Jusqu’en 2030…

Suite et fin de notre compte-rendu du Conseil municipal de septembre

Dernier dossier présenté aux élus : le rapport d’activité 2023 du délégataire Mandon-Somarep sur la gestion du marché municipal. Comme les trois précédents, ce rapport ne fait pas l’objet d’un vote de l’assemblée municipale.

La ville a délégué pour 13 ans, jusqu’en 2030, la gestion du marché à la société Mandon-Somarep, et cela n’est pas un long fleuve tranquille…

On connaît bien ce délégataire puisque presque chaque mois Mandon fait l’objet d’un article de journal relatant ses pratiques commerciales… disons douteuses dans divers marchés d’Île-de-France. Malheureusement nous les subissons aussi à St Gratien. Notamment il y a eu récemment des tentatives de pression, illégales si on a bien compris, pour dénoncer unilatéralement le contrat et pour revoir la redevance versée à la ville à la baisse. Cela s’ajoute à de nombreuses interrogations et plaintes des commerçants depuis des années à propos de factures de fluides non accompagnées de justificatifs.   

Comment va le marché de Saint Gratien ? Pas bien ! Chaque année nous prenons acte de son lent déclin. En 2023, il y a eu stabilisation du nombre de commerçants abonnés, soit 14. On peut difficilement tomber plus bas et tout le monde sait que le marché est très fragile.

Les « animations » du concessionnaire restent confidentielles voire quasi inexistantes en 2023. Certains commerçants s’étonnent d’ailleurs de payer pour des animations fantômes. Cela n’influe pas positivement sur la fréquentation du marché, puisque cela concerne les clients déjà sur place. Aucun projet annoncé ne s’est concrétisé ; regroupement des commerçants et/ou habillage des allées vides, restaurant annoncé sous la halle, remplacement du petit producteur local ayant quitté le marché. On a récemment remarqué un mauvais entretien du local poubelles, qui semble à présent réglé, après intervention de la ville. On déplore le non-respect du stationnement des camions rue Hémonnot les jours de marché, ce qui gêne la circulation piétonne des clients.

Seul point positif : la buvette avec une petite restauration qui semble un peu démarrer et apporte un lieu convivial sous la halle.  

Alors que faire ? On regrette l’absence d’animations municipales, même si nous savons bien que cela ne suffirait pas à relancer l’activité : permanences des élus, prestations d’associations ? Recherche de producteurs locaux, bio ?  Car nous savons que des marchés voisins fonctionnent bien y compris le dimanche, comme à Eaubonne, Ermont, Enghien… avec certes des situations différentes du nôtre. Nous ne partageons pas l’opinion du maire pour qui ce type de commerce n’est plus attractif. Il est très apprécié de personnes âgées qui n’ont pas forcément de véhicules et qui recherchent un commerce proche. Mais il y a aussi une nouvelle population dans le quartier proche du Parc, qui est tentée par cette offre différente des grandes surfaces.  

Enfin, la ville prélève environ 50 000€ (+ ou – 5000€ de buvette dont elle prend en charge les droits de place). Ne pourrait-elle pas en reverser une partie pour aider à l’activité commerciale de cet endroit qui est tout de même, aussi, un lieu convivial de lien social essentiel dans notre ville ?

On ne reviendra pas sur le « péché originel » qui a consisté à passer un bien trop long contrat (13 ans) avec des délégataires qui ne sont pas fiables, et de ne pas avoir « osé » la gestion directe. À Saint Gratien, nous estimons que les délégations de service public ou les contrats passés  avec le privé, sont trop souvent une solution de facilité, au détriment du service rendu à la population. Restauration scolaire, stationnement payant, réservation de berceaux dans des crèches privées, entretien des bâtiments communaux, marché municipal, pour ne citer que ces exemples.  

