Conseil municipal de novembre 2021

Le Conseil municipal de Saint Gratien aura lieu le jeudi 18 novembre 2021 à 20h30.

Ce sera une séance importante, puisque les élu.e.s débattront des orientations budgétaires, avant le vote du budget en décembre.

Un nouveau règlement intérieur, qui régit les droits et devoirs des différents groupes du Conseil sera également voté. Quelle surprise ! Nous contestions ce règlement depuis 2014, date à laquelle nous avions déposé un recours au Tribunal administratif contre le carcan démocratique qui nous était imposé par la majorité. Il encadre de façon exagérée notre expression, tant durant les séances que dans nos tribunes dites « libres », mais excessivement réduites. Affaire à suivre, on y revient très prochainement.

Les séances du Conseil municipal se déroulent à nouveau en salle des mariages de la mairie, et en présence du public. On vous y attend ! 

Un étal solidaire

Joli succès de la vente solidaire de fruits et légumes du samedi 6 novembre aux Raguenets ! L’occasion aussi de bons échanges avec les habitant.e.s et d’une animation sympathique du centre commercial du quartier.

Tous nos produits, en provenance d’agriculteurs du Val d’Oise, ont été vendus entre 10 heures et midi. Pommes de terre, carottes et poireaux… frais emballés et pesés, ont vite disparu de notre petit étal solidaire éphémère ! Ce sont des marchandises de qualité, vendues à prix coûtant (aucun bénéfice pour les organisateurs), cultivés à quelques kilomètres dans des exploitations pratiquant une agriculture raisonnée.  

S’alimenter sainement, en circuit court, à des prix raisonnables permettant aux producteurs de vivre de leur travail, c’est possible !

Dommage que le maire ait cherché à empêcher cette action citoyenne, en envoyant la police municipale ! Nous avions pourtant demandé une autorisation par écrit, quinze jours avant l’événement, comme pour les trois précédentes éditions en 2017, 2018 et 2019. Ces ventes se déroulent d’ailleurs dans bien d’autres villes, notamment à l’initiative du PCF, sans que cela ne pose problème.

Mais cette regrettable attitude locale ne saurait nous décourager !

Rendez-vous dans les prochains mois pour une nouvelle initiative solidaire !

Et à suivre ici très bientôt, de nouvelles photos !

10 ans d’attente

150 élus d’Île-de-France se mobilisent contre la crise du logement. Ils appellent à un rassemblement le 10 novembre devant le ministère du logement. (Info « Actu.fr »)

70% des Francilien.nes sont éligibles au logement social. En Île-de-France, il faut en moyenne 10 ans pour obtenir un logement social. Une vraie crise du logement, avec des milliers de mal-logés, et de sans logement. 

Ils dénoncent une « situation catastrophique ». Jeudi 21 octobre, des élus issus du Front de Gauche de la Métropole du Grand Paris (MGP) se sont réunis pour alerter sur la crise du logement qui touche la région et proposer des solutions.

Il faut en moyenne 10 ans pour obtenir un logement social au sein de la métropole du Grand Paris. « Ce sont 743 000 familles qui ont renouvelé leur demande de logement au 31 décembre 2020 pour 60 000 logements attribués », interpelle Patrick Jarry, maire de Nanterre lors de la conférence de presse des élus Front de Gauche de la MGP  avant de rappeler qu’en 2010, « seulement » 400 000 demandes de logements sociaux avaient été faites.

Face à ce constat amer, plus de 150 élus de gauche lancent un appel et exigent une obligation de 30% de logements sociaux et l’encadrement des loyers dans tout le Grand Paris.

« Maires et élu.e.s municipaux.les dans la Métropole du Grand Paris nous alertons sur l’aggravation prévisible de cette crise du logement si des mesures correctives ne sont pas prises », détaille l’appel qui a vocation à toucher au-delà des élus de gauche. 

« Le nombre de demandeurs de logements sociaux atteint des records tout comme celui des mal-logés. Nous avons besoin de solutions rapides et concrètes », martèlent les élus qui appellent à un rassemblement devant le ministère du logement le mercredi 10 novembre 2021 à 18 heures, en lien avec les organisations de locataires et des bailleurs. 

