Nos écoles

Voici la tribune libre des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », parue dans le magazine municipal de septembre 2021. Un seul sujet : le fonctionnement de nos écoles maternelles et élémentaires, fréquentées par 2 200 écolier.ères. C’est un pan essentiel de l’action municipale.

Si la mobilisation a sauvé une classe à Jaurès, il reste des sujets d’inquiétude dans nos écoles :

ATSEM : la ville se contente du nombre minimum. Des recrutements sont nécessaires pour faciliter les apprentissages des petits de maternelle.

AESH accompagnant les élèves handicapé.e.s : en nombre insuffisant, non recruté.e.s à la rentrée. Le maire, néo-conseiller départemental, doit agir!

Situation sanitaire : l’équipement en détecteurs de CO² et purificateurs d’air est-il prévu ?

Crédits municipaux pour les classes : les mêmes depuis X années. Ceux alloués sur projets aux CM2 n’ont pas évolué en 10 ans !

Gratuité des spectacles pour les écoliers : coût faible pour la ville, mais ce serait un signe fort pour favoriser l’accès de tous à la culture.

Concertation : la Commission scolaire élargie a disparu. Or, les échanges entre parents, enseignants, élus sur la vie scolaire sont essentiels.

Signe de ces évidentes difficultés, l’adjointe aux affaires scolaires a été remplacée la veille de la rentrée..

Isabelle Volat, Stéphane Bauer, élu.e.s du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Retrouvez les infos de l’association « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » sur sa page Facebook : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

et les infos du Front de Gauche de Saint Gratien sur sa page Facebook : frontdegauche.stgratien

Conseil municipal à Saint Gratien

Le Conseil municipal de Saint Gratien retrouve son lieu habituel : la salle des mariages de la mairie. Séance à 20h30 le jeudi 30 septembre 2021. Le public est à nouveau accueilli, même s’il n’a pas droit à la parole.

Voici l’ordre du jour. Chargé ! C’est le résultat de séances de moins en moins fréquentes. Nous le regrettons, car le rôle essentiel de l’assemblée communale en est réduit et souvent limité à une simple chambre d’enregistrement de décisions prises ailleurs. 

À suivre : nos questions orales.

Grève à Transdev

Au dépôt Transdev de Saint Gratien, les salariés sont en grève depuis le 6 septembre pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail.

Suite à un changement de direction, quatre postes ont été supprimés dans les bureaux. Un seul employé ferait le travail des 4 autres, partis selon le projet de la direction. La pause serait réduite de 20 minutes à … 5 minutes pour les chauffeurs par demi-journée. La pause repas de une heure serait supprimée  pour aboutir à une journée continue de 8 heures. Il n’y aurait plus de week-end « libres » pour les nouveaux embauchés dorénavant.
Cette grève est très suivie. Du jamais vu en … 30 ans.
Les bus tournent dans le secteur partiellement grâce à emploi d’intérimaires ces derniers jours… et  les forces de l’ordre sont sur site.

Transdev est une filiale de la Caisse des dépôts et Consignations.

Des mauvaises conditions de travail des salariés de cette entreprise de transport ont des répercussions négatives sur la qualité du service rendu aux usagers. Leur lutte légitime, que nous soutenons, nous concerne donc tous.  

Source : salariés Transdev à élu SGSEC.
Image Actu.fr

 

Andromède en péril

Saint-Gratien : il faut sauver la statue d’Andromède

Des passionnés d’histoire locale se mobilisent pour sauver l’œuvre de Jules Franceschi, qui s’abime au fil des années. Ils voudraient la voir exposée au grand public.

Article de Christophe Lefèvre dans « Le Parisien » du 21 septembre 2021

Des passionnés d’histoire locale se mobilisent pour sauver la statue d’Andromède du sculpteur Jules Franceschi (1825-1893). Aujourd’hui, dans le jardin d’un particulier, ils souhaiteraient qu’elle trouve sa place dans un lieu public.

Ils aimeraient bien célébrer son installation et son exposition au public lors des Journées du patrimoine de 2022. Mais pour l’heure, la statue d’Andromède fait peine à voir. L’œuvre du sculpteur Jules Franceschi (1825-1893), dont on voit la trace sur des tableaux montrant le parc du château de la princesse Mathilde Bonaparte, nièce de Napoléon Ier et cousine de Napoléon III, et figure importante de l’histoire de Saint-Gratien, a vu l’une de ses jambes arrachée accidentellement il y a quelques jours, à l’occasion de travaux dans la propriété où elle se situe. Et c’est en constatant les dégâts que François Paget, président de l’association Aimons Saint-Gratien en Val-d’Oise (ASGVO) , a décidé de se mobiliser… Après avoir été chercher le morceau manquant dans un tas de gravats.

