Conseil municipal à huis clos jeudi 17 décembre 2020 à Saint Gratien, pour cause de couvre-feu et consignes sanitaires. Tou.tes masqué.es et bien aligné.es, voilà à quoi ressemble désormais l’assemblée communale. Pas si facile dans ces conditions de débattre entre élu.es. La séance a pourtant duré plus de trois heures, car l’ordre du jour était chargé avec 23 points à examiner, dont le vote du budget 2021. Voici notre compte-rendu, en plusieurs épisodes sur les sujets les plus marquants.
Le maire fait état en début de séance de la motion que nous avons conjointement déposée avec un autre groupe minoritaire. Notre suggestion : que la ville fournisse des masques aux élèves des écoles élémentaires.
Hélas ! ce n’est pas pour proposer notre motion au vote du Conseil comme nous le demandions, mais pour y répondre comme s’il s’agissait d’une question orale à expédier sans nous laisser la possibilité de nous exprimer après lui.
Il est inutile selon le maire de fournir des masques aux écolier.ères de Saint Gratien. En effet, l’Éducation nationale dont c’est la compétence, aurait déjà doté les chefs d’établissements (sic) de masques pour les fournir aux enfants qui n’en auraient pas. D’autre part, il rappelle que tous les accueils périscolaires sont pourvus de boîtes de masques jetables, plus adaptés d’après lui aux enfants, et qu’on sait lavables depuis peu. En cas de nécessité, les directeurs savent qu’ils peuvent en demander à la ville. Il s’en prend ensuite au groupe « Vivons Saint Gratien » qu’il accuse d’avoir réalisé « un coup politique » en distribuant des masques dans les écoles. Il ne laissera pas Emmanuel Mikaël, responsable de ce groupe, s’expliquer sur le sujet et ne nous accordera pas plus la parole.
Que penser de cette « réponse » du maire ?
Le dépôt d’une motion avait pour but de provoquer un débat sur cette question de distribution de masques aux enfants des écoles élémentaires (qui par ailleurs ne sont pas dirigées par des « chefs d’établissements », mais par des directeurs et directrices). Le maire évacue cette possibilité en nous répondant directement sans vote du Conseil : nous regrettons qu’une nouvelle fois les échanges soient impossibles dans notre assemblée.
Sur le fond de la réponse, plusieurs éléments.
Évacuons d’abord les structures périscolaires qui n’étaient pas concernées par notre proposition, nous ne visions que les écoles.
Bien sûr, c’est l’Éducation nationale qui devrait fournir en nombre des masques pour les élèves. Ce n’est évidemment pas le cas, elle peine déjà tant à en équiper ses personnels ! Signataires d’une pétition demandant la gratuité des masques, et donc leur prise en charge par l’État, nous sommes convaincu.es qu’il s’agit là de la responsabilité de l’Éducation nationale. Rien n’empêche la ville de se retourner vers l’État pour lui rappeler son rôle.
En attendant, l’urgence est de soutenir les familles, qui, comme nous le soulignions dans notre texte, subissent les effets de la crise de la Covid et sur le budget desquelles pèse parfois lourdement le coût des masques des enfants. Au printemps dernier, la ville avait d’ailleurs bien fourni deux masques par foyer gratiennois. L’État lui a, depuis, remboursé une partie du coût.
Quant à fournir des masques « au cas par cas », cela suppose que les familles en difficulté sachent que cette aide est possible et se fassent connaître auprès de la ville, via l’école. Il faudrait ensuite constituer un dossier, et déterminer selon quels critères les masques pourraient être attribués…
L’initiative que nous proposions relève d’une toute autre démarche : c’est un geste « solidaire » envers tous ! De la même façon par exemple que la ville organise une distribution de chocolats aux personnes au-delà de 60 ans… c’est un signal de solidarité envers une catégorie de la population, sans conditions de ressources et sans que certains aient besoin de le solliciter, et de se justifier pour le recevoir.
En ces temps difficiles, financièrement et moralement, une attention de la ville en direction des familles et des enfants aurait été bienvenue. Le tout pour un coût très modeste pour le budget de la ville, rappelons-le, et ce d’autant plus que la ville a moins dépensé en direction des écoles en 2020, suite par exemple à des projets scolaires non réalisés, et donc des subventions municipales non versées.
