Le clap de fin est proche pour EuropaCity

Lu dans l’Humanité de ce lundi 30 Septembre 2019, cet article d’Alexandra Chaignon sur le projet Europacity, ce « grand projet inutile » prévu dans le Val d’Oise.

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Le projet controversé de centre commercial géant pourrait être enterré par le gouvernement. Une annonce pas chère et qui peut rapporter gros à Emmanuel Macron.

Après Notre-Dame-des-Landes, EuropaCity, cet aménagement aussi gigantesque qu’aberrant et notoirement controversé, pourrait bien être lui aussi abandonné. Certains signes ne trompent pas. Depuis quelques jours, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, reçoit les unes après les autres, toutes les parties prenantes de l’affaire : Les élus locaux et régionaux, les aménageurs, les opposants et même Vianney Mulliez, le président de Ceetrus, la branche immobilière du groupe Auchan, porteuse du projet. « On sent que les choses sont en train de bouger », confie Bernard Loup, l’infatigable porte-parole du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), opposant de la première heure.

La folie des grandeurs

De fait, la position et le soutien du gouvernement, accusé d’inaction par les défenseurs de l’environnement, deviennent difficilement tenables. En particulier pour Emmanuel Macron, qui donne des leçons à tout le monde en matière de lutte contre le changement climatique. À l’heure où l’urgence climatique réclame une politique résiliente, comment porter un concept qui prévoit de bétonner les dernières terres agricoles d’Île-de-France ? Car ce méga projet urbain devrait à lui seul occuper 80 hectares de la ZAC. Des milliers de mètres carrés de commerces, hôtels, restaurants, équipements culturels et sportifs -une piste de ski y avait même été envisagée un temps ! Conçu comme un lieu de métissage des cultures, des publics et des usages (sic), Europacity espérait drainer 31 millions de visiteurs par an ! Soit deux fois plus que le parc Eurodisney… Et promettait aux collectivités de vastes retombées fiscales et la création de plus de 10 000 emplois. Ce ne fut, au final, que mirages, illusions et fiasco en chaîne.

Depuis des années, les aménageurs lorgnent les centaines d’hectares de terres du Triangle de Gonesse, vierges de toute urbanisation. En février 2010, le président de la République de l’époque, Nicolas Sarkozy, lâche, dans une interview accordée à une revue spécialisée, que « le groupe Auchan souhaite construire un très grand commercial, culturel, sportif et récréatif (…) prototype d’un nouvel « urbanisme commercial à visage humain » ». Europacity n’est pas nommé, mais le concept est né. Quelques mois plus tard, le directeur de la branche immobilière d’Auchan confirme le projet et le lieu, la future ZAC (zone d’aménagement concerté) de Gonesse, à condition de disposer d’une gare à proximité. « Ce qui m’a fait réagir, c’est le terme de « complexe commercial ». J’avais déjà passé pas mal d’années à les combattre », se souvient Bernard Loup. Le Collectif pour le Triangle de Gonesse naît en mars 2011.

Soutien de l’État et premiers revers

Le changement de majorité présidentielle ne change rien à la donne. Le gouvernement socialiste y voit la possibilité d’un désenclavement économique, géographique et culturel du territoire. En décembre 2014, Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères, déclare ainsi : « Avec la création prévue de 11 500 emplois directs non délocalisables (…), Europacity est un projet majeur. Il structurera notre territoire (…). Ce n’est pas un hasard si ce projet recueille une majorité d’opinions favorables. » C’est  oublier qu’Europacity suscite aussi de fortes oppositions. Les promoteurs n’en ont cure. Pour porter ce projet titanesque, évalué à 3,1 milliards d’euros et censé ouvrir en 2024, Immochan, la filière d’Auchan devenue Ceetrus depuis, s’allie au géant chinois de l’immobilier Wanda.

Le premier revers tombe en mars 2016 : l’Autorité environnementale émet d’importantes réserves sur le choix de l’emplacement et l’impact du projet. Ce qui n’empêche pas la préfecture du Val d’Oise d’autoriser la création de la ZAC, première étape nécessaire au chantier. Puis, début 2017, le tronçon nord de la ligne 17, indispensable à la viabilité du complexe, est déclarée d’utilité publique. De leur côté, les opposants élaborent une alternative : Carma, pour Coopération pour une ambition rurale métropolitaine et agricole, un projet d’agriculture périurbaine.

Au fil des mois, les recours et avis défavorables se multiplient, comme celui du commissaire-enquêteur qui évoque « des impacts environnementaux négatifs à très négatifs ». La justice aussi penche en faveur des opposants. Annulation de l’arrêté préfectoral de création de la ZAC en février 2018, finalement remise sur les rails en juillet dernier par la Cour administrative de Versailles, puis annulation en 2019 du PLU (plan local d’urbanisme) qui rendait constructibles les 300 hectares de la zone, dont 80 pour Europacity.

Le projet Europacity abandonné, le gouvernement décidera-t-il de rendre au Triangle sa vocation agricole ? Les opposants à Europacity en doutent, d’autant que le permis de construire de la gare du Triangle de Gonesse, sur  la ligne 17 du Grand Paris Express, a été validé par le Préfet –un soutien tacite au projet, une gare desservant des champs n’ayant guère d’intérêt… « On ne criera victoire que lorsque le gouvernement lâchera la gare et acceptera une concertation sur l’avenir de la zone ! » assène Bernard Loup, rappelant qu’à ce jour, « il n’y a pas d’autre projet alternatif que Carma, qui n’a pas besoin de gare »… Pour le militant, si gare il y a, il y aura forcément aménagement. Or les premiers coups de pioche ont débuté cet été, et devraient reprendre en novembre.

