Trop loin

Nous réagissons à une déclaration scandaleuse de J. Eustache, qui a désormais son rond de serviette sur CNews.

Selon J. Eustache, « il faudrait stopper toute construction de HLM en Île-de-France tant qu’on n’aura pas redéfini les critères de peuplement » parce que ça fait 20 ans « qu’on fait des ghettos ».

70% des Francilien.nes sont éligibles au logement social. Des milliers de demandes de logement non satisfaites s’entassent dans toutes nos villes. Des milliers de personnes, de familles, sont confrontés au mal-logement. Y compris dans celles gérées par les ami.es de madame Eustache, qui refusent d’appliquer les 25% de logement social, et sont donc des hors-la-loi. 62 333 val d’oisiens étaient en attente de logement en 2018. Où madame Eustache veut-elle les envoyer habiter ? Que leur propose-t-elle ? D’attendre 10 ans de plus ? De rester dans leur logement surpeuplé, ou insalubre ? Aux jeunes de rester chez leurs parents ?

Il faut « revoir les critères de peuplement ». C’est-à-dire ? Peut-être envoyer ailleurs les pauvres, les familles modestes, les étrangers ? Le logement social aboutirait à constituer des « ghettos », quand quasiment les trois quarts des habitants de notre région peuvent y prétendre ? Quelle erreur, et surtout quel mépris pour toutes ces populations ! Mépris de la France dite « périphérique », la France « des banlieues » !

Mais au fait, aux affaires de notre ville depuis 40 ans, qu’a donc fait madame Eustache pour éviter les « ghettos » ? Elle ne manque jamais une occasion de se glorifier des 32% de logements sociaux que compte Saint Gratien, et surtout d’en prendre prétexte pour ne plus en construire. Mais la grande majorité d’entre eux ont été bâtis dans les années 70, bien avant l’arrivée en mairie de madame Eustache. Les opérations immobilières « de standing » construites en centre-ville par la majorité de J. Eustache ne comptent aucun logement social, celui-ci étant cantonné dans les quartiers périphériques.

La seule politique du logement n’explique pas les « ghettos ». D’autres données sont à prendre en compte. Les difficultés de liaisons entre les quartiers, séparés par des routes à forte circulation ou par des voies ferrées difficilement franchissables, mais aussi la concentration en centre-ville des équipements culturels ou sportifs de la ville : voilà qui concourt fortement à « ghettoïser » certains quartiers !

Experte en « ghetto », à Saint Gratien J. Eustache a su faire fermer un foyer d’hébergement, démolir un foyer de jeunes travailleurs : elle aura ainsi contribué à revoir sur sa ville « les critères de peuplement. »

En détruisant un city-stade, elle aura, en les privant d’un équipement sportif unique dans le quartier, « ghettoïsé » un peu plus les jeunes des Raguenets. Un passage entre deux immeubles a été muré, rendant plus difficile la circulation piétonne des habitan.es. Le poste de police est inoccupé. La Poste annexe aux Raguenets a fermé. Dans le centre-ville, l’antenne de la CAF aussi, sans une opposition offensive de la municipalité.

Parlons donc aussi de politique associative, culturelle, éducative, d’investissement dans les écoles, d’emploi, de santé, de moyens humains et financiers pour accompagner certaines familles modestes ou étrangères.

Ce n’est pas la classification « HLM » qui fait le ghetto : c’est la vie difficile qui est faite aux familles, aux jeunes qui y vivent, et encore davantage en ces temps de pandémie. La baisse des APL, la disparition des services publics, la dégradation des conditions d’apprentissage : voilà ce qui contribue à la formation des « ghettos ».

Bien au contraire des idées extrêmes de J. Eustache, il faut construire bien davantage de logements sociaux. Il faut intégrer du logement social dans TOUT nouveau programme immobilier, à Saint Gratien comme partout ailleurs.

Bien au contraire, il faut que toutes les communes respectent le quota de 25% de logement social.

