Conseil d’avril

Conseil municipal à Saint Gratien ce jeudi 15 avril 2021.

Ne le ratez pas ! Les séances se faisant rares ces temps-ci, le dernier Conseil s’est déroulé le 11 février, et il faudra attendre le 21 juin pour le suivant. Hélas, qui dit échanges moins fréquents dit aussi décisions moins partagées. Nos contacts sociaux ont beau être plus compliqués par la situation sanitaire, on ne doit pas pour autant confiner la démocratie.

La séance se déroule à quasi huis clos à partir de 18h30, salle Georges Brassens, plus vaste que la salle des mariages de la mairie.

La ville a enfin consenti à diffuser les débats sur sa page Facebook. Nous le réclamions depuis que la pandémie a réduit ou interdit la présence de public. C’est une pratique courante dans de nombreuses villes, y compris en temps ordinaire. Une bonne idée pour favoriser l’information des citoyen.nes, et encourager leur implication. Malheureusement, Saint Gratien a investi au minimum, et nous regrettons la piètre qualité de la retransmission. Là encore, d’autres villes ont jugé que la démocratie méritait mieux : caméra principale sur le maire bien sûr, mais gros plan possible sur l’élu.e qui intervient avec l’indication de son nom, et surtout son correct ! À Saint Gratien, les élu.es minoritaires sont carrément hors champ… 

À suivre nos questions orales, seule manière pour nous d’intervenir sur l’ordre du jour de la séance.

Cadeau

Je me rends régulièrement en mairie pour récupérer dans mon casier d’élue le courrier qui m’est adressé, notamment les convocations aux réunions municipales et les dossiers qui y seront étudiés.

Surprise cette semaine ! On me remet lors de mon passage un « paquet » de taille trop importante pour être déposé dans ma case. Je reste un peu interloquée, car il s’agit d’un « cadeau » ! La ville m’en faisant rarement… je m’interroge. Qu’ai-je donc fait pour mériter cela ? J’ouvre la boîte en carton. Il y a là des produits de « beauté », mon étonnement va grandissant ! Je poursuis mon exploration et l’explication m’apparaît : le maire fait un cadeau aux femmes de la collectivité à l’occasion du 8 mars ! Les bras pourraient m’en tomber, si la coutume n’était pas récurrente dans notre bonne ville. Mais en général, l’affaire est annoncée par un courriel vantant l’initiative. Cette année, rien de tel. (Peut-être que le maire a égaré mon adresse, ce qui expliquerait pourquoi il ne répond jamais à nos diverses demandes, on y reviendra.)

J’avais espéré faussement, notre maire n’a donc toujours rien compris à la « journée internationale des droits des femmes ». Il récidive dans le contre-sens qu’il y a à faire ce jour-là un « cadeau » aux femmes ! « Honorer les femmes en leur offrant un présent » nous écrit-il. Ce n’est pas de « cadeaux » dont les femmes ont besoin. Ce sont des droits qu’elles réclament. Quant à être « honorées » par un shampooing et une crème de jour…

Le 8 mars n’est pas une journée où on offre des « cadeaux » aux femmes, mais bel et bien un jour d’action et de revendication pour l’égalité femmes-hommes. Le « cadeau », que nous offre généreusement le maire avec l’argent des contribuables, est donc une absurdité.

En France en 2021, que ce soit en matière d’égalité professionnelle, de droit à l’avortement, de réels moyens humains et financiers pour lutter contre les violences faites aux femmes ou encore d’égal accès à tous les pouvoirs et toutes les responsabilités, de lutte contre la précarité menstruelle, bien des chantiers restent ouverts pour une réelle égalité. Cette année, des villes ont, malgré le contexte sanitaire contraignant, choisi de mettre en lumière le rôle essentiel des femmes souvent en première ligne, qu’elles soient caissières, infirmières, aides-soignantes, enseignantes… Articles dans les revues municipales, initiatives diverses dans les structures culturelles en partenariat avec les associations, mois de l’égalité… les idées n’ont pas manqué pour associer les élu.es, les agent.es des collectivités, les habitant.es, à la nécessaire lutte pour l’égalité.

Une suggestion pour le 8 mars 2022 ? Saint Gratien pourrait se pencher sur ses plaques de rues. Ces dernières portent les noms de…9 femmes pour… 85 hommes.

