Débats houleux au Conseil (2)

CM 2019-6Le Conseil débat ensuite de l’augmentation des tarifs périscolaires.

La ville avait procédé à une simulation selon des augmentations de +1, 2 ou 3%. L’option +0% n’est pas envisagée. Finalement, seule l’option +2% est présentée au Conseil. Pourquoi ? L’adjointe présentant le dossier botte en touche avec une boutade. Les parents riront certainement beaucoup moins à la réception des factures en septembre 2019. Jugez plutôt…

Question : qu’est-ce qui justifie cette augmentation de +2%, sur des tarifs déjà très élevés ? Voir la comparaison avec des villes voisines ci-dessous.

L’inflation ? Selon une première estimation publiée vendredi par l’Insee, le rythme de l’inflation sur un an a ralenti en mars en France. L’indice des prix à la consommation s’est établi à 1,1%, son plus bas niveau depuis octobre 2017.conseil avril 2019-1.jpg

Alors le prix des fluides ? Non plus car nous avons appris lors du débat d’orientations budgétaires en novembre 2018 qu’à Saint Gratien « en 2019, il est prévu que les dépenses de fonctionnement diminuent de 706 804 €, dont : « le poste énergie [sera] réduit de 186 150 € » ou encore « Le nouveau marché de chauffage signé en juillet 2018 devrait permettre une réduction de ce poste » et « tout comme les dépenses d’eau minorées de 23 000 € au regard des années antérieures ».

Alors les dépenses de personnel ? Non plus ! Car les frais de personnel sont stables, hormis le GVT (glissement vieillesse-technicité)… « Pour la première fois, ce chapitre a connu une diminution de 0,4%, et ce malgré l’impact du GVT » avons-nous entendu lors du débat d’orientations budgétaires de novembre 2018, et pour 2019 : « elles ne devraient évoluer en 2019 que de 0,45% ».

Le prix du repas lui-même ? Le contrat passé avec la Sodexo ne prévoit pas d’augmentation automatique des tarifs.

conseil avril 2019-3.jpgLe mystère reste donc entier : nous ne savons pas ce qui justifie une augmentation de +2% des tarifs des prestations périscolaires.

De plus, une autre question se pose. Depuis 2008, la vile augmente régulièrement les tarifs de +2, voire +3% chaque année. La ville reconnaît une hausse de +11% sur ces années mais nous estimons que cela est plutôt +16%. Problème : les sommes encaissées par la ville sont loin de progresser dans les mêmes proportions. Entre 2008 et 2017, les produits des services n’ont augmenté de 1,1% ! Il y a donc « évaporation » de plus de 9/10è des augmentations ! Sur 10 ans, on a un effet volume négatif. Malgré les prix en hausse, le montant encaissé en 2017 est le même que celui encaissé en 2008. Seule explication : une moindre fréquentation de certains services en raison de la hausse des tarifs. D’où notre idée de dire stop, on arrête la hausse des tarifs : c’est bon pour les Gratiennois et c’est bon pour les recettes de la ville car celle-ci pâtit de l’effet contre-productif des augmentations des prix. Cela ne permet pas d’engranger davantage de recettes. Cela ne marche pas. Est-ce que cette année on peut ne pas augmenter les prix des tarifs et voir l’année prochaine les conséquences ?

À force d’augmenter de +2% voire +3% les prix des tarifs, on arrive à des prix pratiqués ici beaucoup plus hauts que dans le secteur géographique, comme le montre une étude réalisée par une fédération de parents d’élèves. Sans surprise, Saint Gratien applique un tarif minimal bien supérieur à la moyenne, et un prix maximal très au-dessus de la moyenne.

tarifs cantine 1

tarifs cantine 2

La majorité n’est donc pas capable de justifier budgétairement ces augmentations. C’est un « choix politique » se borne-t-elle à répéter. « Il reste un million à la charge de la collectivité ! » s’exclame l’adjointe. « Pas de dérive « supplémentaire ! » abonde l’adjoint aux finances. « Si nous pouvions faire plus de 2%, nous le ferions ! »  Quant au maire, il s’effare : « vous ne posez pas une question, vous faites une démonstration !  » Certes.. « Vous n’avez rien à présenter, posez seulement votre question, vous n’êtes pas là pour faire un exposé ! » nous reproche-t-il. Ceci n’est pourtant pas interdit par le règlement intérieur…  Brouhaha dans l’assemblée qui tente ainsi de sortir le maire du guêpier…

D’autre part, il n’y aura cette année pas de revalorisation de la grille des quotients familiaux. L’intérêt pour les familles lié à ce système est donc progressivement grignoté.

