Vous avez dit « consultatives » ?

Saint Gratien, juin 2019

Les réunions de quartier du printemps viennent de se terminer.

« Assemblées consultatives de quartier », selon leur nom officiel. Bien peu conforme à la réalité.  Aucune consultation de qui que soit, sur quoi que ce soit, mais seulement une information municipale bien orientée, sur des projets réalisés ou en cours, et sur lesquels il est impossible de débattre. Une conception très étriquée de la démocratie participative.

Pour notre part, en tant qu’élus minoritaires, nous participons à toutes les assemblées dans les différents quartiers, pour y rencontrer et écouter les habitants, et également pour poser les questions ou faire les suggestions que nous jugeons utiles. Ne sommes-nous pas ainsi en plein dans notre rôle d’élus ? Ne répondons-nous pas à l’invitation de la ville, qui sur son flyer indique qu’il s’agit « d’échanger ensemble » ou encore que « les élus et les membres du groupe de quartier souhaitent entendre vos propositions pour améliorer la vie dans votre quartier » ?  Aussi est-il très étonnant, comme l’a d’ailleurs fait remarquer une habitante lors de la dernière réunion, d’entendre le maire nous répondre de manière très méprisante, nous accusant d’être « en campagne électorale », de faire de la politique (on assume ! la politique, c’est la vie de la cité !) ou nous renvoyant au Conseil municipal (on sait combien les débats y sont libres !), voire de nous ignorer lorsque nous demandons la parole, ou pire encore de nous la couper lorsque nous l’obtenons enfin ! C’est ainsi que les échanges sur le marché municipal ont brutalement pris fin. Le maire, à l’image de son prédécesseur,  a décidé que le seul format admis était celui des questions-réponses, qui peut soit se transformer en long monologue de réponse, soit en non-réponse si la question est jugée dérangeante. Pratique, non ? Un simulacre de consultation, nous le savons mais nous ne renonçons pas à tenter de nous y faire entendre.

Pour ce qui est de la présentation des réalisations municipales, elle est si réduite (travaux du stade Delaune et des écoles, réfection de 3 rues sur plusieurs exercices), que le frelon asiatique est appelé à la rescousse pour gonfler un peu l’exposé, et que le maire prend le temps de nous redonner des consignes précises de tri des déchets.   

Voici l’essentiel des thèmes soulevés lors de ces cinq assemblées.

Tout d’abord, un regret : que la ville n’ait jamais pensé à mettre en place un système d’interpellation des services techniques ou de la police municipale, susceptible de répondre aux demandes matérielles ponctuelles de Gratiennois, tel que les problèmes particuliers de voirie, voitures ventouses, éclairage défectueux, stops non respectés, pose de miroirs aux intersections ou autres problèmes liés au stationnement. Voilà qui serait plus efficace pour résoudre ces petits soucis de la vie quotidienne, et qui allègerait les réunions de quartier au profit de problématiques plus collectives.

Dans toutes les réunions est venue la question de la sécurité, qu’il s’agisse de cambriolages, vols de voitures, tapage nocturne, rassemblement de bandes, trafics divers. Avec une demande quasi systématique de vidéosurveillance, dorénavant appelée « vidéo-protection ». Rappelons que ce système a fait l’objet de nombreuses études, qui toutes ont démontré son inefficacité en matière de baisse de délinquance, malgré un coût très élevé pour les collectivités. Saint Gratien est déjà très équipé dans ce domaine, mais jamais aucun chiffre ne nous est fourni sur une éventuelle baisse des délits constatés. Au mieux, la vidéosurveillance sert à identifier un coupable après le méfait, s’il a été assez stupide pour s’exposer visage découvert à la caméra, ce qui est tout de même assez rare. J’ai donc de grandes réticences pour l’implantation de caméras. Par contre, il est assez inquiétant d’entendre que les forces de police sont en nombre très insuffisant, qu’il n’y a que deux patrouilles de nuit pour 8 communes et qu’il manque 25 policiers dans notre secteur. Remettons une présence humaine, qu’aucune machine ne remplacera !

Beaucoup de questions aussi sur le commerce de proximité, les habitants s’inquiétant des fermetures de magasins, ou de l’ouverture de la librairie, annoncée mais qu’on ne voit toujours pas venir, ou bien encore de l’activité du marché, dont tout le monde, sauf la municipalité, constate l’affaiblissement. Dans le quartier des Marais, où la boulangerie a fermé, nous reposons la question récurrente du local commercial inoccupé depuis des années. Peu de réponses, à part la sempiternelle leçon de civisme que se croit obligé de donner le maire en intimant aux habitants l’ordre de fréquenter les commerces locaux. Pour ma part, je serais ravie d’aller acheter un livre au centre-ville.

