La fête ! (4)

Fête internationale s’il en est… et internationaliste bien sûr !

Voyage à travers le Village du monde et les allées de la fête…

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Un drapeau bleu et blanc bien connu à Saint Gratien..

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Mais on aime aussi beaucoup le rouge de nos voisins allemands…110

Ailleurs dans le Village du monde..

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Oui, oui.. il y a des communistes chez les Belges, nos amis du PTB ! Et aussi en Suisse, même si on les connaît moins..

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Acheter des produits palestiniens pour aider les populations des territoires occupés, se faire plaisir avec ces beaux objets ou préparer vos cadeaux de Noël…

À suivre… les autres invités de la fête…

 

La fête (3)

Ils ont été nos invités lors de la fête.. ou à d’autres occasions… ils reviennent nous voir !

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Personne à Saint Gratien n’a oublié ses talents de pédagogue et sa brillante démonstration sur l’Europe. Francis Wurtz, député européen honoraire, était venu dans notre ville animer une soirée lors des élections européennes de mai 2014.

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul… voilà que devant le Pot Rouge… Francis croise.. Ian Brossat, chef de file pour les européennes de 2019 !

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Juste devant l’espace fédéral du Val d’Oise : c’est l’endroit choisi pour une prise de parole improvisée de Ian Brossat.

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En 2016, Ian Brossat était à la fête l’invité de notre stand pour présenter son livre « l’espion et l’enfant », qui relate son enfance à travers l’histoire incroyable de son grand-père.

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Les fans de Ian Brossat sont ravis ! On ne l’a jamais vu d’aussi près…

À suivre : dans d’autres allées de la fête…

 

La fête ! (2)

Pas de dimanche qui vaille… nous revoilà sur le pont ! Dimanche matin, au stand du Pot rouge, nouveau débat sur le thème ô combien d’actualité : « transports et écologie, quels champs des possibles ?  » Alain Pagano, responsable des questions écologiques au PCF, Mina Idir, secrétaire du PCF du Vaucluse, Jacques Baudrier, élu PCF membre de « Île-de-France Mobilités », anciennement « STIF », et Rémi Goguel, de l’association « Saint Gratien à vélo » ont débattu effets des transports dans le réchauffement climatique, gratuité des transports,  solutions alternatives à la voiture, tramway, vélo, ferroviaire, Autolib, téléphérique… On y revient prochainement. 

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Et pour finir le cycle des débats en beauté… un thème qui touche les Val d’Oisiens de près : face à Europacity, le projet alternatif  « Carma » avec Fabien Gay,  sénateur PCF de Seine-Saint-Denis, des membres du groupement Carma, et Bernard Loup, président du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG).

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À suivre… d’autres invités inattendus au stand du Pot Rouge…

La fête ! (1)

Quoi de mieux que des photos pour raconter la richesse et la diversité de la fête de l’Humanité ? Populaire, politique, battante, internationale, culturelle, musicale, festive, gastronomique, sportive… la fête est tout cela à la fois. Voici, en plusieurs épisodes, la fête 2018 vue de notre stand.. et d’un peu plus loin…

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La fête…ça se prépare longtemps avant, sur le terrain…

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Dès vendredi midi… bienvenue au stand du « Pot rouge », associant les communistes de Villiers-le-Bel et Saint Gratien à l’espace fédéral du Val d’Oise ! On peut y boire un coup au bar… y retrouver ses copains.. participer à des débats, et continuer à discuter même quand ils sont terminés !

Merci à tous ceux, communistes avec ou sans carte,  non-communistes, amis du Front de Gauche, compagnons de route… qui ont œuvré avant, pendant, et après la fête.. pour contribuer à sa réussite… du petit déjeuner jusque tard dans la nuit !

081085367555561565577578Samedi matin… premier débat avec Annie Peronnet, maire PCF de Sarcelles, Vanessa Ghiati et Jean-Michel Ruiz, conseillers régionaux d’Île-de-France. Au menu, « après l’abandon du projet Borloo, quel  plan alternatif pour nos banlieues ? »

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Samedi après-midi… pas de répit, nous accueillons une personnalité connue bien au-delà du PCF… son visage s’est en effet longtemps affiché sur nos murs… Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de l’université d’été du PCF,  et de la revue « Cause commune », était notre invité, sur cette ambitieuse question : « le communisme, enjeu du 21è siècle? »

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182168057À suivre…

Merci à R.B. pour ses photos ! 

