Nos questions orales

Grande nouveauté au moment des questions orales à la fin du Conseil municipal du 16 décembre ! C’est à présent un élu du groupe à l’origine de la question qui la présente lui-même.

L’exercice reste toutefois bien encadré, puisque le texte de la dite question a été transmise au maire -par écrit- 48 heures avant la séance, et que nous devons nous contenter de lire, sans écart, l’énoncé envoyé. La mesure modificative du règlement intérieur est donc minime.

Voici nos questions pour cette séance, et les réponses du maire, qui se contente, lui aussi, du minimum. 

 Crise Covid – Écoles

D’après le député LREM D.Corceiro, qui nous a reçu le 5/12, les communes peuvent bénéficier de subventions de la part de l’État pour l’équipement des classes en détecteurs de CO2 et purificateurs d’air. Quand la ville de St Gratien a-t-elle sollicité ces subventions afin que des détecteurs de CO2 et purificateurs d’air soient installés dans les écoles de la ville ?

Réponse : la demande de subvention pour les détecteurs est en cours, mais les délais d’approvisionnement sont assez longs, car toutes les communes recherchent  les dispositifs recommandés par l’Éducation nationale.

Remarque : plutôt une bonne nouvelle puisque jusqu’ici, la ville semblait méconnaître l’utilité de ces systèmes. Cela n’empêche nullement de continuer à se pencher sur certaines difficultés pour l’aération des locaux scolaires, notamment le problème des fenêtres qui s’ouvrent-ou se referment- difficilement dans certaines écoles. 

Cantine – Écoles

Malgré le recrutement de retraités pour encadrer les enfants lors de la pause méridienne, il manque encore 14 animateurs dans les écoles de la ville. Ces métiers sont essentiels et pourtant mal reconnus. Il y a d’ailleurs eu une grève dans les métiers de l’animation ces 14 et 15 décembre 2021. Quelle réflexion peut-elle être menée par la ville pour que les élèves puissent bénéficier d’un encadrement suffisant avec des personnels qualifiés, lors des temps périscolaires, particulièrement durant la pandémie et ses protocoles sanitaires contraignants ? 

Réponse : le maire estime que les élèves bénéficient d’un encadrement suffisant. En cas de manque de personnel, la ville doit mobiliser d’autres agents municipaux, par exemple des animateurs jeunesse qui renforcent les équipes sur la restauration scolaire. Le prestataire aussi met à disposition des agents qualifiés en cas de besoin. Le respect des protocoles sanitaires est la première préoccupation de la ville, qui avait d’ailleurs anticipé ces protocoles.

Remarque : difficile de croire que 14 animateurs manquants (chiffres fournis par la ville) puissent être remplacés si aisément. Ces difficultés de recrutement perdurent depuis des années, et sont préjudiciables à la qualité des temps périscolaires du midi. Une réflexion de fond est pour nous impérative.  

Maison de santé Raguenets

Le quartier des Raguenets est dépourvu de dentistes. La maison de santé contribue selon la communication de la ville, à la réussite de la lutte contre les déserts médicaux. Comment la ville et cette structure-ci peuvent-elles aider à l’installation de ces praticiens ? 

Réponse : au tout début, la ville a cherché à attirer des dentistes sur la maison de santé mais sans succès. Des dentistes sont installés en ville hors Raguenets. Dans la maison de santé, il ne reste plus qu’un local et celui-ci est destiné à être occupé par un généraliste.

Remarque : la maison de santé accueille un médecin qui pratiquait déjà dans l’immeuble, deux internes alternativement, et des vacations de psychologue et de d’ostéopathe- naturopathe. Une offre médicale qui reste bien modeste pour un quartier de 6 000 habitants.

Solidarité

Depuis des années, un homme vit dehors aux alentours de la gare, et y dort. Il vit grâce à la solidarité des riverains. Quelle action sociale la ville compte-t-elle mettre en œuvre pour aider cette personne à trouver des conditions de vie décentes ? 

Réponse : cette personne en grande précarité sociale depuis des années refuse tous les hébergements qui lui sont proposés et la ville a sollicité à maintes reprises les services d’urgence. Il est suivi par une tutrice désignée par le tribunal avec qui la ville a des contacts réguliers mais qui « ne fait rien ». Le CCAS suit son dossier et tente tant bien que mal de lui apporter son soutien.

Remarque : certes, il s’agit d’une situation compliquée ne serait-ce que du fait qu’elle dure depuis des années. Pour autant, l’action de la ville nous semble insuffisante.

Insécurité – Lycée d’Enghien

Jeudi 2 décembre, deux jeunes ont été hospitalisés, dont l’un dans un état grave, après une bagarre à l’arme blanche. L’affrontement s’est déroulé dans les allées vertes, puis devant l’entrée des fournisseurs du lycée Gustave-Monod. La scène a été d’une extrême violence. L’un des protagonistes est remonté armé jusqu’à l’entrée du lycée, alors que des lycéens sortaient du lycée pour rentrer chez eux ou changeaient de site à l’intercours de 17h.

Lors des travaux de rénovation du lycée, il avait été proposé de construire une passerelle reliant les deux parties du lycée, évitant ainsi aux lycéens de passer par le domaine public, et, le cas échéant, de se retrouver face à ce type d’événement, leur évitant aussi de traverser une rue très passante, évitant enfin de monopoliser du personnel affecté à la surveillance de cette traversée entre les différents bâtiments.

Dans le PPI de la ville, pourquoi la construction d’une passerelle entre les deux sites du lycée – dont une partie est situé sur la commune de St Gratien – n’a-t-elle pas été planifiée alors que la réalisation d’un tel ouvrage a été envisagé dans la phase de réflexion des travaux ?

Réponse : la compétence n’est pas communale, le lycée dépendant de la Région. Cela ne peut donc être inscrit dans le PPI de la ville. Si cet aménagement a un moment été envisagé, il apparaît que cela est complètement impossible d’un point de vue technique.

Remarque : l’argument de l’impossibilité technique est un grand classique pour l’élu qui veut couper court à la discussion. On l’a connu pour la passerelle piétonne qui enjambe le BIP à hauteur de la résidence des Marais. Présentée au départ comme irréalisable, elle a pourtant été implantée et est largement utilisée par les riverains. La passerelle reliant les deux sites du lycée avait de fait été envisagée, son implantation étant rendue possible par la  superficie des terrains de l’établissement. Une structure qui rendrait beaucoup plus sécure la traversée des élèves entre les deux sites du lycée.

   

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