Éducation nationale : quand le travail pousse au suicide

France culture

Christine Renon, directrice d’une école maternelle, s’est suicidée sur son lieu de travail à Pantin en Seine-Saint-Denis. Dans un courrier qu’elle a adressé à l’ensemble des directeurs d’établissement de sa ville, elle confiait son épuisement professionnel.

À 58 ans, la directrice de l’école maternelle Méhul, à Pantin (Seine-Saint-Denis), a mis fin à ses jours lundi 23 septembre. Son corps a été retrouvé avant l’arrivée des enfants, dans la grande nef de cette école. Avant sa mort, Christine Renon avait envoyé à son inspecteur d’académie et à tous les directeurs et toutes les directrices d’établissements scolaires de sa ville une lettre. « Aujourd’hui, samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée, épuisée après seulement trois semaines de rentrée« , écrit-elle. C’est une professionnelle à bout qui se livre, interroge le système dans sa globalité et l’absence de réponse de sa hiérarchie.

Louise Tourret, productrice de l’émission « Être et savoir », revient sur ce drame dans son émission du dimanche 29 septembre et a interrogé pour cela le sociologue Vincent de Gaulejac, spécialiste de la souffrance et du mal-être au travail.

Il tente une explication sur les raisons qui ont pu pousser cette directrice d’école à commettre ce geste désespéré.

Vincent de Gauléjac : Ce drame illustre la souffrance que vivent de nombreux agents des institutions publiques que ce soit dans l’éducation, à l’hôpital, dans la police, dans le travail social. En 2008, quand j’avais participé à « L’Appel des appels » avec Roland Gori, on insistait déjà sur la transversalité de ce phénomène. On se suicide dans toutes ces institutions que l’on « modernise » : France Télécom, la SNCF, la RATP, etc. Je me souviens du témoignage de Catherine Kokoszka qui était la directrice de l’antenne parisienne de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) qui avait écrit un texte en 2009 après sa tentative de suicide dans laquelle on retrouve presque mot pour mot les termes employés aujourd’hui par Christine Renon.

Que se passe-t-il dans ces institutions ?

Vincent de Gauléjac : Les réformes successives qui y sont mises en œuvre, cette réorganisation permanente, pèsent de plus en plus sur les agents et même sur leur hiérarchie. Ces nouvelles formes de gestion – qui sont nées avec le développement du New Public Management, de la Corporate Gouvernance – produisent deux effets : premièrement, les agents ont l’impression que ces réformes les empêchent de travailler. Deuxièmement, s’ils se sont investis dans l’éducation, dans la santé ou dans le travail social, c’est parce qu’ils croyaient aux missions de l’institution : une bonne pédagogie, prendre soin des malades, etc. Faire bien son travail c’était correspondre aux valeurs de l’institution. Mais à présent, l’organisation, tous ces nouveaux outils de gestion présentés comme devant améliorer les choses en fait les mettent en difficulté, non seulement les empêchent de travailler, mais leur font perdre le sens du travail et les valeurs qu’ils avaient mis au centre de leur choix professionnel.

D’où vient ce sentiment de ne plus arriver à bien faire son travail ?

Vincent de Gauléjac : Dans sa lettre, Christiane Renon parle de ces petits riens qui occupent 200% du temps. Je l’ai également constaté à l’université. On a l’impression qu’il faut passer de plus en plus de temps pour créer les conditions pour pouvoir bien travailler. De nombreux agents de la fonction publique ont le sentiment que tout cela ne sert à rien : remplir des objectifs, des dossiers, appliquer des procédures, obéir à des référentiels, etc. Cette approche gestionnaire est totalement instrumentalisante et elle prend un temps fou. En tant que chercheur, mon travail consistait au début de ma carrière en l’enseignement et la recherche. A la fin de ma carrière, je passe 80% de mon temps à m’occuper de management au lieu de m’occuper des missions de l’institution. Ce sentiment-là est unanimement partagé par tous les agents qui sont confrontés à ces réformes, qu’elle soit hospitalière, de l’enseignement, de l’université. Toutes aboutissent à donner aux agents le sentiment que la plus grande partie de leur travail n’est pas utile par rapport aux missions de l’institution mais ne fait que nourrir la machine administrative et des exigences gestionnaires.

On constate dans le même temps, au sein du discours de ces institutions, que ce soit dans le champ de l’éducation, du travail social ou de la santé, la montée en puissance du terme de bienveillance. Comment interpréter cet apparent paradoxe ?

Vincent de Gauléjac : On ratiocine sur les conditions de travail, sur les moyens mis en œuvre pour pouvoir remplir les missions qui sont confiées, avec toujours ce discours qui enjoint à « faire plus avec moins », comme si c’était anodin et possible. Les conditions objectives se dégradent, donc subjectivement les gens ne vont pas bien, alors on met en place tout un discours sur le care, la bienveillance, l’attention à l’autre qui est en effet d’autant plus nécessaire qu’objectivement on n’a plus les moyens de la bienveillance comme on le voit par exemple dans les services d’urgence à l’hôpital. Cette contradiction devient tellement aiguë qu’elle participe au mal-être de professionnels qui ne demandent pas mieux que de bien travailler. On leur renvoie que si ça ne marche pas, c’est parce qu’ils résistent au changement, alors que s’ils résistent au changement c’est parce que les modalités de celui-ci les empêche de bien travailler. On est dans une organisation que j’appelle « paradoxante » : les outils mis en place pour améliorer l’efficience sont en fait des outils qui mettent les agents dans des injonctions paradoxales. « Soyez autonome, bienveillant », mais les conditions de travail vous en empêchent. C’est cela qui les rend malade, qui les rend fous.