Avant qu’on ne me le reproche, je précise que je n’oublie pas le nouveau lieu dénommé « espace Citoyennes de la République », destiné aux femmes, récemment implanté aux Raguenets et où œuvrent différentes associations. Il mériterait d’être présenté aux élu.es, et popularisé plus largement que par un simple post sur Facebook… Et d’ailleurs, pourquoi ne pas donner à cet endroit… le nom d’une femme ?  

Toujours plus vert

Voici notre « tribune libre », écrite pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » au Conseil municipal.

Ce texte paraît dans le magazine d’avril/mai 2021, qui traite des espaces verts de notre commune. C’est le thème que nous avions retenu pour notre tribune. Pur hasard, car nous ne connaissons pas le « dossier » du numéro à paraître lorsque nous remettons notre article.

Un lecteur du blog note « le peu de place qu’on [vous] laisse dans le journal municipal ». Difficile en vérité de s’exprimer autrement que schématiquement en si peu d’espace : 1 000 signes maximum…

Aussi, nous reprendrons plus en détail ce sujet. Une ville toujours plus verte, vraiment ? À quel prix ? On y revient.

Tribune libre

La pandémie rend la vie plus difficile. Sur quoi communique la ville ? Une carte des arbres remarquables, un concours de photos…

Quel est le budget des espaces verts ? Top secret ! Quelle logique le guide ? Des arbres élagués très court aux Raguenets. Une promenade du BIP ravagée par la sécheresse. Des pommiers arrachés à la gare, remplacés par des essences fragiles, qui mettront des années à recycler efficacement l’air. Les tours d’arbres non bêchés, foyers de bactéries via les déjections canines. Le paillage (en gros copeaux !) mis en hiver au pied des plantes, ralentit le réchauffement de la terre. Ne doit-il pas être retiré au printemps ? Comme en amont le sol n’y a pas été retourné ni désherbé en profondeur, prolifèrent mauvaises herbes et bactéries favorisant la pourriture des végétaux.

Séances du Conseil municipal : enfin diffusées sur internet, comme réclamé ! Mais du low cost. Son médiocre. Plan fixe. Élus de dos. Élus minoritaires hors caméra. Vive la démocratie gratiennoise !

I. Volat, S. Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Vive la pub ?

Petit retour sur les principaux points du Conseil municipal du 11 février 2021, et nos appréciations sur les différents dossiers.

Nous avons voté contre le contrat de concession pour la disposition, l’installation et l’entretien du mobilier urbain. Voici pourquoi.

Par « mobilier urbain », il faut entendre principalement les panneaux publicitaires,  d’affichage municipal, d’affichage libre et les abris-bus. Ni les bancs, ni les poubelles, ni les arceaux à vélos… ne sont ici concernés. La ville s’engage sur 15 ans, l’affaire n’est donc pas anodine et mérite un débat approfondi. Le contrat a été préparé par la commission d’appel d’offres, mais c’est le maire lui-même qui a poursuivi les négociations avec la société Decaux pour aboutir à la proposition présentée au Conseil municipal. Le contrat concerne donc l’installation du nouveau mobilier, son entretien et le versement d’une redevance à la ville (45K€ annuels et une part variable très aléatoire). Il s’agit de mobilier « rénové » qui pourrait être changé à mi-contrat pour faire évoluer les panneaux digitaux ou numériques.

Nous regrettons depuis le début l’absence de toilettes publiques dans ce contrat alors que la demande s’est fortement exprimée en ville, notamment lors de grands événements comme le festival, le marché de Noël (les commerçant.es sont alors autorisé.es à utiliser les toilettes de l’école Grusse Dagneaux !), mais aussi pour la vie quotidienne.. C’est une demande que nous avons portée en Conseil municipal dès septembre 2019 et ensuite à chaque commission. Les  seuls sanitaires de la ville sont implantés au parc Barrachin et au jardin du petit lac, mais les deux sont laissés à l’abandon sans entretien. Le maire argue de trop « fortes contraintes techniques » (évacuation d’eau et électricité) qui empêcheraient cette installation. On reste pantois devant l’argumentation… Comment font donc les communes voisines ?

Decaux est aussi le leader mondial de mobilier urbain concernant les transports alternatifs. C’est donc une belle occasion manquée pour équiper la ville de matériels performants dans ce domaine. Existent notamment des bancs appelés « 3 en 1 » avec abris à vélos intégrés et prise pour recharge téléphonique. Selon le maire, puisque c’est la collectivité qui entretient ce mobilier, cela n’avait pas à rentrer dans le contrat avec Decaux. (Nous reviendrons sur ce sujet car on ne peut se satisfaire des équipements gratiennois dans ce domaine !)

