Réponses éclair

Réponses à nos traditionnelles « questions orales » au Conseil municipal du 11 février 2021, pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».  Réponses éclair, c’est un exercice que le maire évacue en un temps minimum. Nous n’avons pas la parole. Regrettable pour la bonne information des élu.es, et des Gratiennois.es.

1 – Covid-19

Le variant sud-africain, après avoir été isolé au collège Jules Ferry d’Eaubonne, est sur le territoire de la commune de St-Gratien via le lycée G.Monod (info ARS). La ville ne peut-elle jouer un rôle dans la lutte contre le virus et ses différents variants ? Par exemple par une aide logistique au dépistage massif en liaison avec les professionnels de santé (cf. plan de dépistage monté en 9 jours à Eaubonne et effectif depuis mardi 9 février) ; une aide à l’isolement des personnes affectées (portage de repas à domicile, courses…) ; la mise à disposition du minibus de la ville pour le déplacement des personnes jusqu’aux centres de vaccination des communes voisines, dès que des rendez-vous seront à nouveau proposés ?

Réponse du maire : Les villes jouent un rôle primordial depuis le début de la crise et Saint Gratien n’a pas failli sur ce sujet : distribution de masques, bus pour tester, prêt de barnum aux pharmaciens, hôtels mis à disposition de l’État pour isoler, présence accrue auprès des plus fragiles, isolés ou âgés, aide aux commerces, aux associations etc… L’intercommunalité a mis en place trois centres de vaccination et Saint Gratien inscrit les personnes prioritaires. Enfin la ville a mis en place des mesures strictes pour la sécurité des enfants des crèches et des écoles.  

Nos commentaires : Il serait nécessaire pour la bonne information des Gratiennois.es que le maire lise (ou mieux nous laisse lire !) l’intégralité de la question. Il a fait ici l’impasse sur les trois exemples d’aide que nous proposions. La ville a effectivement mis en place quelques actions, dont certaines sont obligatoires, protocole sanitaire pour les scolaires notamment. D’autres sont anecdotiques comme le prêt de barnums.. d’autres encore mériteraient d’être explicitées comme le recours aux chambres d’hôtels. De toute façon, cela n’empêche nullement de poursuivre et nous pensons que nos propositions sont pertinentes.   

2 – Aide aux personnes sans domicile fixe

Un homme est resté de longues heures dans un duvet sous la pluie le lundi 18 janvier sur le trottoir devant la gare. Le guichetier de la SNCF a été prévenu. Comme les services de la ville. En cette période de pandémie, accentuée par la température hivernale, quand la mairie compte-t-elle aller à la rencontre des SDF présents sur le territoire de la commune, en leur apportant une aide concrète : masques, accès à l’eau, aux sanitaires, mise à disposition d’un local chauffé, repas, mise en sécurité… ?

Réponse du maire : Deux personnes sans domicile viennent régulièrement sur la commune. Elles sont suivies par un tuteur. La police municipale se déplace systématiquement et fait le lien avec le CCAS qui prévient le tuteur. Un placement est alors proposé mais refusé systématiquement par les personnes. Les pompiers le 18 janvier se sont déplacés à la demande la ville. Le maire regrette que nous instrumentalisions les difficultés de certains.   

Nos commentaires : Assez agressivement, le maire nous accuse de manœuvres politiques sur le dos des SDF. C’est simple puisque nous n’avons pas la parole dans le cadre des questions orales. Un pur procès d’intention, une allégation gratuite et facile à lancer lors des questions diverses… quand nous ne pouvons répondre..       La question est pourtant légitime. Il y a bien évidemment bien davantage de personnes à la rue que les deux cas évoqués par le maire. Nous reviendrons sur cette question. Des villes voisines ont d’ailleurs ouvert des structures municipales durant la période de grand froid. Il est bien illusoire de croire que Saint Gratien serait un îlot protégé des difficultés sociales accrues de la période Covid…  À suivre car la réponse du maire n’est pas à la hauteur des difficultés sociales de la période.

3 – Projets CM2

Les projets des classes de CM2 ont été pour la plupart annulés durant l’année scolaire 2019/2020 en raison de la pandémie de Covid-19. Il en sera certainement ainsi pour 2020/2021. Les sommes inutilisées du fait de ces annulations pourraient-elles être réaffectées à d’autres projets des mêmes classes, afin que les élèves de CM2 des années scolaires concernées ne soient pas pénalisés ?

Réponse du maire : Les sommes allouées aux projets des classes seront affectées au budget scolaire de manière globale.

Nos commentaires : Réponse un peu trop « globale » elle aussi. Nous ne savons pas si les classes de CM2 retrouveront ces crédits mais nous craignons qu’ils tombent dans un « fond commun » non identifié. Nous reposerons la question en commission scolaire dès que cette instance se réunira, ce qui devient rare.  

 4 – Sécurité physique

Des habitants nous signalent des incidents graves liés pour certains à la vente de drogue dans le parc urbain. Une agression a notamment eu lieu entraînant des soins hospitaliers. Des bagarres violentes nous sont aussi signalées à la sortie du collège Langevin-Wallon. Des événements similaires s’étaient déroulés aux abords du lycée Gustave Monod, il y a un an. Le rôle de la police municipale dans la prévention et la répression de ces agissements, présence sur le terrain, rondes, etc. est primordial. Ce travail local doit s’articuler avec l’activité de nos policiers municipaux au niveau de la CAPV. De quelle autonomie dispose la ville dans la gestion des policiers municipaux de fait salariés de la CAPV ? Cette autonomie semble limitée au regard des déclarations de M. le Maire au CA du lycée, au CA du collège, puisqu’il a été répondu que la police municipale ne pouvait faire plus de rondes avenue de Ceinture ou avenue Parmentier au regard d’autres obligations. Il avait aussi été répondu en réunion de quartier n°5 à la MJC du parc, suite à des problèmes d’incivilités place Hémonnot, que « la meilleure chose à faire c’est d’attendre » (juin 2019).