Bien au contraire, il faut que le gouvernement lance au plus vite un plan d’urgence pour le logement, en aidant la construction de logement social par une aide massive à la pierre, pour engager la construction de plusieurs centaines de milliers de logements sociaux.


J. Eustache le dit elle-même : « je vais très loin. » Trop loin, et surtout dans une très mauvaise direction.

Révolution verte

La révolution écologique est possible ! Pour concilier justice sociale et écologie, relocalisons les productions, disons non aux traités de libre-échange qui transportent les marchandises sur de longues distances, reconstruisons un grand service public de l’énergie pour sortir des énergies carbonées.

Ces mutations auront des répercussions immenses dans le domaine de l’emploi. Cela ne peut se faire qu’avec les salarié.es. Écouter leurs propositions alternatives, leur donner la possibilité d’accéder à des formations pour des emplois plus écologiques : c’est le sens de la proposition du PCF pour une loi de « sécurité emploi-formation ». L’évolution de nos modes de production ne peut réussir qu’avec les salarié.es.

Ci-dessous un article d’Alain Pagano, responsable de la commission  »             Écologie » du PCF, et son portrait à l’occasion des élections régionales de 2015.

Elections Régionales 2015 : le portrait d’Alain Pagano [Parti Communiste] – YouTube

 

Vive la Commune !

La Ville de Paris va lancer une série d’événements pour marquer le 150e anniversaire de la Commune, à partir du 18 mars, date de début du soulèvement populaire de 1871.

Lu dans le JDD (mais il y a aussi un numéro spécial de l’Humanité sur la Commune !)

Les silhouettes de 50 communards comme Louise Michel et Gustave Courbet, dessinées par Dugudus, seront exposées dans Paris le 18 mars.

Cinquante communards tenus par 50 Parisiens d’aujourd’hui. Le 18 mars, date du premier jour de l’insurrection de 1871, des silhouettes grandeur nature de figures historiques comme Louise Michel ou de personnages inconnus comme la brancardière Hortense Machu seront dressées au pied du Sacré-Cœur. Une façon de marquer l’anniversaire du début de ce soulèvement populaire.

Près d’une cinquantaine d’événements sont prévus dans Paris, jusque fin mai, pour rappeler les neuf semaines de la Commune : lectures de textes, chansons, conférences… La plupart de ces temps forts auront lieu en plein air, en raison du contexte sanitaire, comme cette exposition élaborée par le comité d’histoire de la Ville de Paris. Des représentations de théâtre immersif seront organisées dans l’espace public. Le 2 avril, le procès de Louise Michel sera rejoué par des acteurs dans la mairie centrale, et filmé pour une retransmission en ligne.

La municipalité y consacre 70.000 euros, essentiellement en subventions à des associations. C’est justement l’octroi d’une aide aux Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 qui a provoqué une passe d’armes entre droite et gauche lors du Conseil de Paris de février. Rudolph Granier, élu LR du 18e, s’était insurgé contre une subvention à cette association qui, selon lui, « glorifie les événements les plus violents de la Commune« , comme les incendies de l’Hôtel de Ville et des Tuileries.

Laurence Patrice, adjointe (PCF) d’Anne Hidalgo chargée de la mémoire et du monde combattant, précise au JDD qu’il ne s’agit pas d’une célébration ou d’une commémoration, « à la connotation un peu mortuaire« , dit-elle, mais « d’évoquer ce moment historique et de lui redonner son sens dans l’histoire de Paris« .

« Au-delà des violences dans les deux camps, mais qui ont fait des milliers de morts chez les communards [plus de 7.000 morts lors de l’écrasement de l’insurrection fin mai 1871], nous voulons montrer l’expérience de démocratie sociale qui a eu lieu pendant ces quelques semaines, explique l’adjointe. Les Parisiennes et Parisiens ont pris des décisions qui ont encore un écho aujourd’hui, comme l’égalité salariale entre femmes et hommes, la séparation de l’église et de l’État, la réquisition de logements libres. » Et d’ajouter : « Bien souvent, le grand public ne connaît que le nom de Louise Michel, nous voulons faire émerger d’autres personnalités.« 

Les 50 silhouettes, dessinées par l’affichiste Dugudus, joueront le rôle d’ambassadeurs itinérants dans Paris, puisqu’elles seront accrochées devant l’Hôtel de Ville, la gare de l’Est, etc. Des textes, écrits par l’historien Hugo Rousselle, présenteront ces communards célèbres – comme le peintre Gustave Courbet, l’écrivain Jules Vallès, le photographe Nadar – ou d’autres oubliés.