Oubliée aussi la demande d’abris à poussettes au pied de l’aile des affaires scolaires…

Quid de l’information municipale ou culturelle dans les différents quartiers de la ville ? Les habitant.es des Raguenets notamment se plaignent d’un manque d’information culturelle. Il faut être particulièrement attentif à l’emplacement des supports informatifs.

Y a-t-il vraiment nécessité d’une colonne culturelle ? Elel était initialement prévue devant la mairie. Nous pensons qu’il faut revoir cet emplacement, pour un endroit plus central et plus passant, à la gare ou en centre-ville. C’est ce qui sera finalement retenu, la colonne sera implantée rue Berthie Albrecht.

On ne peut que s’étonner du fait qu’il n’y ait pas eu de redevance annuelle versée par Decaux dans le précédent contrat qui courait sur 12 ans. Étonnant pour une ville qui se pique régulièrement d’une « gestion rigoureuse »…

Nous nous interrogeons sur le pourcentage requis pour obtenir le versement de la part variable de la redevance. La ville peut-elle vraiment espérer une redevance de 65K€ ? Le seuil nécessaire pour déclencher la part variable sera-t-il jamais atteint ? Ce n’est pas le cas par exemple dans le contrat qui nous lie avec Indigo pour le stationnement payant.  On peut se demander si Decaux encaissera sur Saint Gratien les 400K€ de recettes publicitaires nécessaires pour déclencher cette part de redevance. Difficile à dire, puisqu’il est impossible de savoir quel chiffre d’affaires Decaux a réalisé ces dernières années à Saint Gratien.

Enfin, une remarque plus générale, qui n’a pas été abordée en Conseil municipal où nous aurions vite été coupé.es pour « hors sujet » ! Nous sommes très critiques sur la politique de la ville en matière de concessions. Celle du marché rapporte certes environ 45K€ par an à la ville mais la gestion commerciale laisse grandement à désirer. Indigo gère le stationnement payant (194 places au P1 et 594 places en voirie, contre une redevance de 6000€ à la ville) mais son rapport d’exploitation n’a pas été présenté au Conseil municipal. Pas de débat donc sur cette question. La ville pratique également depuis des années une politique d’externalisation des services : la restauration scolaire est confiée à la société Sogérès (tarifs élevés et qualité médiocre des repas), l’entretien des bâtiments communaux est assuré par la société Saturne (qualité du service remise en cause, notamment par les utilisateurs des locaux scolaires). La liste n’est pas exhaustive. Pour quels services rendus à la population ?

À suivre…

En garde !

Petit retour sur les principaux points du Conseil municipal du 11 février 2021, et nos appréciations sur les différents dossiers.

Réhabilitation de la salle d’armes

Nous sommes pour cette opération bien entendu ! L’état de cet équipement fait qu’une réhabilitation est nécessaire depuis plusieurs années déjà. La toiture notamment n’assure plus une étanchéité satisfaisante et  les jours de pluie, les pistes prennent l’eau. Des infiltrations d’eau par le sol ont aussi entraîné des détériorations des pistes métalliques.

Pour autant, nous avons des questions sur cette réfection.

Une constatation regrettable : le « Mag » de la ville nous en apprend autant que le rapport présenté au Conseil municipal. Très dommageable pour le rôle des élu.es qui débattent et votent les travaux. Le maire bafouille que les délais d’impression ont accéléré la parution… il aurait suffi d’attendre le numéro suivant. Assez révélateur de la place peu importante que donne la majorité à une assemblée pourtant décisionnaire.   

Nous nous interrogeons sur la disparition des subventions (État via l’agence nationale du sport, région, département) qui n’apparaissent plus alors qu’elles étaient dans les dossiers des commissions. Seront-elles de 500 ou 600K€, pour un total de travaux qui s’élève à 2,2 millions ? Rien d’assuré à ce stade. D’autant plus que le dit montant a doublé depuis septembre..

Pourquoi des panneaux photovoltaïques, assurément fabriqués en Chine, et non des panneaux solaires pour alimenter en eau chaude les douches de la salle d’armes ? Problème de toiture pas assez solide ? Clairement oui ! L’adjoint aux sports botte en touche en affirmant qu’il n’y a pas nécessité d’une quantité régulière d’eau chaude, son utilisation restant ponctuelle.   

