Au Conseil de février… (3)

Les points principaux du Conseil municipal du 17 février 2022, la suite

Le Conseil vote les tarifs des longs séjours pour les jeunes. Voici nos remarques sur ce dossier.      

50 places sont proposées pour l’été 2022, soit 11 de plus qu’en 2021. Cela reste modeste, au vu du nombre de jeunes concernés. La ville ne peut nous préciser le nombre de jeunes Gratiennois entre 6 et 16 ans. Nous l’estimons à environ 3000 jeunes.

En 2022, les séjours sont moins longs, de 10 jours contre 13 ou 14 l’an passé. De ce fait, la ville participe au financement de 500 jours en 2022 contre 546 en 2021.

Le coût pour la ville de ces séjours d’été est strictement le même que les années précédentes : 20 000€, soit le tiers du coût du marché de Noël…

Les modalités d’inscription sont inchangées et se font sur un seul samedi matin. Pourquoi ne pas élargir ? Pourquoi ne pas permettre un dépôt des dossiers aux affaires scolaires jusqu’au samedi 26 mars, ou une inscription aussi par Internet ?  Au terme du délai, la ville pourrait examiner les dossiers selon des critères communiqués à tout le monde.

L’adjoint à la jeunesse nous dit que « les besoins existants sont couverts ». D’autres nous disent que la mode n’est plus aux « colos »… Nous avons une autre appréciation. Il s’agit d’un lieu majeur d’apprentissage. L’intérêt éducatif des séjours de vacances n’est plus à démontrer et si les familles semblent s’en éloigner, c’est davantage pour raison financière que parce que d’autres formes de vacances auraient remplacé ces séjours. La ville a supprimé en 2009 les classes de découverte pour raisons d’économies. C’est la même logique qui fait que la participation financière de la commune aux séjours des jeunes est réduite au minimum. Mais qui en pâtit ? Les enfants des milieux les plus modestes qui risquent de passer deux mois d’été au pied de leur immeuble, particulièrement dans cette période de crise sanitaire qui peut compliquer économiquement les départs familiaux.    

Nous regrettons de ne jamais avoir eu de débat de fond sur ce faible investissement de la ville pour les séjours des enfants gratiennois. 20 000€ représentent en effet 0,075 % du budget de fonctionnement de la commune (26,6 M€). Là est la vraie question !  

Nous nous abstenons sur la vente à la SAIEM de la propriété sise 23 boulevard Pasteur, à proximité de l’école Ferrandi.

Pourquoi la ville a-t-elle porté le terrain depuis 2008 ? Quel est l’objectif de la SAIEM  avec ce rachat de terrain ? Qu’est ce qui a été dit lors du CA  qui a voté l’achat du terrain ? Nous n’en savons rien.

La ville a acheté ce bien en 2008, au prix de 475000 € et le revend à la SAIEM pour 473 000 € en 2022.

Sans plus-value donc ? C’est très étonnant alors que la zone se trouve dans un « secteur particulièrement attractif et un environnement urbain privilégié »… particulièrement quand le prix du foncier évolue de +55% en IDF entre 2008 et 2018 !

Où est passée la plus-value ? Pourquoi n’est-elle pas dans les comptes de la ville ? Pourquoi est-elle transférée dans les comptes de la SAIEM qui rachète le bien à sa valeur de 2008 ?

Si le terrain a été acheté avec les impôts des contribuables, il faut que lors de sa revente, la plus-value reste dans les comptes de la ville, ce qui permettrait d’accroitre l’autofinancement de la ville pour financer d’autres investissements.

Si la plus-value est accaparée par la SAIEM, il y a question car la ville n’est pas son  seul actionnaire. Des bailleurs sociaux y figurent par exemple, qui sont des filiales d’Axa…

Enfin, un débat a lieu sur l’articulation du travail des élus entre les commissions municipales et le Conseil. La majorité nous reproche de reprendre en séance les échanges qui ont déjà eu lieu en  commissions. À quoi nous répondons que les commissions sont des espaces de travail interne, dont les Gratiennois n’ont pas connaissance. Pourquoi devrions-nous nous censurer au Conseil, alors que c’est le seul lieu d’échanges qui soit public, et donc à même d’informer les habitants sur les positions et propositions des différents groupes ? La question ne se poserait pas si les commissions avaient un rôle réel de préparation et de concertation sur les sujets présentés en Conseil. Or, elles ne sont que des coquilles vides de toute décision, des mini Conseils, où nous sont présentés des dossiers déjà ficelés ailleurs. Là est le problème… et peut-être aussi la raison pour laquelle les élus de la majorité eux-mêmes ont une certaine propension à les déserter..

À suivre, le réponses du maire à nos questions orales.  

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