Législatives 2022, un espoir

Voici les résultats du 2è tour des élections législatives dans la 6è circonscription du Val d’Oise.

Gabrielle Cathala recueille 15 005 voix et 46,52%.

Estelle Folest, de la majorité présidentielle, est élue avec 53,48% des voix.

Une déception ? Bien sûr !

Nous nous sommes beaucoup investi.e.s dans cette campagne depuis des semaines ! Un travail de terrain, au porte à porte, devant les gares, les écoles, les commerces, de tôt le matin à tard le soir.

Gabrielle n’a pas ménagé sa peine et arpenté les huit communes comme aucun.e autre candidat.e. Elle a reçu le soutien des militant.e.s et des élu.e.s de gauche et écologistes des différentes villes. Ce fut une campagne dynamique, sympathique, sérieuse !  Bien des contacts ont été noués ou renoués.

Tout ceci laissera des traces positives pour notre activité future. Nous savons que notre circonscription n’est pas réputée facile pour la gauche, que les quartiers populaires y sont touchés par l’abstention. Être au deuxième tour était déjà inédit depuis des dizaines d’années. Être en tête à Deuil, Sannois, Montmagny, Saint Gratien a ouvert des perspectives nouvelles dans ces villes. Réunir plus de 15 000 voix face à la macronie n’est pas un échec ! 

Nous en tirons la conclusion qu’ensemble, la gauche et les écologistes peuvent faire de grandes choses dans notre territoire !

Pour notre part, nous sommes décidé.e.s à travailler à faire perdurer cette union, si prometteuse…

Merci à Gabrielle pour avoir été ce catalyseur ! Merci à Catherine, Lynda, merci à toutes celles et tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour ce beau résultat. Nous disons à très bientôt à toutes et tous.  

Ci-dessous les résultats de Saint Gratien, et le détail des 8 communes

 

L’appel du 18 juin à vitesse grand V

Billet d’humeur….par Stéphane Bauer

Une cérémonie de l’appel du 18 juin à vitesse grand V

Cela n’a pas trainé ce matin sur la place du Général de Gaulle de Saint Gratien.

Une cérémonie de l’appel du 18 juin en moins de 9 minutes !

C’est très exactement en 8 minutes 38 secondes que se sont enchaînés la sonnerie aux morts, la lecture de l’appel du 18 juin, le message du nouveau Ministre des armées et la Marseillaise.

Le Maire avait déjà montré son impatience à boucler les cérémonies (cf. la cérémonie du 8 mai 2020, lors de laquelle la tête de peloton du défilé entre le monument aux morts et le cimetière, avait largué les représentants des anciens combattants qui s’étaient retrouvés, en remontant la rue d’Ermont, loin derrière les voitures balais de la police municipale).

A notre sens, c’est l’illustration d’une optimisation des ressources financières et humaines de la commune.

Démonstration.

En 8 minutes et 38 secondes, on monopolise moins les employés municipaux mobilisés pour l’organisation de l’événement.

Autre signe de cette optimisation des ressources : c’est la fille de l’une des adjointes au maire qui a pris en charge la lecture de l’appel du Général de Gaulle. Délégation somme toute classique, puisqu’on a entendu distinctement ce matin l’adjointe à la culture faire état là d’un « bizutage » auquel sont soumis les enfants des élus de la majorité :  « Moi cela été 2 sur 3 ». Décrypter que deux des enfants sur trois de cette élue, ont déjà été désignés à la lecture de l’appel ces dernières années.

On a donc échappé cette année à une situation cocasse ! Où cela aurait pu être la fille de l’adjointe au maire en charge des « questions d’identité et du devoir de mémoire », et elle-même candidate aux législatives d’un parti dont le candidat à la présidentielle a fait des appels du pied au Maréchal Pétain… qui aurait pu lire l’appel du 18 juin… Ouf !

À ce titre, un réflexe du type « j’évite l’aspect cocasse de l’affaire », c’est peut-être traduit par un rebattage des cartes au sein des porteurs de drapeaux de la cérémonie : le frère de la dite candidate aux législatives, n’officiait pas ce matin place des Cyclades…

Une affaire somme toute très familiale cette cérémonie de l’appel du 18 juin. Et réduite en matière d’affluence à la portion congrue : une poignée d’élu.e.s autour du maire. Et trois anciens combattants.

Résultat d’une communication a minima auprès de la population ? Nous-mêmes, seuls représentant.e.s de l’opposition municipale, n’avons pas reçu d’invitation !

«Mais, il faut lire la page Facebook de la mairie !», nous a répondu le maire, cependant lui-même peu sûr des modalités de communication de l’heure de la tenue de la cérémonie  auprès des élus… au point de nous renvoyer vers sa cheffe de cabinet concernant l’envoi d’un mél, d’un carton ou bien d’un seul affichage sur les panneaux administratifs en ville…

Autre signe de cette optimisation des ressources municipales, c’est la cheffe de cabinet elle-même avec son propre portable qui a pris les photos de la cérémonie qui seront publiées dans le prochain mag de la ville. Signe d’une polyvalence accrue des postes confiés au staff du maire ? Ou bien signe d’une rétrogradation dans l’organigramme de la mairie ?