Le problème de l’infiltration d’eau provenant du collège et imbibant les murs par capillarité est -il résolu par le système de la cuve ? Comment sera évacué l’eau de celle-ci ? Le « Mag »… encore lui.. précise que « les eaux pluviales seront valorisées » alors que le rapport du Conseil indique seulement qu’elles seront évacuées. « Vous devancez le débat » nous répond le maire, puisque nous n’en sommes qu’aux premières étapes. Espérons que nos questions seront prises en compte avant que le projet ne soit finalisé.. il sera alors trop tard.  

Que sera-t-il proposé aux scolaires et au club d’escrime pendant les travaux ? On y réfléchit, nous déclare le maire, sans en dire davantage.

Comment les utilisateurs et utilisatrices de la salle, maîtres d’armes et club sont-ils associé.es ? Selon l’adjoint aux sports, aucun problème de ce côté-là. Nous restons un peu dubitatifs.. L’avis des escrimeurs et escrimeuses utilisant la salle est primordial, notamment celui des maîtres d’armes qui connaissent parfaitement leur lieu de travail et d’entraînement, même si le dossier concerne des points techniques qui touchent la structure de l’équipement, comme nous le dit l’adjoint. Ils et elles doivent être associé.es tout au long de la procédure et des avancements du dossier et pas seulement informé.es quand le projet est définitivement fixé.  

Enfin, les honoraires de maîtrise d’œuvre nous paraissent exorbitants : 17,5% des travaux ! Pas de réponse sur ce point.

Quant aux retombées positives que la ville peut espérer après cette rénovation, le devenir des champion.nes formé.es à Saint Gratien, ou encore le rayonnement de l’escrime auprès des jeunes Gratiennois.es… la question est « hors sujet » pour le maire.. Le Conseil n’en débattra donc pas.

À suivre..

La cantine pour tous !

Questionné par nos soins lors du Conseil municipal du 11 février 2021, à propos des travaux d’agrandissement du réfectoire de l’école Grusse Dagneaux, le maire indique que plus aucun enfant n’est désormais refusé dans les cantines gratiennoises.  

Pour cause de manque de places dans ses réfectoires, la ville a inséré dans son règlement de la restauration scolaire la possibilité de n’accepter que les enfants dont les deux parents travaillent. Cette disposition est contraire à la loi, comme nous l’avons dit en refusant chaque année de voter ce règlement.   

La ville a refusé des élèves à la cantine ces dernières années dans trois écoles : Jean Jaurès, Grusse Dagneaux et Raymond Logeais.

À Jean Jaurès, nous avions proposé d’agrandir la salle de cantine en utilisant les locaux attenants qui étaient occupés jusque là par les employés communaux, ceux-ci pouvant déjeuner aux services techniques. La ville a reconnu la justesse et la faisabilité de cette proposition et l’a mise en œuvre. La cantine accueille désormais tous les élèves qui le souhaitent. Nous avions également suggéré le déplacement pédestre d’enfants de Grusse Dagneaux vers Jaurès pour le déjeuner, ces deux écoles étant particulièrement proches, ce qui fut réalisé durant une période. Cela a permis un temps que tous les élèves de Grusse Dagneaux puissent accéder au service de restauration.

Nous avons réinterrogé la ville régulièrement sur cette question d’accès à la restauration scolaire, et proposé d’utiliser sur le temps de midi les cars de la ville pour le transport des élèves vers des écoles dont les réfectoires ne sont pas surchargés. La ville a refusé cette solution.  

Des travaux d’agrandissement du réfectoire ont été réalisés à Raymond Logeais mais pour Grusse Dagneaux, la ville indiquait que rien n’était possible. Finalement, des réaménagements de locaux ont pourtant permis l’extension du réfectoire. Comme quoi, là encore, les réponses de la ville tendent davantage à couper court aux échanges qu’à donner des informations fiables.

Rappelons que la restauration scolaire est un service public local, et qu’en restreindre l’accès pour des motifs qui n’ont rien à voir avec son objet est considéré comme illégal. Saint Gratien a d’ailleurs été condamné en 2011 pour avoir refusé la cantine à des enfants de demandeurs d’asile.

