On vous invite !

 

La fin de notre mandat municipal approche. En mars 2026, une nouvelle équipe sera élue pour diriger la commune et, on l’espère, lui donner un nouveau souffle.  

En attendant, nous devons aux habitants de notre ville un compte-rendu du mandat qu’ils nous ont confié en mars 2020. 

Élus minoritaires, nous avons été présents et actifs. Si nous sommes critiques de la politique municipale menée par la droite locale, nous sommes aussi porteurs de propositions alternatives. 

Ce samedi 22 novembre 2025, venez nous retrouver salle Jean Hulin, au centre culturel du Forum à partir de 10h30. Nous évoquerons les différents aspects de la vie locale que nous avons traités durant ces presque six années, et nous présenterons, avec l’association « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », les principaux résultats de l’enquête menée depuis plusieurs mois auprès des Gratiennois

Vous avez des idées et propositions pour notre ville ? Venez nous retrouvez ce samedi !  

Nos questions au maire

Voici nos « questions orales » au maire, pour le Conseil municipal du 20 novembre 2025, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

Les réponses apportées par le maire seront à lire ici très prochainement ! 

1 – Responsabilités du bailleur dans le quartier des Raguenets – Stéphane Bauer

Les habitants du quartier des Raguenets rencontrent des difficultés diverses, dues selon eux à la gestion du bailleur social.

-Dans des immeubles Rue d’Argenteuil, à chaque étage, les  portes des gaines techniques ne ferment pas avec un « carré ». Même un enfant peut y entrer. À l’intérieur les fils du réseau téléphonique, du réseau tv et autres fils électriques débordent des armoires (quand il y en a), s’entremêlent et/ou traînent au sol, avec un risque de court-circuit ou de branchements intempestifs. Nous avions déjà signalé ces faits en avril 2025, il n’y a pas eu d’évolution.

-Dans les immeubles jouxtant la rue du Clos St Paul, ce sont les canalisations d’eau qui posent problème, puisque d’elles remontent des mauvaises odeurs.

-Il existe un problème récurrent avec CDC Habitat dont il est attendu pour la 3ème année des régularisations de charges, alors que celles-ci ont encore récemment augmenté.

Comment la ville peut-elle aider les co-propriétaires et locataires à se faire entendre auprès de CDC Habitat ?

2 – Restauration scolaire – Isabelle Volat

La ville a certaines années restreint l’accès aux cantines scolaires aux enfants dont les deux parents travaillent. Est-ce le cas cette année, particulièrement dans les écoles dont les effectifs sont en hausse par rapport à l’année scolaire précédente, comme à Raymond Logeais, Jules Ferry, Grusse Dagneaux, Jean Jaurès, Pauline Kergomard, dont le pourcentage de rationnaires dépassent les 80% voire les 90 % ? 

3 – Traversée voie ferrée – Stéphane Bauer

Des habitants se plaignent du manque d’information sur la possibilité d’obtenir un « pass » gratuit permettant d’emprunter le souterrain de la gare même sans titre de transport, étant donné l’absence de passerelle. Certains ne connaissaient pas son existence, d’autres ont été verbalisés par des agents SNCF sur le quai pour avoir emprunté le souterrain sans billet.

La ville peut-elle mieux communiquer, notamment par l’affichage d’informations des deux côtés de la gare, voire dans les halls d’immeubles des zones géographiques concernées par la diffusion du pass ?

4 – Passerelle – Stéphane Bauer

Nous souhaitons des informations sur l’avancée du dossier de reconstruction de la passerelle de la gare.

Quels sont les projets étudiés : souterrain, passerelle élargie associée avec une pente douce permettant d’y monter poussette et caddie ?

5 – Marché et avenant à la convention de délégation de service public avec la SOMAREP Stéphane Bauer

La convention de délégation de service public qui lie la ville avec la société SOMAREP, prévoit ( paragraphe 4.8 en page 9) que « le concessionnaire a pour obligation de garnir les emplacements dédiés au commerce à l’intérieur du marché, au minimum, à hauteur de 90% ».

