Conseil municipal de septembre (3)

Suite des débats au Conseil municipal du 30 septembre 2021 à Saint Gratien

Le Conseil approuve la modification du plan local d’urbanisme. Une concertation s’est déroulée en juin/juillet 2021 et portait notamment sur une opération d’aménagement boulevard Pasteur. Peu de gens se sont déplacés : période de vacances, publicité réduite. Dans d’autres villes, cela fait l’objet de réunions publiques, de visites urbaines… Rien de tel à Saint Gratien où le maire nous affirme que les modifications du PLU sont anodines. Et pourtant ! Nous nous sommes exprimés ici même sur les questions d’urbanisme : https://isabellevolat.fr/2021/07/19/plu-la-ville-de-demain/.

En ce qui concerne l’opération qui se bâtira boulevard Pasteur, nous remarquons qu’elle ne comporte aucun logement social. Or, bien que dans notre ville il y ait davantage de logements sociaux que la loi ne l’exige (et ce n‘est pas grâce à madame Eustache..), si on veut aboutir à une réelle mixité sociale, chaque nouvelle construction doit comporter une part de logements sociaux.     

Le Conseil vote le transfert de la compétence d’installation de bornes pour véhicules électriques au Syndicat Intercommunal SIGEIF, dans le but de « développer l’offre en matière d’accès aux bornes de recharges pour les véhicules électriques ». Il est grand temps ! Nous avons depuis longtemps dénoncé la faiblesse de l’offre : en dehors de la borne personnelle du maire à la mairie, seulement cinq bornes sont implantées au parking payant du Forum. Nous demandons des informations sur les futurs emplacements envisagés, une question complexe au vu des difficultés de stationnement qui se posent dans tous les quartiers de la ville. L’installation sera progressive, avec des emplacements pour recharge rapide en centre-ville, et de recharge lente aux Marais et Raguenets. Quant aux bornes pour recharger les vélos électriques, « on verra si c’est possible » selon le maire. Ça l’est… cela existe déjà dans d’autres villes, encore faut-il la volonté de développer les transports alternatifs.       

Le rapport suivant concerne le contrat « Eau, Trame Verte et Bleue, Climat ». Il s’agit d’un «programme d’actions pour la préservation des ressources en eau, la biodiversité et l’adaptation au changement climatique ». On ne peut qu’être favorable à ces grandes orientations, ce qui n’empêche pas de s’interroger sur certains points. La ville envisage un jardin pédagogique avec le collège Jean Zay, et la création d’une « micro forêt urbaine » à proximité de la cour du collège, avec diverses actions pédagogiques, le tout subventionnable à 70%.

Nos questions

Ne serait-il pas temps d’actualiser l’agenda 21 de la ville, adopté en 2011 ?

Quid de l’absence de réseau séparatif à Saint Gratien, ce qui fait que eaux usées et eaux pluviales finissent mélangées dans les usines de traitement ?

« Lutter contre les îlots de chaleur » est difficile  quand on a bétonné la ville pendant 30 ans. Oui à des espaces verts ! Nous avons réclamé -et œuvré pour- la casquette du BIP et le parc urbain quand la ville ne faisait que densifier encore.

Quid des terrains de sport dans ce quartier, qui manquent cruellement après la destruction du city stade par la ville en 2020 ?

Comment les enseignants et leurs élèves ont-ils été associés à ce projet ?

Quid d’un deuxième jardin partagé dans ce quartier, ou des jardins en pied d’immeubles, comme cela existe ailleurs ?

Quid des cours d’écoles, bitumées et vrais ilots de chaleur ?

Nous votons pour ce projet, avec toutes les insuffisances qu’il comporte.

Le Conseil vote ensuite la réalisation d’un guide personnalisé de l’écocitoyen, avec une partie générale traitant des grands thèmes de l’écologie urbaine et une autre présentant les réalisations et les projets de la collectivité en matière de transition écologique et de développement durable. Nous ne voyons pas l’intérêt d’une telle réalisation qui n‘apporte rien de plus aux actions locales en matière de développement durable.

Le Conseil entend le rapport du délégataire sur l’activité 2020 du marché municipal. 21 commerçants sont abonnés. La ville perçoit en 2020 la somme de 42 553.00€ du délégataire, dont le compte d’exploitation est largement déficitaire.   

