Conseil de décembre

Prochain Conseil municipal de Saint Gratien le jeudi 15 décembre 2022, séance publique en salle des mariages de la mairie à partir de 20h30.

Un point particulièrement épineux cette année : le vote du budget 2023. Comme toutes les communes, Saint Gratien est confrontée à un exercice budgétaire compliqué. Après les différentes réformes de la fiscalité locale qui ont mis à mal les ressources des collectivités, et leur autonomie, voici que nous sommes face à une inflation hors normes des prix de l’énergie. Comment faire ? Quelles répercussions sur les usagers des services publics locaux et les contribuables ? On y revient très bientôt.

 

Saint Grat by night !

Petites balades nocturnes en ville ! Avec nos amis de « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », nous nous sommes promené.e.s entre 23 heures et minuit dans quelques rues gratiennoises, puis une autre fois après 1 heure du matin.

À l’heure où le gouvernement vante les nécessaires économies d’énergie que chacun doit faire s’il veut passer l’hiver sans coupures… il nous a semblé utile de faire un état des lieux : éclairage des magasins, circulation piétonne et utilité de l’éclairage public. Y a-t-il gaspillage d’électricité, éclairage inconsidéré ?

Nos premières conclusions, et notre palmarès de l’éclairage inutile.

Sans surprise, il n’y a, à ces heures tardives, quasi aucune personne à pied dans nos rues. À part deux piétons tirant une valise, et deux autres promenant leur chien, nous n’avons croisé âme qui vive. Pourtant, le bowling et quelques restaurants étaient encore en cours de fermeture vers 23h30, mais les derniers clients qui en sortaient étaient tous véhiculés.

Dans les rues du  quartier du Parc notamment, à 1 heure, horaire où les communes voisines éteignent leurs lampadaires, les piétons sont rarissimes. Il y a donc là sans conteste une source d’économies possible : nous éclairons des rues désertes.

Rue Berthie Albrecht et jusqu’à la gare, pas davantage d’animation.

Les abris bus restent éclairés, c’est d’ailleurs surprenant, puisque leurs panneaux, lumineux eux aussi, affichent : « service terminé, plus de voyageurs »…

Les panneaux publicitaires brillent eux aussi de tous leurs feux… Mais pour qui ?

Côté magasins, le bon sens et la sobriété font que la plupart ont éteint leur éclairage. Quelques-uns font encore malheureusement de la résistance, notamment les agences bancaires, bien évidemment fermées… mais brillamment illuminées à l’intérieur ! D’autres enseignes hélas, ont installé spots et autres dispositifs lumineux qui ne brillent pour personne. Toutes les vitrines ne sont pas éteintes à partir de 23 heures, comme le veut la règlementation, ni même après 1 heure du matin.

Mention spéciale pour la gare RER ! Elle est fermée puisque malheureusement le trafic des trains s’arrête à 22h30, on connaît la dégradation des transports publics en Île-de-France. Mais le hall resplendit, les écrans indicateurs n’indiquent aucun train mais sont allumés (l’un indique même que la circulation des trains sera perturbée ce week-end par manque de personnel.. tiens tiens..) Le quai rayonne de toutes ses lumières, on pourrait s’installer pour lire sur un banc. La SNCF aurait-elle l’électricité gratuite ?

Fin de promenade et sur le chemin du retour, nous programmons notre prochaine séance de cinéma ! En effet, l’affichage lumineux de quatre belles affiches de films, sous le porche qui mène à la place du Forum, étincelle… Toute la nuit ?

Surprise ! Bien que le maire nous promette un brin de sobriété avec l’extinction des illuminations de Noël à 23 heures, les guirlandes des allées du Forum sont, elles, bien scintillantes ! Toute la nuit aussi ?

Notre promenade s’achève devant le château Catinat et le marché de Noël. Si ce dernier était pour partie dans le noir lors de son inauguration pour cause de court-circuit, il a, à minuit, retrouvé toute sa splendeur ! Sapin, fenêtres du château, renne et autres décorations resplendissent après 23 heures ! Et même après 1 heure, le sapin et le renne électrique continuent de clignoter.

Le maire n’a pas dû lire la nouvelle pub d’Enedis… Celle qui nous dit : « chaque geste compte… »

Affaire à suivre… car nous interrogeons la ville sur le respect de la règlementation qui encadre, notamment, l’éclairage des enseignes des commerces. Et bien sûr, sur les éclairages  qui relèvent de la collectivité. On ne désespère pas de voir quelques avancées pour moins de gaspillage énergétique, et également pour moins de pollution lumineuse dans notre ville.