Réponse du maire : Il estime avoir répondu en séance lors des échanges sur la prise en charge de la police municipale par la communauté d’agglomération CAPV. Nous y reviendrons.

Nos commentaires : Le maire se dispense au passage de la lecture de notre question, ce qui est commode pour éviter de communiquer nos infos sur ces questions qui préoccupent les Gratiennois.es.

5 – Transports alternatifs à la voiture

Alors qu’un débat départemental divise sur les moyens à mettre en œuvre pour désengorger les autoroutes A15 et A86 et réduire leur pollution, la ville pourrait-elle être à l’origine d’une proposition départementale de liaison cyclable reliant notre ville au pont de Bezons ? De cet endroit partent déjà des pistes cyclables reliant le quartier de la Défense où travaillent de nombreux habitants du territoire de la CAPV. Il serait ainsi possible de relier à vélo Saint Gratien et ses alentours, au quartier de la Défense, contribuant ainsi au désengorgement des voies routières et des transports en commun, en offrant une nouvelle alternative de déplacement. Une partie des 5 millions alloués par l‘État au Val d’Oise pour le développement des transports alternatifs à la voiture pourrait être utilisée là.   

Réponse du maire : Il ne s’agit pas d’une compétence municipale.

Nos commentaires : Nous reviendrons sur cette question qui a fait l’objet d’une motion au Conseil, votée par tous les groupes sauf le nôtre ! Donc le Conseil peut se prononcer sur un aménagement autoroutier d’une partie de l’A15, mais pas sur une alternative cyclable sur le même tronçon. Comprenne qui pourra. Pour nous, nous avons compris que le maire visait un coup politique avec le vote de cette motion, immédiatement parue dans la presse locale, mais était moins intéressé par le développement de transports alternatifs, pourtant essentiels pour lutter contre pollution et engorgement automobile.

À suivre, les autres sujets débattus au Conseil

En direct

Le Conseil municipal de Saint Gratien du jeudi 11 février 2021 a été retransmis sur la page Facebook de la ville. Les séances des conseils municipaux doivent en effet être publiques. Or la crise sanitaire fait qu’elles se déroulent à huis clos.

Le problème est-il réglé pour autant avec une diffusion en direct ?  

Si le maire nous avait donné la parole en début de séance – mais malheureusement cela n’a pas été le cas, il nous a fallu insister – voici ce que nous aurions déclaré à ce sujet.

Nous réclamions cette diffusion depuis que la crise sanitaire empêche-ou réduit drastiquement- la venue du public dans la salle. Nous l’avons dit à plusieurs reprises, oralement au Conseil et par écrit auprès du maire. Nombre de communes voisines pratiquent ainsi et ces diffusions ont du succès auprès des habitants. Nous ne doutons pas qu’il en soit de même à Saint Gratien où un nombre important de Gratiennois.es ont dû suivre nos débats. C’est en effet important que les citoyen.nes puissent avoir connaissance du travail de leurs élu.es, surtout en ces temps de pandémie aux contacts sociaux limités : plus de réunions de quartier, moins de rencontres…  

C’est donc là un premier pas pour une meilleure démocratie locale. Est-ce dû à une prise de conscience subite du maire, ou à une obligation légale ? La chose n’est pas claire puisque le maire déclare « qu’auparavant ce n’était pas obligatoire » mais qu’à partir du moment où le public ne peut plus être accueilli, la ville « a choisi » de diffuser la séance en ligne. Obligation ou choix ? Nous avons la prétention de penser que nous avons contribué à faire progresser la réflexion de la majorité municipale.

Restent des interrogations.   

Comment comprendre que le maire nous ait répondu négativement quand nous demandions cette diffusion sur Internet ? Ce fut « non » à plusieurs reprises, pour cause selon le maire d’impossibilité technique dans la salle Georges Brassens, puis de coût trop élevé de la retransmission en ligne, sans jamais donner de chiffrage d’ailleurs, bien que nous en ayons fait la demande. Comprenne qui pourra dans les réponses parfois nébuleuses de notre édile.

Le maire affirmait aussi que les Gratiennois.es peuvent, pour s’informer, prendre connaissance des procès-verbaux des séances sur le site de la ville. Or par exemple le PV du Conseil du 19 novembre 2020 n’a été mis en ligne que le 9 février 2021… Pourtant il avait été voté le 17 décembre 2020 … Au passage les tribunes libres, écrites début janvier ne sont arrivées sur le site que le 10 février… On nous promet une rénovation du site, mais la question est peut-être aussi dans le temps dont dispose l’agent de la ville chargé de la communication pour mettre les informations à jour.

Enfin tous les habitants ne sont pas sur ce réseau social qu’est Facebook.  Nous demandons la diffusion sur le site de la ville, qui ne fait pour l’instant que renvoyer sur la page Facebook.

Nous devrions donc être finalement satisfaits puisque le Conseil est retransmis. Nous ne le sommes qu’à moitié. En effet, la ville, qui a recouru à un prestataire extérieur pour l’enregistrement de la séance, a investi au minimum dans cette opération. Le résultat est donc loin d’être satisfaisant. Les Gratiennois.es n’auront eu droit qu’à un plan fixe pris de très loin, les élu.es apparaissant tous de dos hormis le maire. Quant à nous, nous n’apparaissons pas du tout puisque nos tables sont situées sous la mezzanine de la salle ! Pour finir, le son est très médiocre et a découragé certains auditeurs. D’autres villes ont fait des choix différents. Deux caméras avec zoom possible suivent alternativement le maire et l’élu.e qui s’exprime en affichant son nom et surtout le son est de bonne qualité. Chez nous, le maire a dû estimer que la démocratie de proximité ne méritait pas qu’on y investisse. Au fait, combien cela coûte-t-il à la ville ? Mystère…

Bref, il y a encore des efforts à faire pour informer correctement les habitant.es, ce qui est le minimum en matière de démocratie locale. Ce n’est pas un sujet mineur.

