Europacity, l’alternative agricole

Val-d’Oise. Quand le Ceser plaide pour le Triangle de Gonesse

Lu sur le site de « la Gazette du Val d’Oise », cet article de Fabrice Cahen.

carma

Le Conseil économique, social et environnemental d’Île-de-France (Ceser) a adopté une contribution pour que la Plaine de France devienne un « laboratoire de la métropole nature ».

Le projet Carma prévoit la préservation intégrale des 670 ha de terres agricoles du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise).

Lors de son assemblée plénière, le Conseil économique, social et environnemental d’Île-de-France (Ceser) a adopté une contribution pour que la Plaine de France devienne un « laboratoire de la métropole nature, qui préserve et valorise la ceinture verte et agricole ainsi que les circuits courts », suggère-t-il.

Le Ceser, instance consultative réunissant de nombreux experts de la région Île-de-France, irait ainsi dans le sens du projet défendu par le collectif Carma, qui prévoit la préservation intégrale des 670 ha de terres agricoles du Triangle de Gonesse, couplé à l’adoption d’un projet de « transition écologique permettant de créer des emplois dans des filières d’avenir et non délocalisables ».

Ainsi, le Ceser se prononcerait pour un projet d’aménagement qui « s’attache à promouvoir un cadre de vie de qualité, pour améliorer la vie des habitants du territoire », qui « privilégie l’optimisation des espaces déjà urbanisés, en les adaptant aux exigences de la transition énergétique et écologique », et qui « développe des activités économiques vertueuses, économes en termes d’espace et d’énergie […] pour une meilleure adaptation à l’urgence climatique et aux besoins des habitants », énonce l’institution.

Selon le Ceser, l’abandon du méga projet Europacity exigerait que l’ensemble de la Zac soit revu : « Europacity s’intégrait dans un projet d’aménagement d’environ 300 ha dont les composantes étaient très liées au méga complexe. À la suite de son abandon, tout le projet d’aménagement des 300 ha s’en trouve donc réinterrogé et la question de leur urbanisation se pose ».

Le Ceser propose ainsi deux scénarios, dont un envisage encore la possibilité d’artificialiser les terres du Triangle de Gonesse.

Il souligne que « la conservation intégrale des terres et leur mise en valeur au moyen d’un projet d’économie circulaire satisfait toutes les exigences liées à l’urgence climatique et sociale ». La création d’une filière agricole et d’une formation à l’ensemble des métiers de la transition écologique élargirait également la palette d’emplois du territoire, décrite comme trop étroite et peu diversifiée, malgré la présence de la zone aéroportuaire de Roissy-Charles de Gaulle.

Une annonce dont le Collectif pour le Triangle de Gonesse se félicite. Pour le principal opposant à l’urbanisation du Triangle de Gonesse, le choix du Ceser « vient conforter en tout point les options qu’il a défendues lors de sa rencontre du 1er février 2020 avec Francis Rol-Tanguy, missionné par le gouvernement pour émettre des propositions sur l’avenir du territoire. »

Les CESER sont des organismes régionaux, institutionnalisés dans leur forme actuelle par une loi de juin 2010. Ils ont pour mission de donner un avis consultatif sur les plans régionaux d’aménagement du territoire. C’est à ce titre que celui d’Ile de France s’exprime sur la question de l’urbanisation des terres de Gonesse.

Ces femmes invisibles

Ces femmes invisibles mises en lumière par le coronavirus

Un appel de médecins aux milieux économiques

Lu sur le site « Domaine public », qui publie des analyses, commentaires et informations sur l’actualité suisse, en se revendiquant « indépendant, différent, réformiste depuis 1963 »

Par Danielle Axelroud Buchmann

Deux médecins haut-valaisans, Natalie Urwyler et Simon Fluri, ont lancé un appel urgent aux milieux économiques pour leur demander de libérer les pères occupés dans des secteurs moins prioritaires afin que les mères travaillant dans le système de santé puissent assumer leurs responsabilités.

La fermeture des écoles met les parents dans une situation difficile, en particulier tous ceux dont le travail est crucial si l’on veut maîtriser la pandémie. Non seulement les médecins, le personnel soignant et des pharmacies, mais aussi toutes les personnes actives au sein du système de santé et des hôpitaux.

Or, dans le domaine de la santé humaine et de l’action sociale, les femmes représentent 78% du personnel, selon les statistiques fédérales. Dans le commerce de détail, ce chiffre est de 68%.

