Le 19 juin, pour gagner !

Certains critiquent beaucoup les abstentionnistes, les désignant même comme de mauvais citoyens. Aussi est-il étonnant de voir dans notre 6è circonscription, une responsable politique, élue, qui, mauvaise perdante, dépitée par la déroute de son candidat au 1er tour, déplore le choix des électeurs et déclare qu’elle ira à la pêche dimanche prochain !

Pour notre part, en bons républicains, nous irons aux urnes ! Pour faire gagner Gabrielle Cathala, députée Nupes, qui portera à l’Assemblée des mesures en faveur de la justice sociale, de la transition écologique, du renouveau citoyen.

Allez, Gabrielle !

La NUPES en tête dans la 6è !

Les résultats à Saint Gratien et dans la circonscription de Gabrielle Cathala, candidate NUPES.

En route pour le deuxième tour, en tête, devançant largement la candidate LREM !

Merci à toutes celles et ceux qui ont permis ce beau résultat ! Une intensive campagne sur le terrain, au plus près des habitant.e.s de nos villes et de leurs préoccupations.

Une nouvelle semaine de campagne débute. Nous y sommes totalement impliqué.e.s pour gagner le 19 juin !

Jacques Villeglé, artiste miroir

Hommage de Pierre Laurent à Jacques Villeglé, disparu le 7 juin 2022
La mort de Jacques Villeglé, dont nous exposions deux œuvres dans l’exposition « Libres comme l’art » organisée il y a quelques mois à l’Espace Niemeyer, nous rappelle la place singulière acquise par cet artiste plasticien hors norme dans l’histoire de notre pays.
Utilisant les affiches collées dans les rues des villes, il a enraciné l’art au cœur de l’espace urbain et de l’espace politique.
Il a inventé de nouvelles formes pour parler de notre actualité et changé notre regard sur l’évènement.
Au Parti communiste, parti militant peuplé de colleurs d’affiches, nous saluons la mémoire de Jacques Villeglé comme celle d’un compagnon, d’un artiste miroir dans lequel nous redécouvrons la vie telle que nous tenterons toujours de l’imaginer.

Ainsi leur histoire serait racontée

« Elles iraient dans les musées et [qu’] ainsi leur histoire [des militants communistes] serait racontée »

C’est avec peine et avec un grand regret que nous apprenons cette après-midi le décès de Jacques Villeglé.

Regret et surprise également, comme nous fûmes surpris cet hiver au détour de l’exposition « Libres comme l’art » organisée par le PCF fin 2021/début 2022, lorsque nous sommes tombé.e.s au sous-sol du siège du PCF nez à nez avec les « déchirements » de Jacques Villeglé.

Un nom, qui en tant que Gratiennois-e-s, ne nous était pas du tout inconnu !

Au point que dans la perspective de l’inauguration vendredi 10 juin, du Plan de la Ville réalisé par Jacques Villeglé, nous avons tiré sur papier les deux photos ci-dessous, afin de les faire dédicacer par l’auteur des montages. Hélas, ce sera donc impossible. 

Avenue Jean Jaurès, 16 mars 1986, affiche lacérée marouflée sur toile, collection de l’artiste

Rue du Cloître Saint-Merri, 25 mai 1974, affiche lacérée marouflée sur toile, collection de l’artiste

Toutes nos condoléances à sa famille et longue vie à l’œuvre de Jacques Villeglé, dont le plan de ville qui sera dévoilé vendredi 10 juin à 19h, derrière la mairie.

En savoir plus

« 122 rue du temple, les présidentielles » est autant le témoignage de la victoire de la gauche en 1981 que la contestation violente qu’a pu soulever la campagne électorale de François Mitterrand.

Réduisant son geste à celui de la présentation du « déchirement », Villeglé donne à voir, tel un miroir tendu à la société, ses débats et ses crises d’opinion. Présentée dans le cadre institutionnel du musée ou de la galerie, l’affiche sera de surcroît soumise à la rencontre avec un spectateur qui peut voir ses idées violemment remises en question par la lacération. Ce n’est d’ailleurs pas sans une certaine ironie que Villeglé raconte ses démêlés avec le PCF : « J’ai eu beaucoup de discussions avec les militants communistes qui me reprochaient d’arracher leurs affiches : je leur répondais qu’elles iraient dans les musées et qu’ainsi leur histoire serait racontée ».