Financer des transports de qualité

Jacques Baudrier : « Sans nouvelles recettes, le pass Navigo sera à 100 euros »

Administrateur communiste d’Île-de-France Mobilités, Jacques Baudrier tire la sonnette d’alarme alors qu’un conseil d’administration pourrait acter, le 7 décembre, une hausse des abonnements du pass Navigo.

Interview publié dans l’Humanité ; Naïm Sakhi (le 2 novembre, avant les annonces de V. Pécresse)

La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, propose une augmentation de 15 euros du pass Navigo pour 2023.

Se dirige-t-on vers une forte augmentation du prix du pass Navigo, qui permet aux Franciliens de circuler en train, métro, tram, bus et RER ? Cette mesure antisociale pourrait voir le jour en 2023, alors que le projet de loi de finances (PLF) ne prévoit pas de hausses du versement mobilité, en direction d’Île-de-France Mobilités (IDFM), en proie à de graves difficultés financières.

Entretien avec Jacques Baudrier, adjoint PCF à Paris, et administrateur d’IDF-Mobilités.

Pourquoi les finances d’Île-de-France Mobilités sont-elles dans le rouge ?

Depuis cinq ans, la présidente de la région, Valérie Pécresse, se refuse à chercher de nouvelles recettes, faisant ainsi vivre IDFM à crédit. C’est particulièrement marquant en 2022, année durant laquelle sa dette a augmenté de 5 à 8 milliards. La crise liée au Covid vient s’ajouter à ce sous-financement. La situation est grave, à tel point que le dossier d’orientation budgétaire pour 2023 prévoit un manque de 750 millions pour le fonctionnement des transports en commun franciliens. Et de 1,3 milliard pour 2024. Pour faire face, il existe deux sources de recettes : soit une hausse du pass Navigo, soit un vote à l’Assemblée nationale pour augmenter le versement mobilité. C’est ce que les administrateurs communistes d’IDFM réclament.

Qu’est-ce qui se joue d’ici au 7 décembre ?

C’est la date du prochain conseil d’administration d’IDFM, qui sans nouvelles recettes augmentera le pass Navigo à 100 euros. Pendant des années, Valérie Pécresse se refusait à rehausser le versement mobilité, sous prétexte qu’il n’y avait pas de problème de recettes. Désormais, elle a opéré un virage à 180 degrés. En faisant déposer par les députés LR un amendement au projet de loi de finances, elle espère dégager 300 millions de nouvelles recettes, qui ne combleront cependant pas les 750 millions de pertes prévues. Cette proposition reviendrait in fine à augmenter autour de 15 euros le prix du passe Navigo, pour 2023, afin d’équilibrer les comptes. Le gouvernement fait la sourde oreille, à coup de 49.3, laissant le soin à la région et à IDFM de se débrouiller. A contrario, les députés PCF proposent une hausse du versement mobilité à hauteur de 1 milliard d’euros, avec la création d’une zone de paiement, mettant uniquement à contribution les entreprises du centre et de l’Ouest parisien, les territoires les plus riches d’Île-de-France. Cette bataille n’est pas nouvelle. Nous avons obtenu quatre hausses depuis 2010, dont l’une de 500 millions pour financer le pass Navigo unique.

Une hausse du pass Navigo est-elle tenable alors que les Franciliens sont pris à la gorge par l’inflation ?

Sur les réseaux sociaux, à la suite de nos communications, beaucoup d’usagers nous interpellent et annoncent qu’ils ne payeront plus. Cette augmentation est d’autant plus scandaleuse que Valérie Pécresse et Emmanuel Macron s’entendent pour privatiser les transports en commun, provoquant ainsi une désorganisation totale symbolisée par le quart de bus en moins à la RATP. En dix jours, notre campagne « Stop galère » a recueilli plus de 10 000 signatures (plus de 35 000 ce 4 décembre, ndlr). Nous ambitionnons d’atteindre assez rapidement les 100 000. Il y a une forte tension. Cette situation est comparable à celle du début des années 1970, quand une volonté d’augmenter le prix du billet de métro avait déclenché d’importantes manifestations.

