Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…
Le Conseil aborde ensuite les questions budgétaires : sujet essentiel !
L’adjoint aux finances présente le « rapport d’orientations budgétaires », étape obligatoire avant le vote du budget que notre commune adoptera le 17 décembre 2020.
L’occasion de débattre… en principe. Certain.es élu.es manifestent rapidement leur agacement dès que le débat dure quelques minutes et il faut rapidement passer au vote. Il y a pourtant eu un échange avec l’adjoint aux finances.
Si la forme du document présenté aux élus change par rapport aux années précédentes, nous regrettons qu’il donne finalement très peu d’informations, et notamment très peu d’éléments prévisionnels, alors que nous sommes au moment clé du premier débat d’orientations budgétaires en tout début de mandat. On aurait pu avoir des informations beaucoup plus consistantes en terme de prévisions. Peu d’éléments prospectifs : 2 pages seulement sur les 25 du document leur sont consacrées. Difficile donc pour nous d’avoir une vision sur les années 2021/2023, notamment pour les investissements. 
Nous demandons des informations sur deux variations sur 2020 : les « produits des services » diminuent significativement (-300K€) entre 2019 et 2020, et les « charges générales » augmentent quant à elles de +800K€. La baisse des recettes s’explique par la crise sanitaire, et notamment par les moindres rentrées entre mars et juin (cantine et périscolaire, exonérations de loyers). La réponse à propos des charges générales est plus confuse et l’adjoint nous renvoie au prochain compte administratif en indiquant que ces chiffres pourraient être alors « corrigés »…
Sur les charges de personnel, nous interrogeons sur la progression du nombre de contractuels employés par la ville (80) qui représentent à présent 1 emploi sur 3. Selon l’adjoint, c’est l’effet là encore de la crise sanitaire car la ville a eu recours ponctuellement à des contrats déterminés à durée très courte. Sur les rémunérations, nous constatons que ce sont les primes qui augmentent : ce seraient les conséquences de l’évolution du régime indemnitaire au niveau de l’État, que la ville subit.
Pour la période 2021/2023, la ville annonce 9 millions d’investissements futurs. C’est peu au regard des investissements des périodes des mandats antérieurs (40 entre 2008 et 2014 et 20 entre 2014 et 2020). Pas de chiffres par contre en ce qui concerne les charges financières, ce qui aurait été possible puisque la ville emprunte à présent à taux fixe, ou encore sur la masse des impôts perçus sous forme de taxe foncière et d’habitation. Trop prématuré selon l’adjoint aux finances qui nous renvoie au vote du budget dans un mois. 
Enfin, grand débat autour de la nécessité de connaître le PPI de la ville, plan pluriannuel d’investissement, élément central pour les prévisions. La loi « NOTre » (loi sur la nouvelle organisation territoriale) rappelle l’obligation de mettre en place ce plan pour chaque mandat. Un document capital en terme de pilotage, mais aussi pour l’échange entre les élus, a fortiori en début de mandat. La CADA reconnaît qu’il s’agit d’un document autonome et communicable, de même que le tribunal administratif, et non d’un document à usage interne de la majorité municipale. Nous demandons donc à connaître ce document pour la durée du mandat 2020/2026. Trop d’incertitudes, d’après l’adjoint aux finances qui évoque les « impondérables » liés à la situation particulière que nous connaissons. Il ne lui paraît pas raisonnable d’annoncer aujourd’hui les investissements de 2026 (ce n’était pas notre demande) et nous renvoie au projet municipal de la liste UPSG, présenté en mars 2020…
Le seul chiffre qui nous est donné est celui de 9 millions pour les 3 ans à venir. Comment vont-ils se répartir ? Mystère… cela dépendra des urgences et des moyens de la ville pour l’adjoint, qui déclare ne pas le savoir à ce stade. Mais pourtant la réhabilitation de la salle Georges Brassens est d’ores et déjà actée pour 2021 à hauteur de 2 millions.. et une autre échéance est connue, c’est celle des travaux de la salle d’armes, qui doivent être terminés pour les JO de 2024. Pas moyen d’en savoir davantage, la municipalité nous renvoie au mois de décembre pour le vote du budget primitif… nous aurons alors le détail des travaux de 2021. Pour les autres investissements… Qu’en sera-t-il de la bibliothèque de Motordu, du centre Camille Claudel, du centre du Parc, ou le centre de loisirs Fossiez ? Faudra-t-il attendre 2024, 2025 ou 2026 ? Réponse ? Si des urgences s’imposent… elles seront prises en compte. 