Nous faisons aussi remarquer que la ville pourrait être plus généreuse envers ses agents, qui scolarisent leurs enfants à St Gratien sans y habiter.  Ils sont facturés au QF 8 alors que les enfants de la classe spécialisée le sont au QF correspondant à leurs ressources.

Enfin, la question débattue en commission scolaire sur les 25% de familles qui ne font pas calculer leur QF, n’est pas résolue.  Ces familles sont facturées au QF 10, ce qui porterait le nombre de familles au QF maximal à 28% des familles fréquentant la cantine…

Pour tenter d’y voir plus clair, nous demandons un bilan des activités périscolaires, dépenses et recettes.   

À suivre…

Débats houleux au Conseil (1)

Conseil municipal houleux à Saint Gratien ce jeudi 4 avril 2019. Il devient difficile de nous y faire entendre, entre les désapprobations très bruyantes des conseillers de la majorité pendant nos interventions, ou les injonctions du maire voulant nous restreindre à de simples questions, ou ses interruptions quand il estime que nous ne devons pas faire de propositions en Conseil municipal ! Le tout avec un micro défectueux. Une vraie bataille, donc, pour faire entendre une voix alternative. Heureusement, nous sommes tenaces.

Ci-dessous les principaux échanges, quoique le terme n’est pas très approprié pour ce qui est des débats du Conseil.

parc urbain 2Vote des taux d’imposition de la commune. Nous votons contre pour les raisons suivantes.  

Il y a différentes façons d’augmenter les impôts : on peut supprimer les divers abattements, fixer au maximum la taxe sur l’électricité, augmenter les taux de la communauté d’agglomération (CA Plaine Vallée : +5% en 2018), ou ceux du département (+30% en 2016), ou bien encore augmenter fortement les taux en milieu de mandat pour se féliciter ensuite de ne pas le faire les années suivantes… Ce sont tous ces leviers que la majorité a bien utilisés ces dernières années. Notamment en 2017, les taux ont grimpé de +6% à St G. Les bases aussi sont élevées : tout ceci fait qu’à St Gratien, les impôts locaux sont très lourds pour de nombreux Gratiennois, nous le savons.

Nous nous doutions bien qu’en cette dernière année avant élections… il aurait été étonnant que les taux augmentent.

L’impôt, ce n’est pas diabolique. « Le prix à payer pour une société civilisée »…  Encore faut-il que l’impôt soit juste et que les contribuables sachent à quoi il est employé. Et tout le monde reconnait que la taxe d’habitation est un impôt très injuste.

Dans ces temps de disette budgétaire, à cause notamment de la baisse des dotations d’État, comment faire aussi bien avec beaucoup moins de recettes ? Si, de plus, la recette essentielle pour la commune que sont les impôts reste stable, on sait bien que cela signifie moins d’argent pour les travaux et les services publics locaux, pour les investissements (300€/habitant à St Gratien contre 488€ pour les communes de la strate ; chiffres 2017). Cela entraînera aussi la recherche d’autres financements : l’augmentation annuelle immuable des tarifs des prestations périscolaires, votée dans ce même Conseil. Pas de pitié pour l’usager des services, lourdement taxé, nous le verrons  par la suite dans ce Conseil.

Nous votons contre puisque bien évidemment cette fixation des taux est dépendante du vote du budget, que nous n’avons pas approuvé. D’ailleurs, on devrait voter les taux en même temps que le budget.

Si à terme, tout le monde est exonéré de taxe d’habitation, combien de temps encore allons-nous voter des taux ? Combien de foyers paient encore la taxe d’habitation ? Comment se fait la compensation ? Autant de questions qui restent pour le moment en suspens. La ville attend une réponse des services fiscaux.