« Résiste » avons-nous soufflé ce 18 juin à la cheffe de cab. Comme le Général de Gaulle, apprenez donc à dire « non » !

À moins qu’il y ait un message subliminal dans la vitesse à laquelle s’est déroulée la cérémonie de ce matin… Une cérémonie de l’appel du 18 juin à vitesse grand V, le V de la NUPES… ?… La majorité municipale LR s’apprêterait à voter NUPES le 19… ?  …pour minorer le nombre de députés LREM à l’assemblée et faire de LR la force pivot au Palais Bourbon !?

De la haute stratégie aurait convenu le Général !

Biodiversité et schizophrénie

Retours sur l’atelier développement durable – biodiversité & schizophrénie, qui s’est tenu à Camille Claudel sous l’égide de la Communauté de Commune mercredi 15 juin 2022.

Le Maire, Julien Bachard, qui pourtant préside la commission développement durable à la Communauté d’agglomération Plaine Vallée (CAPV) n’est pas là pour ouvrir. Déjà, au grand débat, il avait déserté la salle de réunion au bout de 5 minutes.

40 à 50 personnes. C’est peu à l’échelle de la CAPV : 17 communes ; 200 000 habitants.

Et surtout, la sociologie de l’auditoire ne reflète pas le quartier qui accueille l’évènement.

De fait l’assemblée, on le découvrira malgré nous lors du tour de table organisé lors des ateliers, est constitué d’un tiers de consultant.e.s, et d’un tiers de fonctionnaires ou d’élu.e.s des communes de la CAPV travaillant sur les questions d’environnement. On retrouvera par exemple le chef de service du Développement Durable de Saint  Gratien. Et d’un tiers de (vrais) habitants.

En guise d’amorce de la séance, une initiative des adolescent.e.s du quartier est présentée à l’assistance. Surprise : les jeunes des Raguenets ont tracé et testé un circuit allant à vélo jusqu’au château de la Chasse. Il semble roulable en sécurité. Après son test en condition réelle, son bilan est positif.

Surprise n°2 : Patrick Zamolo, adjoint au maire en charge des questions d’environnement à Saint Gratien, les félicite de cette « initiative remarquable ». Il  fait savoir qu’« ils peuvent compter sur lui car il prend l’engagement de pérenniser ce circuit qui emprunte les voies de 5 communes ». Et qu’il compte bien qu’« il y ait, un jour, au bout de cette sortie à vélo qui sera proposée aux familles des Raguenets, un pique-nique au château de la Chasse ».

Bien content que les jeunes Gratiennois.e.s recueillent ce type d’appréciation de la part d’un élu de la majorité habituellement très tiède sur la thématique vélo.

Après ce premier tour de chauffe, débutent les ateliers.

(J’étais venu avec nombre de questions, mais certaines ont déjà été présentées par mes collègues habitants : préservation des chauves-souris ; abeilles ; crapaud avec construction de tunnels permettant leur passage sous les axes routiers ;  végétalisation des murs et des toits des bâtiments public et des écoles ; replantation d’arbres en ville et notamment au niveau des entrées d’écoles ; pédagogie ; compost dans les écoles ; jardins pédagogiques ; désartificialisation des sols des zones de friches industrielles… trame noire : extinction des feux la nuit comme la lumière dans les magasins ou au 3ième étage du lycée Monod…, pour éviter de perturber les oiseaux migrateurs notamment.)

Je mets au pot cinq idées que je rédige sur les post it ad hoc, autour du leit motiv suivant : faire en sorte que la nature – la faune, la flore – regagne du terrain dans nos centres villes, ici au bout de nos rues :

  • Développer des jardins partagés associatifs en ville, y compris au pied des immeubles, au motif que c’est bon pour la flore, la faune, le lien social et le pouvoir d’achat. Une consultante dira qu’on peut s’inspirer de ce qui est fait à Gennevilliers. Je lui réponds qu’il existe une réalisation menée avec succès à Saint Gratien derrière le cimetière. Qu’on peut s’en inspirer. Cela coûte peu cher : avant tout de l’huile de coude. Et que cela correspond à une vraie attente des habitants. Je répète la nature du projet : des jardins partagés associatifs entre les immeubles.
  • Re-végétaliser le pourtour du lac d’Enghien, pour éviter que se déversent les jours de fortes pluies, des eaux qui emportent avec elles les poussières de caoutchouc des pneus qui se trouvent sur le bitume, et polluent l’eau du lac ; qu’on ait bien des conduites distinctes des eaux usées et des eaux de pluie, pour éviter que ce mélange se déverse dans les trois rus qui alimentent le lac d’Enghien et participe au développement d’algues toxiques.