Au Conseil de novembre… (2)

Suite de notre compte-rendu de la séance du 17 novembre 2022 du Conseil municipal de Saint Gratien

Notre deuxième intervention sur les orientations budgétaires (Stéphane Bauer)

Nous revenons sur les nécessaires économies d’énergie que doit réaliser la ville.

Il y a 11 ans déjà, lors des ateliers agenda 21 organisés par la commune, nous avions avancé des propositions en matière de géothermie, de chauffage par l’utilisation des eaux usées…. Et nous avions été assez moqués !  Il apparaît aujourd’hui que la ville a manqué là un virage environnemental.

Nous remarquons que les chiffres ont évolué depuis la commission des finances et nous travaillons donc sur un document qui n’a pas été actualisé. Il y a eu des arbitrages, nous indique l’adjoint aux finances.

Nous nous interrogeons sur la situation difficile de la ville, qui connaît des augmentations considérables de ses factures d’énergie : +300 000€ sur 2022 et les mêmes prévisions pour 2023. Cela représente une hausse de +35%, à quoi il faudra ajouter les augmentations que répercuteront les divers sous-traitants.

Où en sont les négociations avec eux ?

Pas encore d’informations d’après l’adjoint aux finances, notamment en ce qui concerne Sogérès, que la ville n’a pas encore rencontré.  

Quels arbitrages alors la ville a-t-elle effectués ? Le maire donne l’exemple de l’ouverture et fermeture des parcs qui se fera désormais par du personnel communal : voilà une source d’économies. Il y en aura d’autres lors du vote du budget. (Nous restons dubitatifs, car cet exemple n’apporte que des économies très modestes..)

Peut-on estimer la charge supplémentaire de la ville de +1,8 million à +2 millions ? Elle doit en effet supporter une « charge » de + 1 million d’euros suite aux augmentations des rémunérations du personnel.

Or la ville perçoit 1,3 million au titre de la participation des usagers pour le périscolaire et 12 millions au titre des impôts.

Après calculs de simulation, même si la ville augmentait de 10% les tarifs périscolaires et de 20% les recettes de la taxe foncière, elle ne retrouverait pas ces 1,8 million…. C’est donc un effort financier très conséquent auquel elle va devoir procéder. 

La ville va-telle actionner ces deux leviers dans ces proportions ?

Pas de réponse de la part de l’adjoint qui se contente de vanter les efforts faits par la collectivité pour « optimiser » sa gestion.

D’après lui, l’effort sera réparti. Les ressources humaines représentent 55% des dépenses de fonctionnement et avec les charges dites générales, on a l’essentiel de ces dépenses. Comment réduire l’impact  de la revalorisation du point d’indice et de l’augmentation du Smic ? « Optimisation ! » nous répète l’adjoint. Dans les services, cela peut se traduire par le non remplacement de fonctionnaires. Pourtant la ville affirme dans son document budgétaire qu’il y a « stabilité » du personnel…

Les services fonctionnent bien car les habitants ne se plaignent pas, toujours selon l’adjoint, qui nous répète qu’il n’y a d’autre solution que de réduire les charges, et en autres celles de personnel.  

La commune serait-elle éligible à une nouvelle aide, un « bouclier » pour faire face à l’inflation et au coût du personnel ? Cela est très hypothétique, selon le maire il y a trop de critères et très peu de villes éligibles.  

N’y a-t-il pas d’autres possibilités d’économies ? Nous soulignons que la rénovation de la voirie coûte beaucoup : les aménagements dans ce domaine s’élèvent à 3 ou 4 millions chaque année… ralentisseurs, dos d’ânes et autres dispositifs pour réduire les nuisances et les incivilités… Pourtant, les habitants se plaignent de manière récurrente car à chaque réunion de quartier reviennent les doléances en matière de circulation et de stationnement.

N’y aurait-il pas des économies sur ces investissements à faire en déportant une partie des déplacements en voiture sur les mobilités douces ? (Brouhaha parmi les élus, adeptes forcenés de la bicyclette…)

Le maire n’a visiblement pas envie d’aborder ce débat… il décide que nous avons assez parlé… et met fin à notre intervention.

Un débat budgétaire tronqué, puisque nos deux interventions sur le sujet auront eu le même sort : interruption brutale avant que nous ayons terminé…

À suivre le 15 décembre 2022, lors du vote du budget

Dites « stop » à la galère des transports !