Le débat sur cette question est rapidement expédié, le maire-adjoint aux finances se contentant de se féliciter de n’avoir augmenté les taux que deux fois en 25 ans, sans répondre à la première partie de notre intervention sur les moyens plus discrets de le faire tout en se vantant d’épargner le contribuable. Un impôt juste, ce serait rétablir des abattements pour une réelle progressivité. La ville a clairement fait un autre choix. Elle a dû il y a deux ans augmenter les taux pour éponger le surcoût des emprunts toxiques. Tollé dans l’assemblée quand nous le rappelons ! Mais c’est bien la Chambre régionale des comptes elle-même, qui dans son rapport pointait le fait que ce coût » pèserait durablement sur les finances de la ville », et que la « décision d’augmenter les taux de +6% en 2017 faisait partie des actions susceptibles de lui permettre de retrouver des marges de manœuvres en matière financière ».  De dangereux gauchistes, eux aussi, les conseillers de la CRC ?

Le maire, selon sa formule favorite « je ne peux pas vous laisser dire ça » nous affirme avoir prouvé le contraire à maintes reprises. C’est faux, aucun Conseil n’ayant jamais entendu de bilan précis du coût de ces emprunts toxiques.

Quant à la principale responsable du fiasco toxique, à savoir la maire de l‘époque qui a contracté ces prêts sans avis de son Conseil municipal, elle restera muette. Comme on la comprend.   

À suivre…  

Photo : parc urbain

Passerelle au point mort

passerelle 4De nombreux riverains nous interrogent sur les travaux de la passerelle au-dessus des voies du RER rue d’Ermont.

La passerelle côté immeubles des Marais est en effet condamnée depuis des semaines. Il y a dans cette rue un passage important de piétons.  Où en est-on de ces travaux ? Qu’en est-il de l’autre  partie de la passerelle ? Sera-t-elle aussi l’objet de réfection ?

Nous avons à nouveau interrogé la ville lors d’une commission municipale, après l’avoir fait lors du Conseil municipal de février dernier. Pas beaucoup plus d’informations, hélas.

Il s’agit d’un problème de platelage, peut-être érodé à cause du salage. On ne sait pas.  Ce n’est pas la structure métallique de la passerelle qui pose problème mais le revêtement en bois qui après 19 ans, s’est abîmé. Bizarrement le platelage de l’autre côté du pont a moins souffert.

Avant de débuter les travaux, il y a nécessité d’un diagnostic pour bien connaître la cause. Des recherches sont à faire pour savoir si la structure porteuse ne serait pas néanmoins affectée par la corrosion. La ville se rapproche de la SNCF, mais la réponse  de celle-ci tarde à venir. Des constatations doivent aussi être faites sous le pont. Question : doit-on lors des futurs travaux intervenir aussi au-dessus des caténaires ?  Ce qui compliquerait le chantier. Les travaux nécessiteront la recherche d’un maître d’œuvre. Pas facile d’en trouver un pour ce type de travaux, car il y a un risque que le chantier se déroule entre 1h et 4h du matin, s’il faut intervenir sous le pont.

Le financement pourrait se faire sur l’ex-réserve parlementaire de la députée. Le dispositif de financement sera piloté par le Préfet.

En résumé : un chantier au point mort, avec une déviation provisoire qui risque de durer.

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Manque d’oxygène

« Il vous manquera ce petit soupçon d’oxygène dans votre débat. »

roussel .jpgFabien Roussel était l’invité de Sonia Mabrouk, sur Europe 1, le 2 avril 2019.

À voir ici.

Ne pas rater à la fin, la polémique entre Fabien Roussel et Matthieu Belliard sur la non invitation du PCF sur le débat du 10 avril sur CNEWS.

Dans le cadre de sa campagne « Pas sans nous », le PCF appelle à une initiative devant CNEWS.  

En effet, mercredi 10 avril, la chaîne CNEWS organise un débat sur les élections européennes avec six chefs de parti en excluant le PCF. C’est inacceptable ! À l’instar de ce que les communistes ont fait pour France 2, qui a finalement invité Ian Brossat, le PCF appelle à continuer la bataille pour en finir avec le boycott médiatique qui le touche.

Pour protester, vous pouvez :

– interpeller directement Laurence Ferrari sur les réseaux sociaux

– appeler le standard de CNEWS au 01 35 35 35

– participer à un rassemblement lundi 8 avril à 18h30 devant le siège de CNEWS, 1, rue des enfants du paradis à Boulogne (ligne 9 Porte de Saint Cloud).