Avec la montée en température du lac lors des fortes chaleurs, on a là un cocktail explosif : 15 tonnes de poissons morts ont été évacués par des équarrisseurs mi-août 2020…

  • Sensibiliser à ne pas jeter de mégots au sol, mais dans des dispositifs ad hoc qui permettent de les collecter, pour les recycler. C’est dorénavant possible. Car aujourd’hui, les mégots jetés au sol se retrouvent dans les estomacs de petits rongeurs, d’oiseaux, quand il ne s’agit pas de ceux de chats ou chiens. Et de toutes les façons, chacun sait qu’un mégot jeté au sol, c’est un mégot à la mer…
  • Créer des bassins de retenue d’eaux de pluie en ville, le cas échéant sous-terrain pour ainsi réutiliser l’eau pour arroser les espaces verts municipaux. Avec l’exemple du ruissellement des eaux de pluie du Collège Langevin contre l’un des murs de la salle d’armes, et dont la stagnation, faute de bassin de rétention, a participé à la dégradation d’une des façades de la salle d’armes. L’étude de la réalisation d’un bassin de rétention ici, permettrait de disposer d’eau de pluie pour par exemple arroser les plantations qui se trouvent sur la casquette du BIP à 500 m de là, qui ont très fortement souffert de la vague de chaleur de l’été 2020… voire sont mortes.
  • Installer sur les toits des immeubles des rampes de panneaux solaires, pour participer à la fabrication d’eau chaude sanitaire pour les habitants de ces appartements. Cela existe sur les toits de résidences collectives à Soisy et à Épinay. Une étude pourrait nous dire si c’est réalisable ici.

Et c’est là que les masques sont tombés. Voilà les remarques que ces propositions ont essuyées.

  • Jardins partagés: l’idée est assimilée par des fonctionnaires d’autres collectivités de la CAPV et par leurs élus à « un jardin pédagogique », « encadrés par quelqu’un qui s’y connait », parce que… hein ! »
  • Le lac d’Enghien ? Quelle catastrophe écologique ?

Selon l’adjoint au développement durable d’Enghien, « il faut proratiser les enjeux : la « catastrophe » du lac d’Enghien était surtout dû aux associations de pêcheurs [!] qui empoissonnaient démesurément et à hauteur de 4 tonnes de poisson par an le lac. Depuis l’empoissonnage est interdit. « Cela va mieux  » [sic]. Croisons par conséquent les doigts lors de la vague de chaleur qui vient !

Mais « on s’attèle quand même à la re-végétalisation des berges, notamment du côté quai Tabarly où les grands platanes ont été coupés et déracinés à l’occasion des aménagements des berges il y a quelques années. Et oui il faudra inciter les propriétaires des maisons autour du lac à réaliser des aménagements pour re-végétaliser d’autres parties du lac ». Il s’agit là d’une reconnaissance qu’il y a peut-être eu erreur dans la conception de la jetée Tabarly, et un laisser-faire auprès de certains propriétaires ? Quant aux circuits de collecte des eaux, oui, il y a un problème, sinon il n’y aurait pas de travaux au bassin des Cressonnières.

La question est alors de savoir si cette action se classe dans « l’action de dés-imperméabilisation des sols » ou d’une « conservation de l’existant », qui se résume pour un autre fonctionnaire « à ne rien faire » (on ne crée pas un second lac ; on préserve le lac existant avec sa faune, ses poissons et les oiseaux mangeant les poissons… ndlr.). Les porteurs de stylos qui étaient ce soir  des consultants, ne trouveront pas la bonne orthographe du lac d’Enghien. Je souligne que se fixer pour objectif de conserver la biodiversité du lac d’Enghien, ce n’est pas « ne rien faire », au regard des sommes déjà dépensées pour « effacer » les dégâts de l’épisode de chaleur d’août 2020. Et que le terme « dés-imperméabilisation » qualifie davantage l’ambition qui va devoir être la nôtre si on veut préserver et développer cette zone humide.

  • Installer sur les toits des immeubles des rampes de panneaux solaires pour produire de l’eau chaude dans les collectifs ? « Hors sujet ! C’est une thématique énergie. Ici c’est un atelier bio diversité ». Certes dis-je… mais en introduction de l’atelier il a bien été pointé que ce sont les bâtiments chauffés au gaz qui dans la CAPV produisent le plus de C0² et participent le plus à la destruction de la faune et de la flore… en un mot à la destruction de la biodiversité de la CAPV… D’où la pertinence de proposer une solution alternative à l’aide d’une énergie renouvelable… qui en plus devrait pouvoir impacter favorablement le pouvoir d’achat, eu égard à la hausse du prix du gaz…

Une consultante lors des échanges dénonce « la schizophrénie des élus qui veulent tout et son contraire : à la fois des actions qui s’inscrivent dans le PCAET et des réalisations opposées ». Je cite pour illustrer ses propos, le projet du BIP qui doit se prolonger de la station d’essence BP derrière la gare Champ de Courses à la nationale 1, au-delà de Saint Brice, et qui est portée par la présidente du conseil départemental et le maire de Soisy. Cela se traduira mécaniquement par la poursuite de l’artificialisation des sols ; de la pollution ; d’un déport un peu plus à l’est de la CAPV des bouchons… Silence dans l’assistance.