Isabelle Volat et Stéphane Bauer, conseillers municipaux du groupe « St Gratien Solidaire Écologique et Citoyen », adhérents du PCF

La Nupes et les cocos

Les cocos au cœur de la NUPES

Communistes de Saint Gratien, nous sommes impliqués dans la campagne électorale de Gabrielle Cathala, candidate de la NUPES dans la 6è circonscription du Val d’Oise.

Rappelons tout d’abord la position du PCF 95 suite à l’accord entre les formations politiques de gauche et écologistes. « Les communistes sont très satisfaits de l’existence de ce rassemblement des forces de Gauche et écologistes. Le PCF 95 a retiré toutes ses candidatures de chefs de file qui avaient été désignés par ses instances pour soutenir les candidates et candidats de la NUPES et travailler collectivement à la réussite de ce rassemblement pour la population. »

En ce qui concerne la 6è circonscription, le Parti communiste français y est organisé sur la quasi-totalité du territoire, ancré sur le terrain avec un réseau d’élus locaux dans les trois principales villes, et avec un réseau de  militants attachés à une présence régulière au cœur des luttes.

Nous participons donc à cette campagne des législatives pour une Assemblée nationale qui peut, les 12 et 19 juin reprendre les couleurs de la transformation sociale, de la lutte contre les inégalités, de la lutte contre le réchauffement climatique, de la lutte contre l’évasion fiscale, de l’internationalisme, de la culture de paix. 

Comment sommes-nous utiles dans cette campagne ? L’accord à gauche a suscité un espoir immense : l’histoire n’est pas finie après les présidentielles, notre vie quotidienne peut changer significativement si des mesures comme la retraite à 60 ans, l’augmentation des salaires, l’allocation d’autonomie pour les jeunes, des moyens pour les services publics sont mis en œuvre dès le mois de juillet !

La campagne est certes nationale, le mandat de député n’est pas un mandat local. Pour autant, nous restons attachés à lier les questions nationales à notre territoire législatif, tout artificiel qu’il soit.

Nous souhaitons parler de logement, des difficultés des jeunes à se loger, qui les poussent trop souvent à devoir quitter nos villes, de la cherté des loyers, des 1 000 demandes de logement en souffrance à Saint Gratien, de la nécessité de conserver et d’élargir la loi SRU pour que du logement social soit construit dans nos communes, dans toutes les communes de la circonscription.

Nous souhaitons parler de santé, quand nos villes deviennent des déserts médicaux, que nos hôpitaux connaissent de grosses difficultés. Il faut investir notamment par la création de centres de santé, structures publiques qui seules peuvent garantir l’accès aux soins de tous.

Nous souhaitons parler d’école, quand nos établissements scolaires subissent effectifs lourds, absences de remplacements,  manques d’infirmières et de médecins scolaires, manques d’AESH, quand les familles ne peuvent plus accéder à la cantine pour cause de tarifs excessifs.

Nous souhaitons parler transports, au moment où le dérèglement climatique, la pollution de nos villes, imposent des mesures ambitieuses en matière de transition écologique, et que les transports en commun, lignes C, H ou J dysfonctionnent régulièrement faute de moyens.

Nous souhaitons parler de démocratie, de 6è République, au rebours d’élus qui se disent de terrain mais n’apparaissent que le temps d’une élection.

Dans les différentes initiatives auxquelles nous participons, porte à porte, distributions dans les gares ou sur les marchés, déambulations… nous constatons que les habitants nous interpellent sur ces questions.

Cette campagne sera difficile car très courte. Nous regrettons cet agenda qui nous empêche de développer comme ils le mériteraient des sujets comme le financement des propositions, ou comme le bilan de l’activité des élus sortants.

Mais nous apprécions de faire campagne ensemble, avec des amis et camarades socialistes, insoumis, écologistes, membres de divers mouvements et organisations !  

