Ces femmes invisibles

Ces femmes invisibles mises en lumière par le coronavirus

Un appel de médecins aux milieux économiques

Lu sur le site « Domaine public », qui publie des analyses, commentaires et informations sur l’actualité suisse, en se revendiquant « indépendant, différent, réformiste depuis 1963 »

Par Danielle Axelroud Buchmann

Deux médecins haut-valaisans, Natalie Urwyler et Simon Fluri, ont lancé un appel urgent aux milieux économiques pour leur demander de libérer les pères occupés dans des secteurs moins prioritaires afin que les mères travaillant dans le système de santé puissent assumer leurs responsabilités.

La fermeture des écoles met les parents dans une situation difficile, en particulier tous ceux dont le travail est crucial si l’on veut maîtriser la pandémie. Non seulement les médecins, le personnel soignant et des pharmacies, mais aussi toutes les personnes actives au sein du système de santé et des hôpitaux.

Or, dans le domaine de la santé humaine et de l’action sociale, les femmes représentent 78% du personnel, selon les statistiques fédérales. Dans le commerce de détail, ce chiffre est de 68%.

Tous ces gens qui travaillent et dont l’activité s’avère en ce moment si nécessaire sont en majorité des femmes, mères pour nombre d’entre elles. Les écoles étant désormais fermées, qui va s’occuper des enfants? Plusieurs cantons (Vaud, Valais, Berne, Zurich) ont annoncé vouloir mettre en place des solutions de garde pour les cas d’urgence. Mais cela ne suffira peut-être pas. Les deux médecins haut-valaisans, soutenus par le directeur de l’Hôpital du Valais, Eric Bonvin, en appellent aux employeurs des entreprises dont l’activité n’est actuellement pas du domaine de l’approvisionnement de base : libérez les pères, pour qu’ils puissent prendre en charge les enfants et que leurs mères puissent assumer les tâches plus primordiales pour la santé de la population.

Il ne s’agit donc pas seulement des médecins et du personnel soignant. Mais aussi de toutes les petites mains qui nettoient, désinfectent, décontaminent, cuisinent. On peut d’ailleurs tenir le même raisonnement pour le commerce de détail alimentaire, indispensable pour assurer l’approvisionnement du pays.

En ces temps de crise, ces personnes – donc, en majorité des femmes – deviennent enfin visibles.

Apparemment pas pour le Conseil fédéral: dans sa conférence de presse du 16 mars, il a précisé la teneur des nouvelles mesures nationales prises et applicables dans tous les cantons, sans faire la moindre mention de la question du genre. Pourtant, dans une telle situation de crise, la répartition des tâches entre les femmes et les hommes est décisive.

Le Conseil fédéral a par exemple bien spécifié que 90% des soldats faisant partie des quatre bataillons hospitaliers ou des cinq compagnies sanitaires qui vont être appelés prochainement ne travaillent pas dans le système de santé. L’idée : ne pas priver la société civile de personnel soignant qualifié pour les remettre à disposition via l’armée. Mais quelle proportion d’entre eux sont des pères ou des mères? Et qu’adviendra-t–il des enfants? Et si les conjoints, eux, font partie du personnel soignant ou auxiliaire?

Ces femmes dont le rôle est aujourd’hui si important, n’étaient pas visibles non plus en 2018, lorsque le Conseil fédéral a rejeté l’initiative populaire «Pour des soins infirmiers forts» sans lui opposer de contre-projet. Cette initiative, portée par l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), vise à garantir un nombre suffisant d’infirmiers et d’infirmières diplômées. Elle veut rendre cette profession plus attrayante pour les jeunes et revendique un élargissement des tâches dévolues aux infirmiers et infirmières, de meilleures conditions de travail, une rémunération appropriée et des possibilités de développement professionnel. Apparemment, améliorer les conditions de travail du personnel soignant – en majorité féminin – n’entrait pas en 2018 dans les priorités du Conseil fédéral.