Prochain Conseil municipal le 21 novembre 2024, avec le débat d’orientations budgétaires. Avec les annonces gouvernementales concernant les collectivités locales, ce sera un sujet porteur d’inquiétudes ! 

Le marché en gestion directe !

Scoop au dernier Conseil municipal ! Le maire annonce que le concessionnaire du marché Hémonnot a fait connaître par courrier officiel à la ville qu’il cesserait d’assurer la gestion du marché le 7 mai 2024.

Mandon-Somarep a donc décidé de rompre unilatéralement le contrat de délégation de service public qui le liait à la ville pour une durée de 13 ans, jusqu’en 2030.

Inacceptable, selon le maire, qui déclare que la commune « se préparera au mieux à cette éventualité » et que « s’il le faut, cela se résoudra devant les tribunaux. L’objectif reste de dynamiser le marché, qui peine à trouver de nouveaux clients. Nous poursuivrons nos efforts et nous réfléchissons aussi à de nouvelles propositions », a-t-il encore indiqué.

Les relations entre la ville et Mandon-Somarep s’étaient nettement dégradées ces derniers temps. Lors du vote de l’augmentation des droits de place en décembre 2023, le maire reconnaissait -enfin- que la gestion du marché était problématique, et que la ville avait recours aux services d’un avocat pour traiter ce dossier.

« Enfin », car pour notre part, cela fait des années que suite à nos échanges réguliers avec les commerçants de la halle, nous savons que notre marché souffre d’une gestion erratique, opaque et douteuse. La réputation de Mandon n’est d’ailleurs plus à faire, de nombreuses communes d’Île-de-France connaissent les mêmes difficultés : facturations sans justificatifs, droits de place perçus sans reçus, animations facturées sans être assurées, pressions sur les commerçants, favoritisme dans l’attribution des places, pourboires obligatoires… La presse locale s’en fait régulièrement l’écho.

Nous nous sommes très régulièrement exprimés sur le sujet du marché, non seulement pour dénoncer les manquements de Mandon mais aussi en avançant toujours des propositions dans l’objectif de redynamiser l’activité de la halle.

Et maintenant ? Quelle suite espérer à ce renoncement inattendu de Mandon ? Il apparaissait jusqu’ici difficile de mettre fin à un contrat qui nous liait pour encore 6 ans, sans pénalités financières excessives. La situation est aujourd’hui tout autre, puisque c’est Mandon qui en rompant la délégation se met en tort.

Que faut-il entendre dans la déclaration du maire ? Il assure que la ville est prête à aller devant les tribunaux… Mais pour quelle raison ? Obtenir des pénalités qui doivent être prévues dans le contrat de délégation ou pour  obliger Mandon à assurer ses obligations ? On n’imagine pas dans quelles conditions le contrat pourrait alors se poursuivre. Le maire, dans son annonce au Conseil d’ailleurs très concise, fait aussi allusion à « d’autres propositions »… Des propositions de reprise du contrat par d’autres délégataires ? Nous n’avions pas la parole pour demander des précisions en séance…

Que va donc faire la ville ? C’est une opportunité formidable pour nous de récupérer la gestion du marché en régie municipale, c’est-à-dire de le gérer directement sans avoir à passer par un concessionnaire du type de Mandon. L’adjoint au commerce nous a assez répété qu’aucune société de gestion de marchés n’avait de pratiques satisfaisantes ! Il importe donc de ne pas se remettre pour des années entre les griffes d’un Mandon-bis. S’engager de nouveau dans un contrat de même genre serait incompréhensible ! Il s’agirait aussi de se rapprocher des commerçants qui depuis des années s’installent sous la halle pour leur demander leur avis dans cette situation pour le moins inattendue…

