Le cimetière et la loi du marché

Mortelle stratégie à Saint Gratien : après les municipales, progression en flèche des tarifs du cimetière

Pur hasard, car on n’imagine pas une si machiavélique réflexion, la ville procède à une « refonte totale » [comprendre une augmentation record des prix pratiqués] de ses tarifs funéraires, l’année même du rebond de la mortalité pour cause de Covid.

Entendu en commission des finances : « nous avons une stratégie pour le cimetière » ; « pour ne pas se retrouver pris de court dans un espace limité, et des concessions sur 30 ans qui risquent de ne pas être renouvelées, il faut optimiser les tarifs ».

Un leitmotiv : appliquer au cimetière la loi du marché. Et bouter des cercueils hors du cimetière au terme de concessions sur 15 ans quand on n’a pas de nouvelles des descendants. Concessions sur lesquelles une promotion va dorénavant être faite, au regard de la nouvelle grille tarifaire…

Les propos sont brutaux. Ils ont été cependant avancés par nos collègues de la commission finances. Avec sang-froid.

Nous avons dit et répété à la fois en commission finances et en séance du Conseil municipal que l’utilisation de certains termes étaient impropres sur un tel sujet.

Progression en flèche des tarifs du cimetière de Saint Gratien en détail ci-dessous

Morbides calculs
La ville estime que ses recettes funéraires vont connaître une hausse de +23% en 2021.
Ce sont des familles plus nombreuses qui vont être touchées par ces augmentations. Les tarifs du cimetière avaient déjà connu une substantielle refonte il y a quelques années et s’envolent à nouveau.

La ville s’appuie pour argumenter sur des comparaisons avec des villes voisines.
Ce qui n’a que peu de sens, puisque chaque commune a pour le coup ses spécificités territoriales et qu’on comprend qu’une ville qui n’a pas la possibilité d’agrandir son cimetière n’a pas les mêmes marges de manœuvre que Saint Gratien où un terrain attenant est prévu de longue date pour une extension éventuelle.

L’adjointe en charge du rapport indique d’ailleurs que « la superficie actuelle, déjà augmentée, couplée à une bonne gestion des reprises des concessions, permet d’envisager les années à venir sans tension particulière ».

Dans le détail, l’évolution des différents tarifs :
– Le prix de la concession de 15 ans augmente de + 42%, de 141 à 200€.
– Celle de 30 ans diminue -assez curieusement – de 679 à 650€. Avec un paradoxe : il vaudra mieux contracter deux concessions de 15 ans successives qu’une de 30 ans… Où est donc la cohérence avancée par la ville pour réorganiser ses tarifs ?
– Le prix de la concession pour 50 ans passe de 1 131 à 1 500€, soit + 33%.
– Au columbarium, alors que la ville indique que la « tension y est moindre », comprenez que le manque de place n’y est pas problématique, la concession de 15 ans augmente toutefois de + 52%, de 197 à 300 €, et celle pour 30 ans de + 43%, de 420 à 600 €.
Des augmentations importantes alors que « cet espace occupe nettement moins de place ». Mais selon le maire, le coût du columbarium est plus important pour la commune, qui prend en charge l’intégralité de l’aménagement, contrairement aux concessions où ce coût doit être assuré par les pompes funèbres, et donc les familles.

« L’exemplarité du cimetière » au prix un « travail considérable », à facturer aux Gratiennois-e-s

Quant à savoir ce qui motive l’augmentation des opérations funéraires de +3%… c’est toujours compliqué. Pour l’adjointe aux affaires générales, c’est une augmentation « habituelle ». Le maire ne trouve pas d’autre justification que « l’exemplarité du cimetière » dans lequel la ville n’utilise plus de produits phytosanitaires, ceci entraînant un « travail considérable » pour le service des espaces verts…

Seule décision positive : celle d’instaurer un nouveau système de concession, la « cavurne » qui mêle incinération et possibilité d’inhumation de l’urne funéraire.

Non convaincus, nous votons au Conseil municipal contre cette nouvelle « refonte » des tarifs du cimetière.

S.B./I.V.

Pour la gratuité du masque à l’école

« La Gazette du Val d’Oise » relate notre démarche pour la gratuité des masques pour les écoliers et écolières de Saint Gratien.

Article de Fabrice Cahen ci-dessous, ce 23 décembre 2020.

Val-dOise. À la mairie de Saint-Gratien, l’opposition demande la gratuité du masque à l’école

Les groupes d’opposition de la mairie de Saint-Gratien ont signé une motion commune pour demander à la Ville une prise en charge des masques destinés aux enfants des écoles.

Pourtant de bords politiques opposés, les groupes Vivons Saint-Gratien, conduits par Emmanuel Mikaël (MoDem) et Saint-Gratien solidaire écologiste et citoyen, mené par Isabelle Volat (Lfi)*, ont signé une motion commune pour demander à la Ville une prise en charge des masques destinés aux enfants des écoles.
« Nous avions déjà soumis cette idée à l’assemblée municipale en novembre », souligne Stéphane Bauer, conseiller municipal, du groupe Solidaire écologiste et citoyen, alors que la motion a été refusée par la majorité conduite par le maire (Lr) Julien Bachard, lors du conseil municipal qui se tenait jeudi 17 décembre.

Deux masques par jour par enfant sont nécessaires. Le maintien des gestes barrières doit durer jusqu’à l’été 2021. Cette obligation représente une charge pour les foyers. Nous proposons que la Ville assure la fourniture des masques.