Avec des divergences que nous ne masquons pas, avec nos particularités, notre originalité, nous sommes heureux de nous retrouver autour d’une candidature commune. Une campagne heureuse, pour des jours heureux ! 

 

En mai, écris ce qu’il te plaît…

Voici notre tribune libre, écrite pour le groupe des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». Ce texte est paru dans le magazine municipal de mai/juin 2022.

Au Conseil municipal, nous avons pointé :

Cantine : nouvelle hausse de +3% ! Des tarifs élevés, comparés à ceux de 40 villes du 95 : de 11% plus cher sur le tarif le plus bas à 57% plus cher sur le tarif le plus haut !

Séjours d’été : très faible investissement de la ville : 0,075% du budget municipal ! Pourtant ces séjours ont un intérêt éducatif majeur

 Bientôt un Conseil municipal des enfants : pour rendre les enfants acteurs de la vie locale, il doit permettre la réalisation de projets, et donc prévoir des financements

Des ateliers de réparation de vélos, mais pour rouler en toute sécurité, aucune piste cyclable ne voit le jour, pas de dispositif de recharge pour vélo électrique, toujours pas de parc Véligo à la gare…

Trains : la ville doit relayer le mécontentement des usagers du RER C et de la ligne H 

Finances locales

Annonce par E. Macron d’une nouvelle réduction des dotations d’État de 10 milliards : cela mettrait à mal l’égal accès à un service public de qualité.

L’inflation entame les finances des collectivités. Leurs dotations doivent être indexées sur la hausse des prix.

Une raison de plus pour voter aux législatives de juin pour Gabrielle Cathala, candidate de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Citoyenne !

Isabelle Volat, Stéphane Bauer

Enrico, loin de Moscou

Il y a 100 ans, naissait Enrico Berlinguer, un communiste loin de Moscou

Vous ne naissez pas communiste, vous le devenez. Enrico Berlinguer est né il y a cent ans, le 25 mai 1922, dans une famille où se cultive la mémoire du Risorgimento, l’unité italienne, et dans une ville de Sardaigne, Sassari, berceau d’une autre grande figure : Antonio Segni, chrétien Président démocrate de la République de 1962 à 1964. Pour la petite histoire, il a courtisé Mariuccia, la mère d’Enrico. Pour la grande histoire, ce dernier devient communiste en jouant au poker, à partir de 1934, avec le communiste Pietro Sanna. Dans l’Italie fasciste, il se tourne vers Radio London. En 1943, il rejoint le Parti communiste italien (PCI). Il est alors dans le moule stalinien. Il n’est pas encore la démangeaison du mouvement communiste international.

Cette vocation apparaît en novembre 1956, lorsque les chars soviétiques pénètrent dans Budapest, ville qu’il fréquente régulièrement puisqu’elle est le siège de la FMJD, l’Internationale des jeunes communistes. Il est lui-même, depuis 1950, secrétaire de la Fédération italienne de la jeunesse communiste. Lors d’une réunion de la direction du PCI, Giuseppe Di Vittorio, le secrétaire de la CGIL, qui s’est distancié de « l’intervention », a été destitué par ses camarades. Un seul le défend : Enrico Berlinguer. « En Hongrie, il y a eu une explosion du mécontentement populaire et cela exige que nous en expliquions les causes », il professe. Le jeune Enrico bafoue les dogmes, jusqu’à les faire bafouer par le parti lui-même, dont il devient secrétaire adjoint en 1969 et secrétaire en 1972.

Un eurocommunisme aux caractéristiques différentes

Il prône une voie italienne vers le socialisme. « Nous n’en sommes probablement qu’au début, déclare-t-il lors du congrès de Bologne du PCI en février 1969, alors que l’Europe connaît une forte contestation sociale. Le mouvement ouvrier et démocratique de l’Europe capitaliste n’a pas de chemin droit et facile devant lui. Loin de là ! Mais une telle récupération semble provenir de processus profonds, avoir une signification et une valeur particulières : pour l’Europe elle-même et pour la fonction que la classe ouvrière européenne et l’Europe démocratique peuvent remplir dans le processus révolutionnaire mondial. » Il reprend le thème du « polycentrisme » laissé en friche par le leader du PCI pendant et après la guerre, Palmiro Togliatti, selon lequel le mouvement communiste international devait avoir plusieurs centres. Cela conduira, dans les années 1970, Berlinguer à promouvoir, avec le PCF et le PC d’Espagne, un eurocommunisme aux caractéristiques différentes de celles du modèle soviétique. En juin 1969, lors de la conférence des partis communistes, il expose les divergences entre le PCI et le Pcus à la lumière de la répression de Prague un an plus tôt.