Or, lors des derniers conseils municipaux, le maire a fait état d’un projet de regroupement des étals sous la partie gauche de la halle, pour installer sur la partie droite : un boulodrome (conseil de juin 2025) ; un espace restauration (conseil de septembre 2025). Depuis, selon les informations que l’on a collectées directement au marché, un billard est envisagé.  

Ces modifications sensibles de la disposition de l’intérieur de la halle, rendraient caduques les obligations de la SOMAREP prévues dans la convention.  Cela devrait en toute logique se traduire par un avenant à la convention avec la SOMAREP. On a compris que cet avenant est déjà intervenu après l’échange de courriers en LRAR, par cabinets d’avocats interposés, qui ont eu lieu entre la SOMAREP et la ville en avril/mai 2024, évoqués plusieurs fois en conseil municipal.

Qu’en est-il ?

Conseil de novembre

Un des derniers Conseils municipaux de cette mandature 2020-2026 ce jeudi 20 novembre 2025. Séance à partir de 20h30 en salle des mariages.

Parmi les principaux rapports, le débat sur les orientations budgétaires pour 2026.

La séance n’étant toujours pas retransmise en ligne, pour tout savoir sur les futurs investissements, travaux, équilibre budgétaire de la commune, sur nos critiques, remarques et propositions, il faudra vous déplacer ce jeudi, ou attendre la séance suivante du 18 décembre pour pouvoir lire le procès-verbal écrit, ou plutôt revenir bientôt sur notre blog pour y lire les principaux éléments !  

À suivre, nos questions orales au maire, traitées en fin de séance. 

Photo : la Marianne de la salle des mariages

Une végétalisation synthétique

Je vais dire ici tout le mal que je pense de la « végétalisation » de la cour de l’école Jean Jaurès.

Je connais bien cette école pour y avoir travaillé pendant de longues années et je suis désolée de voir comment un aménagement qui aurait pu être bénéfique tant pour les élèves que pour la dé-bétonnisation des espaces, a été raté.

Un petit rappel historique tout d’abord. Ce n’est pas d’aujourd’hui que ce sujet nous préoccupe. Dès 2020, nous avions inclus dans notre projet municipal la nécessité de réaménager les cours de nos écoles. Régulièrement depuis, nous avons questionné le maire à ce sujet, inquiets de voir notre commune prendre beaucoup de retard. Longtemps, le maire nous a répondu que nos cours étaient suffisamment et correctement équipées. Ce que nous contestons totalement. 

La plupart de nos cours sont restées sur le modèle obsolète, tant pour la vie quotidienne des élèves que pour l’indispensable végétalisation, d’un espace bétonné, avec peu d’arbres, souvent situés en pourtour de cour, et pourvues quasi exclusivement d’un terrain de foot dans les élémentaires, les maternelles disposant pour leur part de davantage de jeux sur terrain souple synthétique.

Qu’a donc réalisé la ville dans la cour de Jean Jaurès, cour qui a longtemps été parmi les plus grandes du Val d’Oise, avant son rétrécissement lors de la construction des immeubles de la rue Berthie Albrecht ?

Cette cour fait 3500m2. L’aménagement ne concerne que 400m2 et a constitué en une dés-imperméabilisation de deux espaces de part de d’autre du portail principal, dorénavant recouverts de copeaux de bois et équipés de quelques (modestes) jeux en rondins de bois. Ils sont apparemment appréciés des enfants, ce dont nous n’avons jamais douté, car nous savons que tous ne jouent pas au foot ! Une pelouse artificielle de gazon prétendu « hybride », c’est-à-dire synthétique, a été implantée le long du préau, sans qu’on en comprenne bien l’utilité. Donner une vraie-fausse impression de verdure ? Les pieds des arbres quant à eux, sont entourés d’un revêtement synthétique, et là non plus, on ne perçoit pas bien l’intérêt. La majeure partie de la cour reste sans changement, c’est-à-dire goudronnée et majoritairement au soleil, les platanes étant situés sur son pourtour. 