Une alerte sur les réseaux sociaux

Il a donc lancé l’alerte sur les réseaux sociaux, interpellé la mairie et retrouvé le propriétaire de la statue. « C’est une œuvre qui a toute sa place à Saint-Gratien, ville fortement marquée par la princesse Mathilde, explique l’historien local. Mais j’ai très peur qu’elle soit de nouveau abîmée car elle n’est pas protégée. À chaque fois que je passe devant, je me dis pourvu qu’elle ne soit pas tombée. »

L’idée serait de voir dans le domaine public la statue, installée actuellement sur un terrain privé légué au domestique principal de la princesse Mathilde au début du XXe siècle, et qui a depuis changé à plusieurs reprises de propriétaire. La parcelle et la maison qu’elle abrite, ont été vendues en mai dernier. Mais l’ancien propriétaire a souhaité conserver la propriété de la statue qu’il espérait vendre à une institution. Le musée de Troyes, qui possède déjà des œuvres de Franceschi, s’était d’ailleurs montré intéressé, avant de renoncer, en raison notamment des coûts de transports et de remise en état.

Il est possible de voir certaines de ses œuvres sur les plus beaux édifices parisiens : La Pensée figure sur la façade de l’Opéra Garnier, les sculptures Antoine François Fourcroy et Marie Thérèse Rodet-Geoffrin sur celle de l’hôtel de ville de Paris.

Estimée à 15 000 euros par Drouot Paris

Afin de parer au plus pressé et pour éviter d’importantes formalités administratives, l’œuvre pourrait être achetée par l’association L’art dans la ville, qui la donnerait à la municipalité pour qu’elle la restaure et la mette en sécurité. Une idée portée notamment par l’ancien maire François Scellier, et président de l’association en question. « Cela fait des années qu’on en parle, souffle l’ex-député et ex-président Département. Quand j’étais maire, j’avais déjà proposé à la famille, qui avait la statue dans son jardin, de la racheter. La tante de l’actuel propriétaire m’avait dit on verra plus tard. Aujourd’hui, l’idée est de la racheter dans les meilleures conditions possibles, entre 2 000 et 3000 €. »

Reste à se mettre d’accord sur le montant. « Pour l’instant, nous n’avons pas du tout parlé chiffres, souligne le propriétaire, Jean-Luc Léglise. Nous sommes des personnes de bonne intelligence. L’estimation de Drouot Paris était de 15 000 euros. L’idée, c’est de sauver ce qui est sauvable, car la statue est en péril. Je veux que ça aboutisse et qu’au final, la sculpture arrive dans le domaine public et que tout le monde en profite. »

Julien Bachard, maire (LR), se montre optimiste. « On va trouver une solution, assène l’édile. On a tous la même volonté de préserver cette œuvre. Après nous sommes aussi comptables du denier public. »

L’élu qui dit toujours « nous »

Philippe Rio, maire PCF de Grigny (91), meilleur maire du monde 2021 ! Le titre vient de lui être décerné par la City Mayors Foundation.

C’est à la fois « une surprise » et « un encouragement« , résume Philippe Rio, maire de Grigny depuis 2012. Ce titre honorifique lui a été décerné pour récompenser son combat contre la pauvreté et sa gestion de la crise du Covid, dans la ville connue pour être la plus pauvre de France.

Il est ex-aequo avec le maire de Rotterdam aux Pays-Bas, Ahmed Aboutaleb, mais tout de même : parmi les douze finalistes retenus par la City Mayors Foundation, Philippe Rio, le maire de Grigny (Essonne) se voit décerner le titre de meilleur maire du monde, pour « son combat contre la pauvreté, sa gestion de l’épidémie de Covid-19, et sa lutte contre les inégalités« , explique la fondation.

C’est un prix purement honorifique, basé sur le vote d’internautes du monde entier et remis tous les deux ans. Mais Philippe Rio s’est tout de même retrouvé en compétition face aux maires de Raqqa (Irak), Bogota (Colombie) ou Freetown (Sierra Leone). Le tout bien malgré lui : « En fait, je n’ai pas candidaté, a-t-il confié à nos confrères de France Bleu, tout cela est une énorme surprise, mais on la prend comme un encouragement. » Parce qu’à dire vrai, le titre que le maire a pris l’habitude de recevoir depuis des années, c’est celui de ville la plus pauvre de l’hexagone.