Comment redynamiser le marché ? Le « marché des terroirs » qui s’est tenu à deux reprises est bienvenu mais présente peu de produits locaux et bio. Pour faciliter la venue de nouveaux commerçants, la ville avait promis l’exonération des droits de place. La buvette du marché devait en bénéficier. Or, le délégataire lui a réclamé 720 € par mois ! Lorsque nous abordons ce point, le maire coupe alors le débat. Fin des échanges sur le marché.   

À suivre : les questions orales

Conseil municipal de septembre (2)

Suite des débats au Conseil municipal du 30 septembre 2021 à Saint Gratien

Nous votons pour l’application à Saint Gratien du dispositif national de « pass culture » qui a pour but de favoriser les pratiques culturelles. Le pass apporte une aide financière sous la forme d’un crédit de 300 euros pour tous les jeunes, l’année de leur 18 ans, valable pendant deux ans pour visites de lieux culturels, cours et ateliers, places et abonnements (spectacle, cinéma, festival), achats de livres, DVD….

Cette mise en place locale ne coûte rien à la ville.

Nous rappelons l’importance de l’aide financière pour favoriser l’accès à la culture et proposons qu’un « pass municipal » soit instauré pour les 16/18 ans.

Nous revenons également sur notre proposition déjà avancée lors d’un précédent Conseil sur la gratuité des spectacles à destination des scolaires. Cette mesure serait d’un coût négligeable pour la collectivité mais pourrait constituer un signal fort pour encourager les activités culturelles des jeunes gratiennois.

Hélas ! Levée de boucliers du côté de la majorité, que ce terme de « gratuité » hérisse ! Il faudrait selon l’adjointe, préparer les enfants à sélectionner leurs activités culturelles car adultes, ils devront choisir leurs sorties en fonction de leur portefeuille… Méconnaissance totale ou refus de voir, pour raison budgétaire, que les pratiques culturelles des enfants et des jeunes sont déterminantes pour leurs choix futurs et que les communes peuvent jouer un grand rôle dans l’éducation culturelle. Combien d’artistes reconnus ont dit avoir découvert leur art par une pratique précoce, y compris dans des villes populaires peu aisées mais dont les élus avaient compris l’enjeu de l’éducation culturelle ? Il est de plus, anormal que les spectacles pour les écoliers, qui se déroulent sur le temps scolaire, ne soient pas considérés comme partie intégrante de l’éducation, et donc gratuits.  

Si la ville a bien évidemment certaines initiatives en direction des scolaires, accueil à la médiathèque, visites des expos d’art contemporain… il n’en reste pas moins que beaucoup reste à faire pour rendre l’accès à la culture plus aisé pour les jeunes de notre ville.           

Les deux rapports suivants concernent l’activité de la Saiem. Nous demandons des informations sur le taux de commercialisation des parkings aux Raguenets (« ça avance… ») et sur l’acquisition évoquée de locaux commerciaux au Forum (« pas de projets particuliers… »)

Nous votons contre le niveau d’exonération de la taxe foncière. La ville retient le taux d’exonération le plus bas. Selon nous, cette décision est la conséquence du faible taux de TH (taux de 2017) sur lequel la ville est à présent compensée.

La décision budgétaire modificative qui vient ensuite est anodine mais nous apprenons à cette occasion que la ville pérennisera les activités d’été en direction des jeunes au mois d’août. Tant mieux, nous le réclamions depuis longtemps.  

Nous nous abstenons sur le versement d’une subvention au « Souvenir français », non pas que nous soyons indifférents à l’activité, liée au devoir de mémoire, de cette association, mais pour alerter sur le fait que ce soit son ancienne présidente qui présente ce rapport.   

Les rapport suivants concernent la délégation de service public accordée à Indigo pour la gestion du stationnement payant de surface (594 places) et du parking P1 du Forum (194 places). L’objet de longs (et assez tendus) échanges avec le maire.

Le Conseil prend d’abord connaissance du rapport d’activité 2020 du délégataire.

Enfin un rapport d’activité de la part d’Indigo ! Rien n’a été présenté en 2019. Pourtant, le délégataire est tenu de présenter à l’autorité délégante un rapport annuel. 