Enfin, les grilles et trois des quatre portails ont été entièrement opacifiées, soit par la pose de plaques métalliques, soit tout récemment par la plantation de haies végétales. Il apparaît que c’est par souci d’assurer la sécurité des élèves que ces dispositifs occultants ont été installés. Outre que personnellement, je regrette fort de ne plus voir les élèves jouer en récréation, je m’interroge fortement sur la pertinence de clore la cour de façon opaque. Si cela empêchera bien quelques incidents avec par exemple les élèves du collège qui viennent parfois perturber les temps de récréation, c’est tout à fait contraire aux règles élémentaires de sécurité. Car chacun sait qu’il vaut mieux  voir à qui vous ouvrez la porte… Le même problème s’est d’ailleurs posé lorsque la ville a de façon inconséquente permis le « festonnage » des clôtures des maisons des quartiers pavillonnaires : une fois le cambrioleur entré dans la propriété, il peut tranquillement commettre son méfait, puisqu’il est invisible de la rue, ainsi que hors de la vue d’éventuels « voisins vigilants »…  Habitant à côté d’un terrain inhabité, je vois régulièrement les services de la ville venir dégager la végétation pour permettre une bonne vision sur la maison déserte. Donc, non, les grilles opaques de Jaurès n’assureront pas une meilleure sécurité des élèves. Par contre, elles seront bien chaudes en temps de canicule, ces temps qui deviendront de plus en plus intenses et fréquents.

Une belle occasion ratée pour cette « végétalisation » qui n’en est pas une.

D’autres villes ont des choix bien plus ambitieux en termes de dé-bétonnisation, de plantations, de véritables « ilots de fraîcheur », d’installations de jeux pour les enfants, favorisant ainsi un meilleur « climat » scolaire avec moins de disputes et davantage d’activités ludiques et/ou pédagogiques. Sans oublier que des cours réaménagées peuvent aussi, si on les ouvre le week-end, bénéficier à tous les Gratiennois, dans une ville où les espaces verts publics sont particulièrement peu nombreux… 

Je renvoie à l’exemple de la ville de Vauréal, dont les finances sont moindres que les nôtres, mais qui a choisi d’investir vraiment pour une réelle transformation des cours d’école :

https://vaureal.fr/ma-ville/grands-projets/vegetalisation-des-cours-decole-0

Comme souvent, tout est une question de volonté et de convictions…

À lire ou relire, quelques billets de blog sur les cours d’école.

https://isabellevolat.fr/2025/07/07/vegetaliser-les-cours-decole/

https://isabellevolat.fr/2022/09/14/a-la-recre-1/

https://isabellevolat.fr/2022/09/22/a-la-recre-2/

https://isabellevolat.fr/2022/09/30/rallumons-les-etoiles/

Au Conseil de septembre… (4)

Les principaux échanges de la séance du 25 septembre 2025 du Conseil municipal de Saint Gratien

Le Conseil prend ensuite acte du rapport d’activité 2024 du délégataire Decaux sur l’exploitation du mobilier urbain. Un contrat qui comporte une redevance de quasi 57 000€ pour la ville. Nous faisons remarquer que le nettoyage du mobilier d’affichage libre n’est jamais effectué. Personne ne peut nous indiquer si cela est compris dans le contrat ou à la charge de la ville. Nous nous étonnons de la disparition d’un panneau d’affichage libre et associatif. Le maire nous dit alors tout le mal qu’il pense de ce mode d’expression, auquel nous sommes pour notre part, attachés, ainsi d’ailleurs que l’équipe municipale, dès que se profile une élection.

Le rapport suivant est encore la présentation d’un rapport  d’activité 2024. C’est celui du délégataire Mandon-Somarep, sur la gestion du marché municipal.

Chaque année nous prenons acte… du lent dépérissement du marché. Il y a stabilisation du nombre d’abonnés, nous disait la ville en 2023… Hélas ! En 2024, le marché perd encore un commerçant. Ces dimanches de septembre, on tombait à 11 commerçants présents. Mais la ville se contente de percevoir une redevance toujours confortable, et même de plus en plus élevée,  alors que les comptes de Mandon (à prendre avec les précautions qu’on sait…) annoncent une perte toujours plus importante : -99 000€.

Nous demandons comment est calculée cette redevance, sans avoir de réponse.

