Conseil municipal à Saint Gratien

Le Conseil municipal de Saint Gratien retrouve son lieu habituel : la salle des mariages de la mairie. Séance à 20h30 le jeudi 30 septembre 2021. Le public est à nouveau accueilli, même s’il n’a pas droit à la parole.

Voici l’ordre du jour. Chargé ! C’est le résultat de séances de moins en moins fréquentes. Nous le regrettons, car le rôle essentiel de l’assemblée communale en est réduit et souvent limité à une simple chambre d’enregistrement de décisions prises ailleurs. 

À suivre : nos questions orales.

Grève à Transdev

Au dépôt Transdev de Saint Gratien, les salariés sont en grève depuis le 6 septembre pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail.

Suite à un changement de direction, quatre postes ont été supprimés dans les bureaux. Un seul employé ferait le travail des 4 autres, partis selon le projet de la direction. La pause serait réduite de 20 minutes à … 5 minutes pour les chauffeurs par demi-journée. La pause repas de une heure serait supprimée  pour aboutir à une journée continue de 8 heures. Il n’y aurait plus de week-end « libres » pour les nouveaux embauchés dorénavant.
Cette grève est très suivie. Du jamais vu en … 30 ans.
Les bus tournent dans le secteur partiellement grâce à emploi d’intérimaires ces derniers jours… et  les forces de l’ordre sont sur site.

Transdev est une filiale de la Caisse des dépôts et Consignations.

Des mauvaises conditions de travail des salariés de cette entreprise de transport ont des répercussions négatives sur la qualité du service rendu aux usagers. Leur lutte légitime, que nous soutenons, nous concerne donc tous.  

Source : salariés Transdev à élu SGSEC.
Image Actu.fr

 

Andromède en péril

Saint-Gratien : il faut sauver la statue d’Andromède

Des passionnés d’histoire locale se mobilisent pour sauver l’œuvre de Jules Franceschi, qui s’abime au fil des années. Ils voudraient la voir exposée au grand public.

Article de Christophe Lefèvre dans « Le Parisien » du 21 septembre 2021

Des passionnés d’histoire locale se mobilisent pour sauver la statue d’Andromède du sculpteur Jules Franceschi (1825-1893). Aujourd’hui, dans le jardin d’un particulier, ils souhaiteraient qu’elle trouve sa place dans un lieu public.

Ils aimeraient bien célébrer son installation et son exposition au public lors des Journées du patrimoine de 2022. Mais pour l’heure, la statue d’Andromède fait peine à voir. L’œuvre du sculpteur Jules Franceschi (1825-1893), dont on voit la trace sur des tableaux montrant le parc du château de la princesse Mathilde Bonaparte, nièce de Napoléon Ier et cousine de Napoléon III, et figure importante de l’histoire de Saint-Gratien, a vu l’une de ses jambes arrachée accidentellement il y a quelques jours, à l’occasion de travaux dans la propriété où elle se situe. Et c’est en constatant les dégâts que François Paget, président de l’association Aimons Saint-Gratien en Val-d’Oise (ASGVO) , a décidé de se mobiliser… Après avoir été chercher le morceau manquant dans un tas de gravats.

Une alerte sur les réseaux sociaux

Il a donc lancé l’alerte sur les réseaux sociaux, interpellé la mairie et retrouvé le propriétaire de la statue. « C’est une œuvre qui a toute sa place à Saint-Gratien, ville fortement marquée par la princesse Mathilde, explique l’historien local. Mais j’ai très peur qu’elle soit de nouveau abîmée car elle n’est pas protégée. À chaque fois que je passe devant, je me dis pourvu qu’elle ne soit pas tombée. »

L’idée serait de voir dans le domaine public la statue, installée actuellement sur un terrain privé légué au domestique principal de la princesse Mathilde au début du XXe siècle, et qui a depuis changé à plusieurs reprises de propriétaire. La parcelle et la maison qu’elle abrite, ont été vendues en mai dernier. Mais l’ancien propriétaire a souhaité conserver la propriété de la statue qu’il espérait vendre à une institution. Le musée de Troyes, qui possède déjà des œuvres de Franceschi, s’était d’ailleurs montré intéressé, avant de renoncer, en raison notamment des coûts de transports et de remise en état.