La ville de Grigny compte près de 30 000 habitants, 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté. « Et désormais plutôt 50%, corrige le maire, à cause de la crise du Covid. » Quand on parle de Grigny et de la cité de la Grande-Borne, à la radio, à la télévision, c’est surtout pour illustrer la délinquance, les courses poursuites avec la police, les trafics, les marchands de sommeil, les commerçants qui désertent, les services publics qui disparaissent.

Un titre « joyeusement anecdotique »

Aux manettes depuis 2012, c’est précisément ce tableau que ce communiste de 48 ans, né et élevé à Grigny, a promis de changer. Philippe Rio, c’est l’élu qui ne dit jamais « je » mais toujours « nous », un maire qui a choisi d’être bruyant, vocal : depuis des années, il multiplie les tribunes dans la presse, interpelle Matignon, l’Élysée, dénonce l’abandon de l’État et la solitude des élus de banlieues.

Pendant l’épidémie de Covid-19, il fait partie de ceux qui se sont démenés seuls, face aux tergiversations de l’administration. Lui et son équipe ont dû trouver des tests quand il n’y en avait pas, des masques, en distribuer des centaines de milliers, ouvrir des centres de vaccinations sans attendre de consignes, organiser l’aide alimentaire aussi, et la mise en place de petits-déjeuners gratuits dans les écoles maternelle.

Aujourd’hui, ce que lui rapporte ce prix, c’est que Grigny, la ville aux 89 nationalités, fait pour une fois la Une pour autre chose que l’adversité qu’elle subit. « Ça récompense notre inventivité, notre résistance« , égraine le désormais meilleur maire du monde qui y voit un titre « anecdotique, mais joyeusement anecdotique. »

« C’est sympa, mais je ne vais pas prendre le melon« , promet Philippe Rio.

Article Franceinfo, à écouter ici

La fête !

Elle est de retour, malgré toutes les contraintes sanitaires : la fête de l’Humanité ouvre ses portes ce vendredi 10 septembre 2021 à 15h, parc de La Courneuve.

Ne la manquez pas !

Toute une ville éphémère se construit pour trois jours de musique, débats, rencontres, culture, voyages.. La fête est un lieu unique de rassemblement festif, convivial, politique, international, combatif, solidaire ! Venez nous y retrouver !

Bons de soutien donnant droit à l’entrée : 30€, défiscalisable ; gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

27 août 2021

Commémoration du 77ème anniversaire de la libération de St Gratien : bagué et au pas(s) de charge.

En ce 29 août 2021, pour la Commémoration du 77ème anniversaire de la libération de St Gratien, le point de rendez-vous avec la population était prévu à 10h15 pour un départ vers le carré militaire vers 10h30.

L’attente s’est prolongée de 30 minutes en raison d’un réveil assez tardif du maire… ce qui nous a permis, en l’attendant, d’échanger entre membres du conseil et avec les quelques Gratiennois.e.s présent.e.s, sur nos étés respectifs et nos impressions de rentrée.
– Ici, un conseiller qui a passé 4 semaines dans les montagnes du Monténégro, auprès de son papa de 91 ans qui a une santé de fer. Longue vie à lui !
– Là, une adjointe au maire qui rapporte ses randonnées pédestres de plus de 6 heures sur les sentiers escarpés du Galibier. On comprend qu’elle aura de la ressource pour les prochaines séances du conseil municipal, et pas seulement sur le volet culture.
– Un ex-conseiller, époux d’une toujours (re)conseillère, qui descend en flèche l’éducation nationale en tant qu’actuel prof d’histoire… émargeant toujours à l’éducation nationale…
– Le représentant du Modem, s’est épanché sur la déception de son score de juin dernier, derrière le binôme tiré par Métezeau et qui l’impute au fait que les électeurs l’associent maintenant en ville à la droite… [quelle horreur !] ;

En attendant le maire, des rapprochements détonnant entre forces opposées (autour de la table du conseil municipal) se produisent, au point que notre suggestion d’une éventuelle fusion, fera clinquer les pintes de bières après la cérémonie, au bar du centre…

À 10h45, plus de temps à perdre, le maire arrive. Il faut rattraper le retard accumulé et c’est au pas de charge (celui des G.I’s sur la plage d’Arromanches, voire celui de la division Rommel en Libye) que M. le Maire et sa déléguée aux anciens combattants nous entraînent vers le cimetière…

Avec un bémol : très rapidement les plus anciens des combattants présents n’arrivent pas à suivre le rythme. Ils le font savoir : « ça va trop vite !!! ». Fermant le cortège, nous nous retrouvons à côté d’eux, décrochés, y compris par la voiture de la police municipale, pourtant censée fermée le banc pour protéger le cortège. Aussi, c’est avec un souffle très court qu’ils apprécieront à peine les nouveaux panneaux Decaux du mobilier municipal, dont la nouvelle dimension est 50% inférieure aux précédents, et la nouvelle peinture des passages protégés en ville…

Au rythme auquel sprinte le maire, chaussé d’une paire de Kicourvite, nous ratons la première halte au monument aux morts dans le cimetière.

