Saint Gratien : les rats sont entrés dans la ville !

Ce mercredi 5 juin, assemblée de quartier aux Raguenets. Des habitants interpellent le maire sur la présence importante de rats dans leur quartier. Ces animaux pulluleraient au ras des entrées, malgré les campagnes de dératisation, que le maire cite sans visiblement rassurer les habitants. La réunion se termine sans que le problème ne semble vraiment inquiéter les élus de la majorité.

Nous avons voulu en savoir plus. Ce samedi, nous nous sommes donc rendus sur place, rue Massenet, square Georgette Agutte, autour du centre culturel et dans les espaces verts et terrains de sport qui le jouxtent. Nous avons rencontré et interrogé des habitants, des enfants, du personnel d’entretien des cages d’escalier, et échangé avec eux.

C’est édifiant.

Cette partie du quartier est infestée.

Tous le disent : ils voient des rats, des familles de rats, des jeunes rats, au bas de leur immeuble, au ras des portes d’entrée, dans les espaces de verdure au pied des murs. Un enfant se propose de nous montrer un « terrier », « là-bas, près du terrain de jeux ». Une dame sur un banc nous raconte que son mari a pris une vidéo montrant les bestioles devant les escaliers de son immeuble. La dame de ménage lâche son balai pour nous indiquer des trous impressionnants, avec effondrement du sol au ras des escaliers qu’elle nettoie. Les plus gros trous sont bouchés artisanalement par des morceaux de bois. Elle n’ose pas les toucher, dit avoir peur, et nous les désigne comme étant les plus gros débouchés des galeries. D’autres seraient obstrués avec des bouteilles : seul moyen rudimentaire trouvé par les résidents pour tenter de gêner la circulation des rats. 

Nous ne connaissons pas l’ampleur de l’invasion, mais au vu des photos et des récits, elle ne peut être qu’importante. Quelques boîtes servant à la dératisation sont déposées ça et là, mais visiblement sans grand résultat. Les habitants rencontrés sont excédés, craignent pour les enfants, s’interrogent sur le risque sanitaire et demandent que des mesures plus radicales et enfin efficaces soient prises.

Comment ne pas leur donner raison ? Cette situation ne peut pas durer. Il y a urgence.

14 réflexions sur “Saint Gratien : les rats sont entrés dans la ville !

    1. Appel à vidéos ou photos

      Monsieur, pour que ce blog fasse raisonnance encore plus de la situation intolérable que vous vivez, pouvez vous nous envoyer des photos ou mieux des vidéos des nuisibles.
      Bon courage à vous.
      Le blog.

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    2. Moque souris

      Bonsoir,
      J’habite rue moque-souris. Cela ne s’invente pas. Rue perpendiculaire à la rue massenet. Je confirme le présence de rats au pied de mon immeuble. Mais j’en vois bp plus à la gare. Des assez gros.

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      1. Ross

        Bonsoir, Idem Rue massenet une invasion de gros rats, des familles de rats , Les Gratiennoises et Gratiennois se réveillent enfin une pétition est en cours. Il faut un plan marshall pour les faire partir, il faut creuse, enlever les buissons, les rosiers et les déloger. les rats véhiculent les maladies suivantes : La leptospirose,salmonellose, Les Hantavirus et indirectement la pes
        te.

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  1. Les PROPRIÉTAIRES D’IMMEUBLES ou établissements privés, les DIRECTEURS D’ÉTABLISSEMENTS publics doivent prendre toutes les mesures pour éviter l’introduction des rongeurs et tenir constamment en bon état d’entretien les dispositifs de protection ainsi mis en place.

    Ils doivent, conjointement avec les locataires ou occupants, vérifier périodiquement si les caves, cours, égouts particuliers, entrepôts, locaux commerciaux, locaux à poubelles, logements des animaux domestiques, etc, ne sont pas envahis par ces nuisibles et faire évacuer tous dépôts de détritus et déchets susceptibles de les attirer.

    Lorsque la présence de rongeurs est constatée, les personnes visées aux alinéas ci-dessus sont tenues de prendre sans délai les mesures prescrites par l’autorité sanitaire en vue d’en assurer la destruction et l’éloignement. La même obligation s’impose lors de la démolition des immeubles ainsi que sur des chantiers de construction.

    Réf : Extrait du règlement sanitaire départemental Article 119-Les rongeurs. (Loi n° 75-604 du 10 juillet 1975 )

    https://www.deratisation.com/reglementation-deratisation

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  2. On en a marre!

    Des rats aux Ra(t)guenets…. quoi de plus normal diront certains qui nous traitent déjà avec bp de condescendance…
    « On » a appris l’autre mercredi qu’ « on » ne pouvait pas – nous – habiter au centre ville. Car « on » ne gagnait pas 3 fois le loyer demandé par le propriétaire….
    Mais au fait qui a décidé de ne pas faire de logements du type HLM ou de type « social » en centre ville ?

