Interpellez votre parlementaire !

Article actualisé en fin de page avec les photos du rassemblement devant l’Assemblée ce 16 avril à midi

Après l’accord trouvé en commission mixte paritaire, le Sénat doit se prononcer dans la matinée de ce jeudi sur le texte final. L’Assemblée l’examinera à 15 heures. Le recours au 49-3n’est pas exclu.

Il nous reste quelques heures avant 16h ce jeudi pour interpeller nos élu-e-s nationaux qui sont convoqués pour le vote de la réforme des retraites.

Voici un court message, à personnaliser si vous le souhaitez (signature, situation personnelle par rapport au seuil des 64 ans, etc.), que vous pouvez envoyer à partir du lien suivant

https://pasdemajorite.fr/

Voici les adresses des six député·e·s « En Marche » ! et des deux sénateur·trice « LR » du Val d’Oise.

à :
emilie.chandler@assemblee-nationale.fr, Dominique.DaSilva@assemblee-nationale.fr, Guillaume.Vuilletet@assemblee-nationale.fr, Naima.Moutchou@assemblee-nationale.fr, estelle.folest@assemblee-nationale.fr, Cecile.Rilhac@assemblee-nationale.fr, j.eustache-brinio@senat.fr‌, a.bazin@senat.fr

Objet : allez-vous voter la réforme des retraites ?

Madame la députée, monsieur le député du Val d’Oise,
Madame la Sénatrice du Val d’Oise, monsieur le sénateur du Val d’Oise

Jeudi 16 mars, vous allez probablement être appelé à voter sur la réforme des retraites. Ce texte unit contre lui l’ensemble des syndicats et 7 Français·es sur 10. Il revient à nous voler deux ans de vie. Pourtant, d’autres solutions de financement existent pour garantir des retraites de haut niveau que le gouvernement a refusé d’examiner.

Depuis 2 mois, une mobilisation sociale d’une ampleur inédite, pacifique et responsable a lieu partout, notamment dans les villes petites et moyennes. Je sais que les pressions du gouvernement sont fortes pour que vous votiez la réforme mais votre rôle de parlementaire est de nous représenter. Je vous demande de respecter votre mandat et de voter contre cette réforme.

Allez-vous voter contre ? Merci d’avance pour votre réponse.

La délégation syndicale est ce midi devant l’Assemblée qui doit voter la réforme des retraites, sauf si le 49.3 est activé. Rassemblement bien encadré par les forces de l’ordre !

L’heure est grave

Première réunion de quartier en ce printemps 2023, sous le préau de l’école Raymond Logeais.

Quelques nouveautés : il n’y a ni chaises (elles finiront par arriver du réfectoire), ni micro (ce qui ne facilite pas les échanges…) mais surtout il y a la présence notoire de l’adjoint aux finances, qui en principe ne se déplace guère pour entendre parler des sujets les plus souvent évoqués dans ces réunions, stationnement et nuisances de voisinage diverses par exemple. L’heure doit être grave.

L’ordre du jour est totalement inédit, lui aussi. Alors que d’habitude les projets et investissements sont présentés, avant le traditionnel exercice de questions au maire, rien de tel ce lundi. Les mauvais esprits diront que les travaux sont réduits à leur plus simple expression et qu’il devient délicat d’en faire l’exposé…

Aujourd’hui, on parlera sécurité et finances communales !

Je passe rapidement sur le bilan de la « marche exploratoire » que réalisent les services de la ville avec les membres du groupe de quartier en amont de la réunion, puisque cette visite ne débouche que sur des constatations extraordinaires, tels que le manque de poubelles ou les massifs à tailler. Mais marche exploratoire, ça impressionne !

La partie « sécurité », c’est simple, et on s’en doutait un peu, consiste essentiellement à une page de publicité pour le dispositif « Voisins Vigilants et Solidaires », qui rappelons-le, est totalement axé sur la vigilance et pas du tout sur la solidarité. Ce qui est plus étonnant, c’est d’entendre le représentant de la police nationale lui-même vanter les mérites de cette plate-forme privée, dont aucune étude n’a constaté l’efficacité ! Car la délinquance et ses variations dépendent de multiples facteurs et il serait bien illusoire d’attribuer une baisse des cambriolages de 20à 30%, comme affirmé ce soir, à la seule mise en réseau de voisins qui se surveillent mutuellement. Étonnant aussi de voir les services municipaux se faire les relais zélés de « VVS » en incitant les habitants présents à rejoindre ce réseau.