Il est possible de voir certaines de ses œuvres sur les plus beaux édifices parisiens : La Pensée figure sur la façade de l’Opéra Garnier, les sculptures Antoine François Fourcroy et Marie Thérèse Rodet-Geoffrin sur celle de l’hôtel de ville de Paris.

Estimée à 15 000 euros par Drouot Paris

Afin de parer au plus pressé et pour éviter d’importantes formalités administratives, l’œuvre pourrait être achetée par l’association L’art dans la ville, qui la donnerait à la municipalité pour qu’elle la restaure et la mette en sécurité. Une idée portée notamment par l’ancien maire François Scellier, et président de l’association en question. « Cela fait des années qu’on en parle, souffle l’ex-député et ex-président Département. Quand j’étais maire, j’avais déjà proposé à la famille, qui avait la statue dans son jardin, de la racheter. La tante de l’actuel propriétaire m’avait dit on verra plus tard. Aujourd’hui, l’idée est de la racheter dans les meilleures conditions possibles, entre 2 000 et 3000 €. »

Reste à se mettre d’accord sur le montant. « Pour l’instant, nous n’avons pas du tout parlé chiffres, souligne le propriétaire, Jean-Luc Léglise. Nous sommes des personnes de bonne intelligence. L’estimation de Drouot Paris était de 15 000 euros. L’idée, c’est de sauver ce qui est sauvable, car la statue est en péril. Je veux que ça aboutisse et qu’au final, la sculpture arrive dans le domaine public et que tout le monde en profite. »

Julien Bachard, maire (LR), se montre optimiste. « On va trouver une solution, assène l’édile. On a tous la même volonté de préserver cette œuvre. Après nous sommes aussi comptables du denier public. »

27 août 2021

Commémoration du 77ème anniversaire de la libération de St Gratien : bagué et au pas(s) de charge.

En ce 29 août 2021, pour la Commémoration du 77ème anniversaire de la libération de St Gratien, le point de rendez-vous avec la population était prévu à 10h15 pour un départ vers le carré militaire vers 10h30.

L’attente s’est prolongée de 30 minutes en raison d’un réveil assez tardif du maire… ce qui nous a permis, en l’attendant, d’échanger entre membres du conseil et avec les quelques Gratiennois.e.s présent.e.s, sur nos étés respectifs et nos impressions de rentrée.
– Ici, un conseiller qui a passé 4 semaines dans les montagnes du Monténégro, auprès de son papa de 91 ans qui a une santé de fer. Longue vie à lui !
– Là, une adjointe au maire qui rapporte ses randonnées pédestres de plus de 6 heures sur les sentiers escarpés du Galibier. On comprend qu’elle aura de la ressource pour les prochaines séances du conseil municipal, et pas seulement sur le volet culture.
– Un ex-conseiller, époux d’une toujours (re)conseillère, qui descend en flèche l’éducation nationale en tant qu’actuel prof d’histoire… émargeant toujours à l’éducation nationale…
– Le représentant du Modem, s’est épanché sur la déception de son score de juin dernier, derrière le binôme tiré par Métezeau et qui l’impute au fait que les électeurs l’associent maintenant en ville à la droite… [quelle horreur !] ;

En attendant le maire, des rapprochements détonnant entre forces opposées (autour de la table du conseil municipal) se produisent, au point que notre suggestion d’une éventuelle fusion, fera clinquer les pintes de bières après la cérémonie, au bar du centre…

À 10h45, plus de temps à perdre, le maire arrive. Il faut rattraper le retard accumulé et c’est au pas de charge (celui des G.I’s sur la plage d’Arromanches, voire celui de la division Rommel en Libye) que M. le Maire et sa déléguée aux anciens combattants nous entraînent vers le cimetière…

Avec un bémol : très rapidement les plus anciens des combattants présents n’arrivent pas à suivre le rythme. Ils le font savoir : « ça va trop vite !!! ». Fermant le cortège, nous nous retrouvons à côté d’eux, décrochés, y compris par la voiture de la police municipale, pourtant censée fermée le banc pour protéger le cortège. Aussi, c’est avec un souffle très court qu’ils apprécieront à peine les nouveaux panneaux Decaux du mobilier municipal, dont la nouvelle dimension est 50% inférieure aux précédents, et la nouvelle peinture des passages protégés en ville…

Au rythme auquel sprinte le maire, chaussé d’une paire de Kicourvite, nous ratons la première halte au monument aux morts dans le cimetière.