Il importe donc de tout mettre en œuvre pour un service accessible à tous. Outre le fait que pour nombre d’enfants, le repas de midi à la cantine représente le seul repas équilibré de la journée, la cantine est aujourd’hui bien plus que cela. C’est un temps essentiel de socialisation dans la journée des écoliers et écolières. L’animation et les activités réalisées durant ce moment doivent être également encadrées par des personnels formés et en nombre suffisant. Beaucoup reste à faire dans ce domaine.           

Réponses éclair

Réponses à nos traditionnelles « questions orales » au Conseil municipal du 11 février 2021, pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».  Réponses éclair, c’est un exercice que le maire évacue en un temps minimum. Nous n’avons pas la parole. Regrettable pour la bonne information des élu.es, et des Gratiennois.es.

1 – Covid-19

Le variant sud-africain, après avoir été isolé au collège Jules Ferry d’Eaubonne, est sur le territoire de la commune de St-Gratien via le lycée G.Monod (info ARS). La ville ne peut-elle jouer un rôle dans la lutte contre le virus et ses différents variants ? Par exemple par une aide logistique au dépistage massif en liaison avec les professionnels de santé (cf. plan de dépistage monté en 9 jours à Eaubonne et effectif depuis mardi 9 février) ; une aide à l’isolement des personnes affectées (portage de repas à domicile, courses…) ; la mise à disposition du minibus de la ville pour le déplacement des personnes jusqu’aux centres de vaccination des communes voisines, dès que des rendez-vous seront à nouveau proposés ?

Réponse du maire : Les villes jouent un rôle primordial depuis le début de la crise et Saint Gratien n’a pas failli sur ce sujet : distribution de masques, bus pour tester, prêt de barnum aux pharmaciens, hôtels mis à disposition de l’État pour isoler, présence accrue auprès des plus fragiles, isolés ou âgés, aide aux commerces, aux associations etc… L’intercommunalité a mis en place trois centres de vaccination et Saint Gratien inscrit les personnes prioritaires. Enfin la ville a mis en place des mesures strictes pour la sécurité des enfants des crèches et des écoles.  

Nos commentaires : Il serait nécessaire pour la bonne information des Gratiennois.es que le maire lise (ou mieux nous laisse lire !) l’intégralité de la question. Il a fait ici l’impasse sur les trois exemples d’aide que nous proposions. La ville a effectivement mis en place quelques actions, dont certaines sont obligatoires, protocole sanitaire pour les scolaires notamment. D’autres sont anecdotiques comme le prêt de barnums.. d’autres encore mériteraient d’être explicitées comme le recours aux chambres d’hôtels. De toute façon, cela n’empêche nullement de poursuivre et nous pensons que nos propositions sont pertinentes.   

2 – Aide aux personnes sans domicile fixe

Un homme est resté de longues heures dans un duvet sous la pluie le lundi 18 janvier sur le trottoir devant la gare. Le guichetier de la SNCF a été prévenu. Comme les services de la ville. En cette période de pandémie, accentuée par la température hivernale, quand la mairie compte-t-elle aller à la rencontre des SDF présents sur le territoire de la commune, en leur apportant une aide concrète : masques, accès à l’eau, aux sanitaires, mise à disposition d’un local chauffé, repas, mise en sécurité… ?

Réponse du maire : Deux personnes sans domicile viennent régulièrement sur la commune. Elles sont suivies par un tuteur. La police municipale se déplace systématiquement et fait le lien avec le CCAS qui prévient le tuteur. Un placement est alors proposé mais refusé systématiquement par les personnes. Les pompiers le 18 janvier se sont déplacés à la demande la ville. Le maire regrette que nous instrumentalisions les difficultés de certains.   

Nos commentaires : Assez agressivement, le maire nous accuse de manœuvres politiques sur le dos des SDF. C’est simple puisque nous n’avons pas la parole dans le cadre des questions orales. Un pur procès d’intention, une allégation gratuite et facile à lancer lors des questions diverses… quand nous ne pouvons répondre..       La question est pourtant légitime. Il y a bien évidemment bien davantage de personnes à la rue que les deux cas évoqués par le maire. Nous reviendrons sur cette question. Des villes voisines ont d’ailleurs ouvert des structures municipales durant la période de grand froid. Il est bien illusoire de croire que Saint Gratien serait un îlot protégé des difficultés sociales accrues de la période Covid…  À suivre car la réponse du maire n’est pas à la hauteur des difficultés sociales de la période.

