Échos du Conseil (3)

Saint Gratien, quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…

Le Conseil aborde ensuite les questions budgétaires : sujet essentiel !

L’adjoint aux finances présente le « rapport d’orientations budgétaires », étape obligatoire avant le vote du budget que notre commune adoptera le 17 décembre 2020.

L’occasion de débattre… en principe. Certain.es élu.es manifestent rapidement leur agacement dès que le débat dure quelques minutes et il faut rapidement passer au vote. Il y a pourtant eu un échange avec l’adjoint aux finances.

Si la forme du document présenté aux élus change par rapport aux années précédentes, nous regrettons qu’il donne finalement très peu d’informations, et notamment très peu d’éléments prévisionnels, alors que nous sommes au moment clé du premier débat d’orientations budgétaires en tout début de mandat. On aurait pu avoir des informations beaucoup plus consistantes en terme de prévisions. Peu d’éléments prospectifs : 2 pages seulement sur les 25 du document leur sont consacrées. Difficile donc pour nous d’avoir une vision sur les années 2021/2023, notamment pour les investissements.

Nous demandons des informations sur deux variations sur 2020 : les « produits des services » diminuent significativement (-300K€) entre 2019 et 2020, et les « charges générales » augmentent quant à elles de +800K€. La baisse des recettes s’explique par la crise sanitaire, et notamment par les moindres rentrées entre mars et juin (cantine et périscolaire, exonérations de loyers). La réponse à propos des charges générales est plus confuse et l’adjoint nous renvoie au prochain compte administratif en indiquant que ces chiffres pourraient être alors « corrigés »…

Sur les charges de personnel, nous interrogeons sur la progression du nombre de contractuels employés par la ville (80) qui représentent à présent 1 emploi sur 3. Selon l’adjoint, c’est l’effet là encore de la crise sanitaire car la ville a eu recours ponctuellement à des contrats déterminés à durée très courte. Sur les rémunérations, nous constatons que ce sont les primes qui augmentent : ce seraient les conséquences de l’évolution du régime indemnitaire au niveau de l’État, que la ville subit.

Pour la période 2021/2023, la ville annonce 9 millions d’investissements futurs. C’est peu au regard des investissements des périodes des mandats antérieurs (40 entre 2008 et 2014 et 20 entre 2014 et 2020). Pas de chiffres par contre en ce qui concerne les charges financières, ce qui aurait été possible puisque la ville emprunte à présent à taux fixe, ou encore sur la masse des impôts perçus sous forme de taxe foncière et d’habitation. Trop prématuré selon l’adjoint aux finances qui nous renvoie au vote du budget dans un mois.

Enfin, grand débat autour de la nécessité de connaître le PPI de la ville, plan pluriannuel d’investissement, élément central pour les prévisions. La loi « NOTre » (loi sur la nouvelle organisation territoriale) rappelle l’obligation de mettre en place ce plan pour chaque mandat. Un document capital en terme de pilotage, mais aussi pour l’échange entre les élus, a fortiori en début de mandat. La CADA reconnaît qu’il s’agit d’un document autonome et communicable, de même que le tribunal administratif, et non d’un document à usage interne de la majorité municipale. Nous demandons donc à connaître ce document pour la durée du mandat 2020/2026. Trop d’incertitudes, d’après l’adjoint aux finances qui évoque les « impondérables » liés à la situation particulière que nous connaissons. Il ne lui paraît pas raisonnable d’annoncer aujourd’hui les investissements de 2026 (ce n’était pas notre demande) et nous renvoie au projet municipal de la liste UPSG, présenté en mars 2020…

Le seul chiffre qui nous est donné est celui de 9 millions pour les 3 ans à venir. Comment vont-ils se répartir ? Mystère… cela dépendra des urgences et des moyens de la ville pour l’adjoint, qui déclare ne pas le savoir à ce stade. Mais pourtant la réhabilitation de la salle Georges Brassens est d’ores et déjà actée pour 2021 à hauteur de 2 millions.. et une autre échéance est connue, c’est celle des travaux de la salle d’armes, qui doivent être terminés pour les JO de 2024. Pas moyen d’en savoir davantage, la municipalité nous renvoie au mois de décembre pour le vote du budget primitif… nous aurons alors le détail des travaux de 2021. Pour les autres investissements… Qu’en sera-t-il de la bibliothèque de Motordu, du centre Camille Claudel, du centre du Parc, ou le centre de loisirs Fossiez ? Faudra-t-il attendre 2024, 2025 ou 2026 ? Réponse ? Si des urgences s’imposent… elles seront prises en compte.

Enfin, que répondre aux associations confrontées au manque de salles municipales sportives ou culturelles disponibles ? N’y a-t-il pas là urgence ? Ce sont des éléments qui auraient pu être mis en débat pour bâtir un plan d’investissement sur les prochains exercices budgétaires. Les plannings sont « serrés » reconnaît l’adjoint, mais c’est pour lui « l’ordre normal des choses ».

Tout le monde sait que le monde associatif souffre actuellement gravement de la crise sanitaire. Quel signal envoie la ville en prévoyant une augmentation de.. 0% des subventions municipales ? Réponse ? Trop d’incertitudes ! Quand vous serez maire de la ville… Voilà un argument récurrent mais bien peu budgétaire que le maire brandit à chaque fois qu’il n’a pas envie de poursuivre les échanges.

