Conseil municipal

Conseil municipal à Saint Gratien ce jeudi 16 novembre 2023.

Principal point à l’ordre du jour : les orientations budgétaires pour 2024, avec quelques surprises, que nous ne manquerons pas de vous détailler ici !

La séance est publique, mais bien entendu seul·es les élu·es y ont la parole. Rendez-vous à 20h30 en salle des mariages.

À suivre, nos questions orales au maire, en fin de séance.

Maudite soit la guerre

En cette veille du 105ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, je vous invite à signer la pétition « Maudite soit la guerre, construisons la paix », initiée par le Mouvement de la Paix.

Les guerres se poursuivent à travers le monde avec leur cortège de morts et de destructions.

Quel que soit l’endroit où elles se déroulent, les guerres sont toujours un échec, car elles conduisent inévitablement au chaos et enfantent des monstruosités dont sont toujours victimes les populations civiles.

Voici le texte de la pétition.

Maudite soit la guerre, construisons la Paix !

Nous, femmes et hommes de tous les continents de la planète, favorables au développement d’une culture de la Paix au plan mondial,  nous savons que pour l’avenir de l’humanité il n’y a pas d’autres chemins que la Paix.

Nous savons aussi que la Paix est une construction qui nécessite en permanence l’action des citoyens, des peuples et des États.

C’est pourquoi, face aux dangers pour la paix que constituent : une mondialisation qui fait porter aux peuples le fardeau de dépenses militaires démesurées, des armes nucléaires qui menacent la survie de l’humanité, des dérèglements climatiques,

nous appelons toutes les femmes et les hommes, à travers le monde, à se mobiliser pour la Paix afin d’obtenir de tous les responsables politiques, élus, chefs d’État et responsables d’institutions internationales, qu’ils agissent en faveur de mesures de désarmement multilatéral (en particulier nucléaire), de protection de la planète, de développement de tous les droits humains et d’éducation à la culture de la Paix conformément à la Charte des Nations Unies.

105 ans après l’armistice du 11 novembre 1918, maudite soit la guerre, construisons la Paix !

Signer

Triste Sénat

Une véritable démonstration de cynisme. En votant la suppression de l’aide médicale d’État (AME), la droite sénatoriale, épaulée par l’extrême droite et le silence d’un gouvernement divisé sur la question, a prouvé une nouvelle fois que, chez eux, le bien commun et la rationalité passent après l’opportunisme politique. De fait, adoptée par 200 voix contre 136 dans le cadre du débat sur le projet de loi immigration, cette mesure ne s’appuie sur aucun argument crédible. Au contraire. Des milliers de praticiens, jusqu’au prix Nobel de médecine, rappellent les risques de restreindre l’accès à ce dispositif réservé aux sans-papiers malades. Des alertes que la droite a balayées d’un revers de main, préférant surfer, comme le RN, sur la figure fantasmée de « l’immigré profiteur », dont les deux formations ont fait leur marchepied électoral.

Le dossier de l’AME symbolise les errements du débat sur l’immigration, hystérisé et manipulé. Trop chère cette aide ? Le milliard annuel représente 0,5 % des dépenses de santé en France. La fraude ? D’après l’Igas, elle pèse à peine 1 % de ces 0,5 %. « L’appel d’air » suscité par l’AME ? Une farce. Le non-recours aux soins prédomine chez les sans-papiers dont la grande majorité, selon les associations, ignorerait même l’existence de cette aide.

La droite est dans un mépris des réalités. Mépris qui place toute la population en danger. La crise du Covid l’a montré : la santé de quelques-uns nous concerne tous. Les virus n’ont pas de frontières. Réduire l’aide médicale aux cas les plus graves, comme le veulent la majorité sénatoriale et le ministre de l’Intérieur, retardera les prises en charge de pathologies, parfois infectieuses comme la tuberculose, multipliera les contagions. Et, au final, dégradera l’état de santé de patients dont les soins coûteront plus cher à la collectivité. Un non-sens complet. Sanitaire, économique et tout simplement humain.

Créée en 2000 par la gauche, l’AME reste l’honneur de notre pays. Au-delà des considérations de santé publique, elle dit beaucoup de la valeur universelle accordée aux vies humaines. Notre démocratie peut encore se targuer de ne pas faire de hiérarchie entre les existences, celles qu’il faut sauver et les autres qu’on peut délaisser parce qu’étrangères.