Temps d’attente insupportables, transports bondés, galères quotidiennes, salarié⋅es poussé.e.s à bout … rien ne va plus dans les transports en commun ! La décision de Valérie Pécresse d’augmenter le pass Navigo provoque beaucoup de colère chez les usager.ère.s exaspéré.e.s par les conditions de transports dégradées.

Déjà plus de 35 000 signatures de la pétition « Stop galère », lancée à l’initiative du groupe de « La Gauche Communiste Écologiste et Citoyenne d’Ile-deFrance » au Conseil régional.

La mobilisation s’intensifie et s’élargit. Cette action est à présent menée par l’ensemble des groupes de gauche à la Région, et soutenue par des associations d’usagers et des syndicats.

Prochaine étape de cette mobilisation : un rassemblement à Saint-Ouen devant le siège du Conseil régional alors que se tiendra le Conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités pour voter notamment la hausse du Pass Navigo.

Pour dénoncer cette dégradation des transports et l’augmentation du pass Navigo, rassemblons-nous mercredi 7 décembre à 9h, 2 rue Simone Veil à Saint-Ouen ; métro Mairie de Saint-Ouen

À Saint Gratien, nous ferons signer la pétition « Stop Galère » à la gare RER mardi 6 décembre de 17h à 19h30.

            Venez signer ou faire signer avec nous !

Toutes les infos ici sur la campagne « Stop Galère »

Un bouclier pour les collectivités

Les collectivités locales sont confrontées à une envolée sans précédent des prix du gaz et de l’électricité. Comment faire face ?

Proposition de loi du groupe communiste au Sénat

Par Céline Brulin, sénatrice de Seine-Maritime

Les prix de l’énergie s’emballent et les citoyens comme nos collectivités locales voient leurs factures exploser. 345 € le MWh en août 2022 contre 38 € l’année dernière pour le gaz, 1 000 € le MWh contre 40 € au début de l’année 2021 pour l’électricité…

Comme les usagers, les collectivités risquent de se retrouver dans une précarité énergétique, face à des choix cornéliens : fermer des équipements, éteindre l’éclairage public, baisser le chauffage ou interrompre des services publics locaux.

Beaucoup d’élus s’y refusent, mais combien de temps tiendront-ils, alors que les budgets sont aussi impactés par la hausse des denrées alimentaires ou le coût des matériaux de construction que travaux et réalisations d’équipement de 30 à 50 % ?     

Après plusieurs mois d’interpellation, le gouvernement a enfin consenti à mettre en place un « filet de sécurité » pour les collectivités, puis un « amortisseur », beaucoup d’entre elles ne pouvant pas bénéficier du bouclier tarifaire qui s’applique aux ménages car celui-ci est basé sur les tarifs réglementés de vente de l’énergie. Mais ces dispositifs sont de véritables « usines à gaz » et bien peu de collectivités vont pouvoir réellement y avoir accès.

Aujourd’hui, seules les communes de moins de 10 salariés ou 2 millions d’€ de recettes peuvent encore prétendre aux tarifs réglementés de l’électricité. Plus aucune à ceux du gaz, ces tarifs réglementés devant s’éteindre pour tous, y compris les particuliers, en juillet 2023.

La libéralisation du secteur de l’énergie, avec la construction du marché européen liant le prix de l’électricité à celui du gaz, nous conduisent à l’emballement des prix que nous connaissons aujourd’hui avec des augmentations comprises entre 30 à 300 %, pouvant aller jusqu’à plusieurs millions d’euros.

Cette situation est intenable. Face à ce raz-de-marée, il faut construire des digues solides en obtenant du gouvernement un soutien plus important et plus simple de l’État face à l’urgence budgétaire que connaissent les collectivités. En gagnant aussi des mesures structurelles.

Parce que l’énergie est un produit de première nécessité, il est impératif que les collectivités locales puissent revenir au tarif réglementé de vente de l’électricité et du gaz dont la première finalité était la protection des usagers, de tous les usagers.

C’est le sens du 1er article de la proposition de loi que les sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) mettent en débat dans le cadre de leur « niche », le 7 décembre prochain. Cela permettrait à l’ensemble des collectivités territoriales d’accéder au bouclier tarifaire, par l’accès à un tarif réglementé de vente de l’électricité décorrélé des prix du marché.

