Échos du Conseil de décembre (3)

CM décembre 2019-5La suite de nos interventions sur le projet de budget 2020 au Conseil municipal du 19 décembre 2019 (intervention  de Stéphane Bauer)

Le moment est venu de tirer quelques enseignements sur la mandature 2014/2020. Certes le projet de budget 2020 est sous contrainte, comme les précédents. Finalement c’est toute la mandature qui a été sous contrainte.

Nous avons pâti de la baisse de la DGF (dotation globale de fonctionnement) car nous sommes très dépendants de la DGF. Du fait de notre taux de fiscalité relativement bas, nous dépendons davantage de la DGF et quand elle baisse…

Les charges financières, elles, n’ont pas disparu par un coup de baguette magique. Le service de la dette n’a pas évolué depuis 2014. Les frais financiers + remboursement du  capital de la dette s’élèvent à 2,5 à 2,7 M€ /an et on déboursera en 2020, la somme déboursée en 2015, soit  env. 2,6 M€ et soit 10% de notre budget….CM décembre 2019-6

Les charges financières s’élèvent pour 2019 à 797 K€, soit à un niveau  supérieur à ce que la ville a payé en 2017 et en 2018. Alors même que les taux d’intérêt facturés à la ville sont historiquement bas. 

La progression de la charge d’intérêt dans le budget prévisionnel (737 K€, vs 657 K€ en 2017 et 658 K€ en 2018) est par conséquent une question, dans un contexte de (légère) diminution de l’endettement de la ville, et surtout de la poursuite de la baisse des taux d’intérêt.

Une précision : nous n’avons jamais été contre l’endettement. Il est sain de s’endetter pour investir et répondre au besoin des habitants, a fortiori quand les taux sont bas. Il n’est pas sain de s’endetter à des taux non contrôlés,  et a fortiori pour rembourser des erreurs de gestion…

Un paradoxe : la ville a consommé et re-consommé dans le passé de la dette à des taux prohibitifs. La ville maintenant se désendette quand les taux sont à leur plus bas niveau historique… On aurait pu s’attendre à l’inverse.

Le document omet juste d’évoquer la renégociation des emprunts toxiques en 2016.  Les bonnes fées faute de baguette magique n’ont pas transformé le plomb en or. On a juste troqué des frais financiers facturés à 23% à du remboursement en capital jusqu’en 2032…  Une omission malheureuse dans les comptes la ville, une nouvelle fois… La situation en matière d’endettement sur la période, est toujours aussi tendue, contrairement  à ce que laisse penser la ville, quand elle écrit : « On constate une quasi stabilité de l’encours de dette ». Or, celle-ci passe quand même de 18,335 M€ à 20,639 M€ de 2014 à 2020  soit, quand même, + 12,5 %.

La ville oublie également les intérêts courus non échus (ICNE) décaissables en 2020 mais imputables en 2019.

Pour les investissements, c’est de fait tout le mandat qui a été de transition ! On ne constate pas un montant très important d’investissements sur la mandature : 44 M€ investis entre  2008-2014 contre 27 M€ seulement entre 2014 à 2020.

CM décembre 2019-8La ville investissait en moyenne par an 7 à 9 M€ sur les mandats précédents, on tombe là à 4,5 M€ investis par an…

Rapporté au nombre d’habitants, les dépenses d’équipement par habitant sont à St Gratien de 149 € contre 324 € dans les villes équivalentes.

Un sous-investissement ! On investit par habitant à peine la moitié de ce qu’investissent les autres communes… niveau valable sur tout le mandat !

Est-il exact d’affirmer, que « tout a été fait ! » comme le dit l’adjoint aux finances ? Non bien sûr, et ce sous -investissement est dû à des marges de manœuvre extrêmement étroites.

Citons les travaux nécessaires pour la salle Georges Brassens, la bibliothèque de Motordu, le centre culturel du Parc, Camille Claudel, le centre de loisirs Fossiez ou encore les bureaux de la mairie….

Un sous-investissement manifeste sur ce mandat-ci : 3,194 M€ de travaux budgétés en 2020, c’est 1 M€ de moins qu’en 2014, qui était aussi « une année de transition » en lien avec l’achèvement du mandat.