Espérons que les parlementaires de l’Assemblée nationale, où le texte viendra en débat début décembre, sauront rappeler ces évidences à une droite en pleine surenchère xénophobe.

Masculin, féminin, neutre

Pris dans la tourmente des catastrophes qui traversent le monde, on a quelque difficulté à s’intéresser à un sujet qui paraît si anodin… Pourtant, puisque le Sénat y a consacré son temps, penchons-nous sur ce thème qui fait tant débat : l’écriture « inclusive ».

Nous l’utilisons volontiers sur ce blog et dans nos expressions en général. Une exception : notre tribune municipale, limitée à 1 333 signes, ce qui nous interdit hélas de féminiser nos termes, sauf à dépasser l’espace qui nous est imparti. On regrette bien alors de ne pouvoir accorder au féminin la place qu’il mérite !  

Les sénateur·trices ne sont pas les seul·es à s’être penché·es sur ce problème crucial, puisque même le Président a cru bon d’affirmer qu’en bon français, « le masculin faisait le neutre ». Une formule alambiquée pour nous expliquer qu’en grammaire le masculin ne désigne pas que des hommes. Il ajoute qu’il est donc inutile de rajouter ce « point médian » diabolique qui rendrait tout texte illisible.

Plusieurs remarques.

Tout d’abord, le Président n’est pas notre linguiste en chef. Ce n’est pas lui qui décide fort heureusement de l’évolution de notre langue. Toute langue vivante se transforme au fil du temps, des mots nouveaux apparaissent et les formes grammaticales ne sont pas immuables.

Ensuite, E. Macron semble réduire l’écriture inclusive au seul point médian. Sauf qu’il existe bien des manières de faire apparaître dans nos écrits la moitié de l’humanité. On connaît tou·tes les expressions du type « Gratiennois, Gratiennoises », ou les écritures comme « né(e) le… », ou encore les fameux mots « épicènes » tels que « élève » ou « camarade »  qui pour le coup, n’oublient personne.

Et en remontant un peu le temps, on sait que la règle qui veut que « le masculin l‘emporte sur le féminin » est finalement assez récente, et qu’on utilisait encore il y a peu l’accord dit « de proximité » pour ainsi écrire : «  les garçons et les filles sont assises ».

Bref, tout cela semble plus subtil que la seule assertion péremptoire du Président. Lequel s’inquiète des difficultés de lecture que l’écriture inclusive engendrerait. On lui suggère alors d’accorder à l’école publique, si dégradée, les réels moyens pour que le français y soit correctement enseigné. De profs formé·es, des effectifs réduits, des maîtres et maîtresses spécialisé·es dans l’aide aux élèves en difficulté scolaire, par exemple.

Enfin, les temps changent. On a beau nous expliquer, à nous pauvres femmes, que nous sommes incluses dans les formules au masculin, que penseraient donc les hommes qui entendraient aux infos : « bonjour à toutes, les Françaises sont intéressées par les voitures électriques »,  « les dirigeantes européennes sont inquiètes », « les manifestantes battent le pavé », car « le pouvoir d’achat des ouvrières est fragilisé » pendant que « les actrices se préparent pour le festival de Cannes ». Comprendraient-ils que cela inclut aussi les hommes ? « Les réactions qu’une telle expérimentation ne manquerait pas de susciter nous permettraient de saisir le caractère non anecdotique de ces questions », nous disent Maria Candea et Laélia Véron, dans leur petit manuel d’émancipation linguistique (« Le français est  à nous », Éd. La découverte) .

L’écriture inclusive n’est pas une lubie moderne, nous rappelle l’historienne du langage Éliane Viennot. C’est l’Académie française, on ne peut plus masculine, qui a par exemple œuvré à la disparition des noms féminins qui désignaient les métiers ou fonction des femmes… des écrivaines et des autrices existaient jusqu’au 17è siècle.     

