditions particulières, difficiles mais elle doit se faire pour préparer la rentrée de septembre. Il faut associer à ce travail les parents d’élèves et la commission scolaire doit aussi prendre toute sa place. Nous nous interrogeons aussi sur les initiatives que peut mettre en place la ville durant cet été puisque de nombreuses familles n’auront pas la possibilité de partir et beaucoup d’enfants resteront sur Saint Gratien. Leur sera-t-il proposé par la ville des activités sportives, culturelles, artistiques ? STG 5    

Enfin, sur le city stade, j’estime « surréaliste » que le Conseil n’ait pas un échange sur cette question sur laquelle nous avons un avis radicalement opposé à celui du maire. C’est une lourde responsabilité que le maire a prise par cette décision de destruction qui n’était vraiment pas souhaitable après cette période de confinement difficile que nous venons de vivre. Cela sème le trouble et met à mal le climat social à St Gratien.

CM 9 juin 5Le maire continue d’exacerber les tensions en traitant une partie des jeunes de « racaille », de « voyous », de « délinquants »,  qui auraient caillassé la mairie. Or, nous étions présents avec plusieurs élus devant la mairie et il n’y a pas eu de vitres cassées, pas d’interpellations, alors que la police était sur place. Ce n’est pas le rôle d’un maire d’exacerber les tensions. Il doit au contraire rapprocher les habitants et favoriser le dialogue.

Revenons aux questions essentielles. Comment a été prise cette décision ? Quelle urgence alors que le terrain était condamné par des dizaines de blocs de béton et donc impraticable pour un quelconque match de foot ? Y a –t-il un arrêté du maire ? Ou une décision du maire ? Comment a été décidé le projet d’espace de jeux 6/12 ans alors que le quartier compte déjà 11 aires de jeux ? Par quelle instance ? Comment expliquer les 60K€ de travaux en 2017 pour la pose du revêtement synthétique et la destruction du stade en 2020, ce qu’aucune collectivité n’a jamais fait ? 

city stade 14Nous avons été accusés « d’allumer le feu » ! Mais c’est bien le rôle des élus d’être sur place quand les habitants nous appellent et d’essayer de calmer les esprits. Le 29 mai, nous avons fait les casques bleus et tenté d’établir un dialogue avec le maire. C’était aussi le rôle du maire d’être là et les choses n’auraient pas dégénéré s’il avait été présent au lieu d’être aux abonnés absents durant dix jours.  

Et maintenant ? Comment s’en sortir avant un été potentiellement lourd de dangers ? L’urgence est de mettre à disposition des jeunes du quartier un équipement sportif et d’engager une concertation de fond sur l’utilisation de l’espace du city stade. 

À suivre d’autres échos de cette séance

 

Questions pour un Conseil

La seule occasion pour des élus minoritaires d’intervenir au Conseil municipal est la procédure des « questions orales ». Celles-ci doivent être déposées… par écrit en amont de la séance. Le maire y répond en fin de séance, sans que les élus à l’origine de la question puissent intervenir ensuite. Il n’y a pas de débat sur ces sujets. On voit que l’exercice est bien encadré et donne bien peu de possibilité d’un échange entre élus sur des questions d’actualité si elles ne figurent pas à l’ordre du jour.

Nous venons de vivre une période de quatre mois sans Conseil municipal, à part celui du 23 mai dernier où nous n’avons pas eu droit à la parole… suivie d’un événement qui a semé un grand trouble en ville : la destruction du stade de foot des Raguenets. Donc nos questions sont nombreuses.

Voici nos questions pour ce Conseil qui se tient à 20h ce mardi 9 juin, salle Georges Brassens et quasiment sans public pour des raisons de sécurité sanitaire. 

