Mortelle stratégie à Saint Gratien : après les municipales, progression en flèche des tarifs du cimetière
Pur hasard, car on n’imagine pas une si machiavélique réflexion, la ville procède à une « refonte totale » [comprendre une augmentation record des prix pratiqués] de ses tarifs funéraires, l’année même du rebond de la mortalité pour cause de Covid.
Entendu en commission des finances : « nous avons une stratégie pour le cimetière » ; « pour ne pas se retrouver pris de court dans un espace limité, et des concessions sur 30 ans qui risquent de ne pas être renouvelées, il faut optimiser les tarifs ».
Un leitmotiv : appliquer au cimetière la loi du marché. Et bouter des cercueils hors du cimetière au terme de concessions sur 15 ans quand on n’a pas de nouvelles des descendants. Concessions sur lesquelles une promotion va dorénavant être faite, au regard de la nouvelle grille tarifaire…
Les propos sont brutaux. Ils ont été cependant avancés par nos collègues de la commission finances. Avec sang-froid.
Nous avons dit et répété à la fois en commission finances et en séance du Conseil municipal que l’utilisation de certains termes étaient impropres sur un tel sujet.
Progression en flèche des tarifs du cimetière de Saint Gratien en détail ci-dessous

Morbides calculs
La ville estime que ses recettes funéraires vont connaître une hausse de +23% en 2021.
Ce sont des familles plus nombreuses qui vont être touchées par ces augmentations. Les tarifs du cimetière avaient déjà connu une substantielle refonte il y a quelques années et s’envolent à nouveau.
La ville s’appuie pour argumenter sur des comparaisons avec des villes voisines.
Ce qui n’a que peu de sens, puisque chaque commune a pour le coup ses spécificités territoriales et qu’on comprend qu’une ville qui n’a pas la possibilité d’agrandir son cimetière n’a pas les mêmes marges de manœuvre que Saint Gratien où un terrain attenant est prévu de longue date pour une extension éventuelle.
L’adjointe en charge du rapport indique d’ailleurs que « la superficie actuelle, déjà augmentée, couplée à une bonne gestion des reprises des concessions, permet d’envisager les années à venir sans tension particulière ».
Dans le détail, l’évolution des différents tarifs :
– Le prix de la concession de 15 ans augmente de + 42%, de 141 à 200€.
– Celle de 30 ans diminue -assez curieusement – de 679 à 650€. Avec un paradoxe : il vaudra mieux contracter deux concessions de 15 ans successives qu’une de 30 ans… Où est donc la cohérence avancée par la ville pour réorganiser ses tarifs ?
– Le prix de la concession pour 50 ans passe de 1 131 à 1 500€, soit + 33%.
– Au columbarium, alors que la ville indique que la « tension y est moindre », comprenez que le manque de place n’y est pas problématique, la concession de 15 ans augmente toutefois de + 52%, de 197 à 300 €, et celle pour 30 ans de + 43%, de 420 à 600 €.
Des augmentations importantes alors que « cet espace occupe nettement moins de place ». Mais selon le maire, le coût du columbarium est plus important pour la commune, qui prend en charge l’intégralité de l’aménagement, contrairement aux concessions où ce coût doit être assuré par les pompes funèbres, et donc les familles. 
« L’exemplarité du cimetière » au prix un « travail considérable », à facturer aux Gratiennois-e-s
Quant à savoir ce qui motive l’augmentation des opérations funéraires de +3%… c’est toujours compliqué. Pour l’adjointe aux affaires générales, c’est une augmentation « habituelle ». Le maire ne trouve pas d’autre justification que « l’exemplarité du cimetière » dans lequel la ville n’utilise plus de produits phytosanitaires, ceci entraînant un « travail considérable » pour le service des espaces verts…
Seule décision positive : celle d’instaurer un nouveau système de concession, la « cavurne » qui mêle incinération et possibilité d’inhumation de l’urne funéraire.
Non convaincus, nous votons au Conseil municipal contre cette nouvelle « refonte » des tarifs du cimetière.
S.B./I.V.

Bien sûr, c’est l’Éducation nationale qui devrait fournir en nombre des masques pour les élèves. Ce n’est évidemment pas le cas, elle peine déjà tant à en équiper ses personnels ! Signataires d’une pétition demandant la gratuité des masques, et donc leur prise en charge par l’État, nous sommes convaincu.es qu’il s’agit là de la responsabilité de l’Éducation nationale. Rien n’empêche la ville de se retourner vers l’État pour lui rappeler son rôle.
Commençons par la fin : les réponses du maire à nos questions orales. Limitées à cinq par groupe, elles doivent déposées par écrit 48h en amont de la séance. Un regret : cela pourrait être l’occasion d’un vrai débat sur des sujets d’actualité qui touchent les Gratiennois.es, si nous pouvions intervenir après le maire, ou présenter nous-mêmes nos questions. Ce n’est malheureusement pas le cas et donc l’intérêt de l’exercice est réduit. Voici les thèmes sur lesquels nous avons interrogé le maire, et les réponses qu’il nous a apportées.