    On ?

    On est un ( )on !

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  3. ghjattu-volpe

    Je pense que le temps est venu de jumeler St Gratien avec Corte en Corse, et importer et lâcher contre les rats dans notre ville des ghjattu-volpe !

    Poil gris-fauve, queue à anneaux, le « ghjattu-volpe » – « chat-renard » en corse – gronde dans sa cage. Dans la forêt d’Asco, deux agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) montrent à l’AFP ce qu’ils pensent être une nouvelle espèce de félin.

    « Pour nous c’est une espèce sauvage naturelle, qui était connue mais pas recensée, parce que c’est un animal extrêmement discret, avec des moeurs nocturnes. C’est une découverte extraordinaire », s’enthousiasme auprès de l’AFP Pierre Benedetti, chef technicien de l’environnement de l’ONCFS, sur le site de la capture effectuée sans violence.

    Ce sous-bois de Haute-Corse est accessible après 45 minutes de marche dans le paysage rocailleux et forestier de la vallée d’Asco, où l’on croise des vaches et de rares randonneurs.

    C’est sur ce territoire « montagneux très escarpé » de 25.000 hectares, « loin de la présence de l’homme » et où il y a « de l’eau et un couvert végétal pour le protéger de son principal prédateur, l’aigle royal » que l’ONCFS a identifié 16 chats-renards et en a capturé 12, dont une femelle, explique à l’AFP Carlu-Antone Cecchini, chargé de mission chat forestier à l’Office national. Tous ont été relâchés après rapide examen.

    Une fois endormi, le félin au poil soyeux, à l’aspect très proche du classique chat domestique pour les non-initiés, est étudié par les deux agents : 90 cm de la tête au bout de la queue, pavillons des oreilles « très larges », courtes moustaches, canines « très développées ». « Tarses des pattes postérieures toujours très noirs », « couleur rousse-rouille sur le ventre », densité de poil très importante qui le préserve des puces, poux ou tiques. Queue « avec entre 2 et 4 anneaux et toujours un manchon terminal bien noir », « zébrures sur les pattes antérieures très caractéristiques ».

    – La mythologie des bergers –

    « C’est leur longueur et leur queue qui leur a valu le nom de chat-renard d’un bout à l’autre de l’île », note M. Benedetti en précisant qu’il a été observé dans plusieurs régions corses.

    Equipé d’une puce avec un numéro d’identification dans le cou, ce mâle « de 4 à 6 ans », déjà capturé plusieurs fois, a un oeil vert et un oeil brun endommagé lors d’une bagarre avec un autre mâle.

    Après ces mesures, le félin a pu repartir débarrassé de son collier GPS porteur de 80 jours de données.

    « Pour nous, l’histoire commence en 2008 par la capture inopinée d’un chat dans un poulailler d’Olcani, dans le Cap Corse », raconte Pierre Benedetti, qui lui a consacré plus de dix ans de sa vie.

    « Cet animal appartient à la mythologie de nos bergers. Ils racontaient que ces chats forestiers s’attaquaient aux mamelles de leurs brebis et chèvres. C’est à partir de ces récits, transmis de génération en génération, qu’on a commencé nos recherches », renchérit Carlu-Antone Cecchini.

    Un programme de recherche est lancé en 2008. Des « pièges à poil » ont permis en 2012 d' »établir son génome ». « On l’a distingué par son ADN du chat sauvage européen – Felis silvestris silvestris. Il se rapproche du chat forestier africain – Felis silvestris lybica – mais son identité exacte reste à déterminer », indique Pierre Benedetti.

    A mesure des avancées, des pièges photographiques puis des pièges physiques sont installés avec de premières captures en 2016, « véritable cap de connaissances ». Les colliers GPS ont également montré leurs vastes déplacements, jusqu’à 2.500 mètres d’altitude.

    Si des mystères demeurent notamment sur sa reproduction et son régime alimentaire, ce chat pourrait « être arrivé à l’époque de la deuxième colonisation humaine qui remonte à 6.500 ans environ avant notre ère. Si cette hypothèse se confirme, son origine est moyen-orientale », avance Pierre Benedetti.

    L’objectif de ce policier de l’environnement est que dans les 2 à 4 ans à venir, « ce chat soit reconnu et protégé ».

    « Au début, on nous prenait pour des fous mais aujourd’hui quand on montre ce qu’on a comme données, les gens restent bouche bée », livre, satisfait, Carlu-Antone Cecchini. « C’était un mythe et aujourd’hui c’est une réalité ».

    AFP, publié le jeudi 13 juin 2019 à 19h31

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