Les choses et la langue évoluent, et même à Saint Gratien. Longtemps j’ai reçu -non sans énervement- des convocations envoyées à « Isabelle Volat, conseiller municipal ». Longtemps, on nous a intimé l’ordre de nous adresser à « madame LE maire », lorsque la première magistrate était une femme. Ce qu’on appelle un « solécisme », c’est à dire une syntaxe incorrecte… Aujourd’hui, son titre est bien devenu « madame LA sénaTRICE ». Tout change, rien n’est désespéré. On imagine toutefois que malgré cette évolution personnelle, son vote au Sénat n’a pas été favorable à l’écriture inclusive…  

En savoir plus…

Appel pour un cessez-le-feu

Appel unitaire du collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

Halte au massacre à Gaza ! La France doit exiger un cessez-le-feu immédiat !

L’armée israélienne soumet la Bande de Gaza à des bombardements d’une violence inouïe et à un blocus total qui prive la population d’eau, de nourriture, de médicaments. Les hôpitaux, lorsqu’ils fonctionnent, opèrent aujourd’hui sans anesthésiques.

En Cisjordanie occupée, la population palestinienne est soumise à la violence redoublée de l’armée et des colons ainsi qu’à un bouclage du territoire.

Nous demandons un cessez-le-feu immédiat à Gaza, la fin des bombardements, des offensives terrestres et des déplacements forcés de populations, ainsi que la levée immédiate du blocus. Nous exigeons que la France s’engage activement dans ce sens.

Nous rendons hommage à l’ensemble des populations civiles, palestiniennes et israéliennes, victimes de crimes de guerre. Chaque vie compte.

Une paix juste et durable ne sera possible que dans le cadre de la reconnaissance des droits du peuple palestinien, de l’arrêt de la colonisation et de la fin de l’occupation israélienne, dans le respect de l’ensemble des résolutions de l’ONU.

Cessez-le feu immédiat !

Arrêt des bombardements et des déplacements forcés de la population !

Levée immédiate du blocus !

Protection du peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie !

Les libertés d’expression et de manifestation, libertés démocratiques fondamentales, doivent être respectées.

Nous appelons à nous rassembler sur les bases de cet appel et à organiser, en solidarité avec le peuple palestinien, des marches contre la guerre partout en France le samedi 4 novembre.

Paris, le 31 octobre 2023

Membres du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens signataires de l’appel

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – AILES Femmes du Maroc- Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France(ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité(AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Confédération générale du Travail (CGT) – Droit- Solidarité – Ensemble! Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire – Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Forum Palestine Citoyenneté – Génération Palestine –La Courneuve-Palestine – La France Insoumise (LFI) – le Mouvement de la Paix – les Femmes en noir (FEN) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femmes Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) –Sortir du colonialisme – Union des communistes libertaires (UCL) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) -Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaires

Lutter contre les nuisances aériennes

Je viens de signer sur le site de l’association « Advocnar » cette pétition pour lutter contre les nuisances aériennes de l’aéroport de Roissy.

Nous la proposerons au vote du prochain Conseil municipal de Saint Gratien.

La réduction du transport aérien est une impérieuse nécessité pour la santé des riverains des aéroports et pour la préservation du climat.

À Roissy, l’Advocnar demande la réduction du nombre de vols à 440 000, soit une baisse de 10% par rapport à 2019, ainsi qu’un couvre-feu de 8 heures consécutives. D’autres aéroports bénéficient de cette mesure qui préserve quelque peu le sommeil des riverains.   

L’affaire est d’autant plus urgente à Roissy que Air France vient d’annoncer  son départ d’Orly et le regroupement des vols à Roissy.    

Signer une pétition… ça peut être utile ! L’Advocnar a ainsi réussi après une campagne de mobilisation, à faire abandonner le projet d’extension de l’aéroport de Roissy, le Terminal 4. Cet agrandissement aurait été synonyme d’aggravation importante des nuisances.  

Texte de la pétition ci-dessous  

Destinataire(s) : A l’attention de Mme Elisabeth Borne (Première Ministre), M. Clément Beaune (Ministre délégué chargé des transports) et M. Christophe Béchu (Ministre de la transition écologique)

Comme à Amsterdam, le trafic aérien à Roissy doit être plafonné pour la santé et le climat !