Dugudus, 33 ans, a respecté les détails historiques des costumes, notamment de gardes nationaux, en lien avec des conservateurs du musée de l’Armée, « jusqu’aux gâchettes des pistolets! » Pour les visages, il a cherché des photos, souvent un cliché unique, celui pris par les forces de l’ordre lors de l’arrestation des insurgés. Hugo Rousselle et lui ont ajouté le personnage anachronique de Gavroche et le poète Rimbaud (dont on ne sait s’il a participé à la Commune). « Tous sont représentés avec un cerne noir pour mieux ressortir, dit-il, et en couleur pour les rapprocher de nous.« 

Il y a cinquante ans, l’artiste Ernest Pignon-Ernest installait des pochoirs de gisants à Montmartre pour rappeler la Semaine sanglante. Dugudus veut plutôt mettre en avant « l’esprit festif du début de la Commune« .

Écouter ici un entretien avec Dugudus

La forêt, notre bien commun

La forêt de Montmorency fait face à une grave crise sanitaire, elle aussi. Le Covid forestier s’appelle la maladie de l’encre. Des élus locaux critiquent la gestion de l’ONF, qui a procédé à des coupes rases des parcelles malades. Que penser de cette querelle et comment assurer la sauvegarde de cette forêt qui nous est tellement essentielle ? Quel rôle pour l’ONF ?

La forêt domaniale de Montmorency est touchée par une grave crise sanitaire. Composée à 72% de châtaigniers, elle est durement attaquée par « la maladie de l’encre ». Il s’agit d’un champignon microscopique qui attaque les racines des arbres et finit par les faire tomber. Il n’y a pas de remède.

« La maladie de l’encre est un pathogène à mi-chemin entre le champignon et l’algue, explique Michel Béal, directeur Ile de France Ouest de l’Office National des Forêts. Il se déplace dans le sol et c’est vraiment le dérèglement climatique qui favorise son développement« . Hivers doux, printemps pluvieux puis étés de sécheresse sont dévastateurs pour les forêts, la maladie de l’encre n’est pas due au hasard.

Depuis deux ans, l’Office National des Forêts (ONF) multiplie les « coupes sanitaires » des châtaigniers de Montmorency sur des dizaines d’hectares. « Nous faisons des coupes en hiver et nous replantons à l’automne, poursuit Michel Béal, mais nous remettons d’autres essences qui ne craignent pas cette maladie, comme le chêne, le cormier ou le merisier« . Environ 80 hectares de châtaigniers ont dû être coupés en forêt de Montmorency, qui pourrait perdre encore 200 à 300 hectares de châtaigniers d’ici 5 ans, soit en tout 20% de sa superficie.  

Pour l’instant, « la forêt de Montmorency est la seule d’Ile-de-France à être classée en crise sanitaire par l’ONF depuis 2018« , explique Michel Bréal. Le plan de gestion habituel n’y est donc plus applicable, et les forestiers sont « débordés« , ajoute-t-il. Depuis que la maladie a pris de l’ampleur, les forestiers ont dû augmenter la surface des parcelles d’arbres à abattre.

En attendant de meilleures solutions, l’ONF travaille sur le sujet avec le ministère de l’Agriculture et des scientifiques de l’INRAE (Institut national de recherche en agriculture, alimentation et environnement). Une chercheuse a été spécialement dédiée pour la première fois à cette maladie.