On embraye ensuite sur un autre dispositif censé réduire l’insécurité mais dont aucun bilan n’est jamais communiqué non plus : nos très chères caméras ! Le maire nous annonce l’implantation de quelques engins supplémentaires, sans en dévoiler l’emplacement, vous comprenez bien pourquoi, nous dit-il !  (Non. Pense-t-il que nous allons renseigner les voyous, voire en profiter nous-mêmes ? De plus, il faut être aveugle pour ne pas repérer le gros globe perché au bout d’un mât, qui nous surveille !)

Une fois les habitants rassurés sur leur sécurité, on passe à la deuxième partie de la soirée… qui risque d’être beaucoup plus inquiétante ! Les finances de la ville sont au plus mal, on risque l’effet ciseau, c’est-à-dire les dépenses supérieures aux recettes. Évidemment, la ville souffre, comme toutes les autres, de la conjoncture et est soumise aux fortes augmentations des fluides et des denrées alimentaires, à la revalorisation du SMIC, le tout avec des dotations en berne, une taxe d’habitation disparue et pas de bouclier tarifaire : deux millions de dépenses supplémentaires entre 2021 et 2023… Vous voyez la suite ?

Bien que la ville serre notre ceinture, ne recrute plus voire dégraisse, baisse le chauffage et engage quelques travaux de rénovation énergétique… il va falloir se résoudre à augmenter le taux communal de la taxe foncière ! Un secret de polichinelle puisque le vote du budget 2023 en décembre denier avait déjà acté cette hausse. Mais elle va être assez conséquente pour que la majorité municipale ait jugé utile de déminer le terrain avec une présentation « pédagogique »  de la chose.. En effet, si les taux de la ville vont augmenter de + 14%, les bases et autres parts du département, de la région… vont, elles aussi, connaître des hausses importantes.

Au final, la TF 2023 risque d’être assez salée. Mais, nous dit l’adjoint aux finances, par chance, pour les dernier·ères Gratiennois·e·s à être exonéré·e·s de la TH cette année, la hausse sera plus indolore puisque ils/elles gagneront du côté de la TH ce qu’ils/elles perdront du côté de la TF… On reste moyennement convaincus car comment se satisfaire de voir le bénéfice financier de la disparition d’une taxe entièrement avalé par la hausse de l’autre…

Nous reviendrons sur cette question de l’augmentation des taux prochainement, puisqu’elle sera débattue au Conseil municipal d’avril. Saint Gratien est confrontée à une situation délicate comme toutes les collectivités, mais il y a aussi des raisons spécifiques à ses difficultés, notamment une mauvaise gestion de sa dette avec la contraction d’emprunts structurés qui ont handicapé sa capacité d’investissement, et par exemple la rénovation énergétique de ses bâtiments.

J’interroge sur le deuxième versant évoqué par l’adjoint pour équilibrer son budget, à savoir la prévisible et annoncée augmentation des tarifs des prestations périscolaires. Hélas ! Il est à craindre qu’elle soit importante, puisque le maire n’a pas osé donner de chiffre, se contentant de rappeler la hausse de 2022, à savoir +3%… ce qui n’était pas l’objet de ma question.   

La réunion de quartier reprend enfin un cours habituel, avec les traditionnelles doléances sur le manque de places de stationnement. Interrogé sur le développement des infrastructures cyclables, pour que les différents modes de déplacement puissent cohabiter dans notre ville, le maire vante, comme à son habitude, les arceaux à vélos et autres ateliers de réparation. Oui, mais pour rouler en toute sécurité ? On entendra quand même parler de plan vélo au niveau de l’agglomération, et de double sens cyclable qui pourrait voir le jour dans certaines rues… à suivre !

Enfin, est venue sur le tapis la question, ô combien cruciale, de la gestion de l’eau en ces périodes de sécheresse prolongée qui font craindre un été compliqué. La ville pourrait favoriser la récupération de l’eau de pluie dans les quartiers pavillonnaires, voire les copropriétés, en organisant des achats groupés de récupérateurs d’eau de pluie… Une bonne idée, nous dit le maire… Merci à Sabine, notre ancienne  colistière au Conseil municipal, de nous avoir fait échapper au sempiternel sujet des difficultés de stationnement !

En vélo à Saint Grat !

J’ai signé la pétition ci-dessous, à l’initiative de « Saint Gratien à vélo », antenne de l’association «  Mieux se déplacer à bicyclette », et proposée par Josiane Albert.