L’équipe de Saint-Gratien Solidaire au nom des deux groupes minoritaires.

« Un effort collectif de nos élus indemnisés peut aussi être réalisé pour le financement de ces masques : la minoration de 15 % des indemnités de décembre suffirait à financer la dotation en masques des enfants de notre ville », va jusqu’à suggérer le groupe Vivons Saint-Gratien.

5 000 euros

Selon leur calcul, le coût d’un tel dispositif se chiffrerait à 5 000 € pour la Ville.

La commune a connu une baisse de dépenses en raison de l’annulation de certains engagements, comme les projets de classe. Une économie de 20 000 €.

Le groupe Solidaire écologiste et citoyen

Pour la mairie, la fourniture du masque « relève d’une compétence des parents et de l’Éducation nationale ».

Différence de taille

La ville avait étudié l’option de fournir des masques en tissu, mais la différence de taille entre les Cp et les Cm2 l’a dissuadée de se lancer dans la commande de ce type d’accessoire. Elle a opté pour mettre à disposition des masques jetables, pour les enfants qui se présenteraient sans masque.

« Les écoles et les accueils périscolaires sont équipés de deux boîtes de réserves, au cas ou un enfant oublie son masque », précise la mairie, qui était tout de même intervenue pour fournir des masques en tissu aux enseignants qui en manquaient. « Si l’Éducation nationale n’a plus de masque nous en avons en réserve », prévient la Ville, qui n’aurait reçu aucune réclamation de parents à ce sujet.

À lire ici sur le site de La Gazette

* Précision : je ne suis pas membre de La France Insoumise. Mon étiquette politique est « PCF-Front de Gauche » et j’intervenais ici au nom du groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». I.V.

Le maire dit « non » aux masques pour les élèves

Conseil municipal à huis clos jeudi 17 décembre 2020 à Saint Gratien, pour cause de couvre-feu et consignes sanitaires. Tou.tes masqué.es et bien aligné.es, voilà à quoi ressemble désormais l’assemblée communale. Pas si facile dans ces conditions de débattre entre élu.es. La séance a pourtant duré plus de trois heures, car l’ordre du jour était chargé avec 23 points à examiner, dont le vote du budget 2021. Voici notre compte-rendu, en plusieurs épisodes sur les sujets les plus marquants.

Le maire fait état en début de séance de la motion que nous avons conjointement déposée avec un autre groupe minoritaire. Notre suggestion : que la ville fournisse des masques aux élèves des écoles élémentaires.

Hélas ! ce n’est pas pour proposer notre motion au vote du Conseil comme nous le demandions, mais pour y répondre comme s’il s’agissait d’une question orale à expédier sans nous laisser la possibilité de nous exprimer après lui.

Il est inutile selon le maire de fournir des masques aux écolier.ères de Saint Gratien. En effet, l’Éducation nationale dont c’est la compétence, aurait déjà doté les chefs d’établissements (sic) de masques pour les fournir aux enfants qui n’en auraient pas. D’autre part, il rappelle que tous les accueils périscolaires sont pourvus de boîtes de masques jetables, plus adaptés d’après lui aux enfants, et qu’on sait lavables depuis peu. En cas de nécessité, les directeurs savent qu’ils peuvent en demander à la ville. Il s’en prend ensuite au groupe « Vivons Saint Gratien » qu’il accuse d’avoir réalisé « un coup politique » en distribuant des masques dans les écoles. Il ne laissera pas Emmanuel Mikaël, responsable de ce groupe, s’expliquer sur le sujet et ne nous accordera pas plus la parole.  

Que penser de cette « réponse » du maire ?  

Le dépôt d’une motion avait pour but de provoquer un débat sur cette question de distribution de masques aux enfants des écoles élémentaires (qui par ailleurs ne sont pas dirigées par des « chefs d’établissements », mais par des directeurs et directrices). Le maire évacue cette possibilité en nous répondant directement sans vote du Conseil : nous regrettons qu’une nouvelle fois les échanges soient impossibles dans notre assemblée.

Sur le fond de la réponse, plusieurs éléments.

Évacuons d’abord les structures périscolaires qui n’étaient pas concernées par notre proposition, nous ne visions que les écoles.

Bien sûr, c’est l’Éducation nationale qui devrait fournir en nombre des masques pour les élèves. Ce n’est évidemment pas le cas, elle peine déjà tant à en équiper ses personnels ! Signataires d’une pétition demandant la gratuité des masques, et donc leur prise en charge par l’État, nous sommes convaincu.es qu’il s’agit là de la responsabilité de l’Éducation nationale. Rien n’empêche la ville de se retourner vers l’État pour lui rappeler son rôle.

En attendant, l’urgence est de soutenir les familles, qui, comme nous le soulignions dans notre texte, subissent les effets de la crise de la Covid et sur le budget desquelles pèse parfois lourdement le coût des masques des enfants. Au printemps dernier, la ville avait d’ailleurs bien fourni deux masques par foyer gratiennois. L’État lui a, depuis, remboursé une partie du coût.

Quant à fournir des masques « au cas par cas », cela suppose que les familles en difficulté sachent que cette aide est possible et se fassent connaître auprès de la ville, via l’école. Il faudrait ensuite constituer un dossier, et déterminer selon quels critères les masques pourraient être attribués…

L’initiative que nous proposions relève d’une toute autre démarche : c’est un geste « solidaire » envers tous ! De la même façon par exemple que la ville organise une distribution de chocolats aux personnes au-delà de 60 ans… c’est un signal de solidarité envers une catégorie de la population, sans conditions de ressources et sans que certains aient besoin de le solliciter, et de se justifier pour le recevoir.