La gestion de l’ONF est très critiquée par des élus d’Île-de-France qui contestent les coupes effectuées en forêt de Montmorency et demandent dans une tribune parue dans la presse locale un « moratoire » sans qu’on comprenne bien leurs propositions alternatives. La cause des coupes rases serait selon eux les difficultés financières de l’ONF et l’injonction faite aux agents de « rentabiliser » la forêt en vendant du bois. Le maire de Saint Gratien est signataire de la tribune.

Étonnant de voir que ces élus -tous de droite- découvrent soudain les méfaits de la course au profit ! Pourtant dans leurs communes respectives ils confient au privé à tour de bras la gestion des services publics locaux.

Il est vrai que l’ONF est un service public gravement menacé. Sur les 15.000 emplois que comptait l’ONF en 1985, il en reste moins de 9.000 en 2018, dont seulement 4994 fonctionnaires. La réduction des postes se poursuit. On sait qu’il y a à l’ONF un climat social délétère, apportant nombre de suicides, dépressions, démissions.. « Nous, agents de l’ONF, avons besoin du soutien des citoyens car aujourd’hui nous faisons face à une perte de sens de notre métier », alerte le personnel de l’ONF. Lors d’une récente manifestation, un épouvantail habillé en agent et pendu à un arbre rappelait la grande détresse dans laquelle se trouve la profession.

Il est impératif de pérenniser l’existence de l’ONF et d’en augmenter ses effectifs. Il faut bien évidemment que cet organisme reste public pour garantir une gestion nationale et indépendante de tout intérêt financier privé. Il faut valoriser les compétences de l´ONF et réaffirmer le rôle et les missions de service public forestier au service de l´intérêt général et de la biodiversité. La forêt est un bien commun et non une marchandise.

Le rôle de l’ONF est d’autant plus primordial aujourd’hui, dans le contexte du dérèglement  climatique. La préservation et le développement des surfaces boisées constitue un enjeu essentiel. Les forêts étant indispensables pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et pour la sauvegarde de notre biodiversité, leur entretien et leur surveillance sont primordiales.

Or, le gouvernement promeut le productivisme, la surexploitation du bien public, une sur-mécanisation, la quête de rentabilité, et la filialisation des activités concurrentielles de l’ONF. C’est cette vision du rôle de l’ONF qui est problématique.

Les agents ONF des différents syndicats s’inquiètent également du fait que le texte de la loi Climat fasse l’impasse sur la question des forêts, alors que la convention citoyenne avait reconnu l’importance de « valoriser les compétences de l’ONF et réaffirmer le rôle et les missions de service public forestier au service de l’intérêt général et de la biodiversité ».

Pour sauver la forêt de Montmorency, et toutes les forêts de France, pas d’autre solution que de réinvestir dans le service public de l’ONF.  

L’Office National des Forêts est un établissement public créé en 1964 mais héritier de 700 ans de foresterie française, placé sous la tutelle du ministère de l’agriculture et de l’alimentation ainsi que du ministère de la transition écologique et solidaire.

Un vaccin pour toutes et tous

Les vaccins contre la COVID-19 sont encore largement inaccessibles à une grande partie de la population, que ce soit dans le monde, en France ou en Europe.

Cette inégalité d’accès aux vaccins favorise l’apparition et la propagation de nouveaux variants du virus. Cela rend non seulement la pandémie plus longue, mais fait aussi de nombreuses victimes.

Pourtant, une solution existe pour assurer le libre accès à un vaccin pour toutes et tous.

Les droits sur les brevets doivent être levés et les vaccins doivent être accessibles à toutes et tous.

Ainsi nous pourrions mettre fin à cette pandémie bien plus rapidement.

Des citoyennes, des citoyens et des organisations de gauche européennes se mobilisent pour que la Commission européenne s’engage à faire des vaccins et des traitements anti-pandémiques un bien public mondial, gratuit pour toutes et tous : c’est l’initiative citoyenne européenne « Right to Cure« , soutenue par plus de 200 organisations dans 13 pays européens. Une initiative citoyenne européenne est un moyen de proposer une proposition de loi concrète à la Commission européenne. Il faut un million de signatures dans toute l’Union européenne.

Signez afin que la Commission européenne prenne des mesures pour faire des vaccins et des traitements anti-pandémiques un bien public mondial, librement accessible à tous.