Ce thème n’a pas convaincu le Conseil national non plus, puisqu’il a également rejeté cette initiative, au profit d’un contre-projet qui ne dit rien d’une amélioration des conditions de travail du personnel infirmier. Contre-projet qui lui-même n’a pas trouvé grâce devant la Commission de la santé du Conseil des Etats en février dernier. Espérons que nos sénateurs auront pris conscience de l’importance du sujet lorsqu’ils pourront reprendre leurs travaux…

La question de l’égalité entre les femmes et les hommes est inscrite dans le programme de législature 2019-2023 publié en janvier dernier (objectif 8, pp.71-72). Il s’agit d’un thème typiquement transversal, qui devrait être pris en compte de manière systématique dans chaque Message du Conseil fédéral et dans tout débat parlementaire ainsi que, bien entendu, lors de la mise en place de mesures aussi drastiques que celles qui viennent d’être promulguées. Un réflexe qui n’est visiblement pas encore acquis.

 

Contre le virus, l’humain d’abord !

Coronavirus : Les travailleurs doivent être protégés !

virusFace à une crise sanitaire sans précédent dans l’histoire récente de notre pays, une part importante de notre population est confinée depuis mardi midi afin de limiter la propagation rapide du Covid-19. Mais beaucoup de salarié-es sont aussi les premiers au front pour répondre aux besoins vitaux de la population.

Nous pensons aux personnels de santé qui tentent de répondre aux mieux à l’urgence dans des conditions de travail dégradées comme ils le dénoncent depuis un an.

Nous pensons aux agents de l’état, des collectivités locales, qui assurent les missions régaliennes et les solidarités sur les territoires qui sont essentielles dans cette période. Ils font chaque jour la démonstration du rôle indispensable de nos services publics.

Nous pensons à tous ceux qui doivent continuer de produire et travailler pour nous permettre de manger, de nous déplacer, d’accéder à l’énergie.

Nous saluons leur engagement, leur courage, nous les remercions pour leur sens des responsabilités et de l’intérêt général.

Nous exigeons que les conditions sanitaires les plus essentielles soient respectées afin de les protéger.

Par ailleurs, sur tout le territoire national, de trop nombreuses entreprises continuent de produire et fonctionner au détriment de la santé de leurs salariés, parfois même dans des entreprises où des salariés ont été dépistés positifs au COVID-19

Cela doit cesser : seul ce qui est essentiel doit fonctionner.

Le confinement doit s’étendre rigoureusement à tout le reste afin de répondre efficacement au défi qui est devant nous. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,  s’adressera en ce sens au premier ministre afin que celui-ci définisse plus clairement les secteurs stratégiques et les mesures de protection au travail, afin que nul ne puisse déroger aux règles qui permettent d’épargner des vies.

La situation d’urgence ne peut se traduire par un confinement du droit des salariés.

Partout en France, chez Amazon, sur le chantier de Saint-Nazaire, comme chez Alstom, des salarié.e.s sont conduits à utiliser leur droit de retrait, à débrayer parce qu’ils refusent d’aggraver une situation sanitaire déjà grave. Nous sommes à leurs côtés.  À l’heure où le président de la République semble découvrir l’importance du service public, nous exigeons qu’il prenne les mesures pour protéger tous les travailleurs, toutes les travailleuses, leur santé et leurs droits sociaux.

Nous sommes fiers des travailleurs de notre pays. Ils sont à la hauteur de la crise que nous connaissons. Protégeons-les !

PCF, 19 mars 2020

Merci !

Voici les résultats des élections municipales à Saint Gratien.