3 – Projets CM2

Les projets des classes de CM2 ont été pour la plupart annulés durant l’année scolaire 2019/2020 en raison de la pandémie de Covid-19. Il en sera certainement ainsi pour 2020/2021. Les sommes inutilisées du fait de ces annulations pourraient-elles être réaffectées à d’autres projets des mêmes classes, afin que les élèves de CM2 des années scolaires concernées ne soient pas pénalisés ?

Réponse du maire : Les sommes allouées aux projets des classes seront affectées au budget scolaire de manière globale.

Nos commentaires : Réponse un peu trop « globale » elle aussi. Nous ne savons pas si les classes de CM2 retrouveront ces crédits mais nous craignons qu’ils tombent dans un « fond commun » non identifié. Nous reposerons la question en commission scolaire dès que cette instance se réunira, ce qui devient rare.  

 4 – Sécurité physique

Des habitants nous signalent des incidents graves liés pour certains à la vente de drogue dans le parc urbain. Une agression a notamment eu lieu entraînant des soins hospitaliers. Des bagarres violentes nous sont aussi signalées à la sortie du collège Langevin-Wallon. Des événements similaires s’étaient déroulés aux abords du lycée Gustave Monod, il y a un an. Le rôle de la police municipale dans la prévention et la répression de ces agissements, présence sur le terrain, rondes, etc. est primordial. Ce travail local doit s’articuler avec l’activité de nos policiers municipaux au niveau de la CAPV. De quelle autonomie dispose la ville dans la gestion des policiers municipaux de fait salariés de la CAPV ? Cette autonomie semble limitée au regard des déclarations de M. le Maire au CA du lycée, au CA du collège, puisqu’il a été répondu que la police municipale ne pouvait faire plus de rondes avenue de Ceinture ou avenue Parmentier au regard d’autres obligations. Il avait aussi été répondu en réunion de quartier n°5 à la MJC du parc, suite à des problèmes d’incivilités place Hémonnot, que « la meilleure chose à faire c’est d’attendre » (juin 2019).

Réponse du maire : Il estime avoir répondu en séance lors des échanges sur la prise en charge de la police municipale par la communauté d’agglomération CAPV. Nous y reviendrons.

Nos commentaires : Le maire se dispense au passage de la lecture de notre question, ce qui est commode pour éviter de communiquer nos infos sur ces questions qui préoccupent les Gratiennois.es.

5 – Transports alternatifs à la voiture

Alors qu’un débat départemental divise sur les moyens à mettre en œuvre pour désengorger les autoroutes A15 et A86 et réduire leur pollution, la ville pourrait-elle être à l’origine d’une proposition départementale de liaison cyclable reliant notre ville au pont de Bezons ? De cet endroit partent déjà des pistes cyclables reliant le quartier de la Défense où travaillent de nombreux habitants du territoire de la CAPV. Il serait ainsi possible de relier à vélo Saint Gratien et ses alentours, au quartier de la Défense, contribuant ainsi au désengorgement des voies routières et des transports en commun, en offrant une nouvelle alternative de déplacement. Une partie des 5 millions alloués par l‘État au Val d’Oise pour le développement des transports alternatifs à la voiture pourrait être utilisée là.   

Réponse du maire : Il ne s’agit pas d’une compétence municipale.

Nos commentaires : Nous reviendrons sur cette question qui a fait l’objet d’une motion au Conseil, votée par tous les groupes sauf le nôtre ! Donc le Conseil peut se prononcer sur un aménagement autoroutier d’une partie de l’A15, mais pas sur une alternative cyclable sur le même tronçon. Comprenne qui pourra. Pour nous, nous avons compris que le maire visait un coup politique avec le vote de cette motion, immédiatement parue dans la presse locale, mais était moins intéressé par le développement de transports alternatifs, pourtant essentiels pour lutter contre pollution et engorgement automobile.

À suivre, les autres sujets débattus au Conseil

En direct

Le Conseil municipal de Saint Gratien du jeudi 11 février 2021 a été retransmis sur la page Facebook de la ville. Les séances des conseils municipaux doivent en effet être publiques. Or la crise sanitaire fait qu’elles se déroulent à huis clos.

Le problème est-il réglé pour autant avec une diffusion en direct ?  