L’inversion de l’ordre des musiques par les services techniques municipaux devant le carré militaire, est vite rattrapé par le bel et sobre hommage à Jean Poiré puis à Suzanne Barroul, jeunes résistant.e.s gratiennois.e.s, fusillé.e.s par l’occupant.

Notre question du jour au maire restera sans réponse.

Nous avons déposé nos gerbes devant une stèle au nom de Lucien Hébert, mort en action le 31 août 1944 à Creil (Oise) ; boucher ; résistant FFI. Lucien Hébert est inhumé au cimetière communal de Saint-Gratien. Or, il existe à Saint-Gratien une plaque de rue en l’honneur de Maxime Hébert (Avenue Maxime-Hébert (1924-1944). Résistant à Saint-Gratien).

S’agit-il de la même personne ? Existe-t-il un lien de parenté entre ces deux personnes ? Pourquoi une plaque pour Maxime et une stèle pour Lucien ? Le maire donne sa langue au chat. Il nous renvoie vers son adjointe à la culture.

Vacciné, mais dépourvu de mon pass sanitaire, je ne réitérerai pas ma question en salle des mariages – qui m’est interdite – autour du verre de l’amitié auprès de l’adjointe à la culture, comme conseillé. Nous la laissons en cette fin août descendre tranquillement le Galibier.

Notre proposition d’inscrire les dates de naissance et de mort et la qualité des acteurs locaux sur les plaques de rues en ville, comme il est d’usage partout ailleurs, n’était pas une idée si saugrenue.
Nous l’avons faite en conseil municipal il y a bientôt 4 ans. Une idée utile. Une initiative nécessaire en cette époque de devoir de mémoire et de débat sur notre identité…

Enfin, peut-être l’information de la matinée, qui passait de groupes en groupes ce matin au cimetière : l’annulaire du maire est doté d’une alliance. Un évènement heureux dont M. le Maire ne nous a pas tenus au courant ?

Lucien ou Maxime ? La réponse est peut-être ici : https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article231485

Stéphane Bauer

Bonne rentrée !

Article actualisé

Nous apprenons à 18h ce jeudi 2 septembre que l’inspection départementale de l’Éducation nationale a annoncé le maintien des 11 classes de l’école Jean Jaurès. La fermeture de classe qui menaçait ce matin est donc annulée. Bravo à tous ceux et toutes celles, parents, associations de parents d’élèves, élu.e.s, enseignant.e.s, qui se sont mobilisé.e.s pour cette victoire !  

Bonne rentrée à tous et toutes, enseignant.e.s et élèves !

À l’école Jean Jaurès, cette rentrée sera compliquée par l’annonce d’une fermeture de classe, sans aucune annonce préalable.

Inacceptable !

Si cela devait se confirmer, les conséquences ne pourraient qu’être néfastes pour le travail pédagogique des enseignant.e.s et les apprentissages des élèves.

En effet, cette mesure de fermeture n’a été précédée d’aucune alerte et de procédure de mise sous surveillance, comme cela est d’ordinaire le cas (et à ce titre, l’adjointe aux affaires scolaires n’a pas repris d’annonces de la DASEN au dernier conseil municipal).

  • Les chiffres des effectifs constatés en juin ne laissaient pas prévoir de fermeture. Les enseignant.e.s n’ont donc pas pu préparer deux scénarii d’organisation pédagogique. Une réorganisation, le jour même de la rentrée, serait très préjudiciable à la mise en route des élèves.
  • Une cascade de doubles niveaux, non choisis pour des critères pédagogiques mais imposés dans l’urgence, s’ensuivrait et compliquerait sérieusement les conditions d’apprentissage.

Cela nous apparaît inenvisageable, d’autant plus que ces élèves viennent de connaître deux années d’école durement compliquées par la crise sanitaire. Les mesures préconisées pour la lutte contre le Covid ne seraient d’ailleurs que plus difficiles à mettre en œuvre dans des classes surchargées.

Pour notre part, nous soutiendrons la mobilisation des parents d’élèves de l’école Jean Jaurès.