Merci aux 539 électrices et électeurs qui ont voté pour notre liste, exprimant ainsi leur souhait de voir notre ville devenir plus solidaire, plus écologique, plus citoyenne.

affiche 2020 bisÀ toutes nos colistières et tous nos colistiers, sans qui rien n’aurait été possible, un immense merci ! Merci à tous ceux et toutes celles qui se sont investi.e.s sur notre liste de rassemblement et qui, par leur engagement sur le terrain durant ces dernières semaines, ont ainsi permis ce très intéressant résultat. Merci à celles et ceux qui nous ont aidé.e.s, encouragé.e.s, soutenu.e.s durant ces derniers mois. Merci aux ami.e.s toujours mobilisé.e.s pour une distribution matinale à la gare, pour un collage ou un point de rencontre dans les quartiers, ou pour faire vivre notre expression dans les réseaux sociaux, pour construire notre communication. 

Avec 11, 73% des suffrages, nous obtenons deux élus au Conseil municipal. Ce beau résultat nous place en troisième position des cinq listes qui se présentaient ce 15 mars. Dans un contexte inédit et marqué par une forte abstention, c’est une réussite reconnue pour la gauche citoyenne et écologiste.

Nous analyserons dans les jours prochains les chiffres par bureau et pour chacune des listes en présence. 

Et maintenant ? L’histoire ne s’arrête pas le 15 mars. Au contraire, tout commence, pour nous qui ne nous adressons pas qu’aux électeurs mais aux citoyens tout au long de l’année. À nous de porter au Conseil municipal et dans Saint Gratien, les propositions de notre projet municipal : démocratie locale réelle, centre de santé, développement des transports alternatifs…

À très bientôt pour continuer, ensemble, la démarche engagée lors de cette période électorale !

Cliquez sur l’image pour agrandir

municipales 2020 résultats

À dimanche !

Ces dernières semaines, avec les candidates et candidats de la liste « St Gratien solidaire, écologique et citoyen », nous vous avons rencontrés à de multiples reprises, devant les commerces, au marché, au pied des immeubles, à la gare, devant les écoles gratiennoises. Nous avons tenu quatre réunions publiques et organisé un tour à vélo de Saint Gratien.

Pour nous, ce n’est pas une attitude de circonstance, mais bel et bien une longue habitude que d’aller à la rencontre de nos concitoyens, y compris en dehors de toute période électorale. Au Conseil municipal, en réunions de quartier, dans les manifestations culturelles, festives ou sportives : autant d’occasions que nous ne manquons pas de saisir pour échanger avec vous.

De la richesse de ces rencontres est né un projet municipal que nous avons porté tout au long de la campagne autour de trois thèmes fondamentaux : le besoin de solidarité, l’urgence écologique, l’envie de citoyenneté. Centre de santé municipal, attention accrue pour les écoles et les écoliers, développement des transports alternatifs, cantine pour tous avec davantage de produits bio, budget participatif, conseil municipal des jeunes… autant de propositions novatrices et affinées pour transformer notre ville.

Durant cette campagne, j’ai eu plaisir à travailler avec des colistières et colistiers divers, chacune et chacun avec leur sensibilité particulière, rassemblés sur ces propositions qu’ils étaient bien décidés à faire connaître et partager. Merci à elles et eux pour leur engagement, leurs idées, leur ténacité, leur bonne humeur ! 

Le 15 mars, avec cette équipe municipale, engagez-vous pour faire de Saint Gratien une ville plus solidaire, plus écologique, plus citoyenne.   

 Isabelle Volat

affiche 2020 bis

Voter par procuration

Le vote par procuration

Si vous ne pouvez pas vous déplacer ou être présent dans votre commune d’inscription électorale, vous avez la possibilité de confier un mandat à un autre électeur inscrit dans la même commune que vous. Ce dernier votera en votre nom.

Formalités pour faire établir une procuration : pour notre commune, il faut se présenter personnellement au commissariat de police d’Enghien-les Bains, muni d’un justificatif d’identité et remplir le formulaire de vote par procuration. Vous pouvez désormais remplir le formulaire CERFA de demande de vote par procuration sur votre ordinateur, l’imprimer et l’apporter. Toutes les explications et le formulaire CERFA sont disponibles sous le lien suivant.