Tous ces gens qui travaillent et dont l’activité s’avère en ce moment si nécessaire sont en majorité des femmes, mères pour nombre d’entre elles. Les écoles étant désormais fermées, qui va s’occuper des enfants? Plusieurs cantons (Vaud, Valais, Berne, Zurich) ont annoncé vouloir mettre en place des solutions de garde pour les cas d’urgence. Mais cela ne suffira peut-être pas. Les deux médecins haut-valaisans, soutenus par le directeur de l’Hôpital du Valais, Eric Bonvin, en appellent aux employeurs des entreprises dont l’activité n’est actuellement pas du domaine de l’approvisionnement de base : libérez les pères, pour qu’ils puissent prendre en charge les enfants et que leurs mères puissent assumer les tâches plus primordiales pour la santé de la population.

Il ne s’agit donc pas seulement des médecins et du personnel soignant. Mais aussi de toutes les petites mains qui nettoient, désinfectent, décontaminent, cuisinent. On peut d’ailleurs tenir le même raisonnement pour le commerce de détail alimentaire, indispensable pour assurer l’approvisionnement du pays.

En ces temps de crise, ces personnes – donc, en majorité des femmes – deviennent enfin visibles.

Apparemment pas pour le Conseil fédéral: dans sa conférence de presse du 16 mars, il a précisé la teneur des nouvelles mesures nationales prises et applicables dans tous les cantons, sans faire la moindre mention de la question du genre. Pourtant, dans une telle situation de crise, la répartition des tâches entre les femmes et les hommes est décisive.

Le Conseil fédéral a par exemple bien spécifié que 90% des soldats faisant partie des quatre bataillons hospitaliers ou des cinq compagnies sanitaires qui vont être appelés prochainement ne travaillent pas dans le système de santé. L’idée : ne pas priver la société civile de personnel soignant qualifié pour les remettre à disposition via l’armée. Mais quelle proportion d’entre eux sont des pères ou des mères? Et qu’adviendra-t–il des enfants? Et si les conjoints, eux, font partie du personnel soignant ou auxiliaire?

Ces femmes dont le rôle est aujourd’hui si important, n’étaient pas visibles non plus en 2018, lorsque le Conseil fédéral a rejeté l’initiative populaire «Pour des soins infirmiers forts» sans lui opposer de contre-projet. Cette initiative, portée par l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), vise à garantir un nombre suffisant d’infirmiers et d’infirmières diplômées. Elle veut rendre cette profession plus attrayante pour les jeunes et revendique un élargissement des tâches dévolues aux infirmiers et infirmières, de meilleures conditions de travail, une rémunération appropriée et des possibilités de développement professionnel. Apparemment, améliorer les conditions de travail du personnel soignant – en majorité féminin – n’entrait pas en 2018 dans les priorités du Conseil fédéral.

Ce thème n’a pas convaincu le Conseil national non plus, puisqu’il a également rejeté cette initiative, au profit d’un contre-projet qui ne dit rien d’une amélioration des conditions de travail du personnel infirmier. Contre-projet qui lui-même n’a pas trouvé grâce devant la Commission de la santé du Conseil des Etats en février dernier. Espérons que nos sénateurs auront pris conscience de l’importance du sujet lorsqu’ils pourront reprendre leurs travaux…

La question de l’égalité entre les femmes et les hommes est inscrite dans le programme de législature 2019-2023 publié en janvier dernier (objectif 8, pp.71-72). Il s’agit d’un thème typiquement transversal, qui devrait être pris en compte de manière systématique dans chaque Message du Conseil fédéral et dans tout débat parlementaire ainsi que, bien entendu, lors de la mise en place de mesures aussi drastiques que celles qui viennent d’être promulguées. Un réflexe qui n’est visiblement pas encore acquis.

 

Contre le virus, l’humain d’abord !

Coronavirus : Les travailleurs doivent être protégés !

virusFace à une crise sanitaire sans précédent dans l’histoire récente de notre pays, une part importante de notre population est confinée depuis mardi midi afin de limiter la propagation rapide du Covid-19. Mais beaucoup de salarié-es sont aussi les premiers au front pour répondre aux besoins vitaux de la population.

Nous pensons aux personnels de santé qui tentent de répondre aux mieux à l’urgence dans des conditions de travail dégradées comme ils le dénoncent depuis un an.

Nous pensons aux agents de l’état, des collectivités locales, qui assurent les missions régaliennes et les solidarités sur les territoires qui sont essentielles dans cette période. Ils font chaque jour la démonstration du rôle indispensable de nos services publics.

Nous pensons à tous ceux qui doivent continuer de produire et travailler pour nous permettre de manger, de nous déplacer, d’accéder à l’énergie.