Quant à la poursuite en 2020 de la compression des frais de personnel, nous la déplorons.

Elle est à mettre en regard des chiffres de la précarisation du statut du personnel :

– des diminutions de fonctionnaires territoriaux au profit de contractuels en CDI voire en CDD…

– l’augmentation des taux de vacances de postes : 5% au total

– et maintenant des augmentations de grades étalées sur 4 ans…

Ce n’est pas bon pour le personnel ni pour les services rendus aux Gratiennois.

Sur la réforme de la taxe d’habitation : en 2020 la ville n’a plus la capacité de lever la taxe d’habitation. Il y a certes compensation par l’État mais elle est basée sur les chiffres de 2017 et sera stable dans le temps. Avec des taux d’impôts locaux fixés à des bas niveaux, c’est  l’arroseur arrosé ! Le mécanisme prévu par l’État se traduit par une fixation des recettes futures de la ville issues de la TH à ce bas niveau ad vitam æternam.CM décembre 2019-4

Autre formulation de la question : de quelle marge de manœuvre va disposer la ville dans les exercices futurs ?

La ville a certes un niveau de dette relativement bas. Mais Saint Gratien dégage beaucoup moins d’excédent budgétaire que les autres communes, donc la capacité de  désendettement est beaucoup plus faible : cela résume bien les difficultés de la ville et explique la compression des charges de personnel et le frein sur les investissements.

Le rapport dette/capacité d’autofinancement est de 10 ans à Saint Gratien alors qu’il est de 5 ans et demi dans les commune de même taille. Autre contrainte et autre illustration du bilan de la mandature : nous disposons donc de 2 fois moins de marge de manœuvre que les communes de la strate…

Stéphane Bauer

Échos du Conseil de décembre (2)

Point essentiel du Conseil municipal de décembre 2019 : le vote du budget 2020.

Voici pourquoi nous avons voté contre.

StG 2019-2Il faut tout d’abord revenir sur la suppression de la taxe d’habitation qui aura des répercussions importantes sur les marges de manœuvre des collectivités locales. Cette réforme s’est faite sans concertation, alors que la plupart des associations d’élus considérait qu’il aurait mieux valu une réforme des valeurs locatives, ou au moins opter pour des dégrèvements au lieu de la suppression : cela aurait permis que l’État rembourse aux contribuables une TH toujours versée aux communes. Cela garantissait une compensation aux communes et surtout une autonomie fiscale avec le pouvoir de fixer les taux. Alors que nous aurons une compensation sur les taux et les bases de 2017. Autant d’économies que fait l’État sur le dos des communes. Une mesure qui bénéficie de plus surtout aux foyers les plus riches, les plus modestes étant déjà exonérés.

Quant au budget 2020 à Saint Gratien, c’est sans surprise. Les grandes dispositions avaient été annoncées par le rapport d’orientations budgétaires de novembre et sont dans la droite ligne des budgets précédents. Ce n’est pas un budget de transition, comme le dit la majorité, mais un budget contraint. Toujours la réduction des dépenses et la course aux augmentations de tarifs. Une porte avait été entrouverte en novembre avec la possibilité de ne pas les augmenter, mais elle s’est vite refermée sur les habituels +3%.

Sur les dépenses d’équipement, nous redisons aussi la même chose que les années précédentes. Nous n’avons jamais de débat sur la priorisation des travaux. Pourquoi la réfection de trois rues était-elle plus urgente que la rénovation de la salle Georges Brassens ou du centre culturel du Parc, pourtant toutes deux promises en 2014 ? Pourquoi tant consacrer à la voirie sur toutes ces dernières années ? Nous arrivons au terme de la mandature, on peut faire le compte sur la globalité du mandat 2014/2020. Depuis 2014, la voirie représente 47% des dépenses d’équipement. Des aménagements qui de plus ignorent les déplacements doux et font que nous avons une ville où les espaces sont entièrement dédiés à la circulation automobile ou au stationnement.GB

La voirie représente 47% des dépenses d’équipement (c’est-à-dire 13M€ sur 27 au total) contre seulement 14% aux écoles (3,8M€), 11% à la culture (3M€), 10% à jeunesse et sports (2,8M) et 1,2% à la santé…

En 2020, c’est la même chose : 1,2M€ de travaux de voirie contre 140K€ pour les travaux dans les écoles. De plus, 61% seulement des dépenses dites « d’investissement » sont de l’équipement, le reste étant consacré au remboursement de la dette.