À suivre…

Échos du Conseil (2)

Des masques pour les écoliers et écolières : le détail de notre proposition, faite en Conseil municipal le jeudi 19 novembre 2020

Lors de la présentation d’une «  décision modificative », c’est à dire d’actualisation des prévisions au fur et à mesure des réalisations budgétaires, nous apprenons que la section « fonctionnement » du budget est revue de la façon suivante  : + 25 000€ de recettes, et 120 000€ de dépenses non effectuées pour cause de Covid (marché de Noël annulé par exemple… ). Il y a donc +145 000€ dans la partie « fonctionnement » du budget de la commune.

Nous proposons alors que la ville prenne en charge l’achat de masques pour les écolier.ères de la ville.

En effet, le port du masque est dorénavant obligatoire à partir de 6 ans. Les élèves des écoles élémentaires doivent le porter durant leur journée d’école. Il est recommandé de le changer toutes les quatre heures. Deux masques par jour au minimum sont donc nécessaires, sachant que certains enfants peuvent être présents dans les locaux scolaires durant beaucoup plus longtemps que les seules heures de classe. Cet équipement peut représenter une lourde charge financière pour les familles. Notre proposition est que la ville fournisse à tous les écoliers et écolières des écoles élémentaires deux masques lavables, comme cela a été fait pour les Gratiennois.es au printemps dernier. Nous évaluons la dépense à 5 000€, pour environ 1500 élèves. Un coût qui reste modique pour le budget communal.Pour mémoire, le budget « fonctionnement » de la ville est de 26 millions d’euros. De plus, la ville a connu de moindres dépenses pour les écoles en 2020 : annulation de projets des classes de CM2 notamment, donc des économies pour la ville à hauteur de 20 000€, ainsi certainement que des coûts inférieurs de restauration scolaire et d’entretien des locaux suite au confinement du printemps, non encore chiffrés.

Nous demandons que cette proposition d’achat de masques soit soumise au vote du Conseil.

La réponse du maire et nos commentaires

Cette proposition ne sera pas soumise au vote des élus. (Pourquoi?) Le Covid a coûté plus cher à la commune que cela ne lui a rapporté. (Ce n’est pas démontré dans le document budgétaire que nous avons sous les yeux. Notamment la ville a fait des économies sur ses dépenses en direction des écoles. C’est une partie de ces sommes que nous voulons réaffecter en direction des familles.) Le choix de la ville pour les masques a été d’acheter des boîtes de masques jetables pour les enfants. Nous avions acheté des masques pendant la première période pour les habitants parce qu’ils n’étaient pas disponibles. Aujourd’hui on trouve des masques partout. (Notre propos n’était pas de dire que les masques étaient introuvables, mais bien qu’ils sont chers pour les familles.) Toutes les autorités considèrent aujourd’hui que les masques chirurgicaux sont lavables 10 fois. (Possibilité évoquée mais nullement confirmée officiellement.) Par conséquent, on a préféré faire au cas par cas et évidemment on ne va pas en faire la pub. (Cela ressemble davantage à de la charité qu’à une solidarité municipale.) Mais quand dans une structure un enfant n’a pas de masque, on a des masques chirurgicaux jetables à donner. (Nous évoquions les écoles et non les accueils de loisirs. Dans les écoles, quelques masques disponibles pour les enfants non pourvus, ont été fournis par l’Éducation nationale.) Ensuite il y a des problématiques, pour être très transparents, entre les plus jeunes enfants et les plus âgés, parfois la taille des masques est différente. Donc l’écueil que connaissent beaucoup de villes alentour c’est que pour certains enfants le masque est trop petit, pour d’autres il est trop grand. (Grave problème qui empêcherait toute fourniture de masques aux enfants ? Un peu de sérieux !) Donc on préfère traiter au cas par cas notamment dans le périscolaire pour les enfants qui n’ont pas de masque. (Une nouvelle fois, le maire répond à côté, nous visions les élèves des écoles, autrement plus nombreux que ceux fréquentant les accueils de loisirs.)

Une réponse donc absolument pas convaincante, très laborieuse et ne répondant pas à notre suggestion.

Notre conclusion : la ville n’est donc pas prête à dépenser 0,019% de son budget de fonctionnement pour un petit coup de pouce aux familles qui subissent durement les effets de la crise sanitaire. 

Échos du Conseil (1)

Saint Gratien : quelques échos du Conseil municipal de novembre 2020, en plusieurs épisodes et quelques détails, car souvent, c’est là que le diable se niche…

Assez chaude ambiance pour cette séance. Chaude, mais pas chaleureuse.

Premier échange sur le procès-verbal de la séance du mois de septembre.

Nous faisons tout d’abord remarquer que c’est la première fois que le Conseil se déroule sans public, pour raison de crise sanitaire. Or, les séances municipales sont publiques. La solution pour le temps que la crise durera ? Diffuser la séance sur Internet. De nombreuses communes le font. C’est bon pour la démocratie que les citoyens soient informés du travail des élus. Nous questionnons aussi sur l’horaire inhabituel. Pourquoi un Conseil à 18h30 ? Cela a des répercussions négatives pour les élus qui ont une activité professionnelle. D’ailleurs plusieurs élus arriveront après le début de la séance.

Sur le PV de la séance du 24/09 : ce document est important puisqu’il retrace les principaux échanges entre élus. C’est essentiel pour les citoyens qui veulent être informés, particulièrement depuis le mois de mars dernier, où le public n’est accueilli que de façon très réduite, voire plus du tout. Il importe donc que le PV reflète correctement ce qui a été prononcé, et de manière suffisamment complète.

Nous avons reçu celui-ci le 16 novembre, c’est à dire quasiment 2 mois après la séance, ce qui ne facilite pas la relecture! De plus, nombre de nos interventions sont cette fois-ci, mal retranscrites.

