Suite et fin des débats au Conseil municipal du 30 septembre 2021 à Saint Gratien, avec les réponses aux questions orales posées par les différents groupes.
Le maire répond en fin de séance aux questions orales. « Répond » n’est certainement pas le terme adapté, tellement l’exercice est expédié. Pas de débat, nous ne pouvons intervenir après le maire, qui se contente le plus souvent de réponses schématiques, partielles, moqueuses voire agressives à notre égard. Voire même carrément fausses, comme en avril dernier, lorsque le maire affirmait que nous inventions un arrêté du maire sur la modification des horaires scolaires, arrêté qui selon lui, n’existait pas… alors que ce document était bel et bien affiché en ville. Facile d’affirmer, quand vos adversaires politiques ne peuvent vous contredire car réduits au silence !
Le maire répond à une question du groupe « Vivons Saint Gratien » sur l’installation de purificateurs d’air et de détecteurs de CO2 dans les écoles. Nous avions posé cette même question au cours du Conseil. Une expérimentation a été menée à l’école Raymond Logeais mais les niveaux recueillis étaient très éloignés des seuils d’alerte. La ville a donc décidé d’étudier l’installation de « capteurs connectés » qui permettent de mesurer le CO2, mais aussi l’humidité, la température, la luminosité, le bruit et mesures de consommation. Affaire à suivre..
Ci-dessous les questions du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », les répliques du maire et nos commentaires.
1 – Journée des associations 2021
Alors que Saint Gratien compte 200 associations, il n’y avait que 58 stands (avec un grand absent : le club de foot de la ville) lors de la journée des associations le 4 septembre 2021, stands accordés selon des critères que nous ne connaissons pas. Seules 18 associations étaient présentes à la réception organisée par la ville et ce peu de succès interroge.
Pourquoi ne pas inviter de nouvelles associations lors des prochaines éditions de la J.A (notamment celles qui promeuvent des actions dans le domaine du développement durable…) et ainsi assurer une rotation des associations présentes et une offre plus riche aux habitants, reflétant davantage la diversité de la vie associative locale ?
Réponse du maire : selon lui, la journée des associations a été une vraie réussite. Public présent et satisfait. L’Entente Sannois-St Gratien était présente à Sannois.
Nos commentaires : tout va bien, madame la marquise…
2 – Rentrée scolaire
Dans son courrier à l’inspectrice de l’Éducation nationale, suite à l’annonce dans l’après-midi du 1er septembre 2021 d’une fermeture d’une classe à Jean Jaurès, le maire souligne le manque d’AESH accompagnant les élèves en situation de handicap dans cette école. Ces difficultés sont malheureusement répandues dans toutes nos écoles, et les insuffisances de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées) sont connues.
Comment le maire, conseiller départemental, a-t-il agi depuis son élection au Conseil départemental, pour qu’évolue cette situation gravement préjudiciable aux élèves, à leurs parents, et au bon fonctionnement des établissements scolaires ?

Réponse du maire : le maire rappelle le rôle essentiel des AESH auprès des enfants. Ils sont recrutés et affectés par l’Éducation nationale. Le maire nous invite donc à intervenir auprès de l’Éducation nationale pour que davantage d’AESH soient recrutés, comme il dit le faire lui-même.
Nos commentaires : nous savons parfaitement que les AESH sont du ressort de l’Éducation nationale. Mais nous ignorons toujours quelles ont pu être les actions du conseiller départemental et maire J. Bachard pour que les élèves en situation de handicap soient correctement accompagnés…
3 – Travaux de la salle d’armes en vue des Jeux Olympiques 2024
Quelle solution la ville envisage-t-elle pour que les utilisateurs de la salle d’armes (club, scolaires…) puissent continuer la pratique de l’escrime pendant les travaux de la salle d’armes prévus pour durer jusqu’en janvier 2023 ? À ce jour, ni le maître d’armes ni les responsable des écoles, utilisatrices de la salle pour les scolaires, ne le savent.
Réponse du maire : des solutions sont à l’étude et seront partagées d’ici la fin de l’année. Les options possibles sont la relocalisation sur d’autres sites avec des installations modulables et s’orienter vers des partenariats avec des structures extérieures à la ville. Le club et le maître d’armes sont associés à toutes les réunions qui sont organisées avec l’adjoint aux sports, sur la réhabilitation de la salle. Toutes les décisions seront partagées avec eux.
Nos commentaires : nous n’en saurons pas plus sur ces solutions possibles… il nous reste à espérer que les utilisateurs de la salle soient bien consultés et associés en amont des décisions.
4 – Patrimoine culturel local
Si la Princesse Mathilde est une personnalité importante de notre ville, il existe d’autres sujets historiques et culturels locaux qui méritent qu’on s’y intéresse.
Tout récemment, la presse locale a relaté l’urgence de la mise à l’abri et restauration de la statue d’Andromède du sculpteur Jules Franceschi.
Le jeune résistant gratiennois Hébert est dénommé « Maxime » sur la plaque de la rue qui porte son nom mais « Lucien » sur sa stèle funéraire. Une confusion à réparer.
Les personnalités locales ayant pris part à la résistance telles que Suzanne Barroul, Georges Didou… pourraient être davantage reconnues si les plaques de rues qui portent leur nom signalaient leurs faits d’armes.
De même, une plaque commémorative au lycée Gustave Monod, rend hommage à la résistante Lucie Aubrac puisqu’elle y enseigna de longues années après-guerre. Cet établissement est situé en partie sur Saint Gratien, où pourtant Lucie Aubrac n’est jamais honorée.
La ville, et notamment son adjointe à la culture, ne pourrait-elle pas accorder davantage d’importance à son patrimoine culturel local, riche mais sous-estimé, afin de mieux le mettre en valeur et le faire connaître de nos concitoyens ?