L’inversion de l’ordre des musiques par les services techniques municipaux devant le carré militaire, est vite rattrapé par le bel et sobre hommage à Jean Poiré puis à Suzanne Barroul, jeunes résistant.e.s gratiennois.e.s, fusillé.e.s par l’occupant.

Notre question du jour au maire restera sans réponse.

Nous avons déposé nos gerbes devant une stèle au nom de Lucien Hébert, mort en action le 31 août 1944 à Creil (Oise) ; boucher ; résistant FFI. Lucien Hébert est inhumé au cimetière communal de Saint-Gratien. Or, il existe à Saint-Gratien une plaque de rue en l’honneur de Maxime Hébert (Avenue Maxime-Hébert (1924-1944). Résistant à Saint-Gratien).

S’agit-il de la même personne ? Existe-t-il un lien de parenté entre ces deux personnes ? Pourquoi une plaque pour Maxime et une stèle pour Lucien ? Le maire donne sa langue au chat. Il nous renvoie vers son adjointe à la culture.

Vacciné, mais dépourvu de mon pass sanitaire, je ne réitérerai pas ma question en salle des mariages – qui m’est interdite – autour du verre de l’amitié auprès de l’adjointe à la culture, comme conseillé. Nous la laissons en cette fin août descendre tranquillement le Galibier.

Notre proposition d’inscrire les dates de naissance et de mort et la qualité des acteurs locaux sur les plaques de rues en ville, comme il est d’usage partout ailleurs, n’était pas une idée si saugrenue.
Nous l’avons faite en conseil municipal il y a bientôt 4 ans. Une idée utile. Une initiative nécessaire en cette époque de devoir de mémoire et de débat sur notre identité…

Enfin, peut-être l’information de la matinée, qui passait de groupes en groupes ce matin au cimetière : l’annulaire du maire est doté d’une alliance. Un évènement heureux dont M. le Maire ne nous a pas tenus au courant ?

Lucien ou Maxime ? La réponse est peut-être ici : https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article231485

Stéphane Bauer

Bonne rentrée !

Article actualisé

Nous apprenons à 18h ce jeudi 2 septembre que l’inspection départementale de l’Éducation nationale a annoncé le maintien des 11 classes de l’école Jean Jaurès. La fermeture de classe qui menaçait ce matin est donc annulée. Bravo à tous ceux et toutes celles, parents, associations de parents d’élèves, élu.e.s, enseignant.e.s, qui se sont mobilisé.e.s pour cette victoire !  

Bonne rentrée à tous et toutes, enseignant.e.s et élèves !

À l’école Jean Jaurès, cette rentrée sera compliquée par l’annonce d’une fermeture de classe, sans aucune annonce préalable.

Inacceptable !

Si cela devait se confirmer, les conséquences ne pourraient qu’être néfastes pour le travail pédagogique des enseignant.e.s et les apprentissages des élèves.

En effet, cette mesure de fermeture n’a été précédée d’aucune alerte et de procédure de mise sous surveillance, comme cela est d’ordinaire le cas (et à ce titre, l’adjointe aux affaires scolaires n’a pas repris d’annonces de la DASEN au dernier conseil municipal).

  • Les chiffres des effectifs constatés en juin ne laissaient pas prévoir de fermeture. Les enseignant.e.s n’ont donc pas pu préparer deux scénarii d’organisation pédagogique. Une réorganisation, le jour même de la rentrée, serait très préjudiciable à la mise en route des élèves.
  • Une cascade de doubles niveaux, non choisis pour des critères pédagogiques mais imposés dans l’urgence, s’ensuivrait et compliquerait sérieusement les conditions d’apprentissage.

Cela nous apparaît inenvisageable, d’autant plus que ces élèves viennent de connaître deux années d’école durement compliquées par la crise sanitaire. Les mesures préconisées pour la lutte contre le Covid ne seraient d’ailleurs que plus difficiles à mettre en œuvre dans des classes surchargées.

Pour notre part, nous soutiendrons la mobilisation des parents d’élèves de l’école Jean Jaurès.

