Saint-Gratien : il faut sauver la statue d’Andromède
Des passionnés d’histoire locale se mobilisent pour sauver l’œuvre de Jules Franceschi, qui s’abime au fil des années. Ils voudraient la voir exposée au grand public.
Article de Christophe Lefèvre dans « Le Parisien » du 21 septembre 2021
Des passionnés d’histoire locale se mobilisent pour sauver la statue d’Andromède du sculpteur Jules Franceschi (1825-1893). Aujourd’hui, dans le jardin d’un particulier, ils souhaiteraient qu’elle trouve sa place dans un lieu public.

Ils aimeraient bien célébrer son installation et son exposition au public lors des Journées du patrimoine de 2022. Mais pour l’heure, la statue d’Andromède fait peine à voir. L’œuvre du sculpteur Jules Franceschi (1825-1893), dont on voit la trace sur des tableaux montrant le parc du château de la princesse Mathilde Bonaparte, nièce de Napoléon Ier et cousine de Napoléon III, et figure importante de l’histoire de Saint-Gratien, a vu l’une de ses jambes arrachée accidentellement il y a quelques jours, à l’occasion de travaux dans la propriété où elle se situe. Et c’est en constatant les dégâts que François Paget, président de l’association Aimons Saint-Gratien en Val-d’Oise (ASGVO) , a décidé de se mobiliser… Après avoir été chercher le morceau manquant dans un tas de gravats.
Une alerte sur les réseaux sociaux
Il a donc lancé l’alerte sur les réseaux sociaux, interpellé la mairie et retrouvé le propriétaire de la statue. « C’est une œuvre qui a toute sa place à Saint-Gratien, ville fortement marquée par la princesse Mathilde, explique l’historien local. Mais j’ai très peur qu’elle soit de nouveau abîmée car elle n’est pas protégée. À chaque fois que je passe devant, je me dis pourvu qu’elle ne soit pas tombée. »
L’idée serait de voir dans le domaine public la statue, installée actuellement sur un terrain privé légué au domestique principal de la princesse Mathilde au début du XXe siècle, et qui a depuis changé à plusieurs reprises de propriétaire. La parcelle et la maison qu’elle abrite, ont été vendues en mai dernier. Mais l’ancien propriétaire a souhaité conserver la propriété de la statue qu’il espérait vendre à une institution. Le musée de Troyes, qui possède déjà des œuvres de Franceschi, s’était d’ailleurs montré intéressé, avant de renoncer, en raison notamment des coûts de transports et de remise en état.
Il est possible de voir certaines de ses œuvres sur les plus beaux édifices parisiens : La Pensée figure sur la façade de l’Opéra Garnier, les sculptures Antoine François Fourcroy et Marie Thérèse Rodet-Geoffrin sur celle de l’hôtel de ville de Paris.
Estimée à 15 000 euros par Drouot Paris
Afin de parer au plus pressé et pour éviter d’importantes formalités administratives, l’œuvre pourrait être achetée par l’association L’art dans la ville, qui la donnerait à la municipalité pour qu’elle la restaure et la mette en sécurité. Une idée portée notamment par l’ancien maire François Scellier, et président de l’association en question. « Cela fait des années qu’on en parle, souffle l’ex-député et ex-président Département. Quand j’étais maire, j’avais déjà proposé à la famille, qui avait la statue dans son jardin, de la racheter. La tante de l’actuel propriétaire m’avait dit on verra plus tard. Aujourd’hui, l’idée est de la racheter dans les meilleures conditions possibles, entre 2 000 et 3000 €. »
Reste à se mettre d’accord sur le montant. « Pour l’instant, nous n’avons pas du tout parlé chiffres, souligne le propriétaire, Jean-Luc Léglise. Nous sommes des personnes de bonne intelligence. L’estimation de Drouot Paris était de 15 000 euros. L’idée, c’est de sauver ce qui est sauvable, car la statue est en péril. Je veux que ça aboutisse et qu’au final, la sculpture arrive dans le domaine public et que tout le monde en profite. »
Julien Bachard, maire (LR), se montre optimiste. « On va trouver une solution, assène l’édile. On a tous la même volonté de préserver cette œuvre. Après nous sommes aussi comptables du denier public. »
L’attente s’est prolongée de 30 minutes en raison d’un réveil assez tardif du maire… ce qui nous a permis, en l’attendant, d’échanger entre membres du conseil et avec les quelques Gratiennois.e.s présent.e.s, sur nos étés respectifs et nos impressions de rentrée.