Les « animations » évoquées par le concessionnaire restent confidentielles voire quasi inexistantes comme en 2023 et n’influent pas sur la fréquentation du marché. Aucun projet annoncé ne s’est concrétisé, tel le regroupement des commerçants, l’habillage des allées vides, le restaurant annoncé sous la halle, ou le remplacement du petit producteur local ayant quitté le marché.

Seul point positif en 2024, l’essor de la buvette avec une petite restauration.

Nous rappelons les propositions faites toutes ces dernières années.  

Pourquoi ne pas organiser des animations municipales, même si nous savons bien que cela ne suffirait pas à relancer l’activité, cela pourrait aider : permanences des élus, prestations d’associations ? La recherche de producteurs locaux, bio est aussi indispensable pour attirer de nouveaux clients. Réserver le parking aux clients du marché le dimanche matin, favoriser le stationnement des vélos sont aussi des pistes. Car des marchés voisins fonctionnent bien y compris le dimanche, c’est donc possible ! Le marché vit à Ermont, Eaubonne, Argenteuil, Enghien !

La ville prélève environ 50K€ selon les années, 48 000€ exactement en 2024, au titre de la redevance versée par Mandon. Ne pourrait-elle pas en reverser une partie pour aider à l’activité commerciale de cet endroit qui est tout de même, aussi, un lieu convivial de lien social ? Le marché est cher, nous dit-on. Certes ! Les halles de l’Aveyron aussi, la Vie claire aussi, Carrefour aussi… Le problème est plutôt dans les salaires insuffisants. Le marché est cher ? D’autant plus que le concessionnaire ne modère pas les droits de place, et que la ville se sert au passage. Autant qui est prélevé, sans retour commercial, sur les commerçants. Nous nous félicitons des mesures que prend la ville pour aider les commerçants sédentaires du centre-ville, comme la modération des loyers, voire des exonérations, l’organisation d’une journée d’animation… Mais il est dommage que les commerçants du marché ne bénéficient pas de la même bienveillance municipale ! Dernier point mais pas le moindre : ne figure pas dans ce rapport d’activité 2024 la lettre recommandée envoyée par Mandon à la ville pour lui indiquer qu’il mettait fin au contrat. Une occasion en or pour prendre acte, et se débarrasser d’un concessionnaire incapable de relancer l’activité du marché, en lui faisant supporter les pénalités. Le maire nie que cette possibilité ait existé.

Nous ne nions pas le problème économique qui rend difficile la vie de notre marché. Mais il y a aussi une volonté politique de l’équipe municipale qui fait défaut, et ne voit dans le marché qu’une concession qui doit rapporter à la ville. Ça ne fonctionne pas, et c’est cela qui nous interroge.  

À suivre…   

Au Conseil de septembre… (3)

Les principaux échanges de la séance du 25 septembre 2025 du Conseil municipal de Saint Gratien

Le dossier suivant donne lieu à un long débat puisqu’il s’agit du rapport d’activité 2024 du délégataire Effia sur le stationnement payant au parking P1 du Forum et sur la voirie du centre-ville, dont le Conseil doit prendre acte. Pour rappel, la ville a délégué à la société Effia la gestion du stationnement payant pour 10 ans. Effia encaisse les recettes et doit en contrepartie, assurer certains travaux et verser une redevance à la ville.

Voici l’essentiel de nos interventions.

Le rapport d’activité fourni par Effia est touffu, mais aussi confus. Il a donné lieu déjà à des échanges fournis lors de la commission espace public, commission qui n’a pas pu répondre à nos interrogations.

En septembre 2024, nous avions déjà fait remarquer que le rapport était difficilement compréhensible car des informations manquaient, notamment sur le « droit d’entrée » qui n’était pas spécifié. Il apparait cette année à hauteur de 27 000€, mais nous ne savons rien de son mode de calcul, ni s’il est perçu par la ville.

Le calcul de la redevance versé à la ville par Effia reste obscur.

