La suite de la séance du Conseil municipal du 18 novembre 2021
Traditionnel rapport sur les orientations budgétaires, conformément à la règlementation qui prévoit un débat sur ces questions avant le vote du budget.
Voici notre intervention.
Un mot sur le contexte général et les incidences du projet de loi de finances sur les finances communales. Les ressources financières des communes sont mises à mal depuis des années : on a connu la suppression de la taxe professionnelle sous Sarkozy, puis la baisse des dotations de -13milliards sous Hollande, puis encore une baisse équivalente sous Macron, avec la suppression de la taxe foncière. Autant de réformes qui réduisent l’autonomie fiscale des communes.. Le document évoque une « stabilité » de la DGF (principale dotation de l’État pour le fonctionnement). Elle n’est qu’apparente car il y a le poids de l’inflation et celui des dépenses supplémentaires pour les collectivités locales avec la crise sanitaire (même si à Saint Gratien, le coût final ne s’élève qu’à 400 000€, soit 2% des dépenses de fonctionnement de la commune). Quant aux dotations de « solidarité urbaine », si elles augmentent effectivement, on remarque que ces hausses sont entièrement financées par les collectivités elles-mêmes. En effet, la croissance de la DSU est permise par l’écrêtement de dotations diverses des communes et intercommunalités.
Depuis l’année dernière, la ville nous présente un document très allégé, notamment sur la partie prévisionnelle. Les orientations budgétaires n’arrivent qu’en page.. 20 du document, sur 25.
Nous avons très peu d’informations sur les investissements :
Travaux dans les écoles, lesquels ? Numérisation des écoles, que reste-t-il à faire jusqu’en 2024 ? Requalification de voiries, lesquelles ? Développement durable, quelles actions, réduire la pollution aux abords des écoles, développer transports alternatifs, favoriser énergies renouvelables ? Acquisitions foncières, pour quels projets ? Aucun chiffre pour ces différents postes. Et aucune réponse du maire sur ces interrogations. Donc impossible de voir le montant propre et la proportion de chaque opération. Qu’est-ce qui a motivé les choix budgétaires, pourquoi tel investissement plutôt que tel autre ? Mystère. Un seul chiffre pour 3 ans : 13,3M€ de 2022 à 2024 (et donc 4,4M€ par an, ce qui n’est pas exceptionnel pour une ville de plus de 20 000 habitants.) Donc « avoir connaissance des hypothèses pluriannuelles qui préfigurent les priorités du budget primitif » comme il est écrit, c’est bien difficile avec un document qui en dit si peu ! Nous comparons avec les anciennes présentations qui au moins donnaient quelques chiffres !
Qu’en est-il de la rénovation, ou reconstruction du centre de loisirs Fossiez ? Du centre culturel du Parc, dont l’état de délabrement n’est plus à démontrer ? Du club d’enfants des Raguenets ? Des bureaux des étages de la mairie ? Est-il fait un bilan des investissements réalisés, comme par exemple la maison de santé ? Un seul médecin et un interne, où en est ce projet, comment va-t-il évoluer ?
Quant aux associations et au CCAS… c’est +0% pour leurs subventions, en cette période où l’inflation repart. Le budget du CCAS n’a pas évolué depuis des années, et en ces périodes de crise, les Français les plus modestes ont vu leurs ressources diminuer. Comment croire qu’à St Gratien les besoins dans le domaine social n’aient pas évolué ? Avec la crise, les demandes d’aide alimentaire ont augmenté, en particulier dans les familles avec enfants et chez les jeunes de moins de 25 ans, d’après le Secours catholique-Caritas France dans son rapport annuel sur l’état de la pauvreté, rendu le jour même de la séance du Conseil. Nombre de familles connaissent des pertes de revenus, avec davantage de dépenses suite par exemple à la fermeture des cantines scolaires. « La pandémie a souvent aggravé l’intensité de la pauvreté déjà vécue« , résume le Secours catholique. Pas vrai pour St Gratien ?
Les prévisions pour les charges « à caractère général » sont une baisse de -4,5% : un vœu pieux ? Ou alors à quel prix ? Faut-il baisser les dépenses de fonctionnement des écoles, dont les crédits n’ont pas augmenté depuis…xxx années ? Il y a par contre des économies possibles. Nous suggérons une réflexion sur l’extinction partielle de l’éclairage public. Des villes ont opté pour réduire durée et/ou équiper les réverbères de détecteurs de présence. Un double avantage : moins de pollution lumineuse et des économies non négligeables.
Enfin, un des leitmotivs de l’adjoint aux finances est de contenir les « charges » de personnel. Seulement +0,4% pour 2022 par « optimisation » et évolution contenue de l’effet GVT (évolution des traitements des agents en fonction de leur ancienneté ou de leur avancement de carrière). Mais on parle ici de l’évolution des salaires des agents de la ville. Il y a certes un impact budgétaire mais ce sont des modifications favorables pour les agents, il faut aussi le dire et non pas considérer toujours les dépenses de personnel comme des « charges ».
Enfin, si le dernier emprunt toxique ne représente plus « que » 4,26% de la dette de la ville, il apporte néanmoins un surcoût quasiment à chaque échéance, certes en partie « épongé » par le fond de soutien national. Mais c’est bien le contribuable qui toujours met la main à la poche.
Aucune réponse du maire sur ces différents sujets.
À suivre, les derniers rapports présentés au Conseil








Que lisons-nous sur la belle invitation reçue hier de la mairie ?













En dernière page du « Mag » de Saint Gratien, qui vient d’être distribué, vous pouvez lire la « tribune libre » que nous avons écrite pour notre groupe municipal, « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».
La suite de la séance du Conseil municipal du 18 novembre 2021

Handball : quand notre sénatrice -au style zemmourien- prône un tryptique « Sport-Famille-Patrie ». 
Nous avons donc interpellé le félicité du jour sur ce qu’il pensait des flyers qui invitaient, il y a quelques années, à s’inscrire à la section hand du collège Langevin Wallon, et où était écrit : Interdit aux filles. Réponse du médaillé : « Y avait-il suffisamment d’encadrants ? d’entraîneurs ? De places pour les filles ? C’est pas normal…, mais c’est comme ça partout ailleurs ».



5. Stationnement 
