Nos questions orales au Conseil municipal du 24 juin 2021, pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », et les « réponses » du maire… comme à son habitude, fort expéditives.
Projets CM2
La majorité des projets des classes de CM2 n’ont pas pu se réaliser pour cause de Covid en 2020 et 2021. La ville envisage-t-elle de reverser aux écoles les crédits municipaux non utilisés pour ces projets ?
Réponse du maire : il nous renvoie à sa réponse, inchangée, du mois d’avril, dans laquelle il indiquait que les sommes allouées aux projets de classe seront affectées au budget scolaire de manière globale.
Notre appréciation : la ville économise ici environ 60 000€ sur les deux années où les classes n’ont pu concrétiser leurs projets. Nous aurions souhaité que les écoles, et les élèves de CM2, puissent bénéficier de ces sommes, qui leur étaient directement destinées à l’origine.
Déplacements alternatifs
Alors que la pratique des transports « doux » est en augmentation sensible, nous ne voyons en ville aucun aménagement susceptible de les faciliter : pas de sas vélo, pas d’aménagement cyclable quand il y a des réfections de voirie, pas de double sens cyclable, toujours pas de parc Véligo à la gare, rien de prévu dans les écoles… La commission de développement durable ne s’est pas réunie depuis l’automne.
Nous avons bien noté (cf. décision n°2021-25) qu’un partenariat a été signé avec une association pour des actions de sensibilisation à l’usage de la trottinette électrique. Au-delà de cette action, quelle est la volonté de la ville en matière d’aménagements urbains dans le domaine des transports doux, essentiel pour la qualité de vie de notre commune ?
Réponse du maire : il existe dans la commune 334 arceaux à vélo. Il est compliqué d’en installer d’autres sans gêner la circulation des personnes à mobilité réduite ou des poussettes. Le parc Véligo couvert et sécurisé, financé par le Conseil régional devrait voir le jour en 2021. Un atelier de réparation de vélos se tiendra samedi.
Notre appréciation : mauvaise volonté ou mauvaise lecture ? Nous interrogions sur les aménagements urbains qui facilitent la pratique du vélo et autres transports doux : pistes, sas vélo aux feux… Le maire n’a donc pas répondu à notre question. Quant aux arceaux à vélos, il en manque effectivement à bien des endroits, d’autres sont inutilisés car mal placés, d’autres encore sont descellés…
Festival « Balkans »
Dans le contexte actuel, c’est bien que la culture puisse reprendre de manière contrôlée. Des Gratiennois nous indiquent, ayant vu le spectacle de loin, que les concerts étaient de qualité.
Cependant, la communication autour de l’événement a été inégale et le feu d’artifice n’a pas été mentionné. Des consignes avaient été données aux agents de la ville pour ne pas divulguer l’information.
Si le contexte ne permettait pas les regroupements, pourquoi avoir maintenu un feu d’artifice, onéreux, en plus d’un concert qui n’était pas accessible à tous ?
Réponse du maire : le festival compte-tenu du contexte sanitaire était un véritable pari. Cet événement s’est parfaitement déroulé, plus de 1 000 personnes en ont bénéficié. Tout a été annoncé dans le magazine, le site et la page Facebook de la ville, et par affichage. Le spectacle était gratuit et ouvert à tous, avec une jauge et donc des réservations et un public assis. Le feu d’artifice traditionnel n’a, lui, pas été annoncé puisque l’autorisation n’a été donnée que le vendredi. Le maire aurait préféré que notre groupe félicite la ville pour ce travail extraordinaire !
Notre appréciation : une dernière pique bien inutile, puisque nous disions dans notre question que le spectacle était de qualité ! En commission culture, le chiffre de spectateurs était estimé entre 500 et 1 000, le maire a retenu la fourchette haute. Notre interrogation reste entière sur le feu d’artifice, au coût inconnu… l’objet d’une prochaine question ?
Rôle des commissions municipales
Au Conseil municipal, le maire nous renvoie aux commissions.. mais ces dernières se réunissent très peu fréquemment. Pour mémoire, il s’en est tenu seulement deux pour le Conseil d’avril et deux pour celui de juin. Nos questions concernant les travaux posées au Conseil du 15 avril, ou encore celles concernant la Commission Développement Durable originellement planifiée le 29 mars mais reportée sine die, n’ont donc toujours pas de réponse.