Nous saluons leur engagement, leur courage, nous les remercions pour leur sens des responsabilités et de l’intérêt général.

Nous exigeons que les conditions sanitaires les plus essentielles soient respectées afin de les protéger.

Par ailleurs, sur tout le territoire national, de trop nombreuses entreprises continuent de produire et fonctionner au détriment de la santé de leurs salariés, parfois même dans des entreprises où des salariés ont été dépistés positifs au COVID-19

Cela doit cesser : seul ce qui est essentiel doit fonctionner.

Le confinement doit s’étendre rigoureusement à tout le reste afin de répondre efficacement au défi qui est devant nous. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,  s’adressera en ce sens au premier ministre afin que celui-ci définisse plus clairement les secteurs stratégiques et les mesures de protection au travail, afin que nul ne puisse déroger aux règles qui permettent d’épargner des vies.

La situation d’urgence ne peut se traduire par un confinement du droit des salariés.

Partout en France, chez Amazon, sur le chantier de Saint-Nazaire, comme chez Alstom, des salarié.e.s sont conduits à utiliser leur droit de retrait, à débrayer parce qu’ils refusent d’aggraver une situation sanitaire déjà grave. Nous sommes à leurs côtés.  À l’heure où le président de la République semble découvrir l’importance du service public, nous exigeons qu’il prenne les mesures pour protéger tous les travailleurs, toutes les travailleuses, leur santé et leurs droits sociaux.

Nous sommes fiers des travailleurs de notre pays. Ils sont à la hauteur de la crise que nous connaissons. Protégeons-les !

PCF, 19 mars 2020

Merci !

Voici les résultats des élections municipales à Saint Gratien.

Merci aux 539 électrices et électeurs qui ont voté pour notre liste, exprimant ainsi leur souhait de voir notre ville devenir plus solidaire, plus écologique, plus citoyenne.

affiche 2020 bisÀ toutes nos colistières et tous nos colistiers, sans qui rien n’aurait été possible, un immense merci ! Merci à tous ceux et toutes celles qui se sont investi.e.s sur notre liste de rassemblement et qui, par leur engagement sur le terrain durant ces dernières semaines, ont ainsi permis ce très intéressant résultat. Merci à celles et ceux qui nous ont aidé.e.s, encouragé.e.s, soutenu.e.s durant ces derniers mois. Merci aux ami.e.s toujours mobilisé.e.s pour une distribution matinale à la gare, pour un collage ou un point de rencontre dans les quartiers, ou pour faire vivre notre expression dans les réseaux sociaux, pour construire notre communication. 

Avec 11, 73% des suffrages, nous obtenons deux élus au Conseil municipal. Ce beau résultat nous place en troisième position des cinq listes qui se présentaient ce 15 mars. Dans un contexte inédit et marqué par une forte abstention, c’est une réussite reconnue pour la gauche citoyenne et écologiste.

Nous analyserons dans les jours prochains les chiffres par bureau et pour chacune des listes en présence. 

Et maintenant ? L’histoire ne s’arrête pas le 15 mars. Au contraire, tout commence, pour nous qui ne nous adressons pas qu’aux électeurs mais aux citoyens tout au long de l’année. À nous de porter au Conseil municipal et dans Saint Gratien, les propositions de notre projet municipal : démocratie locale réelle, centre de santé, développement des transports alternatifs…

À très bientôt pour continuer, ensemble, la démarche engagée lors de cette période électorale !

Cliquez sur l’image pour agrandir

municipales 2020 résultats

À dimanche !

Ces dernières semaines, avec les candidates et candidats de la liste « St Gratien solidaire, écologique et citoyen », nous vous avons rencontrés à de multiples reprises, devant les commerces, au marché, au pied des immeubles, à la gare, devant les écoles gratiennoises. Nous avons tenu quatre réunions publiques et organisé un tour à vélo de Saint Gratien.

Pour nous, ce n’est pas une attitude de circonstance, mais bel et bien une longue habitude que d’aller à la rencontre de nos concitoyens, y compris en dehors de toute période électorale. Au Conseil municipal, en réunions de quartier, dans les manifestations culturelles, festives ou sportives : autant d’occasions que nous ne manquons pas de saisir pour échanger avec vous.

De la richesse de ces rencontres est né un projet municipal que nous avons porté tout au long de la campagne autour de trois thèmes fondamentaux : le besoin de solidarité, l’urgence écologique, l’envie de citoyenneté. Centre de santé municipal, attention accrue pour les écoles et les écoliers, développement des transports alternatifs, cantine pour tous avec davantage de produits bio, budget participatif, conseil municipal des jeunes… autant de propositions novatrices et affinées pour transformer notre ville.