En ces temps difficiles, financièrement et moralement, une attention de la ville en direction des familles et des enfants aurait été bienvenue. Le tout pour un coût très modeste pour le budget de la ville, rappelons-le, et ce d’autant plus que la ville a moins dépensé en direction des écoles en 2020, suite par exemple à des projets scolaires non réalisés, et donc des subventions municipales non versées. 

À suivre… 

Pour mémoire, ci-dessous le texte de la motion sur la fourniture de masques aux élèves.

Les élèves des écoles élémentaires doivent porter le masque à partir de 6 ans durant leur journée d’école depuis le retour des vacances d’automne.

Il est recommandé de changer de masque toutes les quatre heures. Deux masques par jour par enfant au minimum sont donc nécessaires, sachant que certains enfants peuvent être présents dans les locaux scolaires durant beaucoup plus longtemps que les seules heures de classe. De plus, le premier ministre a déclaré le 14 décembre le maintien des gestes barrières jusqu’à l’été 2021.

Cette obligation représente une charge financière pour les familles, sachant que nombre d’entre elles connaissent des difficultés économiques supplémentaires dues à la crise sanitaire : diminution de revenus, perte d’emploi… Pour certaines, déjà avant cette période, les fins de mois étaient très difficiles.

Nous proposons donc que la ville de Saint-Gratien, comme d’autres communes avoisinantes et beaucoup de collectivités en France, fasse un geste de solidarité envers les écolier.ères des écoles élémentaires, en fournissant à chacun.e des masques.

Nous évaluons la dépense à moins de 5 000€. C’est un coût qui reste modique.

– Les dépenses en matière d’interventions sociales et santé ne représentent que 3,7% des dépenses de fonctionnement de la ville.

– Nous rappelons que la ville a connu de moindres dépenses pour les écoles en 2020 : annulation de projets des classes de CM2 notamment, à hauteur de 20 000€.

– Un effort collectif de nos élus indemnisés peut aussi être réalisé pour le financement de ces masques : la minoration de 15% des indemnités de décembre suffirait à financer la dotation en masques des enfants de notre ville.

Nos concitoyens seraient sensibles à un tel geste en cette période si singulière.
Nos deux groupes « Vivons Saint Gratien » et « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », souhaitent que cette motion soit soumise au vote du Conseil municipal.

 

Là sont nos questions

Conseil municipal à huis clos jeudi 17 décembre 2020 à Saint Gratien, pour cause de couvre-feu et consignes sanitaires. Tou.tes masqué.es et bien aligné.es, voilà à quoi ressemble désormais l’assemblée communale. Pas si facile dans ces conditions de débattre entre élu.es. La séance a pourtant duré plus de trois heures, car l’ordre du jour était chargé avec 23 points à examiner, dont le vote du budget 2021. Voici notre compte-rendu, en général plus rapide que celui de la ville, en plusieurs épisodes sur les sujets les plus marquants.

Commençons par la fin : les réponses du maire à nos questions orales. Limitées à cinq par groupe, elles doivent déposées par écrit 48h en amont de la séance. Un regret : cela pourrait être l’occasion d’un vrai débat sur des sujets d’actualité qui touchent les Gratiennois.es, si nous pouvions intervenir après le maire, ou présenter nous-mêmes nos questions. Ce n’est malheureusement pas le cas et donc l’intérêt de l’exercice est réduit. Voici les thèmes sur lesquels nous avons interrogé le maire, et les réponses qu’il nous a apportées.

Commerce de drogue

Quelles sont les actions concrètes qui sont menées sur le territoire de St-Gratien pour circonscrire des trafics qui peuvent se développer jusqu’à la proximité d’écoles et donc à la vue des plus jeunes des Gratiennois-e-s ?

Réponse du maire : effectivement, un gros travail est fait aujourd’hui entre la ville, la police nationale, la police municipale.  Depuis plus d’une semaine, des opérations ont lieu dans le quartier très régulièrement. Le lien est permanent avec le commissaire mais le maire ne peut pas nous en dire davantage.  

Nos commentaires : alerté.es par des habitant.es du quartier sur ces trafics qui se déroulaient à la vue des écolier.ères, nous avions déjà évoqué la question avec le maire. Au-delà de la simple répression, nécessaire, des trafics, le problème reste évidemment plus complexe.

Communication de la ville

Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage.

Quelle réflexion la ville a-t-elle engagée, au-delà de la refonte de son site Internet, comme nous l’avons appris par inadvertance lors du Conseil municipal de novembre 2020 via la décision modificative n°2, pour enfin assurer aux Gratiennois l’information performante et égalitaire à laquelle ils ont droit ?

Réponse du maire : nous avons tout faux ! Il n’y aucun problème, toutes les initiatives sont  annoncées. Il est vrai que la cérémonie du 11 novembre a été annulée et que les groupes du Conseil pouvaient déposer une gerbe à leur guise. Le site Internet de la ville est sécurisé et continue d’afficher des publications mais il est vieillissant et un nouveau site sera bientôt opérationnel au premier trimestre 2021. Les Gratiennois.es ont été sollicité.es à travers les groupes de quartier et un questionnaire à compléter. Pas de sujet donc à part une polémique politique inutile !  