À suivre…
Pour mémoire, ci-dessous le texte de la motion sur la fourniture de masques aux élèves.
Les élèves des écoles élémentaires doivent porter le masque à partir de 6 ans durant leur journée d’école depuis le retour des vacances d’automne.
Il est recommandé de changer de masque toutes les quatre heures. Deux masques par jour par enfant au minimum sont donc nécessaires, sachant que certains enfants peuvent être présents dans les locaux scolaires durant beaucoup plus longtemps que les seules heures de classe. De plus, le premier ministre a déclaré le 14 décembre le maintien des gestes barrières jusqu’à l’été 2021.
Cette obligation représente une charge financière pour les familles, sachant que nombre d’entre elles connaissent des difficultés économiques supplémentaires dues à la crise sanitaire : diminution de revenus, perte d’emploi… Pour certaines, déjà avant cette période, les fins de mois étaient très difficiles.
Nous proposons donc que la ville de Saint-Gratien, comme d’autres communes avoisinantes et beaucoup de collectivités en France, fasse un geste de solidarité envers les écolier.ères des écoles élémentaires, en fournissant à chacun.e des masques.
Nous évaluons la dépense à moins de 5 000€. C’est un coût qui reste modique.
– Les dépenses en matière d’interventions sociales et santé ne représentent que 3,7% des dépenses de fonctionnement de la ville.
– Nous rappelons que la ville a connu de moindres dépenses pour les écoles en 2020 : annulation de projets des classes de CM2 notamment, à hauteur de 20 000€.
– Un effort collectif de nos élus indemnisés peut aussi être réalisé pour le financement de ces masques : la minoration de 15% des indemnités de décembre suffirait à financer la dotation en masques des enfants de notre ville.
Nos concitoyens seraient sensibles à un tel geste en cette période si singulière.
Nos deux groupes « Vivons Saint Gratien » et « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », souhaitent que cette motion soit soumise au vote du Conseil municipal.
Commençons par la fin : les réponses du maire à nos questions orales. Limitées à cinq par groupe, elles doivent déposées par écrit 48h en amont de la séance. Un regret : cela pourrait être l’occasion d’un vrai débat sur des sujets d’actualité qui touchent les Gratiennois.es, si nous pouvions intervenir après le maire, ou présenter nous-mêmes nos questions. Ce n’est malheureusement pas le cas et donc l’intérêt de l’exercice est réduit. Voici les thèmes sur lesquels nous avons interrogé le maire, et les réponses qu’il nous a apportées.
Réponse du maire : nous avons tout faux ! Il n’y aucun problème, toutes les initiatives sont annoncées. Il est vrai que la cérémonie du 11 novembre a été annulée et que les groupes du Conseil pouvaient déposer une gerbe à leur guise. Le site Internet de la ville est sécurisé et continue d’afficher des publications mais il est vieillissant et un nouveau site sera bientôt opérationnel au premier trimestre 2021. Les Gratiennois.es ont été sollicité.es à travers les groupes de quartier et un questionnaire à compléter. Pas de sujet donc à part une polémique politique inutile !
Réponse du maire : la ville s’est adressée au syndicat Émeraude pour faire le point sur le sujet avec le bailleur et essaie de trouver une solution si les locaux le permettent.
Bien que ce parking soit privé, la ville peut-elle intervenir pour y faire installer des arceaux à vélos ?
En novembre déjà, nous avions soumis cette idée à l’assemblée municipale au nom de « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». De son côté, le groupe « Vivons Saint Gratien » avait interrogé la ville sur cette possibilité.
La réponse du maire très bientôt sur ce blog, le public n’étant malheureusement pas admis au Conseil, selon les consignes préfectorales. Nous demandons que la ville, comme de nombreuses communes le font dans le Val d’Oise, diffuse les séances du Conseil en ligne, pour permettre aux citoyen.nes de suivre le travail de leurs élu.es.
Les élèves des écoles élémentaires doivent porter le masque à partir de 6 ans durant leur journée d’école depuis le retour des vacances d’automne.
