La suite de notre conte de Noël *!
Play Dexia à St Gratien : game over, la suite !
Le Comité de surveillance et d’audit de la dette mena une longue bataille avec la majorité municipale, pour mettre à nu la réalité des contrats …

Le comité réunit les habitants et les informa de la nocivité des contrats bancaires qui avaient été signés en leur nom, sans leur demander leur avis…

Il appela les habitants à venir au Conseil Municipal afin que plus jamais ce type de prêts ne soit signé dans leur dos.

Cette mesure fut votée à main levée à l’unanimité après un long débat… : « plus jamais cela !»

Débarrassée de la contrainte et du surcoût des emprunts toxiques, la ville reprit des couleurs, avec le développement de pistes cyclables…

…un réaménagement complet de la gare permettant de relier entre elles les deux parties de la ville. Le quartier des Raguenets se vit ainsi équipé d’un centre commercial « suspendu » au–dessus de la voie ferrée, d’un centre sportif souterrain en pente végétalisée ou encore de potagers, de chauffe–eau solaires et d’éoliennes sur les toits des tours !

Le comité de surveillance et d’audit de la dette prit le pouvoir sur la banque et transforma son agence en ville en une agence de micro–crédit, pour financer les besoins humains, avec un crédit sélectif : plus les projets des entrepreneurs étaient localement favorables à l’emploi, au développement de la formation, au paiement de bons salaires, avaient pour préoccupation l’aménagement du territoire, la transition écologique, la promotion de la diversité, de la mixité, plus le taux de ses prêts étaient bas… et inversement !

Renaut Baphèse, tous droits réservés.
* Malheureusement cette histoire aux fortes racines locales et pourtant joliment illustrée ne sera pas présentée au Château Catinat.
Que lisons-nous sur la belle invitation reçue hier de la mairie ?



































Les emprunts toxiques, c’est fini ! C’est du moins la réponse que nous fait la majorité municipale par la voix de l’adjoint aux finances à chaque discussion budgétaire. À l’entendre, ce fut à Saint Gratien une « bonne affaire », la seule de France certainement. La renégociation d’un de ces prêts toxiques aurait de même été satisfaisante en 2016. Pourtant, nous savons que ces emprunts pudiquement appelés « structurés » continuent de peser lourdement sur le budget de la ville, et donc sur les services rendus aux habitants. L’encours de dette a été augmenté suite à la renégociation, et si la ville paie moins d’intérêts, elle subit une charge supplémentaire de remboursement de capital. D’autre part, le deuxième prêt toxique n’a pas été renégocié. En avril 2018, la ville a payé un surcoût de + 38 000 € pour ce prêt indexé sur l’évolution du dollar et de l’euro. 38 000€, c’est aussi la somme que dépense Saint Gratien pour l’ensemble des séjours de vacances des enfants gratiennois…
Partout en France, les emprunts toxiques ont fait des ravages. Dans le Val d’Oise, ce sont 40 villes qui en ont subi les effets néfastes, dont Argenteuil. Dans cette ville, le Conseil municipal vient de voter à l’unanimité la création d’une commission d’information chargée de retracer les emprunts contractés depuis 2002, selon une information du « Parisien ». Une démarche rarissime en France ! Il est vrai que nous aurions aimé une telle transparence à Saint Gratien, où la seule information qui nous a été donnée consiste en un tableau de chiffres sur une demi-page, jamais débattu… À Argenteuil, le but recherché est de clore les désaccords entre majorité et opposition sur les emprunts toxiques de la ville. « Cela permettra que tout le monde ait les éléments et d’éclairer un certain nombre de supputations. La commission pourra avoir toutes les confirmations qu’elle souhaite, de la collectivité et de nos partenaires extérieurs », selon les propos du maire rapportés par le Parisien. Opposition et majorité seront représentées dans cette commission dont la mission, de six mois, sera de « retracer l’ensemble des emprunts contractés depuis 2002 ». Elle devra « évaluer les coûts et bénéfices des contrats initiaux et des renégociations ». Un rapport sera rendu public en mai et devrait permettre de clore la polémique sur les responsabilités des uns et des autres dans la situation financière de la ville, placée en redressement judiciaire par la Chambre régionale des comptes de 2014 à 2016. Fin 2012, la ville avait renégocié 118M€ de prêts toxiques.