Conseil en direct !

Nous l’avons réclamé à plusieurs reprises depuis que les conseils municipaux se tiennent avec un public très réduit, et depuis novembre à huis clos. Même en période de pandémie, la démocratie ne doit pas être réduite ! Les Gratiennois.es sont déjà privée.es de réunions de quartier, ils doivent pouvoir être informé.es des affaires municipales. C’est  pourquoi les séances du Conseil municipal doivent être diffusées sur Internet.

Ce jeudi 11 février, vous pourrez suivre les débats en direct à partir de 18h30 puisque la séance sera pour la première fois retransmise en direct sur la page Facebook de la ville :

www.facebook.com/ville-de-saint-gratien-389019897797400

Les séances se déroulent salle Georges Brassens depuis septembre 2020.

À ce soir !

Évangiles gratiennoises

Le Conseil municipal de Saint Gratien se réunira le jeudi 11 février 2021.

Pour raison de crise sanitaire, la séance se déroule salle Georges Brassens, plus vaste que la salle des mariages de la mairie, et à 18h30 pour cause de couvre-feu.

Mais quelle surprise ! La ville annonce que la séance sera à suivre sur sa page Facebook !

Jusqu’ici les débats ont lieu à quasi huis clos, puisque seuls les journalistes sont autorisés à y assister. Nous réclamons depuis septembre que les séances soient diffusées via Internet. C’est un minimum que les citoyen.nes puissent suivre le travail de leurs élu.es ! Or ce n’est pas un compte-rendu écrit, plus ou moins fidèle et plus ou moins détaillé, accessible des semaines après la séance, qui peut refléter la teneur des débats. Sans compter que le site de la ville étant rarement à jour, on ne peut, aujourd’hui 8 février 2021, toujours pas prendre connaissance du procès-verbal de la séance du 19 novembre 2020 ! Ce PV a pourtant été adopté au Conseil du 17 décembre 2020… Seul un « compte-rendu succinct » est affiché, qui ne retranscrit pas les débats mais seulement les rapports et les votes…

De nombreuses villes aux environs ont adopté la transmission en ligne, avec succès.

Le maire nous a d’abord répondu que la diffusion en ligne était techniquement très compliquée dans la salle Georges Brassens, puis que le coût de l’opération serait trop élevé, sans pour autant donner de chiffres, bien que nous lui en ayons fait la demande par écrit…

Nous nous réjouissons aujourd’hui d’avoir enfin été entendus. Comme quoi il faut savoir insister sans se décourager. La deuxième leçon à tirer est que la parole du maire n’est pas toujours d’évangile…  

Conseil municipal à suivre sur la page Facebook de la ville, jeudi 11 février 2021 à partir de 18h30

Conseil à huis clos (2)

Conseil municipal à huis clos jeudi 17 décembre 2020 à Saint Gratien, pour cause de couvre-feu et consignes sanitaires. Tou.tes masqué.es et bien aligné.es, voilà à quoi ressemble désormais l’assemblée communale. Pas si facile dans ces conditions de débattre entre élu.es. La séance a pourtant duré plus de trois heures, car l’ordre du jour était chargé avec 23 points à examiner, dont le vote du budget 2021. Voici notre compte-rendu, en plusieurs épisodes sur les sujets les plus marquants.

Le Conseil délibère ensuite sur des rapports qui peuvent sembler très techniques, mais ces sujets ont des répercussions dans la vie quotidienne des Gratiennois.es : le diable se niche souvent dans les détails…

Décision modificative

Les décisions modificatives reflètent l’évolution concrète de la mise en œuvre du budget. Celle-ci est donc la dernière de l’année avant le vote du budget 2021.

Nos remarques

Comment expliquer que n’apparaisse pas dans cette décision l’investissement réalisé cet été par la commune dans le quartier des Raguenets, à savoir l’aire de jeux, pour un montant de  243 000€ ? Ce nouvel équipement n’apparaît en effet dans aucune des décisions budgétaires modificatives qui nous ont été présentées depuis sa réalisation. À chaque fois que nous avons posé cette question, la ville nous a répondu que cela figurerait dans la décision modificative suivante… Mais l’affaire est un peu plus compliquée, et moyennement transparente. En effet, 106 000€ avaient été inscrits au budget supplémentaire de juin 2020 au titre de « service des aires de jeux » et 100 000€ ont été récupérés sur différents postes de travaux qui n’ont pas été consommés et qui ont donc permis d’inscrire la dépense totale sans avoir besoin de figurer dans une décision modificative. Ces travaux concernaient les écoles Grusse Dagneaux, Raymond Logeais ainsi que le théâtre Jean Marais ou le gymnase du Forum et celui de  Jean Zay. Ces fonds n’ont pas été consommés entièrement et ont permis de compléter le financement de cette aire de jeux. Le complément a été apporté par des fonds dédiés à des activités économiques. Nous nous étonnons que ces explications ne nous aient pas été fournies en juin ou septembre, à chaque fois que nous avons interrogé la ville à ce sujet.

Deux conclusions. Les fonds nécessaires à la réalisation de l’aire de jeux, non prévue au budget 2020, ont été récupérés sur d’autres investissements. Et il nous faut sans cesse interroger et réinterroger la ville pour comprendre la mécanique financière, pas toujours simple,  des budgets.