Ce texte est adressé au maire de Saint Gratien, ville où les déplacements à vélo peinent à trouver leur place, faute d’infrastructures adéquates. Il est largement temps d’aménager les espaces pour que les différents modes de déplacement puissent cohabiter. Nous le réclamons depuis des années ! Le vélo, c’est bon pour l’environnement, la santé, le pouvoir d’achat, le commerce local, le lien social !

C’est à signer ici !  

OUI au développement des infrastructures cyclables à Saint Gratien

Destinataire : Maire de Saint Gratien

Nous, soussignés, sommes conscient.es des bénéfices que la pratique du vélo peut apporter à notre société, nous demandons que des mesures soient prises pour encourager, promouvoir et rendre plus sûre l’utilisation du vélo dans la ville de Saint-Gratien.

Nous reconnaissons les impacts positifs du vélo sur la santé publique, l’environnement et le pouvoir d’achat. Le vélo est un moyen sûr et efficace de se déplacer, qui permet de réduire la pollution, de promouvoir la santé physique et mentale, et de réduire les coûts de transport. Il est bénéfique pour le commerce local.

Par conséquent, nous demandons que des mesures soient prises pour promouvoir et encourager l’utilisation du vélo dans notre communauté, notamment :

  1. Des plans de développement des infrastructures cyclables, y compris des voies cyclables sécurisées et des aires de stationnement pour vélos couverts et de qualité, à proximité des commerces, des lieux culturels, des établissements scolaires et des gares
  2. Des programmes de sensibilisation et de formation pour promouvoir l’utilisation du vélo dans les écoles primaires Des programmes de soutien pour aider les personnes à acheter et à entretenir des vélos.
  3. Des doubles sens cyclables dans les rues à sens unique et à 30 km/h avec les signalétiques correspondantes, doublée d’une large campagne d’information
  4. Des sas vélo, des signalétiques cédez- le- passage, des ronds-points sécurisés…

Facebook : https://www.facebook.com/StGratienaVelo

Adhésion : https://mdb-idf.org/adhesion/

Auteur : Josiane Albert

Pas de cadeau le 8 mars !

Billet d’humeur…

Le 8 mars à Saint Gratien, que se passe-t-il ?

Pas grand-chose…

Poursuivant la tradition de l’époque J. Eustache (dans ce domaine comme dans bien d’autres…), le maire « offre » un cadeau, sur les deniers municipaux, bien évidemment, aux femmes agentes et élues de la collectivité.

Je ne me suis pas précipitée pour aller chercher le présent, et j’ignore donc de quoi il s’agit cette année. Je ne manquerai pas de vous faire partager mon agacement lorsque j’irai vider mon casier en mairie.. En général, j’y trouve un produit de beauté (soupir…) ou un objet artisanal venu de l’étranger, sous prétexte de solidarité internationale avec les femmes du monde.

Un geste assez incompréhensible, car le 8 mars n’est pas une journée où on « offre des cadeaux » aux femmes. Elles réclament des droits et luttent dans cet objectif ! Tout le contraire d’un cadeau, c’est un dû qu’elles veulent ! Le maire est donc complètement à côté de l’histoire.

Le site Facebook de la commune croit mieux faire, ou bien il hésite à rester silencieux en cette date qui prend de plus en plus d’importance au fil des ans. Alors il affiche fièrement le nombre de femmes artistes ayant exposé à Saint Gratien, soit à la salle Villeglé, soit au centre culturel du Forum. Bilan sans appel : 8 (huit) femmes depuis… 2007, soit en 16 ans. À raison de 5 expos environ par an, il y a donc eu 8 (huit !) femmes sur 80 artistes au total. Vraiment de quoi se vanter ?? Ou faut-il reconnaître, que là comme ailleurs, la ville a un sérieux retard ? Comme dans la dénomination de ses rues, par exemple, puisqu’à peine 9 (neuf !) rues portent le nom de femmes, contre 85 ceux d’hommes. Or, la visibilité des femmes dans l’espace public n’est pas une question anodine.

Saint Gratien se fait d’ailleurs épingler par le site Facebook de « Héroïnes 95 », un groupe de citoyen.ne.s du Val d’Oise qui se mobilisent contre les violences sexistes. Saint Gratien est visée comme ville « ne faisant rien » ou « le cachant bien » !