Dix mesures concrètes exigées

Les 150 signataires de l’appel exigent notamment face à cette crise, l’obligation de construction d’un minimum de 30% de logements sociaux dans toutes les nouvelles opérations immobilières,  l’encadrement des loyers du privé « pour freiner la flambée des prix des loyers qui précarise et exclut une partie de la population »,  le relèvement des plafonds d’accès au logement social, la réquisition des bureaux et logements vides ou encore l’augmentation des taxes sur les logements vacants et sur les résidences secondaires en zone dense. 

Un dispositif officiel pourrait prochainement  encadrer la construction de logements sociaux dans les villes qui comptent déjà 40% de HLM, afin de « diversifier l’offre de logements » et de « réintroduire de la mixité sociale » et de ne pas créer de ghettos.

Cette proposition sera débattue à l’assemblée début décembre. 42 villes seraient concernées. Valérie Pécresse propose encore plus : un dispositif « anti-ghetto » pour les 95 villes au-dessus de 30% de logement social.  

Irresponsable pour Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, qui déclare au « Parisien« : «  ils sont complètement dingues. La pénurie de logement social est le plus grave problème que connaît l’IDF et eux ne pensent qu’à une chose : limiter leur construction. Il y a des personnes qui souffrent, soit parce qu’elles sont trop nombreuses dans un appartement ou parce qu’elles divorcent et doivent cohabiter par manque de solution d’habitation. Il y a des hausses de prix de loyers dans le privé parce qu’il n’y a pas assez de logements sociaux. Ce qu’il faut, c’est pousser les villes qui n’en construisent pas assez à en faire ! 70% de la population de la région est éligible au logement social. S’ils limitent à 40% de HLM, ça veut dire qu’il y aura toujours une différence entre le nombre de personnes  qui peuvent y avoir accès et l’offre. Donc ces gens organisent la pénurie, c’est irresponsable. Quand on parle de mixité, c’est quoi le problème ? Derrière cette notion, c’est l’idée que le logement social est synonyme de problèmes sociaux. Est-ce que les 70% des habitants de la région qui peuvent y prétendre sont des gens qui amènent des problèmes sociaux ? Ce sont des infirmières, des étudiants, des employés de préfecture… On m’empêche de répondre aux besoins de la population  et en même temps les villes carencées ne construisent rien.. »    

Au lieu de vouloir stopper la construction de HLM dans les villes qui en comptent déjà plus de 40%, l’urgence est de construire dans les villes qui ne respectent pas la loi SRU. Le problème n’est pas Sarcelles ou Villiers-le-Bel, mais Enghien et ses… 10% de logement social !

À Saint Gratien, qui compte 32% de logement social (un chiffre d’ailleurs curieusement immuable alors que des constructions de standing ont fleuri un peu partout depuis ces dernières années…), il importe pour assurer une véritable mixité sociale que des logements sociaux soient intégrés à tout nouveau programme immobilier. Nous le réclamons à chaque fois, et encore dernièrement lors de la modification du PLU qui intègre l’opération immobilière du boulevard Pasteur.

Quelques chiffres pour l’Île-de-France

70% des habitants sont éligibles au logement social. 90 communes concentrent 66% du logement social, sur 1300 communes franciliennes. 736 000 demandes de logement sont en attente chaque année. Il faut 10 ans pour obtenir un logement social.

 

Vente solidaire

Pour la quatrième fois, nous organisons à Saint Gratien une vente solidaire de fruits et légumes.

Nous ne nous transformons pas en commerçants !

Il s’agit là d’une initiative citoyenne, politique, visant à démontrer concrètement que nous pouvons bénéficier d’une alimentation saine, locale, à des prix abordables, tout en rémunérant correctement les producteurs. Nous vendrons donc à prix coûtant pommes de terre, carottes, poireaux, pommes.. cultivés par un maraîcher et un arboriculteur du Val d’Oise, pratiquant une agriculture raisonnée.

Cette année, l’initiative est organisée conjointement par les communistes de Saint Gratien, les amis du Front de Gauche, Générations.s du Val d’Oise, et l’association « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

Rendez-vous samedi 6 novembre 2021, à partir de 10 heures, au centre commercial des Raguenets.