Nos commentaires : pas de réponse particulière sur l’utilisation de la page Facebook. Si de nombreuses villes communiquent via ce réseau, il n’en reste pas moins que de nombreuses personnes n’y ont pas accès, d’où l’importance d’un site Internet performant : c’est loin d’être le cas actuellement, le site affichant régulièrement des messages d’alerte pour manque de sécurité, voire étant carrément inaccessible. Sa refonte prévue est bien le signe de dysfonctionnement, d’ailleurs reconnus par des agents de la commune eux-mêmes. Quant au 11 novembre, force est de constater que le maire a organisé une cérémonie officielle en comité restreint, où nous n’étions pas invités. L’information qui nous avait été donnée ne reflétait pas cette réalité.   

Poubelles en centre-ville

Nous constatons de façon récurrente que les containers à ordures sortis le mardi et vendredi  rue Berthie Albrecht débordent sur le trottoir de façon importante, occasionnant nuisances visuelles, olfactives et potentiellement sanitaires. Il ne s’agit pas uniquement de cartons, mais également de sacs de déchets ménagers. Ce problème n’est pas récent, puisque nous le constations déjà au mois d’août, bien en amont du confinement. Il concerne d’ailleurs également d’autres endroits de collecte de déchets du Forum.

Quelle solution peut-elle être envisagée ?

Réponse du maire : la ville s’est adressée au syndicat Émeraude pour faire le point sur le sujet avec le bailleur et essaie de trouver une solution si les locaux le permettent.

 Nos commentaires : l’affaire avance ! Nous nous étions déjà inquiétés de ce problème, signalé par des habitant.es du quartier, en commission municipale. On nous avait tout d’abord répondu que c’était le fait des nombreuses commandes sur Internet en ces temps de pandémie, et que les containers débordaient surtout de cartons, ce qui n’est pas exact. Si nos photos ont fait progresser la prise de conscience du problème par la ville, et ensuite la recherche de solutions, tant mieux ! À suivre évidemment.    

Contre-allée rue Berthie Albrecht

La circulation des piétons et cyclistes est compliquée dans cette voie. La circulation et les manœuvres des voitures sont importantes. Les trottoirs sont réduits du fait de l’utilisation qui en est faite par les commerces et notamment la brasserie. Le cheminement piéton impose de faire le tour de la place devant la boulangerie, alors que la plupart des gens traversent en ligne directe au milieu des voitures. Un cheminement piéton reliant en ligne droite le trottoir devant la brasserie à celui devant le fleuriste ne serait-il pas préférable, en interdisant le stationnement sur les deux emplacements situés en milieu de place ? Le marquage au sol indique d’ailleurs déjà que le stationnement n’y est pas autorisé.  

Réponse du maire : c’est non ! L’objectif n’est pas de supprimer des stationnements. Le cheminement piéton a justement été tracé pour que les gens passent devant les boutiques et il y aurait dévalorisation des locaux commerciaux si ce n’était pas le cas !  

Nos commentaires : le maire nie l’évidence : les piétons vont tout droit au plus court au milieu des voitures avec un risque évident d’insécurité. Les deux places visées n’étaient pas destinées au stationnement à l’origine, puisque le marquage au sol indique une interdiction. Le stationnement y est d’ailleurs « verbalisable », selon les ASVP que nous avons interrogées. Verbalisable… mais jamais verbalisé…

Arceaux pour vélos parking Lidl

Bien que ce parking soit privé, la ville peut-elle intervenir pour y faire installer des arceaux à vélos ?

Réponse du maire : un courrier est adressé à la société qui gère cet espace, sans réponse encore.  

Nos commentaires : à suivre, ce parking est particulièrement mal pensé et agencé pour la circulation -et la sécurité- des cyclistes et des piétons.

À suivre, la suite du compte-rendu du Conseil municipal…  

Des masques gratuits pour les écoliers et écolières de Saint Gratien

C’est assez inhabituel : au Conseil municipal du jeudi 17 décembre 2020, nous proposerons une motion au vote des élu.es.

Doublement inhabituel : cette motion, qui demande à la ville de fournir gratuitement en masques les écolières et écoliers de notre ville, est déposée au nom de deux groupes du Conseil.

En novembre déjà, nous avions soumis cette idée à l’assemblée municipale au nom de « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». De son côté, le groupe « Vivons Saint Gratien » avait interrogé la ville sur cette possibilité.

Nous avons alors pris l’initiative de proposer une démarche cette fois-ci commune.

C’est donc à deux voix que nous porterons cette suggestion d’initiative de solidarité.

Sollicitée, l’élue socialiste n’a pas donné suite.

La réponse du maire très bientôt sur ce blog, le public n’étant malheureusement pas admis au Conseil, selon les consignes préfectorales. Nous demandons que la ville, comme de nombreuses communes le font dans le Val d’Oise, diffuse les séances du Conseil en ligne, pour permettre aux citoyen.nes de suivre le travail de leurs élu.es.

À lire ci-dessous le texte de notre motion commune.