Nous évaluons la dépense à moins de 5 000€. C’est un coût qui reste modique.
Communication de la ville
Poubelles en centre-ville


Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…
Depuis le re confinement, nous n’avons pas eu d’information sur le 
Réponse du maire : La ville respecte l’ensemble des procédures comprises dans le protocole de l’éducation nationale sur les fréquences d’entretien. Le nettoyage des sols est réalisé au minimum une fois par jour. Un nettoyage désinfectant des surfaces les plus fréquemment touchées est réalisé plusieurs fois par jour. Une coordination entre les directeurs d’écoles et le service périscolaire a été faite, afin d’assurer une cohérence entre l’organisation du temps de restauration et le temps scolaire. Les tables de la restauration sont nettoyées après chaque service et l’aération des locaux est assurée. Concernant la pérennisation des groupes de travail Covid, cela n’avait plus d’intérêt, ils seront réunis à nouveau si cela s’avère nécessaire. Pour la Sogérès, nous verrons en 2021 les procédures à mettre en place pour ce nouvel appel d’offres. Enfin la taille du chèvre-feuille a été prise en charge par la ville et un courrier va être adressé à la copropriété. 
Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé.
Des villes voisines (Montmorency, Sannois…) ont mis en place une plate-forme regroupant les coordonnées des commerçants de la ville touchés par le confinement qui souhaitent continuer à travailler en «click and collect» et/ou par livraison.
5. Poubelles en centre ville
-Obligation de création de places supplémentaires de stationnement en cas de division de parcelles. On voit que la ville est peu à peu engorgée par la circulation et surtout par le stationnement dans tous les quartiers. C’est le sujet principal des réunions de quartier où les Gratiennois.es se plaignent des nuisances dues au stationnement. Que faire ? Se contenter de mesurettes qui n’auront qu’un effet limité ? Ou prendre une orientation plus ambitieuse que de simplement gérer l’existant sans voir que le modèle de ville a besoin d’évoluer ? Pourquoi les procédures de PLU ne prennent-elle jamais en compte les déplacements alternatifs, vélo, marche…? À tel point que la ville oublie même d’y inclure des dispositions réglementaires du PDUIF (plan de déplacement urbain d’Île-de-France). Le préfet en 2018 avait dû rappeler cette obligation. 
Or la rue de Verdun est un axe essentiel en matière de circulation cyclable puisqu’elle dessert la gare et est potentiellement reliable à la ligne E du « RER V ». Le RER vélo est un projet soutenu par la Région Île-de-France, qui s’est engagée à le financer à hauteur de 300M€. Sans surprise, le maire argue de l’étroitesse de la rue pour refuser tout aménagement à destination des cyclistes. À Saint Gratien, il semblerait que les rues sont plus étroites que partout ailleurs..
Le Conseil examine ensuite une décision budgétaire modificative. Nous redemandons à connaître la liste des commerces détenus par la ville et la Saiem, et les exonérations dont ils ont, à juste titre, bénéficié lors de la crise sanitaire.
Nous questionnons sur le coût pour la ville des activités d’été, puisqu’il y a une subvention complémentaire de 
À suivre : les différents rapports relatifs à l’urbanisme, modification du PLU et requalification de la rue de Verdun.
Le débat sur les orientations budgétaires est une bonne occasion de monter que parfois dénommés « groupes d’opposition », nous sommes aussi force de « proposition ». 
Enfin, nous reprocher d’arriver sans avoir suffisamment travaillé nos dossiers est particulièrement malvenu. Nous assistons à toutes les réunions, nous préparons sérieusement nos interventions, nous étudions tous les documents qui nous sont adressés, alors même qu’ils nous arrivent de plus en plus tardivement. Nous sommes présents en ville pour écouter les Gratiennois.es et échanger avec elles et eux. Que pourrions-nous faire de plus ? Souhaiter que le maire soit aussi rigoureux et exigeant avec ses propres conseiller.ères, peut-être…
Maison de santé à St Gratien : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?



Proposer des locaux ne suffit pas à attirer des praticiens dans les quartiers.