La Ville de Paris va lancer une série d’événements pour marquer le 150e anniversaire de la Commune, à partir du 18 mars, date de début du soulèvement populaire de 1871.
Lu dans le JDD (mais il y a aussi un numéro spécial de l’Humanité sur la Commune !)
Les silhouettes de 50 communards comme Louise Michel et Gustave Courbet, dessinées par Dugudus, seront exposées dans Paris le 18 mars.
Cinquante communards tenus par 50 Parisiens d’aujourd’hui. Le 18 mars, date du premier jour de l’insurrection de 1871, des silhouettes grandeur nature de figures historiques comme Louise Michel ou de personnages inconnus comme la brancardière Hortense Machu seront dressées au pied du Sacré-Cœur. Une façon de marquer l’anniversaire du début de ce soulèvement populaire.
Près d’une cinquantaine d’événements sont prévus dans Paris, jusque fin mai, pour rappeler les neuf semaines de la Commune : lectures de textes, chansons, conférences… La plupart de ces temps forts auront lieu en plein air, en raison du contexte sanitaire, comme cette exposition élaborée par le comité d’histoire de la Ville de Paris. Des représentations de théâtre immersif seront organisées dans l’espace public. Le 2 avril, le procès de Louise Michel sera rejoué par des acteurs dans la mairie centrale, et filmé pour une retransmission en ligne.
La municipalité y consacre 70.000 euros, essentiellement en subventions à des associations. C’est justement l’octroi d’une aide aux Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 qui a provoqué une passe d’armes entre droite et gauche lors du Conseil de Paris de février. Rudolph Granier, élu LR du 18e, s’était insurgé contre une subvention à cette association qui, selon lui, « glorifie les événements les plus violents de la Commune« , comme les incendies de l’Hôtel de Ville et des Tuileries.
Laurence Patrice, adjointe (PCF) d’Anne Hidalgo chargée de la mémoire et du monde combattant, précise au JDD qu’il ne s’agit pas d’une célébration ou d’une commémoration, « à la connotation un peu mortuaire« , dit-elle, mais « d’évoquer ce moment historique et de lui redonner son sens dans l’histoire de Paris« .
« Au-delà des violences dans les deux camps, mais qui ont fait des milliers de morts chez les communards [plus de 7.000 morts lors de l’écrasement de l’insurrection fin mai 1871], nous voulons montrer l’expérience de démocratie sociale qui a eu lieu pendant ces quelques semaines, explique l’adjointe. Les Parisiennes et Parisiens ont pris des décisions qui ont encore un écho aujourd’hui, comme l’égalité salariale entre femmes et hommes, la séparation de l’église et de l’État, la réquisition de logements libres. » Et d’ajouter : « Bien souvent, le grand public ne connaît que le nom de Louise Michel, nous voulons faire émerger d’autres personnalités.«
Les 50 silhouettes, dessinées par l’affichiste Dugudus, joueront le rôle d’ambassadeurs itinérants dans Paris, puisqu’elles seront accrochées devant l’Hôtel de Ville, la gare de l’Est, etc. Des textes, écrits par l’historien Hugo Rousselle, présenteront ces communards célèbres – comme le peintre Gustave Courbet, l’écrivain Jules Vallès, le photographe Nadar – ou d’autres oubliés.
Dugudus, 33 ans, a respecté les détails historiques des costumes, notamment de gardes nationaux, en lien avec des conservateurs du musée de l’Armée, « jusqu’aux gâchettes des pistolets! » Pour les visages, il a cherché des photos, souvent un cliché unique, celui pris par les forces de l’ordre lors de l’arrestation des insurgés. Hugo Rousselle et lui ont ajouté le personnage anachronique de Gavroche et le poète Rimbaud (dont on ne sait s’il a participé à la Commune). « Tous sont représentés avec un cerne noir pour mieux ressortir, dit-il, et en couleur pour les rapprocher de nous.«
Il y a cinquante ans, l’artiste Ernest Pignon-Ernest installait des pochoirs de gisants à Montmartre pour rappeler la Semaine sanglante. Dugudus veut plutôt mettre en avant « l’esprit festif du début de la Commune« .