Enfin, que répondre aux associations confrontées au manque de salles municipales sportives ou culturelles disponibles ? N’y a-t-il pas là urgence ? Ce sont des éléments qui auraient pu être mis en débat pour bâtir un plan d’investissement sur les prochains exercices budgétaires. Les plannings sont « serrés » reconnaît l’adjoint, mais c’est pour lui « l’ordre normal des choses ».
Tout le monde sait que le monde associatif souffre actuellement gravement de la crise sanitaire. Quel signal envoie la ville en prévoyant une augmentation de.. 0% des subventions municipales ? Réponse ? Trop d’incertitudes ! Quand vous serez maire de la ville… Voilà un argument récurrent mais bien peu budgétaire que le maire brandit à chaque fois qu’il n’a pas envie de poursuivre les échanges.
À suivre…
Des masques pour les écoliers et écolières : le détail de notre proposition, faite en Conseil municipal le jeudi 19 novembre 2020
Saint Gratien : quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…
1. Écoles


5. Poubelles en centre ville
Prochain Conseil municipal de Saint Gratien ce jeudi 19 novembre 2020. 

Conseil municipal, salle Georges Brassens pour cause de crise sanitaire, la suite…
Le rapport suivant concerne la
Conseil municipal salle Georges Brassens ce jeudi 24 septembre 2020 pour cause de crise sanitaire.
sanitaire. Autre question, récurrente elle aussi : combien d’élèves sont refusés au service de restauration scolaire, faute de place dans les réfectoires, et qu’envisage la ville pour résoudre ce problème ? En effet, des élèves ne sont pas acceptés à Grusse Dagneaux, Raymond Logeais élémentaire et Pauline Kergomard. Cela est contraire à la loi puisque la cantine est un service public dont l’accès ne peut être restreint.
Sur la décision qui annonce la création d’une aire de jeux aux Raguenets pour 240K€, nous demandons quelle délégation permet au maire d’engager des fonds non votés au budget, ni dans aucune décision modificative ? Au-delà de l’aspect juridique, il est scandaleux qu’aucune concertation, ni même information, n’ait eu lieu pour une opération au montant si élevé, ni avec élus ni avec les habitants. C’est aussi l’occasion de rappeler que le plan pluriannuel d’investissement ne nous est jamais communiqué, et qu’il ne s’agit pas du programme électoral de la majorité, mais bel et bien d’une répartition sur les six années du mandat des différents travaux programmés.
Notre appréciation : la destruction du city stade fin mai, sans concertation, ni information sauf un post sur la page Facebook de la ville le jour-même du démarrage de l’arrachage du revêtement, a semé le trouble dans le quartier et fortement mécontenté les jeunes utilisateurs de cet équipement. Comme admettre à présent qu’une douzième aire de jeux soit installée aux Raguenets sans aucune information, ni présentation, ni vote du Conseil quand des sommes pareilles sont en jeu ? Le maire a délégation pour prendre toute décision concernant la préparation, la passation, l’exécution et le règlement des marchés lorsque les crédits sont inscrits au budget, ce qui n’est pas le cas. Notre question reste donc entière.
Réponse du maire : il existe un dispositif d’arrosage automatique pour les pelouses de grade surface. Certains massifs plantés disposent d’un arrosage au goutte à goutte, ce qui permet d’optimiser la consommation de l’eau. Les jeunes arbres font l’objet d’un soin particulier.
Nous proposons que la ville agisse pour limiter le jet de mégots sur nos voies publiques, selon plusieurs pistes : installation en nombre de cendriers dans le mobilier urbain, poubelles munies d’un éteignoir; campagnes d’information (installation de mégots géants dans les rues pour alerter sur cette pollution envahissante :
La commission avait demandé à obtenir des éclaircissements sur la facturation par la SOMAREP des consommations en eau et électricité. Or, à la rentrée, des commerçants font encore état d’une absence de concordance entre les sommes demandées par la SOMAREP et les indications des compteurs eau et électricité.
Interdisez les prises de parole sur les communications de début de séance : vous éviterez ainsi les questions gênantes, par exemple sur le nombre d’élèves refusés à la cantine faute de place dans les restaurants scolaires.