À quoi sert un.e député.e européen.ne ? (1)

  1. De l’utilité des élus Front de Gauche/PCF au Parlement Européen

Les élus français au sein du groupe de la Gauche Unitaire Européenne-Gauche Verte Nordique (GUE-NGL) : Lors des dernières élections européennes en 2014, nous avons élu 3 député-es sur les listes Front de Gauche : Patrick Le Hyaric, Marie-Christine Vergiat et Jean-Luc Mélenchon. La composante française du groupe a été renforcée par Younous Omarjee, de l’Alliance des Outre-Mers. Ces deux derniers élus décident de se séparer du Front de Gauche pour travailler dans le cadre de la France Insoumise. En juillet 2017, suite à l’élection de Jean-Luc Mélenchon au niveau national, Marie-Pierre Vieu devient députée européenne.

PLHBilan des élu-e-s au Parlement Européen : Patrick Le Hyaric

Vice-président du groupe de la Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique, Patrick Le Hyaric porte régulièrement en séance et dans les commissions parlementaires le combat contre l’austérité et ses outils européens (Semestre européen, MES).

Il a permis d’obtenir la remise en place du fonds européen d’aide aux plus démunis, travaillé et obtenu la pérennisation de la Garantie jeunesse.

Il a fait voter en début de mandat un rapport demandant une adoption rapide de la Convention de l’Organisation Internationale du Travail sur le travail forcé qui avait fait grincer des dents chez les libéraux pour son plaidoyer en faveur des droits du travail. Depuis, le Conseil l’a adopté et 12 pays européens dont la France ont ratifié ce texte.

Sur le dossier du détachement des travailleurs, il a défendu une égalité complète de droits entre détachés et locaux. Il a fait avancer par ses amendements et interventions l’inclusion des responsabilités légales aux pratiques des sous-traitants et a proposé la création d’un corps européen d’inspecteurs du travail pour que ces droits soient respectés. La Commission vient d’ailleurs de faire une proposition d’agence européenne du travail qui reprend en partie cette idée.

Il a largement aidé aux mobilisations contre le grand marché transatlantique (TAFTA), contre le traité sur les services (TISA), tout en menant la bataille pour changer des contenus du traité avec le Canada. 

En lien avec des associations et syndicats africains, il révèle et agit contre le projet de libre-échange entre l’UE et 16 pays d’Afrique de l’Ouest.

Il défend régulièrement le monde agricole en interpellant la Commission par le biais de nombreuses questions écrites dénonçant l’ouverture totale des marchés agricoles, leurs conséquences sur les petits paysans et y opposant un système de prix rémunérateurs pour leurs productions.

En tant que membre de la commission d’enquête sur les Panama Papers, c’est tout un travail de sensibilisation sur le rôle des lanceurs d’alerte qui a été mené, aboutissant à la demande du Parlement de créer un statut spécial les protégeant. Il a fait voter par le Parlement européen le 11 novembre 2017 le projet d’une conférence internationale sur la lutte contre l’évasion fiscale.

En parallèle de ses activités en commissions parlementaires, il a mené de nombreux combats, comme son initiative « rendez l’argent aux grecs » lancée le 12 octobre 2017 en réponse aux profits réalisées par la BCE sur la dette grecque, ou les multiples rencontres organisées avec des syndicalistes aux Parlement européen pour y porter leurs combats : contre le projet de libéralisation du marché de l’énergie, contre la privatisation des barrages, en soutien aux travailleurs de Caterpillar, avec les salariés de Holiday Inn et en faisant le lien avec toutes les salariées d’hôtels en Europe.

Le 17 décembre 2014, il a porté et défendu  une résolution du Parlement européen adoptée à une large majorité pour la reconnaissance de la Palestine, et désormais c’est l’octroi de préférences commerciales aux produits provenant des colonies qui le font intervenir auprès de la Commission pour faire respecter le droit international.

À suivre : Marie-Christine Vergiat

Échos du Conseil (2)

Voici les réponses du maire à nos questions orales lors du Conseil municipal du 21 février 2019. Ces questions sont examinées en fin de séance et ne font pas l’objet de débat.

saint gratien 2019Questions orales du Groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen »

Grand débat national

Alors que des réunions se tiennent dans de nombreuses villes du département dans le cadre du grand débat national, pourquoi est-ce si difficile de faire de même à Saint Gratien ? Si la ville compte finalement l’organiser, nous aimerions en connaître la date, le lieu, le rôle des élus, y compris des élus minoritaires, les thèmes retenus, le public invité, et l’organisation des échanges.

Réponse du maire : la ville attendait que l’État lui propose un animateur pour organiser ce débat. C’est chose faite et le « grand débat » aura lieu le lundi 11 mars de 19h30 à 21h30 au centre culturel Camille Claudel des Raguenets.

Voir les infos déjà données ici sur notre blog, avec les différents échanges que nous avons eus à ce sujet avec le maire.

Bornes enterrées rue du Général Leclercsaint gratien 2019-2

Suite à l’Assemblée Consultative du Quartier 1 de novembre dernier, où la question des poubelles débordant largement sur le trottoir avait donné lieu à un débat sur les actions possibles, la situation s’était améliorée. De nouveau (cas de dimanche 17 février), des sacs jonchaient le sol et même un meuble était entreposé. L’on peut noter par ailleurs que la situation se dégrade le weekend. Quelles mesures envisagez-vous afin que ce que l’on pourrait appeler “mini décharge” disparaisse ?

Réponse du maire : il indique que le service voirie et les policiers municipaux passent plus fréquemment à cet endroit depuis la réunion de quartier. La ville a adressé un courrier au gestionnaire du foyer devant lequel se trouvent les bornes, et une rencontre avec les services de la ville a été organisée. Il regrette le manque de civisme de certains habitants. Lundi matin, le maire a envoyé les policiers municipaux constater le dépôt d’ordures sur le trottoir ; ils ont ouvert les sacs, relevé les adresses et une verbalisation sera faite.

saint gratien 2019-3Assainissement

La ville n’est pas en séparation des eaux usées et des eaux pluviales (sauf rue du G. Leclerc), toutes les eaux sont donc retraitées de la même façon. Cela n’encourage sans doute pas les bonnes pratiques parmi nos concitoyens et enchérit le coût du retraitement  et donc du m3. Il s’agit certes d’un investissement lourd mais qui s’inscrit dans une politique de développement durable. Quels sont vos projets dans ce domaine ?