Les élèves des écoles élémentaires doivent porter le masque à partir de 6 ans durant leur journée d’école depuis le retour des vacances d’automne.
Il est recommandé de changer de masque toutes les quatre heures. Deux masques par jour par enfant au minimum sont donc nécessaires, sachant que certains enfants peuvent être présents dans les locaux scolaires durant beaucoup plus longtemps que les seules heures de classe.
De plus, le premier ministre a déclaré le 14 décembre le maintien des gestes barrières jusqu’à l’été 2021.
Cette obligation représente une charge financière pour les familles, sachant que nombre d’entre elles connaissent des difficultés économiques supplémentaires dues à la crise sanitaire : diminution de revenus, perte d’emploi… Pour certaines, déjà avant cette période, les fins de mois étaient très difficiles.
Nous proposons donc que la ville de Saint-Gratien, comme d’autres communes avoisinantes et beaucoup de collectivités en France, fasse un geste de solidarité envers les écolier.ères des écoles élémentaires, en fournissant à chacun.e des masques.
Nous évaluons la dépense à moins de 5 000€. C’est un coût qui reste modique.
– Les dépenses en matière d’interventions sociales et santé ne représentent que 3,7% des dépenses de fonctionnement de la ville.
– Nous rappelons que la ville a connu de moindres dépenses pour les écoles en 2020 : annulation de projets des classes de CM2 notamment, à hauteur de 20 000€.
– Un effort collectif de nos élus indemnisés peut aussi être réalisé pour le financement de ces masques : la minoration de 15% des indemnités de décembre suffirait à financer la dotation en masques des enfants de notre ville.
Nos concitoyens seraient sensibles à un tel geste en cette période si singulière.

Nos deux groupes « Vivons Saint Gratien » et « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », souhaitent que cette motion soit soumise au vote du Conseil municipal.

 

 

Questions pour un Conseil

Nous déposons pour la séance du 17 décembre 2020 les questions orales ci-dessous. C’est pour nous l’occasion d’interroger la ville sur des sujets non-inscrits à l’ordre du jour de la séance et pourtant d’actualité dans notre commune. Nous sommes cantonnés par le règlement intérieur à cinq questions, déposées par écrit au moins 48h avant la séance.

Voici nos questions, au nom du groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

 Commerce de drogue

Quelles sont les actions concrètes qui sont menées sur le territoire de St-Gratien pour circonscrire des trafics qui peuvent se développer jusqu’à la proximité d’écoles et donc à la vue des plus jeunes des Gratiennois-e-s ?

Communication de la ville

Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage.

Quelle réflexion la ville a-t-elle engagée, au-delà de la refonte de son site Internet, comme nous l’avons appris par inadvertance lors du Conseil municipal de novembre 2020 via la décision modificative n°2, pour enfin assurer aux Gratiennois l’information performante et égalitaire à laquelle ils ont droit ?

Poubelles en centre-ville

Nous constatons de façon récurrente que les containers à ordures sortis le mardi et vendredi  rue Berthie Albrecht débordent sur le trottoir de façon importante, occasionnant nuisances visuelles, olfactives et potentiellement sanitaires. Il ne s’agit pas uniquement de cartons, mais également de sacs de déchets ménagers. Ce problème n’est pas récent, puisque nous le constations déjà au mois d’août, bien en amont du confinement. Il concerne d’ailleurs également d’autres endroits de collecte de déchets du Forum.

Quelle solution peut-elle être envisagée ?

Contre-allée rue Berthie Albrecht

La circulation des piétons et cyclistes est compliquée dans cette voie. La circulation et les manœuvres des voitures sont importantes. Les trottoirs sont réduits du fait de l’utilisation qui en est faite par les commerces et notamment la brasserie. Le cheminement piéton impose de faire le tour de la place devant la boulangerie, alors que la plupart des gens traversent en ligne directe au milieu des voitures. Un cheminement piéton reliant en ligne droite le trottoir devant la brasserie à celui devant le fleuriste ne serait-il pas préférable, en interdisant le stationnement sur les deux emplacements situés en milieu de place ? Le marquage au sol indique d’ailleurs déjà que le stationnement n’y est pas autorisé.  

Arceaux pour vélos parking Lidl

Bien que ce parking soit privé, la ville peut-elle intervenir pour y faire installer des arceaux à vélos ?

Réponses du maire à lire ici très bientôt !

Échos du Conseil (7)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…

La séance du Conseil se termine comme habituellement avec les « questions orales » déposées par les groupes, en général ceux de la minorité.

Hélas ! Cette fois-ci, le temps consacré aux réponses sera particulièrement réduit ! En effet, le maire prend prétexte d’un retard (de 30 minutes sur les 48h exigées par le nouveau règlement intérieur…) dans l’envoi des questions d’un groupe, pour ne répondre à aucune des cinq questions déposées.

C’est ensuite à notre tour d’être censurés, le maire estimant que nous avions posé plus de cinq questions. Pourtant, notre envoi comportait bien 5 phrases pourvues d’un point d’interrogation, ce qui en grammaire courante, est considéré comme une « question ». Nous n’aurons donc de « réponse » qu’à une partie de nos interrogations.

1. Écoles 

Depuis le re confinement, nous n’avons pas eu d’information sur le nouveau protocole sanitaire mis en place dans les écoles maternelles et élémentaires : désinfection des locaux par le personnel communal ou la société Saturne chargée de l’entretien des écoles, encadrement lors du temps de cantine pour assurer la distanciation physique, aération régulière des locaux (quand on sait que certaines fenêtres d’écoles sont condamnées).

Nous avions demandé en septembre que les groupes de travail «Covid» soient pérennisés afin de suivre l’évolution de la situation sanitaire, et les aménagements qui s’ensuivent. Cela n’a pas été le cas et la dernière commission scolaire date du 16 septembre. Celle planifiée le 9 novembre a été annulée la veille de sa tenue.

Par ailleurs, la convention avec le prestataire Sogérès pour les cantines arrive à échéance en 2021. Nous proposons un sondage auprès des parents dans le cadre de suggestions à insérer dans un nouvel appel d’offres.