La ville perçoit une redevance fixe de 6 000€ et une part variable de 60 % de la part du chiffre d’affaire H.T. excédant le seuil de 204 000 € TTC. Combien de fois cette redevance variable a-t-elle été versée à la commune ? Zéro fois ! Voilà un contrat finement négocié, avec un seuil de versement tellement élevé qu’il n’a jamais été atteint !

Le Conseil délibère ensuite sur un avenant à cette délégation : prolongation de 1 an du contrat (une prolongation de 6 mois avait déjà été votée en avril 2021 par le Conseil). Indigo met en avant des recettes moindres suite à la crise sanitaire. Mais surtout cet avenant prévoit la prise en charge par la ville de 25 000€ de dépenses d’investissements « non prévisibles » de sécurité incendie, marquage au sol.. Voilà des dépenses qui au contraire semblent très prévisibles ! Si elles incombent finalement à la ville, pourquoi donc avoir recours à un délégataire ?

Enfin, il est proposé de créer des abonnements « jour » pour « répondre à la demande des habitants. » 

Nous votons contre cet avenant.

Pourquoi des villes comme Eaubonne ont-elles été en capacité de tout remettre à plat, et en attendant d’avoir revu le dossier du stationnement, comment ont-elles pu le rendre gratuit ?

Par ailleurs, la ville va également prendre en charge des dépenses imprévues relatives à la mise aux normes bancaires des équipements. Et hop ! Nouvelle ardoise de 29 900€ pour le contribuable ! Ceci serait prévu dans le contrat de délégation, finement négocié (bis). La mise aux normes étant imposée par l’État, ce ne serait pas à Indigo d’en supporter la charge, selon l’adjoint aux finances… mais à la ville, oui ?? Avec l’argument supplémentaire que Indigo a été fortement « impacté » par le Covid. Rappelons que « Indigo » est le nouveau nom de « Vinci »…  on a donc un peu de mal à pleurer sur son sort.

Coût total des négociations avec Indigo pour la collectivité : 55 000€. Le stationnement coûte donc aux usagers, mais également aux contribuables.

Le Conseil en suite logique décide de lancer la procédure de mise en concurrence pour la gestion du stationnement payant, pour une durée de dix ans, contre 6 pour le contrat actuel. Le montant des travaux à prévoir est de 500 000€. En plus de ceux évoqués plus haut, il y aura l’installation de nouvelles bornes électriques. On peut donc craindre des augmentations de tarifs. En outre, le mode de rémunération du délégataire sera « lié au résultat d’exploitation du stationnement », ce qui n’est pas sans poser de questions…. Redevance fixe ou variable ? Saut dans l’inconnu !

Dernière remarque : le mobilier urbain destiné au stationnement… des vélos aurait pu être abordé à cette occasion. Aurait pu.

À suivre… la séance a duré 3h15. Contrepartie de la moindre fréquence des Conseils… 

Conseil municipal de septembre

Conseil municipal du 30 septembre 2021 à Saint Gratien : les principaux points à retenir

Les séances du conseil ont à nouveau lieu en mairie. Autre lieu, même ambiance… moyennement chaleureuse.

Procès-verbal

Nous votons contre le procès-verbal de la séance précédente. Nous formulons une nouvelle fois la même demande : recevoir le PV plus rapidement après la séance car il est difficile de relire un document 3 mois après les débats ! Et surtout, nous remarquons que nos interventions sont mal retranscrites, tronquées, déformées, voire attribuées à d’autres conseillers ! Par exemple, aucune des questions que nous avons posées sur les décisions du maire n’est retranscrite ; la démonstration chiffrée et détaillée de S. Bauer sur le coût, finalement faible, de la crise sanitaire pour la ville est coupée dans sa totalité ; notre intervention sur la destruction du city stade, « opération qui a impacté très négativement le quartier des Raguenets »est vidée de son sens, le terme « très négativement » ayant disparu au PV…

Or, ce ne sont pas là des détails, puisque c’est la seule façon pour les Gratiennois d’être informés des débats, la séance n’étant pas diffusée en ligne, contrairement à ce que font de nombreuses villes, et même… notre communauté d’agglomération !