La forêt de Montmorency fait face à une grave crise sanitaire, elle aussi. Le Covid forestier s’appelle la maladie de l’encre. Des élus locaux critiquent la gestion de l’ONF, qui a procédé à des coupes rases des parcelles malades. Que penser de cette querelle et comment assurer la sauvegarde de cette forêt qui nous est tellement essentielle ? Quel rôle pour l’ONF ? 
Étonnant de voir que ces élus -tous de droite- découvrent soudain les méfaits de la course au profit ! Pourtant dans leurs communes respectives ils confient au privé à tour de bras la gestion des services publics locaux.
Il est vrai que l’ONF est un service public gravement menacé. Sur les 15.000 emplois que comptait l’ONF en 1985, il en reste moins de 9.000 en 2018, dont seulement 4994 fonctionnaires. La réduction des postes se poursuit. On sait qu’il y a à l’ONF un climat social délétère, apportant nombre de suicides, dépressions, démissions.. « Nous, agents de l’ONF, avons besoin du soutien des citoyens car aujourd’hui nous faisons face à une perte de sens de notre métier », alerte le personnel de l’ONF. Lors d’une récente manifestation, un épouvantail habillé en agent et pendu à un arbre rappelait la grande détresse dans laquelle se trouve la profession.
Le rôle de l’ONF est d’autant plus primordial aujourd’hui, dans le contexte du dérèglement climatique. La préservation et le développement des surfaces boisées constitue un enjeu essentiel. Les forêts étant indispensables pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et pour la sauvegarde de notre biodiversité, leur entretien et leur surveillance sont primordiales.
Les vaccins contre la COVID-19 sont encore largement inaccessibles à une grande partie de la population, que ce soit dans le monde, en France ou en Europe.



Faut-il le répéter, le 8 mars n’est pas la « journée de la femme » (il est donc inutile voire stupide de nous faire un cadeau !) mais la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. 
Et si les femmes représentent 47% des député.es, elles ne sont que 20% des maires et 12% des président.es d’intercommunalités.
Par « mobilier urbain », il faut entendre principalement les panneaux publicitaires, d’affichage municipal, d’affichage libre et les abris-bus. Ni les bancs, ni les poubelles, ni les arceaux à vélos… ne sont ici concernés. La ville s’engage sur 15 ans, l’affaire n’est donc pas anodine et mérite un débat approfondi. Le contrat a été préparé par la commission d’appel d’offres, mais c’est le maire lui-même qui a poursuivi les négociations avec la société Decaux pour aboutir à la proposition présentée au Conseil municipal. Le contrat concerne donc l’installation du nouveau mobilier, son entretien et le versement d’une redevance à la ville (45K€ annuels et une part variable très aléatoire). Il s’agit de mobilier « rénové » qui pourrait être changé à mi-contrat pour faire évoluer les panneaux digitaux ou numériques.

Oubliée aussi la demande d’abris à poussettes au pied de l’aile des affaires scolaires…
On ne peut que s’étonner du fait qu’il n’y ait pas eu de redevance annuelle versée par Decaux dans le précédent contrat qui courait sur 12 ans. Étonnant pour une ville qui se pique régulièrement d’une « gestion rigoureuse »…
Déclaration du PCF
Pour autant, nous avons des questions sur cette réfection.
Que sera-t-il proposé aux scolaires et au club d’escrime pendant les travaux ? On y réfléchit, nous déclare le maire, sans en dire davantage.
Le week-end avait été festif sur la ZAD du Triangle de Gonesse : 17 jours après l’installation des premières cabanes, les soutiens étaient encore venus écouter le concert improvisé d’une fanfare, participer aux chantiers de construction ou juste discuter. Une jovialité et une ténacité (dont témoignent les photos d’Adrien Chacon ci-dessus) à peine ébranlées par la décision d’expulsion, prononcée par le tribunal de Pontoise (Val-d’Oise). La justice avait été saisie par l’Établissement public foncier d’Île-de-France, propriétaire du terrain occupé.
Déclaration de soutien aux militantes et militants occupant le site de la future gare du Triangle de Gonesse