Le sujet me tenant à cœur, j’ai interrogé la ville, avec plus ou moins de bonheur dans les réponses, sur différents points touchant aux écoles et aux enfants gratiennois : menaces de fermetures de classes, dispositions prévues en cette semaine caniculaire pour protéger ce public fragile que sont les enfants, dans des locaux souvent très mal isolés, sans volets ou rideaux suffisants pour réduire la chaleur. Il me semble que la ville aurait pu, sans grever excessivement son budget, fournir gobelets et bouteilles d’eau, quand on sait que les seuls points d’eau des écoles sont les robinets des toilettes… Nous nous sommes aussi inquiétés d’éventuelles  activités organisés par la ville pour les familles et enfants qui ne partent pas en vacances. Hélas, non, nous n’avons pas raté un épisode au Conseil municipal, rien n’est prévu de ce genre à St Gratien, car la ville n’en a pas les moyens, dixit le maire. Il aurait été plus juste de dire qu’elle a choisi de les mettre ailleurs.

Aux Raguenets, les habitants sont venus alerter la ville sur une infestation très conséquente de rats. Une riche idée de leur part, puisqu’après avoir pris le sujet à la légère, la mairie annonce une intervention ces jours-ci. Nous nous rendus sur place deux jours plus tard pour rencontrer les habitants, avons constaté l’étendue du problème, et nous sommes intervenus par courrier auprès du maire, qui n’a pas daigné nous répondre. Nous l’avons donc relancé aussi lors de la réunion au centre-ville. Affaire relatée sur ce blog. Et à suivre pour s’assurer de l’efficacité du traitement. Un enseignement : venir en réunion de quartier est donc utile pour se faire entendre ! Il faut toutefois y parler assez fort…

Comme à chaque session, les questions relatives au stationnement sont nombreuses. Peu étonnant au regard de l’engorgement automobile de Saint Gratien. Nous nous inquiétons du projet Véligo, parc à vélos qui devrait voir le jour à la gare à la rentrée mais n’est jamais évoqué par le maire. Nous réaffirmons à cette occasion notre demande de voir installer des parcs à vélos dans les écoles, notamment celles qui connaissent des embouteillages records lors des entrées et sorties des élèves : Kergomard, Jaurès, Grusse Dagneaux, Logeais et Jules Ferry. Car le parc Véligo incitera des parents à se rendre à la gare en vélo. Pourquoi donc ne pas aussi accompagner son enfant à l’école en vélo, si ce dernier peut laisser son engin en toute sécurité dans la cour de son établissement ? Réponse très évasive à ce propos. Le sujet des pistes cyclables, que seul le maire voit en nombre à Saint Gratien, revient aussi sur le tapis. Il paraît qu’ici les rues sont trop étroites pour implanter des pistes. Ah. Une particularité gratiennoise, certainement. Ne désespérons jamais. Et n’oublions pas de rappeler que les déplacements doux sont bénéfiques au commerce local, en plus d’être bons pour notre santé et pour la planète.

Notre expérience réussie de « table à livres » au marché nous amène à demander l’avancement du projet municipal de « boîtes à livres ». À surveiller cet automne, les emplacements ayant été déterminés. Beaucoup de temps pour la mise en œuvre d’un projet relativement simple. Si on m’avait demandé mon avis, j’aurais proposé  une boîte au marché et une autre dans le parc Barrachin, spéciale pour les enfants.

Des Gratiennois s’inquiètent de la fermeture du centre de tri postal. À juste titre, c’est la disparition d’un service de proximité puisqu’il y a là en plus du tri tous les services postaux pour les usagers. Une nouvelle organisation verra le jour, dont s’inquiètent les personnels. La poste : encore un service public qu’on laisse dépérir pour mieux justifier son passage au privé.

Les plantations aux carrefours sont jugés trop hautes, elles gênent la visibilité des automobilistes et des piétons. Un manque de jardiniers, peut-être ?

La privatisation d’ADP est évoquée : le maire serait « plutôt contre ». Formulation un peu étrange, mais ça vaut mieux que « plutôt pour »…

Quant à l’agrandissement de Roissy via la construction du terminal T4, le maire est franchement pour, pour raison de « développement économique ». Mais il n’est pas pour que la commune intègre le PEB, plan d’exposition au bruit, ce qui permettrait pourtant de bénéficier de crédits d’ADP pour l’isolation phonique des habitations. Cela déprécierait les propriétés, selon lui. Mieux vaut certainement supporter le bruit sans rien réclamer. Le T4 apportera 500 avions supplémentaires par jour au-dessus de nos têtes.