Fin de conflit chez Transdev

Rencontre ce matin avec des salarié.e.s du dépôt de Saint Gratien des bus Transdev, dans le but de leur apporter soutien et solidarité concrète.

Le conflit, qui durait depuis le 6 septembre, vient de se terminer hier soir après signature d’un accord avec la direction.

Ce fut une action longue et difficile, qui laisse les chauffeurs un peu amers, avec des feuilles de paie de 500€ suite aux jours de grève. Ils et elles ont certes obtenu des avancées, augmentations de salaires et prime de 5€ pour ceux et celles qui accepteront les nouvelles organisations de travail, aux pauses réduites. Ils et elles dénoncent leurs trop longues journées de 8 heures de conduite, les pauses trop courtes, le manque de toilettes, notamment pour les femmes, la fatigue, le mal de dos…. « Un jour j’ai failli démarrer en voyant le piéton vert… il était 16 heures et j’avais embauché à 8 heures du matin… » Les conditions de travail des chauffeurs de bus sont les conditions de transport des usagers !

Ils et elles mettent en cause Valérie Pécresse, qui permet à IDF-Mobilités de passer des appels d’offres où les clauses sociales n’entrent que pour 10%, et aussi leur entreprise qui soumissionne pour 30% moins cher que le contrat précédent… « Sur quoi vont-ils économiser ? Sur le carburant ? Non. Sur le matériel roulant ? Non plus. Donc c’est sur le personnel que vont se réaliser les coupes ! »

Quant au maire de Saint Gratien, plusieurs fois sollicité par courrier des syndicats, il n’a jamais daigné répondre..  

Nous restons en contact avec ces salarié.e.s  pour les aider très concrètement dans les semaines à venir. 

Conseil municipal de septembre (4)

Suite et fin des débats au Conseil municipal du 30 septembre 2021 à Saint Gratien, avec les réponses aux questions orales posées par les différents groupes.

Le maire répond en fin de séance aux questions orales. « Répond » n’est certainement pas le terme adapté, tellement l’exercice est expédié. Pas de débat, nous ne pouvons intervenir après le maire, qui se contente le plus souvent de réponses schématiques, partielles, moqueuses voire agressives à notre égard. Voire même carrément fausses, comme en avril dernier, lorsque le maire affirmait que nous inventions un arrêté du maire sur la modification des horaires scolaires, arrêté qui selon lui, n’existait pas… alors que ce document était bel et bien affiché en ville. Facile d’affirmer, quand vos adversaires politiques ne peuvent vous contredire car réduits au silence !   

Le maire répond à une question du groupe « Vivons Saint Gratien » sur l’installation de purificateurs d’air et de détecteurs de CO2 dans les écoles. Nous avions posé cette même question au cours du Conseil. Une expérimentation a été menée à l’école Raymond Logeais mais les niveaux recueillis étaient très éloignés des seuils d’alerte. La ville a donc décidé d’étudier l’installation de « capteurs connectés » qui permettent de mesurer le CO2, mais aussi l’humidité, la température, la luminosité, le bruit et mesures de consommation. Affaire à suivre..

Ci-dessous les questions du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », les répliques du maire et nos commentaires.

1 – Journée des associations 2021

Alors que Saint Gratien compte 200 associations, il n’y avait que 58 stands (avec un grand absent : le club de foot de la ville) lors de la journée des associations le 4 septembre 2021, stands accordés selon des critères que nous ne connaissons pas. Seules 18 associations étaient présentes à la réception organisée par la ville et ce peu de succès interroge.

Pourquoi ne pas inviter de nouvelles associations lors des prochaines éditions de la J.A (notamment celles qui promeuvent des actions dans le domaine du développement durable…) et ainsi assurer une rotation des associations présentes et une offre plus riche aux habitants, reflétant davantage la diversité de la vie associative locale ?

Réponse du maire : selon lui, la journée des associations a été une vraie réussite. Public présent et satisfait. L’Entente Sannois-St Gratien était présente à Sannois.  

Nos commentaires : tout va bien, madame la marquise…

2 – Rentrée scolaire

Dans son courrier à l’inspectrice de l’Éducation nationale, suite à l’annonce dans l’après-midi du 1er septembre 2021 d’une fermeture d’une classe à Jean Jaurès, le maire souligne le manque d’AESH accompagnant les élèves en situation de handicap dans cette école. Ces difficultés sont malheureusement répandues dans toutes nos écoles, et les insuffisances de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées) sont connues.