Signez ici

 

 

8 mars 2021

Faut-il le répéter, le 8 mars n’est pas la « journée de la femme » (il est donc inutile voire stupide de nous faire un cadeau !) mais la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Partout dans le monde le 8 mars, des mobilisations ont lieu pour gagner l’égalité entre les femmes et les hommes. En France, la dernière manifestation dans la rue le 8 mars 2020 a réuni 150 000 manifestant.es.

La crise sanitaire n’a fait qu’aggraver la situation des droits des femmes :  augmentation des violences sexistes et sexuelles, des charges domestiques et familiales, de la précarité, un droit à l’avortement fragilisé et les questions d’égalité professionnelle oubliées.

Pendant cette crise, l’utilité sociale de nombreuses professions très féminisées a été mise en lumière et l’urgence de leur revalorisation est encore plus criante. Que ferait-on sans les femmes enseignantes, caissières, infirmières, aides-soignantes, femmes de ménage … ?

La question des droits des femmes est toujours d’actualité dans notre pays. Des exemples ? La France ne compte que 4 % de femmes cheffes d’orchestre, elles sont plus de 30 % à être à temps partiel, contre 7% chez les hommes, et l’écart de salaires entre les hommes et les femmes est toujours de 25 %. Chaque jour à partir de 15h40, les femmes travaillent gratuitement. Cette heure symbolise le « quart en moins » de salaire.

Les discriminations, les violences sexistes et sexuelles sont légion. 94 00 femmes victimes de viols ou tentatives en France par an !

Et si les femmes représentent 47% des député.es, elles ne sont que 20% des maires et 12% des président.es d’intercommunalités.

Selon l’ONU, dans le monde 47 millions de femmes et de filles dans le monde passeront sous le seuil de pauvreté en 2021 à cause de la pandémie de coronavirus, annulant ainsi des décennies de progrès.

Enfin, les femmes restent les grandes oubliées de l’histoire. À Saint Gratien, seules 9 rues portent des noms de femmes… contre 85 des noms d’hommes.  

Une fois n’est pas coutume, la télé met à l’honneur ce 8 mars 2021 une femme oubliée et pourtant exceptionnelle, Martha Desrumeaux, ouvrière communiste.. et féministe !

Lire ici 

Un peu d’histoire…

La journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars est une journée internationale mettant en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes.

Elle est issue de l’histoire des luttes féministes. À la suite d’une proposition de Clara Zetkin en août 1910, l’Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première « Journée internationale des femmes » et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Depuis, des rassemblements et manifestations ont lieu tous les ans.

Clara Zetkin

C’est la Russie soviétique qui est le premier pays à l’officialiser en 1921 en en faisant un jour férié. C’est finalement en 1977 que l’ONU officialise la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée en faveur des droits des femmes. C’est une journée de manifestations à travers le monde et l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société et de revendiquer plus d’égalité en droits.

Ci-dessous, l’éditorial de l’Humanité en ce 8 mars 2021, qui bien qu’écrit par un homme… est un beau texte féministe !

Éditorial. Universalité

Lundi 8 Mars 2021, Christophe Deroubaix dans l’Humanité

Dans un monde idéal, le 8 mars n’existerait pas. Ou alors à titre commémoratif, afin de célébrer la pleine égalité enfin atteinte. Mais on sait que, dans un monde réel qui tend vers l’idéal, cette quête demeurera permanente. Avec la même ligne d’horizon en vue, chaque avancée ouvrira une nouvelle perspective qui elle-même permettra d’autres percées. Un cap a incontestablement été franchi ces dernières années avec ce qu’il est convenu d’appeler la « libération de la parole », lointaine cousine de la « libération sexuelle », toutes deux ayant la fonction d’un coup de masse fissurant un édifice séculaire : le patriarcat.