Il poursuit une politique de « compromis historique »

En 1977, il va beaucoup plus loin. Il déclare ne pas vouloir que « L’Italie quitte l’OTAN » « parce que (il) (s)e se sentent plus en sécurité de ce côté » pour mener une politique indépendanteCependant, il s’empresse de souligner qu’en Occident « certains ne voudraient même pas nous laisser commencer à faire (le socialisme), y compris dans la liberté ». Une autre déclaration est choquante. En 1981, suite à la prise du pouvoir par le général Wojciech Jaruzelski en Pologne, il déclare que le « poussée propulsive (…) de la révolution socialiste d’Octobre, le plus grand événement révolutionnaire de notre temps », a été épuisée dans les sociétés d’Europe de l’Est. Pour lui, il faut des « solutions originales » développer le socialisme en Occident.

Originales, les solutions le sont. Il se heurte souvent à ses partenaires communistes dans d’autres pays. De 1973 à 1979, il mène une politique de « compromis historique » : soutien parlementaire aux gouvernements démocrates-chrétiens, au nom de la lutte contre le terrorisme et du nécessaire renouveau démocratique. A la fin des années 1970, il prône une politique « d’austérité ». Dans un contexte de crise et après les conquêtes sociales de 1968-1969, la classe ouvrière doit faire, prône-t-il, des « sacrifices » en échange d’un « nouveau modèle de développement » qui ne repose plus sur la croissance de la consommation, mais introduit des « éléments du socialisme » et concentre les dépenses sur les personnes : culture, santé, formation. On est loin du sens donné aujourd’hui au terme « austérité ».

Peu à peu, le cordon ombilical est coupé avec Moscou. En février 1984, il s’y rend accompagné de Massimo D’Alema, l’un des fossoyeurs du PCI en 1991. Berlinguer, habitué des pays de l’Est, et qui a survécu à un accident de la route en Bulgarie en 1973, voit les couronnes qui leur sont offertes. Il dit alors à son acolyte :« Voici la première loi générale du socialisme réel : les dirigeants mentent toujours, même quand ce n’est pas nécessaire. La seconde est que l’agriculture ne fonctionne pas. (…) La troisième, attention, c’est que les bonbons collent toujours au papier. » C’est son dernier voyage à Moscou. Il meurt le 11 juin 1984, quatre jours après s’être effondré lors d’un meeting à Padoue. Il ne verra pas, le 17 juin, son triomphe du PCI, avec 33,33 % des voix, en tête des élections européennes. Une première et une dernière.

Gael de Santis

Pour aller plus loin

https://www.dailymotion.com/video/x1k1twa

https://lepetitjournal.com/milan/actualites/enrico-berlinguer-le-communiste-reformateur-31133

https://blogs.mediapart.fr/philippe-marliere/blog/110614/addio-berlinguer

https://generationsnouvelles.net/enrico-berlinguer-un-communiste-loin-de-moscou/

Des élu.e.s inspiré.e.s (2)

Suite de nos retours sur la journée consacrée à la transition écologique à St Gratien, samedi 21 mai 2022

 Nous sommes venu.e.s nous informer et prendre des contacts pour faire avancer la transition écologique en ville, avec l’objectif d’être des élu.e.s utiles ! Voici ce que nous avons tiré de nos différents échanges. 