Rentrée scolaire

Le Conseil entend une information sur la rentrée scolaire de la part de la nouvelle adjointe aux affaires scolaires. 2 235 élèves, 1 414 élèves en élémentaire et 821 en maternelle, sont accueillis dans les 14 écoles maternelles et élémentaires de St Gratien, c’est-à-dire 32 élèves de moins qu’en 2020/2021. Une classe a été ouverte à Jean Zay maternelle qui compte désormais 4 classes. La classe de Jean Jaurès menacée a finalement été maintenue ouverte après mobilisation « municipale musclée » d’après l’adjointe, ignorant ainsi celle des parents…  Les équipes d’animateurs sont complètes, mais il manque des surveillants de cantine. Une situation malheureusement récurrente et qui perdure le plus souvent tout au long de l’année…

Motion déposée par notre groupe sur l’avenir du Triangle de Gonesse

Le maire indique ne pas l’inscrire à l’ordre du jour, car elle ne présenterait pas d’intérêt local, St  Gratien n’étant pas une ville limitrophe de Gonesse ! Argumentation totalement inepte, puisque ce projet impactera bien au-delà du seul territoire de Gonesse ! Si ces terres étaient préservées et dédiées à une agriculture urbaine, elles pourraient en effet approvisionner en produits frais, bio et locaux les cantines scolaires de notre ville ! Le risque d’artificialisation du Triangle concerne tous les habitants du Val d’Oise et plus largement de l’Île-de-France. Pour mémoire, notre motion sur la gratuité des masques pour les écoliers gratiennois était, elle, tout à fait locale mais le maire ne l’a pas pour autant présentée au vote du Conseil.

Décisions du maire

Léger cafouillage de l’adjoint qui donne communication des décisions du Conseil du… 24 juin…

Nous interrogeons sur plusieurs décisions :

-sur la politique de la ville en matière de climatisation des bâtiments communaux, et de  l’installation de purificateurs d’air et de détecteurs de CO2 dans les écoles. Le maire répondra à une question orale sur ce sujet. La climatisation restera une pratique exceptionnelle pour les jeunes enfants sinon la ville optera pour des procédés de simple  « rafraîchissement » comme au théâtre Jean Marais et à la salle Georges Brassens.

-sur l’implantation d’un centre d’ophtalmologie dans un local commercial au Forum. Est-ce de la responsabilité de la ville d’implanter un tel centre ?

-sur l’installation d’un nouveau commerce en lieu et place du Carré nature. Ce sera un restaurant italo-syrien.

Délégation de pouvoir au maire

Nous nous abstenons sur le principe d’une nouvelle délégation de pouvoir du Conseil municipal au Maire concernant le tournage de films sur le territoire de la ville, au profit de décisions plus collectives prises en Conseil municipal.    

La grille tarifaire qui s’appliquera ne nous est d’ailleurs pas communiquée et n’est pas encore établie. 

Nous en profitons pour alerter sur le fait que des riverains nous signalent parfois des nuisances liées à ces tournages, bruits matinaux par exemple.

Remplacement d’un membre de la commission scolaire                                     

Nous nous abstenons sur ce point qui fait suite à l’échange de délégations entre les adjointes aux affaires scolaires et aux affaires générales.   

Assez inédit cet échange de délégation à la veille de la rentrée ! Vu l’importance de ce domaine d’action de la ville, cela nous interroge car c’est visiblement le signe de difficultés au sein de la majorité municipalité. Aucune commission scolaire en cette rentrée pourtant agitée, aucune commission scolaire depuis mars 2021… plus de commission scolaire réunissant parents, enseignants et élus : quelle erreur ! Pourtant de nombreux points demanderaient à être débattus en concertation avec parents et  enseignants. Aucune réponse du maire sur ce point qui renvoie à une réunion ultérieure de la commission scolaire… Affaire à suivre. Pour mémoire, nous avons consacré notre tribune à la situation dans nos écoles, entre crédits scolaires immuables, manque d’AESH et d’ATSEM…

À suivre…

Petit déchet, grosse pollution

L’association « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » est dans la presse locale pour son action de lutte contre la pollution due aux mégots !

À lire ci-dessous un article de Fabrice Cahen, paru ce 30 septembre 2021 dans la Gazette du Val d’Oise.

