Réponses fumeuses

Voici les réponses apportées par le maire à nos questions orales lors du Conseil municipal du 24 septembre.

Temps consacré par le maire à répondre aux questions de notre groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » : 5 minutes, soit une minute par question, lecture de l’énoncé de celle-ci comprise… Autant dire qu’elles sont traitées superficiellement, voire avec une totale désinvolture, alors qu’elles pourraient être l’objet d’un débat entre élus des différents groupes.

Projet aire de jeux Raguenets

Sur quelle délégation s’appuie le maire pour décider d’une opération coûtant 239K€, qui n’apparaît pas au budget 2020, n’est pas intégrée dans les dernières décisions budgétaires modificatives (DM), n’a jamais fait l’objet d’une quelconque délibération en Conseil municipal, ni d’une consultation au niveau du Conseil Citoyen du quartier des Raguenets, ni sur son implantation, ni sur sa thématique ?

Réponse du maire : le maire déclare nous avoir déjà répondu lors de la séance du 2 juillet. Il n’a pas à présenter ce type d’aménagement au Conseil, autrement que dans le cadre du compte-rendu des décisions du maire, ce qui a été fait.

Notre appréciation : la destruction du city stade fin mai, sans concertation, ni information sauf un post sur la page Facebook de la ville le jour-même du démarrage de l’arrachage du revêtement, a semé le trouble dans le quartier et fortement mécontenté les jeunes utilisateurs de cet équipement. Comme admettre à présent qu’une douzième aire de jeux soit installée aux Raguenets sans aucune information, ni présentation, ni vote du Conseil quand des sommes pareilles sont en jeu ? Le maire a délégation pour prendre toute décision concernant la préparation, la passation, l’exécution et le règlement des marchés lorsque les crédits sont inscrits au budget, ce qui n’est pas le cas. Notre question reste donc entière.

Projet de Maison de santé aux Raguenets

Nous souhaitons des informations sur l’état des subventions de cette opération et le reste à la charge de la ville, ainsi que sur l’avancement de la recherche des praticiens qui vont s’y installer.

Lors du vote du budget 2020, était annoncé un coût total pour la ville de 217 K€ (coût total de 786K€, avec 569K€ de subventions). Or, sur le panneau devant le futur local est à présent inscrit un coût total de 903K€ et un coût pour la ville de 323K€.

Réponse du maire : il s’agissait d’une prévision d’inscription budgétaire, le coût total de l’opération est de 815K€. La région subventionne pour 180K€, l’URPS (médecins libéraux) et l’ARS pour 250K€, le Conseil départemental pour 63K€. Le reste à charge de la ville est donc de 322K€ à ce jour. La recherche des praticiens est en cours.

Notre appréciation : il y a donc bien une évolution des montants restant à la charge de la ville, entre les montants annoncés en décembre 2019 et ceux de septembre 2020.

Arrosage

Dans la dernière période, marquée par une très faible pluviométrie depuis mi-mars, nous nous interrogeons sur la politique de gestion de l’eau de la ville, et sur les critères d’arrosage, qui apparaissent distincts selon les quartiers. Ne serait-il pas préférable de favoriser l’arrosage des jeunes arbres plutôt que celui des pelouses, dont l’état est par ailleurs d’un quartier à l’autre fort différent ?

Réponse du maire : il existe un dispositif d’arrosage automatique pour les pelouses de grade surface. Certains massifs plantés disposent d’un arrosage au goutte à goutte, ce qui permet d’optimiser la consommation de l’eau. Les jeunes arbres font l’objet d’un soin particulier.

Notre appréciation : force est de constater que de nombreux arbres et plantations ont souffert, et que notamment la casquette du BIP présente une végétation quasi entièrement grillée à certains endroits.

Déchets polluants jetés sur la voie publique

Lors de la journée mondiale de nettoyage de la planète le 19 septembre, nous avons ramassé avec les adhérents de l’association SGSEC un nombre effarant de mégots trouvés principalement devant les cafés-bars et dans les plates-bandes et espaces verts de la rue Berthie Albrecht.

Le mégot est un petit déchet mais c’est une source majeure de pollution puisqu’il contient du plastique et des milliers de substances chimiques. Un mégot met plus de douze ans à se dégrader. Jeté sur la voie publique, il se retrouve ensuite le plus souvent dans les océans.