Réponse du maire : la ville fait beaucoup pour la culture, regardez le « Mag » et vous verrez que cet été, nous avons fait vivre la culture dans nos quartiers. Regardez également ce qui est fait en termes d’expositions, la salle Villeglé, la collection « Inventaires » qui accueille chaque année un artiste pour poser son regard sur la ville et son patrimoine. Les journées du patrimoine montrent chaque année que la ville dispose d’un patrimoine très riche et sait le partager. Cette année, nous avons mis en place un petit train qui a conduit l’ensemble des participants sur les quartiers de la ville, Marais, Raguenets, parc urbain, avec des points signalés sur tout le parcours, fresques de l’école Jean Jaurès, de Jacques Villeglé, fronton de la mairie et même de sites archéologiques gallo-romains révélés lors du creusement du BIP, les séquoias de l’avenue Simon Hayem, la propriété Barrachin et les fresques de la salle des mariages. L’adjointe à la culture peut être fière du travail accompli dans son domaine.
Nos commentaires : un peu d’autosatisfaction ne nuit pas, nous savons que la ville mène des actions dans le domaine culturel (et heureusement) mais nous n’avons aucune réponse sur les points précis que nous évoquions dans notre question.

5 – Pollution
La pollution due aux mégots jetés sur la voie publique reste considérable dans notre ville. Nous en avons à nouveau, comme en 2020, collecté des quantités très importantes dans le centre-ville le 18 septembre 2021. Des solutions existent pour enrayer ce phénomène, ramasser et recycler ce déchet qui est source de pollution majeure : campagne d’information et de sensibilisation des citoyens, action en commun avec les commerçants sur le jet de mégots sur leur pas de porte, installation de cendriers sur la voie publique, rappel de la contravention de 68€… Des villes ont également enclenché des actions de recyclage en partenariat avec des entreprises spécialisées. Le maire nous affirmait en septembre 2020 envisager un travail sur le recyclage des mégots avec une entreprise gratiennoise, sans que sachions qui est cette entreprise, ni où elle est localisée. Si elle se trouve à Gennevilliers, il ne s’agirait que d’une entreprise de collecte des mégots, et non de leur recyclage.
Où en est la ville sur ce dossier ?
Pour info, la ville pourrait démarcher la société MéGO!
« MéGO! est un service de tri et de recyclage matière de mégots de cigarettes (filtres usagés), solution unique en France.
Réponse du maire : la ville a sollicité un devis à une société en lien avec la structure bretonne MéGO, et la ville a été parallèlement approchée par une Gratiennoise qui souhaitait développer un projet analogue, ayant une expérience solide dans les filières de retraitement des déchets. La ville souhaite privilégier une solution locale. Après plusieurs semaines d’échanges, il est apparu que la solution n’était pas pleinement satisfaisante. La ville a sollicité le syndicat Émeraude pour savoir s’il allait se saisir du problème. Sa réponse est que les mégots relevant de la propreté urbaine, sont hors champ des compétences du syndicat. Il existe un nouvel acteur francilien, qui s’appelle « TchaoMegot », récemment labellisé. C’est donc une alternative locale sérieuse et apparemment plus concurrentielle. Un contact est prévu avec « TchaoMegot » courant octobre pour dimensionner un projet de collecte et de retraitement des mégots sur le territoire de Saint Gratien.
Nos commentaires : comme quoi, notre action menée depuis 2020 porte quelques fruits. L’an dernier, le maire nous avait répondu de façon très rapide sans vraiment laisser penser que le sujet était considéré comme important. Cette année, les choses semblent avancer quelque peu. Avec un bémol : comme d’habitude, il n’y a aucune concertation ni même information sur l’avancement de ce projet, notamment en commission de développement durable. D’autre part, le volet « sensibilisation, pédagogie, travail avec les commerçants » pour éviter au maximum que les mégots ne soient jetés au sol, est oublié. Pourtant, avant même qu’un projet de retraitement voie le jour, il serait déjà important de voir moins de mégots dans les plates-bandes, les grilles d’arbres… là où la souffleuse de l’entretien de la voirie les a expédiés. On nous suggère aussi de déterminer des espaces « interdits aux fumeurs » dans l’espace public, comme par exemple devant les écoles. Pourquoi pas ?