Val d’Oise : le jet de mégot au Conseil municipal de Saint Gratien

L’association Saint-Gratien solidaire écologique et citoyen a arpenté le centre-ville de Saint-Gratien (Val-d’Oise) afin de sensibiliser les commerçants sur le jet de mégots. L’association propose que la Ville « agisse » pour limiter le jet de mégots sur les voies publiques. 

« Un an après notre première action toujours autant de mégots dans les rues », constate l’association, dont des membres sont des élus d’opposition au conseil municipal de Saint-Gratien.

Ils comptent intervenir lors de la prochaine assemblée municipale le 30 septembre 2021.

« Le but est de montrer la pollution énorme de ce « petit », déchet et d’envisager des solutions locales.

Le mégot est une source majeure de pollution puisqu’il contient du plastique et des milliers de substances chimiques. Un mégot met plus de douze ans à se dégrader. Jeté, il se retrouve ensuite le plus souvent dans les océans ».

L’association propose que la Ville « agisse » pour limiter le jet de mégots sur les voies publiques avec : installation de cendriers dans le mobilier urbain ; campagnes d’information et de sensibilisation ; travail en collaboration avec les bars-tabacs et cafés de la ville ; rappel de la contravention (68 €) qui sanctionne le geste de jeter un mégot sur la voie publique.

Motion pour un Conseil

Au Conseil municipal du jeudi 30 septembre 2021, notre groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » demandera au maire de soumettre au vote le texte de la motion ci-dessous, qui concerne le devenir du Triangle de Gonesse.

Souhait de Motion pour le Conseil municipal de St-Gratien contre tout projet d’artificialisation des sols sur le triangle de Gonesse 

Les élus du groupe Saint-Gratien-solidaire-écologique&citoyen-2020 proposent aux membres du conseil municipal de Saint-Gratien réunis le 30 sept 2021, d’adopter cette motion pour encourager le développement d’un projet alternatif sur les terres agricoles du Triangle de Gonesse et appeler à la Marche Pour la Préservation des Terres Fertiles d’ile De France, qui partira le 9 octobre 2021  notamment du Triangle de Gonesse.

« Le 4 décembre 2020, le Président de la République a annoncé l’abandon du projet « EuropaCity » sur les terres agricoles du triangle de Gonesse. Malheureusement, la reprise des travaux de construction d’une gare au milieu des champs de Gonesse, préalable à l’artificialisation d’au moins 110 hectares, a été annoncée début janvier 2021 et malheureusement déjà engagée.

Alors que les experts du climat lancent des cris d’alarme contre les conséquences catastrophiques de l’artificialisation des sols, nous, élus du conseil municipal de St Gratien, commune du Val d’Oise (95210), nous opposons à ce projet inutile et dispendieux, qui annonce la destruction des terres nourricières du Triangle de Gonesse.

Par la même, nous condamnons le recours à la force demandé par le gouvernement et la Présidente de la région à l’encontre des citoyennes et des citoyens décidés à empêcher la construction de cette gare le 23 février dernier.

L’État français a aujourd’hui la possibilité de prendre une décision historique concernant le devenir de ces terres puisque l’établissement public foncier d’Ile de France, qui contrôle aujourd’hui 110 hectares après l’expropriation des agriculteurs, peut s’il le décide y mener un véritable projet d’intérêt général. Il pourrait permettre à la jeunesse francilienne et aux milliers de salarié.es touché.es par la pandémie un accès à des emplois dans les filières d’avenir comme celles de l’alimentation, du recyclage, de la mobilité durable, des énergies renouvelables, de l’écoconstruction et de la rénovation thermique des bâtiments.

Désormais, il appartient au Président de la République et à son gouvernement de faire clairement le bon choix sur ce dossier, de décider d’un acte fort en parfait adéquation avec les accords de Paris signés dans le cadre de la COP21, en prenant les décisions qui s’imposent pour que tout projet d’urbanisation du Triangle de Gonesse soit définitivement abandonné. Une fois cet abandon définitivement acquis, il deviendra alors possible d’imaginer un autre projet alternatif ambitieux pour le Triangle de Gonesse, plus en rapport avec la lutte contre les changements climatiques et pour une agriculture responsable. L’association « COLLECTIF POUR LE TRIANGLE DE GONESSE (CPTG) » (http://carmagonesse.com) œuvre pour la mise en place du projet CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir), qui s’appuie sur les perspectives prometteuses de l’agriculture péri-urbaine et de la création d’activités liées à la transition écologique.