Quelques exemples. Le PV nous fait dire à propos des majorations des indemnités d’élus, sujet crucial de la séance de septembre, que nous demanderions « le non report des majorations des indemnités » Contresens absolu, puisque nous réclamions exactement l’inverse, à savoir de  « ne pas réactiver ces majorations » !

Nous pointons une dizaine de corrections au total afin que nos propos soient correctement retranscrits, et compréhensibles.

Sachez que ce PV comportait 48 pages, ce qui pourrait laisser penser qu’il est particulièrement détaillé, comme le maire essaie de nous le faire croire à chaque fois que nous demandons des rectifications. Sauf que sur 48 pages, il y avait cette fois-ci 8 pages reprenant les décisions du maire, 8 le rapport sur la Saiem, 4 les tableaux des indemnités, 3 les questions orales. Sur 48, la majorité des pages sont donc consacrées aux rapports présentés, et environ 9 seulement aux débats… en gros, 20%, ce qui n’est donc pas exceptionnel.

Que répond le maire ? Sur la vidéo : dans la salle Georges Brassens, ce serait compliqué. Pourquoi ? Mystère. Cela imposerait des frais très importants pour la commune. Mais combien? Mystère. Selon lui, les Gratiennois peuvent s’informer avec le PV sur le site de la ville et c’est suffisant. L’horaire avait été fixé au temps du couvre-feu. Quant aux modifications demandées, elles seraient « de l’ordre sémantique » et certaines seront acceptées. Mais lesquelles ? Mystère.

Le Conseil respecte ensuite une minute de silence pour les victimes des récents attentats, et rend notamment hommage au professeur Samuel Paty.

Nous votons ensuite une avance de trésorerie pour l’association « Cercle des arts », tout en soulignant l’anomalie entre la présence d’élus au conseil d’administration de cette association, et notre non-information du problème qui entraîne aujourd’hui un besoin d’avance financière.

En effet, la ville est représentée par trois élus au CA : pourquoi si ce n’est pour alerter en cas de problème ?

« Difficultés de personnel » : il s’agit d’un licenciement qui a entraîné un recours aux prud’hommes et un jugement défavorable à l’association. Ce n’est pas rien puisque cela a tellement «fragilisé son budget » que le versement des salaires des professeurs est en jeu. Le rapport dit que « la ville suit de manière très attentive la gestion financière de l’association »… Ce serait bien de nous en informer par souci de transparence, et partant du principe que les difficultés de l’association ont des répercussions pour l’action de la commune, nous devons être informés. Autre souci : cette avance de trésorerie remboursable apparaît dans le budget comme une subvention…

Nous faisons des propositions pour éviter ce genre de situation : que l’opposition soit représentée au CA des associations les plus importantes ; que le vote des subventions aux associations soit accompagné d’une courte présentation : nombre d’adhérents, objet, état de la trésorerie ; que les élus qui siègent aux conseils d’administration des associations fassent un retour au Conseil municipal. L’adjoint aux finances le dit : « on étudiera leur situation sur la base de ce qu’elles présenteront ». Ce sont donc bien des informations que les élus doivent avoir pour voter les subventions en connaissance de cause. Un peu de transparence ne nuit pas… Sans surprise, le maire n’est pas favorable à une telle évolution des pratiques…

À suivre : les échanges sur les orientations budgétaires et une décision modificative au budget 2020.

Tribune des élu.es

Le magazine municipal de novembre/décembre 2020 vient de paraître et est en cours de distribution dans Saint Gratien.

À lire ci-dessous la « tribune libre » parue dans ce numéro. Le règlement du Conseil municipal nous accorde 1000 signes pour cette expression, écrite au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». 

Émotion et effroi après les meurtres de S. Paty et ceux de Nice.

Comment lutter contre la haine et l’ignorance, germes du terrorisme ? Ni la violence, ni la restriction de nos libertés, ni la division et la stigmatisation ne sont la solution. Face à la barbarie, à une idéologie liberticide et obscurantiste, notre réponse : la culture, l’éducation, la connaissance. C’est en reconstruisant une République plus juste et plus forte que nous nous défendrons.

Donnons à l’école les moyens nécessaires pour former des citoyen.nes éclairé.es : des moyens humains, matériels, des enseignant.es formé.es, respecté.es, avec l’ambition d’une culture de haut niveau pour tou.tes.

À l’échelon municipal, on peut agir pour le bien commun, sans rien gommer de la diversité de nos habitant.es. Apprenons les un.es des autres sans réduire nos libertés. Appuyons-nous sur l’intelligence collective, informons, concertons. Ne prospérons pas sur la peur et la haine. Ce sont les mots des terroristes, pas les nôtres.

Isabelle Volat, Stéphane Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Une toute petite fenêtre

Le règlement du Conseil municipal prévoit la possibilité pour les groupes qui y sont représentés de poser des « questions orales« .

L’exercice est sévèrement encadré : cinq questions maximum, à déposer par écrit 48 h avant la séance ; pas de présentation de la question par ceux qui l’ont posée ; pas de débat après la réponse du maire.

Pourtant, nous utilisons cette toute petite fenêtre pour interroger sur des sujets qui préoccupent les Gratiennois.es.

Voici nos questions pour le prochain Conseil, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

Réponses (ou pas…) le jeudi 19 novembre 2020. 