Sauvons l’Aquarius

Sauvons l’Aquarius et le sauvetage en mer

A l’attention des États d’Europe

Cette pétition vous est adressée par SOS MÉDITERRANÉE, Médecins Sans Frontières (MSF)

Texte de la pétition

En tant que citoyens, nous nous associons à l’équipage de l’Aquarius, le dernier navire civil de sauvetage en mer Méditerranée centrale, pour demander à tous les États d’Europe de respecter l’obligation de sauvetage en mer. Cet impératif doit primer sur toute considération d’ordre politique, dans le respect du droit international.

Nous exhortons tous les États en Europe à :

  • Prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à l’Aquarius de repartir au plus vite mener sa mission vitale de sauvetage,
  • Respecter l’obligation de porter assistance aux personnes en détresse en mer,
  • Assumer leurs responsabilités étatiques en établissant un véritable modèle de sauvetage en Méditerranée.

Pourquoi c’est important

L’Aquarius opère en Méditerranée centrale depuis 31 mois, et a secouru 29.523 personnes lors de 230 opérations de sauvetage.

Ces derniers mois, la mission de recherche et sauvetage de l’Aquarius a été l’objet de manœuvres politiques délibérées visant à y mettre fin. Le navire s’est vu retirer deux fois son pavillon en un mois : d’abord par Gibraltar, puis par le Panama. En empêchant l’Aquarius d’opérer, d’autres vies seront perdues aux portes de l’Europe, des vies perdues en silence, alors que l’Europe ferme les yeux.

Pour ces raisons, nous exhortons tous les États en Europe à prendre les mesures nécessaires pour permettre à l’Aquarius de reprendre sa mission vitale de sauvetage au plus vite, en octroyant sans délai un pavillon au navire.

Au cours des derniers mois, les marins et sauveteurs des navires de sauvetage civils ont été témoins de développements politiques en Méditerranée centrale incompatibles avec le droit international et maritime. Les navires de sauvetage civils sont empêchés dans leur mission ; l’obligation de porter assistance en mer n’est plus respectée. La solidarité et l’humanité sont criminalisées, en mer et à terre.

Pour ces raisons, nous exhortons tous les États en Europe à respecter l’obligation de porter assistance aux personnes en détresse en mer et à dénoncer les manœuvres visant à criminaliser les sauveteurs et travailleurs humanitaires.

Face à la défaillance des États européens à répondre à la tragédie humanitaire en Méditerranée centrale, sur la route migratoire la plus dangereuse au monde, l’Aquarius a poursuivi ses opérations de sauvetage aux côtés d’autres navires de sauvetage. Les moyens de sauvetage font toujours cruellement défaut pour porter secours à celles et ceux qui risquent leurs vies en fuyant la Libye où leurs droits sont systématiquement bafoués. De plus, depuis le mois de juin, il n’existe plus de système opérationnel pour débarquer les rescapés dans un port sûr.

Pour ces raisons, nous exhortons tous les États en Europe à assumer leurs responsabilités en établissant un modèle de sauvetage européen en Méditerranée, incluant un mécanisme prévisible et pérenne de débarquement des rescapés dans un port sûr.

Des êtres humains meurent. L’Aquarius, avec le soutien de la société civile, tente de les secourir. Rejoignez-nous en signant cette pétition pour nous aider à défendre les valeurs d’humanité et de solidarité en mer »

SOS MÉDITERRANÉE organisera le samedi 6 octobre des rassemblements citoyens dans plusieurs villes d’Europe et en France notamment à Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Montpellier, Toulouse, Brest, Bordeaux, Grenoble, Saint-Étienne

Signez ici

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Des territoires accueillants

Communiqué de presse
Création de l’association nationale des villes et territoires accueillants

A l’heure où l’échec des politiques migratoires européenne et nationale entraînent une montée des populismes tout en restreignant les droits humains fondamentaux, nous, élu.e.s de villes et collectivités, décidons de nous unir sous une bannière commune : celle de l’accueil inconditionnel.