CNEWS ayant argué du fait qu’il manquait de place sur le plateau pour une 7ème chaise, de façon humoristique, le PCF invite à en apporter une !

roussel 2

Nos questions au Conseil municipal

Voici les « questions orales » de notre groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen » au Conseil municipal du jeudi 4 avril 2019.

Ces questions sont traitées en fin de séance, c’est à dire que le maire y répond, souvent très brièvement,  sans même parfois les lire dans leur intégralité. Il n’y a ensuite pas de débat. Un exercice très limité, donc. Pourtant, nous n’y renonçons pas, avec un seul objectif : favoriser une meilleure information des Gratiennois.

À jeudi pour entendre les réponses !

saint gratien 2019-8Mise en accessibilité des arrêts de bus

Pouvez-vous nous indiquer combien d’arrêts de bus sont encore à mettre en conformité en ville ?

Projet efficacité énergétique du bâti communal

Une convention avait été votée lors du Conseil municipal du 28 septembre 2017 avec l’Arene Ile de France (Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies). Pouvez-vous nous indiquer les conclusions du diagnostic effectué et les actions entreprises ou à entreprendre  (rénovation du patrimoine, optimisation des consommations…) ?

Échéance prêt USD/CHF

Comme chaque année, la date du 1er avril est retenue pour arrêter la parité USD/CHF et déterminer le taux d’intérêt auquel est facturé un des emprunts toxiques auquel a eu recours la ville en 2007. En 2019, quelle est la parité et quel est taux du dit prêt « USD/CHF » ? Y a-t-il un surcoût et de combien ? Quelle est la prise en charge du fond de soutien ?

Festival 2020 

L’équipe culturelle ne travaille pas encore sur le thème 2020, non encore fixé. Pourquoi pas un festival 2020 autour des pays de langue allemande ? Enjeu : promouvoir la langue allemande auprès des Gratiennois, et notamment des plus jeunes en vue de maintenir un flux d’élèves dans les écoles élémentaires de la ville demandant à apprendre l’allemand. Faute d’un flux suffisant, il y a risque que tout l’édifice s’effondre y compris la classe « bi-langue » au collège et «l’abibac » au lycée. Pour la ville l’enjeu n’est pas nul concernant l’attractivité des établissements scolaires qui sont sur son territoire.

Dans le même esprit, ne pourrions-nous pas envisager un jumelage avec une ville allemande à l’image de Soisy, d’Enghien, etc. ? A titre d’information des jeunes Gratiennois ont été reçus à l’ambassade de France à Berlin en présence des deux présidents allemand et français dans le cadre de  « Youth for Peace – 100 ans après la Première Guerre mondiale, 100 idées pour la paix ». Par les contacts noués ici,  il existe une possibilité d’alliance culturelle, qu’un Festival 2020 sur le thème de la langue allemande pourrait amorcer.saint gratien 2019-9

Rampe d’accès handicapés sur les quais de la gare RER

La rampe d’accès pour personnes handicapées sur les quais de la gare RER est-elle en fonctionnement ? Notre groupe, suite à une information comme quoi la rampe n’était pas opérationnelle,  a saisi la SNCF par courrier mais n’a jamais eu de retour. La ville dispose- t-elle de plus d’informations ?

Documents de la médiathèque mis au rebut

Les documents de la médiathèque (journaux et revues) sont mis au rebut lorsqu’ils sont retirés des présentoirs. Pourquoi ne pas les distribuer dans les structures de type EPAHD en ville, comme le suggère une habitante et ainsi permettre aux personnes qui ne peuvent parfois pas se déplacer, de pouvoir bénéficier des documents de la médiathèque ?

Terrain municipal quartier des Marais

La ville possède un terrain à proximité de l’école maternelle des Marais. Y a-t-elle un projet d’aménagement ou de vente ? 

Ouverture d’une librairie au Forum

Après avoir espéré en découvrant quelques travaux dans le local de l’ancienne maison de la Presse au Forum, nous ne voyons plus rien venir… Des informations à ce sujet ?

Local commercial au Forumsaint gratien 2019-10

Des travaux sont en cours dans le local de l’ex-fromager dans le Forum, à côté de la nouvelle salle de sport. La ville peut-elle nous donner plus d’information ?