Nous proposons également, dans ce texte, d’abandonner l’extinction programmée du tarif réglementé de vente du gaz afin que chacun, citoyen comme collectivité, puisse en bénéficier.

Nous ferons ainsi entendre au Sénat la nécessité d’une intervention publique dans ce secteur hautement stratégique.

Tribune surprise

« Quelle surprise… ! »

Ainsi commence la tribune libre du groupe majoritaire « Union pour Saint Gratien », que nous lisons aujourd’hui dans le nouveau Mag de la ville.

Une surprise ? C’en est une pour nous aussi de lire ce texte, et ce, pour plusieurs raisons.

Un texte très politicien et un peu confus, dont la teneur devrait échapper à la plupart des Gratiennois.e.s.

Voici la tribune en question, et nos remarques ci-dessous.

Premier problème, et de taille ! Les textes des tribunes sont à envoyer en mairie à une date donnée. Nous la respectons scrupuleusement. Ce n’est visiblement pas le cas pour la majorité. En effet, la date limite d’envoi des textes pour ce numéro était le lundi 14 novembre avant 16 heures. Comment donc le texte de la majorité peut-il faire référence à la séance du Conseil municipal… qui s’est tenue le jeudi 17 novembre jusqu’à 23 heures ?

Les règles ne sont donc pas respectées par ceux-là mêmes qui les ont édictées. Un peu gênant, non ?

D’ailleurs, nous avons affaire à des récidivistes car ce n’est pas la première fois que la tribune de la majorité répond à notre propre texte. Sans prétention, voyons là que nos propositions, réflexions, initiatives… ne laissent pas indifférents les élus majoritaires, puisqu’ils prennent la peine de nous contredire.

Deuxième problème. C’est un mauvais procès qui nous est fait. Notre démarche était justement le contraire de ce que nous reproche le maire. Nous avons envoyé au maire notre proposition de motion en amont de la séance du Conseil afin de ne pas prendre l’assemblée municipale au dépourvu.

À l’inverse, le maire n’a pas daigné nous répondre et nous avons trouvé un autre texte de motion sur notre table en arrivant dans la salle du Conseil. « Pourquoi ne pas avoir contacté les élus majoritaires pour leur proposer de voter tous ensemble.. » demande innocemment la tribune majoritaire. Mais c’est justement ce que nous avons fait ! 

Troisième problème. Tout et son contraire dans la bouche du maire. Notre motion serait « très largement détournée » du texte « initial ». Comprendre que le texte « initial » était la motion de l’Association des Maires de France (AMF)… Mais en séance, le maire reconnaissait que les deux motions étaient semblables « à 95% ». Largement détournée ou proche à 95%, il faudrait savoir.

En outre nous n’avons jamais prétendu reprendre la motion de l’AMF. Certaines des demandes de l’AMF étaient reprises dans notre motion, d’autres non, nous avions détaillé la situation budgétaire de Saint Gratien, et inclus d’autres revendications comme celle d’une taxe sur les superprofits (je me suis déjà expliquée en détail ici)

De plus, notre motion insistait sur la nécessité d’associer les habitant.e.s, qui seront les premier.ère.s concerné.e.s par les restrictions budgétaires. C’est pourquoi nous proposons la signature d’une pétition (à signer ici), à adresser au gouvernement, qui reprend les principales demandes des collectivités pour leur permettre d’affronter la crise énergétique sans en faire supporter tous les effets sur leurs administré.e.s. 

Le fait est que nous étions prêts à soutenir la motion de l’AMF, si seulement le maire avait consenti à nous laisser la parole deux minutes pour explication de vote, ce qui n’a pas été le cas.

Quatrième problème : la mauvaise polémique politique. Ah, l’alliance contre nature entre la « Nupes » et le « Modem », quelle horreur ! On comprend le maire.. si jamais les trois groupes minoritaires trouvent des terrains d’entente, sa tâche s’en trouvera compliquée !

Mais comme c’est bizarre… la tribune de la majorité reproche au « Modem » ce projet de motion co-signé avec ces furieux de la « Nupes »… Mais dans le même temps, elle semble regretter qu’un texte commun n’ait pas été voté en Conseil. La majorité aurait donc joint sa voix à celle de ces vilains de la « Nupes » ?

On n’ose y penser.

Face à la crise énergétique, des moyens pour les collectivités !