Campagne lancée par ADVOCNAR et Collectif Non au T4

Nous, associations de défense de l’environnement et des populations survolées, demandons le plafonnement de l’aéroport de Roissy à 440 000 mouvements/an ainsi qu’un couvre-feu nocturne de 8 heures consécutives, afin de protéger le climat et la santé des Franciliens.

Pourquoi faut-il agir maintenant ?

Le gouvernement des Pays-Bas a pris une décision historique : plafonner le trafic de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol à 440 000 mouvements/an, en dessous du niveau de 2019, pour protéger les riverains et le climat. Nous demandons une mesure identique à l’aéroport de Roissy, qui connaît un trafic similaire à celui d’Amsterdam-Schiphol (environ 500 000 mouvements/an en 2019).

En effet, la situation sanitaire est critique autour de Roissy, le plus grand aéroport d’Europe en nombre de vols, de jour comme de nuit. Dans une tribune, plus de 100 professionnels de santé dénoncent le grave impact sanitaire du bruit aérien, avec jusqu’à trois années de vie en bonne santé perdues sous les couloirs aériens de cet aéroport et 1,4 millions de Franciliens exposés à un niveau de bruit aérien qui dépasse le seuil recommandé par l’OMS.

De plus, la baisse du trafic aérien est nécessaire pour tenir nos engagements climatiques car les progrès technologiques et les carburants alternatifs ne suffiront pas, comme le soulignent l’ADEME, le Haut conseil pour le climat et l’étude Aviation-climat de l’ISAE SUPAERO. L’aéroport de Roissy pèse lourdement dans le bilan carbone de notre pays : près de 4 % de nos émissions de CO2 ! Et beaucoup plus si on intègre – comme nous devrions le faire – l’effet sur le climat des traînées de condensation et des oxydes d’azote émis en altitude.

Le trafic aérien ne peut plus continuer à croître – à Roissy comme sur les autres plateformes françaises et européennes – et doit même décroître, sans report sur d’autres aéroports, pour protéger la santé et le climat.

Signez et partagez cette pétition ! Grâce à vous, nous avons remporté une grande victoire avec l’abandon du projet d’extension de Roissy, le Terminal 4. Mobilisons-nous à nouveau ! Ensemble, nous pouvons obtenir une décision politique comme à Amsterdam.

Premiers signataires :

ADVOCNAR, collectif Non au T4, Greenpeace, Alternatiba Paris, FNE IDF, Réseau environnement santé, Notre affaire à tous, Rester sur Terre, UFCNA, UECNA, CGT de l’aéronautique, les Amis de la Terre Val d’Oise, Greenpeace Paris, Val d’Oise environnement, SOS vallée de Montmorency, CIRENA, FNE Seine et Marne, AREC, DIRAP, Environnement 93, MNLE-93NEP, Aulnay environnement, ONASA, CSNA, Amis de la Terre Val de Bièvre, Pensons l’aéronautique pour demain, coordination des luttes locales d’Ile de France

Signez la pétition

Site de l’Advocnar

Marché municipal, que faire ?

Nouvel article du « Parisien » sur la société Mandon-Somarep, qui gère de nombreux marchés en Île-de-France, dont celui de Saint Gratien.

La ville a passé un contrat suite à une délégation de service public avec ce concessionnaire, pour une durée de 13 ans à compter de juin 2017. La presse locale et nationale (récemment le Canard enchaîné) se fait régulièrement l’écho des pratiques pour le moins douteuses de Mandon-Somarep envers les commerçants.

En ce qui concerne notre marché municipal, il est en grande difficulté et nous tirons la sonnette d’alarme depuis des années. Le concessionnaire n’a pas tenu les promesses faites lors du renouvellement du contrat, notamment celle de remplir la halle à hauteur de 90% des places. Des travaux certes importants ont été réalisés, mais mal pensés faute de concertation avec les commerçants, tardifs et trop longs. Des commerçants quittent le marché sans être remplacés, et l’offre commerciale est de plus en plus réduite. Mais surtout la gestion n’est pas transparente, c’est le moins qu’on puisse dire. Des factures d’eau et d’électricité sont présentées aux commerçants, mais parfois sans justificatifs malgré la pose de compteurs.

Même le maire commence à reconnaitre que la gestion de ce délégataire est problématique. Mais que faire ? Le contrat court jusqu’en 2030… et les commerçants, vus encore ce matin, se disent découragés et n’espèrent plus d’amélioration.