Nous demandons ainsi que l’État assume ses missions et assure les moyens pour créer des solutions d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement plus nombreuses et plus qualitatives que celles existantes aujourd’hui. Cela doit passer par la mise en place d’une stratégie nationale d’accueil afin de répartir et d’accompagner l’effort de solidarité.

Nous l’enjoignons à respecter le droit et ses engagements internationaux (Protocole de Quito de l’ONU, Convention de Genève), européens (Pacte d’Amsterdam) et nationaux (Code des Familles et de l’Action Sociale)

Néanmoins, dépositaires d’une tradition d’accueil et de valeurs humanistes, nous, élu.e.s locaux et territoriaux, mettons en œuvre et expérimentons déjà sur nos territoires, au quotidien, des réponses aux impératifs de l’urgence humanitaire et d’inclusion de tout un chacun, même quand l’État est défaillant.
Surtout, nous agissons en responsabilité, conformément à nos obligations règlementaires et législatives.

L’association que nous avons constituée à Lyon 1er le 26 septembre 2018, rassemble tout.e.s les élu.e.s promouvant l’hospitalité, source de politiques inclusives et émancipatrices. Fort.e.s de notre expérience, animé.e.s par la volonté d’agir collectivement, nous donnerons à voir que des solutions dignes sont possibles et adaptées à chaque situation locale. Il n’y a pas UNE politique d’accueil, mais autant que de particularismes locaux.

Elle permettra de mettre en avant toutes les réussites locales en matière d’accueil sur notre territoire et les réussites que cela engendre lorsque chacun assume ses responsabilités.
Elle permettra aussi, la mise en commun de bonnes pratiques, l’accompagnement de territoires volontaires, la mobilisation autour d’enjeux liés aux politiques migratoires, la proposition de mesures adaptées. En partenariat avec toutes les forces vives volontaires: acteurs associatifs, citoyen.ne.s, universitaires, juristes, militant.e.s, etc.

Nous souhaitons la bienvenue aux élu.e.s de tous horizons et de tout territoire, qui, partageant nos valeurs humanistes et notre volonté politique, veulent rejoindre notre association.

Damien CARÊME, Maire de Grande-Synthe, Président de l’Association
Catherine BASSANI, Représentante de la ville de Nantes
Philippe BOUYSSOU, Maire d’Ivry-Sur-Seine
Marie-Dominique DREYSSE, Maire-adjointe de Strasbourg
Gérard FROMM, Maire de Briançon
Corinne IEHL, Élue de Lyon 7ème arrondissement
Myriam LAÏDOUNI-DENIS, Élue de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
Bernard MACRET, 4ème Adjoint aux Solidarités Internationales, Grenoble
Halima MENHOUDJ, Adjointe au Maire de Montreuil
Jaklin PAVILLA, 1ère Adjointe au Maire de Saint-Denis

Aquarius

À bon port

Éditorial de Paule Masson, dans l’Humanité du 26 septembre 2018

Un bateau, un seul, l’Aquarius, demande à accoster à Marseille avec 58 passagers à bord, seulement 58, et un pays, la France, qui compte 65 millions d’habitants et borde la Méditerranée, lui interdit son port. 

L’équipage n’a qu’à accoster à Malte, a snobé l’exécutif hier ! La morgue macroniste est sans frontières. Un président digne du pays des droits de l’homme aurait offert le gîte et le couvert à tous, qui fuient la peur, cherchent refuge, réconfort et reconstruction d’une vie. Victor Hugo ne disait-il pas de la solidarité qu’elle est une « idée universelle » ? Au lieu de ça, la France a accepté du bout des lèvres d’ouvrir ses portes à 18 d’entre eux.

Déjà, en juin et en août dernier, les autorités françaises avaient refusé d’accueillir l’ Aquarius à bon port, laissant les naufragés et leur capitaine en errance au milieu de la mer, sans sol, sans lieu, sans respect du minimum du minimum : le « devoir d’humanité ». Le scénario d’inhospitalité se répète, alors même que le nombre de candidats au départ a diminué de près de moitié en deux ans. Le nombre d’« arrivants » en Europe ne représente même pas 1 % de sa population, mais l’UE s’entête à vouloir faire des pays du Maghreb les gardiens de ses miradors.