Le sujet en tout cas n’est pas anodin. Le marché, via les droits de place versés par les commerçants, rapporte environ 100 000€ par an au gestionnaire. Ce dernier en reverse environ 45 000€ à la commune. Il y a aujourd’hui environ 27 commerçants réguliers au marché, cela représente entre 40 et 50 emplois. Le marché est un lieu de commerce qui compte dans notre ville, convivial, facteur de lien social : il suffit de se promener dans les allées ou de s’asseoir à la buvette pour le constater ! Nombre de Gratiennois de tout âge y sont attachés…

Des villes en fin ou rupture de contrat ont opté pour la régie municipale afin de reprendre la main sur leur marché. Il n’y a pas d’autre solution pour sauver notre marché, assez mal en point, qu’une gestion directe : transparente, en collaboration étroite avec les commerçants, avec le souci d’élargir l’offre commerciale, de rendre le marché vivant, abordable, ouvert sur des productions locales et respectueuses de l’environnement.

On ne manque pas d’idées pour redynamiser le marché, et nous les avons soumises régulièrement à la majorité ces dernières années. Des animations grâce aux associations de la ville, des permanences d’élus, de la publicité partout en ville pour le marché, y installer une boite à livres, des bancs, un vrai parc à vélos et un parking réservé aux clients, des étals à des tarifs abordables pour les commerçants, avec des calicots, un local poubelles propre et des toilettes correctes, pour refaire du marché un endroit convivial et attractif. C’est possible, les marchés alentour en plein essor comme à Eaubonne, Enghien ou Ermont, le démontrent bien !

On revient très bientôt sur ce sujet, en détail. En attendant, rendez-vous dans les allées du marché, chaque mercredi et dimanche matin ! Commerçants et clients y discutent ferme, depuis que la nouvelle s’est répandue, par nos soins, du départ de Mandon.

 

Régie municipale

Décidément, il ne se passe pas une semaine sans que la presse, locale ou nationale, ne se fasse l’écho des pratiques pour le moins douteuses de la société « Mandon Somarep », visée par une enquête judiciaire pour soupçons de corruption. 

On s’y intéresse puisque c’est à ce concessionnaire que la ville a confié la gestion de notre marché municipal.  

Après plusieurs articles dans « Le Parisien », c’est à nouveau « Le Canard enchaîné » (c’est à lire ci-dessous et très édifiant) qui nous raconte les embrouilles subies par la ville de Sevran, qui a repris la gestion de son marché en régie après s’être débarrassé de Mandon… La commune était si mécontente que le Conseil municipal de Sevran n’approuvait plus les derniers rapports d’activité présentés par Mandon ! Un audace que jamais nous n’avons connue à Saint Gratien…

Une régie municipale, quelle bonne idée !

Nous le suggérons à la commune de Saint Gratien depuis de nombreux mois, tant il est connu que la gestion par Mandon est opaque et pose quantité de problèmes : facturations aux commerçants d’eau et d’électricité sans justificatifs, engagements non tenus comme la venue de nouveaux commerçants, les animations non réalisées pourtant elles aussi facturées, des travaux ineptes, ou le délabrement du local poubelles… Le marché dépérit lentement sous cette gestion erratique et peut-être suspecte.

Le maire lui-même a dû nous avouer en Conseil municipal que la concession à Mandon posait de tels problèmes que la ville avait dorénavant recours aux services d’un avocat. Il aura fallu longtemps pour que les plaintes des commerçants qui dénonçaient la façon dont ils étaient traités aboutissent enfin à une prise de conscience de la municipalité…. elle qui se contentait jusqu’ici d’encaisser environ 45 000€ annuels sans d’ailleurs rien en dépenser pour le marché.

Que faire à Saint Gratien, quand on sait que le problème principal réside dans le contrat qui nous lie à Mandon pour une durée de… 13 ans, jusqu’en 2030 !

Est-ce une gestion de « bon père de famille », comme nous la vante l’adjoint aux finances, que de passer des concessions si longues avec des délégataires si hasardeux ? Vraiment ?    

Marché municipal, que faire ?