Quant à l’ensemble des sommes consacrées aux équipements, force est de constater malgré vos affirmations, que St Gratien investit beaucoup moins que les villes de même importance. Rapporté au nombre d’habitants, les dépenses d’équipement par habitant sont de 149 € dans notre ville contre 324 € dans les villes de taille équivalente, soit – 54 %.

Enfin, la prétendue « bonne gestion » a ses limites puisqu’on constate que le ratio qui compare les dépenses de fonctionnement et le remboursement de la dette en capital aux  recettes réelles de fonctionnement est supérieur à 100% : cela signifie que la charge de la dette n’est pas entièrement financée par les recettes courantes.   

À suivre… sur le même sujet

Échos du Conseil de décembre (1)

Voici les réponses apportées à nos questions orales lors du Conseil municipal du jeudi 19 décembre 2019. La suite de notre compte-rendu de la séance prochainement.

Projet efficacité énergétique du bâti communal  

Une convention avait été votée lors du Conseil municipal du 28 septembre 2017 avec l’Arene Ile de France (Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies). Pouvez-vous nous indiquer les conclusions du diagnostic effectué et les actions entreprises ou à entreprendre (rénovation du patrimoine, optimisation des consommations…) ?

Réponse du maire : cette convention a permis à la ville de bénéficier de trois audits énergétiques complets, avec des préconisations, comme pour l’hôtel de ville, le gymnase du Picolo, ou le groupe scolaire Jean Moulin. Les résultats obtenus sur les bâtiments énergivores ont permis de fournir des éléments d’arbitrage pour l’élaboration du prochain programme pluriannuel d’investissement. Il y a eu des actions concrètes, comme le remplacement des menuiseries extérieures du groupe scolaire Jean Moulin, l’installation d’un système GTB qui est la gestion technique de l’ensemble des bâtiments communaux permettant dès janvier 2020 de connaître les consommations de fluides de 52 bâtiments communaux, 37 points d’éclairage public, 15 points d’alimentation de feux tricolores, 30 bouches d’arrosage, pour agir rapidement sur les consommations anormales, optimiser les contrats de fournitures d’énergie, cibler les bâtiments énergivores, et s’inscrire dans un PPI de rénovation énergétique.  

Nos remarques : toujours besoin d’aller à la pêche aux informations… pourquoi cette question n‘a-t-elle pas fait l’objet au moins d’une information en commission de développement durable ? Voire même d’un débat sur le sujet de la consommation énergétique et des indispensables efforts à faire en la matière pour non seulement éviter les gaspillages mais surtout s’engager sur la voie d’une transition écologique ? D’autres communes s’y sont engagées depuis longtemps, en implantant des chaudières à granulés de bois, ou des panneaux photovoltaïques pour la fabrication d’eau chaude sanitaire… Le but étant d’être moins gourmand en énergie, moins polluant et bénéfique pour le pouvoir d’achat des habitants..

Logement et rénovation énergétique

Mise en place de permanences d’information logement et rénovation énergétique par CAPV et l’ADIL à destination des propriétaires, locataires et bailleurs : ces permanences sont mises en places sur 3 communes (Deuil, Montmagny et Domont) à partir de 2020. La ville de Saint-Gratien prévoit-elle de s’inscrire dans cette démarche et à quelle échéance ?

Réponse du maire : ces trois permanences sont à destination de l’ensemble des administrés des villes de l’agglomération. L’objectif est de proposer de changer ces permanences, il s’agit d’un test. Saint Gratien avait déjà tenu ce genre de permanence, et il a paru plus intéressant de l’avoir à l’échelle de l’agglomération plutôt qu’au niveau communal.

Vidéosurveillance

La ville a sollicité une subvention au Conseil régional et au Conseil départemental par le biais de CAPV : hormis l’installation d’une caméra à la sortie du lycée, quels sont les autres projets de la ville ?