Réponse du maire : c’est la communauté d’agglomération CAPV qui a désormais la compétence « assainissement ». Mettre l’ensemble du territoire en réseau séparatif représenterait un coût considérable. Il n’est donc pas programmé ce type de travaux. En revanche, il est nécessaire de communiquer sur la valorisation des eaux de pluie pour une démarche environnementale pertinente.

Notre appréciation : bien évidemment, nous ne demandions pas à la ville de mettre l’ensemble de son réseau en séparatif. Mais il est pour le moins étonnant qu’à l’occasion de travaux de voirie, on ne profite pas de l’ouverture de la chaussée pour installer un réseau séparatif. D’autant plus que c’est une obligation pour les nouvelles constructions, entre le bâtiment et la rue. Tout à fait inutile si les eaux en séparatif se rejoignent ensuite dans le même tuyau !         

Mon avis citoyen

Cette plateforme permet à chacun de donner un avis sur sa commune, de la noter et de faire des propositions. Avez-vous le retour des avis laissés par les Gratiennois et si c’est le cas, pouvez-vous nous en faire une synthèse ? Utilisez- vous ces avis dans le cadre des actions menées dans notre ville ?saint gratien 2019-4

Réponse du maire : il s’agit d’un espace d’expression parmi d’autres que le maire consulte de temps en temps. Mais il préfère se fier aux avis des Gratiennois.e.s qu’il rencontre, plus pertinents.

Notre appréciation : pourquoi l’avis d’un citoyen qui a pris la peine de s’exprimer sur cet espace serait-il a priori moins pertinent que celui d’une personne croisée ? 

Organigramme des services

Suite à notre question sur sa non mise à jour (CM de septembre), l’organigramme avait été effectivement modifié et les noms des agents supprimés en attendant la validation du nouvel organigramme par le Comité Technique. Envisagez-vous, pour une meilleure lisibilité de repositionner les différents responsables de chaque entité ? 

Réponse du maire : l’organigramme permet à chaque habitant de mieux connaître l’organisation de la collectivité mais l’inscription des noms des agents n’est pas obligatoire. Certains ont indiqué ne pas souhaiter apparaître sur un site public.  

Collecte des déchets verts

La collecte démarre le 2 avril (date jugée tardive) et se termine le 17 décembre alors que l’an passé elle démarrait le 13 mars pour une fin le 27 novembre. Peut-on envisager une amplitude qui correspondra aux besoins des jardiniers qui taillent à l’automne et à ceux qui effectuent leurs tailles au printemps ? 

Réponse du maire : la collecte est décalée dans le temps parce que les habitants ont demandé au syndicat Émeraude de prolonger la collecte jusqu’à mi-décembre pour le ramassage des feuilles. Une étude budgétaire a conduit au maintien de 38 semaines de collecte. 

Notre appréciation : les habitants avaient effectivement fait connaître en réunion de quartier leur souhait de voir la collecte se poursuivre en décembre. De son côté, le syndicat Émeraude a pointé que les plus grosses collectes avaient lieu en fin de période et donc jugé utile de prolonger. La commune n’a pas souhaité investir davantage dans cette collecte de déchets verts, donc la collecte démarrera plus tardivement.

Passerelle des Marais

Des travaux sont en cours depuis plusieurs semaines sur la passerelle au-dessus de la voie SNCF, très empruntée par les piétons pour aller du centre-ville au quartier des Marais. De quoi s’agit-il et pourquoi est-ce si long ? L’affichage municipal sur les barrières condamnant l’accès donne très peu d’informations. De plus, il serait judicieux d’avertir les piétons plus en amont afin qu’ils puissent traverser, et non pas marcher sur la chaussée à la hauteur de la passerelle.  

saint gratien 2019-5Réponse du maire : une phase de diagnostic est en cours pour définir les motifs de la corrosion des plaques ; il n‘y a pas d’atteinte de la structure de la passerelle. Situation complexe au vu de l’implantation au-dessus des caténaires SNCF. Un dossier prioritaire pour la ville qui devra travailler en collaboration avec la SNCF. Une info avait été faite dans le « Mag ».     

Conseil citoyen des Raguenets

Nous aimerions avoir des informations sur la vie du Conseil citoyen des Raguenets, mis en place dans le cadre de la politique de la ville : fréquence des réunions, thèmes traités, actions éventuelles…  

Réponse du maire : il est composé de six habitants et de six membres associatifs, tirés au sort en 2016 par le délégué du Préfet, et est réuni au minimum deux fois par an, dans le cadre de la programmation annuelle du contrat de ville pour la validation des actions proposées par Osica. Les membres sont associés aux colloques organisés par l’État au plan départemental. Ils s’impliquent dans des actions menées localement par les partenaires : carré nature, des associations, autour de thématiques sur le lien social, la jeunesse, l’égalité hommes/femmes…

Notre appréciation : depuis deux ans, le Conseil municipal n’a jamais eu écho des actions menées et de leurs éventuelles déclinaisons concrètes… Cette réponse ne nous en apprend pas davantage.

Stationnement dans les Allées vertes

Des véhicules se font actuellement verbaliser s‘ils se garent dans cette rue. Un panneau d’interdiction est certes implanté depuis plusieurs années mais jamais jusqu’ici personne n’avait été verbalisé. Une information peut-elle être distribuée aux riverains ?

Réponse du maire : un arrêt d’interdiction de stationner existe depuis 2001. Les policiers municipaux verbalisent lorsque le stationnement est gênant, notamment pour le passage des camions de collecte des déchets. Aucune information ne sera  distribuée aux riverains puisqu’il n’y a pas d’élément nouveau.  

Librairie-presse du Forum

C’est une question récurrente… Faut-il espérer la réouverture de ce magasin essentiel pour la vie du Forum dans les prochaines semaines ? Un affichage informatif peut-il être effectué sur la vitrine ? 

Réponse du maire : cette librairie va rouvrir et la date sera communiquée à tous les Gratiennois dès qu’elle sera connue.