Nos deux élu.e.s se sont adressé.e.s au maire dès ce matin pour lui demander d’intervenir auprès des services départementaux de l’Éducation nationale pour que cette fermeture « sèche » n’ait pas lieu et que les élèves de Jean Jaurès puissent connaître une année scolaire satisfaisante.

Il y a 77 ans…

Il y a 77 ans, Paris et sa région se libéraient des envahisseurs nazis.

Le 28 août 1944, Saint Gratien était libéré. La ville commémore cet événement chaque année par une cérémonie le dernier dimanche d’août. Les communistes gratiennois participent traditionnellement à cet hommage en déposant une gerbe. Nous étions présents ce dimanche 29 août 2021.

Les municipalités d’après-guerre ont largement gardé le souvenir des résistant.es ayant combattu le nazisme. Qu’il s’agisse de personnalités nationalement connues, telles que Danielle Casanova, Berthie Albrecht, Jean Moulin, Gabriel Péri, Pierre Brossolette… ou de résistants locaux tels que Suzanne Barroul, Georges Didou, Maxime Hébert, Robert Joubel… nombre des rues de notre ville gardent la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour la liberté.

Il y a quelques mois, nous avions suggéré au maire d’enrichir les plaques des rues de quelques lignes rappelant l’engagement et la vie de ces combattant.es à qui nous devons tant. Hélas, nous attendons toujours malgré un intérêt poliment exprimé.. Le devoir de mémoire ne passe pas que par les cérémonies officielles plus ou moins fréquentées mais doit faire partie de notre vie quotidienne.

Photos de S.B. le 29 août 2021

Rentrée scolaire sous Covid-19

Il faut être abonné au Journal du Dimanche pour connaitre le protocole qui sera appliqué dans les écoles le 2 septembre prochain ! C’est en effet dans ce journal que J.M. Blanquer a choisi d’annoncer les dispositions sanitaires qui s’appliqueront à la rentrée. Un mode de communication assez étonnant, mais habituel chez le ministre, et qui est critiqué à juste titre par les enseignants.

Mais le principal est que ces règles destinées à lutter contre la propagation du virus suscitent bien des interrogations.

-Elles sont uniformes quel que soit les taux d’incidence, pourtant bien différents d’une région à l’autre.

-Pas de mesure spécifique pour les enfants de moins de 12 ans, qui ne peuvent être vaccinés, notamment rien pour empêcher le brassage des élèves à la cantine.. Or on sait à présent que le virus circule intensément chez les enfants et les adolescents.

-Rien sur le déroulement des sorties scolaires, dont ont déjà été privés les élèves depuis mars 2020. Le passe sanitaire est en effet exigé dans les lieux culturels : comment procéder avec des enfants de moins de 12 ans ?

-Rien n’avance pour les dispositifs permettant de lutter contre la propagation du virus dans les écoles, tels que purificateurs d’air et capteurs de CO2. À la charge des collectivités locales ? 

Tests salivaires vantés par le ministre : le même cafouillage que l’année scolaire dernière ?

La crise sanitaire a mis en lumière les faiblesses structurelles de l’école : locaux parfois difficilement aérables, manque de sanitaires en nombre suffisant, effectifs lourds dans les classes, manque de personnel d’encadrement lors de la restauration ou pour la désinfection des surfaces… Difficile dans ces conditions d’appliquer efficacement les consignes sanitaires propres à ralentir la propagation du virus. Or le lavage des mains, l’aération des salles et la désinfection des surfaces sont des mesures essentielles pour les écoliers comme pour le personnel d’encadrement.

Le tout sans oublier le problème récurrent et primordial des difficultés de l’enseignement à distance en cas de fermeture de classe, que ce soit en terme de formation des personnels ou d’équipement informatique des familles.

La vaccination des enseignants reste aussi un point noir, les syndicats dénonçant des mesures coercitives au lieu d’une véritable campagne d’information sur la vaccination, et des mesures la facilitant, comme par exemple la vaccination sur le temps de travail.               