Repair café : nous avons discuté avec les bénévoles du repair café d’Ermont, qui nous ont expliqué le soutien dont ils bénéficient de leur commune (local ; support web…). Ils nous ont commenté la charte du repair café. Une source d’inspiration pour ici ! Notre ville mettrait à disposition une salle dans la MJC du parc, à une fréquence pas encore définie. Mais les Ermontois nous ont dit organiser 3 séances par mois…

Plus d’infos ici sur le repair café d’Ermont 

Géothermie : contact avec un représentant de la communauté d’agglomération. L’idée étant de fournir de l’eau chaude à 40° aux appartements des grands collectifs. Il a pointé le retard que l’on a en IdF concernant cette production d’énergie. Alors que des exemples fonctionnent comme à Villiers le Bel, où tout un quartier de 1500 logements est concerné. On a discuté technique et géothermie « plate ». RDV est donné aux ateliers de la Communauté d’Agglomération Plaine vallée.

Calendrier des réunions CAPV

Atelier Mobilité Bouffémont – Lundi 23 Mai 14h à 17h ; Atelier Ecocitoyen Domont Mercredi 1er juin 18h à 21h ; Atelier biodiversité & Espaces naturels St Gratien Mercredi 15 juin 14h à 17h

Plus d’infos sur la géothermie

Plus d’infos sur le plan climat territorial 

Recyclage des mégots : un sujet que nous connaissons assez bien puisque lors des deux derniers World Cleanup Day, nous avons ramassé en ville un volume de mégots représentant l’équivalent de plusieurs bouteilles, que nous avons ensuite apportées au conseil municipal. Si nous nous sommes félicités du partenariat noué par la ville avec la société TchaoMégot, dont nous avons rencontré hier la responsable de communication, nous estimons que cela traîne.

Un seul collecteur est installé en ville, réservé pour les agents de la collectivité. Alors qu’était exposé hier place Catinat plusieurs matériels urbains (cendriers ; sacs de collecte…) au stand de TchaoMégot. Le prix de ceux-ci ne nous semble pas très onéreux pour un gain pour toute la collectivité. Les explications alambiquées du maire, suivi de près par le binôme de candidat-e-s LR aux législatives ne nous ont pas convaincus. Il y aurait un organisme centralisateur des aides et des taxes qui serait infiltré par des représentants des industriels du tabac. En fait, l’argument qui motiverait le peu d’engagement de la ville serait le coût. Car investir dans des cendriers collecteurs de mégots installés devant les principaux commerces de la ville, cela coûte…

Mise en place d’un parc Véligo à la gare RER : sempiternelle question. Comment se fait-il qu’ici et là des parcs de garages de vélos se créent dans les communes avoisinantes, et que le dossier traîne en longueur à la gare RER de St Gratien ? Grâce aux représentantes sur place d’IdF Mobilités, nous avons obtenu les coordonnées du service ad hoc en charge de l’implantation de parc Véligo près des gares. Nous allons lui écrire et faire part de nos doléances pour les cyclistes gratiennois-e-s.

Pour mémoire, nous nous sommes à de nombreuses reprises exprimés sur ces questions https://isabellevolat.fr/2022/02/14/appreciation-tres-defavorable-des-cyclistes-gratiennois/

https://isabellevolat.fr/2021/07/19/plu-la-ville-de-demain/  

Éducation populaire en matière d’économies d’énergie : l’Ademe s’appuie sur l’association Inven’terre qui prend son bâton de pèlerin et informe des foyers gratiennois de mesures très pratiques pour économiser sur leurs factures d’énergie, notamment d’eau. Mais pourquoi avoir arrêté cette expérience en ville, dont 76 foyers ont pu bénéficier des conseils il y a 2 ans ? Et si on veut aller au bout de la logique qui est de réduire le budget consacré aux dépenses énergétiques, pourquoi ne pas parler avec la CDC qui est la maison mère d’au moins un bailleur social aux Raguenets de l’installation de panneaux solaires sur les toits des immeubles… comme cela existe à Épinay où à Montmorency, pour produire de l’eau chaude… ? On va mettre en lien les acteurs. Et faire en sorte que la structure qui sensibilise des foyers gratiennois travaille aussi avec le Conseil de la Vie Lycéenne du lycée Monod qui s’est engagé dans des projets relatifs à la transition énergétique…  Être utiles…

En savoir plus sur l’association Inven’Terre

Stéphane Bauer

Des élu.e.s inspirée.e.s

Ce samedi 21 mai 2022, nous avons accompagné les candidates de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES) pour des échanges sur le développement durable, à l’occasion de la journée municipale intitulée « Inspirations durables ». Nous reviendrons ici régulièrement sur la campagne des législatives de Gabrielle Cathala et Catherine David.