Nous, élus du conseil municipal de St-Gratien, souscrivons pleinement à ce projet résolument tourné vers l’avenir et conforme aux nouvelles orientations de la région Ile de France quant au développement de la production agricole de proximité. Nous  appelons à participer à la Marche Pour la Préservation des Terres Fertiles d’ile De France, qui partira le 9 octobre 2021 notamment du Triangle de Gonesse ».

Questions pour un maire…

… qui n’est pas un champion de la réponse pertinente !

Nos questions orales au Conseil municipal du 30 septembre 2021, déposées au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », seront traitées en toute fin de séance.

 1 – Journée des associations 2021

Alors que Saint Gratien compte 200 associations, il n’y avait que 58 stands (avec un grand absent : le club de foot de la ville) lors de la journée des associations le 4 septembre 2021, stands accordés selon des critères que nous ne connaissons pas. Seules 18 associations étaient présentes à la réception organisée par la ville et ce peu de succès interroge.

Pourquoi ne pas inviter de nouvelles associations lors des prochaines éditions de la J.A (notamment celles qui promeuvent des actions dans le domaine du développement durable…) et ainsi assurer une rotation des associations présentes et une offre plus riche aux habitants, reflétant davantage la diversité de la vie associative locale ?

2 – Rentrée scolaire

Dans son courrier à l’inspectrice de l’Éducation nationale, suite à l’annonce dans l’après-midi du 1er septembre 2021 d’une fermeture d’une classe à Jean Jaurès, le maire souligne le manque d’AESH accompagnant les élèves en situation de handicap dans cette école. Ces difficultés sont malheureusement répandues dans toutes nos écoles, et les insuffisances de la MDPH sont connues.

Comment le maire, conseiller départemental, a-t-il agi depuis son élection au Conseil départemental, pour qu’évolue cette situation gravement préjudiciable aux élèves, à leurs parents, et au bon fonctionnement des établissements scolaires ?

3 – Travaux de la salle d’armes  en vue des Jeux Olympiques 2024

Quelle solution la ville envisage-t-elle pour que les utilisateurs de la salle d’armes (club, scolaires…) puissent continuer la pratique de l’escrime pendant les travaux de la salle d’armes prévus pour durer jusqu’en janvier 2023 ? À ce jour, ni le maître d’armes ni les responsable des écoles, utilisatrices de la salle pour les scolaires, ne le savent.

4 – Patrimoine culturel local

Si la Princesse Mathilde est une personnalité importante de notre ville, il existe d’autres sujets historiques et culturels locaux qui méritent qu’on s’y intéresse.

Tout récemment, la presse locale a relaté l’urgence de la mise à l’abri et restauration de la statue d’Andromède du sculpteur Jules Franceschi.

Le jeune résistant gratiennois Hébert est dénommé « Maxime » sur la plaque de la rue qui porte son nom mais « Lucien » sur sa stèle funéraire. Une confusion à réparer.

Les personnalités locales ayant pris part à la résistance telles que Suzanne Barroul, Georges Didou… pourraient être davantage reconnues si les plaques de rues qui portent leur nom signalaient leurs faits d’armes.

De même, une plaque commémorative au lycée Gustave Monod, rend hommage à la résistante Lucie Aubrac puisqu’elle y enseigna de longues années après-guerre. Cet établissement est situé en partie sur Saint Gratien, où pourtant Lucie Aubrac n’est jamais honorée.

La ville, et notamment son adjointe à la culture, ne pourrait-elle pas accorder davantage d’importance à son patrimoine culturel local, riche mais sous-estimé, afin de mieux le mettre en valeur et le faire connaître de nos concitoyens ?  