La ville se targue d’avoir enfoui 75% de ses réseaux. Il y a par contre d’autres travaux réalisables en cas de réfection de la voirie, essentiels pour lutter contre les risques d’inondation et de pollution lors de gros orages, plus fréquents avec le changement climatique. Des travaux moins visibles que l’enfouissement des réseaux, mais ô combien utiles. La question est posée de connaître la position de la ville en matière d’assainissement séparatif. « Ça coûterait des millions ! » s’exclame le maire. Ça clôt le débat, un peu abruptement.

Parmi d’autres sujets particuliers que nous avons abordés :

Les passerelles des Marais dont nous nous étions inquiétés en Conseil municipal, vont faire l’objet d’une lourde rénovation. Une visite de nuit va permettre un diagnostic. La structure serait en bon état mais le plaquage doit être remplacé. L’intervention, qui concernera les deux passerelles, se fera la nuit quand le RER ne circule pas. Une somme de 800 000€ a été provisionnée par la ville qui devrait donner des infos sur son site.  

L’accessibilité de la gare n’est toujours pas faite, avec un équipement devant permettre l’accès aux trains pour les personnes à mobilité réduite mais qui n’est toujours pas en service. Nous avons saisi la SNCF de ce problème, sans réponse à ce jour. De même, les toilettes de la gare ne sont toujours pas accessibles. Quant au RER, ses dysfonctionnements sont fréquents. C’est le manque de moyens humains pour ce service public qui est ici clairement en cause.  

Ce sont les dernières réunions de quartier de la mandature, puisque le maire a décidé de supprimer celles de l’automne, pour raison d’élection municipale prochaine, en mars 2020. Il paraît que les deux sont inconciliables. Surtout ne pas mélanger politique et réunions avec les habitants. Le maire est-il comme monsieur Jourdain ? Il ferait de la politique sans le savoir ? Ou craint-il que les prochains débats ne lui échappent, comme déjà, ceux du printemps ont commencé à le faire ?

 

 

  

    

 

11 réflexions sur “Vous avez dit « consultatives » ?

  1. Foutage

    Le maire intime l’ordre aux gratiennois de fréquenter les commerces locaux ? 🤔
    La dernière fois qu’on a vu des membres de la majorité municipale au marché, c ‘est quand déjà ? 😲🤤😨😱

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  2. Gilles Poux

    ACQ & groupes de travail sur l’éducation, la police, la justice, la santé et l’attractivité du territoire :

    Le maire communiste de La Courneuve, Gilles Poux, soutenu par le Défenseur des droits, organise jeudi une journée de débats avec élus, chercheurs et associatifs, pour réfléchir aux moyens de « rétablir l’égalité » entre les territoires, a-t-il expliqué à l’AFP.

    La journée baptisée « Assises nationales pour l’égalité territoriale » fait suite à la publication en avril par la municipalité de Seine-Saint-Denis d’un « Atlas des inégalités ». Objectif de ce document: dresser un « état des lieux des inégalités territoriales », à travers l’exemple de cette ville de 42.000 habitants où le taux de chômage est deux fois supérieur au niveau national et le taux de pauvreté trois fois plus élevé.

    Policiers moins nombreux malgré une délinquance plus importante, enseignants moins expérimentés et moins remplacés qu’ailleurs… « Le constat devient de plus en plus indiscutable », explique M. Poux. « Il faut maintenant que des mesures soient prises pour sortir de la situation inégalitaire que subit un territoire comme le nôtre ».

    Parmi ses propositions: « la création d’une Haute autorité pour contrôler l’action publique ». Dotée de « moyens coercitifs », elle serait chargée d’évaluer les moyens alloués par l’Etat dans les territoires. Il réclame aussi des mesures pour « fidéliser les fonctionnaires » avec par exemple des « avantages de déroulement de carrières, des primes ».

    M. Poux espère « fédérer » des élus autour de ces propositions, pour « porter peut-être » un texte de loi.

    L’économiste Thomas Porcher, le maire de la Seyne-sur-Mer (Var) et président de l’association Ville et Banlieue Marc Vuillemot, ou la députée Clémentine Autain doivent participer aux débats.

    Le maire est soutenu par le Défenseur des droits, Jacques Toubon. « Ce que La Courneuve a lancé est très proche des préoccupations qui sont les nôtres », dit M. Toubon dans une vidéo qui doit être diffusée lors de cette journée. « Les inégalités territoriales existent dans notre pays, il faut absolument les combattre et j’en appelle à tous les pouvoirs publics pour que cette situation soit redressée », ajoute-t-il.