D’autre part, le rôle des commissions est purement formel : présentation des rapports du Conseil sans réelle possibilité de concertation. Plus aucune n’est ouverte depuis la suppression de la commission scolaire qui réunissait directeurs d’écoles et parents délégués avec les élus.
Peut-on au moins envisager des réunions plus fréquentes des commissions, sauf à penser qu’elles ne sont que coquilles vides ?
Réponse du maire : nous allons l’envisager…
Notre appréciation : évidemment, il est difficile au maire de contester le tableau sombre, mais réel que nous dressons du « fonctionnement » (ou du non-fonctionnement ?) des commissions municipales. Il a donc recours à une pirouette assez méprisante pour les élus minoritaires.
Marché
Malgré la redécouverte des commerces de proximité à l’occasion de la crise sanitaire, la situation des commerçants du marché reste très fragile :
-Le marché va perdre prochainement plusieurs commerçants, dont le producteur de fruits et légumes d’Hérouville ;
-Il a été rapporté que la cafétéria qui a rouvert il y a quelques semaines bénéficiait d’une exonération temporaire de 6 mois de droits de place et d’autres facturations diverses (participation publicitaire, etc.), mais que de fait elle serait facturée beaucoup plus rapidement que prévu ;
-Plusieurs commerçants, factures à l’appui, s’étonnent de devoir encore payer des consommations d’eau (12 €/mois, ce qui correspond peu ou prou, par analogie avec la facturation d’un particulier, à la consommation de 3m3 d’eau pour 9 marchés dans le mois) alors qu’ils n’ont pas accès à l’eau sur leur étal. Et également des consommations d’électricité, alors que les compteurs n’ont pas été relevés depuis les travaux de rénovation du marché.
Les commerçants dont les locaux sont hébergés par la SAIEM ou directement par la ville bénéficient d’une exonération de loyers pour toute l’année 2021.
Les commerçants du marché pourraient-ils bénéficier d’un geste commercial de la part de la SOMAREP et d’une plus grande transparence dans ses facturations ? Quel est le plan de la ville pour redynamiser le marché municipal ?
Réponse du maire : un point d’étape est prévu avec le délégataire et les commerçants, et un plan d’action sera fixé à l’issue de cette réunion.
Notre appréciation : la gestion du marché par Mandon-Somarep est régulièrement l’objet de critiques. La ville le sait bien, et se contente néanmoins d’encaisser 47 000€ via la redevance perçue par le gestionnaire sur les commerçants, sans jamais tenter réellement de résoudre les problèmes. Nous ne lâchons évidemment pas l’affaire… Le marché est un lieu commercial important à Saint Gratien, mais bien plus que cela, c’est un endroit où les habitants aiment se rencontrer.
À suivre, la suite du compte-rendu du Conseil municipal




Commune de Paris. Roger Martelli : « Une montée au mur festive et populaire »
Les manifestations commémoratives de la Commune ont connu des affluences massives dans le passé, et notamment à l’époque du Front populaire. Elles se sont maintenues au fil des ans, même de façon plus modeste. Cette année, nous avons pensé qu’il convenait de donner un relief particulier à cette montée au mur. Ce sont donc plus de cent organisations qui se sont associées et réunies à plusieurs reprises pour envisager une matinée festive sur la place de la République, puis une manifestation en cortège vers le Père-Lachaise jusqu’au mur emblématique. Une manière de dire, avec plus de relief encore que d’habitude, que « la Commune n’est pas morte ».


À Douai, des transports en commun bientôt gratuits
Des pertes compensées par les communautés d’agglomération
Pourtant il y a bien des interrogations sur le fait que le SIGEIF fait par exemple appel à du financement participatif pour le projet d’une ferme photovoltaïque. Nous sommes favorables à ce principe de financement… sauf qu’ici ce dispositif propose de rémunérer des obligations via des emprunts participatifs au rendement de 5,5%, et des actions « participatives » à 4,5% pour un montant de 1,250 M€.
Ci-dessous le texte de notre motion sur l’avenir du Triangle de Gonesse, et les répercussions favorables pour les Gratiennois.es qu’aurait le projet d’une ceinture maraîchère sur ces terres, les plus fertiles d’Europe.