Questions orales du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Destruction du city stade des Raguenets

STG 6Quand a été prise la décision de destruction du terrain ? Quelle instance a pris cette décision ? Au terme de quel débat ? Quelle était l’urgence alors que le terrain était condamné par des blocs de béton depuis 8 jours et que par ailleurs l’éventuel match le week-end suivant contre une équipe de Grigny, contrairement à ce que rapporte la page FB de la ville, était programmé dans la ville de Grigny, au regard de l’impraticabilité du City Stade ? Pourquoi l’annonce de la destruction n’a-t-elle pas été affichée dans le périmètre du terrain ? Pourquoi une annonce via FB à 10h33 alors que les travaux ont débuté bien plutôt sur le terrain ? Comment a été décidé le projet d’espace de jeux pour les 6/12 ans, alors que ce secteur de la ville comprend déjà 11 espaces de jeux ? Quelle est l’instance décisionnaire de cette mutation du site en aire pour les 6/12 ans ? Quel est le numéro de l’arrêté du maire qui annonce cette décision ? Comment expliquer que la ville ait investi 60K€ en 2017 et qu’elle décide d’une destruction en 2020 ? Quelle porte de sortie de crise envisage la ville ? Quand est-ce que seront reçues par la mairie toutes les parties prenantes de ce dossier qui crée en ville une crise ? Par quel canal envisagez-vous d’engager le dialogue que les Gratiennois-e-s attendent ?   

STG 2Réouverture des écoles

Pourquoi avoir annoncé très tardivement le 7 mai (votre courrier aux parents d’élèves daté du 6 mai) que les écoles ne rouvriraient pas avant septembre, pour ensuite faire machine arrière suite au mécontentement des parents qui devaient reprendre le travail et demandaient à être associés, aux demandes de l’IEN et du Préfet ? L’existence d’un foyer épidémique à l’école Grusse Dagneaux la semaine du 9 mars a-t-elle joué ? Pourquoi ne pas avoir communiqué dessus et par conséquent laissé se développer une appréhension en ville ? Pourquoi ne pas avoir réuni l’ensemble des parties au lendemain de l’annonce du Premier Ministre le 27 avril d’une réouverture progressive des écoles à compter du 11 mai ? Comment se déroule depuis le 2 juin cette reprise des écoles et des cours ? Pourquoi avoir privilégié la constitution de groupes de travail devant préparer la rentrée de septembre plutôt qu’une commission scolaire ? Quand se réunira la prochaine commission scolaire ? Sera-t-elle élargie ? Son rôle sera-t-il d’entériner les conclusions des groupes de travail ou pourra-t-elle les compléter ou bien les invalider ?STG 3

Initiatives de la ville durant le confinement

Nous vous avons interrogé à plusieurs reprises durant la période de confinement sur les initiatives de la ville. Nous revenons ici sur plusieurs points restés sans réponse.

-La ville a-t-elle organisé une distribution de tablettes en direction des familles sans équipement informatique, en collaboration avec les directions d’école ?STG 1

Suite à la fermeture des établissements scolaires, la ville a dû cesser son approvisionnement de repas auprès de la société Sogérès. Certaines villes ont « réinvesti » les sommes non dépensées dans la distribution de chèques alimentaires, en direction des familles aux quotients familiaux les plus bas. Saint Gratien a-t-elle envisagé cette possibilité ?

– Que sont devenus pendant la période de confinement les gens qui en ville vivaient de la mendicité ? La ville a-t-elle réquisitionné des chambres d’hôtels pour mettre à l’abri les personnes sans domicile fixe ? Comment les services ont-ils relayé sur notre territoire  l’initiative ministérielle de créer un dispositif « chèque-services » pour les sans-abri ? Il s’agissait d’une aide financière de 7 € par jour et par personne.

-Dans une note, l’AMF pour la relance économique, suggère de faciliter, par l’intermédiaire des collectivités locales, les travaux de rénovation énergétique, afin de développer l’emploi local et de venir en aide aux foyers qui connaîtront des difficultés financières suite à la crise du Covid-19. L’AMF évoque aussi l’organisation des déplacements, en préconisant de veiller aux flux piétons, et de favoriser l’usage du vélo. La ville a-t-elle engagé une réflexion en ce sens ?STG 8

– Nous voyons dans les photos de la communication municipale que des élu.e.s et des agents de la ville ont participé à des initiatives de la ville. Nous vous en félicitons. Dès le mois de mars,  nous avons fait part de notre disponibilité en la  matière. Nous n’avons jamais été sollicité.e.s. Pourquoi ?

– Des masques usagés comme des gants en latex, jonchent les trottoirs et les caniveaux. Certaines poubelles publiques en sont pleines. La ville a-t-elle prévu une action pour résoudre ce problème ?