Pour notre part, nous ne baissons pas les bras. En 2030, se posera la question de reprendre la gestion du marché en régie municipale. À condition évidemment que d’ici là, notre marché n’ait pas disparu ! La ville doit exiger de Mandon une gestion rigoureuse et transparente. Sans oublier que la commune touche une part non négligeable des redevances versées par les commerçants : 45 000€ encore pour 2022. Elle doit utiliser une partie de cette recette pour le développement du marché.

Et pour mémoire… ci-dessous à relire quelques articles de ce blog sur le sujet du marché. Très régulièrement, nous avons exprimé notre inquiétude, mais aussi nos propositions pour sauvegarder et développer ce marché, qui n’est pas qu’un endroit commercial mais aussi un lieu si convivial de notre ville.    

https://isabellevolat.fr/2023/10/09/tout-savoir-ou-presque-sur-4/

https://isabellevolat.fr/2023/04/17/vivent-les-marches/

https://isabellevolat.fr/2023/04/15/questions-davril/

https://isabellevolat.fr/2023/04/03/pour-un-marche-gratiennois-vivant/

https://isabellevolat.fr/2023/04/02/gardons-notre-buvette/

https://isabellevolat.fr/2022/12/23/au-conseil-de-decembre-1/

https://isabellevolat.fr/2022/10/12/le-marche-on-y-tient/

https://isabellevolat.fr/2021/06/26/questions-sans-reponses/

https://isabellevolat.fr/2021/01/06/conseil-a-huis-clos/

https://isabellevolat.fr/2020/11/10/on-aime-le-marche/

https://isabellevolat.fr/2020/10/11/les-radis-du-marche/

 

Israël-Palestine : ensemble, pour la paix et la justice!

Résolution du conseil national du PCF – 15 octobre 2023

Israël-Palestine: ensemble, pour la paix et la justice !

Les communistes, réunis en conseil national, éprouvent l’horreur qu’a constitué la journée du 7 octobre qui restera gravée dans nos mémoires.

L’horreur devant le massacre de centaines de civils israéliens par les forces du Hamas, devant des actes terroristes qui, en visant des hommes, des femmes, des enfants et même des bébés, ont ensanglanté la société israélienne mais aussi toute l’humanité. Nous les condamnons avec la plus grande fermeté sans ambiguïté. Rien ne peut les justifier. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple israélien et exigeons la libération immédiate des otages détenus par le Hamas. Ce n’est pas un acte de résistance qu’à commis le Hamas, c’est un acte de barbarie. Un acte de barbarie qui a visé les juifs, comme à l’occasion des pogroms qui ont tragiquement marqué le siècle dernier. Jamais nous ne confondrons la résistance avec un carnage aussi contraire aux valeurs de la dignité humaine et du droit international.

Face à de telles attaques, dont la sauvagerie ébranle le monde, c’est toute l’humanité qui doit se mobiliser contre le fléau du terrorisme, contre ceux qui alimentent leur discours, les arment, les financent, en s’appuyant sur toutes les règles du droit international et la coopération totale de tous les pays dont celle de la France.

À ce combat légitime, nous appelons à ne pas ajouter plus de malheur, de drame, de catastrophe humanitaire. Mettre hors d’état de nuire ceux qui ont perpétré les massacres du 7 octobre et qui menacent de récidiver, envoyer les chefs du Hamas devant la Cour pénale internationale, ce n’est pas viser aveuglément la population palestinienne de Gaza. La riposte du gouvernement israélien d’extrême droite, dont la responsabilité dans le drame que vient de subir son peuple est de plus en plus dénoncée au sein même du pays, est de ce point de vue extrêmement grave, faisant le choix de s’attaquer à des civils, à des familles palestiniennes de Gaza, au nom d’une vengeance aveugle qui détruit tout sur son passage.

Heure après heure, les destructions de bâtiments civils à Gaza viennent endeuiller de nouvelles familles, dans une escalade mortifère et en dépit de toutes les conventions internationales. Nous sommes pleinement solidaire du peuple palestinien. Le gouvernement israélien essaye ainsi de masquer son incapacité à protéger le peuple israélien. Depuis 75 ans, les droits des Palestiniens, leur droit à l’existence et à un État sont niés. Ils vivent la colonisation et l’annexion de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Leurs conditions de vie sont insupportables.

