Expression libre

Voici notre « tribune libre », écrite pour le groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », et parue dans le magazine de la ville de janvier 2023.

Le maire a lui, choisi d’écrire sur la situation catastrophique des transports en Île-de-France. Mais il en fait porter la totale responsabilité sur la SNCF, ignorant le rôle néfaste d’IDF-Mobilités et de sa présidente, Valérie Pécresse. C’est pourtant cette structure qui organise les transports dans la région !  

La revue fait par contre, contrairement à l’habitude, l’impasse sur le budget de la commune pour 2023. Nous en avions d’ordinaire une présentation détaillée, schémas à l’appui… mais la « sobriété » et « l’optimisation » ne sont sans doute pas bonnes à présenter aux Gratiennois·e·s.  

On revient prochainement sur certains articles de ce magazine, notamment celui consacré aux « nouvelles mobilités ». Tiens, il y aurait donc des vélos en nombre à Saint Gratien, pour qu’un article sur leur circulation soit nécessaire ?

Tribune libre de SGSEC à lire ci-dessous, limitée à 1 334 signes, signature et espaces compris, et sans image !

Budget 2023

Dans ses vœux, le maire ne nous dit pas tout.

« L’optimisation » entraîne compression de personnel, augmentation importante de la taxe foncière et des tarifs périscolaires. Or la cantine est parmi les plus chères du 95.

La majorité choisit de faire supporter aux habitants le poids de la crise énergétique qui pèse sur le budget. Elle ignore nos propositions : économies substantielles avec extinction partielle de l’éclairage public, retour à une cuisine centrale via la communauté d’agglomération, engagement vers les énergies renouvelables avec géothermie, panneaux solaires, chauffage par les eaux usées, chaudières à bois.. Pistes soulevées depuis déjà 10 ans !

Transports

Dégradation inacceptable des transports en IDF. Sur le RER C, les lignes H et J, les bus : retards, trains bondés, supprimés en soirée et le week-end, guichets fermés, tarifs en forte augmentation !

Pourquoi ? Une baisse de l’offre voulue par V. Pécresse, qui pousse aussi à la privatisation. Cela dégrade les conditions de travail, aggravant la pénurie de conducteurs. Une catastrophe -encore évitable- pour les usagers.

Pour le développement de transports publics de qualité aux tarifs abordables, signez ici : https://stopgalere.fr 

Tous nos vœux pour 2023 !

 I.Volat, S. Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Blog : isabellevolat.fr

Ça flambe à Pontoise !

Certainement la plus grosse manif qu’ait connu Pontoise depuis des années ! À l’appel des syndicats rassemblés, un imposant cortège de Val d’Oisien·nes a défilé depuis la gare jusqu’au tribunal, en passant par les rues commerçantes de la ville.

Une belle « retraite aux flambeaux » pour dire non à la réforme des retraites !

Prochain rendez-vous à Paris mardi 31 janvier, à 14h place d’Italie ! De nombreux cars partiront du Val d’Oise.

 

 

Commune commune

Nous * étions hier dimanche après-midi au cinéma. À l’invitation de l’équipe des « Toiles », une des deux réalisatrices du film documentaire « Commune commune », sorti en décembre 2022, est venue échanger avec le public à l’issue de la projection.

Dans le mot « commune« , il y a « commun« . Comment fait-on du commun dans une gestion municipale ?

« Commune commune » traite de la fondamentale question des pratiques démocratiques. Aux élections municipales de 2014, dans la Drôme, les citoyens de Saillans confient la mairie à une liste proposant un partage du pouvoir entre élus et habitants. À l’heure d’un certain désenchantement politique, l’espoir suscité par cette victoire est immense. Cinq ans plus tard, alors que les élections municipales approchent, le village se réunit pour tirer un premier bilan de cette expérimentation politique. L’expérience sera-t-elle prolongée pour une nouvelle mandature ?