Nouvel article du « Parisien » sur la société Mandon-Somarep, qui gère de nombreux marchés en Île-de-France, dont celui de Saint Gratien.

La ville a passé un contrat suite à une délégation de service public avec ce concessionnaire, pour une durée de 13 ans à compter de juin 2017. La presse locale et nationale (récemment le Canard enchaîné) se fait régulièrement l’écho des pratiques pour le moins douteuses de Mandon-Somarep envers les commerçants.

En ce qui concerne notre marché municipal, il est en grande difficulté et nous tirons la sonnette d’alarme depuis des années. Le concessionnaire n’a pas tenu les promesses faites lors du renouvellement du contrat, notamment celle de remplir la halle à hauteur de 90% des places. Des travaux certes importants ont été réalisés, mais mal pensés faute de concertation avec les commerçants, tardifs et trop longs. Des commerçants quittent le marché sans être remplacés, et l’offre commerciale est de plus en plus réduite. Mais surtout la gestion n’est pas transparente, c’est le moins qu’on puisse dire. Des factures d’eau et d’électricité sont présentées aux commerçants, mais parfois sans justificatifs malgré la pose de compteurs.

Même le maire commence à reconnaitre que la gestion de ce délégataire est problématique. Mais que faire ? Le contrat court jusqu’en 2030… et les commerçants, vus encore ce matin, se disent découragés et n’espèrent plus d’amélioration.

Pour notre part, nous ne baissons pas les bras. En 2030, se posera la question de reprendre la gestion du marché en régie municipale. À condition évidemment que d’ici là, notre marché n’ait pas disparu ! La ville doit exiger de Mandon une gestion rigoureuse et transparente. Sans oublier que la commune touche une part non négligeable des redevances versées par les commerçants : 45 000€ encore pour 2022. Elle doit utiliser une partie de cette recette pour le développement du marché.

Et pour mémoire… ci-dessous à relire quelques articles de ce blog sur le sujet du marché. Très régulièrement, nous avons exprimé notre inquiétude, mais aussi nos propositions pour sauvegarder et développer ce marché, qui n’est pas qu’un endroit commercial mais aussi un lieu si convivial de notre ville.    

https://isabellevolat.fr/2023/10/09/tout-savoir-ou-presque-sur-4/

https://isabellevolat.fr/2023/04/17/vivent-les-marches/

https://isabellevolat.fr/2023/04/15/questions-davril/

https://isabellevolat.fr/2023/04/03/pour-un-marche-gratiennois-vivant/

https://isabellevolat.fr/2023/04/02/gardons-notre-buvette/

https://isabellevolat.fr/2022/12/23/au-conseil-de-decembre-1/

https://isabellevolat.fr/2022/10/12/le-marche-on-y-tient/

https://isabellevolat.fr/2021/06/26/questions-sans-reponses/

https://isabellevolat.fr/2021/01/06/conseil-a-huis-clos/

https://isabellevolat.fr/2020/11/10/on-aime-le-marche/

https://isabellevolat.fr/2020/10/11/les-radis-du-marche/

 

Vivent les marchés !

Quatre marchés dans une ville de 30 000 habitant·e·s ! Ce serait donc possible de développer ce type de commerce de proximité dans nos villes ?

Pour notre part, nous y croyons ! C’est pourquoi nous défendons notre marché municipal et plaidons pour son développement.  

Pour un marché gratiennois vivant

Nombre de Gratiennois·e·s sont attaché·e·s au marché municipal car c’est un lieu de commerce convivial. Mais nul n’ignore ses difficultés, suite au départ de commerçant·e·s ces derniers mois. Et voilà qu’à présent nous perdrions la buvette ? Impensable.

Des propositions pour revitaliser le marché, nous en avons. Pour mémoire, revoici notre expression de septembre 2019, et nos propositions d’alors, toujours actuelles !

Pour tout savoir sur notre marché, lecture ci-dessous !

 

Gardons notre buvette !