Les gouvernements de tant d’États, à commencer par le nôtre, la France, les ont abandonnés à leur sort, victimes d’humiliations quotidiennes, de discriminations, de privations par le gouvernement israélien. Il faut d’urgence arrêter la spirale de la haine, de la violence et des massacres, comme viennent d’y appeler le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres et le Pape. Les morts se comptent par milliers, essentiellement des civils, dont de nombreux enfants israéliens et palestiniens. 1300 Israéliens, et 2200 Palestiniens dont plus de 700 enfants, ont été tués.

Nous dénonçons ici avec force le siège total de Gaza qui prive d’eau, de nourriture, d’électricité plus de deux millions de personnes, dont un million d’enfants. Et nous condamnons les propos immondes du Ministre de la Défense israélien, niant leur humanité en comparant ces femmes, ces hommes et ces enfants à des animaux. Quelle honte! Ce siège de Gaza, et l’appel récent du gouvernement israélien à l’évacuation de la population vers le sud du territoire est en train de créer une catastrophe humanitaire sans précédent.

Ces gouvernants d’extrême droite fanatisés aujourd’hui à la tête d’Israël devront, eux aussi, répondre de leurs actes devant les juridictions internationales. Nous appelons la France à peser de toutes ses forces pour faire respecter le droit international, pour protéger les otages et agir pour leur libération. Nous refusons que des innocents payent l’affrontement entre un pouvoir d’extrême droite discrédité auprès de ses citoyens et une organisation islamiste terroriste qui n’offre aucun avenir aux Palestiniens.

Seule une perspective de paix dans la justice entre Israéliens et Palestiniens, ouvrant à ces derniers l’espoir d’une vie digne, peut arrêter l’effusion de sang. Il faut en finir avec la guerre. Il faut lever ce blocus inhumain contre Gaza. Il faut donner les moyens aux Palestiniens de vivre. Honte à ceux qui veulent couper l’aide au développement ! La France et l’Union européenne doivent agir avec résolution pour une solution de paix juste et durable, en application des résolutions de l’ONU qui sont toutes restées lettre morte avec, en premier lieu, la reconnaissance de l’État de Palestine aux côtés d’un État israélien.

Nous lançons un appel aux Françaises et aux Français, un appel à l’unité de la Nation. L’antisémitisme est un crime contre la République et l’ensemble de ses citoyens et citoyennes. Les juifs doivent pouvoir se sentir en sécurité dans notre pays et tout doit être fait pour protéger les lieux les plus sensibles de nos compatriotes. Les communistes sont à leurs côtés.

Le racisme anti-musulman est tout autant un crime contre la République. Nous sommes aux côtés de nos compatriotes musulmans qui n’ont pas à être stigmatisés, menacés pour les actes immondes du Hamas dont ils ne sont en rien responsables.

Avec les progressistes palestiniens et israéliens, avec toutes les forces démocratiques dans le monde, avec toutes celles et tous ceux qui sont attachés dans notre pays au droit et à la justice, faisons grandir le mouvement populaire pour la paix et justice.

Oui, la paix et la justice, voilà ce qui doit nous rassembler tous et toutes. Ensemble, mettons fin à la guerre. Ensemble, construisons la paix et faisons grandir l’exigence de deux États viables pour qu’enfin les peuples palestiniens et israéliens vivent côte à côte, dans la sécurité et la fraternité. Ensemble, construisons une grande initiative pour la paix.

Les vieux campeurs de Gonesse

Le « Triangle de Gonesse » n’a pas fini de faire parler de lui. Voilà un grand projet néfaste et largement contesté. Après l’abandon du mégalo « Europacity », on pouvait espérer que ces terres fertiles, parmi les dernières d’Île-de-France,  allaient enfin être sauvées de l’artificialisation. Le projet de transition écologique « Carma » apportait une solution durable pour répondre aux besoins, notamment en matière d’autonomie alimentaire, des populations locales. Hélas ! Le bétonnage de la zone n’est pas abandonné, avec projet de cité scolaire dans une zone pourtant déclarée inadaptée à l’habitat pour cause de nuisances aériennes insupportables, et une gare.. loin de toute habitation.