« Il ne faut pas rêver», reprend plus loin un fonctionnaire d’une des 17 communes. Il y a des choses qui coûtent cher. Qu’on ne pourra pas réaliser. La même consultante que plus haut poursuit : « il vaut mieux réaliser des choses pour lesquelles il y a des financements. Et aller chercher ces financements ». Quitte à réaliser des investissements qui vont à l’encontre de l’objectif du PCAET ? Et à l’encontre de l’intérêt général, fais-je remarquer ? Comme le grand projet inutile qu’est la création d’une gare en plein champ au Triangle de Gonesse ? Silence…

17h. C’est presque fini. Les fonctionnaires et les consultants se saisissent des fiches actions, fruits des ateliers, et les lisent à l’assistance. Comme anticipé et dit en séance, les actions possibles concernant le lac d’Enghien ne seront pas citées lors de la restitution à l’auditoire qui a perdu 50% de ses effectifs depuis 14h. Pour éviter de remuer le couteau dans la plaie… ?

L’élu en charge du développement durable viendra me voir en fin de séance pour me demander mon avis sur l’après-midi, par un « ça va ? quand même ? »

Bah, si on peut se satisfaire des échanges, du lieu choisi pour ceux-ci… il y a bien un « quand même ».

–   Consultants et fonctionnaires + élus majoritaires présents ont monopolisé près de la moitié du temps de parole de mon atelier, sur des aspects administratifs et aspects financement des projets…

– Ils ont beaucoup mentionné l’existence de subventions. À « aller chercher » ! Chasse à la subvention ? Pour financer les projets.

– Et les cabinets de consulting… Juges et parties ? Nécessité de faire un PLU Intercommunal ; connecter tel projet à un autre dans telle et telle ville de la CAPV, avec avant une étude à faire… par un des cabinets de consulting présents cette après-midi… ?

– La plupart des habitats sont partis AVANT la restitution finale à 17h.

Mon « diagnostic territorial » de l’organisation de cet atelier : d’excellents échanges avec la population… inexistants dans la restitution finale… qu’en ont fait les cabinets de …consulting…

Une défaite de l’investissement citoyen dans ce type d’action. Qui explique aussi en partie le taux d’abstention actuel… à fortiori dans le quartier où était organisé l’événement…

Et au fait ! Où était donc mercredi après-midi Estelle FolestDirectrice de la communication de l’Office français de la biodiversité (https://www.ofb.gouv.fr) et accessoirement candidate « En marche ! » dans notre circonscription ?

 

Estelle ? Pas vue !

Dimanche 19 juin, ne soyez pas schizophrène au moment de voter. Souvenez-vous en !

Stéphane Bauer, élu du groupe municipal  » Saint Gratien solidaire écologique & citoyen »

 

Ainsi leur histoire serait racontée

« Elles iraient dans les musées et [qu’] ainsi leur histoire [des militants communistes] serait racontée »

C’est avec peine et avec un grand regret que nous apprenons cette après-midi le décès de Jacques Villeglé.

Regret et surprise également, comme nous fûmes surpris cet hiver au détour de l’exposition « Libres comme l’art » organisée par le PCF fin 2021/début 2022, lorsque nous sommes tombé.e.s au sous-sol du siège du PCF nez à nez avec les « déchirements » de Jacques Villeglé.

Un nom, qui en tant que Gratiennois-e-s, ne nous était pas du tout inconnu !

Au point que dans la perspective de l’inauguration vendredi 10 juin, du Plan de la Ville réalisé par Jacques Villeglé, nous avons tiré sur papier les deux photos ci-dessous, afin de les faire dédicacer par l’auteur des montages. Hélas, ce sera donc impossible. 

Avenue Jean Jaurès, 16 mars 1986, affiche lacérée marouflée sur toile, collection de l’artiste

Rue du Cloître Saint-Merri, 25 mai 1974, affiche lacérée marouflée sur toile, collection de l’artiste

Toutes nos condoléances à sa famille et longue vie à l’œuvre de Jacques Villeglé, dont le plan de ville qui sera dévoilé vendredi 10 juin à 19h, derrière la mairie.

En savoir plus

« 122 rue du temple, les présidentielles » est autant le témoignage de la victoire de la gauche en 1981 que la contestation violente qu’a pu soulever la campagne électorale de François Mitterrand.

Réduisant son geste à celui de la présentation du « déchirement », Villeglé donne à voir, tel un miroir tendu à la société, ses débats et ses crises d’opinion. Présentée dans le cadre institutionnel du musée ou de la galerie, l’affiche sera de surcroît soumise à la rencontre avec un spectateur qui peut voir ses idées violemment remises en question par la lacération. Ce n’est d’ailleurs pas sans une certaine ironie que Villeglé raconte ses démêlés avec le PCF : « J’ai eu beaucoup de discussions avec les militants communistes qui me reprochaient d’arracher leurs affiches : je leur répondais qu’elles iraient dans les musées et qu’ainsi leur histoire serait racontée ».

Isabelle Volat et Stéphane Bauer, conseillers municipaux du groupe « St Gratien Solidaire Écologique et Citoyen », adhérents du PCF

En mai, écris ce qu’il te plaît…

Voici notre tribune libre, écrite pour le groupe des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». Ce texte est paru dans le magazine municipal de mai/juin 2022.

Au Conseil municipal, nous avons pointé :

Cantine : nouvelle hausse de +3% ! Des tarifs élevés, comparés à ceux de 40 villes du 95 : de 11% plus cher sur le tarif le plus bas à 57% plus cher sur le tarif le plus haut !