Comment le maire, conseiller départemental, a-t-il agi depuis son élection au Conseil départemental, pour qu’évolue cette situation gravement préjudiciable aux élèves, à leurs parents, et au bon fonctionnement des établissements scolaires ?

Réponse du maire : le maire rappelle le rôle essentiel des AESH auprès des enfants. Ils sont recrutés et affectés par l’Éducation nationale. Le maire nous invite donc à intervenir auprès de l’Éducation nationale pour que davantage d’AESH soient recrutés, comme il dit le faire lui-même.

Nos commentaires : nous savons parfaitement que les AESH sont du ressort de l’Éducation nationale. Mais nous ignorons toujours quelles ont pu être les actions du conseiller départemental et maire J. Bachard pour que les élèves en situation de handicap soient correctement accompagnés…

3 – Travaux de la salle d’armes en vue des Jeux Olympiques 2024

Quelle solution la ville envisage-t-elle pour que les utilisateurs de la salle d’armes (club, scolaires…) puissent continuer la pratique de l’escrime pendant les travaux de la salle d’armes prévus pour durer jusqu’en janvier 2023 ? À ce jour, ni le maître d’armes ni les responsable des écoles, utilisatrices de la salle pour les scolaires, ne le savent.

Réponse du maire : des solutions sont à l’étude et seront partagées d’ici la fin de l’année. Les options possibles sont la relocalisation sur d’autres sites avec des installations modulables et s’orienter vers des partenariats avec des structures extérieures à la ville. Le club et le maître d’armes sont associés à toutes les réunions qui sont organisées avec l’adjoint aux sports, sur la réhabilitation de la salle. Toutes les décisions seront partagées avec eux.

Nos commentaires : nous n’en saurons pas plus sur ces solutions possibles… il nous reste à espérer que les utilisateurs de la salle soient bien consultés et associés en amont des décisions.

4 – Patrimoine culturel local

Si la Princesse Mathilde est une personnalité importante de notre ville, il existe d’autres sujets historiques et culturels locaux qui méritent qu’on s’y intéresse.

Tout récemment, la presse locale a relaté l’urgence de la mise à l’abri et restauration de la statue d’Andromède du sculpteur Jules Franceschi.

Le jeune résistant gratiennois Hébert est dénommé « Maxime » sur la plaque de la rue qui porte son nom mais « Lucien » sur sa stèle funéraire. Une confusion à réparer.

Les personnalités locales ayant pris part à la résistance telles que Suzanne Barroul, Georges Didou… pourraient être davantage reconnues si les plaques de rues qui portent leur nom signalaient leurs faits d’armes.

De même, une plaque commémorative au lycée Gustave Monod, rend hommage à la résistante Lucie Aubrac puisqu’elle y enseigna de longues années après-guerre. Cet établissement est situé en partie sur Saint Gratien, où pourtant Lucie Aubrac n’est jamais honorée.

La ville, et notamment son adjointe à la culture, ne pourrait-elle pas accorder davantage d’importance à son patrimoine culturel local, riche mais sous-estimé, afin de mieux le mettre en valeur et le faire connaître de nos concitoyens ?

Réponse du maire : la ville fait beaucoup pour la culture, regardez le « Mag » et vous verrez que cet été, nous avons fait vivre la culture dans nos quartiers. Regardez également ce qui est fait en termes d’expositions, la salle Villeglé, la collection « Inventaires » qui accueille chaque année un artiste pour poser son regard sur la ville et son patrimoine. Les journées du patrimoine montrent chaque année que la ville dispose d’un patrimoine très riche et sait le partager. Cette année, nous avons mis en place un petit train qui a conduit l’ensemble des participants sur les quartiers  de la ville, Marais, Raguenets, parc urbain, avec des points signalés sur tout le parcours, fresques de l’école Jean Jaurès, de Jacques Villeglé, fronton de la mairie et même de sites archéologiques gallo-romains révélés lors du creusement du BIP, les séquoias de l’avenue Simon Hayem, la propriété Barrachin et les fresques de la salle des mariages. L’adjointe à la culture peut être fière du travail accompli dans son domaine.