Information sur les réunions de quartier

Des Gratiennois se plaignent de ne pas être informés de la tenue des réunions de quartier : pas d’affichage, magazine reçu après la date de la réunion. Qui doit assurer l’affichage ?

Réponse du maire : la ville n’a reçu aucune plainte sur un manque d’information sur les dates des assemblées consultatives de quartier. Ces renseignements sont diffusés via le site Internet de la ville, Facebook, le magazine municipal, l’information directe par téléphone, les affiches dans les lieux publics, collées aussi sur les panneaux municipaux, posées dans tous les halls d’immeubles, et par les flyers dans les boîtes aux lettres des zones pavillonnaires.   

Le maire indique ensuite que ces questions orales doivent être déposées au minimum 48h avant la séance afin que les services puissent préparer les réponses. Cela n’est pas exact, puisque le règlement du Conseil voté en mai 2014 stipule que ce délai est de 24h.

Grand débat à Saint Gratien

Répondant à notre question, le maire a indiqué le 21 février en Conseil municipal que la ville organiserait un débat dans le cadre du « grand débat national » le 11 mars prochain.

Depuis fin janvier, nous avions annoncé à la ville vouloir organiser une telle rencontre, au cas où la ville ne s’y engagerait pas. Voici notre courrier du 24 janvier.

Monsieur le maire,

 À l’initiative du Président de la République, le Gouvernement engage un grand débat national, officiellement lancé le 15 janvier. Des débats locaux sont organisés sur l’ensemble du territoire.

 Les quatre thèmes retenus (transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l’état et des services publics) sont de nature à susciter l’intérêt et les idées de chaque citoyen.

 Pour mémoire l’objectif est  « Citoyens, élus et institutions, organisations à but lucratif ou non lucratif, le Gouvernement souhaite que le plus grand nombre participe et organise des débats. »

Nous souhaitons organiser à Saint Gratien, au nom de notre groupe, une réunion dans ce cadre sur le thème « Démocratie et citoyenneté »

Nous nous inscrirons dans le schéma des préconisations liées à l’organisation du grand débat national, communiquées sur le site officiel dédié (organisation, remontée des questions).

Nous inviterons largement les Gratiennois, les associations de la ville et les élus.

 Dans cette perspective et dans le strict respect du cadre proposé, nous vous sollicitons afin de disposer d’une salle samedi 16 février de 16h30 à 19h au Centre Culturel du Forum. Nous souhaiterions disposer de tables, chaises, d’un paper-board et d’un micro.

Il est entendu que si la ville a prévu d’organiser un tel débat, alors notre demande sera caduque.

Dans l’attente de votre réponse, nous restons à votre disposition pour tout complément d’information.

 Avec nos meilleurs sentiments, les élus du groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen »

Le 7 février, toujours sans réponse, nous nous manifestons auprès du cabinet du maire et celui-ci nous indique le lendemain que la ville souhaite organiser ce débat et est à la recherche d’un animateur. Plus de nouvelles jusqu’au 18 février, où nous récrivons au maire…

 Monsieur le maire,

          Le 24 janvier dernier, nous avions demandé à bénéficier du prêt d’une salle municipale afin d’organiser une réunion dans le cadre du grand débat national.

          Le 7 février, votre cabinet nous a fait savoir téléphoniquement que vous souhaitiez organiser une rencontre de ce type dans le courant du mois de mars, sans autre précision. Une lettre a confirmé cette information, dans laquelle vous indiquiez être à la recherche d’un animateur indépendant pour animer la rencontre et assurer son compte-rendu.

          Si nous nous réjouissons de vous avoir peut-être inspiré pour la tenue d’un débat, nous ne pouvons que regretter qu’il vous ait fallu quinze jours et un rappel téléphonique de notre part pour nous donner une réponse.

          Depuis que vous nous avez indiqué, il y a plus de 10 jours, vouloir organiser une réunion en mars à Saint Gratien, nous n’avons aucune information à ce sujet.

          Nous vous demandons donc de nous informer de façon détaillée

de la date retenue ainsi que de la façon dont nous serons associés à l’organisation.

         Notre courrier, envoyé juste après l’annonce par le Président de la République du lancement d’initiatives locales, mentionnait que nous participerions à une réunion organisée par la ville. Nous ne poursuivrons donc pas notre démarche de demande de salle de notre côté, sous réserve de l’assurance que vous tiendrez prochainement une réunion qui s’inscrira dans le grand débat, et de quelques précisions à ce sujet : date, lieu, rôle des élus, y compris des élus minoritaires, thèmes retenus, public invité, organisation des échanges.

            Mars nous semble bien tardif et peu adéquat en raison des congés scolaires, qui de fait, priveront nombre de des Gratiennois de débats.

           Si, néanmoins, vous avez décidé de renoncer, nous vous remercions de nous le faire savoir, et de nous accorder une salle afin que nous puissions organiser d’ici au 15 mars un débat.

 Le maire nous répond donc enfin ce 21 février, après donc presque un mois de réflexion…  Le débat aura lieu le  11 mars 2019, de 19h30 à 21h30, au centre culturel Camille Claudel des Raguenets. Il sera animé par le directeur du pôle « ressources  villes et développement du Val d’Oise ». L’animateur fixera le cadre des débats puis des groupes pourront se constituer autour des 4 thèmes du GDN : transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, organisation de l’État et des collectivités territoriales, démocratie et citoyenneté. Un rapporteur sera choisi par les participants dans chaque groupe qui débattra pendant une heure. Une synthèse des débats sera écrite au sein de chaque groupe puis lue à l’ensemble des présents. Ces documents seront transmis à la mission du grand débat national. La publicité sera assurée via les canaux habituels de la ville : site et affichage.

Nous participerons à ce débat local et nous vous invitons à faire de même ! Ce n’est pas tous les jours qu’une telle soirée est organisée dans notre ville ! Nous avons la prétention de croire que nos courriers y ont été pour quelque chose !

GDN

Échos du Conseil

CM 2019-1Quelques échos du Conseil municipal de Saint Gratien, le 21 février 2019.

Voici nos interventions sur les sujets principaux. 