Si le maire nous avait donné la parole en début de séance – mais malheureusement cela n’a pas été le cas, il nous a fallu insister – voici ce que nous aurions déclaré à ce sujet.

Nous réclamions cette diffusion depuis que la crise sanitaire empêche-ou réduit drastiquement- la venue du public dans la salle. Nous l’avons dit à plusieurs reprises, oralement au Conseil et par écrit auprès du maire. Nombre de communes voisines pratiquent ainsi et ces diffusions ont du succès auprès des habitants. Nous ne doutons pas qu’il en soit de même à Saint Gratien où un nombre important de Gratiennois.es ont dû suivre nos débats. C’est en effet important que les citoyen.nes puissent avoir connaissance du travail de leurs élu.es, surtout en ces temps de pandémie aux contacts sociaux limités : plus de réunions de quartier, moins de rencontres…  

C’est donc là un premier pas pour une meilleure démocratie locale. Est-ce dû à une prise de conscience subite du maire, ou à une obligation légale ? La chose n’est pas claire puisque le maire déclare « qu’auparavant ce n’était pas obligatoire » mais qu’à partir du moment où le public ne peut plus être accueilli, la ville « a choisi » de diffuser la séance en ligne. Obligation ou choix ? Nous avons la prétention de penser que nous avons contribué à faire progresser la réflexion de la majorité municipale.

Restent des interrogations.   

Comment comprendre que le maire nous ait répondu négativement quand nous demandions cette diffusion sur Internet ? Ce fut « non » à plusieurs reprises, pour cause selon le maire d’impossibilité technique dans la salle Georges Brassens, puis de coût trop élevé de la retransmission en ligne, sans jamais donner de chiffrage d’ailleurs, bien que nous en ayons fait la demande. Comprenne qui pourra dans les réponses parfois nébuleuses de notre édile.

Le maire affirmait aussi que les Gratiennois.es peuvent, pour s’informer, prendre connaissance des procès-verbaux des séances sur le site de la ville. Or par exemple le PV du Conseil du 19 novembre 2020 n’a été mis en ligne que le 9 février 2021… Pourtant il avait été voté le 17 décembre 2020 … Au passage les tribunes libres, écrites début janvier ne sont arrivées sur le site que le 10 février… On nous promet une rénovation du site, mais la question est peut-être aussi dans le temps dont dispose l’agent de la ville chargé de la communication pour mettre les informations à jour.

Enfin tous les habitants ne sont pas sur ce réseau social qu’est Facebook.  Nous demandons la diffusion sur le site de la ville, qui ne fait pour l’instant que renvoyer sur la page Facebook.

Nous devrions donc être finalement satisfaits puisque le Conseil est retransmis. Nous ne le sommes qu’à moitié. En effet, la ville, qui a recouru à un prestataire extérieur pour l’enregistrement de la séance, a investi au minimum dans cette opération. Le résultat est donc loin d’être satisfaisant. Les Gratiennois.es n’auront eu droit qu’à un plan fixe pris de très loin, les élu.es apparaissant tous de dos hormis le maire. Quant à nous, nous n’apparaissons pas du tout puisque nos tables sont situées sous la mezzanine de la salle ! Pour finir, le son est très médiocre et a découragé certains auditeurs. D’autres villes ont fait des choix différents. Deux caméras avec zoom possible suivent alternativement le maire et l’élu.e qui s’exprime en affichant son nom et surtout le son est de bonne qualité. Chez nous, le maire a dû estimer que la démocratie de proximité ne méritait pas qu’on y investisse. Au fait, combien cela coûte-t-il à la ville ? Mystère…

Bref, il y a encore des efforts à faire pour informer correctement les habitant.es, ce qui est le minimum en matière de démocratie locale. Ce n’est pas un sujet mineur.

Conseil en direct !

Nous l’avons réclamé à plusieurs reprises depuis que les conseils municipaux se tiennent avec un public très réduit, et depuis novembre à huis clos. Même en période de pandémie, la démocratie ne doit pas être réduite ! Les Gratiennois.es sont déjà privée.es de réunions de quartier, ils doivent pouvoir être informé.es des affaires municipales. C’est  pourquoi les séances du Conseil municipal doivent être diffusées sur Internet.

Ce jeudi 11 février, vous pourrez suivre les débats en direct à partir de 18h30 puisque la séance sera pour la première fois retransmise en direct sur la page Facebook de la ville :

www.facebook.com/ville-de-saint-gratien-389019897797400

Les séances se déroulent salle Georges Brassens depuis septembre 2020.