La redevance du P1 est calculée sur le surplus entre les recettes et les seuils déterminés dans le contrat et non pas sur « la tranche », comme l’indique le rapport. La redevance sur la voirie elle, est bien calculée sur les écarts entre les tranches. Ces discussions peuvent paraître techniques et sans intérêt, mais nous aimerions comprendre le mécanisme. En tout cas, nous constatons que si la redevance 2023 était de 19 000€, elle s’élève à seulement 14 500€ pour 2024… En effet, la fréquentation est en baisse de -12% par rapport sur 2023 au P1. Il y a beaucoup d’entrées non payantes car inférieures à 30 minutes et ce n’est pas très étonnant au vu des difficultés de pouvoir d’achat de nombre de Français.. mais par contre il y a davantage d’abonnés. Le nombre abonnés est autour de 150. Or il y a 194 places au total. Le P1 va-t-il devenir un parking réservé aux abonnés et donc de moins en moins un parking public?

Voici notre appréciation générale sur cette délégation à Effia et les données pour 2024 ?

Le bénéfice réalisé par Effia est négatif de 800€. La redevance de la ville, en baisse, est d’un montant modeste : 14 500€ pour 734 places, ce qui représente moins de 20€ annuels par place.

Si l’exploitation de ces 734 places rapporte peu à la ville, elle coûte beaucoup aux Gratiennois : 209 000€. Autant qu’ils n’ont pas dépensé en 2024 dans les commerces de la ville.

Le maire nous dit que le but n’est pas de faire de l’argent mais de favoriser le commerce tout en évitant les coûts d’entretien et de travaux du P1.

Mais, alors que le rapport Effia spécifie qu’il n’a pas effectué de travaux en 2024, l’état du P1 était cette année-là problématique :  sale, avec les joints éclatés, la peinture écaillée, des portes cassées, des trous sans potelets dans le revêtement comme nous l’avions souligné. (NB : nous ferons l’état des lieux pour 2025 en temps et en heure, mais les travaux de peinture effectués cet été ne sont que cache-misère.) Les seuls travaux réalisés en 2024 portent essentiellement sur des dispositifs destinés à faire payer l’usager. C’est le serpent qui se mord la queue !

Les travaux prévus par le contrat à la charge de Effia sont de 476 000€ sur 10 ans, donc même pas 50 000€ par an, et ce sont principalement des travaux ou installation d’équipements liés au paiement du stationnement.

Or il est possible de faire autrement, comme d’autres villes qui choisissent la zone bleue réglementée et économisent donc tous ces travaux qui servent à faire payer l’usager, bornes, système de paiement, maison du stationnement, E-boutique..  Moins de dépenses et un stationnement néanmoins réglementé. Ça marche avec une zone bleue à Eaubonne et Sannois, par exemple.

Le maire fait état de réflexions sur des travaux d’étanchéité qui sont indispensables et complexes car ils concernent la copropriété du Forum. Il réfute les inquiétudes concernant le nombre d’abonnés, pour l’instant le parking n’est jamais complètement plein, et ne répond à aucune autre de nos questions.

Les photos de cet article ont été prises en 2024 au parking P1.

À suivre…

Au Conseil de septembre… (2)

Les principaux échanges de la séance du 25 septembre 2025 du Conseil municipal de Saint Gratien

Le Conseil entend tout d’abord une information sur la rentrée scolaire. Exercice habituel en septembre.

Nous n’avons pas la parole à ce moment.. dommage ! Car je n’aurais pas manqué de rappeler que nous avons demandé par écrit auprès de l’adjointe aux affaires scolaires diverses informations, telles que les effectifs des écoles (détaillés par classe), les travaux d’été, l’état des dérogations, le nombre d’animateurs, le nombre de rationnaires par école dans les cantines… Nous n’entendrons le soir du Conseil que les effectifs par école, annoncés si rapidement qu’une prise de notes est ardue, et les travaux principaux. Nous n’avons aucune réponse du maire sur ce sujet. Nous lui avons en effet adressé un courrier, après le refus de l’adjointe de nous communiquer les infos élémentaires que nous demandons chaque année. D’ordinaire, la ville nous les communique lors de la commission scolaire de… novembre, ce qui est déjà un problème ! Mais cette année, l’adjointe nous répond que nous ne recevrons aucun renseignement car nous sommes… en période d’élection ! On en déduit que ces années-là, les effectifs des écoles ou le nombre d’enfants déjeunant à la cantine est top secret ! On en resterait sans voix si hélas, on ne connaissait bien les difficultés d’accès aux informations de base que rencontrent les élus minoritaires… une attitude contraire à l’exercice démocratique.