On mesure sans doute la puissance de cette vague que nous décrivons, dans notre une du jour, comme « irrésistible » à la pauvreté des arguments des syndics de l’ordre établi. Ici, ils tentent d’assimiler la partie au tout, en instrumentalisant des formes d’actions marginales afin de discréditer ce puissant mouvement. Là, ils entendent jouer de la déstabilisation d’hommes qui se sentent sincèrement perdus ou stigmatisés au milieu de ce réagencement historique dans l’ordre des genres.

Si cela va sans dire, cela va sans doute mieux en l’écrivant : il ne s’agit pas d’un combat des femmes contre les hommes, d’une bataille de la moitié de l’humanité pour elle-même contre l’autre moitié, de retourner les armes, mais de désarmer. Fidèles à un « esprit Mandela », plus moderne que jamais, assumons que la fin du patriarcat émancipera les femmes ET les hommes, libérant les unes et les autres du poids – à la hauteur de ce qu’il leur a fait vivre – d’un système d’assignation et de domination. C’est donc un combat de l’humanité tout entière pour sa propre réalisation. Échappant, année après année, à une sorte de piège de « saint-valentinisation » (dessécher une belle idée en la confinant), le 8 mars se hisse, peu à peu, au calendrier de l’émancipation, à la hauteur de l’universalité d’un 14 Juillet.

Vive la pub ?

Petit retour sur les principaux points du Conseil municipal du 11 février 2021, et nos appréciations sur les différents dossiers.

Nous avons voté contre le contrat de concession pour la disposition, l’installation et l’entretien du mobilier urbain. Voici pourquoi.

Par « mobilier urbain », il faut entendre principalement les panneaux publicitaires,  d’affichage municipal, d’affichage libre et les abris-bus. Ni les bancs, ni les poubelles, ni les arceaux à vélos… ne sont ici concernés. La ville s’engage sur 15 ans, l’affaire n’est donc pas anodine et mérite un débat approfondi. Le contrat a été préparé par la commission d’appel d’offres, mais c’est le maire lui-même qui a poursuivi les négociations avec la société Decaux pour aboutir à la proposition présentée au Conseil municipal. Le contrat concerne donc l’installation du nouveau mobilier, son entretien et le versement d’une redevance à la ville (45K€ annuels et une part variable très aléatoire). Il s’agit de mobilier « rénové » qui pourrait être changé à mi-contrat pour faire évoluer les panneaux digitaux ou numériques.

Nous regrettons depuis le début l’absence de toilettes publiques dans ce contrat alors que la demande s’est fortement exprimée en ville, notamment lors de grands événements comme le festival, le marché de Noël (les commerçant.es sont alors autorisé.es à utiliser les toilettes de l’école Grusse Dagneaux !), mais aussi pour la vie quotidienne.. C’est une demande que nous avons portée en Conseil municipal dès septembre 2019 et ensuite à chaque commission. Les  seuls sanitaires de la ville sont implantés au parc Barrachin et au jardin du petit lac, mais les deux sont laissés à l’abandon sans entretien. Le maire argue de trop « fortes contraintes techniques » (évacuation d’eau et électricité) qui empêcheraient cette installation. On reste pantois devant l’argumentation… Comment font donc les communes voisines ?

Decaux est aussi le leader mondial de mobilier urbain concernant les transports alternatifs. C’est donc une belle occasion manquée pour équiper la ville de matériels performants dans ce domaine. Existent notamment des bancs appelés « 3 en 1 » avec abris à vélos intégrés et prise pour recharge téléphonique. Selon le maire, puisque c’est la collectivité qui entretient ce mobilier, cela n’avait pas à rentrer dans le contrat avec Decaux. (Nous reviendrons sur ce sujet car on ne peut se satisfaire des équipements gratiennois dans ce domaine !)

Oubliée aussi la demande d’abris à poussettes au pied de l’aile des affaires scolaires…

Quid de l’information municipale ou culturelle dans les différents quartiers de la ville ? Les habitant.es des Raguenets notamment se plaignent d’un manque d’information culturelle. Il faut être particulièrement attentif à l’emplacement des supports informatifs.