5 – Pollution 

La pollution due aux mégots jetés sur la voie publique reste considérable dans notre ville. Nous en avons à nouveau, comme en 2020, collecté des quantités très importantes dans le centre-ville le 18 septembre 2021. Des solutions existent pour enrayer ce phénomène, ramasser et recycler ce déchet qui est source de pollution majeure : campagne d’information et de sensibilisation des citoyens, action en commun avec les commerçants sur le jet de mégots sur leur pas de porte, installation de cendriers sur la voie publique, rappel de la contravention de 68€… Des villes ont également enclenché des actions de recyclage en partenariat avec des entreprises spécialisées. Le maire nous affirmait en septembre 2020 envisager un travail sur le recyclage des mégots avec une entreprise gratiennoise, sans que sachions qui est cette entreprise, ni où elle est localisée. Si elle se trouve à Gennevilliers, il ne s’agirait que d’une entreprise de collecte des mégots, et non de leur recyclage.

Où en est la ville sur ce dossier ?

Pour info, la ville pourrait démarcher la société « MéGO! »

« MéGO! » est un service de tri et de recyclage matière de mégots de cigarettes (filtres usagés), solution unique en France.

« MéGO! » installe aussi bien du mobilier urbain (cendriers, contenants), de l’affichage, et assure la collecte, le recyclage, le suivi statistiques et bilan carbone des opérations.

Nos écoles

Voici la tribune libre des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », parue dans le magazine municipal de septembre 2021. Un seul sujet : le fonctionnement de nos écoles maternelles et élémentaires, fréquentées par 2 200 écolier.ères. C’est un pan essentiel de l’action municipale.

Si la mobilisation a sauvé une classe à Jaurès, il reste des sujets d’inquiétude dans nos écoles :

ATSEM : la ville se contente du nombre minimum. Des recrutements sont nécessaires pour faciliter les apprentissages des petits de maternelle.

AESH accompagnant les élèves handicapé.e.s : en nombre insuffisant, non recruté.e.s à la rentrée. Le maire, néo-conseiller départemental, doit agir!

Situation sanitaire : l’équipement en détecteurs de CO² et purificateurs d’air est-il prévu ?

Crédits municipaux pour les classes : les mêmes depuis X années. Ceux alloués sur projets aux CM2 n’ont pas évolué en 10 ans !

Gratuité des spectacles pour les écoliers : coût faible pour la ville, mais ce serait un signe fort pour favoriser l’accès de tous à la culture.

Concertation : la Commission scolaire élargie a disparu. Or, les échanges entre parents, enseignants, élus sur la vie scolaire sont essentiels.

Signe de ces évidentes difficultés, l’adjointe aux affaires scolaires a été remplacée la veille de la rentrée..

Isabelle Volat, Stéphane Bauer, élu.e.s du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Retrouvez les infos de l’association « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » sur sa page Facebook : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

et les infos du Front de Gauche de Saint Gratien sur sa page Facebook : frontdegauche.stgratien

Conseil municipal à Saint Gratien

Le Conseil municipal de Saint Gratien retrouve son lieu habituel : la salle des mariages de la mairie. Séance à 20h30 le jeudi 30 septembre 2021. Le public est à nouveau accueilli, même s’il n’a pas droit à la parole.

Voici l’ordre du jour. Chargé ! C’est le résultat de séances de moins en moins fréquentes. Nous le regrettons, car le rôle essentiel de l’assemblée communale en est réduit et souvent limité à une simple chambre d’enregistrement de décisions prises ailleurs. 

À suivre : nos questions orales.

Grève à Transdev

Au dépôt Transdev de Saint Gratien, les salariés sont en grève depuis le 6 septembre pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail.

Suite à un changement de direction, quatre postes ont été supprimés dans les bureaux. Un seul employé ferait le travail des 4 autres, partis selon le projet de la direction. La pause serait réduite de 20 minutes à … 5 minutes pour les chauffeurs par demi-journée. La pause repas de une heure serait supprimée  pour aboutir à une journée continue de 8 heures. Il n’y aurait plus de week-end « libres » pour les nouveaux embauchés dorénavant.
Cette grève est très suivie. Du jamais vu en … 30 ans.
Les bus tournent dans le secteur partiellement grâce à emploi d’intérimaires ces derniers jours… et  les forces de l’ordre sont sur site.

Transdev est une filiale de la Caisse des dépôts et Consignations.

Des mauvaises conditions de travail des salariés de cette entreprise de transport ont des répercussions négatives sur la qualité du service rendu aux usagers. Leur lutte légitime, que nous soutenons, nous concerne donc tous.  