Séjours d’été : très faible investissement de la ville : 0,075% du budget municipal ! Pourtant ces séjours ont un intérêt éducatif majeur

 Bientôt un Conseil municipal des enfants : pour rendre les enfants acteurs de la vie locale, il doit permettre la réalisation de projets, et donc prévoir des financements

Des ateliers de réparation de vélos, mais pour rouler en toute sécurité, aucune piste cyclable ne voit le jour, pas de dispositif de recharge pour vélo électrique, toujours pas de parc Véligo à la gare…

Trains : la ville doit relayer le mécontentement des usagers du RER C et de la ligne H 

Finances locales

Annonce par E. Macron d’une nouvelle réduction des dotations d’État de 10 milliards : cela mettrait à mal l’égal accès à un service public de qualité.

L’inflation entame les finances des collectivités. Leurs dotations doivent être indexées sur la hausse des prix.

Une raison de plus pour voter aux législatives de juin pour Gabrielle Cathala, candidate de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Citoyenne !

Isabelle Volat, Stéphane Bauer

Des élu.e.s inspiré.e.s (2)

Suite de nos retours sur la journée consacrée à la transition écologique à St Gratien, samedi 21 mai 2022

 Nous sommes venu.e.s nous informer et prendre des contacts pour faire avancer la transition écologique en ville, avec l’objectif d’être des élu.e.s utiles ! Voici ce que nous avons tiré de nos différents échanges. 

Repair café : nous avons discuté avec les bénévoles du repair café d’Ermont, qui nous ont expliqué le soutien dont ils bénéficient de leur commune (local ; support web…). Ils nous ont commenté la charte du repair café. Une source d’inspiration pour ici ! Notre ville mettrait à disposition une salle dans la MJC du parc, à une fréquence pas encore définie. Mais les Ermontois nous ont dit organiser 3 séances par mois…

Plus d’infos ici sur le repair café d’Ermont 

Géothermie : contact avec un représentant de la communauté d’agglomération. L’idée étant de fournir de l’eau chaude à 40° aux appartements des grands collectifs. Il a pointé le retard que l’on a en IdF concernant cette production d’énergie. Alors que des exemples fonctionnent comme à Villiers le Bel, où tout un quartier de 1500 logements est concerné. On a discuté technique et géothermie « plate ». RDV est donné aux ateliers de la Communauté d’Agglomération Plaine vallée.

Calendrier des réunions CAPV

Atelier Mobilité Bouffémont – Lundi 23 Mai 14h à 17h ; Atelier Ecocitoyen Domont Mercredi 1er juin 18h à 21h ; Atelier biodiversité & Espaces naturels St Gratien Mercredi 15 juin 14h à 17h

Plus d’infos sur la géothermie

Plus d’infos sur le plan climat territorial 

Recyclage des mégots : un sujet que nous connaissons assez bien puisque lors des deux derniers World Cleanup Day, nous avons ramassé en ville un volume de mégots représentant l’équivalent de plusieurs bouteilles, que nous avons ensuite apportées au conseil municipal. Si nous nous sommes félicités du partenariat noué par la ville avec la société TchaoMégot, dont nous avons rencontré hier la responsable de communication, nous estimons que cela traîne.

Un seul collecteur est installé en ville, réservé pour les agents de la collectivité. Alors qu’était exposé hier place Catinat plusieurs matériels urbains (cendriers ; sacs de collecte…) au stand de TchaoMégot. Le prix de ceux-ci ne nous semble pas très onéreux pour un gain pour toute la collectivité. Les explications alambiquées du maire, suivi de près par le binôme de candidat-e-s LR aux législatives ne nous ont pas convaincus. Il y aurait un organisme centralisateur des aides et des taxes qui serait infiltré par des représentants des industriels du tabac. En fait, l’argument qui motiverait le peu d’engagement de la ville serait le coût. Car investir dans des cendriers collecteurs de mégots installés devant les principaux commerces de la ville, cela coûte…

Mise en place d’un parc Véligo à la gare RER : sempiternelle question. Comment se fait-il qu’ici et là des parcs de garages de vélos se créent dans les communes avoisinantes, et que le dossier traîne en longueur à la gare RER de St Gratien ? Grâce aux représentantes sur place d’IdF Mobilités, nous avons obtenu les coordonnées du service ad hoc en charge de l’implantation de parc Véligo près des gares. Nous allons lui écrire et faire part de nos doléances pour les cyclistes gratiennois-e-s.