D’autre part, nous ne voyons toujours pas les conséquences financières de la crise sanitaire sur les comptes de la ville, bien que la municipalité nous annonce que les dépenses entraînées sont importantes. 

Le Conseil vote ensuite les subventions aux associations pour 2021.  

Nous regrettons que les subventions au CCAS restent immuables depuis des années. Or la crise sanitaire s’est doublée d’une crise sociale et économique majeure, qui fait que les besoins augmentent dans le domaine de l’aide sociale. Sans revalorisation au moins égale à l’inflation depuis longtemps également, les subventions aux coopératives scolaires et aux projets des classes de CM2 sont rognées petit à petit. Le total des subventions est en légère baisse sur 2020 (571 676€ contre 575 914 € en 2020) mais l’ensemble de l’attribution des subventions n’est pas définitif.

Nous réitérons notre demande de présentation des associations les plus importantes de la ville à l’occasion de ces annonces de subventions. 

Nous votons contre l’augmentation « habituelle » des loyers des logements communaux, car aucune justification n’est apportée à cette hausse. Par contre, nous faisons remarquer que certains d’entre eux mériteraient une réhabilitation. « Ce sont des loyers « raisonnables » d’après le maire et des travaux y seraient régulièrement effectués. À notre avis, certains mériteraient pourtant une réhabilitation.

À l’occasion du vote sur l’adhésion de la commune à un groupement de commande dans les domaines de la téléphonie  et des réseaux Internet, nous faisons remarquer les dysfonctionnements récurrents dans les écoles : téléphones qui fonctionnent de façon aléatoire, et mauvaise connexion qui ne permet pas d’utiliser correctement les tableaux numériques.

La ville renouvelle sa convention avec l’agence nationale de traitement des infractions, dans le cadre de la gestion de son stationnement payant. Nous nous interrogeons à cette occasion sur la non-présentation au Conseil du rapport d’activité de la société délégataire « Indigo » qui gère les  594 places de stationnement payant en surface et les 194 places du parking P1. Indigo reverse à la commune une redevance annuelle de 6 000€. La part « variable » de cette redevance, qui pourrait s’y ajouter, n’a quant à elle jamais été versée, puisque le seuil nécessaire pour la débloquer n’a jamais été atteint. Bien qu’évidemment Indigo ne gère pas l’ensemble des places de stationnement de la ville, il en a une part importante et nous ne comprenons pas pourquoi son rapport d’activité n’est pas présenté en Conseil.    

À suivre : le budget primitif 2021 et le recours au fond de soutien pour l’emprunt toxique dollar/franc suisse

Conseil à huis clos

Saint Gratien : voici la suite de notre compte-rendu sur les sujets les plus marquants du Conseil municipal du 17 décembre 2020, en plusieurs épisodes.

Conseil municipal à huis clos  pour cause de couvre-feu et consignes sanitaires. Tou.tes masqué.es et bien aligné.es, voilà à quoi ressemble désormais l’assemblée communale. Pas si facile dans ces conditions de débattre entre élu.es. La séance a pourtant duré plus de trois heures, car l’ordre du jour était chargé avec 23 points à examiner, dont le vote du budget 2021.

Le Conseil examine la tarification des « courts séjours » de vacances pour les enfants au printemps et été 2021.

Remarque récurrente : très peu d’enfants bénéficieront de ces séjours, puisque seulement 144 places sont proposées sur ces deux périodes de l’année. Par rapport au nombre d’enfants potentiellement concernés, c’est très peu, cela touchera à peine 5% des jeunes entre 5 et 14 ans. Le coût pour la ville reste modeste : 40 000€. Nous nous interrogeons également sur les modalités d’inscription : un vendredi à 17h, ce qui n’est pas évident pour les parents qui travaillent.

Pour ce qui est des « longs séjours », notre questionnement est le même : à peine 1% des enfants gratiennois profiteront des 39 places proposées en juillet et août 2021… La ville ne pourrait-elle pas engager une réflexion sur ces séjours afin d’élargir son offre ? Et là encore, les conditions d’inscription nous posent problème : un samedi à partir de 9 heures… et bien que la ville nous assure que toutes les demandes sont satisfaites, il nous remonte que des parents font le siège de la mairie à des heures très matinales… Le coût pour la ville de ces « colos » est de 20 000€, un montant anecdotique dans le budget de la ville.

Le Conseil vote la revalorisation de +3,07% des droits de place du marché. Cette formule de révision est dans le contrat (de 13 ans !) qui lie la ville à la société Mandon Somarep.

Les commerçants de Saint Gratien bénéficient de mesures particulières pour les aider dans cette période difficile : exonération des loyers pour les locaux loués par la ville, non-augmentation de la taxe pour occupation du domaine public… C’est indispensable pour les commerçants durement touchés par la pandémie.

Comment comprendre alors que les droits de place des commerçants du marché vont, eux, connaître une hausse de +3,07% en 2021 ? Pourtant le marché a été durement perturbé lui aussi puisqu’il a été fermé deux mois et demi au printemps. Nous demandons que la ville s’oppose à cette augmentation, et le fasse savoir au gestionnaire. Refus du maire, les élus de la majorité votent l’augmentation sans état d’âme.

Débat autour de l’activité du marché, qui souffre mais a néanmoins des possibilités de rebond, comme l’a démontré le succès rencontré par l’initiative « le marché des terroirs » qui a vu le dimanche 13 décembre une animation inhabituelle devant et dans la halle ! Nous rappelons que le marché municipal est un endroit particulier dans notre commune, qui crée du lien social. Une nouvelle fois, nous alertons sur les pratiques du concessionnaire, qui présente aux commerçants des factures d’eau et d’électricité ne correspondant pas aux consommations effectives. Comment comprendre qu’un marchand de légumes qui ne consomme pas d’eau, soit facturé au même niveau que les poissonniers, qui en utilisent beaucoup ? La presse locale a relaté les accusations portées envers Mandon Somarep pour ces pratiques dans d’autres communes, ce qui nous a amenés à réclamer le rapport des commissaires aux comptes sur l’activité de ce concessionnaire.   