1. Écoles

Depuis le re confinement, nous n’avons pas eu d’information sur le nouveau protocole sanitaire mis en place dans les écoles maternelles et élémentaires : désinfection des locaux par le personnel communal ou la société Saturne chargée de l’entretien des écoles, encadrement lors du temps de cantine pour assurer la distanciation physique, aération régulière des locaux (quand on sait que certaines fenêtres d’écoles sont condamnées).

Nous avions demandé en septembre que les groupes de travail «Covid» soient pérennisés afin de suivre l’évolution de la situation sanitaire, et les aménagements qui s’ensuivent. Cela n’a pas été le cas et la dernière commission scolaire date du 16 septembre. Celle planifiée le 9 novembre a été annulée la veille de sa tenue.

Par ailleurs, la convention avec le prestataire Sogérès pour les cantines arrive à échéance en 2021. Nous proposons un sondage auprès des parents dans le cadre de suggestions à insérer dans un nouvel appel d’offres.

Enfin, il est fait état d’un arbuste de type chèvrefeuille, dont les branches donnent sur la cour d’école de Pauline Kergomard. La toxicité des feuilles de cet arbuste a amené l’école à neutraliser une partie de la cour de récréation. Il semble indispensable que la ville intervienne auprès de la copropriété qui jouxte l’école.

Pourrions-nous avoir les informations nécessaires ?

2. Nid de frelons

Une circulation importante de frelons asiatiques est constatée dans une haie de lierre avenue de Catinat. La haie est située sur le domaine public et l’école Jules Ferry est à proximité immédiate. De nombreux piétons passent dans cette rue qui mène à l’école et au lycée.

Nous avons sollicité un connaisseur des hyménoptères. Voici sa réponse:

« La pose de barrière est une bonne procédure quand on ne trouve pas le nid, qui doit être dans les parages. Le lierre est le « drive » des frelons. Ceux-ci prélèvent les abeilles qui viennent butiner et leur ont échappé jusque là, et ils butinent aussi un peu le lierre fleuri.

Cette activité va durer le temps de la floraison.

Les frelons ne sont pas agressifs, ils viennent juste au ravitaillement, preuve que le nid n’est pas là.

Sinon, ils attaqueraient.

La protection de la zone est utile surtout au cas où cela surprendrait les gens : un frelon qui se coince dans les cheveux… un écart quand les voitures passent.

La priorité va être de trouver le nid, arbre, résineux, haie…

Il y a une quantité affolante de nids qui ont déjà été détruits dans la ville et les communes voisines.»

La ville n’aurait-elle pas pu être plus précise dans sa communication grand public qui de fait a généré beaucoup d’inquiétudes, comme l’illustre plusieurs posts à ce sujet sur des sites et réseaux sociaux de St Gratien, sur lesquels d’ailleurs des élus de la majorité sont intervenus en tant que modérateurs ?

3. Communication de la ville

Nous constatons des couacs récurrents dans la communication officielle de la ville. Celle-ci passe désormais quasi uniquement par la page Facebook. Or de nombreux Gratiennois n’ont pas accès à ce réseau social. Des élus communiquent de plus sur d’autres pages que celle de la ville. Des initiatives ne sont pas annoncées, comme la venue d’un bus de dépistage du coronavirus en septembre. Il y a également un manque d’information par voie d’affichage. Des annonces nous sont faites qui se révèlent inexactes, comme l’annulation de la cérémonie du 11 novembre, laquelle s’est finalement déroulée en comité restreint, où nous n’étions pas conviés. Le site de la ville, seul à même d’informer les habitants sur les différents services municipaux, est à l’abandon depuis des semaines et son accès n’est plus sécurisé.

Quelle réflexion la ville a-t-elle engagée, au-delà de la refonte de son site Internet, comme nous l’apprenons par inadvertance via la décision modificative n°2, pour enfin assurer aux Gratiennois l’information performante et égalitaire à laquelle ils ont droit ?

4. Soutien au commerce local

Des villes voisines (Montmorency, Sannois…) ont mis en place une plate-forme regroupant les coordonnées des commerçants de la ville touchés par le confinement qui souhaitent continuer à travailler en «click and collect» et/ou par livraison.

Saint Gratien envisage-t-elle de mettre en place cette démarche, qui pourrait être très bénéfique pour les commerces contraints de fermer, et de la faire connaître via le site de la ville ?

5. Poubelles en centre ville

Nous constatons de façon récurrente que les containers à ordures sortis le mardi après-midi rue Berthie Albrecht débordent sur le trottoir de façon importante, occasionnant nuisances visuelles, olfactives et potentiellement sanitaires. Ce problème n’est pas récent, puisque nous le constations déjà au mois d’août (voir photo), bien en amont du confinement. Il concerne d’ailleurs également d’autres endroits de collecte de déchets du Forum.

Quelle solution peut-elle être envisagée ?

Conseil municipal de novembre 2020

Prochain Conseil municipal de Saint Gratien ce jeudi 19 novembre 2020.

Pour cause de Covid, la séance se tiendra à la salle Georges Brassens, plus vaste que la salle des mariages et permettant donc une distanciation physique plus aisée.

On a davantage de mal par contre à comprendre l’horaire de 18h30, fixé en temps de couvre-feu qui n’est plus en vigueur. Cela entraîne des difficultés pour les élu.es qui travaillent. Seule la ville croit qu’il est facile pour les salarié.es de demander, comme la loi certes le prévoit,  une autorisation d’absence à son employeur pour assurer son rôle d’élu.e. Ou tout simplement de se libérer de son travail à cette heure-ci…

Quant au public, il sera absent pour cause de confinement. La démocratie, elle, n’est en principe pas confinée. Les séances des Conseils municipaux sont publiques. Seul moyen d’assurer ce réglementaire -et bénéfique- caractère public : la diffusion de la séance en ligne. De nombreuses villes voisines ont mis en place ce système, qui permet aux citoyen.nes d’assister au travail de leurs élu.es.