Le 8 mars, certaines villes du Val d’Oise ont des initiatives qui renforcent des stéréotypes sexistes, remarque le même site. Heureusement, il existe aussi des villes qui mettent en valeur les droits des femmes, leurs revendications et leurs luttes. Expo « femmes, vie, liberté » sur le combat des femmes d’Iran, documentaire sur les conditions de travail avec le film « Debout les femmes », des conférences et des débats sur les femmes qui se sont battues pour leurs droits dans l’histoire, des murs ou fresques d’expression sur l’égalité, une concertation pour des quartiers égalitaires.. cela existe aussi dans le Val d’Oise.

Les idées ne manquent donc pas pour faire de ce 8 mars une journée de solidarité avec les femmes du monde, et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes, qu’elles soient économiques ou sexuelles. Saint Gratien ferait bien d’y  réfléchir.   

Je suis de ceux qui manifestent

De Paris à Chambéry, la France à l’arrêt sur images..

Photos S.B., sur un texte en hommage à Jean Ferrat

Ici en musique !

Et à la fin, on retrouve Germain !

En groupe en ligue en procession
En bannière en slip en veston
Il est temps que je le confesse
A pied à cheval et en voiture
Avec des gros des p’tits des durs
Je suis de ceux qui manifestent

Avec leurs gueules de travers
Leurs fins de mois qui sonnent clair
Les uns me trouvent tous les vices
Avec leur teint calamiteux
Leurs fins de mois qui sonnent creux
D’autres trouvent que c’est justice

Je suis de ceux que l’on fait taire
Au nom des libertés dans l’air
Une sorte d’amoraliste
Le fossoyeur de nos affaires
Le Déroulède de l’arrière
Le plus complet des défaitistes
L’empêcheur de tuer en rond
Perdant avec satisfaction
Vingt ans de guerres colonialistesLa petite voix qui dit non
Dès qu’on lui pose une question
Quand elle vient d’un parachutiste

En groupe en ligue en procession
Depuis deux cents générations
Si j’ai souvent commis des fautes
Qu’on me donne tort ou raison
De grèves en révolutions
Je n’ai fait que penser aux autres
Pareil à tous ces compagnons
Qui de Charonne à la Nation
En ont vu défiler parole
Des pèlerines et des bâtons
Sans jamais rater l’occasion
De se faire casser la gueule

En groupe, en ligue, en processionEt puis tout seul à l’occasion, j’en ferai la preuve par quatreS’il m’arrive Marie-JésusD’en avoir vraiment plein le cul, je continuerai de me battre

On peut me dire sans rémission
Qu’en groupe en ligue en procession
On a l’intelligence bête
Je n’ai qu’une consolation
C’est qu’on peut être seul et con
Et que dans ce cas on le reste

Tellement de monde qu’on y perd ses copains ! Mais, ouf, on a retrouvé Germain !

8 mars 2023

Rappelons-le pour ceux qui s’obstinent à nous faire des cadeaux ou à nous offrir des fleurs ce jour-là : le 8 mars, ce n’est ni la fête des mères, ni la fête des femmes, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

C’est en solidarité avec les femmes du monde entier qui se mobilisent pour leurs droits, pour exiger l’égalité au travail et dans la vie ou encore contre la réforme des retraites encore plus injuste pour les femmes, que plusieurs dizaines d’organisations appellent à la grève féministe. Leur texte est à lire ci-dessous. Le PCF soutient cet appel. Images du blog.

8 mars, grève féministe ! Grandes gagnantes, le retour

Nous appelons à la grève féministe en solidarité avec nos sœurs du monde entier, notamment iraniennes, afghanes et kurdes qui subissent une remise en cause de leurs droits fondamentaux et qui payent parfois de leur vie leur résistance acharnée à l’oppression. Nous soutenons nos sœurs ukrainiennes confrontées à une guerre cruelle et meurtrière dont un grand nombre vit en exil ou ont à affronter la peur des bombardements et les exactions des soldats russes. Nous soutenons nos sœurs féministes russes qui manifestent contre ces menées militaristes au prix souvent de leur liberté.

Nous appelons à la grève féministe pour gagner l’égalité au travail et dans nos vies, pour garantir notre indépendance économique.

En France, le gouvernement s’attaque de nouveau et frontalement aux femmes avec une réforme des retraites, qui va les percuter de plein fouet. Au cœur de la lutte contre cetteréforme, le 8 mars est l’occasion de mettre sur le devant de la scène la situation et les revendications des femmes et d’amplifier la mobilisation.Le 8 mars 2020 a été la dernière manifestation avant l’enterrement de la réforme des retraites à points ! Faisons du 8 mars 2023 celui du retrait de cette nouvelle réforme de régression sociale majeure. Ensemble, nous gagnerons !