De choix qui peuvent paraître mineurs comme celui de la couleur des pots de fleurs, à ceux plus essentiels de la conception du PLU, de l’accueil de migrants ou de l’extinction de l’éclairage public… le film retrace les débats et les réunions, les instances mises en place, les nouvelles méthodes d’échange, les divergences, les avancées, la fatigue, les désillusions, les succès… de six années de pratiques originales et participatives. Un foisonnement d’idées et de rencontres, avec la participation de dizaines de personnes dans un petit village de 1 200 habitants… 

Il serait donc possible, pour une équipe municipale, de se nourrir et de s’enrichir tout au long de son mandat, de l’apport de sa population ? Qui participe et qui est absent ? Faut-il avoir au préalable une trame municipale ou avance-t-on au fur et à mesure ? Faut-il former les citoyen·nes pour qu’ils et elles deviennent des expert·e·s ? Au final, qui décide ?

Autant de questions passionnantes que se posent de nombreux·ses élu·e·s à l’heure où les scrutins municipaux se heurtent à une abstention massive. Il y a beaucoup à dire -et à faire- dans notre commune, où seuls 35% des électeurs et électrices se sont déplacé·e·s le 20 mars 2020. Comment associer les habitant·e·s le plus étroitement possible aux décisions qui les concernent, et sur lesquelles leurs avis sont pertinents : ne sont-ils/elles pas des « expert·e·s » du quotidien ? Peut-on se satisfaire de leur apporter une information parcellaire, et a posteriori des décisions ? Hélas, si ce sujet  est capital, nous étions deux seul.e.s élu·e·s ce dimanche après-midi pour en débattre…

Merci à l’équipe des « Toiles » qui a permis cette rencontre, après celle déjà passionnante de janvier dernier, autour du film « Municipales » qui relatait l’action d’une maire cherchant à faciliter l’accès au logement dans sa commune. Des thèmes qui nous concernent tous et toutes… pour une ville qui nous soit réellement « commune ».

 

 

Aller plus loin : lire les échanges entre le sociologue Séverin Muller, le politiste Mario Bilella et les deux réalisatrices du film, propos recueillis par François Sarfati.

 

* Stéphane Bauer et moi-même, élu·e·s de la liste  « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », accompagné·e·s de colistier·ères

Le 31, on continue !

Communiqué des organisations syndicales après la mobilisation du 19 janvier 2023

Une puissante mobilisation qui oblige au retrait

Ce 19 janvier, partout sur le territoire, plus de deux millions de travailleuses et travailleurs, et de jeunes se sont mobilisé-es mis en grève et/ou ont manifesté, dans le public comme dans le privé, contre la réforme des retraites de ce gouvernement.
Cette réforme est inacceptable et va à l’encontre des intérêts de la population. Elle ne s’y trompe pas, puisque même avant d’être dans la rue plus de 600 000 personnes ont déjà signé la pétition intersyndicale.

Les travailleuses et les travailleurs aspirent à partir à la retraite en bonne santé, et avec un niveau de retraite qui permette de vivre dignement. Le message est très clair : le gouvernement doit renoncer à la fois à l’âge de départ à la retraite à 64 ans et à l’accélération de l’augmentation de la durée de cotisation. D’autres solutions existent, elles ont malheureusement été balayées d’un revers de main.

L’ensemble des organisations syndicales réaffirme son opposition à la réforme et sa détermination à avoir un système de retraite juste, financé aussi par un autre partage des richesses.

Afin de renforcer et d’inscrire dans la durée cette première mobilisation massive, les organisations syndicales appellent dès à présent à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle.

L’intersyndicale invite la population à signer massivement la pétition, et appelle à multiplier les actions et initiatives partout sur le territoire, dans les entreprises et services, dans les lieux d’étude, y compris par la grève, notamment autour du 23 janvier, jour de la présentation de la loi au conseil des ministres.

Elles appellent les salarié-e-s et les jeunes à préparer des assemblées générales pour discuter des poursuites de la mobilisation.

Et alors que le gouvernement appelle les organisations syndicales à être responsables et à ne pas bloquer le pays, nous réaffirmons qu’il est et sera le seul responsable de cette situation puisque 9 travailleuses et travailleurs sur 10 rejettent cette réforme injuste et brutale.

Nous sommes unis et déterminés à faire retirer ce projet de réforme des retraites, c’est pourquoi l’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 31 janvier. L’intersyndicale se réunira le soir même.

Paris le 19 janvier 2023

Signez la pétition

Une réforme injuste et brutale

À la veille de la première journée de mobilisation contre la « réforme » des retraites, je viens de signer ce texte.

Les photos qui l’illustrent ont été prises mardi 17 janvier, lors du meeting parisien de la gauche rassemblée, au gymnase Japy. 