Mais c’est compter sans la détermination de vieux mais robustes campeurs, récemment installés sur le site !

Un salut amical à Roland, infatigable militant présent dans toutes les mobilisations !

Un article de l’Humanité de ce jour raconte cette lutte.  À lire ci-dessous.

Des vieux campeurs en lutte contre l’artificialisation de Gonesse

Depuis dimanche 1er octobre, une quinzaine de militants retraités occupent un terrain de Villiers-le-Bel, dans le Val-d’Oise. Une action de désobéissance civile pour défendre les terres fertiles contre la bétonnisation et la construction d’une cité scolaire.

Le groupe de militants retraités se sont installés sur une petite parcelle d’un terrain municipal de Villiers-le-Bel.

Il est 10 h 15. Étienne, seul jeune du campement, se réveille tout juste, embarrassé d’avoir raté la réunion du matin. « Avec la planète qu’on va te laisser, tu méritais bien de dormir un peu plus », s’amuse Djissi, membre du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG).

Dans les tentes qui entourent le barnum, ils sont une quinzaine à camper, par relais, depuis le 1er octobre. Sur cette petite parcelle d’un terrain municipal de Villiers-le-Bel, dans le Val-d’Oise, le CPTG a décidé d’installer sa « Ziac », pour zone imaginative d’aménagement concerté : un « camping sauvage » censé visibiliser leur lutte contre la bétonnisation des centaines d’hectares du Triangle de Gonesse, en vue d’implanter une cité scolaire.

Cet établissement accueillerait quelque 2 400 élèves au sein d’un collège, d’un lycée général, d’un lycée agricole et d’un internat, à 6 kilomètres de la ville. Une aberration écologique et sociale aux yeux de Bernard Loup, président du CPTG : « On va se retrouver avec une cité scolaire et une ligne de métro au milieu de nulle part. Au-delà de l’artificialisation des terres agricoles, c’est une vraie prise d’otage de la jeunesse. Cette parcelle n’est pas censée accueillir des logements permanents, comme ceux prévus par l’internat. » En cause, sa proximité avec les aéroports du Bourget et de Roissy, synonyme d’une exposition au bruit dangereuse pour la santé.

La cité scolaire pour justifier la gare ?

Malgré le soutien de nombreux activistes de Seine-Saint-Denis, d’élus et militants des Verts, du PCF ou de la FI, le CPTG se confronte depuis des mois au silence de l’État. Par cette action de désobéissance civile, ils espèrent interpeller la première ministre : « C’est une affaire de démocratie. Il n’y a eu aucune concertation pour ce projet », déplore Bernard Loup.

Habitant de Villiers-le-Bel et membre du collectif, Roland Bauer estime que d’autres espaces seraient beaucoup plus appropriés pour accueillir la cité scolaire : « Nous avons décidé de camper ici, car nous sommes au milieu de deux sites plus cohérents. Notamment une friche hospitalière. Un endroit idéal où on trouve des équipements, un parc, des exploitations agricoles à proximité… »

En 2019, après des années de lutte, le CPTG l’avait emporté face au projet de mégacomplexe commercial EuropaCity. Mais alors que les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ont accéléré la construction du réseau du Grand Paris Express, les hostilités ont repris de plus belle. Au cœur du Triangle, la ligne 17 est en cours d’aménagement, et le chantier de la gare devrait suivre.

Pour Bernard Loup, la construction de la cité scolaire permet de justifier l’existence de cette gare, après l’abandon en 2019 du complexe de loisirs et de commerces qu’elle était censée rallier : « Le souci, c’est qu’un établissement scolaire est censé être desservi localement. Un collège, on y va à pied ou à vélo. La ligne 17 sera uniquement empruntée par les professeurs habitant à Paris. »

Aujourd’hui, les membres du collectif s’imaginent déjà occuper les lieux jusqu’au 24 octobre, date à laquelle un chantier pourrait les expulser. Mais pour Djissi, Pascale, Odette, Bernard ou Roland, la lutte ne s’arrêtera pas pour autant : « Il faut qu’ils aient conscience qu’il n’y a rien de plus robuste que des vieux campeurs comme nous ! »