Réponse du maire : la CAPV a réalisé un audit et de nouvelles caméras sont prévues sur la ville mais pas d’autres informations pour l’instant.

Nos remarques : en règle générale, il faut reconnaître que la CAPV est assez avare d’informations. Nous n’avons plus de représentants dans cette structure depuis son élargissement et il faut être bien opiniâtre pour avoir connaissance de ses actions et décisions.   

Travaux

Le week-end de la fête de la Paroisse, trois chutes ont été dénombrées sur le trottoir montant de la rue Brossolette qui jouxte l’entrée  de la salle Georges Brassens (côté droit face à l’entrée). L’une d’elles s’est traduite par une fracture.

Le bitume qui revêt le trottoir est très abimé et gondolé en raison de racines d’arbres. De plus, cet espace est mal éclairé.

Est-il possible d’engager des travaux d’aménagement pour faciliter la circulation des piétons de ce côté-ci ?

Réponse du maire : des dégâts racinaires de plus en plus prononcés, il est prévu de réhabiliter ces trottoirs en les mettant de plus aux normes PMR, à la suite des travaux de rénovation de la salle Georges Brassens. Comme il s’agit d’un problème de sécurité, la ville va intervenir et prendre les mesures nécessaires.

Fibre

Les riverains de l’allée des Acacias s’inquiètent de l’avancée de l’installation de la fibre dans leur quartier. En effet, les travaux sont au point mort, les fils semblent abandonnés sur le trottoir depuis si longtemps que le lierre commence à les recouvrir. Quelle information peut-on leur donner sur ce sujet ?

Réponse du maire : le quartier des Acacias et des petits bois sont déjà fibrés, donc raccordables. C’est aux opérateurs sur demande des riverains d’installer la fibre dans leurs pavillons. Les informations ont été communiquées à la direction des espaces publics et chaque riverain peut consulter sur le site d’Orange le caractère éligible et raccordable de son habitation.

Nos remarques : un peu d’information aux riverains n’aurait pas nui…

Questions au Conseil

fibre acaciasLe règlement du Conseil municipal nous autorise à interroger le maire sur des sujets qui ne sont pas à l’ordre du jour de la séance. Mais il nous impose de déposer nos questions auprès du maire 24 heures avant le Conseil. Le maire y répond en fin de séance, parfois sans les lire dans leur intégralité. Les éléments qu’il apporte ensuite sont souvent très succincts, et nous n’avons pas la parole pour relancer les échanges. Un exercice donc fort contraint, alors qu’il pourrait être utile à la bonne information des Gratiennois.e.s, si le débat avait vraiment lieu.

Voici les questions orales de notre groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen » pour le Conseil municipal du jeudi 19 décembre 2019.

Projet efficacité énergétique du bâti communal  

Une convention avait été votée lors du Conseil municipal du 28 septembre 2017 avec l’Arene Ile de France (Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies). Pouvez-vous nous indiquer les conclusions du diagnostic effectué et les actions entreprises ou à entreprendre (rénovation du patrimoine, optimisation des consommations…) ?

Logement et rénovation énergétique

Mise en place de permanences d’information logement et rénovation énergétique par CAPV et l’ADIL à destination des propriétaires, locataires et bailleurs : ces permanences sont mises en places sur 3 communes (Deuil, Montmagny et Domont) à partir de 2020. La ville de Saint-Gratien prévoit-elle de s’inscrire dans cette démarche et à quelle échéance ?

Vidéosurveillance

La ville a sollicité une subvention au Conseil régional et au Conseil départemental par le biais de CAPV : hormis l’installation d’une caméra à la sortie du lycée, quels sont les autres projets de la ville ?

Travaux

Le week-end de la fête de la Paroisse, trois chutes ont été dénombrées sur le trottoir montant de la rue Brossolette qui jouxte l’entrée  de la salle Georges Brassens (côté droit face à l’entrée). L’une d’elles s’est traduite par une fracture.

Le bitume qui revêt le trottoir est très abimé et gondolé en raison de racines d’arbres. De plus, cet espace est mal éclairé.

Est-il possible d’engager des travaux d’aménagement pour faciliter la circulation des piétons de ce côté-ci ?