– Pourquoi le marché n’a-t-il rouvert que le 11 mai ? La décision ayant été rendue aux maires mi-avril, le préfet ne pouvant alors que s’y opposer. Dès la seconde quinzaine d’avril les marchés des villes voisines fonctionnaient déjà en drive.STG 5

Communication désordonnée de la commune pendant la crise : Comment expliquez-vous l’absence d’harmonisation dans la communication de la ville, puisque pour avoir une vision d’ensemble de la communication de la ville il fallait lire le site internet de la ville, sa page FB, la page FB personnelle du maire – qui comprenait d’autres types d’information -, voire s’intéresser à des pages FB de commerçants qui annonçaient par exemple la distribution aux commerçants de boites de masques données par la région Île-de-France.

-Le gouvernement vient d’acter le protocole sanitaire qui encadre les colonies de vacances. Il sera plus souple que celui de l’école, comme l’espéraient les professionnels.

La ville peut-elle revenir sur sa décision d’annulation des séjours d’été, prise en hâte début mai, puisque la situation sanitaire s’éclaircit ? Ces séjours revêtent une importance accrue cette année où nombre de familles ne partiront pas en vacances pour des raisons économiques.

Gouvernance :

– Pourquoi ne pas nommer un élu minoritaire vice-président de la Commission des Finances comme le propose la charte Anticor ?

– Pourquoi l’absence d’une commission logement proprement dite, accueillant en son sein des représentants de l’opposition municipale ?

– Pourquoi ne pas moduler le montant des indemnités allouées aux conseillers municipaux en fonction de leur participation effective aux séances plénières ?

– Est-il possible de rendre publique l’assiduité des conseillers municipaux aux séances des commissions municipales et du Conseil Municipal ?

– Est-il possible de créer une commission d’éthique, notamment composée d’élus minoritaires et de citoyens, chargée de contrôler le respect des dispositions éthiques dans les décisions de la ville et de faire des préconisations ?

– Au terme de la séance du 23 mai du conseil municipal, le maire a déclaré au parisien qu’ « il sera possible le 4 juin d’accueillir du public ». Pourquoi les conditions du 23 mai ont-elles été strictement reconduites ?STG 4

– Pourquoi le Conseil prévu le jeudi 4 juin a-t-il été reporté au mardi 9 juin ? Avec une information donnée l’avant-veille de la date initiale…

– Quel est le calendrier des prochaines commissions municipales et du Conseil Municipal, sur un horizon de 3 mois ?

– Pourquoi les décisions du maire du 13 mars au 8 juin n’ont-elles pas été communiquées aux Conseillers municipaux ?

– Pourquoi la ville ne dispose pas d’un référent Covid 19, comme le prévoit l’ordonnance du 1er ministre sur la réinstallation des conseils municipaux ?

– Pourquoi les commissions municipales ne comprennent pas de membres suppléants, ce qui en faciliterait la gestion ?

– Pourquoi porter à leur maximum la rémunération autorisée des adjoints au maire par le jeu des clauses conditionnelles alors que par ailleurs l’adjoint aux finances appelle à chaque Conseil Municipal à « maîtriser avec vigueur » les charges de fonctionnement ?

Conseil municipal à Saint Gratien

CM 9 juin 2020Après une petite rature sur la date… le Conseil municipal se tiendra à Saint Gratien le mardi 9 juin. Il avait été annoncé le jeudi 4 juin à la fin de la précédente séance, info d’ailleurs reprise dans « Le Parisien ». Pourquoi ce changement ? Indisponibilité du maire ? Nous n’en savons rien.

Cela se déroulera comme la dernière fois non pas à la mairie, mais à la salle Georges Brassens pour des raisons de sécurité sanitaire, cette salle étant largement plus vaste que la salle habituelle des mariages. Le public y est toujours très limité, le nombre étant réduit à une seule personne par liste, ce qui fait quatre spectatrices et spectateurs gratiennois.e.s au maximum. Pour des raisons de sécurité sanitaire… ou d’autres encore, nous n’en savons rien.

L’ordre du jour est traditionnel pour une première séance de travail après l’installation du maire : règlement intérieur du Conseil municipal, composition des commissions municipales et désignation des représentants de la ville dans divers organismes, syndicats intercommunaux, conseils d’école, conseils d’administration d’associations, copropriétés… Le Conseil votera également les indemnités des élu.e.s.