Enfin, il est fait état d’un arbuste de type chèvrefeuille, dont les branches donnent sur la cour d’école de Pauline Kergomard. La toxicité des feuilles de cet arbuste a amené l’école à neutraliser une partie de la cour de récréation. Il semble indispensable que la ville intervienne auprès de la copropriété qui jouxte l’école.

Pourrions-nous avoir les informations nécessaires ?

Réponse du maire : La ville respecte l’ensemble des procédures comprises dans le protocole de l’éducation nationale sur les fréquences d’entretien. Le nettoyage des sols est réalisé au minimum une fois par jour. Un nettoyage désinfectant des surfaces les plus fréquemment touchées est réalisé plusieurs fois par jour. Une coordination entre les directeurs d’écoles et le service périscolaire a été faite, afin d’assurer une cohérence entre l’organisation du temps de restauration et le temps scolaire. Les tables de la restauration sont nettoyées après chaque service et l’aération des locaux est assurée. Concernant la pérennisation des groupes de travail Covid, cela n’avait plus d’intérêt, ils seront réunis à nouveau si cela s’avère nécessaire. Pour la Sogérès, nous verrons en 2021 les procédures à mettre en place pour ce nouvel appel d’offres. Enfin la taille du chèvre-feuille a été prise en charge par la ville et un courrier va être adressé à la copropriété.

2. Nid de frelons

Une circulation importante de frelons asiatiques est constatée dans une haie de lierre avenue de Catinat. La haie est située sur le domaine public et l’école Jules Ferry est à proximité immédiate. De nombreux piétons passent dans cette rue qui mène à l’école et au lycée.

Nous avons sollicité un connaisseur des hyménoptères. Voici sa réponse:

« La pose de barrière est une bonne procédure quand on ne trouve pas le nid, qui doit être dans les parages. Le lierre est le « drive » des frelons. Ceux-ci prélèvent les abeilles qui viennent butiner et leur ont échappé jusque là, et ils butinent aussi un peu le lierre fleuri. Cette activité va durer le temps de la floraison. Les frelons ne sont pas agressifs, ils viennent juste au ravitaillement, preuve que le nid n’est pas là. Sinon, ils attaqueraient. La protection de la zone est utile surtout au cas où cela surprendrait les gens : un frelon qui se coince dans les cheveux… un écart quand les voitures passent. La priorité va être de trouver le nid, arbre, résineux, haie… Il y a une quantité affolante de nids qui ont déjà été détruits dans la ville et les communes voisines.»

La ville n’aurait-elle pas pu être plus précise dans sa communication grand public qui de fait a généré beaucoup d’inquiétudes, comme l’illustre plusieurs posts à ce sujet sur des sites et réseaux sociaux de St Gratien, sur lesquels d’ailleurs des élus de la majorité sont intervenus en tant que modérateurs ?

Réponse du maire : C’est le rôle des élus de la majorité d’intervenir pour donner des informations sur des sujets utiles à la population lorsqu’ils ont les renseignements, que ce soit sur Facebook ou ailleurs. Les renseignements donnés étaient complets et ne pouvaient pas être plus précis.

Quant aux trois questions suivantes, elles devront attendre le prochain Conseil. Pourtant des sujets d’actualité qui se posent en ville.

3. Communication de la ville

Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé.

Quelle réflexion la ville a-t-elle engagée, au-delà de la refonte de son site Internet, comme nous l’apprenons par inadvertance via la décision modificative n°2, pour enfin assurer aux Gratiennois l’information performante et égalitaire à laquelle ils ont droit ?

4. Soutien au commerce local

Des villes voisines (Montmorency, Sannois…) ont mis en place une plate-forme regroupant les coordonnées des commerçants de la ville touchés par le confinement qui souhaitent continuer à travailler en «click and collect» et/ou par livraison.

Saint Gratien envisage-t-elle de mettre en place cette démarche, qui pourrait être très bénéfique pour les commerces contraints de fermer, et de la faire connaître via le site de la ville ?

5. Poubelles en centre ville

Nous constatons de façon récurrente que les containers à ordures sortis le mardi après-midi rue Berthie Albrecht débordent sur le trottoir de façon importante, occasionnant nuisances visuelles, olfactives et potentiellement sanitaires. Ce problème n’est pas récent, puisque nous le constations déjà au mois d’août (voir photo), bien en amont du confinement. Il concerne d’ailleurs également d’autres endroits de collecte de déchets du Forum.

Quelle solution peut-elle être envisagée ?

Prochain Conseil municipal le jeudi 17 décembre salle Georges Brassens, avec le vote du budget 2021. Des échos sur ce site !

Échos du Conseil (6)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche… 

La ville engage une procédure de modification de son PLU (plan local d’urbanisme). Nous interrogeons le maire sur quelques dispositions particulières.

Panneaux photovoltaïques : pourquoi encore encadrer leur installation par des dispositions contraignantes, au risque de l’empêcher ? Au contraire il faudrait favoriser leur développement. Il y avait déjà eu déjà des dispositions en la matière lors de la dernière modification du PLU en 2018.