Fibre

Les riverains de l’allée des Acacias s’inquiètent de l’avancée de l’installation de la fibre dans leur quartier. En effet, les travaux sont au point mort, les fils semblent abandonnés sur le trottoir depuis si longtemps que le lierre commence à les recouvrir (voir photo). Quelle information peut-on leur donner sur ce sujet ?

Conseil municipal à Saint Gratien

Saint Gratien : avant-dernier Conseil municipal de la mandature 2014/2020 ce jeudi 19 décembre 2019 à 20h30 en salle des mariages. Et non des moindres puisque les élus débattront et voteront le budget primitif 2020.

Travaux, dépenses de fonctionnement pour les services publics locaux, endettement, impôts locaux, subventions aux associations… autant de points qui concernent les Gratiennois.e.s ! La séance est ouverte à tous même si le public n’a pas droit à la parole. 

CM décembre 2019-1

CM décembre 2019-2

CM décembre 2019-3

 

Échos du Conseil de novembre (3)

Voici les réponses du maire à nos questions orales, mal nommées puisque nous devons les poser par écrit 24 heures avant la séance du Conseil… Elles ne font pas l’objet de débat.

En bleu, les réponses du maire ; en vert, nos remarques

PV des commissions municipales

Si nous constatons qu’un effort a été fait depuis 2 ans (nous avions posé la question lors du CM du 15 juin 2017), serait-il possible de demander à toutes les commissions, d’établir un procès-verbal ?

Réponse du maire : « il me semble « que c’est déjà le cas.

Hélas ! Ce n’est pas ce que nous constatons, et de plus, les PV ne sont adressés qu’aux membres de la commission. Heureusement que nous les faisons circuler dans notre groupe, mais le fait reste que la ville est bien frileuse en matière d’information des élus minoritaires.

La fibre à Saint – Gratien

Pouvez-vous nous indiquer si les bâtiments communaux disposent d’une connexion et d’un abonnement à la fibre ?

Réponse du maire : oui, sauf pour quatre sites qui sont encore « en cours de raccordement » : la maternelle Pauline Kergomard, la salle d’armes, l’école élémentaire Jean Jaurès et le groupe scolaire Jean Moulin. Il y a un problème de « génie civil » pour les deux derniers. Ce sera résolu prochainement. 

À suivre… ces problèmes perdurent depuis déjà trop longtemps.

Programme mobilité des agents communaux

Quel bilan pouvez-vous tirer des cinq actions à court terme engagées sur 2018-2019 ?

Réponse du maire : ce plan est prévu sur trois ans, à partir de septembre 2018. Déjà il y a la mise en place de l’indemnité kilométrique vélo (IKV), 22 agents se sont inscrits en 2019, alors que l’objectif était de 10. Mise en place également d’ateliers de réparation spécifiques aux agents (29 réparations effectuées) ; identification des itinéraires les plus sécurisés en ville. 

Il y a donc une réelle demande d’actions favorisant l’usage du vélo. Si cela se confirme au niveau des agents communaux, nul doute que c’est aussi le cas pour les Gratiennois.e.s dans leur ensemble. Il y a urgence à s’engager dans une politique pour une « ville cyclable », et de nombreuses initiatives à prendre dans ce domaine !  

Parc Véligo à la gare

Qu’est est l’état d’avancement de ce projet ?

Réponse du maire : la direction de la SNCF a informé la ville que le dossier de Saint Gratien passerait en décembre au vote du conseil d’administration de « Île-de-France mobilités ». Une réunion sur place devrait avoir lieu courant décembre, à la suite de la décision prise. 

Espérons que ce projet, que nous avons depuis longtemps réclamé et poussé la ville à agir pour l’obtenir, voie rapidement le jour. Nous demandons également que ce parc soit étendu côté Raguenets, où le peu d’arceaux implantés sont très utilisés.

st gratien 2020-10

Il y aurait aussi peut-être urgence à prévoir un emplacement pour le stationnement des deux-roues…

Déchetterie mobile

Quel bilan de la première journée de déchetterie mobile sur les terrains du Siare le 5 octobre dernier ?