    En février, le Premier ministre Edouard Philippe a promis des gestes pour la Seine-Saint-Denis, après un rapport parlementaire qui a montré que ce département en difficulté reste moins bien doté.

    Des groupes de travail sur l’éducation, la police, la justice, la santé et l’attractivité du département, ont aussi été installés par le préfet de Seine-Saint-Denis. Ils doivent rendre leurs conclusions en juillet.

    AFP, publié le jeudi 27 juin 2019 à 07h55

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      1. Capitaine Carola Rackete : notre-dame de l’Europe
        Ce matin, devant Notre-Dame de Paris, les citoyen-ne-s solidaires du collectif «Accueil de Merde» ont exprimé leur soutien à celle qui, à leur yeux, incarne l’honneur de l’Europe: la capitaine Carola Rackete du navire Seawatch 3.
        Mercredi 26 juin 2019, après 15 jours d’errance, de démarches sans réponse auprès d’autres pays et surtout d’un recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, la capitaine Carola Rackete décide de braver l’interdiction qui lui est faite d’entrer dans les eaux italiennes.
        Elle accoste de force avec son navire le Sea-Watch 3 à Lampedusa dans la nuit de vendredi à samedi, où elle est immédiatement arrêtée et accusée de «résistance à un bateau militaire» et «d’aide à l’immigration illégale». Pour ce seul délit, elle est passible de 15 ans de prison.
        Pourtant, nous soutenons qu’elle a été dans le strict respect du droit international de la mer: elle et son équipage ont sauvé 42 vies.

        Nous accusons Matteo Salvini d’avoir sciemment mis en danger la vie de ces 42 personnes.

        Nous accusons les chefs d’états européens ayant des ports en Méditerranée d’avoir détourné le regard et d’avoir ainsi abandonné le destin du Sea-Watch 3 à l’Italie.

        Nous accusons enfin l’Union Européenne, à travers les règlements Dublin successifs et le rétablissement de certaines frontières, d’avoir mis en place un #accueildemerde à l’échelle européenne en laissant aux seuls pays du Sud de l’Europe (Italie, Espagne, Grèce) la gestion de ce phénomène migratoire et humanitaire.
        Nous exigeons la libération immédiate de la capitaine Carola Rackete, cette femme courageuse, qui incarne les valeurs d’humanisme et d’accueil de l’Europe en laquelle nous croyons.
        Pour soutenir Carola, Pia Kemple et les tou-te-s les autres qui se retrouvent dans sa situation, signons et partageons sans modération ces deux pétitions https://www.change.org/p/fin-des-poursuites-contre-l-h%C3%A9ro%C3%AFne-qui-a-sauv%C3%A9-des-vies-en-mer?recruiter=31330645&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=psf_combo_share_initial&recruited_by_id=20e92780-f755-012f-70c0-4040f855b16c&share_bandit_exp=initial-16114182-fr-FR&share_bandit_var=v1&utm_content=mit-16114182-10%3Av3&fbclid=IwAR2v2Z0N8AGeiNvLNexSIb8SUnu5xPPD9IagXreS-yGS1MwKzPJMVJqtPUk%20%E2%80%A6

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    1. Vol plané en RQ

      Bonjour madame Volat.

      J’ai assisté à la réunion au parc.

      Tout d’abord merci d’y aborder des questions qui nous permettent de lever la tête parce qu’elles ne se limitent pas aux problèmes de la végétation qui pousse trop vite, ou les récurrents pb d’incivilite.

      Malgré le brouhaha, si J’ai bien compris,
      le maire est contre la privatisation d’adp. Soit. Le conseil municipal a du en debattre ? Sa réponse en RQ aurait pu être plus explicite. On a eu l’impression qu’il y réfléchissant à haute voix l’autre soir suite à la question qui lui était posée.

      Quand on a face à soir un acteur public, à priori il est plus facile de lui imposer des considérations d’intérêt général.

      Aussi pourquoi le maire a t-il été aussi abrupte dans sa réponse concernant les nuisances sonores causées par les avions notamment la nuit ?

      Ne va t-il pas de l’intérêt général de « rentrer » dans la zone dite de bruit pour bénéficier des subventions d’adp pour changer de fenêtres ou de portes fenêtres mieux insonorisees ?

      Parce que la dans son refus, le maire invoque un risque de chute des prix de l’immobilier sur la ville de près de 20 %…

      Est ce que cela été le cas dans les villes voisines qui ont fait le choix de rentrer dans la zone de bruit ?