Quelles sont les solutions pour éviter une telle souffrance ?

Vincent de Gauléjac : Au niveau individuel, on voit de nombreux agents se mettre en arrêt maladie parce qu’ils ont l’impression qu’ils vont devenir fous. C’est l’éloge de la fuite. Tandis que d’autres essaient de s’adapter malgré tout. Mais pour moi, au niveau collectif et politique, l’urgence consisterait à les traiter comme des sujets, non pas comme des objets de réforme, comme des sujets individuellement et collectivement capables d’élaborer des réponses aux problèmes qui sont posés. Or les nouvelles modalités de management produisent un écart entre les prescripteurs et le travail réel. Dans son ouvrage Le Management désincarné, Marie-Anne Dujarier montre bien comment des agences de santé comme l’ARS, les agences de notation, le Ministère de l’Éducation produisent des prescriptions, des nouveaux outils, des référentiels mais sont totalement déconnectés du travail réel. Il faut revenir au travail réel pour voir comment on peut apporter des solutions, et que l’organisation se mette au service du travail réel et non pas au service de la prescription.

Pourquoi cela ne se fait pas ? 

Vincent de Gauléjac : Parce que les responsables politiques sont sourds. C’est pour cela que la lettre de Christine Renon est magnifique parce qu’elle y remercie ceux qui sont l’essentiel de l’institution : les parents, les élèves, les professeurs. Elle y exprime son amour de son métier, et le fait qu’elle s’est sentie complètement « cassée » parce qu’elle ne pouvait plus l’exercer correctement. Tant que le choix des modes d’organisation ne sera pas fait au plus près du travail réel, on aura des témoignages tels que le sien. 

Louise Tourret

Des questions… peu de réponses !

Revenons sur nos « questions orales », posées au nom de notre groupe au Conseil municipal du jeudi 26 septembre 2019. Ces questions ont comme d’habitude été traitées très rapidement par le maire qui n’y a pas vraiment apporté de réponses argumentées. Ce sont pourtant des occasions d’informer les Gratiennois sur des sujets touchant à leur vie quotidienne.

En bleu, les réponses du maire. En vert, nos remarques, que nous ne pouvons pas faire en séance, puisque les questions orales ne font pas-hélas- l’objet de débat.  

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Rentrée scolaire : ce point n’apparaît pas à l’ordre du jour du Conseil. Madame Bernardin donnera-t-elle quelques chiffres et informations comme à l’accoutumée ? 

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L’adjointe aux affaires scolaires fait état de quelques changements dans les directions d’écoles. Deux ouvertures de classes ont eu lieu à Jaurès et Sarrailh, qui ont à présent 11 et 9 classes. La ville accueille 55 élèves supplémentaires par rapport à l’an dernier. Il manque encore 8 animateurs sur le temps de cantine.

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Panne électrique

Quelle a été l’origine de l’incident qui a duré deux nuits dans le secteur du Bois-Ruault samedi 17 et dimanche 18 août?

Aucun signalement de panne sur les logiciels de suivi en mairie. La ville n’est pas en capacité d’archiver un incident aussi lointain dans le temps. Le maire indique qu’il faut alerter les services dès qu’ils se produisent.

Bilan de la journée des Associations

Une fréquentation en baisse, selon des responsables de stands eux-mêmes, quelle est l’analyse de la ville ? Combien d’associations ont-elles participé ? De nouvelles associations sont-elles venues ?

La direction des affaires culturelles n’a pas enregistré de baisse de la fréquentation, qui selon elle a été semblable à celles des années précédentes. 54 associations étaient présentes, pas de nouvelles associations. Le club de foot ESSG n’est pas présent depuis plusieurs années, ce n’est donc pas nouveau. La ville n’a pas d’influence sur les décisions de l’ESSG de participer ou pas aux initiatives municipales. Cela dépend du Sivom, dont le président siège d’ailleurs au Conseil, qui pourrait apporter des précisions (mais ne le fera pas…).

S’ensuit un échange bilatéral avec un conseiller, mais il n’en ressort pas la raison pour laquelle les Gratiennois n’ont pu rencontrer l’ESSG lors de la journée des associations. Une absence de réponse de la part de la ville qui met le maire en porte à faux par rapport à son discours de début juin sur les valeurs du sport et le levier d’intégration qu’il peut constituer, ainsi que la nécessité d’ouvrir et de mettre en avant les clubs sportifs de la ville. 

Commerce

Est-il possible de mettre à jour les panneaux indiquant les commerces et la vidéosurveillance à l’entrée du quartier des Marais ? Celui de la vidéosurveillance est estampillé CAVAM et celui des commerces mentionne toujours l’alimentation alors que la supérette a fermé depuis déjà plusieurs années.

Il a été signalé à juste titre à la CAPV la présence de ces anciennes informations, aujourd’hui erronées. Une mise à jour de tous les panneaux d’information sera prochainement faite.