Réponse de la ville à la Chambre régionale des comptes

La CRC a étudié les comptes de la ville et rendu un rapport débattu en Conseil municipal en février 2017. Elle pointait entre autres, un manque de transparence dans les débats d’orientations budgétaires, en faisant une recommandation. La ville doit  « renseigner avec exhaustivité et précision les annexes budgétaires« . La Chambre soulignait que « les prévisions apparaissent réalistes (…), « sans toutefois que la stratégie de la commune en vue de maîtriser la charge salariale, la charge d’intérêts de la dette et d’optimiser les recettes tarifaires, soit parfaitement explicitée ». Nous continuons de regretter depuis l’étude de la CRC, une certaine non-transparence des informations  budgétaires qui nous sont données. Quelques exemples : la prise en charge d’une partie du coût du prêt USD/CHF, découverte dans le courrier de la CRC, sans que la commune ne nous en ait jamais informés ; le surcoût des deux prêts toxiques chaque année qui n’est pas communiqué si il n’y a pas d’interrogation de notre part (pour mémoire, le surcoût du prêt USD/EUR s’est élevé à + 30 000€ en avril dernier : ce n’est pas tout à fait anodin, surtout si on rapporte cette somme à celle qu’a dépensé la ville pour l’ensemble des séjours de vacances des enfants en 2018 ; 38 000€) ; le coût total du prêt EUR/CHF, aujourd’hui renégocié mais jamais communiqué en CM comme pourtant promis ; ou encore la capacité de désendettement jamais communiquée, sous prétexte d’attendre le vote du budget lors du débat d’orientations, ou le compte administratif lors du vote du budget… Sans surprise, le maire adjoint chargé des finances a juré donner toutes les informations possibles. Le maire, qui intervient rarement dès qu’il s’agit de finances, ne s’est exprimé que par une plaisanterie.CM 2019-2

Protection fonctionnelle pour le maire et un adjoint

Cette demande fait suite à l’affaire du marché de Noël sur laquelle nous nous sommes exprimés, en réunion de quartier, puis en Conseil municipal via une question orale. Bien évidemment, nous condamnons fermement et sans équivoque toute menace dont le maire pourrait être l’objet. Pour autant, nous n’avons pas voté cette protection fonctionnelle. (Rappelons l’histoire : marché de Noël, exposition de crèches organisée par la ville à proximité… c’est dans ce contexte fortement teinté de références chrétiennes que le maire choisit de brandir le glaive de la laïcité en excluant une commerçante installée en bonne et due forme dans un chalet, au prétexte qu’elle portait un foulard… ) Au fait, qui ce soir-là a pris la décision ? En en référant à qui ? Décision unilatérale du maire ? Impossible de voter cette protection sans en revenir au fond. Me Y. ne peut être assimilée à un agent communal, la neutralité qui s’impose à ceux-ci ne la concerne pas. L’argument selon lequel elle se trouvait dans un stand de la ville, donc était « occupante du domaine public », n’est pas recevable. Les personnes participant à l’organisation d’une manifestation communale ne deviennent pas pour autant des agents municipaux. Ou alors le même principe sera-t-il appliqué aux exposants de la prochaine brocante ? La commerçante n’est pas employée municipale ; il n’y a pas de trouble à l’ordre public ; son éviction sera fort difficile à justifier. (En début de séance le maire annonce sans autre précision, que la plainte est classée sans suite… nous n’avons pas d’information officielle sur la question et il y a eu dépôt de deux plaintes… à suivre. Cela ne change rien à notre appréciation.) Pour nous, il s’agit d’une discrimination et ce n’est hélas, pas la première fois que certains élus de St Gratien se livrent à cet exercice. Il s’agit d’une laïcité mal comprise, voire instrumentalisée. La loi de 1905 n’interdit pas l’expression religieuse dans la société, en public. La laïcité n’est pas une arme anti-religions, mais un principe de liberté : liberté de conscience, liberté d’exercer le culte qu’on préfère ou de s’en passer. La laïcité n’est pas une somme d’interdits mais assure des libertés pour les individus. Leur appartenance ou leur non-appartenance à des croyances ne doivent leur valoir ni discriminations, ni avantages particuliers.

C’est cela que la République garantit. Et c’est ce que le maire n’a pas respecté le jour du marché de Noël.  

Qui est astreint à la neutralité religieuse ? L’État, ses services, les services publics, les fonctionnaires… La commune de St Gratien ferait d’ailleurs bien de s’en souvenir quand elle invite officiellement à une cérémonie religieuse lors des commémorations des 11 novembre  et 8 mai ! Nous insistons pour finir sur le fait que cette désolante affaire met à mal le vivre ensemble dans notre ville. Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons voter la protection fonctionnelle.  

Le maire, qui a tenté de couper court à l’intervention d’un autre conseiller d’opposition sur cette question, n’a pas souhaité poursuivre le débat. Le Conseil a voté la protection fonctionnelle : 3 votes contre et une abstention.

CM 2019-3Projet de boîtes à livres

Une très bonne idée, tout le monde en convient. De nombreuses villes alentour l’ont déjà adoptée. La demande est remontée via les comités de quartier dès septembre 2018 (et a même été expérimentée sur le marché tous les dimanches depuis juin, par nos soins : un vrai succès !). Pourquoi attendre si longtemps, faire passer cette démarche des groupes de quartier en Conseil municipal ? Pourquoi un projet « conduit par le service politique de la ville » ? « Associer les membres des groupes de quartier » ? Un peu d’autonomie aux GQ ! Pourquoi la majorité veut-elle toujours tout encadrer ? Évidemment, nous votons cette décision.

Tarifs des séjours du service enfance printemps/été 2019

31 places au printemps + 36 places l’été  = 67 places pour 2019 contre 76 en 2018. Pour grosso modo 2 200 enfants potentiellement concernés. Donc 3% environ des enfants gratiennois entre 4 et 11 ans bénéficient de ces séjours. C’est peu !

Le coût total pour la ville est de 10 848€ et le quotient familial n’est ici pas appliqué, la ville prend en charge 50% des frais de séjour. La commission scolaire n’a pas été consultée, dommage.CM 2019-4

Tarifs séjours service jeunesse printemps/été 2019

60 places contre 41 en 2018, bravo. Le coût pour la ville est de 10 122€.