Le maire estime que l’augmentation de +3,07% étant incluse dans le contrat, la ville ne peut s’y soustraire. Il reconnaît à demi-mot l’existence de difficultés liées à la gestion du marché bien qu’il mette en cause également l’attitude de certains commerçants. Il renvoie dos à dos commerçants et gestionnaire au sujet des dysfonctionnements constatés. Pour lui, le marché fonctionne globalement « très bien » car les gens ont redécouvert le commerce de proximité à l’occasion des confinements. Nous réaffirmons que le gestionnaire aurait dû avoir un geste envers les commerçants en cette période de crise économique. Il perçoit 100 000€ sur l’activité du marché de Saint Gratien, dont la ville reçoit une part de 45 000€. Le tout grâce au travail des commerçants ! Que fait la ville de cette somme perçue sur l’activité du marché ? Pour la première fois, l’adjoint au commerce évoque des travaux nécessités par l’état de vétusté de la halle… Nous doutons que la dépense soit de 45 000€ chaque année.

Nous votons ensuite contre les dérogations au repos dominical demandées par les magasins Lidl, Picard et BMW pour 5 dimanches de 2021.

Nous sommes toujours opposés au travail du dimanche, et ce pour plusieurs raisons.

Une dérogation en amenant une autre… le travail du dimanche se banalisera et tous les salariés travailleront le dimanche car il y aura besoin de transport, de garde d’enfants, de restauration, de nettoyage…

Si les salaires étaient suffisamment élevés en ne travaillant que la semaine, aucun travailleur ne serait candidat à travailler le dimanche ! Le travail du dimanche se fait souvent sous la contrainte pour les salariés. De plus, ce sont majoritairement des femmes qui travaillent dans les commerces. Elles sont doublement pénalisées : absence auprès de leurs enfants, frais de garde supplémentaires et plus chers le dimanche !

On nous oppose parfois l’intérêt des consommateurs qui pourraient ainsi faire leurs courses plus facilement. Outre que le consommateur est aussi un salarié, qui au travail ne risque plus de consommer, force est de constater que le consommateur n’a pas plus d’argent à dépenser le dimanche que les autres jours de la semaine.

Le temps libre, le même jour pour tous, c’est la garantie d’une vie collective en famille ou entre amis, les loisirs sportifs ou culturels même s’ils sont limités en cette période de pandémie.

Au coût social s’ajoute le coût écologique. Chauffer, éclairer, climatiser les commerces, transporter produits et consommateurs un jour de plus, est générateur de surconsommation d’énergie. 

À suivre… : les points budgétaires

Le cimetière et la loi du marché

Mortelle stratégie à Saint Gratien : après les municipales, progression en flèche des tarifs du cimetière

Pur hasard, car on n’imagine pas une si machiavélique réflexion, la ville procède à une « refonte totale » [comprendre une augmentation record des prix pratiqués] de ses tarifs funéraires, l’année même du rebond de la mortalité pour cause de Covid.

Entendu en commission des finances : « nous avons une stratégie pour le cimetière » ; « pour ne pas se retrouver pris de court dans un espace limité, et des concessions sur 30 ans qui risquent de ne pas être renouvelées, il faut optimiser les tarifs ».

Un leitmotiv : appliquer au cimetière la loi du marché. Et bouter des cercueils hors du cimetière au terme de concessions sur 15 ans quand on n’a pas de nouvelles des descendants. Concessions sur lesquelles une promotion va dorénavant être faite, au regard de la nouvelle grille tarifaire…

Les propos sont brutaux. Ils ont été cependant avancés par nos collègues de la commission finances. Avec sang-froid.

Nous avons dit et répété à la fois en commission finances et en séance du Conseil municipal que l’utilisation de certains termes étaient impropres sur un tel sujet.

Progression en flèche des tarifs du cimetière de Saint Gratien en détail ci-dessous

Morbides calculs
La ville estime que ses recettes funéraires vont connaître une hausse de +23% en 2021.
Ce sont des familles plus nombreuses qui vont être touchées par ces augmentations. Les tarifs du cimetière avaient déjà connu une substantielle refonte il y a quelques années et s’envolent à nouveau.

La ville s’appuie pour argumenter sur des comparaisons avec des villes voisines.
Ce qui n’a que peu de sens, puisque chaque commune a pour le coup ses spécificités territoriales et qu’on comprend qu’une ville qui n’a pas la possibilité d’agrandir son cimetière n’a pas les mêmes marges de manœuvre que Saint Gratien où un terrain attenant est prévu de longue date pour une extension éventuelle.

L’adjointe en charge du rapport indique d’ailleurs que « la superficie actuelle, déjà augmentée, couplée à une bonne gestion des reprises des concessions, permet d’envisager les années à venir sans tension particulière ».

Dans le détail, l’évolution des différents tarifs :
– Le prix de la concession de 15 ans augmente de + 42%, de 141 à 200€.
– Celle de 30 ans diminue -assez curieusement – de 679 à 650€. Avec un paradoxe : il vaudra mieux contracter deux concessions de 15 ans successives qu’une de 30 ans… Où est donc la cohérence avancée par la ville pour réorganiser ses tarifs ?
– Le prix de la concession pour 50 ans passe de 1 131 à 1 500€, soit + 33%.
– Au columbarium, alors que la ville indique que la « tension y est moindre », comprenez que le manque de place n’y est pas problématique, la concession de 15 ans augmente toutefois de + 52%, de 197 à 300 €, et celle pour 30 ans de + 43%, de 420 à 600 €.
Des augmentations importantes alors que « cet espace occupe nettement moins de place ». Mais selon le maire, le coût du columbarium est plus important pour la commune, qui prend en charge l’intégralité de l’aménagement, contrairement aux concessions où ce coût doit être assuré par les pompes funèbres, et donc les familles.