Travaux du lycée Gustave Monod

Le début des travaux du lycée sont annoncés pour juillet 2019, et dès début juin pour les travaux d’accès pour les camions du chantier par l’avenue de Ceinture (casse des rebords des terre-pleins ; rehaussement de chaussée ; ouverture côté jardin, etc.)

Cet aspect du chantier sera confié à la ville de St Gratien (information qui nous a été communiquée par le lycée le 19/02).

Quid de la contestation des travaux par les riverains ? Il y a eu un référé préventif, qui a été rappelé en commission Travaux de la Voirie/Gestion des Espaces publics en février, qui n’est pas suspensif.

Est-il possible qu’un point complet soit fait sur le démarrage de ce chantier : date début des travaux ; durée ; impact concernant la circulation dans St Gratien ; modalités de circulation des camions ; protections du chantier ; mise en protection des élèves, etc. ?

lycée 4Lors de la dernière commission « Travaux de voirie/gestion des espaces publics », lundi 1er avril, M. le maire a argué d’un début des travaux plutôt en juillet, selon lui. Or, le lycée a fait savoir dès décembre 2018 que les épreuves du bac ne se tiendront pas au mois de juin 2019 à G. Monod, mais seront délocalisées dans d’autres lycées, eu égard au début des dès début juin travaux pour préparer l’accès des camions du chantier sur l’avenue de Ceinture.

La ville dispose-t-elle de la même information ? Quelles sont les modalités d’échanges entre la ville, le lycée et la région concernant ce chantier, dont on parle régulièrement en CA du lycée depuis près de 2 ans, et dont les PV sont publics ?

Enfin, est-il prévu lors des toutes prochaines réunions de quartiers d’évoquer ce chantier qui impactera une partie de la ville pendant plusieurs années ? 

Travaux avenue de Ceinture  

Des travaux d’extension du réseau des eaux usées avenue de Ceinture au niveau de la jetée Tabarly ont démarré le lundi 18 février, nécessitant la neutralisation de l’avenue de Ceinture et la mise en place de déviations, y compris dans St Gratien. Les riverains (côté lycée et donc côté St Gratien) se sont étonnés  de la très tardive information concernant la neutralisation de cette portion de l’avenue de Ceinture.

Un affichage public au sol n’a ainsi été mis en place que très tôt le lundi matin 18 février.

Pourquoi une information aussi tardive ? Quelle est la politique de la ville en matière de communication à l’occasion de ce type de chantier ?

Conseil municipal à Saint Gratien

mairie 2018Le prochain Conseil municipal de Saint Gratien aura lieu le jeudi 4 avril 2019 à 20h30, salle des mariages de la mairie. La séance est publique et ouverte à tous, sans que le public y ait la parole.

Voici les points à l’ordre du jour.

odj CM avril 2019-1odj CM avril 2019-2

Ce n’est pas un scoop, et pas forcément une bonne nouvelle pour les Gratiennois, les taux d’imposition ne devraient pas augmenter en 2019.

Les tarifs des prestations périscolaires, si. Davantage que l’inflation. Forcément une mauvaise nouvelle pour les parents d’élèves. 

Et si, comme nous, vous êtes attachés au marché municipal, envoyez-nous vos avis et propositions éventuelles pour le sortir du marasme qu’il connaît depuis des mois !

marché travaux 21.jpeg bis

Les enfants malades de la pollution

« La pollution de l’air a des conséquences majeures sur la santé des enfants. Plus ils sont exposés jeunes, plus les conséquences seront importantes. » On constate « des asthmes de plus en plus sévères et qui surviennent de plus en plus tôt. »

Jocelyne Just, pédiatre, pneumologue et cheffe du service d’allergologie pédiatrique à l’hôpital Armand Trousseau, à Paris, est interrogée par Stéphane Mandard ; entretien publié sur le site du Monde

Quelles sont les conséquences de la pollution de l’air sur la santé des enfants ?

La pollution de l’air a des conséquences majeures sur la santé des enfants. Je le constate tous les jours dans nos services. A la fois avec des nouveaux cas d’asthme et avec des enfants souffrant d’asthme sévère dont l’état est aggravé par la mauvaise qualité de l’air que nous respirons en Ile-de-France et en particulier à Paris. A chaque pic de pollution, les urgences se remplissent. Mais au-delà de ces épisodes, c’est la pollution de fond que nous connaissons à Paris qui a des effets néfastes sur la santé des enfants.