Alors que les vents mauvais du rejet, du racisme et de la haine soufflent déjà sur le débat électoral des prochaines élections européennes, la France pourrait ramer à contre-courant, hisser pavillon sur la poupe de l’Aquarius, accorder au bateau son passeport de navigation retiré par le Panama, sous pression de l’Italie de Salvini. Le navire de SOS Méditerranée est le dernier remorqueur civil à patrouiller sur cette route migratoire, la plus mortelle au monde. Sans papiers, le navire, dont le port d’attache est pourtant marseillais, sera voué à l’oubli et ses passagers réduits à sombrer sans témoins dans les profondeurs du cimetière méditerranéen. Emmanuel Macron va être aujourd’hui décoré par l’ONU du titre très usurpé de « champion de la Terre ». Pour l’heure, il plonge la tête la première dans les eaux saumâtres des fossoyeurs des mers.

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N’acceptons pas !

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Manifeste pour l’accueil des migrants
Les rédactions de Regards, Politis et Mediapart s’associent afin de lancer le Manifeste Pour l’accueil des migrants signé par 150 intellectuels, artistes, militants associatifs, syndicalistes et personnalités de la société civile.

Partout en Europe, l’extrême droite progresse. La passion de l’égalité est supplantée par l’obsession de l’identité. La peur de ne plus être chez soi l’emporte sur la possibilité de vivre ensemble. L’ordre et l’autorité écrasent la responsabilité et le partage. Le chacun pour soi prime sur l’esprit public.

Le temps des boucs émissaires est de retour. Oubliées au point d’être invisibles, la frénésie de la financiarisation, la ronde incessante des marchandises, la spirale des inégalités, des discriminations et de la précarité. En dépit des chiffres réels, la cause de nos malheurs serait, nous affirme-t-on, dans la « pression migratoire ». De là à dire que, pour éradiquer le mal-être, il suffit de tarir les flux migratoires, le chemin n’est pas long et beaucoup trop s’y engagent.

Nous ne l’acceptons pas. Les racines des maux contemporains ne sont pas dans le déplacement des êtres humains, mais dans le règne illimité de la concurrence et de la gouvernance, dans le primat de la finance et dans la surdité des technocraties. Ce n’est pas la main-d’œuvre immigrée qui pèse sur la masse salariale, mais la règle de plus en plus universelle de la compétitivité, de la rentabilité, de la précarité.

Il est illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires. À vouloir le faire, on finit toujours par être contraint au pire. La régulation devient contrôle policier accru, la frontière se fait mur. Or la clôture produit, inéluctablement, de la violence… et l’inflation de clandestins démunis et corvéables à merci. Dans la mondialisation telle qu’elle se fait, les capitaux et les marchandises se déplacent sans contrôle et sans contraintes ; les êtres humains ne le peuvent pas. Le libre mouvement des hommes n’est pas le credo du capital, ancien comme moderne.

Dans les décennies qui viennent, les migrations s’étendront, volontaires ou contraintes. Elles toucheront nos rivages, et notre propre pays, comme aujourd’hui, aura ses expatriés. Les réfugiés poussés par les guerres et les catastrophes climatiques seront plus nombreux. Que va-t-on faire ? Continuer de fermer les frontières et laisser les plus pauvres accueillir les très pauvres ? C’est indigne moralement et stupide rationnellement. Politique de l’autruche… Après nous le déluge ? Mais le déluge sera bien pour nous tous !

Il ne faut faire aucune concession à ces idées, que l’extrême droite a imposées, que la droite a trop souvent ralliées et qui tentent même une partie de la gauche. Nous, intellectuels, créateurs, militants associatifs, syndicalistes et citoyens avant tout, affirmons que nous ne courberons pas la tête. Nous ne composerons pas avec le fonds de commerce de l’extrême droite. La migration n’est un mal que dans les sociétés qui tournent le dos au partage. La liberté de circulation et l’égalité des droits sociaux pour les immigrés présents dans les pays d’accueil sont des droits fondamentaux de l’humanité.