C’est sain pour la démocratie, et simple à instaurer. Mais à Saint Gratien, il va falloir insister pour se faire entendre sur ce point. 

À suivre : nos questions orales

On aime le marché !

À Saint Gratien, le marché est municipal mais la ville a délégué sa gestion, par une procédure dite de « délégation de service public ».

La délégation de service public est plus précisément « un contrat par lequel une personne morale de droit public confie la gestion d’un service public dont elle a la responsabilité à un délégataire public ou privé, dont la rémunération est substantiellement liée au résultat de l’exploitation du service. »

C’est à la société « Mandon-Somarep » que la ville a confié la gestion de son marché municipal pour une durée de 13 ans, à partir de juin 2017.

Est-ce une opération intéressante pour la collectivité et pour les usagers du service ? Pas sûr.

Pour les finances de la ville, certainement, puisque le contrat prévoit le versement à la ville d’une redevance annuelle par le délégataire : 47 000€ en 2019 par exemple. D’autant plus juteux que la ville n’engage la plupart du temps aucune dépense pour son marché.

Pour l’activité du marché, c’est beaucoup moins sûr, puisque Mandon-Somarep, assuré de 13 années de gestion, peut se permettre de ne pas suivre ses obligations, comme par exemple celle de remplir à 90% les emplacements de la halle.

Le gestionnaire a certes réalisé en 2018 des travaux coûteux, mais de faible qualité et ô combien inadaptés ! Ainsi la surélévation des étals complique autant les déplacements des commerçants que la vue de clients sur les marchandises. La durée de ces travaux, qui ont perturbé l’activité commerciale, se sont de plus déroulés au moment même de l’ouverture d’un concurrent du marché, les Halles de l’Aveyron.

Les relations des commerçants avec le gestionnaire sont aussi loin d’être un long fleuve tranquille. Malgré la pose de compteurs individuels d’eau et d’électricité, les factures des commerçants sont toujours aussi éloignées de la réalité des consommations.

Le prix de la place, dont l’évolution est prévue selon une formule de révision incluse dans le contrat, augmente chaque année. Par exemple de +3,28% en janvier 2020. Cela fragilise l’existence même du marché, car en taxant exagérément les commerçants, on risque de les faire fuir : en 2018, sept ont quitté le marché. Cela n’est pas sans incidence non plus sur les prix pratiqués.

Quand l’offre se réduit et que la halle n’est plus qu’au tiers occupée, l’attractivité du marché est fortement ébranlée.

Nous avons avancé des idées pour redynamiser le marché, malgré la situation malheureusement figée jusqu’en 2030. La ville doit dépenser au profit du marché tout ou partie de la redevance qu’elle perçoit sur son activité. Elle doit associer les commerçants à sa gestion, et demander à Mandon de faire la clarté sur les coûts facturés de l’eau et de l’électricité. Elle peut agir pour favoriser une meilleure attractivité du marché, en le faisant davantage connaître, via le magazine de la ville par exemple, en élargissant le dispositif du « bus du marché », en y organisant des manifestations culturelles et associatives diverses, des permanences en plein air des élus, ce qui au passage serait aussi bénéfique pour la vie démocratique gratiennoise… en réservant le parking Hémonnot aux clients du marché le dimanche matin, en implantant un parc à vélos à l’intérieur même de la halle, en incitant à l’installation de nouveaux commerçants, en développant les produits locaux et bio, en réanimant la buvette… La liste n’est pas exhaustive.

Nous croyons en l’avenir du marché, lieu convivial de commerce de proximité. C’est un lieu de rencontres et d’échanges important dans notre ville. Il y a également au marché 40 à 50 emplois en jeu.

Notre marché est heureusement cette fois-ci resté ouvert en ce deuxième confinement ! Et il y a ces derniers jours sous la halle une foule inhabituelle qui se presse autour des étals. La preuve s’il en fallait que le marché reste un endroit apprécié, peut-être d’autant plus en cette période de crise sanitaire.

Ça coûte !

Les indemnités des élu.es, « ça coûte !*»

* Remarque récurrente de l’adjoint aux finances dès qu’on aborde les services rendus aux habitant.es !

Dans toutes les communes, le maire et ses adjoint.es perçoivent des indemnités au montant légalement encadré. Des majorations sur le taux de base sont possibles. À Saint Gratien, les majorations prévues à « la rétribution de base » sont liées au fait que notre ville est un ex-chef lieu de canton et qu’elle héberge un quartier bénéficiant du soutien de la politique de la ville.

La majorité gratiennoise a voté ces deux majorations sans hésitation. Les indemnités passent donc de 187 164 € par an (taux de base pour le maire et 10 adjoint.es) à 268 224 € par an c’est à dire une augmentation de + 43% entre les indemnités de base et celles majorées. Cela représente une dépense alourdie de + 80 000€ par an pour le budget de la ville.

Sans oublier que le nombre d’adjoint.es a lui aussi évolué de 8 à 10 entre 2017 et 2020, entraînant une progression des dépenses globales des indemnités des élu.es de +16% en 3 ans. Aucun autre poste budgétaire n’a connu une telle progression, faut-il le préciser !

Chaque adjoint percevra 1 673 € brut par mois, 20 076 € par an, soit plus qu’un SMIC (actuellement 1 539€ brut par mois). Les conseillers municipaux « délégués » perçoivent 272 € par mois, soit 3 264 € par an. L’indemnité du maire s’élève quant à elle à 4803 € par mois, soit 57 636 € par an.