-Obligation de création de places supplémentaires de stationnement en cas de division de parcelles. On voit que la ville est peu à peu engorgée par la circulation et surtout par le stationnement dans tous les quartiers. C’est le sujet principal des réunions de quartier où les Gratiennois.es se plaignent des nuisances dues au stationnement. Que faire ? Se contenter de mesurettes qui n’auront qu’un effet limité ? Ou prendre une orientation plus ambitieuse que de simplement gérer l’existant sans voir que le modèle de ville a besoin d’évoluer ? Pourquoi les procédures de PLU ne prennent-elle jamais en compte les déplacements alternatifs, vélo, marche…? À tel point que la ville oublie même d’y inclure des dispositions réglementaires du PDUIF (plan de déplacement urbain d’Île-de-France). Le préfet en 2018 avait dû rappeler cette obligation.

-Nous redisons l’importance du PLU dans la vie de notre ville. Des dispositions parfois anodines qui ont pourtant de grandes répercussions sur l’évolution de la ville. Donc c’est un sujet sur lequel les Gratiennois.es. doivent être informé.es, consulté.es. Or on a souvent des documents obscurs, ardus avec un vocabulaire technique abscons. Des villes voisines ont opté pour autre chose : balades urbaines par exemple, pour expliquer sur le terrain les mesures proposées. Il y a nécessité d’une plus grande publicité pour une meilleure participation des habitants.

Saint Gratien est la ville la plus dense du 95. Ce n’est pas un hasard… mais le résultat de politiques d’urbanisme des précédentes municipalités. On continue de construire ? Combien de logements supplémentaires (et de voitures…) apportera l’opération du boulevard Pasteur ? Est-ce pour répondre aux préconisations du SDRIF en la matière ou cet objectif est-il déjà atteint ? Une opération immobilière sans aucun logement social…

Le Conseil se déclare ensuite défavorable au transfert de la compétence en matière de PLU à la communauté d’agglomération CAPV (Plaine Vallée, dont dépend Saint Gratien). Sans être satisfaits de la manière dont sont traités ces sujets dans notre ville, nous estimons préférable que les décisions soient prises au plus près des habitants. Il est plus facile pour un usager d’interpeller son maire qu’une lointaine communauté d’agglomération.

Enfin, le Conseil examine le rapport demandant une subvention pour l’enfouissement des réseaux rue de Verdun. Voici nos remarques à ce sujet.

-Il est à nouveau fait allusion à ce « PPI » que nous ne connaissons pas !                                   

-On vote ici une demande de subvention sur un projet que nous ne connaissons pas… Pourquoi cette opération plutôt qu’une autre ? Quels travaux ? On ne peut se contenter de « voirie et enfouissement » sans en savoir davantage. Quel aménagement de la place Marcel Sembat ?

-Y aura-t-il des aménagements cyclables ? En effet, la loi « Laure » prévoit désormais l’obligation d’un tel aménagement en cas de réfection de voirie. Voici la rédaction exacte de son article L228-2 : «A l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation.»

Or la rue de Verdun est un axe essentiel en matière de circulation cyclable puisqu’elle dessert la gare et est potentiellement reliable à la ligne E du « RER V ». Le RER vélo est un projet soutenu par la Région Île-de-France, qui s’est engagée à le financer à hauteur de 300M€. Sans surprise, le maire argue de l’étroitesse de la rue pour refuser tout aménagement à destination des cyclistes. À Saint Gratien, il semblerait que les rues sont plus étroites que partout ailleurs..

À suivre pour terminer ce compte-rendu du Conseil, les réponses du maire à nos questions orales.

Échos du Conseil (5)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche… 

Le Conseil examine ensuite une décision budgétaire modificative. Nous redemandons à connaître la liste des commerces détenus par la ville et la Saiem, et les exonérations dont ils ont, à juste titre, bénéficié lors de la crise sanitaire.

Une autre élue minoritaire demande à connaître si la ville a envisagé un renforcement de ses actions en direction des personnes en difficulté suite à la crise du Covid. Réponse très évasive du maire.

Nous questionnons sur le coût pour la ville des activités d’été, puisqu’il y a une subvention complémentaire de 28 260€ ; sur le coût total du marché de Noël, estimé ici à 62 600€, loin des « 30 à 40 000€ » annoncés en septembre ; sur la rénovation du site Internet, que nous apprenons via ce rapport ; demandons une explicitation de la baisse de 12,5% de l’activité du marché municipal qui engendre une moindre recette pour la ville. Nous n’avons aucune information non plus sur d’éventuelles moindres dépenses de la ville dans le domaine scolaire, avec des prestations de cantine et d’entretien des écoles moins importantes durant le confinement de mars/avril.

Aucune réponse ne sera apportée à ces questions, malgré notre relance…

En bref, la ville a connu dans la dernière période de moindres dépenses de fonctionnement pour 120 000€ et des recettes supplémentaires pour 25 000€, et donc un impact positif de 145 000€ par rapport aux sommes budgétées. Cette situation nous amène à proposer la prise en charge de masques pour les écolier.ères de la ville. Cette demande a été relatée ici : https://isabellevolat.fr/2020/11/21/echos-du-conseil-2-2/.

L’adjoint aux finances évoque alors de moindres recettes importantes à cause de droits de mutation en forte baisse. Or, le rapport présenté n’y fait aucune allusion. Fin de non-recevoir de notre proposition de la part du maire. Nous y reviendrons.

Le Conseil vote le règlement des structures de la petite enfance. Nous nous prononçons contre, car ce texte prévoit trois jours de carence en cas de maladie de l’enfant. Même si cette disposition est suggérée par la CAF, la ville peut tout à fait ne pas la reprendre dans son règlement. Le maire est aussi interrogé sur les critères d’attribution des places dans les différentes structures. Très simple, selon lui ! C’est la règle du premier arrivé, premier servi ! On pourrait imaginer plus judicieux en fonction de la situation des familles. On pourrait également inviter l’opposition municipale aux instances de décision. Et bien, ce sera « non ».