Pour mémoire, nous nous sommes à de nombreuses reprises exprimés sur ces questions https://isabellevolat.fr/2022/02/14/appreciation-tres-defavorable-des-cyclistes-gratiennois/

https://isabellevolat.fr/2021/07/19/plu-la-ville-de-demain/  

Éducation populaire en matière d’économies d’énergie : l’Ademe s’appuie sur l’association Inven’terre qui prend son bâton de pèlerin et informe des foyers gratiennois de mesures très pratiques pour économiser sur leurs factures d’énergie, notamment d’eau. Mais pourquoi avoir arrêté cette expérience en ville, dont 76 foyers ont pu bénéficier des conseils il y a 2 ans ? Et si on veut aller au bout de la logique qui est de réduire le budget consacré aux dépenses énergétiques, pourquoi ne pas parler avec la CDC qui est la maison mère d’au moins un bailleur social aux Raguenets de l’installation de panneaux solaires sur les toits des immeubles… comme cela existe à Épinay où à Montmorency, pour produire de l’eau chaude… ? On va mettre en lien les acteurs. Et faire en sorte que la structure qui sensibilise des foyers gratiennois travaille aussi avec le Conseil de la Vie Lycéenne du lycée Monod qui s’est engagé dans des projets relatifs à la transition énergétique…  Être utiles…

En savoir plus sur l’association Inven’Terre

Stéphane Bauer

Des élu.e.s inspirée.e.s

Ce samedi 21 mai 2022, nous avons accompagné les candidates de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES) pour des échanges sur le développement durable, à l’occasion de la journée municipale intitulée « Inspirations durables ». Nous reviendrons ici régulièrement sur la campagne des législatives de Gabrielle Cathala et Catherine David.

Associations, institutions, partenaires divers étaient rassemblés sur la pelouse du château Catinat : de « Citoyennes de la République » et ses jus de fruits 100% naturels, mixés à la force de la pédale (!) à l’atelier de réparation de vélos, en passant par Véligo et ses vélos à assistance électrique en location, de « Tchaomégot » qui recycle ce petit déchet très polluant qui jonche nos rues, à la communauté d’agglomération et son plan Climat territorial, du Siare qui exposait les problèmes liés à l’eau et à son assainissement au stand de miel local… les sujets « durables » ne manquaient pas.

Nos rencontres ont été fructueuses sur tous ces thèmes qui nous tiennent à cœur depuis longtemps.

N’avons-nous pas dès 2020, alerté sur la pollution due aux mégots jetés sur les trottoirs, et leurs nécessaires collectes et recyclage ? Aussi, avons-nous été particulièrement attentifs aux solutions proposées par « Tchaomégot » jeune entreprise qui propose des solutions à la collectivité… encore faut-il que celle-ci veuille bien y consacrer quelques moyens ! L’affaire n’est donc pas finie, et il faudra être vigilants pour que cela ne reste pas un effet d’annonce.

N’avons-nous pas interrogé depuis longtemps la ville sur le fait que nos réseaux d’assainissement restent unitaires, malgré la réfection de voirie dans de nombreuses rues, et malgré le fait que les nouvelles constructions soient soumises à l’installation de réseau séparatif sur leur domaine ? Continuer d’envoyer les eaux pluviales engorger les stations d’épuration n’est pas souhaitable. Il y a certes des moyens financiers importants à investir mais quand on refait une rue, n’est -ce pas pour des dizaines d’années ?   

N’avons-nous pas depuis de nombreuses années réclamé que la ville prenne enfin le tournant des transports doux, notamment le vélo et la marche, en veillant que nos trottoirs permettent une circulation aisée des piétons, poussettes et autres  fauteuils roulants ? Que la ville soit équipée d’aménagements cyclables permettant aux cyclistes de rouler et de se garer en toute sécurité ? Pistes cyclables, arceaux protégés et judicieusement implantés, parcs à vélos dans les écoles, parc Véligo à la gare, double sens cyclable… nos propositions se heurtent pour le moment à l’argument de rues trop étroites pour tout partage de la chaussée… mais nous ne désespérons jamais.

N’avons-nous pas dès 2014, proposé d’équiper nos immeubles et autres bâtiments publics de panneaux solaires permettant la production d’eau chaude à moindre coût ? Ou suggéré de réfléchir au principe de géothermie, dont un spécialiste nous a dit hier qu’elle permettrait de réaliser 80% du chauffage urbain ? N’avons-nous pas proposé la collecte des déchets verts, quand tout le monde nous opposait son coût prétendument insurmontable ? N’avons-nous demandé à préserver en ville des espaces naturels pour la promenade des humains mais aussi pour aider à préserver la biodiversité, notamment le parc urbain ou la casquette du BIP ?

Quelques regrets toutefois à propos de cette journée. Bien peu d’habitants malgré le soleil. Pourquoi ne jamais délocaliser dans les quartiers, endroits plus propices à la rencontre avec les enfants, les jeunes ? Raguenets ou Marais aimeraient aussi accueillir les manifestations municipales. Davantage de publicité serait aussi bienvenue, comme quelques stands un peu plus ludiques ou conviviaux, petite restauration ou buvette auraient mérité une place plus importante. Mais surtout, une politique municipale réellement tournée, tout au long de l’année, vers le développement durable, sensibiliserait et engagerait davantage les habitants dans cet enjeu essentiel pour notre vie future. Une ville plus « inspirée », avec des actions fortes et concertées, pour une vraie transition écologique ! Ça nous inspire !

8 mai 1945, la liberté retrouvée

De la cérémonie de ce matin 8 mai 2022, plutôt que le discours très historiquement descriptif du maire, et de son apologie de l’Otan, nous retiendrons le célèbre poème de Paul Éluard, « Liberté », lu au micro par un collégien gratiennois.