Plus de la moitié de la majorité municipale est à présent indemnisée : le maire, 10 adjoints et 3 conseillers délégués, soit 14 élu.es sur 27, du jamais vu !

Les élus majoritaires seraient-ils «débordés» par leur investissement municipal ? Six à sept Conseils Municipaux en moyenne par an, alors que certaines villes en organisent 8 à 10 par an. Des commissions municipales déjà désertées : par exemple, à peine la moitié des membres présents lors des commissions dernièrement réunies, alors que nous sommes en début de mandature.

Se tiennent également très peu de permanences des élu.es. En dehors du maire et de l’adjointe aux affaires sociales, aucun.e adjoint.e n’a de permanence pour recevoir les Gratiennois.es.

Les élu.es ne sont pas inondé.es non plus de courriers électroniques, puisqu’aucun.e ne dispose d’une adresse du type @mairie qui permettrait d’échanger avec la population. Interdiction est même faite aux élu.es de l’opposition d’adresser questions ou réflexions à leurs collègues de la majorité !

Pas de réponses précises en séance des commissions et en Conseil municipal, avec dès que la question devient technique, un renvoi aux séances suivantes, sans que la précision ne soit finalement apportée…

Enfin un budget municipal qui est autour de 30 M€ pour un peu plus de 20 000 habitants. C’est comparativement à d’autres villes, un petit budget à gérer. Sous cet angle-ci, la « sur-rémunération» des élus majoritaires pose aussi question, au-delà du fait que tous les autres postes budgétaires sont comprimés. Il serait intéressant par ailleurs de comparer le ratio entre la « rémunération » des élus et le budget de fonctionnement » avec les villes alentour.

Nous avons fait entre autres, les propositions concrètes suivantes :

-Fusion des postes « adjoint aux finances » et « adjoint aux affaires générales », ce dernier n’ayant pas de commission municipale à animer.

-Disparition de la fonction de conseiller municipal dédiée au « devoir de mémoire », qui pour important qu’il soit, ne nécessite pas un poste dédié.

-Fusion des deux commissions « espace public » et « handicap/accessibilité ».

Cela permettrait de supprimer trois postes d’élu.es indemnisé.es.

En ces temps difficiles pour de très nombreux Gratiennois.es, on voit que l’austérité ne s’applique pas à tous les postes du budget. Tout cela est légal. Mais moral ?

Donc, oui, un problème d’éthique. Mais on peut y voir aussi un problème économique si on se cale sur la seule logique de raisonnement de l’adjoint aux finances.

S.B./I.V.

Contre le terrorisme : l’éducation, la culture, la fraternité

Le meurtre atroce de Samuel Paty, professeur assassiné pour avoir enseigné la liberté de conscience, nous ébranle profondément.

« Samuel Paty, en tant que professeur, défendait deux valeurs : l’éducation et la laïcité. C’est au nom de ces deux causes qu’un assassin lui a retiré la vie. C’est l’ignorance qui a tué. » (Christophe Doré, Maire de Bolbec, dans le cadre des hommages prononcés la semaine du 19/10 dans le pays de Caux)

« L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation. » ( Averroès (1126 -1198), philosophe, théologien, juriste et médecin musulman andalou)

« La meilleure façon de redonner une identité à un pays en perdition, c’est la culture.» (Albert Dupontel, dans le cadre de la sortie du film « Adieu les cons !»)

Après l’effroi, la colère, l’émotion, les indispensables moments d’hommage et de recueillement, le temps est venu d’analyser pour la surmonter cette terrible épreuve que traverse notre société. La raison doit l’emporter sur l’épouvante. Comment lutter contre l’obscurantisme, la haine, le fanatisme, l’ignorance ? Car ce sont bien tous ces maux qui sont les germes du terrorisme que nous subissons aujourd’hui.

Ce n’est ni dans la violence, ni par la restriction de nos libertés, ni par la division, la stigmatisation, les anathèmes, si vite prônés par certain.es à des fins électoralistes, que nous trouverons la solution. Encore moins dans la guerre, qui sème le chaos dans le monde et nourrit le terrorisme.

Il importe bien sûr de renforcer nos moyens de renseignement, de protéger les cibles potentielles par des forces de police suffisantes, de surveiller et d’éradiquer les messages de haine propagés par les réseaux sociaux, de donner davantage de moyens à la justice, sans jamais s’affranchir de l’État de droit.

Mais rien de tout cela ne suffira.

Il faut assécher le terreau qui nourrit l’intégrisme et le terrorisme.

Les terroristes cherchent à abattre notre modèle social, à répandre la terreur, en nous opposant, en suscitant des réactions racistes et identitaires, des amalgames contre l’ensemble des musulmans, contre les immigrés. Le terrorisme islamiste s’attaque à nos valeurs fondamentales : la laïcité, qui garantit la liberté de conscience ; la liberté, d’expression, de création, de critique ; l’égalité entre les citoyen.nes ; la fraternité, qui assure une société soudée. C’est en renforçant ces valeurs que nous ferons face, en les érigeant comme un bouclier.

Face à la barbarie, à une idéologie liberticide et obscurantiste, notre réponse : la culture, l’éducation, la connaissance. C’est en reconstruisant une République sociale et démocratique plus juste et plus forte que nous nous défendrons.