Réponse du maire : 141 passages entre 9 et 17 heures pour 13,9 tonnes collectées de déchets répartis sur 9 bennes différentes.  

st gratien 2020-5Librairie du Forum

La ville peut-elle indiquer pourquoi la librairie du Forum n’a pas ouvert le 14 novembre ? Il s’agissait de la date d’ouverture indiquée sur la porte, suite à une première annonce de report de l’ouverture en septembre.

Réponse du maire : ouverture retardée à cause d’un problème dans la livraison des portes et devrait ouvrir mardi 26. 

L’ouverture tant attendue s’est faite mercredi 27 à midi et nous nous en réjouissons !st gratien 2020-6

Marché

Il y a eu une réunion la semaine du 4 novembre entre le maire, les représentants des commerçants du marché municipal et le concessionnaire. Nous souhaitons une information sur ce qui a été convenu.

Réponse du maire : cette question sera abordée lors de la prochaine commission « commerces« .

Une omerta qui perdure sur la situation du marché…

Rue de Verdun

Le groupe « ICF la Sablière » a déposé un permis de construire en date du 23 avril 2019 pour une construction de 12 logements rue de Verdun. Avez-vous des éléments sur ce projet : date de lancement et d’achèvement  des travaux ?

Réponse du maire : 12 logements vont être construits mais l’appel d’offres a été infructueux et devra donc être renégocié. Les travaux pourraient débuter au deuxième trimestre 2020 et s’achever au troisième trimestre 2021.

Prochain Conseil municipal le jeudi 19 décembre 2019 avec le vote du budget de la ville

st gratien 2020-7

Échos du Conseil de novembre (2)

Outre le débat sur les orientations budgétaires, l’autre point principal à l’ordre du jour du Conseil municipal du 21 novembre portait sur l’acquisition du local de l’ancienne poste annexe des Raguenets, afin d’y implanter une maison de santé.

Voici notre sentiment sur ce projet, que nous avons fait connaître lors de la présentation du rapport.

Nous sommes à la fois en colère, satisfaits et dubitatifs…

En colère parce qu’en novembre 2018, nous interrogions le maire sur le devenir de ces locaux, par le biais d’une question orale posée en fin de séance du Conseil municipal.  « Que vont devenir les locaux de l’ancienne poste annexe des Raguenets ? Est-il exact que la poste souhaite les vendre ? La ville a-t-elle un projet ? « , demandions-nous alors. Réponse du maire :  » Ces locaux n’appartiennent pas à la commune. Aujourd’hui la collectivité n’a pas d’information spécifique à communiquer ». Question et réponse figurent au procès-verbal de la séance.

Sauf qu’à peine un mois plus tard, la ville se rapprochait de l’agence régionale de santé, pour procéder à un état des lieux de l’offre de soins en ville, préparatoire à un projet de création d’un nouvel équipement de santé. Cette enquête est évoquée dans un compte-rendu de réunion du CCAS, dont nous ne recevons pas les PV ! Aucune info ne nous a donc été communiquée sur ce projet. Nous nous demandons alors à quoi servent les commissions municipales ? À quoi sert le Conseil municipal ? À quoi servent les élus ? À entériner un projet dont ils prennent connaissance 5 jours avant son vote ? Surtout que ce n’est pas quelque chose d’anodin, mais une opération qui aura des répercussions importantes sur la vie des habitants du quartier. « C’est la surprise du chef !  » nous est-il répondu, de façon fort légère. Mais nous ne siégeons pas pour entendre annoncer des projets concoctés dans le bureau du « chef », mais pour débattre de gestion municipale, en principe guidée par un « plan pluriannuel d’investissement », document qui priorise le programme de la ville en matière de travaux sur la durée de la mandature. En principe seulement, car à Saint Gratien ce document n’est pas communiqué à l’opposition. Nous naviguons donc « à vue », d’une année sur l’autre…  

Satisfaits parce qu’en 2014, nous avions inclus dans notre projet municipal la proposition d’un centre de santé aux Raguenets, en soulignant déjà à l’époque le manque de médecins et les difficultés croissantes d’accès aux soins pour les habitants de ce quartier. Rien par contre ne figurait sur la santé dans les documents électoraux de la majorité. Depuis, nous avons rappelé à chaque discussion budgétaire la nécessité de prendre en compte ce domaine, et d’envisager l’implantation d’un centre de santé. Donc tant mieux si aujourd’hui cette nécessité est apparue enfin à l’équipe en place, et tant mieux si nous y avons contribué. 