Durant cette campagne, j’ai eu plaisir à travailler avec des colistières et colistiers divers, chacune et chacun avec leur sensibilité particulière, rassemblés sur ces propositions qu’ils étaient bien décidés à faire connaître et partager. Merci à elles et eux pour leur engagement, leurs idées, leur ténacité, leur bonne humeur ! 

Le 15 mars, avec cette équipe municipale, engagez-vous pour faire de Saint Gratien une ville plus solidaire, plus écologique, plus citoyenne.   

 Isabelle Volat

affiche 2020 bis

Voter par procuration

Le vote par procuration

Si vous ne pouvez pas vous déplacer ou être présent dans votre commune d’inscription électorale, vous avez la possibilité de confier un mandat à un autre électeur inscrit dans la même commune que vous. Ce dernier votera en votre nom.

Formalités pour faire établir une procuration : pour notre commune, il faut se présenter personnellement au commissariat de police d’Enghien-les Bains, muni d’un justificatif d’identité et remplir le formulaire de vote par procuration. Vous pouvez désormais remplir le formulaire CERFA de demande de vote par procuration sur votre ordinateur, l’imprimer et l’apporter. Toutes les explications et le formulaire CERFA sont disponibles sous le lien suivant.

Pour les électeurs qui ne disposent pas d’un ordinateur connecté à internet et d’une imprimante, il est toujours possible d’obtenir le formulaire de procuration au guichet du commissariat.

Si son état de santé ou une infirmité sérieuse empêchent le déplacement, le mandant peut demander qu’un personnel habilité à délivrer une procuration, policier ou gendarme, se déplace à domicile pour établir la procuration. La demande de déplacement doit être faite par écrit et accompagnée du certificat médical ou du justificatif de l’infirmité.

Une procuration peut être établie tout au long de l’année et il n’existe pas de date limite à son établissement.

Néanmoins les électeurs ont intérêt à se présenter dans les services compétents suffisamment tôt avant un scrutin. Il y a non seulement une plus forte affluence dans la semaine précédant le scrutin, mais une procuration trop tardive mettra en péril son acheminement en mairie dans les délais.

Le mandataire ne peut disposer de plus de deux procurations dont une seule établie en France.

Attention, le mandataire ne reçoit plus de volet de procuration. C’est au mandant de le prévenir de la procuration.

Le jour du scrutin, le mandataire se présente muni de sa propre pièce d’identité, au bureau de vote du mandant, et vote au nom de ce dernier, dans les mêmes conditions que les autres électeurs.

Si vous souhaitez voter par procuration à Saint Gratien et si vous recherchez un mandataire, contactez-nous via ce blog !

procuration

Pas de bébés à la consigne !

Une des listes aux municipales de Saint Gratien déclare vouloir « favoriser l’installation de structures d’accueil privées » sur la commune.

Si nous proposons d’augmenter le nombre de places en crèche pour répondre aux nombreuses demandes non satisfaites à Saint Gratien, il est évident pour nous que ces structures doivent être publiques : c’est la garantie d’un accueil de qualité pour les enfants, et de conditions de travail correctes pour le personnel.

Crèches privées ? Attention, danger !

Un reportage de France.tv, dans l’émission « Pièces à conviction » de FR3, à regarder ici pour mieux comprendre les enjeux.

Ci-dessous la présentation de l’émission.

PasBebesConsigneÀ quelques jours des élections municipales, la création de nouvelles places de crèche est un enjeu électoral de poids. C’est le mode de garde préféré des parents, qui promet de socialiser et d’épanouir les tout-petits sous l’œil attentif de professionnels qualifiés et en toute sécurité.

En France, de plus en plus de municipalités cèdent à des entreprises privées la prise en charge de la petite enfance, dans le cadre d’une délégation de service public. Aujourd’hui, la quasi-totalité des nouvelles places est créée dans le privé.

« Usines à bébés » ?

L’enquête menée par « Pièces à conviction » au cœur de certains établissements privés révèle une réalité préoccupante. Des employées et responsables, des femmes pour la plupart, ont décidé de briser le silence et témoignent. Elles dénoncent les problèmes de sous-effectif, comme cette employée seule avec 15 ou 20 enfants, quand elle est censée en gérer 8 au maximum. Certaines crèches se contentent de répondre aux besoins essentiels : des repas, des couches propres, des siestes.

Dans ces conditions, la pédagogie, le développement et la stabilité indispensables au bien-être des bébés peuvent-ils être assurés ? Éducatrices et puéricultrices dénoncent une garde à la chaîne dans des « usines à bébés », et certaines parlent même de « maltraitance institutionnelle ».