Nos commentaires : un peu d’autosatisfaction ne nuit pas, nous savons que la ville mène des actions dans le domaine culturel (et heureusement) mais nous n’avons aucune réponse sur les points précis que nous évoquions dans notre question.

5 – Pollution 

La pollution due aux mégots jetés sur la voie publique reste considérable dans notre ville. Nous en avons à nouveau, comme en 2020, collecté des quantités très importantes dans le centre-ville le 18 septembre 2021. Des solutions existent pour enrayer ce phénomène, ramasser et recycler ce déchet qui est source de pollution majeure : campagne d’information et de sensibilisation des citoyens, action en commun avec les commerçants sur le jet de mégots sur leur pas de porte, installation de cendriers sur la voie publique, rappel de la contravention de 68€… Des villes ont également enclenché des actions de recyclage en partenariat avec des entreprises spécialisées. Le maire nous affirmait en septembre 2020 envisager un travail sur le recyclage des mégots avec une entreprise gratiennoise, sans que sachions qui est cette entreprise, ni où elle est localisée. Si elle se trouve à Gennevilliers, il ne s’agirait que d’une entreprise de collecte des mégots, et non de leur recyclage.

Où en est la ville sur ce dossier ?

Pour info, la ville pourrait démarcher la société MéGO! 

« MéGO! est un service de tri et de recyclage matière de mégots de cigarettes (filtres usagés), solution unique en France.

Réponse du maire : la ville a sollicité un devis à une société en lien avec la structure bretonne MéGO, et la ville a été parallèlement approchée par une Gratiennoise qui souhaitait développer un projet analogue, ayant une expérience solide dans les filières de retraitement des déchets. La ville souhaite privilégier une solution locale. Après plusieurs semaines d’échanges, il est apparu que la solution  n’était pas pleinement satisfaisante. La ville a sollicité le syndicat Émeraude pour savoir s’il allait se saisir du problème. Sa réponse est que les mégots relevant de la propreté urbaine, sont hors champ des compétences du syndicat. Il existe un nouvel acteur francilien, qui s’appelle « TchaoMegot », récemment labellisé. C’est donc une alternative locale sérieuse et apparemment plus concurrentielle. Un contact est prévu avec « TchaoMegot » courant octobre pour dimensionner un projet de collecte et de retraitement des mégots sur le territoire de Saint Gratien. 

Nos commentaires : comme quoi, notre action menée depuis 2020 porte quelques fruits. L’an dernier, le maire nous avait répondu de façon très rapide sans vraiment laisser penser que le sujet était considéré comme important. Cette année, les choses semblent avancer quelque peu. Avec un bémol : comme d’habitude, il n’y a aucune concertation ni même information sur l’avancement de ce projet, notamment en commission de développement durable. D’autre part, le volet « sensibilisation, pédagogie, travail avec les commerçants » pour éviter au maximum que les mégots ne soient jetés au sol, est oublié. Pourtant, avant même qu’un projet de retraitement voie le jour, il serait déjà important de voir moins de mégots dans les plates-bandes, les grilles d’arbres… là où la souffleuse de l’entretien de la voirie les a expédiés. On nous suggère aussi de déterminer des espaces « interdits aux fumeurs » dans l’espace public, comme par exemple devant les écoles. Pourquoi pas ? 

Un crime d’État

Hommage ce dimanche, aux victimes du massacre de masse du 17 octobre 1961.

Nous étions ce matin sur le pont de Bezons, d’où était parti, il y a 60 ans, un cortège de manifestants algériens en provenance du bidonville de Nanterre.

Aujourd’hui, des citoyens, des militants associatifs, syndicaux et politiques, des élus, de Bezons et au-delà, ont salué leur mémoire : dépôts de gerbes, prises de parole, fleurs et bouquets jetés dans la Seine, là même où furent repêchés dans le fleuve plusieurs corps de « Français musulmans d’Algérie », comme on les qualifiait alors, assassinés par la police.

Le 17 octobre 1961 eut lieu une répression sanglante dont le bilan, longtemps nié, est aujourd’hui estimé à des dizaines et dizaines de morts. Selon certains historiens, il s’agit de la répression d’État « la plus violente qu’ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l’histoire contemporaine ».