Les collectivités locales sont face à une hausse des prix de l’énergie insupportable pour leur budget.

Pour la ville de Saint Gratien, la facture de gaz et d’électricité a augmenté de + 35% en un an.

Et en 2023 ?

Faudra-t-il réduire les services aux habitants ? Augmenter lourdement le prix de ces services, les tarifs de cantine ? La taxe  foncière ? Reporter des travaux ?

Nous nous y refusons.

Les premiers concernés sont les habitants ! Adressez-vous avec nous au gouvernement !

Face à la crise énergétique, nous demandons pour nos collectivités :

  • L’instauration d’un bouclier tarifaire pour limiter l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur les collectivités : fond de compensation et TVA réduite sur la facture énergétique
  • L’accès des collectivités aux tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, au lieu d’être soumises aux prix du marché, et le blocage de ces prix
  • Le développement des aides aux communes pour la rénovation énergétique
  • L’indexation de la dotation de fonctionnement (DGF) sur l’inflation
  • Une contribution exceptionnelle sur les superprofits des multinationales de l’énergie

Signez ICI

Les signatures seront adressées au Préfet du Val d’Oise.

Campagne de pétition à l’initiative des élus du groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »  

 

Tribune de novembre

Notre tribune municipale de novembre 2022 alerte sur les difficultés des collectivités suite à la hausse explosive des coûts de l’énergie.

Qui va payer, quelles conséquences sur les politiques locales, sur les services aux habitant.e.s ? 

Notre texte est à lire ci-dessous, et une pétition sera à signer très prochainement pour demander à l’État les mesures indispensables à la survie des services publics locaux.

Tribune libre des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Magazine municipal de novembre 2022

Les communes sont face à une hausse des prix de l’énergie insupportable pour leur budget.

La facture énergétique de la ville augmente de + 35% en 2022. Et en 2023 ?

Faut-il réduire les services aux habitants ? Augmenter lourdement les tarifs de ces services, le prix de la cantine ? La taxe foncière ?

Nous nous y refusons.

Cela a été le sens de notre démarche auprès des 2 autres groupes d’opposition pour faire voter au dernier Conseil municipal une motion au gouvernement demandant :

  • L’instauration d’un bouclier tarifaire pour limiter l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur les collectivités : fond de compensation et TVA réduite sur la facture énergétique
  • L’accès des collectivités aux tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, au lieu d’être soumises aux prix du marché ; blocage de ces prix
  • Le développement des aides aux communes pour la rénovation énergétique
  • L’indexation de la dotation de fonctionnement (DGF) sur l’inflation
  • Une contribution exceptionnelle sur les superprofits des multinationales de l’énergie

Les habitants sont les premiers concernés par la crise énergétique et les menaces qu’elle fait peser sur les services publics locaux. Nous vous proposons une carte pétition, à retrouver sur nos sites. 

I. Volat, S. Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Blog : isabellevolat.fr

Six minutes

La suite des échanges sur les orientations budgétaires au Conseil municipal du 17 novembre 2022 à Saint Gratien

Éclairage public

Nous nous interrogeons et interrogeons le maire depuis des mois sur une mesure d’extinction de l’éclairage public. De nombreuses communes y ont recours. L’éclairage n’est pas une dépense modeste ! Cela représente plus de 30% de la facture d’électricité : 220 000€ fin 2022 ! Combien en 2023 ? L’argument que nous oppose le maire est que l’obscurité dans nos rues entraînerait une hausse de la délinquance. Mais aucune étude ne le montre dans les villes qui ont éteint leurs lampadaires. Une ville dans le noir complet renforcerait le « sentiment » d’insécurité, selon le maire. Mais le sentiment n’est pas la réalité. Il n’y a quasiment personne dans nos rues gratiennoises entre 1h et 5h du matin. Tout est fermé, bars, restaurants, ciné, gare… Le maire annonce procéder à une baisse de l’intensité lumineuse, ce qui est bien la preuve qu’il y a là des économies à rechercher ! Pourquoi ne pas aller plus loin ? Surtout que très peu de LED sont installées puisqu’il y a aujourd’hui à Saint Gratien moins de 5% des lampadaires équipés. C’est une réflexion à engager, avec peut-être des mesures différentes selon les rues ? Une mesure aussi très écologique puisque l’éclairage est très nuisible à biodiversité. C’est un aspect à ne pas négliger.