Y a-t-il vraiment nécessité d’une colonne culturelle ? Elel était initialement prévue devant la mairie. Nous pensons qu’il faut revoir cet emplacement, pour un endroit plus central et plus passant, à la gare ou en centre-ville. C’est ce qui sera finalement retenu, la colonne sera implantée rue Berthie Albrecht.

On ne peut que s’étonner du fait qu’il n’y ait pas eu de redevance annuelle versée par Decaux dans le précédent contrat qui courait sur 12 ans. Étonnant pour une ville qui se pique régulièrement d’une « gestion rigoureuse »…

Nous nous interrogeons sur le pourcentage requis pour obtenir le versement de la part variable de la redevance. La ville peut-elle vraiment espérer une redevance de 65K€ ? Le seuil nécessaire pour déclencher la part variable sera-t-il jamais atteint ? Ce n’est pas le cas par exemple dans le contrat qui nous lie avec Indigo pour le stationnement payant.  On peut se demander si Decaux encaissera sur Saint Gratien les 400K€ de recettes publicitaires nécessaires pour déclencher cette part de redevance. Difficile à dire, puisqu’il est impossible de savoir quel chiffre d’affaires Decaux a réalisé ces dernières années à Saint Gratien.

Enfin, une remarque plus générale, qui n’a pas été abordée en Conseil municipal où nous aurions vite été coupé.es pour « hors sujet » ! Nous sommes très critiques sur la politique de la ville en matière de concessions. Celle du marché rapporte certes environ 45K€ par an à la ville mais la gestion commerciale laisse grandement à désirer. Indigo gère le stationnement payant (194 places au P1 et 594 places en voirie, contre une redevance de 6000€ à la ville) mais son rapport d’exploitation n’a pas été présenté au Conseil municipal. Pas de débat donc sur cette question. La ville pratique également depuis des années une politique d’externalisation des services : la restauration scolaire est confiée à la société Sogérès (tarifs élevés et qualité médiocre des repas), l’entretien des bâtiments communaux est assuré par la société Saturne (qualité du service remise en cause, notamment par les utilisateurs des locaux scolaires). La liste n’est pas exhaustive. Pour quels services rendus à la population ?

À suivre…

Terres de Gonesse, la ferme maraîchère de la région parisienne

ZAD de Gonesse : soutien et solidarité avec les opposants à la gare de plein champs de la ligne 17

Déclaration du PCF

Ce mardi 23 février les occupants de la ZAD de Gonesse ont été expulsés par les forces de l’ordre.

La vingtaine de personnes présentes sur place, pour la plupart jeunes, a été conduite au commissariat de Pontoise.

Une délégation du PCF, composée de Fabien Gay, sénateur, Didier Mignot, conseiller régional d’Île-de-France et Hervé Bramy, membre de la commission Écologie du PCF, s’était rendue sur la ZAD la veille pour renouveler le soutien du PCF au CPTG (collectif pour le Triangle de Gonesse), à ses membres dont les associations environnementales et, surtout, à Bernard Loup, son président qui a fait l’objet d’une condamnation du tribunal à la demande de Valérie Pécresse, présidente de la Région IDF.

Nous renouvelons également notre soutien et notre solidarité aux occupants pacifiques de la ZAD et nous demandons leur libération.

Décidément, pour la majorité de droite de l’Île-de-France comme pour le gouvernement, le chemin est difficile à parcourir pour affirmer que ces terres doivent entièrement être consacrées à l’activité agricole.

Les terres du Triangle de Gonesse doivent devenir, avec la contribution du projet Carma, la ferme maraîchère de la région parisienne.

Si nous continuons de penser que la ligne 17 doit, plus que jamais, relier Saint-Denis-Pleyel au Mesnil-Amelot, en passant par l’Aéroport Charles de Gaulle nous considérons, cependant, avec détermination, que la construction d’une gare de plein champs est un projet obsolète. En effet, nous refusons toute nouvelle et éventuelle opportunité qui pourrait conduire à une artificialisation et au bétonnage des très riches terres agricoles de cette partie de la région parisienne.