À Saint Gratien, bien que nous soyons membres de la commission scolaire, aucune information à ce jour ne nous est parvenue sur les conditions de la rentrée. On ne peut que regretter que la seule instance qui réunissait parents, enseignants et élus, et permettait donc des échanges si ce n’est une concertation, ait été supprimée dès mars 2020 : la commission scolaire élargie n’existe en effet plus. Quel dommage ! En ces temps compliqués, nous avons besoin des remarques et idées de tous. Les décisions efficaces ne peuvent se prendre en petit comité de manière opaque.

La cerise sur le gâteau ? Nous apprenons le remplacement de l’adjointe aux affaires scolaires, à quelques jours de la rentrée. Une décision inédite et révélatrice des difficultés de la municipalité.

PLU, la ville de demain

Saint Gratien modifie son PLU. L’enquête publique s’est déroulée en ce  mois de juillet. Le dossier reviendra ensuite devant le Conseil municipal. Ci-dessous ma contribution à l’enquête publique.

Une modification du PLU n’est jamais anodine. C’est la ville de demain qui se construit à travers l’évolution du PLU.

C’est un sujet sur lequel les Gratiennois doivent être informés, consultés et associés. La ville respecte certes les dispositions réglementaires de publicité mais je regrette que l’enquête se déroule en plein mois de juillet. Elle est certes annoncée par des affichages sur les panneaux d’information, et le dossier est accessible sur le site de la ville… si on prend le temps de chercher dans le bas de la rubrique » actualités ».

Une autre démarche plus participative était possible. Des villes voisines ont opté pour davantage que la seule enquête : balades urbaines, réunions publiques…. Il y a à mon sens, nécessité d’une plus grande publicité pour une meilleure participation des habitants. 

Des dispositions qui semblent parfois mineures peuvent avoir de grandes répercussions. C’est l’exemple des clôtures pleines sur toute leur hauteur, à présent autorisées, qui transforment peu à peu nos rues gratiennoises en tunnels sans visibilité. Cela transforme complètement le caractère des rues pavillonnaires, sans apporter davantage de sécurité aux riverains, bien au contraire. Les forces de police savent bien qu’il peut se passer bien des méfaits derrière des clôtures opaques, et qu’il vaut mieux voir à qui on ouvre sa porte…

Que comporte principalement cette modification du PLU ?

Sur la construction de 100 nouveaux logements boulevard Pasteur

-Les riverains de cette opération immobilière demandent à juste titre d’être protégés de nuisances éventuelles et que leur cadre de vie soit sauvegardé.

-Une esquisse architecturale serait la bienvenue pour que l’on sache à quoi ressemblera le nouveau visage de ce quartier.

-Il y a certes de nombreuses demandes de logement non satisfaites dans notre ville. Mais Saint Gratien est aussi la ville la plus dense du 95. Ce n’est pas un hasard, mais le résultat de décennies de politiques d’urbanisme des différentes municipalités. On continue de construire ? Surtout, doit-on continuer de construire sans logement social, l’opération Pasteur n’en comportant aucun ? Or, la réelle mixité d’une ville passe par la mixité au sein des différents quartiers, et non le regroupement de logements similaires dans les mêmes espaces. Tout nouveau programme immobilier doit comporter un pourcentage de logement social.

-Combien de véhicules supplémentaires apportera ce programme ? Où se gareront-ils ?   

Sur l’encadrement de l’installation des panneaux photovoltaïques

Pourquoi encore encadrer par des dispositions contraignantes (panneaux de même teinte que la toiture, interdiction des panneaux surélevés par rapport au toit, panneaux qui doivent être invisibles de la rue… ) au risque d’empêcher l’installation de ces dispositifs ? L’esthétique ne doit pas primer sur les critères d’ensoleillement. Un habitant risque de renoncer à installer des panneaux si on lui impose un emplacement peu favorable à leur plein fonctionnement.  Au contraire il faudrait favoriser le développement de ces dispositifs utilisant les énergies renouvelables.

On peut aussi s’interroger sur…  ce que ne comporte pas cette modification du PLU.