Outre l’asthme et les allergies respiratoires, la pollution de l’air va avoir des répercussions sur la croissance pulmonaire qui peut être altérée et peut entraîner des dysfonctionnements immunitaires. Elle augmente le risque d’avoir des maladies pulmonaires plus tard et des pathologies vasculaires aiguës comme les AVC ou les infarctus. Des études ont aussi établi un lien avec des pathologies neurologiques comme l’autisme.

En quoi les enfants sont-ils particulièrement sensibles ?

Les enfants sont plus fragiles. Leur appareil respiratoire est immature, c’est-à-dire qu’il n’est pas encore développé. Plus ils sont exposés jeunes, plus les conséquences seront importantes. Des études ont même montré que des mères exposées à la pollution pendant leur grossesse avaient davantage de risque d’avoir des bébés de petit poids, avec des poumons plus petits et avec des risques accrus de devenir asthmatiques.

Les enfants ventilent plus, et de par leur petite taille, ils sont plus proches des sources de pollution comme les pots d’échappements. A la crèche, dès qu’il fait beau, les enfants passent plus de temps dehors et sont donc plus exposés.

Possédez-vous des données épidémiologiques au niveau de l’Ile-de-France ?

Nous n’avons malheureusement pas de données épidémiologiques à l’échelle de l’Ile-de-France. Mais ce que nous constatons, au niveau de la région parisienne, ce sont des asthmes de plus en plus sévères et qui surviennent de plus en plus tôt. Au niveau national, les allergies respiratoires ont explosé. On estime aujourd’hui que 10 % de la population est asthmatique et 30 % sujette à des rhinites allergiques. Et elles s’accompagnent d’une hausse des allergies alimentaires. Si bien qu’aujourd’hui, il n’est pas rare que des enfants cumulent asthme, allergie respiratoire, alimentaire voire cutanée.

A Paris, le fait d’avoir planté des bouleaux, très allergènes, après la tempête de décembre 1999, a contribué à l’explosion des allergies respiratoires. On l’observe à partir de février : avec la conjonction de la pollinisation des arbres et des pics de pollution, on assiste à des crises encore plus sévères car les polluants vont à la fois rendre le pollen plus allergisant et avoir un effet irritant sur les voies respiratoires.

Quelle est la principale source de pollution ?

La première source à Paris et en Ile-de-France, c’est très clairement la voiture. Nos collègues britanniques utilisent d’ailleurs désormais la formule « traffic pollution » pour caractériser les effets de la pollution liée au trafic automobile qui est un cocktail de polluants mixant gaz et particules fines, les particules étant ce qu’il y a de pire sur le plan des dysfonctionnements immunitaires. Aujourd’hui, nous disposons de nombreuses et robustes études scientifiques et médicales qui font le lien avec la survenue de l’asthme et de l’autisme chez l’enfant et de maladies comme Alzheimer ou Parkinson chez l’adulte.

Et plus vous vivez proche d’un axe routier important (ce n’est pas la même chose d’être à 100 mètres ou à 300 mètres) plus ce risque augmente. A Paris, nous vivons tous, à des degrés d’exposition variables, à proximité d’un axe routier. C’est pourquoi il faut absolument trouver des alternatives à la voiture dans les grandes villes. Une étude menée en Californie du Sud a bien montré que lorsqu’on diminue le trafic automobile, on améliore la qualité de l’air et la santé respiratoire des enfants.

À notre échelle, que faire ? Réduire la circulation automobile dans notre ville, c’est possible : Saint Gratien est un petit territoire où nombre de déplacements peuvent se faire à pied, en vélo, à trottinette… Encore faut-il rendre faciliter ces déplacements alternatifs : aménagements cyclables, espace suffisant pour les trottoirs, navette communale, parcs pour vélos et trottinettes sécurisés et abrités, mise en place de pédibus pour accompagner les enfants à l’école à pied et ainsi désengorger les sorties des établissements scolaires d’une circulation très importante…. autant de pistes qu’il nous faut étudier rapidement. Il en va de la santé des enfants gratiennois.

Les beaux jours arrivent ? Hélas ! Pour les écoliers de la commune, cela signifie trop souvent interdiction du sport à l’extérieur, pour cause de pollution accrue en cas de belles journées sans vent… 

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