Rien donc sur la période que nous venons de vivre, les initiatives qu’a pu prendre la ville pendant le confinement ? Aucune information sur la réouverture chaotique des écoles ? Rien sur la tension qui règne en ville après la destruction du city stade des Raguenets ? Non, rien. Nous demanderons bien évidemment un moment d’échange sur ces questions. Pour mémoire, notre seule possibilité d’agir sur l’ordre du jour est le dépôt… par écrit… de questions dites « orales », auxquelles le maire répond en toute fin de séance, sans que nous ayons ensuite voix au chapitre.

La séance du 23 mai du Conseil était une séance « d’installation ». C’est pourquoi, selon le maire, nous n’y avons pas eu droit à la parole. Espérons que la règle du silence ne soit pas installée et que nous puissions, cette fois-ci, nous exprimer sans entrave.

Conseil municipal le mardi 9 juin 2020, salle Georges Brassens, à 20h30    

Lire la convocation ici  : convoc CM 9 juin 2020

Parole entravée

« C’est un conseil municipal peu ordinaire qui s’est tenu ce samedi matin à la salle Georges Brassens à Saint-Gratien » nous raconte Le Parisien. Le Conseil municipal avait en effet déserté la salle des mariages pour la salle des fêtes, plus vaste et permettant de respecter ses distances.

« L’objectif était qu’il y ait 4 m² par élu. Il y avait aussi l’obligation pour tout le monde de porter un masque » indique le maire, qui reconnaît ce que ces dispositions sont de nature à entraver la parole.

Si toutefois la parole de certains n’était pas suffisamment entravée, il suffit de leur refuser le droit d’intervenir, même s’ils insistent à plusieurs reprises. 

« De toute façon c’est un conseil d’installation, ce n’est pas un conseil de débats », argue-t-il.

Nous voilà rassurés ! Il existe donc des conseils municipaux « de débats » !

On a hâte d’y être.

« La disposition devrait être différente pour la prochaine séance qui doit se tenir le 4 juin et toujours dans la salle Georges Brassens« , poursuit Le Parisien. « La vraie différence, c’est qu’il y aura des micros. Il n’y a pas le matériel sur place donc il va falloir investir pour l’acheter », précise le tout nouveau maire. Aïe ! Investir ? Pourvu que la démocratie ne nous coûte pas trop.

En octobre 2017, pour la première élection de Julien Bachard, lors d’un Conseil municipal « d’installation », le virus ne circulait pas, et déjà le micro non plus ne circulait pas pour les élus de l’opposition.

Ci-dessous, la courte intervention que j’aurais faite ce matin si ma parole n’avait pas été si malencontreusement entravée.

Élection du maire

Le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » présente ma candidature. C’est une tout autre vision de la gestion municipale que nous proposons.

Trois priorités.

D’abord ce qui nous a tant manqué depuis le 15 mars : transparence et concertation

Ce que pendant la campagne nous avons appelé « envie de citoyenneté ». Écouter les habitants, les parents, les élus, les enseignants… ce n’est pas dessaisir le maire et sa majorité de leur rôle, mais leur permettre de prendre de meilleures décisions. La période que nous venons de vivre en est un parfait exemple.

« Urgence écologique » : pour des bénéfices en matière de santé, mais aussi de vivre ensemble, de commerces de proximité et de pouvoir d’achat, il est indispensable que la ville participe à son niveau à la baisse des émissions de CO2. Là encore, la crise sanitaire nous montre l’importance de ces enjeux et la nécessité de prendre des mesures comme par exemple le développement de pistes cyclables permettant de se déplacer en toute sécurité quand l’accès aux transports en commun reste difficile.

Enfin, un « besoin de solidarité », encore plus fort dans cette période de crise sanitaire qui a montré la place centrale des services publics de santé, et qui seront essentiels pour surmonter la crise sociale et économique sui va suivre : centre municipal de santé, dispositif municipal de soutien scolaire, tarifs de cantine abordables… autant d’éléments incontournables.  

Prochain Conseil municipal le jeudi 4 juin 2020 à 20h30, salle Georges Brassens.

Souhaitons que les micros soient achetés, avec un fil assez long pour arriver jusqu’aux élus de l’opposition, au fin fond de la salle.

I.V.