Nos deux élu.e.s se sont adressé.e.s au maire dès ce matin pour lui demander d’intervenir auprès des services départementaux de l’Éducation nationale pour que cette fermeture « sèche » n’ait pas lieu et que les élèves de Jean Jaurès puissent connaître une année scolaire satisfaisante.

Il y a 77 ans…

Il y a 77 ans, Paris et sa région se libéraient des envahisseurs nazis.

Le 28 août 1944, Saint Gratien était libéré. La ville commémore cet événement chaque année par une cérémonie le dernier dimanche d’août. Les communistes gratiennois participent traditionnellement à cet hommage en déposant une gerbe. Nous étions présents ce dimanche 29 août 2021.

Les municipalités d’après-guerre ont largement gardé le souvenir des résistant.es ayant combattu le nazisme. Qu’il s’agisse de personnalités nationalement connues, telles que Danielle Casanova, Berthie Albrecht, Jean Moulin, Gabriel Péri, Pierre Brossolette… ou de résistants locaux tels que Suzanne Barroul, Georges Didou, Maxime Hébert, Robert Joubel… nombre des rues de notre ville gardent la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour la liberté.

Il y a quelques mois, nous avions suggéré au maire d’enrichir les plaques des rues de quelques lignes rappelant l’engagement et la vie de ces combattant.es à qui nous devons tant. Hélas, nous attendons toujours malgré un intérêt poliment exprimé.. Le devoir de mémoire ne passe pas que par les cérémonies officielles plus ou moins fréquentées mais doit faire partie de notre vie quotidienne.

Photos de S.B. le 29 août 2021

Rentrée scolaire sous Covid-19

Il faut être abonné au Journal du Dimanche pour connaitre le protocole qui sera appliqué dans les écoles le 2 septembre prochain ! C’est en effet dans ce journal que J.M. Blanquer a choisi d’annoncer les dispositions sanitaires qui s’appliqueront à la rentrée. Un mode de communication assez étonnant, mais habituel chez le ministre, et qui est critiqué à juste titre par les enseignants.

Mais le principal est que ces règles destinées à lutter contre la propagation du virus suscitent bien des interrogations.

-Elles sont uniformes quel que soit les taux d’incidence, pourtant bien différents d’une région à l’autre.

-Pas de mesure spécifique pour les enfants de moins de 12 ans, qui ne peuvent être vaccinés, notamment rien pour empêcher le brassage des élèves à la cantine.. Or on sait à présent que le virus circule intensément chez les enfants et les adolescents.

-Rien sur le déroulement des sorties scolaires, dont ont déjà été privés les élèves depuis mars 2020. Le passe sanitaire est en effet exigé dans les lieux culturels : comment procéder avec des enfants de moins de 12 ans ?

-Rien n’avance pour les dispositifs permettant de lutter contre la propagation du virus dans les écoles, tels que purificateurs d’air et capteurs de CO2. À la charge des collectivités locales ? 

Tests salivaires vantés par le ministre : le même cafouillage que l’année scolaire dernière ?

La crise sanitaire a mis en lumière les faiblesses structurelles de l’école : locaux parfois difficilement aérables, manque de sanitaires en nombre suffisant, effectifs lourds dans les classes, manque de personnel d’encadrement lors de la restauration ou pour la désinfection des surfaces… Difficile dans ces conditions d’appliquer efficacement les consignes sanitaires propres à ralentir la propagation du virus. Or le lavage des mains, l’aération des salles et la désinfection des surfaces sont des mesures essentielles pour les écoliers comme pour le personnel d’encadrement.

Le tout sans oublier le problème récurrent et primordial des difficultés de l’enseignement à distance en cas de fermeture de classe, que ce soit en terme de formation des personnels ou d’équipement informatique des familles.

La vaccination des enseignants reste aussi un point noir, les syndicats dénonçant des mesures coercitives au lieu d’une véritable campagne d’information sur la vaccination, et des mesures la facilitant, comme par exemple la vaccination sur le temps de travail.               

À Saint Gratien, bien que nous soyons membres de la commission scolaire, aucune information à ce jour ne nous est parvenue sur les conditions de la rentrée. On ne peut que regretter que la seule instance qui réunissait parents, enseignants et élus, et permettait donc des échanges si ce n’est une concertation, ait été supprimée dès mars 2020 : la commission scolaire élargie n’existe en effet plus. Quel dommage ! En ces temps compliqués, nous avons besoin des remarques et idées de tous. Les décisions efficaces ne peuvent se prendre en petit comité de manière opaque.

La cerise sur le gâteau ? Nous apprenons le remplacement de l’adjointe aux affaires scolaires, à quelques jours de la rentrée. Une décision inédite et révélatrice des difficultés de la municipalité.