Paul Éluard a écrit ce poème en 1942, comme une ode à la liberté face à l’occupation allemande. Il est devenu un hymne à la Résistance. Le texte fut même parachuté depuis les avions anglais sur les maquis des résistants !

Liberté

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Éluard

Pour tout savoir… (3)

Suite et fin de notre compte-rendu de la séance du 15 avril 2022 du Conseil municipal de Saint Gratien (sous l’œil de Marianne et du Maréchal de Catinat…) 

La séance se termine par les réponses du maire aux questions orales des groupes.

Nous avons dorénavant la parole pour poser ces questions, ce qui ne change pas grand-chose puisque nous devons scrupuleusement respecter l’énoncé préalablement envoyé en mairie. Moins de 15 minutes ont été consacrées à la présentation et aux réponses des 15 questions des trois groupes. C’est dire que leur intérêt est limité, puisqu’elles ne sont pas suivies de débat, et que les réponses sont très expéditives.

Voici nos questions, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

Séances du Conseil municipal    

De nombreuses communes ont opté pour la diffusion en ligne des séances de leur Conseil municipal. Avantages : meilleure information des habitant.e.s, transparence sur le travail des élu.e.s, plus grand dynamisme de la démocratie locale. La possibilité serait ainsi offerte aux Gratiennois.e.s de regarder tout ou partie de la séance, en une ou plusieurs fois, sans avoir à attendre deux mois pour lire un PV très rébarbatif pour les personnes qui n’ont pas eu connaissance des dossiers. Pourquoi la ville ne met-elle pas ce système en place ?

Réponse du maire : La ville a diffusé en direct les séances en période de pandémie lorsque le public n’était plus admis. Aujourd’hui chacun est libre de circuler et d’assister au Conseil si cela l’intéresse. Le PV sera désormais affiché sous huit jours suivant la séance.

Le maire indique être opposé à la pratique de diffusion en ligne, au prétexte que cela changerait les modalités, que certains élus auraient « intérêt à créer un spectacle ».

Nos commentaires : Affirmation assez méprisante que de considérer que l’expression des élus minoritaires, puisque c’est d’eux dont il s’agit, peut être assimilée à du spectacle… Décidément, le maire et sa majorité préfèrent travailler dans l’ombre. Qu’y a-t-il de gênant dans le fait de pouvoir assister au travail des élus, aux échanges, aux arguments des uns et des autres, aux différents votes ?  

Parc Véligo de la gare  

Si la période de Covid peut expliquer partiellement le retard très important de cet équipement, nous jugeons que la ville devrait intervenir plus fermement vis-à-vis de la SNCF. Partout les déplacements à vélo se développent et il est anormal qu’à Saint Gratien il soit encore impossible de garer son vélo de manière protégée et sécurisée.

Quand est-ce que le projet VÉLIGO va se concrétiser aux abords de la gare RER de St Gratien ?

Réponse du maire : le projet est toujours en cours, la SNCF attend des vérifications de sécurité incendie pour valider l’implantation du parc Véligo. La mise en service n’est pas encore définie. L’objectif de réception des travaux avant fin juin a été avancée, mais la ville n’a toujours pas de planning de travaux. Ce projet est entièrement géré par IDF-Mobilités et le pôle gare SNCF, tant sur le plan financier que technique.

Nos commentaires : notre question portait sur l’action de la ville pour faire enfin aboutir ce projet, dont nous savons pertinemment qu’il est géré par la SNCF. Le fait est que les gares alentour disposent depuis longtemps d’un tel équipement, alors que Saint Gratien l’attend depuis de très longs mois.  

Commerces    

Les commerçants du centre Hémonnot se plaignent d’être régulièrement verbalisés sur le parking payant du marché ou dans les rues adjacentes en zone bleue. La carte d’abonnement au mois semble ne plus exister et la ville aurait conseillé de stationner au parking souterrain du Forum avec abonnement. Or il apparaît que les abonnements n’y sont plus possibles faute de places disponibles. De plus, le parking Hémonnot n’est pas surchargé, les véhicules des commerçants ne gênent pas l’accès pour les clients.

Une solution, abonnement ou autre, peut-elle être envisagée ? En attendant, une tolérance des ASVP est-elle envisageable, dans le but de ne pas gêner les commerçants dans leur activité ?

Réponse du maire : La ville travaille de concert avec les commerçants pour leur proposer un abonnement au P1 du Forum et pour les commerçants proches de la gare, Effia propose des abonnements à 30€ par mois. De nouvelles places seront proposées par le nouveau délégataire en septembre. Les commerçants peuvent appeler le service « commerces » de la ville qui peut les aider.   

Nos commentaires : une réponse très générale, qui ne répond guère aux interrogations des commerçants du centre Hémonnot.  

Non remplacements des enseignants   

Plusieurs de nos écoles connaissent actuellement des non-remplacements d’enseignants absents. Des élèves sont privés d’enseignement pendant parfois de longues périodes. Cela désorganise également le travail des autres classes de l’école, qui accueillent les enfants sans maître. Cette situation n’est pas admissible. Le Conseil municipal dans son ensemble, via un courrier ou une motion, pourrait-il intervenir auprès des services de l’Éducation nationale pour que les élèves gratiennois reçoivent l’enseignement auquel ils ont droit ?