« L’exemplarité du cimetière » au prix un « travail considérable », à facturer aux Gratiennois-e-s

Quant à savoir ce qui motive l’augmentation des opérations funéraires de +3%… c’est toujours compliqué. Pour l’adjointe aux affaires générales, c’est une augmentation « habituelle ». Le maire ne trouve pas d’autre justification que « l’exemplarité du cimetière » dans lequel la ville n’utilise plus de produits phytosanitaires, ceci entraînant un « travail considérable » pour le service des espaces verts…

Seule décision positive : celle d’instaurer un nouveau système de concession, la « cavurne » qui mêle incinération et possibilité d’inhumation de l’urne funéraire.

Non convaincus, nous votons au Conseil municipal contre cette nouvelle « refonte » des tarifs du cimetière.

S.B./I.V.

Pour la gratuité du masque à l’école

« La Gazette du Val d’Oise » relate notre démarche pour la gratuité des masques pour les écoliers et écolières de Saint Gratien.

Article de Fabrice Cahen ci-dessous, ce 23 décembre 2020.

Val-dOise. À la mairie de Saint-Gratien, l’opposition demande la gratuité du masque à l’école

Les groupes d’opposition de la mairie de Saint-Gratien ont signé une motion commune pour demander à la Ville une prise en charge des masques destinés aux enfants des écoles.

Pourtant de bords politiques opposés, les groupes Vivons Saint-Gratien, conduits par Emmanuel Mikaël (MoDem) et Saint-Gratien solidaire écologiste et citoyen, mené par Isabelle Volat (Lfi)*, ont signé une motion commune pour demander à la Ville une prise en charge des masques destinés aux enfants des écoles.
« Nous avions déjà soumis cette idée à l’assemblée municipale en novembre », souligne Stéphane Bauer, conseiller municipal, du groupe Solidaire écologiste et citoyen, alors que la motion a été refusée par la majorité conduite par le maire (Lr) Julien Bachard, lors du conseil municipal qui se tenait jeudi 17 décembre.

Deux masques par jour par enfant sont nécessaires. Le maintien des gestes barrières doit durer jusqu’à l’été 2021. Cette obligation représente une charge pour les foyers. Nous proposons que la Ville assure la fourniture des masques.

L’équipe de Saint-Gratien Solidaire au nom des deux groupes minoritaires.

« Un effort collectif de nos élus indemnisés peut aussi être réalisé pour le financement de ces masques : la minoration de 15 % des indemnités de décembre suffirait à financer la dotation en masques des enfants de notre ville », va jusqu’à suggérer le groupe Vivons Saint-Gratien.

5 000 euros

Selon leur calcul, le coût d’un tel dispositif se chiffrerait à 5 000 € pour la Ville.

La commune a connu une baisse de dépenses en raison de l’annulation de certains engagements, comme les projets de classe. Une économie de 20 000 €.

Le groupe Solidaire écologiste et citoyen

Pour la mairie, la fourniture du masque « relève d’une compétence des parents et de l’Éducation nationale ».

Différence de taille

La ville avait étudié l’option de fournir des masques en tissu, mais la différence de taille entre les Cp et les Cm2 l’a dissuadée de se lancer dans la commande de ce type d’accessoire. Elle a opté pour mettre à disposition des masques jetables, pour les enfants qui se présenteraient sans masque.

« Les écoles et les accueils périscolaires sont équipés de deux boîtes de réserves, au cas ou un enfant oublie son masque », précise la mairie, qui était tout de même intervenue pour fournir des masques en tissu aux enseignants qui en manquaient. « Si l’Éducation nationale n’a plus de masque nous en avons en réserve », prévient la Ville, qui n’aurait reçu aucune réclamation de parents à ce sujet.

À lire ici sur le site de La Gazette

* Précision : je ne suis pas membre de La France Insoumise. Mon étiquette politique est « PCF-Front de Gauche » et j’intervenais ici au nom du groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». I.V.

Le maire dit « non » aux masques pour les élèves

Conseil municipal à huis clos jeudi 17 décembre 2020 à Saint Gratien, pour cause de couvre-feu et consignes sanitaires. Tou.tes masqué.es et bien aligné.es, voilà à quoi ressemble désormais l’assemblée communale. Pas si facile dans ces conditions de débattre entre élu.es. La séance a pourtant duré plus de trois heures, car l’ordre du jour était chargé avec 23 points à examiner, dont le vote du budget 2021. Voici notre compte-rendu, en plusieurs épisodes sur les sujets les plus marquants.

Le maire fait état en début de séance de la motion que nous avons conjointement déposée avec un autre groupe minoritaire. Notre suggestion : que la ville fournisse des masques aux élèves des écoles élémentaires.

Hélas ! ce n’est pas pour proposer notre motion au vote du Conseil comme nous le demandions, mais pour y répondre comme s’il s’agissait d’une question orale à expédier sans nous laisser la possibilité de nous exprimer après lui.

Il est inutile selon le maire de fournir des masques aux écolier.ères de Saint Gratien. En effet, l’Éducation nationale dont c’est la compétence, aurait déjà doté les chefs d’établissements (sic) de masques pour les fournir aux enfants qui n’en auraient pas. D’autre part, il rappelle que tous les accueils périscolaires sont pourvus de boîtes de masques jetables, plus adaptés d’après lui aux enfants, et qu’on sait lavables depuis peu. En cas de nécessité, les directeurs savent qu’ils peuvent en demander à la ville. Il s’en prend ensuite au groupe « Vivons Saint Gratien » qu’il accuse d’avoir réalisé « un coup politique » en distribuant des masques dans les écoles. Il ne laissera pas Emmanuel Mikaël, responsable de ce groupe, s’expliquer sur le sujet et ne nous accordera pas plus la parole.  