Source : salariés Transdev à élu SGSEC.
Image Actu.fr

 

Andromède en péril

Saint-Gratien : il faut sauver la statue d’Andromède

Des passionnés d’histoire locale se mobilisent pour sauver l’œuvre de Jules Franceschi, qui s’abime au fil des années. Ils voudraient la voir exposée au grand public.

Article de Christophe Lefèvre dans « Le Parisien » du 21 septembre 2021

Des passionnés d’histoire locale se mobilisent pour sauver la statue d’Andromède du sculpteur Jules Franceschi (1825-1893). Aujourd’hui, dans le jardin d’un particulier, ils souhaiteraient qu’elle trouve sa place dans un lieu public.

Ils aimeraient bien célébrer son installation et son exposition au public lors des Journées du patrimoine de 2022. Mais pour l’heure, la statue d’Andromède fait peine à voir. L’œuvre du sculpteur Jules Franceschi (1825-1893), dont on voit la trace sur des tableaux montrant le parc du château de la princesse Mathilde Bonaparte, nièce de Napoléon Ier et cousine de Napoléon III, et figure importante de l’histoire de Saint-Gratien, a vu l’une de ses jambes arrachée accidentellement il y a quelques jours, à l’occasion de travaux dans la propriété où elle se situe. Et c’est en constatant les dégâts que François Paget, président de l’association Aimons Saint-Gratien en Val-d’Oise (ASGVO) , a décidé de se mobiliser… Après avoir été chercher le morceau manquant dans un tas de gravats.

Une alerte sur les réseaux sociaux

Il a donc lancé l’alerte sur les réseaux sociaux, interpellé la mairie et retrouvé le propriétaire de la statue. « C’est une œuvre qui a toute sa place à Saint-Gratien, ville fortement marquée par la princesse Mathilde, explique l’historien local. Mais j’ai très peur qu’elle soit de nouveau abîmée car elle n’est pas protégée. À chaque fois que je passe devant, je me dis pourvu qu’elle ne soit pas tombée. »

L’idée serait de voir dans le domaine public la statue, installée actuellement sur un terrain privé légué au domestique principal de la princesse Mathilde au début du XXe siècle, et qui a depuis changé à plusieurs reprises de propriétaire. La parcelle et la maison qu’elle abrite, ont été vendues en mai dernier. Mais l’ancien propriétaire a souhaité conserver la propriété de la statue qu’il espérait vendre à une institution. Le musée de Troyes, qui possède déjà des œuvres de Franceschi, s’était d’ailleurs montré intéressé, avant de renoncer, en raison notamment des coûts de transports et de remise en état.

Il est possible de voir certaines de ses œuvres sur les plus beaux édifices parisiens : La Pensée figure sur la façade de l’Opéra Garnier, les sculptures Antoine François Fourcroy et Marie Thérèse Rodet-Geoffrin sur celle de l’hôtel de ville de Paris.

Estimée à 15 000 euros par Drouot Paris

Afin de parer au plus pressé et pour éviter d’importantes formalités administratives, l’œuvre pourrait être achetée par l’association L’art dans la ville, qui la donnerait à la municipalité pour qu’elle la restaure et la mette en sécurité. Une idée portée notamment par l’ancien maire François Scellier, et président de l’association en question. « Cela fait des années qu’on en parle, souffle l’ex-député et ex-président Département. Quand j’étais maire, j’avais déjà proposé à la famille, qui avait la statue dans son jardin, de la racheter. La tante de l’actuel propriétaire m’avait dit on verra plus tard. Aujourd’hui, l’idée est de la racheter dans les meilleures conditions possibles, entre 2 000 et 3000 €. »

Reste à se mettre d’accord sur le montant. « Pour l’instant, nous n’avons pas du tout parlé chiffres, souligne le propriétaire, Jean-Luc Léglise. Nous sommes des personnes de bonne intelligence. L’estimation de Drouot Paris était de 15 000 euros. L’idée, c’est de sauver ce qui est sauvable, car la statue est en péril. Je veux que ça aboutisse et qu’au final, la sculpture arrive dans le domaine public et que tout le monde en profite. »

Julien Bachard, maire (LR), se montre optimiste. « On va trouver une solution, assène l’édile. On a tous la même volonté de préserver cette œuvre. Après nous sommes aussi comptables du denier public. »