À ceux qui bombent le torse, en nous promettant des mesures davantage sévères, qui disent une fois encore que nous aurons de nouvelles caméras de surveillance, ou quelques policiers supplémentaires…, nous posons la question suivante : sur le terrain de la bataille pour l’éducation et de la lutte contre l’ignorance, tout a t-il été tenté ? Avez-vous tout tenté, avons-nous tout tenté ?

Agissons à notre niveau, car l’échelon municipal est l’endroit où on peut agir en faveur du bien commun, sans rien gommer de la diversité de nos habitant.es.

Donnons à l’école les moyens nécessaires pour former des citoyen.nes éclairé.es : des moyens humains, matériels, des enseignant.es formé.es, reconnu.es et respecté.es, avec l’ambition d’une culture de haut niveau donnant à tou.tes les moyens d’assurer leur avenir.

Plus de 100 000 élèves sortent chaque année du système scolaire sans diplôme. Si on veut réduire ou supprimer le terreau de recrutement des forces obscurantistes terroristes, il faut s’attaquer à cela aussi.

Nous citons ci-dessous quatre exemples locaux qui montrent que notre ville pourrait agir pour contribuer davantage à la réussite scolaire des enfants gratiennois et à l’intégration dans la République d’enfants, de parents, grands parents, jeunes adultes… par le canal de l’école.

Luttons contre les ghettos urbains propices au repli communautaire et contre les discriminations. Rendons réel le beau principe du « vivre ensemble ».

Les crises, qu’elles soient sociales, écologiques ou démocratiques, ne peuvent être résolues que collectivement. Appuyons-nous sur l’intelligence collective, informons, concertons. Vivons ensemble, et non seulement à côté les un.es des autres, apprenons les un.es des autres sans rien renier de nos libertés.

Ne prospérons pas sur les peurs et les haines. Ce sont les mots des terroristes, pas les nôtres.

À Saint Gratien…

-Mi 2013, l’Inspection de notre secteur propose de scolariser dans une école de notre ville des enfants de moins de 3 ans. L’objectif est d’intégrer et de socialiser tôt des enfants dans le système scolaire. Sur la base d’expériences passées, notamment à l’étranger, la mesure a démontré des résultats. L’Éducation Nationale dispose à ce moment de personnel formé. Une salle de classe est disponible. Madame Eustache-Brinio a refusé que cette expérimentation soit mise en œuvre. Pourquoi ?

– En 2014, a lieu une levée de bouclier de la part de parents d’élèves contre les A, B, C, D de l’égalité, dont l’objectif était de lutter contre le sexisme et les stéréotypes de genre. Alors que la ministre est désappointée face à cette fronde qui regroupe un spectre hétéroclite de parents d’élèves et d’organisations, également dans notre ville, nous n’avons pas le souvenir d’avoir entendu Madame Eustache, ni ses adjoints, défendre l’école de la République.

– En 2015, le film Tomboy est programmé dans des écoles de St-Gratien le cadre du programme « école et cinéma ». Les enseignantes souhaitaient utiliser ce support cinématographique dans le cadre d’un enseignement de l’égalité filles-garçons auprès d’élèves de CM1-CM2. Au motif que le film a eu le prix récompensant les films traitant de sujets LGBT à la Berlinale 2011, s’est développée une fronde regroupant là aussi un spectre hétéroclite de parents d’élèves – de diverses obédiences religieuses -contre la sortie des élèves prévue au cinéma Les Toiles. Pour motiver leur opposition à cette sortie scolaire, le film fut qualifié de « pornographique» (sic). Les parents d’élèves leader de la fronde, qui n’avaient pas, plus que les autres, vu le film, s’en excusèrent au conseil d’école suivant. Le mal était fait : près de la moitié d’une classe fut exemptée de sortie. Le travail de l’enseignante fut rendu plus difficile au regard d’un support uniquement vu par une partie de ses élèves. Comme support pédagogique, le film, dans cette école-ci, fut abandonné par la suite. Alors qu’il aurait été opportun que l’adjoint aux affaires scolaires s’exprime sur le fond de cette affaire au conseil d’école suivant, il n’en fut rien. « L’ « affaire » regardait l’Éducation nationale ». Et cela n’a aucunement empêché l’association de parents d’élèves parmi les initiateurs de la fronde de percevoir à nouveau une subvention municipale par la suite, nonobstant la demande de signature d’une charte municipale de la Laïcité.

– Certaines villes se sont saisis des TAP, pour toucher les familles éloignées de l’école, qui aimeraient s’impliquer davantage dans la scolarité de leurs enfants, mais qui ont peur car ne comprenant pas les codes de l’école. Il a été proposé à des parents et des grands-parents, accompagnés par l’enseignant ou par un animateur de la ville, de venir parler aux élèves de leur pays d’origine, des traits de leurs coutumes, dans le cadre de partages sur le temps des TAP sur les « cultures du monde ». La ville de St-Gratien a fait un autre choix. Le choix de TAP « low-cost ». Lesquels, sur la base d’un sondage qu’elle a réalisé auprès des parents d’élèves ont au final été rejetés à 90 %. Et fin a été mis à l’expérience.

-De même, un certain nombre des élu-e-s de la majorité municipale participent au conseil d’administration des deux collèges de la ville et du lycée d’Enghien. Nous ne les avons pas entendus contre la baisse des moyens, des budgets, ni des dotations horaires. Ce qui complexifie l’organisation des enseignements, a fortiori lorsqu’en même temps les programmes s’alourdissent. Les heures d’histoire géographie sont, par exemple, passées en 20 ans de 3h30 à 3h alors qu’a été ajouté à l’histoire-géo l’enseignement moral & civique (EMC). Le département du Val d’Oise et la région Île-de-France, gérés par la majorité à laquelle appartient notre maire et notre sénatrice, ont réduit à la portion congrue les budgets dédiés aux « cordées de la réussite ».