À ce soir !

Questions de Conseil

Le règlement intérieur du Conseil municipal nous donne le droit à cinq « questions orales » auxquelles le maire répond, sans débat, à la fin de la séance. Voici nos sujets, tous d’actualité, pour le Conseil du 11 février 2021. Pour la première fois, vous pourrez écouter en direct les réponses du maire, puisque la page Facebook de la ville diffusera la séance en ligne. Rendez-vous le 11 à partir de 18h30 !  

Questions orales au Conseil municipal du 11 février 2021 du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

1 – Covid-19

Le variant sud-africain, après avoir été isolé au collège Jules Ferry d’Eaubonne, est sur le territoire de la commune de St-Gratien via le lycée G.Monod (info ARS)

La ville ne peut-elle jouer un rôle dans la lutte contre le virus et ses différents variants ?

Par exemple par :

-une aide logistique au dépistage massif en liaison avec les professionnels de santé (cf. plan de dépistage monté en 9 jours à Eaubonne et effectif depuis mardi 9 février 9h) ;

-une aide à l’isolement des personnes affectées (portage de repas à domicile, courses…)

-la mise à disposition du minibus de la ville pour le déplacement des personnes jusqu’aux centres de vaccination des communes voisines, dès que des rendez-vous seront à nouveau proposés ?

2 – Aide aux personnes sans domicile fixe

Un homme est resté de longues heures dans un duvet sous la pluie le lundi 18 janvier sur le trottoir devant la gare. Le guichetier de la SNCF a été prévenu. Comme les services de la ville.

En cette période de pandémie, accentuée par la température hivernale, quand la mairie compte-t-elle aller à la rencontre des SDF présents sur le territoire de la commune, en leur apportant une aide concrète : masques, accès à l’eau, aux sanitaires, mise à disposition d’un local chauffé, repas, mise en sécurité… ?

3 – Projets CM2

Les projets des classes de CM2 ont été pour la plupart annulés durant l’année scolaire 2019/2020 en raison de la pandémie de Covid-19. Il en sera certainement ainsi pour 2020/2021.

Les sommes inutilisées du fait de ces annulations pourraient-elles être réaffectées à d’autres projets des mêmes classes, afin que les élèves de CM2 des années scolaires concernées ne soient pas pénalisés ?

4 – Sécurité physique

Des habitants nous signalent des incidents graves liés pour certains à la vente de drogue dans le parc urbain. Une agression a notamment eu lieu entraînant des soins hospitaliers. Des bagarres violentes nous sont aussi signalées à la sortie du collège Langevin-Wallon. Des événements similaires s’étaient déroulés aux abords du lycée Gustave Monod, il y a un an. Le rôle de la police municipale dans la prévention et la répression de ces agissements, présence sur le terrain, rondes, etc. est primordial. Ce travail local doit s’articuler avec l’activité de nos policiers municipaux au niveau de la CAPV. De quelle autonomie dispose la ville dans la gestion des policiers municipaux de fait salariés de la CAPV ? Cette autonomie semble limitée au regard des déclarations de M. le Maire au CA du lycée, au CA du collège, puisqu’il a été répondu que la police municipale ne pouvait faire plus de rondes avenue de Ceinture ou avenue Parmentier au regard d’autres obligations. Il avait aussi été répondu en réunion de quartier n°5 à la MJC du parc, suite à des problèmes d’incivilités place Hémonnot, que « la meilleure chose à faire c’est d’attendre » (juin 2019).

5 – Transports alternatifs à la voiture

Alors qu’un débat départemental divise sur les moyens à mettre en œuvre pour désengorger les autoroutes A15 et A86 et réduire leur pollution, la ville pourrait-elle être à l’origine d’une proposition départementale de liaison cyclable reliant notre ville au pont de Bezons ? De cet endroit partent déjà des pistes cyclables reliant le quartier de la Défense où travaillent de nombreux habitants du territoire de la CAPV. Il serait ainsi possible de relier à vélo Saint Gratien et ses alentours, au quartier de la Défense, contribuant ainsi au désengorgement des voies routières et des transports en commun, en offrant une nouvelle alternative de déplacement. Une partie des 5 millions alloués par l‘État au Val d’Oise pour le développement des transports alternatifs à la voiture pourrait être utilisée là.