Transports alternatifs 

On voit que la ville est peu à peu engorgée par la circulation et surtout par le stationnement dans tous les quartiers. C’est le sujet principal des réunions de quartier : les nuisances dues au stationnement. Que faire ? Se contenter de mesurettes qui n’auront qu’un effet limité, comme l’obligation de créer des places supplémentaires de stationnement en cas de division de terrain ? Ou prendre une orientation plus ambitieuse que de simplement gérer l’existant sans voir que le modèle de ville a besoin d’évoluer ? Pourquoi les procédures de PLU ne prennent-elle jamais en compte les déplacements alternatifs : vélo, marche, trottinette…? Le PLU devrait inscrire fortement la place de nouveaux aménagements urbains destinés à favoriser les mobilités douces. Au contraire, la ville procède à des rénovations de voirie sans y intégrer des aménagements cyclables, comme la loi en fait pourtant obligation : c’est le cas de la rue de Verdun, comme de toutes les voies récemment refaites dans notre ville. Les pistes cyclables existantes s’arrêtent toutes aux frontières de notre commune. Les carrefours ne comportent pas de « sas vélo ». Les endroits où stationner les vélos sont en nombre insuffisant, parfois mal implantés (toujours sur les trottoirs au détriment de la circulation des piétons), non protégés des intempéries.  

Gestion de l’eau 

Je m’étonne que si les particuliers doivent obligatoirement installer un réseau séparatif dans leur propriété en cas de construction neuve, les travaux de voirie n’intègrent jamais ce dispositif mais en restent immuablement au réseau unitaire. Cela nous condamne à mélanger eaux usées et eaux pluviales durant encore 50 ou 70 ans… et à engorger avec des eaux « propres » les stations d’épuration.

 

 

 

 

24 juin, salle Georges Brassens (2)

Le Conseil municipal vote ensuite le Compte Administratif 2020. C’est un document budgétaire important. Si le budget est prévisionnel, le CA fait état des dépenses et recettes réellement effectuées. Nous votons contre ce document, car nous considérons qu’il est intimement lié au budget que nous n’avons pas approuvé.

Dans ce compte 2020, il manque un chiffre important : le coût net de la crise sanitaire sur les finances de la ville. Le document laisse entendre que les dépenses supplémentaires engendrées par le Covid (achats de masques, de produits divers, prime Covid, aide aux commerçants, moindres recettes… ) s’élève à 963 000€. En réalité, il est deux fois moindre, comme le montre l’étude détaillée du document. Car il faut en effet prendre également en compte les moindres dépenses qu’a connues la ville durant les périodes de confinement. La crise sanitaire a donc coûté à la ville 404 000€, soit  1,73% des dépenses de fonctionnement 2019. Un coût global plutôt faible. Nos conclusions n’ont pas été démenties par la majorité.

Ci-dessous, le détail de l’argumentation avancée en Conseil.

Il est laissé entendre que le coût s’élève à :

En milliers d’euros Dépenses supplémentaires Moindres recettes
Achats masques etc. 150
Aides commerce local 44
Prime Covid pour les agents ville 55
Droits de mutation 222
Investissements informatiques 60
Moindre recettes restauration scolaire et accueil loisirs 432
SOUS TOTAL 265 698
Addition des dépenses supplémentaires et des moindres recettes                                           963

Or, il faut prendre en compte les éléments suivants  :

En milliers d’euros Dépenses supplémentaires Moindres recettes
Participation des familles au secteur petite enfance 129
Participations liées au secteur culturel 30
Recettes horodateurs 17
Total des moindres recettes                                                176

Et également ceux-ci :

Économies de dépenses Dépenses supplémentaires
Économie de prestation de prestations de services avec participation des administrés          484
Annulation marché de Noël           57
Économie alimentation / structure petite enfance            16
Moindre recours aux intermittents           68
Moindre recours aux heures supplémentaires          130
Subventions exceptionnelles aux associations 33 (nb : il s’agit d’une avance remboursable pour le Cercle des arts)
Remboursement de la part des coopératives scolaires            13
SOUS TOTAL           768 33
Moindres dépenses nettes                                                735

Soit un total de :

Addition des dépenses supplémentaires et des moindres recettes              963 000
+ Moindres recettes
           + 176 000
– Moindres dépenses
            – 735 000
Impact global de la crise sanitaire : coût net             404 000

 

En milliers d’euros Impact dépenses Impact recettes
  265 (en plus) 698 (en moins)
  176 (en moins)
  768 (en moins)

33 (en plus)

Total – 470 (en moins) 874 (en moins)
Impact global de la crise sanitaire : coût net  

                                              – 404

 La baisse des recettes de – 874 000€ rapportée aux recettes de gestion 2019 (26 641 000€) représente une baisse de -3,3%.