Article mis à jour en fin de page

Belle affluence ces derniers temps à la buvette du marché ! C’est un lieu convivial où commerçant·e·s et client·e·s aiment se retrouver, discuter autour d’un café, particulièrement quand le printemps est maussade et qu’on traîne peu rue Hémonnot !

Et la voilà brutalement menacée de disparition !

Depuis quelques mois, les tables de la buvette sont bien occupées et cela contribue à redonner vie à ce marché si fragile. Même la ville, d’habitude assez peu soucieuse du développement du marché, avait pour une fois mis du sien en prenant en charge les droits de place exigés par la société Mandon-Somarep, à qui elle a malheureusement confié la gestion du marché pour 13 ans. Des droits de place qui sont bien trop élevés pour permettre le développement de l’activité.

Hélas ! Nous apprenons ce matin que tout pourrait être remis en question par le concessionnaire. Bien que ne disposant d’aucun compteur, ni d’eau ni d’électricité, la buvette se voit brutalement réclamer, sans justificatif aucun, des sommes astronomiques pour la consommation de ces fluides. Déjà très anormal de voir arriver des « factures » au bout de 18 mois… Mais mieux encore ! Bien qu’ayant réglé, à contrecœur, les sommes demandées, la commerçante se voit à présent signifier son congé pur et simple par le concessionnaire, au prétexte qu’elle serait mauvais payeur !

Un oukase totalement incompréhensible, surtout quand on connaît la situation du marché, mis en grande difficulté par le départ de nombreux commerçant·e·s, et qui peine à garder à garder la tête hors de l’eau. La buvette semblait pouvoir redonner un petit souffle, avec l’espoir d’accueillir bientôt une petite restauration utilisant les produits du marché. Tout serait remis en cause par ce concessionnaire à la gestion… peu rigoureuse, déjà constatée à de nombreuses reprises, notamment avec des factures de fluides adressées aux commerçant·e·s sans justificatifs.

Nous apprenons qu’en fin de marché, Somarep-Mandon est intervenu pour couper l’eau et l’électricité à la buvette, lui interdisant ainsi de poursuivre son activité dès cette semaine. Des méthodes scandaleuses.

Dans l’immédiat, nous nous opposerons à cette décision abracadabrante et interviendrons rapidement auprès de la ville.

Pour voir perdurer l’activité de la buvette, manifestez votre soutien par un commentaire à ce billet.

Nous ferons signer dès mercredi prochain 5 avril devant le marché une pétition demandant le maintien de ce commerce, qui participe activement à l’activité du marché.

Le marché a besoin de sa buvette, faites-le savoir !          

On aime le marché !

À Saint Gratien, le marché est municipal mais la ville a délégué sa gestion, par une procédure dite de « délégation de service public ».

La délégation de service public est plus précisément « un contrat par lequel une personne morale de droit public confie la gestion d’un service public dont elle a la responsabilité à un délégataire public ou privé, dont la rémunération est substantiellement liée au résultat de l’exploitation du service. »

C’est à la société « Mandon-Somarep » que la ville a confié la gestion de son marché municipal pour une durée de 13 ans, à partir de juin 2017.

Est-ce une opération intéressante pour la collectivité et pour les usagers du service ? Pas sûr.

Pour les finances de la ville, certainement, puisque le contrat prévoit le versement à la ville d’une redevance annuelle par le délégataire : 47 000€ en 2019 par exemple. D’autant plus juteux que la ville n’engage la plupart du temps aucune dépense pour son marché.

Pour l’activité du marché, c’est beaucoup moins sûr, puisque Mandon-Somarep, assuré de 13 années de gestion, peut se permettre de ne pas suivre ses obligations, comme par exemple celle de remplir à 90% les emplacements de la halle.