Appel des élu·e·s communistes, républicain·e·s et citoyen·nes du Val d’Oise

La première ministre a précisé le contenu de la réforme des retraites : report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans et accélération de l’augmentation de la durée de cotisation.

Dans une période déjà lourde d’inquiétudes pour nos concitoyennes et concitoyens, avec l’inflation et la hausse des prix de l’énergie, le gouvernement à donc décidé de mettre en œuvre une réforme injuste et brutale.

Injuste parce qu’elle va frapper d’abord celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, sur des métiers durs, notamment les femmes aux parcours plus hachés.   Brutale parce qu’elle aura pour conséquence d’allonger la période de précarité de celles et ceux, qui avant d’arriver à la retraite, ne sont plus en emploi et passent par la case chômage, RSA, invalidité ou encore allocation de solidarité spécifique. Cela concerne 4 personnes sur 10, et particulièrement les ouvrier.e.s et les employé.e.s.

La population du Val d’Oise , territoire mixte entre ruralité et fortes concentrations urbaines, paiera le prix fort de cette réforme. C’est dans ce département que l’on a trouvé pendant la crise sanitaire beaucoup des métiers dit « de première et de seconde ligne » : caissières, infirmières, auxiliaires de vie, livreurs ou encore manutentionnaires. Hier nous les applaudissions, demain ils devront partir plus tard à la retraite.

Rappelons que l’écart d’espérance de vie entre un cadre et un ouvrier est de 7 ans, et qu’à 62 ans 25% des plus pauvres sont déjà mort.e.s.

La population du Val d’Oise est l’une des plus jeunes de la France métropolitaine. Cette réforme donne un signal très négatif à une jeunesse déjà malmenée et en difficulté pour s’insérer correctement sur le marché du travail.

Rien ne justifie une telle réforme. Non, notre système de retraites n’est pas au bord de la faillite ! Il est même aujourd’hui excédentaire. D’autres solutions existent pour financer les très légers déficits prévus hypothétiquement dans les prochaines années. Mais le gouvernement a fait le choix politique de faire des économies sur le dos des plus modestes.

C’est pourquoi nous élu.e.s Communistes, Républicain.e.s et Citoyen.ne.s du Val d’Oise, disons notre opposition ferme à ce projet de réforme et serons dans la rue aux côtés des forces sociales, syndicales et politiques. Ces actions sont un signal fort adressé à ce gouvernement qui, aux abois, cherche désespérément une majorité parlementaire avec la droite LR.

Les Françaises et les Français sont très majoritairement contre cette réforme des retraites, les syndicats sont pour la première fois depuis plus de dix ans à l’unisson, et la gauche unie fait bloc.

Ensemble, nous pouvons faire reculer le gouvernement !

La faute à Valérie

Le nouveau PDG de la RATP, Jean Castex, présente aujourd’hui un plan de sortie de crise pour un retour progressif à un niveau de service normal en avril prochain, après plusieurs mois de galère pour les usagers. Il annonce pour cela « recruter 4 500 personnes dont 2 500 conducteurs de bus et 400 conducteurs de métro, presque le double qu’en 2022″.

Personne n’ignore l’extrême dégradation des conditions de transport en Île-de-France. Mais à quoi est due cette situation qui exaspère, à juste titre, les usagers ?

Au Conseil municipal du 15 décembre, le maire a fait voter une motion concernant ce problème qui perdure depuis plusieurs mois.  Nous étions d’accord sur le constat, que chacun·e peut malheureusement constater tous les jours, notamment sur la ligne du RER C, mais aussi sur les lignes H et J, et sur les lignes de bus. Nous étions d’accord sur la demande du retour à une offre à 100%.

Mais, et le « mais » est de taille, les responsabilités de cette désorganisation des transports qui rend nos déplacements toujours plus compliqués, est-ce bien seulement la SNCF, ciblée dans la motion du maire comme unique comptable des trains supprimés ? Évidemment non ! Nous critiquons bien sûr les choix de la SNCF, qui résultent d’un manque d’investissement dans le ferroviaire. Mais il est trop facile de dédouaner la droite régionale en accusant SNCF et RATP.   