Alors que les expert.es du climat lancent des cris d’alarme contre les conséquences catastrophiques de l’artificialisation des sols, nous, élu.es du conseil municipal de St Gratien, commune du Val d’Oise (95210), nous opposons à ce projet inutile et dispendieux, qui annonce la destruction des terres nourricières du Triangle de Gonesse.
Suite de notre compte-rendu du Conseil municipal de Saint Gratien le 15 avril 2021

Nous voterons contre ce règlement car subsiste le problème récurrent de son article 3 qui prévoit la restriction d’accès aux services périscolaires en fonction de l’activité professionnelle des parents. Cette mesure est illégale. La restauration scolaire est un service public dont on ne peut restreindre l’accès pour des motifs qui n’ont rien à voir avec son objet. Le code de l’éducation prévoit en effet que l’inscription à la cantine des écoles primaires, lorsque ce service existe, est un droit pour tous les enfants scolarisés, sans qu’il puisse être établi aucune discrimination selon leur situation ou celle de leur famille. La convention des droits de l’enfant réaffirme la même chose. Faut-il répéter toute l’importance de la cantine ? Seul repas équilibré pour certains, moment de socialisation essentiel pour tous.

Enfin nous avons demandé en commission scolaire à connaître l’évolution de la fréquentation des différentes activités périscolaires sur les dernières années. Le maire en Conseil se contente de nous répondre, sans donner aucun chiffre, que la fréquentation est en hausse et que cela est le signe de la satisfaction des usagers ! Mais nombre de familles se voient contraintes d’inscrire leurs enfants à la cantine pour des raisons d’activité professionnelle. Il serait intéressant de connaître la fréquentation de la restauration scolaire dans les différents quartiers de la ville.
l’action « Lire et faire lire ».
Suite de notre compte-rendu du Conseil municipal du 15 avril dernier ; les rapports budgétaires
L’État doit compenser aux communes la perte de recettes due à cette réforme fiscale. Les compensations s’effectueront de la façon suivante : à partir du 1er janvier 2021, la part départementale de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) sera transférée aux communes, avec « un mécanisme correcteur afin de neutraliser les écarts de compensation », donc une compensation complémentaire de la part de l’État. Les deux taux, communal et départemental, vont dorénavant s’ajouter.
Il n’est pas inutile de s’intéresser aux finances départementales puisque le département subventionne les projets des communes. Les pertes de recettes de la taxe foncière pour les départements seront compensées par l’attribution d’une partie de la TVA. Pour les départements, il y donc aussi perte d’autonomie fiscale. La TVA nationale est une recette volatile et non connectée au territoire. Remarquons au passage que la TVA est un impôt payé par tous, qui va dorénavant servir à compenser en partie des impôts locaux autrefois supportés par les occupants des habitation soumises à la taxe d’habitation…
Pour les communes, la disparition de la taxe d’habitation représente également une perte d’autonomie fiscale. De plus, les compensations par l’État de cette perte de ressources seront insuffisantes puisque cette compensation est faite sur la base des taux de 2017. On remarque que Saint Gratien va donc garder des taux « bas » pour les années à venir. C’est un choix de la majorité depuis des années, qui a comme contrepartie négative de voir augmenter fortement tous les ans les tarifs des services municipaux, et d’handicaper les possibilités financières de la ville en matière d’investissements et de fonctionnement.
Les finances des communes sont ainsi très fragilisées, et par conséquent les services rendus aux populations menacés.
Qu’en est-il des travaux de « consolidation » de la salle de tennis de table ? D
Le maire trouvant trop longues les séances du Conseil, a décidé de réduire les échanges au minimum. Il interdit dorénavant la pratique des « questions/réponses » qui facilitait pourtant les débats, sous prétexte que le règlement intérieur proscrit de prendre plus de deux fois la parole sur le même sujet ! Il nous est aussi impossible de nous exprimer plus de six minutes sur le même rapport. 
Nouvelle campagne de lutte contre les nuisibles : quid de l’infestation de rats aux Raguenets ? Le quartier avait connu une forte prolifération de ces rongeurs il y a deux ans. Le maire indique que ce sont des campagnes réalisées régulièrement en partenariat avec les bailleurs. Pour autant il y a encore des nuisibles. Les dépôts sauvages seraient en recrudescence avec la période de confinement et cela entraînerait une prolifération des rats.