À la Saint Saint-glinglin ?

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Dératisation  

Le sujet avait été abordé lors de plusieurs Assemblées de quartiers, notamment par les habitants des Raguenets et du Forum, et vous nous aviez répondu sur les mesures prises en juin. Pouvez-vous vous nous faire un état des lieux de la situation actuelle ? Quelles instances la ville a-t-elle sollicitées ?

Une campagne de dératisation a été effectuée en juin sur les espaces extérieurs, avec l’aide de CDC Habitat, ainsi que sur les parties privatives. Un curage des réseaux d’assainissement où courent les rats a été réalisé. Malgré la pose de pièges extérieurs, la prolifération a été ralentie mais pas éradiquée. C’est un problème général donc une nouvelle campagne de plus grande ampleur est prévue sur l’ensemble de Saint Gratien en octobre avec l’ensemble des copropriétés, sous l’égide de CAPV, CDC Habitat. Un comité de suivi est mis en place. Le maire regrette que « certains habitants déposent de la nourriture, ce qui favorise la prolifération des rongeurs ».

Une affirmation surprenante et jamais confirmée ! Il apparaît plutôt que certains conteneurs à ordures sont percés et que les rats y ont un accès direct… ce que nous confirmons par les photos qui suivent…

Quant au comité de suivi, invitez-vous y ! La meilleure façon d’évoquer le problème avec les responsables.

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Rue Massenet, septembre 2019

Compteurs Linky

La copropriété des Raguenets « Les trois tours » a par courrier alerté la ville sur l’installation des nouveaux compteurs « Linky ». Le Conseil syndical demande à la ville de prendre une délibération refusant le déclassement des compteurs actuels, un arrêté interdisant le remplacement des compteurs actuels par des « Linky » quand les propriétaires s’y opposent, le temps de consulter la CNIL, et un arrêté règlementant le déroulement des opérations éventuelles de remplacement. Le courrier de la copropriété insiste sur différents problèmes liés à la pose de ces nouveaux compteurs : collecte de données personnelles, sans consultation préalable, remplacement de compteurs qui sont la propriété de la commune, effets néfastes sur l’environnement, absence d’assurance. Quelle va être la réponse de la ville ?

Le déploiement des compteurs communicants Linky est fait selon un décret de 2010 pour veiller à la consommation électrique, car elle a délégué sa compétence au SMEGTVO. La commune n’a aucune compétence pour s’opposer à la pose de ces nouveaux matériels. Chaque particulier peut refuser la pose mais dans ce cas, il s’expose à des frais de relevé sur son ancien compteur.  

Déchets

Nous avons bien pris note de votre déclaration dans la Gazette sur le problème des déchets autour des bornes enterrées et des dépôts sauvages, et notamment la création d’une brigade verte. Pouvez-vous nous en dire un peu plus : nombre de personnes, attributions, date de mise en place ?

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une nouvelle structure mais du détachement d’employés communaux qui seront chargés de cette tâche particulière. Il n’y aura pas de recrutement supplémentaire. On va davantage verbaliser les dépôts sauvages.

Marché municipal

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Que pense la ville de sa fréquentation en cette rentrée ? De la dégradation rapide des mobiliers (décollement de bordures en carrelage, plafonds d’étals qui gondolent, fuites de la toiture…) ? Du mouvement des commerçants vis-à-vis du concessionnaire concernant la facturation de l’électricité et de l’eau sans justificatif à l’appui ?

Une réunion est prévue avec les nouveaux représentants de l’association des commerçants et le concessionnaire.

Il serait grand temps que la ville se préoccupe de son marché, en grande difficulté. Nous avons avancé des propositions. On y revient prochainement.   

Ascenseur de la mairie

Pourquoi est-il régulièrement en panne ? Encore dernièrement début septembre, compliquant ainsi fortement l’accès de l’hôtel de ville aux personnes à mobilité réduite ? 

Il ne s’agit pas d’un ascenseur mais d’un monte-personne qui fonctionne un peu différemment. Il faut appuyer sur le bouton en permanence et certaines personnes ne le comprendraient pas. S’il est vrai qu’à la rentrée, des problèmes ont été rencontrés, ses pannes sont occasionnelles.

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Magazine municipal

Plusieurs visiteurs de l’exposition au château Catinat sur l’histoire des 60 ans du « Mag » de la ville ont suggéré à l’archiviste une numérisation de tous les numéros. Ce projet pourrait-il être mené afin de satisfaire la curiosité des habitants sur l’histoire des mutations de la commune ?

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Idée certes intéressante mais difficilement réalisable. Cela se fera au coup par coup pour quelques numéros exceptionnels. La ville ne possède d’ailleurs pas l’intégralité des numéros parus. L’exposition réalisée à l’occasion de journées du patrimoine sur les magazines municipaux a connu un beau succès auprès des Gratiennois

Pour toutes les questions suivantes, le maire indique que ces sujets ont été abordés lors de commissions municipales et il ne souhaite donc pas y revenir. Mais les comptes rendus de ces réunions ne sont pas publics et donc les Gratiennois n’en sont pas informés. Voilà pourquoi nous en faisons l’objet de questions orales au Conseil.  

Parc Véligo à la gare

En avril, il était annoncé suite à une nouvelle suggestion en Conseil Municipal du groupe St Gratien Solidaire et Citoyen, qu’un parc Véligo (parc à vélos sécurisé, accessible avec un pass Navigo) serait installé dès la rentrée à la gare RER. La rentrée est passée. À quelle échéance peut-on espérer voir cet équipement enfin opérationnel ?