Car qui donc a demandé en octobre 2021 à la SNCF et à la RATP, de NE PAS rétablir l’intégralité de l’offre de transports telle qu’elle était avant la période Covid, dans le but de faire réaliser quelques économies budgétaires à IDF-Mobilités, organisateur des transports collectifs ? Une certaine Valérie Pécresse, présidente de la région IDF et à ce titre, présidente de IDF-Mobilités…

Le « Canard enchaîné » s’en fait l’écho… c’est à lire ci-dessous.

Les élu·e·s communistes au Conseil régional avaient dès octobre 2021 alerté sur cette réduction, dont les effets n’ont pas tardé à se faire sentir : moins de rames, de trains et de bus et aussi des formations de conducteurs ajournées, ce qui a entraîné la pagaille qu’on connaît à présent.

Céline Malaisé, présidente du groupe de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne au Conseil régional, le dénonçait dès octobre 2021 : Valérie Pécresse « baisse l’offre de transports sur 165 lignes de bus, 13 lignes de métro, RER C, D et E, les Transiliens H, N, U et 6 lignes de tram. Quand les Franciliens reviendront pleinement vers les transports ce sera le chaos… »

Tout le monde vote alors cette mesure sauf le PCF et LFI.

La pénurie de personnel aggrave la crise. Mais à quoi est-elle due ?

Les opérateurs de transport se sont adaptés aux ordres de baisser l’offre et le recrutement de chauffeurs, de machinistes…. a ralenti.

Mais de plus, cette baisse de l’offre réalisée pour faire faire quelques maigres économies à IDF-Mobilités, s’additionne à un autre choix politique de Valérie Pécresse. En février 2022, elle fait voter l’ouverture à la concurrence du réseau historique des bus de la RATP, a lors que rien ne l’y oblige.

Découpés en 12 lots, il est prévu que tous les bus soient basculés dans une gestion privée au 1er janvier 2025.

Céline Malaisé nous raconte la suite.  

« Alors pour préparer la privatisation, la RATP dégrade les conditions de travail de ses agents pour être compétitive dans les appels d’offre. Elle augmente leur temps de travail (près d’une heure en plus pour les chauffeurs de bus depuis le 1er août) et sans augmentation de salaire alors que l’inflation galope. Elle fait basculer ses agents d’un contrat de droit public à un contrat de droit privé.

Conséquence : les conditions de travail sont de pire en pire et les agents entrent dans la précarité ne sachant pas pour quelle entreprise ils travailleront en 2025 avec la bascule dans la concurrence.

Résultat : les démissions augmentent comme jamais et accélèrent la pénurie. »

Pour stopper cette spirale infernale, arrêter la privatisation des transports, revaloriser les salaires et les conditions de travail des agents et lancer un plan de recrutement en urgence, remettre l’offre à 100%, faites-vous entendre !

Signez comme 50 000 Francilien·nes la pétition « Stop Galère » !

 

64 ans, c’est non !

Retraites : non à cette réforme injuste et brutale !

Réforme des retraites : mobilisons-nous !

Le gouvernement a annoncé le report de l’âge de la retraite à 64 ans avec un allongement accéléré de la durée de cotisation.

Cette mesure est injustifiée : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l’indique clairement, le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs, et plus particulièrement ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Ce projet gouvernemental n’a rien d’une nécessité économique, c’est le choix de l’injustice et de la régression sociale.

Renforcer notre système de retraites nécessite en revanche des mesures de progrès et de partage des richesses.

D’autres solutions sont possibles ! Opposez-vous à cette réforme, soutenez la mobilisation intersyndicale.

Signez la pétition initiée par l’ensemble des organisations syndicales.

Les bons vœux du maire

Exercice incontournable de ce début janvier : les vœux du maire !

Autrefois source à Saint Gratien de grande et coûteuse réception, ils se résument aujourd’hui, pour cause de « sobriété », à une vidéo en ligne. D’autres communes ont innové et renouvelé la pratique, comme par exemple à Vauréal où la maire convie à un petit déjeuner, beaucoup moins coûteux qu’un « cocktail » mais permettant néanmoins une rencontre directe avec les habitant·e·s. N’est-ce pas cela l’essentiel ?