Réponse du maire : Le maire indique attendre la réponse de la Dasen au courrier qu’il lui a adressé, et en fonction de la réponse, et si les choses n’avancent pas, le maire est d’accord pour que le Conseil vote une motion.   

Nos commentaires : Parfait ! Mais depuis la séance du Conseil, aucune information ne nous a été communiquée sur l’avancée de la situation…  

Prochain Conseil municipal le 30 juin 2022.

  

La cantine, ça coûte !

Suite de notre compte-rendu de la séance du 15 avril du Conseil municipal de Saint Gratien

Le Conseil débat ensuite des tarifs des prestations périscolaires. Nous sommes bien conscients que ces prestations vont être touchées par des hausses importantes, énergie, denrées alimentaires, personnel. La ville redoute une hausse record en fin d’année en ce qui concerne la restauration scolaire car le contrat passé avec la société Sogérès comprend bien évidemment une clause d’ajustement des prix en fonction de l’inflation.

La ville prend des gants pour annoncer les hausses de tarifs : « ne pas répercuter l’intégralité de la hausse », « limiter » à 3% »… Le sujet est sensible !

En effet, cette nouvelle hausse de +3% s’appliquera à partir de septembre 2022 sur des tarifs déjà très hauts suite aux augmentations récurrentes et supérieures à l’inflation que nous avons connues ces dernières années. Pour mémoire, les tarifs ont augmenté de +3% en septembre 2014. Il n’y a pas eu de hausse générale en septembre 2015, année de refonte de la grille des quotients, mais des augmentations avaient toutefois touché certaines tranches de façon importante. En septembre 2016, +2%, comme en septembre 2017 et 2018, (année où les tarifs du centre de loisirs avaient augmenté de +3%), et encore +2% en septembre 2019. Durant toutes ces années, l’inflation était très faible. Enfin, pas d’augmentation pour cause de fermeture des restaurants scolaires et accueils des enfants en 2020, et « seulement » +1% en septembre 2021.

Pour que la discussion ne reste pas éloignée de la réalité, j’ai rappelé en séance les tarifs dont on parle.   

Un repas de cantine au tarif minimal 1 passera de 2,18€ à 2,25€. Petit calcul… pour un mois et pour une famille de deux enfants qui déjeunent tous les jours, la note sera de 76,50 €.

Un repas de cantine au tarif 10 passera de 7,54€ à 7,77€. 32% des familles gratiennoises se voient appliquer ce tarif maximum. La facture mensuelle pour deux enfants s’élèvera à 264,18€.  

Pour le centre de loisirs, le tarif journalier 1 passera de 7,63€ à 7,85€. Pour deux enfants qui fréquenteraient chaque mercredi du mois, la note est  de 62,80€. 

Le tarif 10 passe lui de 22,08€ à 22,75€, et la facture pour deux enfants et 4 mercredis sera de 182€.

Imaginons une famille de deux enfants qui déjeunent chaque jour à la cantine et fréquentent le centre chaque mercredi au tarif minimal, la facture de ces deux prestations sera de 140€, c’est-à-dire 11% d’un SMIC. Pour la famille au tarif 10, le même calcul aboutit à une facture de 446€.

Il vaut mieux être inscrit à la cantine car le tarif pour fréquentation exceptionnelle est lui aussi exceptionnel : 9,67€ !!

Nous posons la question suivante (mais nous attendons toujours la réponse). Si les réfectoires sont très chargés à Jean Jaurès, Pauline Kergomard, Grusse Dagneaux et Raymond Logeais, qu’en est-il de la fréquentation à Jean Zay, Jean Sarrailh, Edouard Herriot ? Nous pensons qu’il y a de la place dans ces réfectoires car pour les familles modestes, la cantine est inabordable. D’ailleurs, la ville elle-même proposait aux familles refoulées des réfectoires bondés des écoles du centre-ville, d’inscrire leurs enfants dans les écoles des Raguenets… c’est donc qu’il y a de la place.   

Nous avons comparé les tarifs gratiennois avec ceux de villes du Val d’Oise. Notre étude précédente portait sur 13 autres villes, nous en avons cette fois recensé 40, ce qui rend caduc le reproche de n’avoir choisi que des villes « particulières », soit de « gauche », soit avec cuisine centrale, soit de taille différente… Le panel est cette fois suffisant pour être significatif. Et le verdict sans appel.    

Saint Gratien est plus cher de 11% sur le tarif le plus bas et de 57% sur le tarif le plus haut, comme le montre le tableau ci-dessous, et ceci avant les augmentations de septembre 2022.

Nous avons donc voté contre ces augmentations, et hélas, avons été les seuls.. L’élu PS s’est abstenu et tous les autres élus ont voté pour.

Quant à l’adjoint aux finances, il n’a pas manqué de nous rappeler que la cantine « ça coûte ». Bien sûr ! Comme tout service rendu à la population. Tout est de savoir si la ville choisit de prioriser des tarifs modérés de restauration scolaire, en optant pour modérer aussi ses dépenses de fleurissement par exemple. Tout est affaire de choix politique.     

À suivre…