Présentation des Cordées de la réussite : Un dispositif partenarial à destination d’élèves de milieux sociaux modestes, éloignés de l’enseignement supérieur pour des raisons sociologiques et/ou géographiques.

Initiées en 2008, les « Cordées de la réussite » s’inscrivent dans une dynamique d’intensification des liens entre l’enseignement scolaire (général, technologique et professionnel), l’enseignement supérieur et le monde professionnel. Reposant sur un réseau de solidarité, ce dispositif s’adresse à des élèves de milieux sociaux modestes, éloignés de l’enseignement supérieur pour des raisons sociologiques et/ou géographiques. Il vise à lever les obstacles psychologiques, sociaux, géographiques et/ou culturels qui peuvent freiner l’accès de ces jeunes aux formations de l’enseignement supérieur et notamment aux filières d’excellence. Il contribue à les aider à construire progressivement un parcours choisi et ambitieux.

Les Parcours d’excellence mis en place en 2016 constituent une déclinaison de ce dispositif dans les collèges en éducation prioritaire.

Stéphane Bauer, Isabelle Volat, élu.es de Saint Gratien

Cinquante États disent non à l’arme nucléaire

Un 50è État vient de ratifier le TIAN, traité d’interdiction des armes nucléaires. Qu’est-ce que le TIAN ? Que va-t-il changer ? Quelle est la position de la France ?

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), vient d’être ratifié par un 50è État ce 24 octobre 2020 et va donc entrer en vigueur.

Maintenant, on peut le dire : les armes nucléaires sont interdites !

« Cela représente un engagement important vers l’élimination totale des armes nucléaires, qui reste la plus haute priorité des Nations unies en matière de désarmement  », s’est félicité Antonio Gutierres, secrétaire général de l’ONU.

À l’origine de cette victoire : la campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires « ICAN », un ensemble d’ONG contre la prolifération nucléaire, fondé en 2007, et qui a obtenu en 2017 le prix Nobel de la paix pour son rôle dans l’élaboration de ce traité.

Qu’est-ce que le « TIAN » ?

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires interdit l’utilisation, le développement, la production, les essais, le stationnement, le stockage et la menace d’utilisation de telles armes.

Il s’agit « d’un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète ».

Pour entrer en vigueur, le TIAN devait être ratifié par un minimum de 50 États membres. Une fois ce minimum atteint, le traité entre en vigueur dans les 90 jours.

Ce texte est le fruit d’une longue bataille. En juillet 2017, il avait été approuvé par 122 pays à l’Assemblée générale des Nations unies.

Conformément à son article 13, le traité est ouvert à la signature de tous les États au Siège de l’ONU à New York depuis septembre 2017, date à laquelle la Thaïlande et le Vatican notamment l’ont instantanément ratifié. Il a d’ores et déjà été signé par 84 états. D’autres ratifications sont donc à venir.

Qu’est-ce que le TIAN va concrètement changer ?

Nous savons bien sûr que le chemin vers un monde sans armes nucléaires reste complexe.

Aucune des puissances nucléaires que sont la France, les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, le Pakistan, l’Inde, Israël et la Corée du Nord n’ont ratifié le TIAN. Ces pays restent soumis au traité de non-prolifération nucléaire, entré en vigueur en 1970. Il interdit à de nouveaux États de se doter de la bombe A et enjoint à ceux qui en sont déjà détenteurs à, « de bonne foi », aller dans le sens du désarmement, ce qui n’a jamais réellement été le cas.

Pourtant, avec cette 50è ratification, la vision sur les armes nucléaires vient de changer. À présent qu’elles sont interdites, va se créer une pression diplomatique, juridique, financière et éthique sur les possesseurs d’armes nucléaires. Dans le monde, les militants pro-abolition espèrent que l’entrée en vigueur du TIAN aura le même impact que les traités internationaux précédents interdisant les mines terrestres et les armes à sous-munitions : stigmatiser la possession et l’utilisation des armes nucléaires, ce qui pourrait conduire à un changement de comportement, même de la part des pays non-signataires. « Nous pouvons nous attendre à ce que les compagnies cessent de produire des armes nucléaires et à ce que les institutions financières cessent d’investir dans les firmes qui produisent des armes nucléaires », avance Beatrice Fihn, directrice générale d’ICAN.

2021 ouvrira une nouvelle décennie où les armes nucléaires seront illégales. Cela va entraîner de nouvelles ratifications, créer une pression forte sur les États nucléaires, obliger la France à justifier sa politique de la dissuasion nucléaire.

Et la France ?

Paris s’accroche à a sa dissuasion nucléaire. « La France est à contre-courant de l’histoire », relève Jean-Marie Collin, porte-parole d’Ican France, qui déplore que Paris ait « exercé une pression sur des États contre l’instauration d’une norme qui soutient le droit humanitaire et va renforcer la sécurité internationale ».

À l’inverse, certaines villes françaises soutiennent l’interdiction des armes nucléaires. « Une trentaine de villes, dont Paris, Grenoble ou Lyon  », énumère l’ICAN.

« Tous les États doivent maintenant ratifier le traité sur l’interdiction des armes nucléaires », soulignait hier dans un communiqué le Mouvement de la paix.

76% des Français sont favorables à ce que la France s’engage dans un processus de désarmement nucléaire. Cette politique de défense coûte cher : 100 milliards d’euros pour les quinze prochaines années.