À Saint Gratien, c’est en ligne et donc loin des Gratiennois·e·s que le maire nous souhaite la bonne année. Vidéo fort classique en ce mois de janvier 2023 : c’est une visite de la ville par notre édile, sourire aux lèvres et mains jointes, pour se féliciter, en 2 minutes 45, de ses réalisations des mois précédents. Il est accompagné de quelques élus (hommes, à une seule exception près) et d’agents de la ville (hommes, sans exception, alors que le personnel de la ville est composé à 70% de femmes…). Pas d’habitant·e·s visibles, sauf en toute fin de vidéo où apparaissent furtivement quelques élèves et enseignant·e·s pour annoncer la création du Conseil municipal des enfants.

Le maire nous chante tout d’abord les louanges des six bornes de recharge pour voitures électriques récemment implantées. Il oublie de dire que c’est le Sigeif, syndicat intercommunal, qui les prend en charge, et que le coût pour la ville est donc nul. Il ne rappelle pas non plus que dès 2017, année où la ville a acquis une Zoé pour les déplacements du maire, nous avions réclamé l’installation de bornes destinées aux Gratiennois·e·s, trouvant regrettable que la seule borne en ville, sur le parking de la mairie, soit alors réservée à l’usage exclusif du premier magistrat.

Il n’y a pas que la voiture en ville ! Le maire nous présente ensuite, grande nouveauté s’il en est, une nouvelle « liaison cyclable » ! Accompagné de l’élu au développement durable et de deux agents de la collectivité à bicyclette, il nous emmène dans le quartier des Marais, où la couverture du BIP rejoint à présent une des deux seules pistes cyclables de notre commune, devant le dojo des Cressonnières. Une bonne idée ? Le maire serait-il, enfin, sensible à nos demandes incessantes depuis des années pour développer les « mobilités douces » ? Hélas… cet aménagement, nous l’avons constaté sur place, n’a pas pu excessivement grever les finances communales. Il se réduit en effet à un panneau, indiquant que la circulation à vélo peut se faire sur la casquette du BIP (elle s’est faite de tout temps, et sans panneau) puis à un marquage au sol, un joli pochoir de vélo, comme on en voit fleurir partout dans nos villes en ce début d’année. Hélas, rien d’autre n’a changé, la marche en béton si difficile à aborder en vélo est toujours là, les barrières censées empêcher la circulation des engins motorisés n’ont pas disparu. C’est donc la seule piste cyclable où on recommande aux cyclistes de… mettre pied à terre ! Impossible aussi de grimper la bonne côte qui suit, faute d’élan après le passage des dites barrières… Le maire n’a d’ailleurs pas poussé l’audace jusqu’à monter lui-même sur une bicyclette.

Le maire nous présente ensuite les travaux de la salle Georges Brassens et ceux de la salle d’armes, accompagné des élu·e·s en charge de ces domaines. La ville entretient son patrimoine, et c’est heureux. D’autant plus que la salle Brassens, ancien « foyer municipal » n’avait quasiment pas connu de travaux depuis 90 ans et que la salle d’armes faisait aussi office de piscine les jours de pluie. Il restera à vérifier que la salle Georges Brassens sera suffisamment utilisée et ouverte à tou·tes pour que les travaux bénéficient à l’ensemble de la population. Car finalement les occasions d’y pénétrer pour un habitant lambda ne sont pas si fréquentes… Le maire se félicite de l’utilisation des énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques) à l’occasion de la rénovation de la salle d’armes. Enfin ! Car il y a plus de 10 ans que nous suggérons d’implanter de tels dispositifs dans les bâtiments communaux.   

On finit par l’instauration du Conseil municipal des enfants. Seul moment de la vidéo où apparaissent des Gratiennois·e·s ! Le maire évoque de nombreux projets originaux, innovants et concrets qui pourraient être menés dans ce cadre. On le souhaite… Le vœu, quand on sait qu’il n’y a pas de budget dédié, risque fort de rester pieux !  

2 minutes 45 secondes, finalement un temps bien suffisant pour faire le tour de l’action municipale de l’année écoulée.

Stop Galère, on continue !

250 élu·e·s d’Île-de-France viennent d’adresser un courrier à Élisabeth Borne pour demander l’arrêt du processus de privatisation des services publics de transport, notamment des lignes de bus actuellement exploitées par la RATP.