Donc le coût total pour la ville des courts séjours en 2019 s’élève à 20 970 € (contre 17 837 € en 2018). Longs séjours à venir dans un prochain Conseil.

Modification du PLU

Après 3 minutes 38 secondes d’échanges (un peu houleux, sur la place du vélo en ville), le maire juge que l’affaire assez duré et passe au vote. Je reste bêtement avec la main en l’air pour demander la parole… Bref, JAMAIS le Conseil n’aura débattu du PLU, ce qui est tout de même gravissime pour un sujet qui est loin d’être anodin ! Voici donc nos principales remarques, dont certaines ont pu être énoncées en séance, mais qui pour la plupart n’ont pu être entendues par l’assemblée.

Forme de la consultation sur le PLU : regret d’une pub, certes légale mais minimaliste ; c’est un sujet qui aurait mérité une réunion publique, un débat, des explications ; un sujet qui touche à notre vie quotidienne, qui bâtit la ville de demain mais qui est parfois présenté sous un abord très technique qui le rend parfois difficile à appréhender ; cela aurait été un beau sujet pour les réunions de quartier. A fortiori quand cela engage le devenir de la ville au moins jusqu’en 2030… via par exemple par la prévision de nombreux projets immobiliers : rue de Verdun, rue de la liberté, nouvelle zone UPM5 à la gare… Donc une modification qui n’est pas de détail..

Sur le fond, plusieurs points

-de « nouvelles règles plus adaptées » pour les clôtures sur rues ; ce n’est pas anodin car il s’agit de la configuration de la ville de demain. Traduction = c’est la possibilité à présent d’avoir une clôture de 2 m totalement opaque. Il y a risque de transformer progressivement nos rues en « tunnels » bordés de hauts murs, sans végétation et vue sur les jardins. Nos quartiers prendront un aspect « barricadé » ce qui sera dommageable pour le lien social mais restera fort illusoire en matière de sécurité car on sait qu’il faut mieux voir à qui on ouvre la porte, et voir de la rue un éventuel cambrioleur qui aurait escaladé la clôture.

CM 2019-5Pourquoi ce changement ? On nous dit que la règle précédente qui prévoyait 1/3 de partie pleine et 2/3 de grilles ou plantations n’était pas respectée (c’est vrai, et malheureusement y compris par des élus…). Pourtant, cette règlementation devait bien avoir un fondement. Et la ville envoie là un drôle de message : une règle ne vous convient pas ? Ne la respectez pas, elle sera changée… Au final on légalise la pratique des gens qui ne se sont pas pliés à la règle. Et alors pourquoi ne pas appliquer la même position à la règle sur l’implantation des abris de jardin, non respectée elle non plus ?  

Mixité sociale ? On construit du logement social.. Parfait ! Mais toujours dans le même quartier, à côté de la gare.

– Que faut-il penser de la règlementation visant à « mieux encadrer l’installation de panneaux solaires » ?  En interdisant le dépassement, on interdit l’installation de panneaux solaires sur les toits plats, puisque ces panneaux devant être inclinés (pour des raisons d’angle avec le soleil), s’ils ne peuvent plus dépasser la hauteur max autorisée, leur installation ne sera possible qu’en réduisant la hauteur max du bâtiment les supportant. On voit mal un promoteur supprimer un étage de logement pour installer des panneaux solaires ! Donc il n’y aura plus de panneaux solaires sur les immeubles à toit plat, architecture fréquente dans le collectif. Cela ne va pas dans le bon sens. Clairement la ville ne veut plus voir de panneaux solaires dépassant des toitures. C’est donc le plaisir visuel du maire versus la lutte contre le changement climatique.

Il y a densification d’une ville déjà la plus dense du 95, avec davantage de circulation, de problèmes de stationnement (unique sujet des réunions de quartier !) ; quid des équipements sportifs par exemple qui sont déjà occupés à leur maximum ?  « Les prescriptions du SDRIF en matière de construction de logement dans le périmètre défini est de 1162 logements à l’horizon 2030 »… Augmentation de 15%, c’est aussi davantage de voitures, et ce n’est pas sans conséquence sur notre vie quotidienne.

CM 2019-6-Étions-nous « hors sujet » comme on nous l’a reproché, sur la place à donner aux déplacements doux ? Ce n’est pourtant pas l’avis du préfet qui rappelle les prescriptions du PDUIF (cf. son courrier à la ville) Le PDUIF vise à développer l’usage du vélo (de 1,5% à 5%) par des aménagements (accès cyclables aux lycées…) et des normes de stationnement voitures et vélos. Le courrier du Préfet demande la création de davantage de places de parkings pour les vélos, et demande la création de places de parking vélo dans les nouvelles constructions.

Ça confirme ce que nous disions à propos du PLU : il n’y a pas de prise en compte des déplacements alternatifs, ou de façon très insuffisante par rapport au schéma de la Région. Donc, il y avait bien un raté dans le projet de PLU, contrairement aux affirmations : « notre PLU est super ! » 

Il faut donc prendre des arrêtés municipaux pour transformer des places de stationnement en places pour vélos. Le PDUIF impose de transformer 1 place de stationnement voiture sur 40 sur voirie en stationnement vélos, indépendamment du nombre de places vélo déjà existantes, dans un rayon de 800 m autour des gares.

Le maire a d’abord affirmé qu’il ne le ferait pas (réunion de quartier  du centre-ville) avant de dire en Conseil qu’il suivrait les préconisations du PDUIF. Alors, que devons-nous croire ? Cette mesure prescriptive vise bien à implanter les places vélo sur des emplacements actuellement occupés par des voitures, de façon à limiter l’implantation du stationnement vélo sur les trottoirs, où il entraîne souvent un conflit d’usage avec les piétons. A Saint Gratien, les places de stationnement vélo sont quasiment toutes implantées sur les trottoirs, occupant un espace piéton déjà limité, et présentant dans beaucoup de cas une gêne réelle puisque lorsque des vélos y sont stationnés ils empiètent largement sur la circulation des piétons.

Le futur PLU devra donc intégrer cette mesure à l’article 12 ou dans son annexe stationnement. Pourquoi alors écrire que cette norme ne figurera pas dans le document du PLU ?