Les manifestants, pacifiques et non armés, protestaient contre le couvre-feu discriminatoire dont ils étaient l’objet depuis le 5 octobre.

 

Dans Paris, les violences se poursuivirent à divers endroits. Les forces de l’ordre procédèrent à des rafles gigantesques. « Les véhicules de police ne suffisent plus, on réquisitionne les bus de la RATP qui vont rentrer au dépôt souvent couverts de sang ».

Emmanuel Macron a reconnu hier en déposant une gerbe des « crimes inexcusables pour la République ». Mais il a pointé la seule culpabilité et la responsabilité du préfet de police d’alors. Maurice Papon, ancien haut fonctionnaire de Vichy, qui sera condamné en 1998 pour crime contre l’humanité pour ses  actions durant l’occupation nazie, a certes joué un rôle central dans le massacre. Pour autant il est loin d’être le seul responsable. Il n’a pas pu agir sans l’aval de ses supérieurs hiérarchiques, le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre de l’époque, Michel Debré. D’ailleurs Maurice Papon est resté en poste après le 17 octobre et la tragédie a été occultée pendant des dizaines d’années.

Aujourd’hui il importe de reconnaître toutes les responsabilités et de nommer le 17 octobre 1961pour ce qu’il a réellement été : un crime d’État.  L’ouverture des archives est également indispensable pour que toute la lumière soit faite sur les événements tragiques de 1961.

60 ans plus tard, n’est-il pas temps ?  

Images du rassemblement au pont de Bezons. Une cérémonie avait également lieu au pont d’Argenteuil ce matin.

17 octobre 1961

Il y a 60 ans, le 17 octobre 1961, un massacre avait lieu en plein Paris.
Des centaines de manifestants algériens pacifiques étaient matraqués, piétinés, battus à mort, tués par balle ou jetés à la Seine par la police française aux ordres de Maurice Papon.
Il est grand temps que la France reconnaisse ce crime d’État.
Hommage demain dimanche 17 octobre au pont de Bezons à 11h.
Images et témoignages

Samuel

Hommage au professeur Samuel Paty ce 15 octobre 2021, un an après son assassinat par un terroriste islamiste. Nous exprimons toute notre émotion à sa famille, ses ami.es, ses collègues et ses élèves. 

Une cérémonie d’hommage a eu lieu ce vendredi au lycée Gustave Monod d’Enghien les Bains, où la salle polyvalente porte dorénavant le nom de Samuel Paty. Discours de M.Bonneville, proviseur du lycée,  et de Nathalie Elimas, secrétaire d’État à l’enseignement,  sur la laïcité et au-delà, sur les valeurs de la République et le respect d’autrui.

Auparavant avait été organisée une réunion regroupant direction, enseignants, élèves en présence de représentants de la Dasen 95.

Le rôle de Samuel Paty, comme de tout professeur, était d’accompagner chaque élève vers les progrès de la connaissance et de la conscience en confrontant les faits, les opinions, les analyses. C’est dans l’exercice même de cette mission essentielle qu’il a été assassiné.

Aujourd’hui, un an après, qu’y a-t-il de changé dans nos écoles ? Plutôt qu’une communication, parfois bien ambiguë, sur la laïcité, c’est d’un investissement majeur dans le service public dont nous avons besoin, pour défendre et faire vivre les valeurs d’une République laïque et sociale.

 

« La liberté commence là où l’ignorance finit« , disait Victor Hugo. Donnons à l’école les moyens d’en finir avec l’ignorance.

Photos S.B.

Conseil municipal de septembre (3)

Suite des débats au Conseil municipal du 30 septembre 2021 à Saint Gratien

Le Conseil approuve la modification du plan local d’urbanisme. Une concertation s’est déroulée en juin/juillet 2021 et portait notamment sur une opération d’aménagement boulevard Pasteur. Peu de gens se sont déplacés : période de vacances, publicité réduite. Dans d’autres villes, cela fait l’objet de réunions publiques, de visites urbaines… Rien de tel à Saint Gratien où le maire nous affirme que les modifications du PLU sont anodines. Et pourtant ! Nous nous sommes exprimés ici même sur les questions d’urbanisme : https://isabellevolat.fr/2021/07/19/plu-la-ville-de-demain/.