Que penser de cette « réponse » du maire ?  

Le dépôt d’une motion avait pour but de provoquer un débat sur cette question de distribution de masques aux enfants des écoles élémentaires (qui par ailleurs ne sont pas dirigées par des « chefs d’établissements », mais par des directeurs et directrices). Le maire évacue cette possibilité en nous répondant directement sans vote du Conseil : nous regrettons qu’une nouvelle fois les échanges soient impossibles dans notre assemblée.

Sur le fond de la réponse, plusieurs éléments.

Évacuons d’abord les structures périscolaires qui n’étaient pas concernées par notre proposition, nous ne visions que les écoles.

Bien sûr, c’est l’Éducation nationale qui devrait fournir en nombre des masques pour les élèves. Ce n’est évidemment pas le cas, elle peine déjà tant à en équiper ses personnels ! Signataires d’une pétition demandant la gratuité des masques, et donc leur prise en charge par l’État, nous sommes convaincu.es qu’il s’agit là de la responsabilité de l’Éducation nationale. Rien n’empêche la ville de se retourner vers l’État pour lui rappeler son rôle.

En attendant, l’urgence est de soutenir les familles, qui, comme nous le soulignions dans notre texte, subissent les effets de la crise de la Covid et sur le budget desquelles pèse parfois lourdement le coût des masques des enfants. Au printemps dernier, la ville avait d’ailleurs bien fourni deux masques par foyer gratiennois. L’État lui a, depuis, remboursé une partie du coût.

Quant à fournir des masques « au cas par cas », cela suppose que les familles en difficulté sachent que cette aide est possible et se fassent connaître auprès de la ville, via l’école. Il faudrait ensuite constituer un dossier, et déterminer selon quels critères les masques pourraient être attribués…

L’initiative que nous proposions relève d’une toute autre démarche : c’est un geste « solidaire » envers tous ! De la même façon par exemple que la ville organise une distribution de chocolats aux personnes au-delà de 60 ans… c’est un signal de solidarité envers une catégorie de la population, sans conditions de ressources et sans que certains aient besoin de le solliciter, et de se justifier pour le recevoir.

En ces temps difficiles, financièrement et moralement, une attention de la ville en direction des familles et des enfants aurait été bienvenue. Le tout pour un coût très modeste pour le budget de la ville, rappelons-le, et ce d’autant plus que la ville a moins dépensé en direction des écoles en 2020, suite par exemple à des projets scolaires non réalisés, et donc des subventions municipales non versées. 

À suivre… 

Pour mémoire, ci-dessous le texte de la motion sur la fourniture de masques aux élèves.

Les élèves des écoles élémentaires doivent porter le masque à partir de 6 ans durant leur journée d’école depuis le retour des vacances d’automne.

Il est recommandé de changer de masque toutes les quatre heures. Deux masques par jour par enfant au minimum sont donc nécessaires, sachant que certains enfants peuvent être présents dans les locaux scolaires durant beaucoup plus longtemps que les seules heures de classe. De plus, le premier ministre a déclaré le 14 décembre le maintien des gestes barrières jusqu’à l’été 2021.

Cette obligation représente une charge financière pour les familles, sachant que nombre d’entre elles connaissent des difficultés économiques supplémentaires dues à la crise sanitaire : diminution de revenus, perte d’emploi… Pour certaines, déjà avant cette période, les fins de mois étaient très difficiles.

Nous proposons donc que la ville de Saint-Gratien, comme d’autres communes avoisinantes et beaucoup de collectivités en France, fasse un geste de solidarité envers les écolier.ères des écoles élémentaires, en fournissant à chacun.e des masques.

Nous évaluons la dépense à moins de 5 000€. C’est un coût qui reste modique.

– Les dépenses en matière d’interventions sociales et santé ne représentent que 3,7% des dépenses de fonctionnement de la ville.

– Nous rappelons que la ville a connu de moindres dépenses pour les écoles en 2020 : annulation de projets des classes de CM2 notamment, à hauteur de 20 000€.

– Un effort collectif de nos élus indemnisés peut aussi être réalisé pour le financement de ces masques : la minoration de 15% des indemnités de décembre suffirait à financer la dotation en masques des enfants de notre ville.

Nos concitoyens seraient sensibles à un tel geste en cette période si singulière.
Nos deux groupes « Vivons Saint Gratien » et « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », souhaitent que cette motion soit soumise au vote du Conseil municipal.

 

Là sont nos questions

Conseil municipal à huis clos jeudi 17 décembre 2020 à Saint Gratien, pour cause de couvre-feu et consignes sanitaires. Tou.tes masqué.es et bien aligné.es, voilà à quoi ressemble désormais l’assemblée communale. Pas si facile dans ces conditions de débattre entre élu.es. La séance a pourtant duré plus de trois heures, car l’ordre du jour était chargé avec 23 points à examiner, dont le vote du budget 2021. Voici notre compte-rendu, en général plus rapide que celui de la ville, en plusieurs épisodes sur les sujets les plus marquants.

Commençons par la fin : les réponses du maire à nos questions orales. Limitées à cinq par groupe, elles doivent déposées par écrit 48h en amont de la séance. Un regret : cela pourrait être l’occasion d’un vrai débat sur des sujets d’actualité qui touchent les Gratiennois.es, si nous pouvions intervenir après le maire, ou présenter nous-mêmes nos questions. Ce n’est malheureusement pas le cas et donc l’intérêt de l’exercice est réduit. Voici les thèmes sur lesquels nous avons interrogé le maire, et les réponses qu’il nous a apportées.

