Presque libre

Nous disposons, comme le prévoit la loi, d’un espace dans le « Mag » de la ville pour notre expression d’élu.e.s d’opposition.

En effet, en application des dispositions de l’article L.2121-27-1 du Code Général de Collectivités Territoriales, « dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale. Les modalités d’application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur ».

Bien que la formule qui y est retenue soit particulièrement limpide, puisque visant les « conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale »,  la page consacrée aux « tribunes libres » gratiennoises accueille également un texte de la majorité municipale.

La jurisprudence considère également qu’il faut que l’espace soit « suffisant » pour permettre aux élus considérés « d’exprimer un point de vue argumenté sur les réalisations et la gestion du conseil municipal ».

Or, la place qui nous est attribuée dorénavant se réduit à 1 000 signes, espaces compris, alors que nous disposions auparavant de 1 333 caractères. Il y a en  effet à présent trois groupes d’opposition, contre seulement deux sous la précédente mandature. Rien n’empêchait d’élargir la place accordée aux tribunes pour que chaque groupe puisse exprimer ses positions dans un espace suffisant. Écrire en 1 000 signes est un exercice particulièrement délicat, sauf à rédiger en style télégraphique. C’est en tout cas un espace bien ridicule face aux 32 pages du magazine, entièrement  dédié à l’apologie des réalisations municipales.

Nous avons contesté ces deux points lors de la dernière séance du Conseil municipal qui a voté le règlement intérieur, dont un article précise les conditions d’expression des élus minoritaires.

Le respect de la démocratie est un long combat de tous les jours…

À lire ci-dessous la tribune libre des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » dans le magazine de juin 2020, en cours de distribution dans Saint Gratien.

Merci aux 539 Gratiennois.e.s qui ont voté pour une ville plus solidaire, plus écologique, plus citoyenne, et aux personnes qui ont permis ce résultat par leur engagement.

12% et 2 élu.e.s au Conseil municipal, dans un contexte inédit, marqué par une forte abstention, c’est une réussite pour la gauche citoyenne et écologiste.

Coups de force et décisions autoritaires en début de mandat. Destruction du City Stade, privant les jeunes des Raguenets d’un terrain de sport. Décision unilatérale de non-réouverture des écoles avant un rétropédalage sous la pression des parents, de l’IEN et de la préfecture. Refus de nous donner la parole au Conseil. Réduction de notre tribune à 1000 signes.

Nous nous adressons à vous toute l’année et pas seulement lors des élections. SGSEC2020, qui regroupe nos colistier.e.s, se transforme donc en association pour concrétiser avec les habitant.e.s des propositions de notre projet.

I. Volat, S. Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Blog : isabellevolat.fr

8 réflexions sur “Presque libre

  1. Ce 23 juin, à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies, nous célébrons la Journée internationale de la fonction publique.

    Une journée particulièrement importante alors que ces derniers mois, dans tous nos territoires, les agents du service public ont fait la démonstration de leur utilité vitale pour la société.

    Face à la pandémie de Covid19, ce sont ces femmes et ces hommes, soignant·e·s, enseignant·e·s, cheminot·e·s, postier·e·s, fonctionnaires territoriaux, agents de propreté, et travailleur·euses de tant d’autres services publics, qui ont permis à la société de ne pas s’effondrer pendant le confinement.

    La crise sanitaire et économique met l’accent sur le caractère essentiel et indépassable d’un service public universel visant l’intérêt général et non le profit court-termiste.

    Le Secrétaire général de l’ONU lui-même nous y invite : « Aujourd’hui, alors que nous rendons hommage à ces travailleurs et travailleuses essentiels et à bien d’autres encore, nous nous devons de réfléchir aux moyens de mieux les protéger, de reconnaître pleinement leur rôle et d’investir dans leur bien-être ».

    De fait, cette journée internationale est l’occasion de rappeler que le statut de la fonction publique, mis en place en 1946 par Maurice Thorez, alors vice-président du Conseil et ministre d’État chargé de la Fonction publique, est aujourd’hui attaqué par les gouvernements néolibéraux.

    Le point d’indice, permettant la revalorisation des traitements des fonctionnaires, est gelé depuis de nombreuses années, ce qui conduit à une baisse de pouvoir d’achat pour toutes les familles concernées.

    Partout, les élu·e·s communistes et partenaires sont partie prenante des mobilisations sociales qui exigent une revalorisation des métiers de la fonction publique, à commencer par les soignant·e·s, qui revendiquent à l’unisson une augmentation salariale de 300 euros mensuels.

    Alors que la situation économique se détériore dramatiquement, la Coopérative des Élu·e·s communistes appelle le gouvernement à entendre les revendications des travailleuses et travailleurs de la fonction publique fêtés ce 23 juin.

    Ian Brossat, Président de la Coopérative des Élu·e·s communistes et partenaires

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