Un problème technique retarde les travaux d’installation de cet équipement, à savoir la présence d’une ancienne cuve à fuel, ce qui ne devrait pas remettre en cause la réalisation du parc. Le problème est en cours d’étude et la date d’ouverture n’est pas connue.

Boites à livres

À quel horizon envisagez-vous la mise en place des boîtes à livres ? La commission Développement durable n’a pas répondu à cette question. En réunion de quartier il a été précisé que les enfants des écoles participeraient à leur décoration. Qu’en est-il ? Quelle communication envisagez- vous auprès des Gratiennois ?

Depuis 18 mois, nous avons fait la proposition de ces implantations, communes dans toutes les villes voisines, fort peu coûteuses, et apportant un nouveau service convivial et apprécié des habitants. Les boîtes ont été achetées et sont arrivées aux services techniques où elles sont en cours de décoration. Les structures d’accueil des enfants qui devaient s’en charger ne l’ont pas intégré dans leur programme, pour une raison que nous ignorons. Une mise en service qui aura donc demandé bien du temps, pour un matériel finalement réalisé par les services, sans grande implication des groupes de quartier, qui n’ont fait que proposer un emplacement.

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Librairie du Forum

Pourquoi la librairie du Forum, déjà largement achalandée à ce moment, n’a-t-elle pas ouvert à la rentrée scolaire, date pourtant propice pour une relance de ce commerce ?

Le maire botte en touche et renvoie au Mag de la ville qui annonce une ouverture le 14 octobre… L’Arlésienne…

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En off, à la fin du Conseil, discussions serrées avec le maire concernant le faible entrain de la ville pour se doter de mobiliers urbains répondant aux besoins de la population : bancs publics, toilettes publiques, abris pour les poussettes au pied de l’escalier qui monte en mairie, parcs à vélos… Pourtant des matériels innovants existent…

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Mobilier urbain, le « trois en un » : banc abrité pour s’asseoir, prise pour recharger les portables, garage à vélo avec antivol intégré… 

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Le référendum et le Conseil

Depuis ces dernières semaines, nous sommes engagés pour la collecte de signatures demandant un référendum sur la privatisation des aéroports de Paris.Nous sommes convaincus qu’un référendum sur ADP serait une occasion unique pour les Français de choisir eux-mêmes l’avenir de leurs services publics. C’est au peuple de décider si oui ou non Aéroports de Paris doit être privatisé. Ce processus référendaire a réuni 248 parlementaires de divers bords politiques.

Nous avons donc demandé au maire de notre commune d’inscrire à l’ordre du jour du prochain Conseil municipal le vote d’une motion appuyant la demande d’un référendum.

Voici le texte que nous proposions aux élus gratiennois. 

Motion proposée au Conseil municipal de Saint Gratien par le groupe « St Gratien solidaire et citoyen »

Le Conseil Municipal de Saint Gratien (95) réuni le jeudi 26 septembre 2019, affirme sa volonté de s’opposer à la privatisation du Groupe Aéroports de Paris ADP (Roissy, Orly et Le Bourget), dont le siège social est dans notre département, d’apporter son soutien à la démarche constitutionnelle du Référendum d’Initiative Partagée et de faciliter la participation des citoyennes et des citoyens.

Le Groupe ADP est le leader mondial de la conception, de la construction et de l’exploitation d’aéroports.

Le Groupe ADP est un acteur économique majeur et représente 600 000 emplois directs et indirects.

Le Groupe ADP est un outil majeur pour la transition écologique.

Le Groupe ADP est une des frontières majeures de la France.

Le Groupe ADP est un domaine foncier de plus de 7000 hectares.

À cela s’ajoute pour notre département, des enjeux de nuisances aériennes, de santé publique, d’accès à l’emploi et à la formation, d’aménagement du territoire et de structuration des transports publics.

Pour toutes ces raisons, il faut que le Référendum d’Initiative Partagée se tienne et donc qu’au moins 4,7 millions de citoyens l’exigent.

Aussi, nous proposons également que notre commune facilite la prise de parole citoyenne en

  • reprenant sur ses supports de communication l’existence du Référendum d’Initiative Partagée et notamment le site internet de signatures : referendum.interieur.gouv.fr
  • mettant en place une borne d’accès à Internet conformément à l’option ouverte par la circulaire préfectorale du 7 juin 2019,
  • recueillant les soutiens déposés par les électeurs en format papier (Cerfa) conformément à l’option ouverte par la circulaire préfectorale du 7 juin 2019

Hélas ! Cette motion ne sera pas proposée au vote du Conseil. Le maire vient de nous répondre négativement, arguant d’un manque de moyens humains et financiers de la commune. Les parlementaires de sa sensibilité politique ont pourtant soutenu la demande d’un référendum sur l’avenir d’ADP. Mais il estime qu’un vote du Conseil n’apporterait  » aucune plus-value sur la mobilisation des citoyens. »

Nous regrettons cette grande frilosité et ce peu d’engagement local. Un vote des élus municipaux sur ADP n’aurait bien au contraire pas manqué d’avoir un grand retentissement en ville. Nous notons de même que Saint Gratien s’investit bien peu : information confidentielle sur le site de la ville, affichage minimal sur les panneaux municipaux. Au-delà de ces si petites mesures de publicité, l’engagement des élus aurait eu un poids bien supérieur. Notre proposition de motion était par ailleurs tout à fait modifiable. Le fait est que le maire n’a pas souhaité s’engager trop visiblement contre la privatisation d’un service public pourtant essentiel, ni même voulu qu’un débat ait lieu au Conseil sur le sujet. 