Commerce de drogue

Quelles sont les actions concrètes qui sont menées sur le territoire de St-Gratien pour circonscrire des trafics qui peuvent se développer jusqu’à la proximité d’écoles et donc à la vue des plus jeunes des Gratiennois-e-s ?

Réponse du maire : effectivement, un gros travail est fait aujourd’hui entre la ville, la police nationale, la police municipale.  Depuis plus d’une semaine, des opérations ont lieu dans le quartier très régulièrement. Le lien est permanent avec le commissaire mais le maire ne peut pas nous en dire davantage.  

Nos commentaires : alerté.es par des habitant.es du quartier sur ces trafics qui se déroulaient à la vue des écolier.ères, nous avions déjà évoqué la question avec le maire. Au-delà de la simple répression, nécessaire, des trafics, le problème reste évidemment plus complexe.

Communication de la ville

Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage.

Quelle réflexion la ville a-t-elle engagée, au-delà de la refonte de son site Internet, comme nous l’avons appris par inadvertance lors du Conseil municipal de novembre 2020 via la décision modificative n°2, pour enfin assurer aux Gratiennois l’information performante et égalitaire à laquelle ils ont droit ?

Réponse du maire : nous avons tout faux ! Il n’y aucun problème, toutes les initiatives sont  annoncées. Il est vrai que la cérémonie du 11 novembre a été annulée et que les groupes du Conseil pouvaient déposer une gerbe à leur guise. Le site Internet de la ville est sécurisé et continue d’afficher des publications mais il est vieillissant et un nouveau site sera bientôt opérationnel au premier trimestre 2021. Les Gratiennois.es ont été sollicité.es à travers les groupes de quartier et un questionnaire à compléter. Pas de sujet donc à part une polémique politique inutile !  

Nos commentaires : pas de réponse particulière sur l’utilisation de la page Facebook. Si de nombreuses villes communiquent via ce réseau, il n’en reste pas moins que de nombreuses personnes n’y ont pas accès, d’où l’importance d’un site Internet performant : c’est loin d’être le cas actuellement, le site affichant régulièrement des messages d’alerte pour manque de sécurité, voire étant carrément inaccessible. Sa refonte prévue est bien le signe de dysfonctionnement, d’ailleurs reconnus par des agents de la commune eux-mêmes. Quant au 11 novembre, force est de constater que le maire a organisé une cérémonie officielle en comité restreint, où nous n’étions pas invités. L’information qui nous avait été donnée ne reflétait pas cette réalité.   

Poubelles en centre-ville

Nous constatons de façon récurrente que les containers à ordures sortis le mardi et vendredi  rue Berthie Albrecht débordent sur le trottoir de façon importante, occasionnant nuisances visuelles, olfactives et potentiellement sanitaires. Il ne s’agit pas uniquement de cartons, mais également de sacs de déchets ménagers. Ce problème n’est pas récent, puisque nous le constations déjà au mois d’août, bien en amont du confinement. Il concerne d’ailleurs également d’autres endroits de collecte de déchets du Forum.

Quelle solution peut-elle être envisagée ?

Réponse du maire : la ville s’est adressée au syndicat Émeraude pour faire le point sur le sujet avec le bailleur et essaie de trouver une solution si les locaux le permettent.

 Nos commentaires : l’affaire avance ! Nous nous étions déjà inquiétés de ce problème, signalé par des habitant.es du quartier, en commission municipale. On nous avait tout d’abord répondu que c’était le fait des nombreuses commandes sur Internet en ces temps de pandémie, et que les containers débordaient surtout de cartons, ce qui n’est pas exact. Si nos photos ont fait progresser la prise de conscience du problème par la ville, et ensuite la recherche de solutions, tant mieux ! À suivre évidemment.    

Contre-allée rue Berthie Albrecht

La circulation des piétons et cyclistes est compliquée dans cette voie. La circulation et les manœuvres des voitures sont importantes. Les trottoirs sont réduits du fait de l’utilisation qui en est faite par les commerces et notamment la brasserie. Le cheminement piéton impose de faire le tour de la place devant la boulangerie, alors que la plupart des gens traversent en ligne directe au milieu des voitures. Un cheminement piéton reliant en ligne droite le trottoir devant la brasserie à celui devant le fleuriste ne serait-il pas préférable, en interdisant le stationnement sur les deux emplacements situés en milieu de place ? Le marquage au sol indique d’ailleurs déjà que le stationnement n’y est pas autorisé.  

Réponse du maire : c’est non ! L’objectif n’est pas de supprimer des stationnements. Le cheminement piéton a justement été tracé pour que les gens passent devant les boutiques et il y aurait dévalorisation des locaux commerciaux si ce n’était pas le cas !  

Nos commentaires : le maire nie l’évidence : les piétons vont tout droit au plus court au milieu des voitures avec un risque évident d’insécurité. Les deux places visées n’étaient pas destinées au stationnement à l’origine, puisque le marquage au sol indique une interdiction. Le stationnement y est d’ailleurs « verbalisable », selon les ASVP que nous avons interrogées. Verbalisable… mais jamais verbalisé…

Arceaux pour vélos parking Lidl

Bien que ce parking soit privé, la ville peut-elle intervenir pour y faire installer des arceaux à vélos ?

Réponse du maire : un courrier est adressé à la société qui gère cet espace, sans réponse encore.  

Nos commentaires : à suivre, ce parking est particulièrement mal pensé et agencé pour la circulation -et la sécurité- des cyclistes et des piétons.

À suivre, la suite du compte-rendu du Conseil municipal…