En outre, qu’est-il prévu pour la partie du lycée sur St Gratien en matière de stationnement vélo ? 2 200 élèves… 400 places ?

Quid de la création de stationnement vélos dans les écoles selon normes PDUIF ?

-On peut s’étonner enfin qu’il soit souligné que ce sont sur des « remarques hors sujet qui concernent des questions d’ordre privé », que « la commune va engager dès que possible un réel dialogue »…

Et quid des doléances à caractère général ? Elles sont balayées rapidement dans le rapport : « celles, concernant des aspects généraux, notamment du règlement du PLU actuel, objet de la modification actuelle ou non : 14 obs. »

-Enfin, l’Agence régionale de santé (ARS) souligne dans son observation la nécessité de prendre en compte « les besoins à venir en équipements de santé et médico-sociaux » Remarque à ne pas oublier dans une ville où l’accès aux soins n’est déjà pas si facile pour toute une partie de la population.

Parc Veligo à la gare   

Enfin cette réalisation ! Nous la réclamions depuis des années (seuls, pendant longtemps…) et nous estimons que la ville aurait pu se montrer plus volontariste vis-à-vis de la SNCF et d’IDF-Mobilités. Un regret : et de l’autre côté de la gare ? Rien pour les Raguenets ? Pourtant, les arceaux à vélos implantés là sont très utilisés, ce qui infirme le propos selon lequel les habitants du quartier sont tous trop près de la gare pour y venir en vélo. Nous ne doutons pas du succès à venir du parc Veligo et nous saurons demander son agrandissement si nécessaire.

À suivre : les questions orales

CM 2019-7

Conseil municipal à Saint Gratien

Le prochain Conseil municipal aura lieu le jeudi 21 février à 20h30 en salle des mariages. Séance ouverte au public, qui n’y a pas la parole.Dans certaines villes, existe un « droit d’interpellation » du Conseil municipal par les habitants. Mais pas chez nous… où déjà les élus minoritaires doivent parfois batailler pour se faire entendre…

parc urbainL’ordre du jour est ci-dessous. Parmi les points principaux :

la réponse de la ville à la Chambre régionale des comptes, qui avait en février 2018 rendu un rapport après étude des comptes de la ville : la transparence budgétaire est-elle enfin au rendez-vous ?

la protection fonctionnelle pour le maire et un adjoint : il s’agit de la suite de la triste affaire du marché de Noël, relatée ici. Et la laïcité dans tout cela ?

l’implantation de boîtes à livres : enfin à l’ordre du jour ! C’est une très bonne idée, reconnaissent tous les élus. Nous l’avons pour notre part testée depuis six mois au marché le dimanche matin. Mais pourquoi donc avoir tant traîné et ne pas avoir laissé l’initiative aux groupes de quartier ?

les tarifs des séjours de vacances : à peine 3% des enfants de la ville en bénéficieront…

le bilan de la concertation sur la modification du PLU : technique… mais ô combien lié à la vision de la ville de demain.. entre clôtures et pistes cyclables…

un parc Veligo à la gare : enfin ! (bis) Nous le réclamions depuis des années.. Peut-être le maire nous dira-t-il à nouveau : « vous rêvez, je réalise  » ? Nous avons d’autres « rêves » en réserve…

Et ci-dessous nos questions orales, auxquelles le maire répond (ou pas…) en fin de séance.

Groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen »

Grand débat national

Alors que des réunions se tiennent dans de nombreuses villes du département dans le cadre du grand débat national, pourquoi est-ce si difficile de faire de même à Saint Gratien ? Si la ville compte finalement l’organiser, nous aimerions en connaître la date, le lieu, le rôle des élus, y compris des élus minoritaires, les thèmes retenus, le public invité, et l’organisation des échanges.

Bornes enterrées rue du Général Leclerc

Suite à l’Assemblée Consultative du Quartier 1 de novembre dernier, où la question des poubelles débordant largement sur le trottoir avait donné lieu à un débat sur les actions possibles, la situation s’était améliorée. De nouveau (cas de dimanche 17 février), des sacs jonchaient le sol et même un meuble était entreposé. L’on peut noter par ailleurs que la situation se dégrade le weekend. Quelles mesures envisagez-vous afin que ce que l’on pourrait appeler “mini décharge” disparaisse ?

Assainissement

La ville n’est pas en séparation des eaux usées et des eaux pluviales (sauf rue du G. Leclerc), toutes les eaux sont donc retraitées de la même façon. Cela n’encourage sans doute pas les bonnes pratiques parmi nos concitoyens et enchérit le coût du retraitement  et donc du m3. Il s’agit certes d’un investissement lourd mais qui s’inscrit dans une politique de développement durable. Quels sont vos projets dans ce domaine ?

Mon avis citoyen

Cette plateforme permet à chacun de donner un avis sur sa commune, de la noter et de faire des propositions. Avez-vous le retour des avis laissés par les Gratiennois et si c’est le cas, pouvez-vous nous en faire une synthèse ? Utilisez- vous ces avis dans le cadre des actions menées dans notre ville ?

Organigramme des services

Suite à notre question sur sa non mise à jour (CM de septembre), l’organigramme avait été effectivement modifié et les noms des agents supprimés en attendant la validation du nouvel organigramme par le Comité Technique. Envisagez-vous, pour une meilleure lisibilité de repositionner les différents responsables de chaque entité ? 

Collecte des déchets verts

La collecte démarre le 2 avril (date jugée tardive) et se termine le 17 décembre alors que l’an passé elle démarrait le 13 mars pour une fin le 27 novembre. Peut-on envisager une amplitude qui correspondra aux besoins des jardiniers qui taillent à l’automne et à ceux qui effectuent leurs tailles au printemps ? 

Passerelle des Marais

Des travaux sont en cours depuis plusieurs semaines sur la passerelle au-dessus de la voie SNCF, très empruntée par les piétons pour aller du centre-ville au quartier des Marais. De quoi s’agit-il et pourquoi est-ce si long ? L’affichage municipal sur les barrières condamnant l’accès donne très peu d’informations. De plus, il serait judicieux d’avertir les piétons plus en amont afin qu’ils puissent traverser, et non pas marcher sur la chaussée à la hauteur de la passerelle.   