Suite à l’annulation d’Europacity à laquelle le PCF a contribué, nous  appelons toutes celles et tous ceux qui agissent pour une « société d’après » à poursuivre leur mobilisation pour un développement des terres de Gonesse qui fasse utilement et respectueusement le lien entre la nature et les êtres humains.

Deux prochains rendez-vous sont fixés. Vendredi 26 février à 12h30 devant le Tribunal de Pontoise et samedi 27 février à 11h00 au Trocadéro, les communistes franciliens seront présents !

Parti communiste français

En garde !

Petit retour sur les principaux points du Conseil municipal du 11 février 2021, et nos appréciations sur les différents dossiers.

Réhabilitation de la salle d’armes

Nous sommes pour cette opération bien entendu ! L’état de cet équipement fait qu’une réhabilitation est nécessaire depuis plusieurs années déjà. La toiture notamment n’assure plus une étanchéité satisfaisante et  les jours de pluie, les pistes prennent l’eau. Des infiltrations d’eau par le sol ont aussi entraîné des détériorations des pistes métalliques.

Pour autant, nous avons des questions sur cette réfection.

Une constatation regrettable : le « Mag » de la ville nous en apprend autant que le rapport présenté au Conseil municipal. Très dommageable pour le rôle des élu.es qui débattent et votent les travaux. Le maire bafouille que les délais d’impression ont accéléré la parution… il aurait suffi d’attendre le numéro suivant. Assez révélateur de la place peu importante que donne la majorité à une assemblée pourtant décisionnaire.   

Nous nous interrogeons sur la disparition des subventions (État via l’agence nationale du sport, région, département) qui n’apparaissent plus alors qu’elles étaient dans les dossiers des commissions. Seront-elles de 500 ou 600K€, pour un total de travaux qui s’élève à 2,2 millions ? Rien d’assuré à ce stade. D’autant plus que le dit montant a doublé depuis septembre..

Pourquoi des panneaux photovoltaïques, assurément fabriqués en Chine, et non des panneaux solaires pour alimenter en eau chaude les douches de la salle d’armes ? Problème de toiture pas assez solide ? Clairement oui ! L’adjoint aux sports botte en touche en affirmant qu’il n’y a pas nécessité d’une quantité régulière d’eau chaude, son utilisation restant ponctuelle.   

Le problème de l’infiltration d’eau provenant du collège et imbibant les murs par capillarité est -il résolu par le système de la cuve ? Comment sera évacué l’eau de celle-ci ? Le « Mag »… encore lui.. précise que « les eaux pluviales seront valorisées » alors que le rapport du Conseil indique seulement qu’elles seront évacuées. « Vous devancez le débat » nous répond le maire, puisque nous n’en sommes qu’aux premières étapes. Espérons que nos questions seront prises en compte avant que le projet ne soit finalisé.. il sera alors trop tard.  

Que sera-t-il proposé aux scolaires et au club d’escrime pendant les travaux ? On y réfléchit, nous déclare le maire, sans en dire davantage.

Comment les utilisateurs et utilisatrices de la salle, maîtres d’armes et club sont-ils associé.es ? Selon l’adjoint aux sports, aucun problème de ce côté-là. Nous restons un peu dubitatifs.. L’avis des escrimeurs et escrimeuses utilisant la salle est primordial, notamment celui des maîtres d’armes qui connaissent parfaitement leur lieu de travail et d’entraînement, même si le dossier concerne des points techniques qui touchent la structure de l’équipement, comme nous le dit l’adjoint. Ils et elles doivent être associé.es tout au long de la procédure et des avancements du dossier et pas seulement informé.es quand le projet est définitivement fixé.  

Enfin, les honoraires de maîtrise d’œuvre nous paraissent exorbitants : 17,5% des travaux ! Pas de réponse sur ce point.

Quant aux retombées positives que la ville peut espérer après cette rénovation, le devenir des champion.nes formé.es à Saint Gratien, ou encore le rayonnement de l’escrime auprès des jeunes Gratiennois.es… la question est « hors sujet » pour le maire.. Le Conseil n’en débattra donc pas.

À suivre..