Voici quelques échos de la dernière séance du Conseil municipal de Saint Gratien. Une soirée fort houleuse, où il fut une nouvelle fois très difficile de se faire entendre. Je n’utiliserai pas le terme de « débat », tant les échanges d’hier soir n’y ressemblent pas, ni pour le respect des personnes, ni pour le contenu des propos.
À venir plusieurs articles pour vous informer des différents points à l’ordre du jour.
Sujet principal : le compte administratif 2018. Un document essentiel puisqu’il retrace les dépenses et recettes réellement réalisées. L’occasion de faire le point sur les travaux, le fonctionnement, l’état de la dette. Cela peut paraître très technique et ardu, mais il est indispensable de s’y pencher si on veut comprendre les dessous de la prétendue « bonne gestion » de l’équipe municipale.
Au début de la séance, nous faisons remarquer les insuffisances du procès-verbal du Conseil d’avril, où notamment nos interventions sur le marché municipal ont tout simplement disparu ! Nous les avions relatées ici. Ce n’est évidemment pas l’agent de la ville chargé de la rédaction de ce document qui est en cause. Le PV est bien évidemment relu et charcuté à souhait par la majorité municipale. Ce n’est pas sans conséquences, puisque ce texte est censé informer les Gratiennois sur les échanges du Conseil municipal.
Nous votons contre les tarifs de la saison culturelle pour plusieurs raisons : grande complexité des différents tarifs, mais surtout un manque de transparence : comment se prononcer pour des tarifs de spectacles sans connaître le bilan des dépenses et des recettes ? Cri du cœur de l’adjoint aux finances : » il y a déficit ! » Nous avions bien compris que la ville ne peut pas faire de bénéfice dans un tel domaine ! Mais le chiffre exact ne nous sera pas indiqué : nous ne savons donc pas si les augmentations prévues sont justifiées ou non. Nous demandons ensuite le chiffre des recettes au titre des spectacles pour scolaires : il doit être dérisoire, et la gratuité (terme qui hérisse la majorité municipale !) serait ici de bon aloi, car ce sont souvent les coopératives des écoles qui prennent en charge le coût de ces spectacles. Un petit coup de pouce indolore pour la ville et qui pourrait permettre un meilleur accès des enfants gratiennois à la culture. L’adjointe aux affaires culturelles élude la question, comme celle d’un autre problème que nous soulevons : lors de l’ouverture de la saison culturelle, certains spectacles sont déjà complets et il reste très peu de places pour nombre d’autres. Et première passe d’armes tout à fait surprenante puisqu’au lieu de nous répondre sur ce sujet, l’adjointe à la culture nous reproche personnellement de ne pas assez assister aux spectacles de la ville ! J’ignorais jusqu’ici que notre travail d’élu consistait à assister à toutes les manifestations de la ville, sous peine de se le faire publiquement reprocher ! Un » argument » de bien bas niveau : nous sommes présents et actifs lors de toutes les réunions de quartier, commissions municipales, conseils. Ce qui au passage n’est pas le cas de bien des élus de la majorité. Pour le reste, manifestations culturelles et sportives, cela relève de notre vie privée. Pour autant, je veux bien fournir ma carte de médiathèque, mon abonnement au cinéma, des photos de ma présence aux diverses inaugurations, festival, aux expos de la salle Villeglé…. Est-ce la condition pour pouvoir espérer une réponse à nos interrogations ? Une bien étrange manière de ne pas répondre sur le fond.
Notre question était d’ailleurs tout à fait pertinente puisqu’enfin le maire indique que dorénavant, les inscriptions ne seront possibles qu’une semaine avant la journée officielle d’ouverture de la saison. Et bien voilà, il aurait fallu commencer par là !
À suivre : le pugilat sur le compte administratif.
En toute fin de Conseil municipal, le maire répond, en général très courtement, à nos questions « orales ». Mal nommées puisque nous devons les déposer… par écrit, 24 heures avant la séance, et que nous n’avons pas la parole pour les défendre après l’intervention du maire.
Le prochain Conseil municipal de Saint Gratien aura lieu le jeudi 6 juin 2019. Ce sera le dernier de l’année scolaire. Au menu, la présentation du compte administratif de la commune, qui retrace les réalisations effectives du budget 2018. Une bonne occasion d’examiner la gestion de la ville et ses choix en matière budgétaire. On y revient très prochainement.
Retour sur le Grand débat national 






Dernier point à l’ordre du jour de cette séance : l’activité du marché municipal.

Des propositions pour le marché, nous en avons. Les faire connaître au Conseil est une autre histoire puisque le maire s’en agace et déclare que nous ne devons que donner acte sur le rapport du délégataire et non pas débattre de pistes éventuelles de redynamisation du marché… Nous ne pourrons donc pas terminer notre intervention.

Et soulever d’éventuels problèmes avec le concessionnaire, qui a fait récemment l’objet d’un article peu élogieux sur sa gestion dans « Le Parisien », et qui « oublie » de facturer eau et électricité aux commerçants de Saint Gratien depuis 18 mois ?
C’était aussi l’occasion de faire le point sur cette question du non-accueil d’enfants au service de restauration scolaire. Le problème est résolu à Jean Jaurès avec l’accès à la nouvelle salle autrefois réservée au personnel et qui accueille non seulement les élèves de Jaurès mais aussi environ 50 enfants de Grusse Dagneaux pour désengorger le réfectoire très fréquenté de cette école. Il paraît en voie de résolution à Raymond Logeais avec des travaux cet été d’agrandissement du réfectoire ; mais il reste entier à Grusse Dagneaux. Le maire ne peut confirmer le nombre de familles aujourd’hui refusées, qui devrait être d’environ 60. Quelles perspectives pour les accueillir ? La restauration scolaire, ce n’est pas qu’un repas, mais aussi du lien social et de l’intégration… (brouhaha dans l’assemblée…) et la cantine, c’est un service public dont on ne peut restreindre l’accès. Quant à changer d’école, comme le suggère la ville aux parents qui souhaitent tout de même pouvoir mettre leurs enfants à la cantine, ce n’est pas anodin et d’ailleurs aucune famille n’a choisi cette « solution » ! Nous ferons très prochainement des propositions pour que tous les enfants soient accueillis dans les cantines de la ville.
Le Conseil débat ensuite de l’augmentation des tarifs périscolaires. 
Le mystère reste donc entier : nous ne savons pas ce qui justifie une augmentation de +2% des tarifs des prestations périscolaires.