Le gestionnaire a certes réalisé en 2018 des travaux coûteux, mais de faible qualité et ô combien inadaptés ! Ainsi la surélévation des étals complique autant les déplacements des commerçants que la vue de clients sur les marchandises. La durée de ces travaux, qui ont perturbé l’activité commerciale, se sont de plus déroulés au moment même de l’ouverture d’un concurrent du marché, les Halles de l’Aveyron.

Les relations des commerçants avec le gestionnaire sont aussi loin d’être un long fleuve tranquille. Malgré la pose de compteurs individuels d’eau et d’électricité, les factures des commerçants sont toujours aussi éloignées de la réalité des consommations.

Le prix de la place, dont l’évolution est prévue selon une formule de révision incluse dans le contrat, augmente chaque année. Par exemple de +3,28% en janvier 2020. Cela fragilise l’existence même du marché, car en taxant exagérément les commerçants, on risque de les faire fuir : en 2018, sept ont quitté le marché. Cela n’est pas sans incidence non plus sur les prix pratiqués.

Quand l’offre se réduit et que la halle n’est plus qu’au tiers occupée, l’attractivité du marché est fortement ébranlée.

Nous avons avancé des idées pour redynamiser le marché, malgré la situation malheureusement figée jusqu’en 2030. La ville doit dépenser au profit du marché tout ou partie de la redevance qu’elle perçoit sur son activité. Elle doit associer les commerçants à sa gestion, et demander à Mandon de faire la clarté sur les coûts facturés de l’eau et de l’électricité. Elle peut agir pour favoriser une meilleure attractivité du marché, en le faisant davantage connaître, via le magazine de la ville par exemple, en élargissant le dispositif du « bus du marché », en y organisant des manifestations culturelles et associatives diverses, des permanences en plein air des élus, ce qui au passage serait aussi bénéfique pour la vie démocratique gratiennoise… en réservant le parking Hémonnot aux clients du marché le dimanche matin, en implantant un parc à vélos à l’intérieur même de la halle, en incitant à l’installation de nouveaux commerçants, en développant les produits locaux et bio, en réanimant la buvette… La liste n’est pas exhaustive.

Nous croyons en l’avenir du marché, lieu convivial de commerce de proximité. C’est un lieu de rencontres et d’échanges important dans notre ville. Il y a également au marché 40 à 50 emplois en jeu.

Notre marché est heureusement cette fois-ci resté ouvert en ce deuxième confinement ! Et il y a ces derniers jours sous la halle une foule inhabituelle qui se presse autour des étals. La preuve s’il en fallait que le marché reste un endroit apprécié, peut-être d’autant plus en cette période de crise sanitaire.

Fête du commerce de proximité à Saint Gratien : pas de beurre dans les radis !

Oh les beaux radis ! On peut les trouver toute la saison chaque mercredi et dimanche matins au marché municipal rue Hémonnot.

On sait moins que la ville, elle aussi, profite des radis du marché !

Explications ci-dessous.

Ce samedi, FÊTE du commerce de proximité à Saint Gratien ! Grande débauche de calicots, banderoles et guirlandes de ballons en centre-ville pour accompagner la tombola des commerçant.e.s.

Mais tous les commerçant.e.s sont-ils à la FÊTE dans notre ville ? Certains n’auraient-ils pas la tête sous l’eau ?

Malgré une belle banderole, le centre commercial des Raguenets est resté bien morne cet après-midi. Davantage de rideaux de fer baissés que de commerces ouverts.

Ne parlons pas du quartier des Marais où la ville n’a jamais tenté de réanimer le centre commercial autrefois existant. Il y a pourtant une clientèle potentielle importante entre la résidence de 600 logements, la zone pavillonnaire alentour et les nouveaux programmes immobiliers qui ont poussé à proximité immédiate.

Quant au marché municipal, c’est le grand oublié. Il n’y avait d’ailleurs aucune animation particulière ce dimanche matin dans les allées, ni ballons ni calicots.