Nous proposons que la ville agisse pour limiter le jet de mégots sur nos voies publiques, selon plusieurs pistes : installation en nombre de cendriers dans le mobilier urbain, poubelles munies d’un éteignoir; campagnes d’information (installation de mégots géants dans les rues pour alerter sur cette pollution envahissante : « Il n’y a pas de petites incivilités ») et de sensibilisation par affichage, expositions, conférences, information dans les écoles, collèges et au lycée ; travail en collaboration avec les bars-tabacs et cafés de la ville (installation de boîtes de collecte, dans les bars ou restaurants intéressés) ; promotion des cendriers de poche ; rappel de la contravention (68 €) qui sanctionne le geste de jeter des mégots sur la voie publique. Quel est l’avis de la municipalité sur cette question ?

Réponse du maire : le service de développement durable a été sollicité par une auto-entrepreneuse gratiennoise qui met actuellement au point des formes de collecte et de récupération de mégots et surtout une filière de retraitement des mégots. La ville souhaite participer à cette expérience sous la forme d’un partenariat. Le maire préfère prendre son temps et participer au retraitement plutôt qu’à la seule installation de cendriers.

Notre appréciation : cette réponse ne peut nous satisfaire pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la commission « développement durable » s’est réunie récemment et cette info n’a pas été communiquée à cette occasion. On peut donc déjà s’interroger sur le fonctionnement de ces commissions de travail. Ensuite, le recyclage des mégots est une opération particulièrement complexe au vu des nombreuses substances toxiques qui les composent. Cette filière est quasi inexistante en France car le processus est loin d’être au point. Enfin, et bien que le maire tourne en dérision notre demande d’installation de cendriers, il faut bien, avant un recyclage éventuel mais bien aléatoire, collecter les mégots. Autant éviter au maximum de les retrouver dans les espaces verts. Le maire oublie aussi le volet information et pédagogie, important pour limiter les jets de mégots au sol. En bref, nous craignons donc que le maire cherche à nous… enfumer.

Commerces

La dernière commission « commerce » tenue le 22 juin 2020 avait fait plusieurs propositions pour relancer l’activité du marché, notamment : réactiver la communication pour le bus du marché avec élargissement du dispositif ; solliciter le délégataire sur le manque de diversification de l’offre commerciale favorisant les circuits courts et les produits bio ; utiliser une partie de la redevance versée par le délégataire à la ville pour mettre en place des actions de redynamisation.

La commission avait demandé à obtenir des éclaircissements sur la facturation par la SOMAREP des consommations en eau et électricité. Or, à la rentrée, des commerçants font encore état d’une absence de concordance entre les sommes demandées par la SOMAREP et les indications des compteurs eau et électricité.

La commission avait émis le souhait de pouvoir participer à la commission du marché en délégant des membres.

Une réunion devant avoir lieu au mois de septembre, pouvons-nous connaître les réponses apportées à ces demandes ?

Réponse du maire : le point a été fait avec le conseiller délégué et sera présenté lors de la prochaine réunion de la commission municipale « commerces ».

Notre appréciation : circulez, rien à voir… le sujet du marché revient régulièrement sur le tapis, mais la majorité municipale refuse de voir le problème, et d’envisager des solutions, pourtant souvent évoquées, y compris dans la commission « commerce ». Quel dommage pour le marché, pourtant lieu essentiel de la vie locale. 

3 réflexions sur “Réponses fumeuses

  1. Concombre masqué

    Concernant le marché, ne peut on pas voir dans l’absence de réponse :

    – une absence de synergies avec les autres commerces sédentaires en ville ; la disparition du marché ne serait pas jugée impactante au niveau des commerces du coeur de ville ; à ce titre l’association des commerçants du centre ville n’intègre pas de commerçants du marché… par ailleurs, le conseil mun. intégre de son côté des commerçants du centre ville. Mais pas des commerçants du marché….

    – un manque total d’intérêt pour le marché. Très rares sont les élus de la majorité à faire leurs courses au marché. Le maire y a été vu la dernière fois pour l’inauguration du fléchage au sol (le 12 mai). Le conseiller municipal aux commerces n’y met plus les pieds au motif qu’il en a marre de se « faire engueuler »… qt à la sénatrice

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