Nous sommes quant à nous présents tous les dimanches matins à l’entrée du marché municipal pour proposer aux Gratiennois.e.s de signer pour un référendum.

ADP septembre

Nos questions au Conseil

Voici les questions orales du groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen » pour le Conseil municipal du jeudi 26 septembre 2019. Le maire y répond en fin de séance, mais elles ne sont pas suivies, hélas, de débat.

Rentrée scolaire : ce point n’apparaît pas à l’ordre du jour du Conseil. L’adjointe aux affaires scolaires donnera-t-elle quelques chiffres et informations comme à l’accoutumée ? 

1/ Panne électrique

Quelle a été l’origine de l’incident qui a duré deux nuits dans le secteur du Bois-Ruault samedi 17 et dimanche 18 août?

2/ Bilan de la journée des Associations

Une fréquentation en baisse, selon des responsables de stands eux-mêmes, quelle est l’analyse de la ville ? Combien d’associations ont-elles participé ? De nouvelles associations sont-elles venues ?

3/ Commerce

Est-il possible de mettre à jour les panneaux indiquant les commerces et la vidéosurveillance à l’entrée du quartier des Marais ? Celui de la vidéosurveillance est estampillé CAVAM et celui des commerces mentionne toujours l’alimentation alors que la supérette a fermé depuis déjà plusieurs années.

4/ Dératisation  

Le sujet avait été abordé lors de plusieurs Assemblées de quartiers, notamment par les habitants des Raguenets et du Forum, et vous nous aviez répondu sur les mesures prises en juin. Pouvez-vous vous nous faire un état des lieux de la situation actuelle ? Quelles instances la ville a-t-elle sollicitées ?

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Rue Massenet 7 septembre 2019

5/ Compteurs Linky

La copropriété des Raguenets « Les trois tours » a par courrier alerté la ville sur l’installation des nouveaux compteurs « Linky ». Le Conseil syndical demande à la ville de prendre une délibération refusant le déclassement des compteurs actuels, un arrêté interdisant le remplacement des compteurs actuels par des « Linky » quand les propriétaires s’y opposent, le temps de consulter la CNIL, et un arrêté règlementant le déroulement des opérations éventuelles de remplacement. Le courrier de la copropriété insiste sur différents problèmes liés à la pose de ces nouveaux compteurs : collecte de données personnelles, sans consultation préalable, remplacement de compteurs qui sont la propriété de la commune, effets néfastes sur l’environnement, absence d’assurance. Quelle va être la réponse de la ville ?

6/ Déchets

Nous avons bien pris note de votre déclaration dans la Gazette sur le problème des déchets autour des bornes enterrées et des dépôts sauvages, et notamment la création d’une brigade verte. Pouvez-vous nous en dire un peu plus : nombre de personnes, attributions, date de mise en place ?

7/ Marché municipal

Que pense la ville de sa fréquentation en cette rentrée ? De la dégradation rapide des mobiliers (décollement de bordures en carrelage, plafonds d’étals qui gondolent, fuites de la toiture…) ? Du mouvement des commerçants vis-à-vis du concessionnaire concernant la facturation de l’électricité et de l’eau sans justificatif à l’appui ?

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Marché, 22 septembre, pluie sur le plafond des étals qui se gondolent et le carrelage qui se décolle

8/Ascenseur de la mairie

Pourquoi est-il régulièrement en panne ? Encore dernièrement début septembre, compliquant ainsi fortement l’accès de l’hôtel de ville aux personnes à mobilité réduite ? 

9/ Parc Véligo à la gare

En avril, il était annoncé suite à une nouvelle suggestion en Conseil Municipal du groupe St Gratien Solidaire et Citoyen, qu’un Véligo serait installé dès la rentrée à la gare RER. La rentrée est passée. À quelle échéance peut-on espérer voir cet équipement enfin opérationnel ?

10/ Boites à livres

À quel horizon envisagez-vous la mise en place des boîtes à livres ? La commission Développement durable n’a pas répondu à cette question. En réunion de quartier il a été précisé que les enfants des écoles participeraient à leur décoration. Qu’en est-il ? Quelle communication envisagez- vous auprès des Gratiennois ?

11/ Magazine municipal

Plusieurs visiteurs de l’exposition au château Catinat sur l’histoire des 60 ans du « Mag » de la ville ont suggéré à l’archiviste une numérisation de tous les numéros. Ce projet pourrait-il être mené afin de satisfaire la curiosité des habitants sur l’histoire des mutations de la commune ?

12/ Librairie du Forum

Pourquoi la librairie du Forum, déjà largement achalandée à ce moment, n’a-t-elle pas ouvert à la rentrée scolaire, date pourtant propice pour une relance de ce commerce ?

Conseil municipal

CM septembre 2019

Le prochain Conseil municipal de Saint Gratien se tiendra le jeudi 26 septembre 2019 à 20h30 en salle des mariages.

Ci-dessous l’ordre du jour. 

La séance est ouverte à tous. Venez voir vos élus travailler !

À venir les questions diverses que nous déposons en amont de la séance.