Un sujet bien embarrassant pour le maire que l’activité du marché : le débat sur la question est coupé en Conseil municipal lorsque nous voulons présenter nos propositions. En commission municipale « commerce », des idées sont avancées mais aussitôt retoquées par le maire. Celui-ci accuse volontiers les commerçant.e.s de pratiquer des prix trop élevés ou de ne pas accepter la concurrence.

Pourtant le problème est ailleurs. On constate tout d’abord une gestion pour le moins désordonnée du gestionnaire « Mandon-Somarep ». Après des travaux coûteux mais inadaptés et de qualité médiocre, les commerçants du marché se plaignent de façon récurrente de facturations d’eau et d’électricité sans rapport avec leurs consommations, relevées par compteur. Ils se sont tout récemment adressés à la ville pour soulever une nouvelle fois ce problème et lui demander d’intervenir auprès du concessionnaire.

Mais la ville, elle,  encaisse sans broncher ni lever le petit doigt ni dépenser quoi que ce soit pour le marché, une redevance annuelle conséquente, et ce durant 13 ans, durée du contrat. Une satisfaction certainement pour l’adjoint aux finances, qui se plaint si souvent que « ça coûte ! ». Et bien, le marché, lui, « rapporte !  »          

Sans doute voilà le « capital » de proximité » que nous vante la brochure !

Monsieur le maire, FÊTE un geste et re-FÊTE du marché un lieu central de lien social ! Sinon rendez les 47 00 euros que la ville prélève dessus chaque année sans y investir un kopek !

Nous tenons à notre marché, lieu essentiel dans la vie de la commune. Sans oublier qu’avec une bonne vingtaine de commerçants, ce sont 40 à 50 emplois qui sont ici en jeu.

À notre habitude, nous ne restons ni dans le constat ni dans la simple critique. Revoici nos propositions, travaillées depuis des années avec les commerçant.e.s du marché et les Gratiennois.e.s qui le fréquentent et y sont attachée.e.s.

Populariser le marché dans le « Mag » de la ville ; instaurer des événements au marché, comme des permanences d’élu.e.s ou des animations par des associations locales ; réanimer le café-buvette dans la halle ; réserver le parking Hémmonot aux client.e.s du marché ; implanter un vrai parc à vélos sous la halle ; procéder à un sondage sur les attentes des client.e.s ; inciter à la venue de nouveaux commerces, notamment de produits bio ; toujours travailler de concert avec les commerçant.e.s du marché, et associer les élu.e.s de la commission « commerce » à la commission « marché » qui se réunit sur place avec le concessionnaire et rencontre les commerçant.e.s.

Avec du beurre, les radis !

Lire ici la « Lettre du Front de Gauche « avec nos propositions détaillées sur le marché : Lettre 49 marché lettre ouverte_au_maire

Vive le marché !

« Vive le marché ! »

Expression à prendre à prendre au pied de la lettre…  Il est temps de prendre des mesures pour que notre marché municipal « vive ». Il y a urgence. Nous avons, en tant qu’élus, rencontré et écouté les commerçants, et avancé des propositions pour une redynamisation de ce commerce essentiel à la vie locale. Nous nous sommes adressés au maire : voici notre courrier, accompagné d’une « lettre ouverte« .

Monsieur le maire,

À la veille d’une nouvelle réunion entre la ville, les représentants des commerçants du marché et le concessionnaire, nous souhaitons vous redire notre inquiétude sur l’avenir de notre marché municipal, et vous rappeler nos propositions, déjà avancées à plusieurs reprises dans différentes instances municipales. Nous jugeons qu’elles sont susceptibles d’assurer une redynamisation de ce lieu commercial essentiel à la vie de notre commune. Elles sont détaillées dans la lettre ci-jointe.

Nous publierons ensuite ce courrier sous forme de lettre ouverte.

Cordialement,

Stéphane Bauer, Isabelle Volat

lettre ouverte marché 1

lettre ouverte marché 2