Nous ne ferons pas à l’extrême droite le cadeau de laisser croire qu’elle pose de bonnes questions. Nous rejetons ses questions, en même temps que ses réponses.

Vous pouvez aussi signer et faire signer la pétition

Conseil municipal du 20 septembre 2018

Voici les principaux échanges du Conseil municipal du 20 septembre 2018 à Saint Gratien. 

Sur le procès-verbal de la séance précédente

Nous demandons la modification du procès-verbal de la séance du 22 juin dernier. En effet, il manque… curieusement… les passages relatifs à nos questions sur l’échéance d’avril du prêt toxique dollar/franc suisse.

Disparus nos propos  sur l’endettement de la ville. Nous regrettions que celui augmente, non pas pour financer des équipements, mais pour faire face à des frais financiers. Nous demandions si  l’endettement est à présent « non risqué » comme annoncé par l’adjoint aux finances en décembre 2017. Nous faisions remarquer à l’aide d’un graphe que les variations du franc suisse par rapport au dollar ont évolué défavorablement pour la ville et demandions  le surcoût payé sur l’échéance d’avril 2018. La réponse de la ville a elle aussi été gommée du PV : le surcoût lié à ce prêt au 1er avril 2018 se monte à +38 000€ avec un taux de 6,12%. Ceci ne figure pas au PV et pourtant ces échanges ont bien eu lieu le 22 juin…

Toute la partie concernant le défaut d’information financière  pointé par la Chambre régionale des comptes a également disparu du PV qui s’arrête à « la CRC pointe une situation financière contrainte ». Toute la partie suivante manque : « Nous constatons encore ce manque d’info puisque si nous n’avions pas interrogé la ville, le Conseil n’aurait rien su de ces 38 000 €. Nous remarquons que cette somme correspond à celle dépensée par la ville pour l’ensemble des séjours de vacances des enfants pour l’année 2018. Autant qui ne seront pas dépensés pour les habitants. La suite de la bonne affaire qui n’est pas finie et continue de polluer les comptes de la ville. » Toute cette partie a disparu du PV alors que le reste de l’intervention est retranscrite quasi intégralement.

Nous ne demandons évidemment pas la retranscription intégrale de nos interventions. Mais force est de constater que le PV du 22 juin a été « charcuté » aux endroits les plus gênants pour la majorité municipale. Il ne s’agit pas d’une mauvaise rédaction mais très visiblement d’une volonté de censurer.

Malgré nos demandes, le PV ne sera pas modifié.

Le Conseil a ensuite débattu du plan de mobilité des agents de la ville.

C’est un document intéressant et riche qui reprend certaines des propositions que nous faisons depuis longtemps et qui fait écho aux préoccupations exprimées en réunions de quartier sur les problèmes d’encombrement automobile et de stationnement.

Nous disons oui à l’indemnité kilométrique pour inciter à utiliser le vélo pour venir travailler. Le plan vélo du gouvernement prévoit d’ailleurs son augmentation.

Oui aux ateliers de réparation de vélos, au développement du stationnement cyclable, à l’extension des zones 30 et à l’application enfin ! du double sens cyclable (respecter la loi devient urgent à Saint Gratien !), oui à l’aide à l’achat de vélos électriques… Il nous semble que tout ceci irait dans le bon sens.

Mais nous avons un grand regret, exprimé en commission municipale. Pourquoi ne pas avoir associé les élus de la commission « développement durable »  à l’élaboration de ce document ? On me répond que cela concerne les agents et que ce n’est pas l’affaire des élus. Mais les dispositions à destination du personnel, cela intéresse aussi les élus ! D’autant plus que si certaines de ces mesures concernent uniquement les agents, telles que le télétravail ou le remplacement de véhicules de service par des voitures électriques, d’autres au contraire dans ce plan s’adresseront aussi à l’ensemble des habitants : itinéraires sécurisés, stationnement des vélos, amélioration des transports en commun… À quoi servent donc les commissions municipales de travail si elles ne sont pas associées en amont à la réflexion et à l’élaboration de propositions ? Cela n’est pas contradictoire, bien au contraire, avec la concertation et la prise en compte des avis des intéressés. Mais je ne participe pas à une commission pour qu’on me présente un document finalisé sur lequel je n’ai rien à apporter.