Toujours payées un quart en moins, concentrées sur les emplois moins bien rémunérés et à temps partiels, les femmes sont de plus en plus nombreuses à ne pas pouvoir boucler les fins de mois. Au lieu de sanctionner les entreprises qui discriminent, au lieu d’augmenter les salaires et les pensions,de lutter contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, ce gouvernement et le patronat veulent imposer une réforme des retraites violente et injuste. Contraintes par des salaires plus faibles et des carrières plus courtes du fait de la prise en charge des enfants et des aîné·es, nous touchons déjà aujourd’hui une pension en moyenne inférieure de 40% à celle des hommes. Reporter encore l’âge de départ, alors que nous sommes nombreuses à partir en retraite avec une carrière incomplète dégradera encore notre situation. Nous refusons de travailler plus pour gagner moins ! Au contraire, mener des politiques volontaristes pour l’égalité des salaires et des taux d’emploi procurerait des cotisations supplémentaires supérieures au déficit invoqué par le gouvernement pour justifier la réforme des retraites.

Handicapées, nous subissons d’autant plus les violences sexistes, y compris sexuelles, qu’elles soient privées, institutionnelles, médicales, ou économiques. Nous ne voulons plus être invisibles, privées de nos droits à l’auto-détermination, à l’éducation, à l’autonomie, à l’emploi, aux soins, et à la procréation pour celles souhaitant devenir mère. Nous voulons notre indépendance économique, l’accessibilité universelle de l’ensemble de l’espace public, des logements, des écoles et lieux de formations, professionnels ou de loisirs.

Travailleuses sans papier, nous voulons être déclarées et pouvoir cotiser. Pas question, comme le fait le projet de loi asile immigration, de donner les pleins pouvoirs aux patrons pour décider de notre régularisation !

Privées d’emploi, nous ne voulons pas que la durée de notre indemnisation, comme le prévoit désormais la loi, dépende des aléas de la conjoncture économique.

Nous refusons de subir les effets du projet de loi sur le logement Kasbarian-Bergé actuellement en discussion qui criminalise les locataires et occupantes précaires mises dans l’illégalité en accélérant les mises à la rue, précarisant encore davantage celles qui subissent des violences et des inégalités.

Nous appelons à la grève féministe pour défendre le droit à l’avortement toujours menacé ou criminalisé dans le monde. En France, ce droit doit être inscrit dans la Constitution ! Il doit aussi être effectif sur l’ensemble du territoire avec le maintien et la réouverture de maternités et hôpitaux de proximité.

#MeToo a mis en lumière que les violences contre les femmes et les filles étaient partout. Nous voulons enfin en tous lieux être respectées et 2 milliards pour l’accompagnement des victimes, la mise en œuvre des politiques de prévention pour assurer la fin des violences sexistes et sexuelles. Nous en avons assez de l’impunité des agresseurs ! Nous voulons une réelle solidarité avec les victimes ! Nous voulons que les lois existantes soient complétées et appliquées !

De bons salaires, de bonnes retraites, c’est la garantie de notre indépendance économique. Pas question, de dépendre de nos pères, de nos conjoints ou de toute forme de patriarcat !

Nous voulons du temps pour vivre, un vrai partage des tâches domestiques et parentales, une réduction du temps de travail pour toustes ! Nous voulons des services publics pour socialiser ces tâches et prendre en charge nos enfants et nos parents !

Nous voulons avoir les moyens de faire nos choix de vie et de vivre librement notre orientation sexuelle et nos identités. Nous voulons mettre fin aux attaques et discriminations misogynes, racistes et LGBTQIAphobes. Celles-ci sont relayées par les discours de l’extrême droite dont l’ADN est la haine de l’« autre ».

Nous voulons une éducation non sexiste, la mise en place effective d’une éducation à la sexualité et au consentement, la fin des stéréotypes dans les manuels scolaires et une orientation scolaire et professionnelle non genrée.

Le 8 mars, on s’arrête toutes et on manifeste. On fait la grève féministe.

On montre la solidarité et la force des femmes. Le 8 mars, on grève, on débraye, on agit. Faisons du bruit à 15h40, heure à laquelle chaque jour les femmes arrêtent d’être payées. Le 8 mars, tous·tes ensemble, on envahit les rues contre la réforme des retraites, pour l’augmentation des salaires, contre les violences sexistes et sexuelles et en solidarité internationale avec les femmes du monde entier.

Ras le bol du patriarcat !