ODJ du CM septembre 2019-1

ODJ du CM septembre 2019-2

1 333 caractères libres

1 333 caractères, c’est la place que nous attribue généreusement la majorité gratiennoise dans le journal municipal. À vrai dire très peu pour développer une argumentation.  Aussi notre texte peut apparaître comme schématique. N’hésitez pas à nous contacter pour approfondir !

À noter que les trois noms des élus signataires ont curieusement disparu entre notre envoi et la parution du magazine. Les Gratiennois qui liront notre texte ignoreront donc qui leur écrit… Un couac ou une volonté délibérée de réduire encore la place si minime qui nous est concédée ? 

Tribune libre des élus du groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen »

mairieMagazine de septembre/octobre 2019

Sport : en l’honneur des escrimeurs gratiennois champions, joli discours du maire sur les valeurs du sport.  Mais une cérémonie en vase clos. Peu après, il envoie les CRS au city stade des Raguenets lors d’un tournoi de foot et condamne le terrain par des blocs de béton. Une manifestation pourtant bon enfant selon la police municipale… En même temps, le maire dit ne pas vouloir trop vite déployer la police sur la place Hémonnot où du tapage nocturne inquiète les riverains…

Rentrée : le prix de la cantine augmente encore de +2%. Il est très supérieur à celui des communes voisines. Pourquoi ? La ville utilise les mêmes fournisseurs qu’ailleurs, le prix des fluides baisse et celui du personnel est contraint.

Relance du marché : nous proposons de réserver le parking aux clients, de multiplier les rotations du « bus gratuit », de créer des places abritées pour les vélos. Le maire interdit le débat en conseil municipal. Envolés les « 3 sourires »!

Dératisation : nous avons appuyé la demande des habitants et écrit aux autorités compétentes. À suivre, car il y a des infestations dans divers quartiers !

ADP : Parce que les plus grands aéroports mondiaux sont publics, la privatisation des aéroports de Paris (ADP) mérite un débat : www.reférendum.interieur.gouv.fr. Nous recueillons en ville vos signatures. Contactez-nous !

Sabine Balland, Stéphane Bauer, Isabelle Volat

 

 

 

Ça urge !

climat

Samedi 21 septembre, partout en France et dans le monde, se tiendront des marches pour le climat et pour la paix.

Les communistes du Val d’Oise seront présent.e.s à la marche pour le climat et la justice sociale qui se déroulera à Paris ce samedi. Le rendez-vous est fixé à 13h devant le jardin du Luxembourg.

Cet été, la planète a, une fois de plus, envoyé des signaux qu’il est impossible d’ignorer. L’été a été marqué par les feux en Amazonie, chez nous par la canicule. L’urgence climatique est de plus en plus forte.

Il est indispensable et urgent de se mobiliser et de rejoindre les manifestations et les rassemblements pour le climat qui se répètent et s’intensifient depuis un an. Les Français.e.s en sont bien conscient.e.s et sont de plus en plus mobilisé.e.s, tout particulièrement la jeunesse.

Lundi 23 septembre se tiendra à l’ONU un sommet spécial dédié à l’urgence climatique. Les marches sont une opportunité de montrer, en se mobilisant massivement, qu’un changement de système s’impose. Car agir pour le climat implique de pointer le besoin de nouveaux modes de production, de développement et de consommation.

Le 21 septembre, nous marcherons aussi pour la paix. N’oublions pas non plus qu’agir pour le désarmement et la paix, faire reculer la guerre, agir pour la coopération entre les peuples et promouvoir un modèle de développement partagé et solidaire en utilisant autrement l’argent gaspillé dans la course aux armements, c’est aussi répondre à la crise climatique.

À samedi !

 

 

Logement, l’exemple parisien

Le logement, préoccupation première pour de nombreux Français, sera au cœur des prochaines élections municipales. À lire ci-dessous, la tribune sur ce sujet de Ian Brossat, adjoint au logement à la mairie de Paris.

IB 2019Tribune. Que n’a-t-on pas entendu sur le logement à Paris ces derniers jours. Nul ne conteste les faits : oui, le prix du mètre carré à l’accession a atteint 10 000 euros, comme l’ont indiqué les notaires. Le contexte national comme international tire les prix vers le haut, c’est incontestable.

Pour autant, la situation parisienne est sans commune mesure avec le reste du territoire français. Paris est une ville-monde. A ce titre, c’est à New York et Londres qu’il convient de la comparer. Autant de villes confrontées à un processus de métropolisation très avancée : dans un contexte de mondialisation libérale, ces territoires concentrent la production de richesses, attirent les populations, les entreprises et les investisseurs, et les forces du marché s’y déchaînent.

Or que nous indique la comparaison ? A Londres, le prix du mètre carré a dépassé les 15 000 euros ; à New York, il tutoie les 17 000 euros. Toutes les métropoles mondiales sont confrontées à un renchérissement plus ou moins effréné des prix de l’immobilier, avec des conséquences importantes sur la sociologie de ces villes.

Il y a néanmoins une différence de taille entre Paris et les autres grandes métropoles : le logement social. A Paris, aujourd’hui, un logement sur cinq (21%) échappe ainsi au marché et à la spéculation, ce qui permet à 550 000 familles modestes et de la classe moyenne d’être protégées de l’augmentation des prix. Nous poursuivons nos efforts : en 2025, une famille sur quatre habitera un logement public.