Avec un bémol : très rapidement les plus anciens des combattants présents n’arrivent pas à suivre le rythme. Ils le font savoir : « ça va trop vite !!! ». Fermant le cortège, nous nous retrouvons à côté d’eux, décrochés, y compris par la voiture de la police municipale, pourtant censée fermée le banc pour protéger le cortège. Aussi, c’est avec un souffle très court qu’ils apprécieront à peine les nouveaux panneaux Decaux du mobilier municipal, dont la nouvelle dimension est 50% inférieure aux précédents, et la nouvelle peinture des passages protégés en ville…

Enfin, peut-être l’information de la matinée, qui passait de groupes en groupes ce matin au cimetière : l’annulaire du maire est doté d’une alliance. Un évènement heureux dont M. le Maire ne nous a pas tenus au courant ?
À l’école Jean Jaurès, cette rentrée sera compliquée par l’annonce d’une fermeture de classe, sans aucune annonce préalable.
Il y a 77 ans, Paris et sa région se libéraient des envahisseurs nazis. 

Photos de S.B. le 29 août 2021
Il faut être abonné au Journal du Dimanche pour connaitre le protocole qui sera appliqué dans les écoles le 2 septembre prochain ! C’est en effet dans ce journal que J.M. Blanquer a choisi d’annoncer les dispositions sanitaires qui s’appliqueront à la rentrée. Un mode de communication assez étonnant, mais habituel chez le ministre, et qui est critiqué à juste titre par les enseignants.
Une modification du PLU n’est jamais anodine. C’est la ville de demain qui se construit à travers l’évolution du PLU.
Des dispositions qui semblent parfois mineures peuvent avoir de grandes répercussions. C’est l’exemple des clôtures pleines sur toute leur hauteur, à présent autorisées, qui transforment peu à peu nos rues gratiennoises en tunnels sans visibilité. Cela transforme complètement le caractère des rues pavillonnaires, sans apporter davantage de sécurité aux riverains, bien au contraire. Les forces de police savent bien qu’il peut se passer bien des méfaits derrière des clôtures opaques, et qu’il vaut mieux voir à qui on ouvre sa porte…
-Il y a certes de nombreuses demandes de logement non satisfaites dans notre ville. Mais Saint Gratien est aussi la ville la plus dense du 95. Ce n’est pas un hasard, mais le résultat de décennies de politiques d’urbanisme des différentes municipalités. On continue de construire ? Surtout, doit-on continuer de construire sans logement social, l’opération Pasteur n’en comportant aucun ? Or, la réelle mixité d’une ville passe par la mixité au sein des différents quartiers, et non le regroupement de logements similaires dans les mêmes espaces. Tout nouveau programme immobilier doit comporter un pourcentage de logement social.
On voit que la ville est peu à peu engorgée par la circulation et surtout par le stationnement dans tous les quartiers. C’est le sujet principal des réunions de quartier : les nuisances dues au stationnement. Que faire ? Se contenter de mesurettes qui n’auront qu’un effet limité, comme l’obligation de créer des places supplémentaires de stationnement en cas de division de terrain ? Ou prendre une orientation plus ambitieuse que de simplement gérer l’existant sans voir que le modèle de ville a besoin d’évoluer ? Pourquoi les procédures de PLU ne prennent-elle jamais en compte les déplacements alternatifs : vélo, marche, trottinette…? Le PLU devrait inscrire fortement la place de nouveaux aménagements urbains destinés à favoriser les mobilités douces. Au contraire, la ville procède à des rénovations de voirie sans y intégrer des aménagements cyclables, comme la loi en fait pourtant obligation : c’est le cas de la rue de Verdun, comme de toutes les voies récemment refaites dans notre ville. Les pistes cyclables existantes s’arrêtent toutes aux frontières de notre commune. Les carrefours ne comportent pas de « sas vélo ». Les endroits où stationner les vélos sont en nombre insuffisant, parfois mal implantés (toujours sur les trottoirs au détriment de la circulation des piétons), non protégés des intempéries.
Le Conseil municipal vote ensuite le Compte Administratif 2020. C’est un document budgétaire important. Si le budget est prévisionnel, le CA fait état des dépenses et recettes réellement effectuées. Nous votons contre ce document, car nous considérons qu’il est intimement lié au budget que nous n’avons pas approuvé.
D’autre part, il est aussi intéressant d’analyser sur plusieurs années l’évolution des dépenses de fonctionnement dans les différents domaines d’intervention de la commune. Nous nous appuyons sur les tableaux du document budgétaire.