À suivre : les différents rapports relatifs à l’urbanisme, modification du PLU et requalification de la rue de Verdun.

Échos du Conseil (4)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche… 

Le débat sur les orientations budgétaires est une bonne occasion de monter que parfois dénommés « groupes d’opposition », nous sommes aussi force de « proposition ».

Nous suggérons tout d’abord d’appliquer l’augmentation prévue de +1,2% pour les « charges à caractère général » aux indemnités d’élu.es qui ont progressé, elles, entre 2017 et 2020, de +16%. Aucun autre poste de dépenses n’a connu une telle évolution. Nous insistons sur le fait que la crise aggrave la précarité mais que le budget du CCAS est immuable depuis des années.

Pour ce qui concerne les travaux, difficile de nous déterminer sur un document d’orientations budgétaires qui donne si peu de détails. Il est fait allusion à des investissements. Travaux dans les écoles : lesquels ? Développement durable : quelles actions ? Voirie : quels travaux ? Ces postes sont simplement cités sans qu’on en sache davantage. Quelles hypothèses ont été envisagées ? Quels ont été les critères de priorisation ? On ne sait rien. Difficile de débattre dans une telle absence d’informations. Nous revenons sur la charge de la dette, que la majorité se vante d’avoir réduit de 50% depuis 2014. Pour nous, cela signifie qu’en 2014, les frais financiers étaient de 50% trop lourds, suite à la contraction des emprunts toxiques en 2007. Leur allègement s’est traduit par un alourdissement significatif de l’encours de dette.

Est-ce cette remarque qui a énervé le maire ? Le fait est qu’il se lance alors dans une diatribe assez agressive envers notre groupe, accusé d’incohérence parce que nous critiquerions la dette tout en regrettant que de nombreux travaux restent en attente. Mais ne mélangeons pas dette toxique, celle pratiquée pour renégocier des emprunts nocifs pour les finances de la ville, et les indispensables emprunts pour réaliser des équipements qui bénéficieront aux habitants d’aujourd’hui.. et de demain. Nous n’avons jamais diabolisé la dette. Encore faut-il savoir pour quelle raison la ville emprunte. Ensuite le maire se lance dans une attaque contre cette opposition qui critique toujours mais qui ne propose jamais ! Nous devrions fournir un « tableau avec des plus et des moins ». Nous devrions être en capacité de dire quelle dépense nous augmenterions et quelle autre nous supprimerions. « C’est facile d’être incantatoire ! » Le maire nous rappelle « la réalité des dépenses publiques ». Les emprunts toxiques ? D’après lui, personne ne s’en méfiait à l’époque et il botte vite en touche en disant qu’il est facile aujourd’hui de donner des leçons. Il ne connaît pas ceux de Saint Gratien car il est élu depuis 2008, soit après leur contraction. Il nous reproche pour finir de ne pas travailler suffisamment nos dossiers.

Le maire oublie seulement -ou feint de ne pas savoir- que majorité et opposition ne sont pas sur un pied d’égalité au Conseil municipal. Nous avons si peu d’informations qu’il nous faut sans cesse aller à la pêche aux chiffres. Nous n’avons pas les services techniques de la ville pour réaliser des études avant travaux , ni le service financier pour les chiffrer et évaluer les subventions. Nous ne pouvons pas commander les études que la ville fait réaliser par des organismes extérieurs spécialisés avant toute opération lourde. Au passage, nous signalons que le Conseil municipal n’a jamais eu aucun retour des études préparatoires aux travaux du théâtre Jean Marais ou de la salle Georges Brassens. Bien sûr que nous avançons des propositions à chaque fois que nous le pouvons ! Mais le « tableau avec des plus et des moins » que nous réclame le maire est un exercice qui est impossible à la minorité qui n’a pas les manettes. Le maire le sait très bien et se fait un malin plaisir à nous fournir le minimum d’informations sur les postes de dépenses de la ville. Nous ne sommes pas dans la critique systématique, loin de là. Lorsque nous demandons pourquoi la ville a préféré réaliser des travaux de voirie plutôt que d’engager la rénovation du centre culturel du Parc, ou celle du centre de loisirs, nous sommes bien dans notre rôle. Enfin, il est facile pour le maire de ne pas endosser la responsabilité des emprunts toxiques ! Mais il a toujours été dans une majorité qui les a présentés d’abord comme « une bonne affaire », a tenté d’en minimiser les conséquences, a pratiqué l’omerta sur leur renégociation et son coût pour la ville, et n’en a tiré aucune leçon. C’est tout cela que nous regrettons au-delà de leur simple contraction en 2007, par la maire de l’époque, seule, sans l’avis du Conseil, et contre celui de son adjoint aux finances…

Enfin, nous reprocher d’arriver sans avoir suffisamment travaillé nos dossiers est particulièrement malvenu. Nous assistons à toutes les réunions, nous préparons sérieusement nos interventions, nous étudions tous les documents qui nous sont adressés, alors même qu’ils nous arrivent de plus en plus tardivement. Nous sommes présents en ville pour écouter les Gratiennois.es et échanger avec elles et eux. Que pourrions-nous faire de plus ? Souhaiter que le maire soit aussi rigoureux et exigeant avec ses propres conseiller.ères, peut-être…

À suivre…