      Et quand bien m, tout le monde n’est pas propriétaire à stgratien.

      Le maire ne prend t-il pas la la défense d’une minorité de gratiennois ?

      Pourquoi ? Avec quel débat en ville ?

      Après la classe économique dans les avions, un politique de classe à stgratien ?

      Ce n’est pas classe.

      A bientôt.

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  3. Depuis le début de la semaine, les équipes enseignantes affrontent les fortes chaleurs avec leurs élèves et les moyens du bord. Les recommandations, datées, du ministère ne leur sont d’aucun secours car elles méconnaissent la réalité de bien des écoles, mal isolées, sans cour ombragée, peu de points d’eau ou sans rideaux. Le SNUipp-FSU, avec quatre autres syndicats et la FCPE demande des mesures urgentes, allant jusqu’à la fermeture d’école là où les équipes le jugent nécessaires.
    Le courrier
    Paris, le 26 juin 2019
    Monsieur Jean-Michel BLANQUER
    Ministre de l’Éducation nationale

    Monsieur le Ministre,
    La quasi-totalité de la France métropolitaine est placée en « alerte canicule » jusqu’à la fin de la semaine.

    Si l’ensemble de la communauté éducative a bien pris la mesure des recommandations ministérielles en la matière, malheureusement, pour la majorité des écoles, ces recommandations sont largement insuffisantes quand les locaux sont mal isolés, quand l’accès à l’eau est insuffisant au regard du nombre d’élèves, quand les baies vitrées couplées à une exposition des bâtiments plein sud ne possèdent aucun store ni rideau… La liste des facteurs, qui ne manqueront pas d’aggraver la situation, est malheureusement conséquente.

    De plus, une alerte à la pollution aux particules fines va selon toute vraisemblance se rajouter à l’alerte canicule sur une bonne partie de notre territoire.
    Nous vous demandons, avec les collectivités locales, d’assumer votre responsabilité face à ce genre de situation inquiétante. Ainsi, nous vous demandons de diffuser rapidement des consignes rappelant la possibilité de procéder partout où cela s’avère nécessaire, notamment là où les équipes enseignantes l’estiment indispensable, à la fermeture des écoles. Dans ce cas, il appartient aux municipalités d’organiser des accueils pour les enfants qui ne peuvent être pris en charge dans leurs familles.
    Il y urgence afin que chacun puisse s’organiser.
    Enfin, il s’agit également de tirer les leçons de l’expérience actuelle pour anticiper au mieux les incidences des évolutions climatiques tant sur les élèves que les personnels, mais aussi pour envisager les mesures à prendre pour les bâtiments. C’est pourquoi, nous souhaitons être associés aux réflexions qui sont ou seront menées par vos services.
    Nous comptons sur votre compréhension et nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos respectueuses salutations.
    Francette POPINEAU, co-secrétaire générale du SNUipp-FSU,
    Patrick DESIRÉ, secrétaire général de CGT Éduc’Action C
    Carla DUGAULT, co-présidente de la FCPE
    Stéphane CROCHET, secrétaire général du SE-UNSA
    Catherine NAVE-BEKHTI, secrétaire générale du SGEN-CFDT
    Fatna SEGHROUCHNI, co-secrétaire fédérale de SUD-Éducation
    https://www.snuipp.fr/actualites/posts/canicule-des-mesures-urgentes-a-prendre

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  4. Logement
    L’encadrement des loyers en vigueur à Paris à partir d’aujourd’hui

    Ian Brossat, adjoint au logement à la mairie de Paris, était l’invité de franceinfo ce lundi.

    Il a rappelé qu’il s’agit de lutter contre les loyers les plus abusifs. L’élu de Paris donné comme exemple des chambres de bonnes qui sont louées à 40 euros, 50 euros le mètre carré.

    « On a quand même un système qui est devenu un peu fou. Quand on voit le niveau des loyers à Paris, la difficulté d’avoir des loyers compatibles avec les revenus des ménages de la classe moyenne, on se dit qu’il y a besoin de remettre un peu de rationalité dans tout ça. Le mécanisme de l’encadrement des loyers vise à produire des loyers qui, tout simplement, s’assagissent un peu », estime Ian Brossat

    Depuis que l’encadrement des loyers ne s’applique plus à Paris, depuis 2017, les loyers sont repartis à la hausse de manière assez nette. En 2018, il y a eu une augmentation de 3%. Donc le constat est simple : quand l’encadrement des loyers s’appliquait, ils étaient stables, depuis qu’il n’y a plus d’encadrement les loyers sont repartis à la hausse, a t-il précisé.

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