En ce qui concerne l’opération qui se bâtira boulevard Pasteur, nous remarquons qu’elle ne comporte aucun logement social. Or, bien que dans notre ville il y ait davantage de logements sociaux que la loi ne l’exige (et ce n‘est pas grâce à madame Eustache..), si on veut aboutir à une réelle mixité sociale, chaque nouvelle construction doit comporter une part de logements sociaux.     

Le Conseil vote le transfert de la compétence d’installation de bornes pour véhicules électriques au Syndicat Intercommunal SIGEIF, dans le but de « développer l’offre en matière d’accès aux bornes de recharges pour les véhicules électriques ». Il est grand temps ! Nous avons depuis longtemps dénoncé la faiblesse de l’offre : en dehors de la borne personnelle du maire à la mairie, seulement cinq bornes sont implantées au parking payant du Forum. Nous demandons des informations sur les futurs emplacements envisagés, une question complexe au vu des difficultés de stationnement qui se posent dans tous les quartiers de la ville. L’installation sera progressive, avec des emplacements pour recharge rapide en centre-ville, et de recharge lente aux Marais et Raguenets. Quant aux bornes pour recharger les vélos électriques, « on verra si c’est possible » selon le maire. Ça l’est… cela existe déjà dans d’autres villes, encore faut-il la volonté de développer les transports alternatifs.       

Le rapport suivant concerne le contrat « Eau, Trame Verte et Bleue, Climat ». Il s’agit d’un «programme d’actions pour la préservation des ressources en eau, la biodiversité et l’adaptation au changement climatique ». On ne peut qu’être favorable à ces grandes orientations, ce qui n’empêche pas de s’interroger sur certains points. La ville envisage un jardin pédagogique avec le collège Jean Zay, et la création d’une « micro forêt urbaine » à proximité de la cour du collège, avec diverses actions pédagogiques, le tout subventionnable à 70%.

Nos questions

Ne serait-il pas temps d’actualiser l’agenda 21 de la ville, adopté en 2011 ?

Quid de l’absence de réseau séparatif à Saint Gratien, ce qui fait que eaux usées et eaux pluviales finissent mélangées dans les usines de traitement ?

« Lutter contre les îlots de chaleur » est difficile  quand on a bétonné la ville pendant 30 ans. Oui à des espaces verts ! Nous avons réclamé -et œuvré pour- la casquette du BIP et le parc urbain quand la ville ne faisait que densifier encore.

Quid des terrains de sport dans ce quartier, qui manquent cruellement après la destruction du city stade par la ville en 2020 ?

Comment les enseignants et leurs élèves ont-ils été associés à ce projet ?

Quid d’un deuxième jardin partagé dans ce quartier, ou des jardins en pied d’immeubles, comme cela existe ailleurs ?

Quid des cours d’écoles, bitumées et vrais ilots de chaleur ?

Nous votons pour ce projet, avec toutes les insuffisances qu’il comporte.

Le Conseil vote ensuite la réalisation d’un guide personnalisé de l’écocitoyen, avec une partie générale traitant des grands thèmes de l’écologie urbaine et une autre présentant les réalisations et les projets de la collectivité en matière de transition écologique et de développement durable. Nous ne voyons pas l’intérêt d’une telle réalisation qui n‘apporte rien de plus aux actions locales en matière de développement durable.

Le Conseil entend le rapport du délégataire sur l’activité 2020 du marché municipal. 21 commerçants sont abonnés. La ville perçoit en 2020 la somme de 42 553.00€ du délégataire, dont le compte d’exploitation est largement déficitaire.   

Comment redynamiser le marché ? Le « marché des terroirs » qui s’est tenu à deux reprises est bienvenu mais présente peu de produits locaux et bio. Pour faciliter la venue de nouveaux commerçants, la ville avait promis l’exonération des droits de place. La buvette du marché devait en bénéficier. Or, le délégataire lui a réclamé 720 € par mois ! Lorsque nous abordons ce point, le maire coupe alors le débat. Fin des échanges sur le marché.   

À suivre : les questions orales