Les travaux dans les écoles comportent un important volet « festonnage » c’est à dire opacification des grilles, au motif de sécurité. Nous reviendrons sur cet aspect et ces aménagements, qui nous interdisent dorénavant de voir les enfants jouer dans les cours, tout en n’apportant guère de sécurité… Quant au gazon synthétique installé pour « végétaliser », on reste là encore assez stupéfait…  

Nous questionnons ensuite sur les décisions du maire, toujours en nombre important. Un échange incompréhensible pour le public, puisque ces décisions ne sont plus lues en séance comme auparavant…. Des sujets variés et parfois importants, comme les travaux du château Catinat, des demandes de précisions sur des dépenses nouvelles non négligeables ou des informations sur des opérations immobilières projetées. Les travaux de la cour de l’école élémentaire Jean Jaurès nous interpellent, puisque trois chiffres différents apparaissent pour cette opération, dans le budget, dans une  décision modificative… puis dans le Mag de la ville. Il apparait que le coût total est de 189 000€, mais ils ne concernent pas uniquement la « dés-imperméabilisation » de la cour, comme le titre de l’article du Mag le laisse faussement entendre. Je reviendrai d’ailleurs sur ce dossier, sur un sujet et une école qui me tiennent à cœur.

Nous nous opposons, comme à chaque fois que le sujet se présente, sur la vente d’un appartement possédé par la ville. Nous faisons remarquer qu’on manque cruellement de lieux d’accueil pour femmes victimes de violences.. Pourquoi ne pas mutualiser un stock de logements via la CAPV ? Le maire argue alors d’une impossibilité de louer le studio du fait de sa mauvaise performance énergétique. Étrange, car il a quelques mois, la ville a vendu un autre appartement au même endroit, et le maire niait alors ce problème…

Nous votons pour une délégation au maire lui donnant  le pouvoir de sanctionner en cas de non-respect du permis de louer, dispositif que la ville a instauré pour lutter contre l’habitat indigne.

À suivre…

Au Conseil de septembre… (1)

Voici les principaux moments du Conseil municipal de ce 25 septembre 2025.

Commençons par la fin de la séance… et les réponses du maire à nos questions orales, au nom de notre groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». À noter que nos « commentaires » n’ont pu être énoncés en séance, puisque nous n’avons plus la parole après que le maire se soit exprimé.

Golf urbain    Stéphane Bauer

Nous souhaitons bien appréhender la fréquentation de cet équipement sportif. Dans la brochure disponible en mairie, il est indiqué que l’on peut acheter pour 2 € une balle de golf chez Carrefour Market, partenaire « officiel » par conséquent du golf urbain de St Gratien.

À combien s’élève depuis l’inauguration du golf urbain les recettes de la vente de balles de golf spécifiques à cet usage ?

Réponse du maire : il est difficile d’indiquer la recette récoltée par l’association des commerçants qui assure la vente des balles. Quelques éléments néanmoins… depuis la mise en place du golf urbain, plus de 200 participants ont pris part aux différentes actions proposées par la ville : 20 participants ont profité de l’initiation avec la fédération française de golf, 25 enfants du club des Raguenets, les membres du club de pétanque, et une vingtaine d’agents municipaux. De nouvelles actions sont programmées avec l’espace « Citoyennes de la République », avec les seniors via le CCAS, et les jeunes de l’espace jeunes. La ville réfléchit à l’organisation d’un tournoi intergénérationnel.  

Nos commentaires : on voit bien que cette initiative peine à démarrer et à trouver un public régulier. La ville se voit contrainte d’organiser des initiations, dont on ne connait pas les répercussions sur une pratique régulière par la suite. C’est à notre avis une dépense répondant davantage à une attirance personnelle d’un adjoint que d’une réelle demande des habitant· es. Trouvera-t-elle enfin un public régulier de pratiquant· es ? Rien aujourd’hui ne semble l’indiquer, et le fait que le maire ne se hasarde pas à donner un chiffre de vente de balles montre bien que le golf urbain reste aujourd’hui très peu fréquenté par les Gratiennois· es. À part sur les photos du magazine, bien peu de golfeurs et de golfeuses en ville..   