IDF Mobilités a fait le choix de retenir les offres « moins disantes » en matière de prix. Dégradation des conditions de travail, pertes de salaire, réduction du nombre d’emplois, modification des contrats de travail, licenciements sans indemnités en cas de refus : c’est ce qui attend les personnels, et explique en partie la pénurie de conducteurs que l’on constate aujourd’hui. Cela aura bien évidemment des conséquences immédiates sur la qualité de l’offre de transport. Cette mise en concurrence affectera gravement la qualité de service et la sécurité des usagers, il faut la stopper !

Le courrier détaillé est à lire ci-dessous et il est édifiant.

Parmi les 250 premiers signataires :  Anne Hidalgo, maire de Paris ; Stéphane Troussel, Président du Département de Seine-Saint-Denis ; Céline Malaisé, Conseillère régionale, Présidente de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne ; Clémentine Autain, députée ; Jacques Baudrier, Conseiller de Paris ; Éliane Assassi, sénatrice…

Vous pouvez toujours signer ici la pétition demandant des transports publics de qualité, car la galère quotidienne continue, notamment cette semaine sur la ligne du RER C…

 

 

Le sourire de l’abbé Pierre

Le maire nous cite l’abbé Pierre dans sa carte de vœux 2023.

« Un sourire coûte moins cher que l’électricité, mais donne autant de lumière ».

Ce qui laisserait croire qu’on pourrait lutter contre la misère avec peu de moyens,  juste avec de la gentillesse…

On n’ira pas jusqu’à penser que c’est pour cela que la subvention gratiennoise du CCAS n’a pas évolué depuis tant d’années… Quelques sourires suffiraient-ils à l’action sociale ?

Mais au fait, qui était l’abbé Pierre ? Un homme qui disait aussi : « La politique, au fond, consiste à savoir à qui tu prends l’argent pour le redistribuer à qui… »

Une phrase plus audacieuse que la précédente !

À Grenoble, en 1942, il commence par cacher chez lui des juifs traqués, puis se forme à la confection de faux papiers. Avec un ami guide, il crée une filière de passage en Suisse par les glaciers de la vallée de Chamonix.

Il crée un maquis dans le massif de la Chartreuse, qui passe ensuite dans le Vercors.

Arrêté par la police, puis par la Gestapo, il s’évade.

Il reçoit la mission de rejoindre la résistance à Paris, puis de créer un réseau de passage dans les Pyrénées. Arrêté de nouveau, il s’évade, passe à pied en Espagne.

Dénoncé par des moines espagnols, il est fait prisonnier de la police franquiste, qui sentant la victoire alliée possible, décide de le remettre à l’évêque de Vitoria.

Il passe clandestinement la frontière espagnole pour rejoindre Gibraltar, où personne ne veut l’aider. Il soudoie un pilote américain qui lui indique comment se cacher dans un sac postal de l’aéropostale américaine.

Il est arrêté par la police militaire américaine à Alger, et enfin libéré par les autorités françaises.

Il veut s’engager pour le débarquement de Provence, mais est recalé pour raison de santé.

Il finira la guerre comme aumônier de la marine nationale sur le Jean Bart.

Député de la Constituante, puis réélu à Nancy, il est secrétaire de la commission de la défense de l’Assemblée nationale. Il démissionne du MRP. Il dénonce publiquement ce parti qui  » ne peut pas être uniquement celui de ceux qui vont à la messe« , suite à la mort en 1951 du syndicaliste CGT, Édouard Mazé, tué par la police d’une balle dans la tête, lors d’une manifestation syndicale.

Il crée le parti de la gauche indépendante.

L’homme politique qu’il admire le plus est Pierre Mendès France.

Ses meilleurs amis sont des théologiens et des députés communistes…

Ses pires ennemis sont l’extrême-droite, en général, et en France la famille Le Pen.

En dehors de la création du mouvement Emmaüs, il participe et appelle aux occupations illégales de logements vides, et construit des habitations sans permis, invitant le ministre du logement à leur inauguration…

Il se battra contre la criminalisation des migrants.

Une de ses dernières apparitions publiques, en fauteuil roulant, sera d’aller surveiller à l’Assemblée que le RPR ne fasse pas voter une loi anti squatteurs.

Enfin il dénonça sans relâche, la tentation de certains partis de droite, tentés par une alliance avec le Front national…

L’abbé Pierre ne faisait donc pas que sourire…

Merci à Gérard T. pour ces éléments biographiques !