Conseil citoyen des Raguenets

Nous aimerions avoir des informations sur la vie du Conseil citoyen des Raguenets, mis en place dans le cadre de la politique de la ville : fréquence des réunions, thèmes traités, actions éventuelles…  

Stationnement dans les Allées vertes

Des véhicules se font actuellement verbaliser s‘ils se garent dans cette rue. Un panneau d’interdiction est certes implanté depuis plusieurs années mais jamais jusqu’ici personne n’avait été verbalisé. Une information peut-elle être distribuée aux riverains ?

Librairie-presse du Forum

C’est une question récurrente… Faut-il espérer la réouverture de ce magasin essentiel pour la vie du Forum dans les prochaines semaines ? Un affichage informatif peut-il être effectué sur la vitrine ? 

Information sur les réunions de quartier

Des Gratiennois se plaignent de ne pas être informés de la tenue des réunions de quartier : pas d’affichage, magazine reçu après la date de la réunion. Qui doit assurer l’affichage ?

CM février 2019-2

CM février 2019-2

Un journal qu’on n’a pas le droit de laisser mourir

huma 2019C’est « un journal qu’on n’a pas le droit de laisser mourir » : les salariés de « l’Huma » se battent pour sauver le quotidien de Jaurès.

Le journal communiste a été contraint de se déclarer en cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Mais ses salariés ne baissent pas les bras et racontent à franceinfo leur lutte pour sauver « l’Huma ».

« Je ne dis pas que c’est tous les jours évident mais on est quand même déterminés à se battre. » Au bout du fil, Lina Sankari, journaliste à la rubrique internationale de L’Humanité depuis 2007, résume l’état d’esprit de ses collègues : touché mais pas coulé. Malgré la grave crise que traverse le journal communiste, les salariés veulent continuer à croire en l’avenir de ce quotidien, fondé par Jean Jaurès en 1904.

La situation est pourtant alarmante. La semaine dernière le quotidien a été contraint de se déclarer en cessation de paiements, comme l’a révélé l’hebdomadaire Marianne, auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Une audience s’y déroule mercredi 30 janvier afin de décider du sort du journal. Lundi, celui-ci a lancé un appel à la mobilisation générale à destination de ses lecteurs afin de l’aider à surmonter ses difficultés financières. « On ne s’est jamais retrouvé dans une situation pareille mais on est prêt à relever le défi », assure Pierre Barbancey, grand reporter à l’Huma.

Une histoire de famille

Récompensé du prestigieux prix Bayeux des correspondants de guerre, Pierre Barbancey, 57 ans, ne connaît que l’Huma. « J’y travaille depuis trente ans, sourit-il. J’avais un grand-père ouvrier métallurgiste et délégué CGT en 1936 et qui lisait l’Huma. Il y a une histoire familiale autour de ce journal ». Et le journaliste de rappeler que « l’Huma est un journal à part, créé par Jaurès pour faire entendre la voix des travailleurs, des ouvriers mais aussi porter des idées à contre-courant du politiquement correct ». 

Son collègue, Aurélien Soucheyre, 31 ans, abonde : pour lui aussi, le quotidien est une histoire de famille.

« L’Huma, c’est le journal de la famille que lisaient mon grand-père et mes parents. J’ai grandi à Saint-Denis, pas loin de l’ancien siège, ce journal a toujours été dans mon histoire. »

Grégory Marin, lui, « rêvait d’aller bosser à l’Huma ». Le président de la Société des personnels de l’Humanité, qui travaille au service politique, a poussé la porte du journal pour la première fois en 2006. « C’était le journal où j’avais envie de travailler, dont je me sentais politiquement le plus proche, pas seulement pour une certaine liberté de ton mais aussi pour les combats qu’il mène », se souvient-il, évoquant notamment le combat du journal pour l’abolition de la peine de mort. 

Lina Sankari, 36 ans, loue « cette formidable rédaction qui laisse énormément de liberté à ses journalistes ». Embauchée en 2007, la reporter, qui tient à préciser qu’elle ne vient pas d’une famille communiste, assure qu’on ne leur impose pas de sujets. « Cette idée de liberté est importante, c’est nous qui sommes les maîtres des dossiers. »

« On compte chaque dépense »

Mais la crise que traverse l’Huma pourrait avoir raison de cette « formidable rédaction ». Tiré à près de 50 000 exemplaires, le quotidien a vu ses ventes chuter en France de 6% en 2017-2018, à 32 700 exemplaires en moyenne.

« Depuis longtemps, on vit avec cette épée de Damoclès mais là, la menace se concrétise et on n’était jamais allé jusque-là », avoue Grégory Martin à franceinfo.

« On compte chaque dépense que l’on fait pour partir en reportage ou pour prendre une pige. On fait ça depuis des années mais ça s’est accéléré depuis deux ans », raconte Grégory Martin. Le journaliste prend un exemple concret : « Quand je vais en reportage en région, je dors chez des amis ou des militants pour économiser. »

Malgré ces petites combines, la situation financière du journal s’est détériorée et sa potentielle disparition inquiète les journalistes au-delà de leur propre sort. « On est inquiets, on a tous des familles à nourrir. Mais c’est un journal qu’on n’a pas le droit de laisser mourir, il ne nous appartient pas, il appartient à ses lecteurs », soutient Lina Sankari. « Pour la France, la disparition de l’Huma, ce serait un appauvrissement du débat démocratique. On apporte dans le pot commun des idées pour aider à la réflexion et même si ces idées-là sont affaiblies, elles n’ont pas disparu », renchérit Pierre Barbancey. 

« Ceux qui vivent sont ceux qui luttent »

Alors, l’heure est à la mobilisation. « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent », explique le grand reporter, citant Victor Hugo. « On réagit comme ça à l’Huma, même s’il y a des moments d’abattement, on relève la tête et on compte sur notre richesse, les lecteurs, car ce sont eux qui nous font vivre depuis toujours », rappelle Grégory Martin. Le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, a demandé aux lecteurs de monter « une mobilisation exceptionnelle », via des actions comme des collectes de fonds, des débats ou des animations de rue, pour l’aider à sortir de l’ornière. Un meeting de soutien est également prévu le 22 février à Paris.