La baisse des dépenses de – 470 000€ rapportée aux dépenses de gestion 2019 (23 339 000€) représente une baisse de – 2,01% (économie de dépenses).

D’autre part, il est aussi intéressant d’analyser sur plusieurs années l’évolution des dépenses de fonctionnement dans les différents domaines d’intervention de la commune. Nous nous appuyons sur les tableaux du document budgétaire.

Deux postes voient leur part relative augmenter : services généraux (+ 1 point) et aménagement/services urbains (+ 1 point).

Deux postes budgétaires voient leur part relative baisser : enseignement et formation (– 1 point) ; sport et jeunesse (– 1 point), alors qu’on aurait pu penser que les dépenses sport et jeunesse étaient en croissance…

Sur la baisse des dépenses consacrées à l’enseignement, l’adjoint évoque la baisse des dépenses liées à la restauration scolaire pendant la crise du Covid.

Puis le maire tente de couper court aux échanges, au nom du règlement intérieur qui interdit à un élu de prendre plus de deux fois la parole sur un même sujet. D’une part, ces dispositions restrictives ont été reconnues comme illégales par toutes les jurisprudences. Le maire lui-même affirmait en juin 2020 lors de l’adoption de ce règlement et alors que nous attirions l’attention sur ce fait, qu’il ne mettait jamais en œuvre cette limitation de notre temps de parole. D’autre part, les débats autour des questions budgétaires ont souvent lieu sous la forme de questions/réponses entre l’adjoint  aux finances et les élus de l’opposition. Visiblement le maire n’apprécie plus cette forme d’échange, pourtant bien préférable à de longs monologues de part de d’autre… Nous finissons malgré tout par évoquer trois autres points importants.

-Malgré le rebond des dépenses d’équipement avec 5, 776 millions d’euros en 2020 (il s’agit de dépenses reportées dont on a du mal à appréhender l’impact sur les chiffres communiqués) on en reste à un ratio dépenses d’investissement par habitant faible par rapport à la moyenne des communes de même importance. Saint Gratien dépense en investissement 274 € par habitant, contre 394€ pour la strate. Pas de quoi pavoiser même si la majorité se targue de réaliser tous les équipements nécessaires. Mais qu’en est-il de la rénovation du centre de loisirs Fossiez, ou de celle du centre culturel du parc, pour ne citer que ces exemples ?

-Le document fournit enfin un ratio intéressant : la capacité de désendettement, hors éléments exceptionnels (recettes exceptionnelles dues à des ventes de terrain par exemple) . La capacité de désendettement est un ratio d’analyse financière des collectivités locales qui mesure le rapport entre l’épargne nette et la dette. Il est communément admis que le seuil d’alerte est de 10 ans, même si d’autres critères entrent en jeu. 

Ce chiffre montre que la situation financière de la ville était bien tendue comme nous l’affirmions : il fallait 12 ans en 2016 ; 13,72 ans en 2017 ; 10 ans en 2018 à la ville pour se désendetter. Hors éléments exceptionnels, sa capacité de désendettement n’était donc pas si exceptionnelle que clamé par la majorité ! 

-Enfin nous revenons sur la « bonne affaire » des emprunts toxiques. La ville possède encore un de ces emprunts, l’autre ayant été renégocié en 2016. Le taux d’origine de ce prêt était de 3,55% mais son évolution est très aléatoire puisque basée sur la parité entre le dollar américain et le franc suisse… En 2020, son taux s’est élevé à 6,51% avec une échéance de 67 154 €, soit un surcoût de 27 528 €. L’État via le fond de soutien prend en charge 25 000€. Autrement dit, ce sont les contribuables, y compris Gratiennois, qui paient pour les erreurs de gestion commises par madame Eustache en 2007. Une « affaire du passé » pour l’adjoint aux finances qui reconnaît qu’il y a bien eu un « surcoût » mais qui affirme qu’en contrepartie cela a permis de réaliser les investissements de ces dernières années. Certes, mais à quel coût ? Les villes de France ont pour la plupart réalisé leurs investissements sans avoir recours à ces emprunts structurés aux évolutions de taux incontrôlables. La majorité gratiennoise peut bien se vanter d’avoir divisé par deux les intérêts de la dette depuis cinq ans : le fait est que les dits intérêts étaient il y a cinq ans deux fois supérieurs aux taux en cours.. à cause de choix budgétaires incertains.