Associations, institutions, partenaires divers étaient rassemblés sur la pelouse du château Catinat : de « Citoyennes de la République » et ses jus de fruits 100% naturels, mixés à la force de la pédale (!) à l’atelier de réparation de vélos, en passant par Véligo et ses vélos à assistance électrique en location, de « Tchaomégot » qui recycle ce petit déchet très polluant qui jonche nos rues, à la communauté d’agglomération et son plan Climat territorial, du Siare qui exposait les problèmes liés à l’eau et à son assainissement au stand de miel local… les sujets « durables » ne manquaient pas.

Nos rencontres ont été fructueuses sur tous ces thèmes qui nous tiennent à cœur depuis longtemps.

N’avons-nous pas dès 2020, alerté sur la pollution due aux mégots jetés sur les trottoirs, et leurs nécessaires collectes et recyclage ? Aussi, avons-nous été particulièrement attentifs aux solutions proposées par « Tchaomégot » jeune entreprise qui propose des solutions à la collectivité… encore faut-il que celle-ci veuille bien y consacrer quelques moyens ! L’affaire n’est donc pas finie, et il faudra être vigilants pour que cela ne reste pas un effet d’annonce.

N’avons-nous pas interrogé depuis longtemps la ville sur le fait que nos réseaux d’assainissement restent unitaires, malgré la réfection de voirie dans de nombreuses rues, et malgré le fait que les nouvelles constructions soient soumises à l’installation de réseau séparatif sur leur domaine ? Continuer d’envoyer les eaux pluviales engorger les stations d’épuration n’est pas souhaitable. Il y a certes des moyens financiers importants à investir mais quand on refait une rue, n’est -ce pas pour des dizaines d’années ?   

N’avons-nous pas depuis de nombreuses années réclamé que la ville prenne enfin le tournant des transports doux, notamment le vélo et la marche, en veillant que nos trottoirs permettent une circulation aisée des piétons, poussettes et autres  fauteuils roulants ? Que la ville soit équipée d’aménagements cyclables permettant aux cyclistes de rouler et de se garer en toute sécurité ? Pistes cyclables, arceaux protégés et judicieusement implantés, parcs à vélos dans les écoles, parc Véligo à la gare, double sens cyclable… nos propositions se heurtent pour le moment à l’argument de rues trop étroites pour tout partage de la chaussée… mais nous ne désespérons jamais.

N’avons-nous pas dès 2014, proposé d’équiper nos immeubles et autres bâtiments publics de panneaux solaires permettant la production d’eau chaude à moindre coût ? Ou suggéré de réfléchir au principe de géothermie, dont un spécialiste nous a dit hier qu’elle permettrait de réaliser 80% du chauffage urbain ? N’avons-nous pas proposé la collecte des déchets verts, quand tout le monde nous opposait son coût prétendument insurmontable ? N’avons-nous demandé à préserver en ville des espaces naturels pour la promenade des humains mais aussi pour aider à préserver la biodiversité, notamment le parc urbain ou la casquette du BIP ?

Quelques regrets toutefois à propos de cette journée. Bien peu d’habitants malgré le soleil. Pourquoi ne jamais délocaliser dans les quartiers, endroits plus propices à la rencontre avec les enfants, les jeunes ? Raguenets ou Marais aimeraient aussi accueillir les manifestations municipales. Davantage de publicité serait aussi bienvenue, comme quelques stands un peu plus ludiques ou conviviaux, petite restauration ou buvette auraient mérité une place plus importante. Mais surtout, une politique municipale réellement tournée, tout au long de l’année, vers le développement durable, sensibiliserait et engagerait davantage les habitants dans cet enjeu essentiel pour notre vie future. Une ville plus « inspirée », avec des actions fortes et concertées, pour une vraie transition écologique ! Ça nous inspire !