Réponse du maire : nous avons tout faux ! Il n’y aucun problème, toutes les initiatives sont annoncées. Il est vrai que la cérémonie du 11 novembre a été annulée et que les groupes du Conseil pouvaient déposer une gerbe à leur guise. Le site Internet de la ville est sécurisé et continue d’afficher des publications mais il est vieillissant et un nouveau site sera bientôt opérationnel au premier trimestre 2021. Les Gratiennois.es ont été sollicité.es à travers les groupes de quartier et un questionnaire à compléter. Pas de sujet donc à part une polémique politique inutile !
Réponse du maire : la ville s’est adressée au syndicat Émeraude pour faire le point sur le sujet avec le bailleur et essaie de trouver une solution si les locaux le permettent.
Bien que ce parking soit privé, la ville peut-elle intervenir pour y faire installer des arceaux à vélos ?
En novembre déjà, nous avions soumis cette idée à l’assemblée municipale au nom de « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». De son côté, le groupe « Vivons Saint Gratien » avait interrogé la ville sur cette possibilité.
La réponse du maire très bientôt sur ce blog, le public n’étant malheureusement pas admis au Conseil, selon les consignes préfectorales. Nous demandons que la ville, comme de nombreuses communes le font dans le Val d’Oise, diffuse les séances du Conseil en ligne, pour permettre aux citoyen.nes de suivre le travail de leurs élu.es.
Les élèves des écoles élémentaires doivent porter le masque à partir de 6 ans durant leur journée d’école depuis le retour des vacances d’automne.
Nous évaluons la dépense à moins de 5 000€. C’est un coût qui reste modique.
Communication de la ville
Poubelles en centre-ville
Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…
Depuis le re confinement, nous n’avons pas eu d’information sur le 
Réponse du maire : La ville respecte l’ensemble des procédures comprises dans le protocole de l’éducation nationale sur les fréquences d’entretien. Le nettoyage des sols est réalisé au minimum une fois par jour. Un nettoyage désinfectant des surfaces les plus fréquemment touchées est réalisé plusieurs fois par jour. Une coordination entre les directeurs d’écoles et le service périscolaire a été faite, afin d’assurer une cohérence entre l’organisation du temps de restauration et le temps scolaire. Les tables de la restauration sont nettoyées après chaque service et l’aération des locaux est assurée. Concernant la pérennisation des groupes de travail Covid, cela n’avait plus d’intérêt, ils seront réunis à nouveau si cela s’avère nécessaire. Pour la Sogérès, nous verrons en 2021 les procédures à mettre en place pour ce nouvel appel d’offres. Enfin la taille du chèvre-feuille a été prise en charge par la ville et un courrier va être adressé à la copropriété. 
Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé.
Des villes voisines (Montmorency, Sannois…) ont mis en place une plate-forme regroupant les coordonnées des commerçants de la ville touchés par le confinement qui souhaitent continuer à travailler en «click and collect» et/ou par livraison.
5. Poubelles en centre ville
-Obligation de création de places supplémentaires de stationnement en cas de division de parcelles. On voit que la ville est peu à peu engorgée par la circulation et surtout par le stationnement dans tous les quartiers. C’est le sujet principal des réunions de quartier où les Gratiennois.es se plaignent des nuisances dues au stationnement. Que faire ? Se contenter de mesurettes qui n’auront qu’un effet limité ? Ou prendre une orientation plus ambitieuse que de simplement gérer l’existant sans voir que le modèle de ville a besoin d’évoluer ? Pourquoi les procédures de PLU ne prennent-elle jamais en compte les déplacements alternatifs, vélo, marche…? À tel point que la ville oublie même d’y inclure des dispositions réglementaires du PDUIF (plan de déplacement urbain d’Île-de-France). Le préfet en 2018 avait dû rappeler cette obligation. 
Or la rue de Verdun est un axe essentiel en matière de circulation cyclable puisqu’elle dessert la gare et est potentiellement reliable à la ligne E du « RER V ». Le RER vélo est un projet soutenu par la Région Île-de-France, qui s’est engagée à le financer à hauteur de 300M€. Sans surprise, le maire argue de l’étroitesse de la rue pour refuser tout aménagement à destination des cyclistes. À Saint Gratien, il semblerait que les rues sont plus étroites que partout ailleurs..
Le Conseil examine ensuite une décision budgétaire modificative. Nous redemandons à connaître la liste des commerces détenus par la ville et la Saiem, et les exonérations dont ils ont, à juste titre, bénéficié lors de la crise sanitaire.
Nous questionnons sur le coût pour la ville des activités d’été, puisqu’il y a une subvention complémentaire de 
À suivre : les différents rapports relatifs à l’urbanisme, modification du PLU et requalification de la rue de Verdun.
Le débat sur les orientations budgétaires est une bonne occasion de monter que parfois dénommés « groupes d’opposition », nous sommes aussi force de « proposition ». 
Enfin, nous reprocher d’arriver sans avoir suffisamment travaillé nos dossiers est particulièrement malvenu. Nous assistons à toutes les réunions, nous préparons sérieusement nos interventions, nous étudions tous les documents qui nous sont adressés, alors même qu’ils nous arrivent de plus en plus tardivement. Nous sommes présents en ville pour écouter les Gratiennois.es et échanger avec elles et eux. Que pourrions-nous faire de plus ? Souhaiter que le maire soit aussi rigoureux et exigeant avec ses propres conseiller.ères, peut-être…