Une estimation des économies générées par une extinction partielle a-t-elle été réalisée par la ville ?  Pas de réponse du maire sur ce point.  

Le document d’orientations budgétaires évoque les travaux  2023. Mais avec bien peu d’infos comme d’habitude. Travaux dans les écoles, lesquels ? Dans les équipements sportifs, lesquels ? En matière de développement durable, c’est quoi ? Acquisitions foncières, dans quel but ?

Nous alertons sur l’état du centre de loisirs Fossiez et du centre culturel du Parc. Ce sont deux équipements qui ont grand besoin de rénovation.

Quant aux rénovations de voirie, nous considérons que dans aucune rue, il n’y a d’urgence. La ville y a consacré un budget important ces dernières années, et peut faire une pause dans ce domaine.

Subventions : la ville se vante de leur «  maintien ». Mais  quand il y a plus de 6% d’inflation, c’est de la régression !

Nous soulignons en particulier que la subvention du CCAS est inchangée depuis tant d’années ! Cela signifie une action sociale au point mort. Or toutes les associations caritatives – le rapport 2022 du Secours catholique sur la pauvreté sortait le jour même du Conseil municipal-  tirent la sonnette d’alarme car de nombreuses familles vont être incapables de faire face à une inflation de +6% quand elles sont déjà à quelques euros près. 

Investissements en matière de développement durable   

Il faut passer à la vitesse supérieure ! Panneaux photovoltaïques, isolation des bâtiments, géothermie… il faut développer toutes ces mesures qui apporteront des économies dans la consommation d’énergie et sont bonnes pour notre environnement. Avec un peu d’audace…

Le maire considère à cet instant que mon intervention a assez duré et que les six minutes que nous accorde le règlement intérieur du Conseil sont dépassées. Outre qu’aucun sablier ne décompte le temps en salle des mariages, cette limitation du temps de parole d’un élu a toujours été reconnue comme contraire à la loi par la jurisprudence. D’ailleurs, lorsque nous avions soulevé ce point lors du vote du règlement en juin 2020, la réponse -étonnante- du maire avait été que jamais il n’appliquait cette mesure et ne nous coupait la parole…

Voilà ce que j’aurais déclaré ensuite si mon micro n’avait pas été coupé…

Comment faire face à cette augmentation de l’énergie qui entraîne +11,8% des charges générales ? Sauf à peser lourdement sur les habitants : hausses de tarifs, d’impôts, services revus à la baisse…travaux reportés.  

Comment faire face sans demander des mesures à l’État ?

L’État qui est responsable de la catastrophe en ayant « libéralisé » le marché de l’énergie avec le succès que l’on voit ! L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie a apporté une hausse continue des prix tant pour les particuliers que pour les collectivités. Aussi, nous devons réclamer un bouclier tarifaire avec un fond de compensation pour faire face à l’urgence de la crise énergétique ; une TVA réduite sur l’énergie ; le bénéfice pour les collectivités des tarifs réglementés et leur blocage ; des aides aux communes pour la rénovation énergétique ; une DGF indexée sur l’inflation ; une contribution exceptionnelle sur les profits des multinationales de l‘énergie. C’est le sens de la motion que nous souhaitions proposer au vote des élus gratiennois. Le maire refusera de la présenter, comme expliqué dans un précédent article.

Différentes associations d’élus de tous bords avancent ces demandes.

« L’État ne peut s’exonérer de toute responsabilité. Certes, quelques avancées ont été proposées, comme le fameux « filet de sécurité », d’une rare complexité, et qui ne concernera qu’un nombre limité de communes.

La demande légitime et unanime des maires, à savoir l’indexation de la dotation globale de fonctionnement sur l’inflation, a été ignorée, alors même que les recettes fiscales de l’État progressent fortement grâce à cette même inflation (produit de la TVA) et à l’impôt sur les sociétés lié aux profits record des grandes entreprises. » Ces propos sont de Philippe Laurent, vice-président de l’AMF et maire de Sceaux, qui n’est pas un dangereux gauchiste…

Autre point de crispation : le contrôle des dépenses des collectivités par l’exécutif. Ce sont les fameux « contrats de confiance » qui limiteraient les dépenses des collectivités. C’est une atteinte à la libre administration, une recentralisation autoritaire.

À suivre… la suite de nos interventions budgétaires, car heureusement, nous sommes deux élus !