Dubitatifs enfin parce que ce projet, auquel nous n’avons pas été associés en amont, est celui d’une maison de santé, alors que nous, nous proposions un centre municipal de santé et c’est tout à fait différent. Une maison de santé, c’est un regroupement de praticiens qui élaborent ensemble un projet de santé. MSP : maison de santé pluri professionnelle. C’est une démarche entrepreneuriale de professionnels qui veulent travailler ensemble. Ça ne décrète pas par la ville. À moins que celle-ci n’ait déjà pris des contacts mais comme nous ne sommes au courant de rien… Aucune info au Conseil sur le nombre de praticiens, leurs disciplines, un projet quelconque ? Qui peut-être existe mais ne nous est pas connu.

Nous avons bien vu depuis le départ en retraite de deux médecins des Raguenets, la difficulté à faire venir de nouveaux médecins. Pourquoi ? Parce que le quartier a une image dévalorisée (refus de SOS médecins d’y venir par exemple ) et aussi parce que les jeunes médecins cherchent autre chose qu’un exercice individuel de la médecine : plutôt des pratiques coordonnées, pluri professionnelles, et aussi souvent un exercice salarié, avec l’assurance de concentrer son temps sur l’activité médicale, sans avoir à gérer la lourdeur administrative d’un cabinet. C’est tout cela attire les professionnels de santé.

Or ce qui nous a été annoncé est un coup de pouce financier à l’installation de médecins, en leur louant un local à des prix modérés. C’est en effet la condition pour une aide de l’ARS. Cela est-il judicieux pour les finances de la ville d’acquérir un local pour aider des professionnels qui ne sont pas particulièrement en difficultés financières ? Mais c’est surtout qu’il y a erreur de diagnostic, et donc de remède. Ce n’est pas un bonus financier qui va attirer de nouveaux médecins aux Raguenets. C’est autre chose qui fait qu’on a autant de mal à trouver des médecins pour les quartiers. Aujourd’hui les médecins et particulièrement les jeunes, recherchent un autre mode d’exercice. Pas de travailler en solo 12h par jour en assurant les tâches administratives. Mais une pratique coordonnée et salariée. C’est pourquoi notre proposition était différente : celle d’un centre municipal de santé. Il en existe plusieurs dans le 95. Outre qu’un tel centre assure un accès aux soins à TOUS car pratiquant le tiers payant et aucun dépassement d’honoraires, ce qui est précieux, à l’heure où un Français sur trois renonce à se faire soigner à cause de l’augmentation du reste à charge…outre qu’il travaille en partenariat avec les structures médicales et sociales de la ville, il attire de jeunes praticiens qui aujourd’hui veulent travailler autrement. Voir l’exemple de Conflans (DVD) qui crée aujourd’hui une annexe de son centre de santé, ou les centres du 95 (Argenteuil, Bezons, Franconville, Goussainville, Fosses/Marly et un projet à Cergy…) . Ajoutons que c’est un maillon différent dans l’offre actuelle de la ville en matière d’accès aux soins, et que cela pourrait compléter cette offre, non pas en opposition avec les médecins libéraux mais en collaboration avec eux.

Un centre de santé n’est pas un gouffre financier, tout dépend du projet et des praticiens qu’on y veut. L’ARS a augmenté ses aides aux CDS, et une fédération nationale aide à leur implantation. La ville a tout à y gagner car ces centres assurent une politique de prévention et d’éducation à la santé sur des problématiques comme l’obésité, les violences conjugales… c’est la santé au sens large qui est ici traitée, avec des passerelles vers le sport, la nutrition, en partenariat avec les structures sanitaires et sociales de la ville, travailler avec le CCAS, les collèges…. Tout ce que ne fera pas obligatoirement une maison de santé. En tout cas, c’était le moment pour nous d’avoir un vrai débat sur cette structure, pourquoi pas de la présenter en réunion de quartier, au lieu d’expédier un vote en 15 minutes. En matière de démocratie participative, il reste à Saint Gratien du chemin à faire.

À suivre : nos questions orales