Pour les électeurs qui ne disposent pas d’un ordinateur connecté à internet et d’une imprimante, il est toujours possible d’obtenir le formulaire de procuration au guichet du commissariat.

Si son état de santé ou une infirmité sérieuse empêchent le déplacement, le mandant peut demander qu’un personnel habilité à délivrer une procuration, policier ou gendarme, se déplace à domicile pour établir la procuration. La demande de déplacement doit être faite par écrit et accompagnée du certificat médical ou du justificatif de l’infirmité.

Une procuration peut être établie tout au long de l’année et il n’existe pas de date limite à son établissement.

Néanmoins les électeurs ont intérêt à se présenter dans les services compétents suffisamment tôt avant un scrutin. Il y a non seulement une plus forte affluence dans la semaine précédant le scrutin, mais une procuration trop tardive mettra en péril son acheminement en mairie dans les délais.

Le mandataire ne peut disposer de plus de deux procurations dont une seule établie en France.

Attention, le mandataire ne reçoit plus de volet de procuration. C’est au mandant de le prévenir de la procuration.

Le jour du scrutin, le mandataire se présente muni de sa propre pièce d’identité, au bureau de vote du mandant, et vote au nom de ce dernier, dans les mêmes conditions que les autres électeurs.

Si vous souhaitez voter par procuration à Saint Gratien et si vous recherchez un mandataire, contactez-nous via ce blog !

procuration

Pas de bébés à la consigne !

Une des listes aux municipales de Saint Gratien déclare vouloir « favoriser l’installation de structures d’accueil privées » sur la commune.

Si nous proposons d’augmenter le nombre de places en crèche pour répondre aux nombreuses demandes non satisfaites à Saint Gratien, il est évident pour nous que ces structures doivent être publiques : c’est la garantie d’un accueil de qualité pour les enfants, et de conditions de travail correctes pour le personnel.

Crèches privées ? Attention, danger !

Un reportage de France.tv, dans l’émission « Pièces à conviction » de FR3, à regarder ici pour mieux comprendre les enjeux.

Ci-dessous la présentation de l’émission.

PasBebesConsigneÀ quelques jours des élections municipales, la création de nouvelles places de crèche est un enjeu électoral de poids. C’est le mode de garde préféré des parents, qui promet de socialiser et d’épanouir les tout-petits sous l’œil attentif de professionnels qualifiés et en toute sécurité.

En France, de plus en plus de municipalités cèdent à des entreprises privées la prise en charge de la petite enfance, dans le cadre d’une délégation de service public. Aujourd’hui, la quasi-totalité des nouvelles places est créée dans le privé.

« Usines à bébés » ?

L’enquête menée par « Pièces à conviction » au cœur de certains établissements privés révèle une réalité préoccupante. Des employées et responsables, des femmes pour la plupart, ont décidé de briser le silence et témoignent. Elles dénoncent les problèmes de sous-effectif, comme cette employée seule avec 15 ou 20 enfants, quand elle est censée en gérer 8 au maximum. Certaines crèches se contentent de répondre aux besoins essentiels : des repas, des couches propres, des siestes.

Dans ces conditions, la pédagogie, le développement et la stabilité indispensables au bien-être des bébés peuvent-ils être assurés ? Éducatrices et puéricultrices dénoncent une garde à la chaîne dans des « usines à bébés », et certaines parlent même de « maltraitance institutionnelle ».

Quel contrôle ?

Comment en est-on arrivé là ? « Pièces à conviction » a enquêté sur le versement des aides publiques qui pousse à remplir les crèches. Pourquoi l’Etat encourage-t-il ce système, au détriment de la qualité d’accueil des enfants ? Les crèches privées sont-elles contrôlées et par qui ? Existe-t-il un modèle de crèche idéal ?  

Une enquête de 52 minutes réalisée par Julie Lotz, produite par Brainworks avec la participation de France.tv.