Ce chiffre montre que la situation financière de la ville était bien tendue comme nous l’affirmions : il fallait 12 ans en 2016 ; 13,72 ans en 2017 ; 10 ans en 2018 à la ville pour se désendetter. Hors éléments exceptionnels, sa capacité de désendettement n’était donc pas si exceptionnelle que clamé par la majorité !
Sur l’opération de sensibilisation à l’usage de la trottinette : quelle est la nature de la prestation de l’association, et au-delà de cela, la ville a-t-elle prévu des aménagements spécifiques concernant le mobilier urbain pour garer les trottinettes ? Voir les arceaux qui existent par exemple devant l’école maternelle Riet d’Enghien. Est-il prévu d’installer des racks à trottinettes dans toutes les écoles de la ville ? Le maire refuse de répondre, renvoyant à une réunion de la commission « développement durable ». La dite commission ne s’est pas réunie depuis l’automne…
Qu’en est-il des travaux sur le revêtement défectueux de la passerelle de droite en allant du centre vers les Marais ? Une reprise de revêtement sera effectuée mais il faut d’abord régler un problème de boîtes à eau qui récoltent les eaux de pluie , mal posées. Cette opération devra s’opérer en présence de représentants de la SNCF.
Qu’en est-il des pistes métalliques de la salle d’armes, ont-elles toutes déjà été refaites suite aux problèmes d’infiltration ? D’après l’adjoint aux sports, les caissons des pistes ont été rénovés, les pistes en elles-mêmes n’en auraient pas besoin.
L’agrandissement du réfectoire de l’école Grusse Dagneaux permettra-t-il d’accueillir tous les élèves à la cantine ? À vérifier à la rentrée scolaire..
Le Conseil entend ensuite une information sur les actions de développement social urbain. Un rapport immuable… et un peu fourre-tout.. puisqu’on y trouve aussi bien des travaux d’aménagement des écoles du quartier des Raguenets que des opérations de rénovation d’équipements sportifs très éloignés de celui-ci… Nous en profitons pour interroger sur le fonctionnement de la maison de santé, où n’officient toujours que deux médecins, un qui travaillait déjà dans le quartier des Raguenets, et un interne. Nous sommes donc encore loin des 3 ou 4 praticiens espérés. À noter que dans la liste des « travaux de réhabilitation » des équipements sportifs, ne figure pas la destruction du city stade des Raguenets ! Une opération néfaste mais très coûteuse…
Nous votons contre le procès-verbal de la séance du 15 avril. Un document essentiel pour la bonne information des Gratiennois ! Nous demandons à le recevoir plus rapidement, car la relecture d’une séance tenue deux mois et demi plus tôt… n’est pas un exercice facile ! Dans ce cas précis, nous relevons qu’il nous est attribué des votes qui n’ont pas été les nôtres, des propos que nous avons tenus sont attribués à d’autres, et surtout nous relevons des coupes qui n’ont rien d’innocent dans nos interventions ! Par exemple, les échanges avec le maire qui nous coupe la parole au sujet de l’article 3 du règlement des prestations périscolaires ne sont pas retranscrits. L’article 3 stipule que l’accès à la restauration scolaire peut être refusé à un enfant si les deux parents ne travaillent pas. Cette disposition est illégale et régulièrement condamnée par la jurisprudence, comme nous l’avons fait remarquer à de nombreuses reprises.
Enfin, nous faisons remarquer au maire que le 15 avril, en réponse à notre 3è question orale, le PV note que le maire répond qu’ « ils » sont mal informés et qu’ « ils » ne reconnaissent pas les documents administratifs… on suppose que le « ils » nous désigne. Le PV relate bien la réponse du maire… mais c’est la réponse elle-même qui n’est pas exacte ! Car il apparait qu’au contraire nous étions très bien informés. Le dit arrêté (sur les horaires scolaires que la ville voulait modifier en raison de la crise du Covid, proposition repoussée par les conseils d’école) qui n’existait pas selon le maire, était bel et bien affiché sur les panneaux administratifs. Les mal informés ne sont pas ceux qu’on croit… mais pour les Gratiennois qui lisent le PV, ou même les élus qui ont entendu le maire nous répondre, nous restons ceux qui ne comprennent rien : n’y a-t-il pas là un problème ? Malgré cette interrogation on ne peut plus justifiée, nous n’aurons aucune réponse… ni aucun rectificatif.