À suivre…

24 juin, salle Georges Brassens

Suite de notre compte-rendu de la séance du 24 juin 2021 du Conseil municipal de Saint Gratien

Nous interrogeons le maire sur certaines décisions dont il informe le Conseil.

Sur l’opération de sensibilisation à l’usage de la trottinette : quelle est la nature de la prestation de l’association, et au-delà de cela, la ville a-t-elle prévu des aménagements spécifiques concernant le mobilier urbain pour garer les trottinettes  ? Voir les arceaux qui existent par exemple devant l’école maternelle Riet d’Enghien. Est-il prévu d’installer des racks à trottinettes dans toutes les écoles de la ville ? Le maire refuse de répondre, renvoyant à une réunion de la commission « développement durable ». La dite commission ne s’est pas réunie depuis l’automne…

Sur l’acquisition par la Saiem d’un local commercial rue P. Hémonnot, quel est le projet sous-jacent, et le prix ? Pas de réponse.

Qu’en est-il des travaux sur le revêtement défectueux de la passerelle de droite en allant du centre vers les Marais ? Une  reprise de revêtement sera effectuée mais il faut d’abord régler un problème de boîtes à eau qui récoltent les eaux de pluie , mal posées. Cette opération devra s’opérer en présence de représentants de la SNCF.

Qu’en est-il des pistes métalliques de la salle d’armes, ont-elles toutes déjà été refaites suite aux problèmes d’infiltration ? D’après l’adjoint aux sports, les caissons des pistes ont été rénovés, les pistes en elles-mêmes n’en auraient pas besoin.

L’agrandissement du réfectoire de l’école Grusse Dagneaux permettra-t-il d’accueillir tous les élèves à la cantine ? À vérifier à la rentrée scolaire..

Le Conseil entend ensuite une information sur les actions de développement social urbain. Un rapport immuable… et un peu fourre-tout.. puisqu’on y trouve aussi bien des travaux d’aménagement des écoles du quartier des Raguenets que des opérations de rénovation d’équipements sportifs très éloignés de celui-ci… Nous en profitons pour interroger sur le fonctionnement de la maison de santé, où n’officient toujours que deux médecins, un qui travaillait déjà dans le quartier des Raguenets, et un interne. Nous sommes donc encore loin des 3 ou 4 praticiens espérés. À noter que dans la liste des « travaux de réhabilitation » des équipements sportifs, ne figure pas la destruction du city stade des Raguenets ! Une opération néfaste mais très coûteuse…

Le Conseil vote la participation communale versée à l’APS pour les actions de prévention spécialisée. Le montant de cette subvention communale (plus de 53 000€) justifierait une communication au CM des activités de l’APS.. nature des services proposés et nombre de personnes bénéficiaires. Hélas ! opacité totale puisque la présidente de l’APS, J. Eustache, nous indique que cette structure a « des obligations de fonctionnement » et de « confidentialité » qui interdisent de communiquer ne serait-ce que le nombre de personnes qui bénéficient des actions de cette association…

Le Conseil vote ensuite des subventions exceptionnelles pour des associations dont la trésorerie a été fragilisée par la crise du Covid. Nous y sommes favorables, tout en nous interrogeant sur les bases de calcul de ces subventions, non communiquées.    

Nous nous abstenons sur les tarifs culturels, qui resteront identiques pour la saison 2021/2022. Mais notre proposition d’accorder la gratuité pour les groupes scolaires est refusée. Ce serait pourtant un signal envoyé aux écoles, cela faciliterait leur participation et encouragerait les pratiques culturelles des écoliers. Actuellement, les parents participent et souvent c’est la coopérative scolaire qui complète, donc les fonds des écoles… Ce serait au contraire un geste insignifiant pour le budget de la ville.

Tous les spectacles qui n’ont pas eu lieu en raison de la crise sanitaire, ont été reportés à une date ultérieure, sauf un.

À suivre les questions budgétaires et notamment le vote du Compte administratif qui retrace les dépenses et recettes réellement effectuées de 2020.