Et les efforts commencent à payer. Aurélien Soucheyre souligne « l’élan qui se crée » autour du journal. « On reçoit beaucoup de dons et de messages, ça fait chaud au cœur », raconte-t-il. « L’état d’esprit est à la bataille. En attendant, on va continuer à faire le meilleur journal possible », conclut Grégory Martin. 

Reportage franceinfo

Pour que vive L’Humanité. Elle a besoin de vous.
Participez à la souscription 

Déposez vos dons et versements chaque dimanche au marché de Saint Gratien entre 10h et 12h.

Abonnez-vous, abonnez vos amis, votre famille

Venez nombreuses et nombreux le 22 février à la soirée de soutien à la Bellevilloise !

manif 2019-15

huma février 2019-2

huma février 2019

Tribune libre

st grat parc urbainVoici  notre tribune libre, à paraître dans le magazine de Saint Gratien  de janvier/février 2019, pour le groupe municipal« Saint Gratien solidaire et citoyen ». Nous avons choisi de revenir sur le budget 2019, voté en Conseil municipal le 21 décembre dernier, et ses répercussions pour le personnel et les Gratiennois.

À ne pas oublier : nous sommes dans un espace restreint de 1 333 caractères…

Budget 2019 : super austérité

Que «la fiscalité de St Gratien soit l’une des plus faibles du secteur», est-ce un objectif municipal ou doit-on plutôt viser à répondre équitablement aux besoins des habitants ?

Derrière les taux d’impôt bas, il y a :

– des usagers pénalisés : nouvelle hausse de +3 % des tarifs des services publics locaux

– une compression historique du budget de fonctionnement (-786 K€) qui pèsera sur la qualité des dits services

– une fonte des investissements : 24 M€ entre 2014-2019, contre 44 M€ entre 2008-2014. Les engagements de rénovation de la salle Brassens et la MJC ne seront pas tenus. Quid des autres travaux (centre de loisirs, salle d’armes, centres culturels) ?

– un personnel communal sommé de « rationalisation » : hausse du temps de travail dans les haltes garderies sans compensation intégrale en RTT

Et comme la charge de la dette est incompressible  – signe du coût des prêts toxiques  – c’est la course aux constructions pour engranger plus de taxes locales, dans une ville déjà la plus dense du 95 !

Marché de Noël : Un vivre ensemble bien mis à mal par l’ostracisme du maire qui fait fermer un stand car la femme qui y travaillait portait un foulard. Son port dans l’espace public n’est pas contraire à la laïcité et les commerçants ne sont pas des agents de la ville !

Bonne année 2019 !

 

Le budget participatif, démocratique et solidaire

Le budget participatif, nouveau contrat démocratique et solidaire

Par Antoine Bézard, fondateur du site «lesbudgetsparticipatifs.fr» ; article paru dans « La gazette des communes »

Le mouvement des « gilets jaunes » a remis au premier plan, depuis la fin de l’année 2018, la question de la participation. Le mouvement lui-même demande la mise en œuvre du référendum d’initiative citoyenne. Cette actualité exprime une aspiration à exercer plus directement le pouvoir. Sur le terrain, les consultations ou les concertations dynamisent notre vie démocratique, présentant cependant une limite : elles donnent une idée de l’opinion ou éclairent le débat, mais la décision ne revient pas directement aux citoyens. En complément de ces démarches, une forme de démocratie directe existe bel et bien.

Le budget participatif s’appuie sur un principe simple : « Vous décidez, nous réalisons. » A partir d’un montant alloué par la collectivité, les citoyens proposent des idées d’intérêt général. La collectivité s’assure qu’elles sont de sa compétence et peuvent être financées (par l’investissement). Les projets recevables sont soumis au vote et, enfin, ceux votés sont réalisés.

Citoyenneté par la pratique

Ces cinq dernières années, plus de 6 millions d’habitants de grands centres urbains comme de petites communes rurales ont pu, grâce au budget participatif, se réapproprier l’espace public concrètement, œuvrer à l’amélioration de leur cadre de vie, accroître les espaces de respiration. Ils ont aussi conçu des espaces de production locale, d’échanges ou de loisirs ; ils ont développé les énergies renouvelables ou les mobilités alternatives ; ils ont agi par solidarité pour l’inclusion des sans-abri ou l’intégration des migrants. Au-delà des projets, le budget participatif leur a donné le pouvoir d’agir sur le destin collectif de la cité.

Cette citoyenneté par la pratique s’exprime déjà par ailleurs. Le citoyen peut agir au quotidien, en tant que consommateur, pour préserver la planète en achetant bio ou influer sur l’économie locale en privilégiant des produits régionaux, par exemple. Électeur, il ne peut procéder directement. Il place le destin collectif aux mains de ses représentants, à l’intervalle de cinq à six ans. Cette durée des mandats politiques est indispensable pour assurer la gouvernabilité.

Exercice démocratique complémentaire

Néanmoins, et ainsi que le rappelle Pierre Rosanvallon dans son ouvrage « La Démocratie inachevée », ce temps long creuse la distance entre représentants et représentés. C’est pourquoi il nous invite à l’invention de nouvelles formes de participation, au côté des formes traditionnelles. Le budget participatif en est une. Sa finalité n’est pas de dénier la légitimité des représentants ou de réduire leur pouvoir, mais bien de régénérer le lien avec les citoyens. Le budget participatif redonne de la force à la parole politique par la preuve : ce que les citoyens décident, le politique le réalise.

La multiplication des budgets participatifs a fait émerger la question de la sincérité de la démarche, vue par certains comme un simple argument électoral. Aussi, il est du devoir de ceux qui décident du budget participatif d’en faire un réel outil démocratique et, pour y parvenir, de donner un réel pouvoir aux citoyens. En maintenant ce cap, le budget participatif pourrait devenir, au côté des élections traditionnelles, un exercice démocratique complémentaire, signant un contrat nouveau entre élus et citoyens. Le contexte actuel y est favorable et celui à venir le sera plus encore.

Autant d’éléments qui appartiennent à l’ADN du budget participatif et qui doivent inspirer toutes celles et ceux qui le mettent déjà en œuvre. L’enjeu est de formuler une réponse toujours plus pertinente à l’aspiration d’une citoyenneté de plein exercice.