A titre de comparaison, New York possède moins de 6 % de logements sociaux. Le logement social est l’outil le plus efficace de la lutte contre la gentrification. Cette réalité est le fruit d’une politique municipale extrêmement ambitieuse, louée en Europe, que nous menons depuis 2001 et la victoire de Bertrand Delanoë à Paris : en moins de vingt ans, ce sont plus de 100 000 nouveaux logements sociaux qui ont été produits. Chaque année, ce sont 500 millions d’euros qui y sont investis. Aucune autre ville n’affiche un tel investissement.

Pour autant, si la production massive de logements sociaux est nécessaire, elle n’est pas suffisante : la régulation du parc privé est une priorité absolue pour permettre aux familles, aux jeunes, aux retraités de vivre à Paris. Et là aussi, la comparaison avec les autres métropoles est instructive : en France, les marges de manœuvre des villes sont faibles, et les outils de régulation sont aux mains du gouvernement et du législateur. A Berlin, New York ou Stockholm, nul besoin d’un vote du Parlement ou d’une décision préfectorale pour réguler les loyers privés, réquisitionner des logements vacants ou lutter contre la prolifération d’Airbnb.

Mais, le moins que l’on puisse dire, c’est que Paris est force de propositions. C’est dans la capitale que s’applique l’encadrement des loyers depuis le 1er juillet 2019, après un long bras de fer avec l’État, précisément pour mettre un terme à l’augmentation des prix des loyers qui grèvent le budget des Parisiens. Appliqué de 2015 à 2017 suite à la loi portée par Cécile Duflot avant d’être annulé par la justice, cet outil avait permis la stabilisation des prix après une décennie continue d’augmentation. Dans une ville qui compte une écrasante majorité de locataires (60 %), c’est indispensable. Autre victoire arrachée de haute lutte : la mise en place du numéro d’enregistrement des meublés touristiques, permettant d’identifier les locations illégales et l’existence de sanctions pour faire reculer les abus. Dernière avancée en date : la possibilité pour une ville de dissocier le foncier du bâti, et la constitution d’une Foncière de Paris ouvrant la possibilité d’une accession à prix réduits pour les familles. Paris propose, et Paris partage. Les échanges sont ainsi nombreux avec d’autres métropoles, confrontées à des problématiques similaires.

Production de logements sociaux et régulation du parc privé, tels sont les deux axes de notre politique volontariste du logement.

Que proposent Benjamin Griveaux et Cédric Villani ? S’il y a bien un sujet sur lequel les frères ennemis de La République en marche sont identiques, c’est bien le logement. Ils partagent d’abord un biais méthodologique : prompts à critiquer mais incapables de formuler une proposition constructive, ils en sont réduits à formuler des généralités.

Députés de la majorité présidentielle, ils sont comptables du bilan de la politique du logement du gouvernement, que l’on peut qualifier de catastrophique et dangereuse. La baisse des APL, un coup porté au pouvoir d’achat des locataires, a ainsi concerné près d’une famille sur cinq à Paris, ni plus ni moins. Les coupes budgétaires drastiques imposées aux bailleurs sociaux – près d’1 milliard d’euros – ont des répercussions inévitables sur la construction et la rénovation des logements sociaux. Or qui a proposé, construit, défendu, voté ces différentes mesures ? Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, et Cédric Villani, député de l’Essonne. Les prévisions sont tout aussi inquiétantes : le budget 2020 de l’État prévoit une baisse de 1,4 milliard d’euros du budget du ministère du Logement. Les frères ennemis de La République en marche voteront-ils, en décembre, cette coupe sans précédent des crédits logements dont l’impact sera considérable pour Paris ? Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos actes. Comment prêter ainsi un quelconque crédit à leurs remarques dès lors qu’ils sont les premiers artisans d’une politique qui s’attache au quotidien à fragiliser les classes moyennes et les familles populaires ? Quant à évaluer leurs propositions, encore faudrait-il qu’ils en formulent.

De mon côté, je tire un enseignement très simple de ce mandat : Paris se saisit de nombreux outils pour tenter au maximum de limiter les dégâts du marché. Les efforts sont considérables, mais il reste beaucoup à faire. Pour y parvenir, il nous faut aller vers un nouvel acte de décentralisation pour que Paris et les métropoles françaises aient plus de pouvoir pour agir sur leur territoire. Paris devrait pouvoir bloquer les loyers, comme l’a récemment décidé Berlin. Paris devrait pouvoir librement fixer le nombre de nuitées autorisées pour un logement loué sur Airbnb. Paris devrait pouvoir réquisitionner des immeubles vacants depuis des années, immobilisés par pure logique financière. Il en va d’un approfondissement démocratique indispensable, au plus près des citoyens, en même temps que d’une nécessité sociale pour défendre les habitants.

Ian Brossat, maire adjoint de Paris en charge du logement, élu du XVIIIe arrondissement, porte-parole du PCF

On vous attend à la fête !

Spectacles, concerts, débats, expos, sport, gastronomie, films, activités pour les enfants, village du monde, village du livre…. Pour tout savoir sur la fête de l’Humanité 2019, c’est ici !

Venez nous rencontrer à l’espace coopératif 95, avenue Martin Luther King. Programme ci-dessous !

Bons de soutien permettant l’accès à la fête pendant les trois jours en vente au marché de Saint Gratien dimanche 7 septembre de 10 à 12h.

flyer fête 2019