Deuxième remarque. La rédaction de ce plan est une obligation réglementaire. La ville l’a seulement un peu anticipé. A-t-elle donc enfin fini par entendre les demandes des Gratiennois sur le sujet des déplacements doux ?  Il serait grand temps ! Le plan évoque une ville « propice au vélo ». Nous le disons depuis longtemps : St Gratien avec son petit territoire se prête bien au développement des transports alternatifs à la voiture. Encore faut-il une volonté municipale forte pour les favoriser, et notamment l’implantation d’équipements : pistes cyclables et parcs de stationnement. C’est à cette condition que certaines villes en France ont réussi à développer de manière importante le volume des déplacements cyclistes par exemple. Ce qui est important, c’est de faciliter l’usage du vélo.

Nous sommes convaincus et encore davantage s’il le fallait après cet été 2018 si chaud qu’il y a urgence. Or la place des transports dans la pollution atmosphérique est primordiale. À notre échelle gratiennoise, il faut prendre notre part. Le document qui nous a été présenté au Conseil comporte des avancées intéressantes mais globalement nous les jugeons bien timides. Il manque la nécessité des pistes cyclables continues,  indispensables pour favoriser le développement du  vélo et obligatoires en cas de réfection de la voirie, et certainement un parc à vélos à la gare, où tous les arceaux sont régulièrement pleins. Ce serait un équipement pour favoriser l’inter-modalité, pour les agents de la ville et l’ensemble des Gratiennois. Enfin tout le monde remarque l’essor des trottinettes, nouveau mode de déplacement alternatif : on nous a beaucoup moqués à ce sujet, peut-être avions-nous seulement un temps d’avance.

Auto-partage, co-voiturage, télétravail, ou espaces de co-travail pour les Gratiennois dans leur ensemble, sont des éléments que nous avons avancés dans notre « Lettre du Front de Gauche « distribuée cet été. Nous insistons aussi sur le côté bénéfique des déplacements doux sur le commerce local.

Nous regrettons le calendrier qui repousse trop de mesures dans un temps moyen ou long : par exemple la sécurisation des stationnements, l’élargissement des zones 30 et le double sens cyclable, l’amélioration des liaisons en bus. À noter que le plan vélo gouvernemental prévoit le DSC dans toutes les rues à 50km/h. Toutes les voiries urbaines seront donc concernées. Qu’attend donc la ville pour appliquer cette règlementation ?

Nous pensons que la ville doit être plus ambitieuse. Il doit y avoir une réflexion sur non seulement l’amélioration des transports en commun mais aussi plus largement : d’autres modes de transport ? Le tramway par exemple est à nos portes puisqu’il arrive à Épinay… Des villes font l’expérience de la gratuité des transports pour favoriser les déplacements et alléger la place des voitures… Soisy a une navette communale gratuite… Et ici ?

Un travail avec les enfants des écoles est aussi souhaitable pour développer chez eux le goût et l’intérêt pour les déplacements alternatifs à la voiture… On connaît les encombrements à la sortie des écoles gratiennoises et le nombre important d’enfants qui ne savent même plus faire du vélo.

Nous prenons ce plan mobilité comme une première étape, qui doit être poursuivie et élargie à l’ensemble des habitants. Cela coûte ? Des villes ont trouvé les recettes nécessaires en taxant les sociétés du type Vinci pour qu’elles financent la transition écologique. Donc des idées et des propositions, nous en avons.

Enfin nous questionnons une nouvelle fois sur la possibilité d’implanter un « Véligo » à la gare de Saint Gratien.  Il y a deux espaces disponibles pour un parc à vélos. Pourquoi ne pas installer un Véligo co-financé par la Région ? De même, un endroit où stationner les vélos serait profitable à l’activité du marché municipal.

Le maire nous répond que la ville n’était pas éligible au Véligo mais que les choses semblent avancer… nous serions normalement aujourd’hui en négociation pour en obtenir un. La ville va soumettre sa demande pour un Véligo en gare de St Gratien mais ensuite IDF Mobilités (l’ex-STIF) votera pour ou contre l’installation de ce Véligo. Nous serons informés, nous promet le maire. Nul doute que nous suivrons cette affaire !

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