Quel contrôle ?

Comment en est-on arrivé là ? « Pièces à conviction » a enquêté sur le versement des aides publiques qui pousse à remplir les crèches. Pourquoi l’Etat encourage-t-il ce système, au détriment de la qualité d’accueil des enfants ? Les crèches privées sont-elles contrôlées et par qui ? Existe-t-il un modèle de crèche idéal ?  

Une enquête de 52 minutes réalisée par Julie Lotz, produite par Brainworks avec la participation de France.tv.

 

8 mars 2020

Sororité

Alors non, le féminisme n’est ni « consensuel », ni « puritain », ni « victimaire », comme on entend ici ou là le proférer les fils malades du patriarcat dans leur guerre préventive contre l’égalité. Et gare au retour de bâton

8 mars 2020Gardez vos roses, messieurs. Avec les Rosie en grève, le 8 mars a ­repris des couleurs, ­renouant avec les origines ouvrières et socialistes de cette journée. ­Depuis trois ans, le patriarcat subit les plus vifs coups de boutoir de son histoire. Cette nouvelle vague féministe, portée par une jeunesse qui ne supporte plus de courber l’échine devant la violence de la domination masculine, redessine l’imaginaire social et les rapports de pouvoir qui perpétuent les inégalités de genre.

Le courant est si puissant que les grands de ce monde, sentant le vent tourner, font mine de s’y ­atteler, à coups d’opportunisme marketing et autre « féminisme washing ». Sur ce registre, l’imposture féministe du gouvernement sur les retraites n’aura dupé personne. Mieux, les conséquences dramatiques de cette réforme sur les pensions des femmes, que le pouvoir macroniste condamne à la perspective du minimum vieillesse, ont mis de l’huile dans le moteur du mouvement social, renouvelé avec créativité ses modes de lutte. Le grand débat de société ouvert sur l’enjeu des retraites a démontré les effets pervers de l’assignation au travail reproductif, mais aussi combien la surexploitation du deuxième sexe est un outil de dumping social pour le patronat.

Alors non, le féminisme n’est ni « consensuel », ni « puritain », ni « victimaire », comme on entend ici ou là le proférer les fils malades du patriarcat dans leur guerre préventive contre l’égalité. Et gare au retour de bâton. « L’histoire de l’opposition des hommes à l’émancipation des femmes est plus intéressante peut-être que l’histoire de cette émancipation elle-même », avançait Virginia Woolf. Les récentes ­restrictions du droit à l’IVG, aux quatre coins de la planète, rappellent combien le patriarcat ne cédera pas gentiment la place. Et aucun groupe social, aucune famille politique, aucune religion n’en est immunisé. Bien loin des polémiques hexagonales manichéennes, rappelons ici que, pour des millions de femmes dans le monde, leur engagement féministe ne les expose pas qu’à une vindicte réactionnaire, mais à la prison ou la mort.

Maud Vergnol, dans l’Humanité du 8 mars 2020

 

Rencontrons-nous !

Logo SGSCE.jpg bisLa liste citoyenne « SAINT-GRATIEN SOLIDAIRE ÉCOLOGIQUE et CITOYEN », construite autour d’un collectif d’habitants, organise prochainement deux rencontres publiques.

Vendredi 6 mars 20h à l’école Jean Moulin :

Saint Gratien citoyen : comment associer les habitants aux décisions qui les concernent ? Pour une ville qui pratique une démocratie locale vivante. Qui implique ses habitant-e-s et son personnel communal aux décisions qui les concernent. Nous échangerons sur nos propositions de Conseil municipal des jeunes, de budgets participatifs, pour concrétiser des projets portés par les habitants, de droit d’interpellation des élus, du rôle des comités de quartier, de l’ouverture aux habitants des commissions municipales, de la place de la revue municipale…

Avec un court documentaire sur les finances secrètes de la ville de St-Gratien et les décisions désastreuses de l’équipe sortante. Car en se privant de l’intelligence collective, sans concertation, on peut arriver au fiasco des emprunts toxiques ou à celui des temps d’activités périscolaires. Au contraire, et le quartier des Marais en est un excellent exemple, quand les habitants se mêlent de leurs affaires, on aboutit à la réalisation d’un aménagement aujourd’hui apprécié de tous : la couverture arborée du BIP..

Mardi 10 mars à 20h au centre culturel du Forum

Notre projet SAINT-GRATIEN SOLIDAIRE ÉCOLOGIQUE CITOYEN, synthèse de nos propositions

Soirées ouvertes à toutes et tous ! On vous y attend.  

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