Échos du Conseil (4)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche… 

Le débat sur les orientations budgétaires est une bonne occasion de monter que parfois dénommés « groupes d’opposition », nous sommes aussi force de « proposition ».

Nous suggérons tout d’abord d’appliquer l’augmentation prévue de +1,2% pour les « charges à caractère général » aux indemnités d’élu.es qui ont progressé, elles, entre 2017 et 2020, de +16%. Aucun autre poste de dépenses n’a connu une telle évolution. Nous insistons sur le fait que la crise aggrave la précarité mais que le budget du CCAS est immuable depuis des années.

Pour ce qui concerne les travaux, difficile de nous déterminer sur un document d’orientations budgétaires qui donne si peu de détails. Il est fait allusion à des investissements. Travaux dans les écoles : lesquels ? Développement durable : quelles actions ? Voirie : quels travaux ? Ces postes sont simplement cités sans qu’on en sache davantage. Quelles hypothèses ont été envisagées ? Quels ont été les critères de priorisation ? On ne sait rien. Difficile de débattre dans une telle absence d’informations. Nous revenons sur la charge de la dette, que la majorité se vante d’avoir réduit de 50% depuis 2014. Pour nous, cela signifie qu’en 2014, les frais financiers étaient de 50% trop lourds, suite à la contraction des emprunts toxiques en 2007. Leur allègement s’est traduit par un alourdissement significatif de l’encours de dette.

Est-ce cette remarque qui a énervé le maire ? Le fait est qu’il se lance alors dans une diatribe assez agressive envers notre groupe, accusé d’incohérence parce que nous critiquerions la dette tout en regrettant que de nombreux travaux restent en attente. Mais ne mélangeons pas dette toxique, celle pratiquée pour renégocier des emprunts nocifs pour les finances de la ville, et les indispensables emprunts pour réaliser des équipements qui bénéficieront aux habitants d’aujourd’hui.. et de demain. Nous n’avons jamais diabolisé la dette. Encore faut-il savoir pour quelle raison la ville emprunte. Ensuite le maire se lance dans une attaque contre cette opposition qui critique toujours mais qui ne propose jamais ! Nous devrions fournir un « tableau avec des plus et des moins ». Nous devrions être en capacité de dire quelle dépense nous augmenterions et quelle autre nous supprimerions. « C’est facile d’être incantatoire ! » Le maire nous rappelle « la réalité des dépenses publiques ». Les emprunts toxiques ? D’après lui, personne ne s’en méfiait à l’époque et il botte vite en touche en disant qu’il est facile aujourd’hui de donner des leçons. Il ne connaît pas ceux de Saint Gratien car il est élu depuis 2008, soit après leur contraction. Il nous reproche pour finir de ne pas travailler suffisamment nos dossiers.

Le maire oublie seulement -ou feint de ne pas savoir- que majorité et opposition ne sont pas sur un pied d’égalité au Conseil municipal. Nous avons si peu d’informations qu’il nous faut sans cesse aller à la pêche aux chiffres. Nous n’avons pas les services techniques de la ville pour réaliser des études avant travaux , ni le service financier pour les chiffrer et évaluer les subventions. Nous ne pouvons pas commander les études que la ville fait réaliser par des organismes extérieurs spécialisés avant toute opération lourde. Au passage, nous signalons que le Conseil municipal n’a jamais eu aucun retour des études préparatoires aux travaux du théâtre Jean Marais ou de la salle Georges Brassens. Bien sûr que nous avançons des propositions à chaque fois que nous le pouvons ! Mais le « tableau avec des plus et des moins » que nous réclame le maire est un exercice qui est impossible à la minorité qui n’a pas les manettes. Le maire le sait très bien et se fait un malin plaisir à nous fournir le minimum d’informations sur les postes de dépenses de la ville. Nous ne sommes pas dans la critique systématique, loin de là. Lorsque nous demandons pourquoi la ville a préféré réaliser des travaux de voirie plutôt que d’engager la rénovation du centre culturel du Parc, ou celle du centre de loisirs, nous sommes bien dans notre rôle. Enfin, il est facile pour le maire de ne pas endosser la responsabilité des emprunts toxiques ! Mais il a toujours été dans une majorité qui les a présentés d’abord comme « une bonne affaire », a tenté d’en minimiser les conséquences, a pratiqué l’omerta sur leur renégociation et son coût pour la ville, et n’en a tiré aucune leçon. C’est tout cela que nous regrettons au-delà de leur simple contraction en 2007, par la maire de l’époque, seule, sans l’avis du Conseil, et contre celui de son adjoint aux finances…

Enfin, nous reprocher d’arriver sans avoir suffisamment travaillé nos dossiers est particulièrement malvenu. Nous assistons à toutes les réunions, nous préparons sérieusement nos interventions, nous étudions tous les documents qui nous sont adressés, alors même qu’ils nous arrivent de plus en plus tardivement. Nous sommes présents en ville pour écouter les Gratiennois.es et échanger avec elles et eux. Que pourrions-nous faire de plus ? Souhaiter que le maire soit aussi rigoureux et exigeant avec ses propres conseiller.ères, peut-être…

À suivre…

4 réflexions sur “Échos du Conseil (4)

  1. Matematik

    Si aujourd’hui les frais financiers sont 50% inférieurs de ce qu’ils étaient en 2014, c’est qu’en 2014 ils étaient 2 fois (et pas 50%) supérieurs à ce qu’ils sont aujourd’hui.

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  2. Si vous avez découvert pour la première fois l’existence des violences policières avec la vidéo
    sur l’agression du producteur de musique Michel Zecker, sachez qu’il existe des centaines de cas
    de violences policières, toujours avec des faux PV de policiers, des arrestations arbitraires,
    des braquages dignes de malfaiteurs.
    Halte à l’impunité des policiers-voyous, des policiers violents et racistes !
    Regardez cette nouvelle vidéo, sur une autre affaire où sans les images, les personnes arbitrairement arrêtées
    seraient aujourd’hui en prison, car sans image, c’est toujours la parole des policiers contre celle des citoyens.

    Voyez les méthodes des policiers racistes dans les cités :

    Rejetons la loi « Sécurité globale » qui risque d’empêcher les journalistes, les citoyens de filmer,
    de témoigner des violences policières !
    Il faut dissoudre l’IGPN, des policiers qui contrôlent d’autres policiers !
    On comprend mieux pourquoi les policiers qui ont éborgné 32 manifestants Gilets jaunes n’ont jamais été sanctionnés,
    ni poursuivis par la justice. Pour ces violences policières, la France est aujourd’hui visée par l’ONU, Amnesty International,
    la Ligue des droits de l’Homme. Honte à Macron !

    Pour défendre nos libertés, Vigilance !

    Robert P

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