Projet boulevard Pasteur   Stéphane Bauer

Un projet d’aménagement urbain en lien avec les mobilités alternatives à la voiture pourrait prochainement sortir de terre boulevard Pasteur, derrière l’école Ferrandi, au niveau du marchand de cycles, propriété qui jouxte une maison inoccupée sur un grand terrain dont la ville a fait l’acquisition.

Qu’envisage la ville à cet endroit pour les mobilités alternatives à la voiture?

Réponse du maire : pas de projet clairement défini aujourd’hui. Le maire doit rencontrer prochainement la CCI du Val d’Oise, propriétaire de la parcelle voisine, pour envisager le devenir de cet endroit et aux différentes options possibles.    

Nos commentaires : Il nous faudra revenir à la chasse aux informations prochainement… avant de nous voir présenter un projet déjà finalisé sur lequel nous n’aurons plus rien à dire..

PLU     Isabelle Volat

Nous lisons dans la tribune de la majorité du dernier Mag municipal, sorti le 20/09/2025, que le « PLU entre dans une phase essentielle avec la rédaction de son projet d’aménagement et de développement durable ». Trois axes sont ensuite développés. Une réunion est évoquée à la date du 9 septembre 2025, à laquelle les élus de la minorité n’ont pas été conviés, et dont aucun compte-rendu ne nous a été transmis, ni diffusé sur les supports de communications de la ville (FB, etc).

Pourquoi le Conseil municipal dans son ensemble n’a-t-il pas été informé et associé à cette réflexion, qui paraît capitale pour notre ville dans les années à venir ?

Réponse du maire : tous les Gratiennois ont été informés de cette réunion, annoncée dans le magazine de juin, sur les panneaux administratifs et sur le site de la ville. Il y avait de nombreux élus et les questions des Gratiennois présents étaient particulièrement intéressantes. Il est regrettable que votre groupe n’ait pas été au rendez-vous pour cette présentation importante pour l’avenir de notre commune. Néanmoins, le diaporama présentant le diagnostic et les grands axes du PADD sont consultables sur le site internet de la ville.   

Nos commentaires : l’art de la non-réponse dans toute sa splendeur ! Outre que la publicité faite à ce type d’initiative reste toujours très discrète et peu efficace, que la date choisie la semaine de la rentrée limite encore la participation, notre question était claire : pourquoi n’avons-nous pas été associés à ce travail ? Parce que la majorité municipale travaille en toute opacité et se contente de nous donner, a postériori, les résultats de ses réflexions.

Cérémonie de la libération   Stéphane Bauer

Le 31 août dernier, la ville commémorait comme à l’accoutumée la libération de la ville en août 1944. Gabrielle Cathala, députée de notre circonscription, avait communiqué au cabinet du maire sa volonté de faire déposer une gerbe à cette occasion. Or, de façon incompréhensible, le déroulé de la cérémonie a ignoré la présence de cette gerbe que nous nous apprêtions à déposer au nom de la députée, retenue dans d’autres cérémonies du même type. Nous avons pu enfin procédé au dépôt de la gerbe, après un cafouillage inédit dans le déroulé de la cérémonie officielle, partiellement rattrapé par la responsable du protocole, davantage informée que les services chargés du pilotage opérationnel de la cérémonie. Le titre de la députée n’a au final pas été cité lors de l’appel des dépôts des gerbes.

Comment expliquez-vous cet incident dans un exercice pourtant bien rodé habituellement ?

Réponse du maire : le maire reconnaît une erreur de lecture dans le déroulé de la cérémonie. La ville fera à l’avenir tout pour éviter ce genre de dysfonctionnement.

Nos commentaires : dont acte… nous y serons attentifs.

Marché municipal   Stéphane Bauer

La ville en collaboration avec le concessionnaire SOMAREP-MANDON envisageait si on a bien compris les explications de M. Le Maire en Conseil municipal, ainsi que lors de la fête de la paroisse, le regroupement des étals des commerçants sur le pan gauche de la halle, et la construction d’un boulodrome ou d’une aire de jeu et/ou d’un parking à vélos sur le pan droit, pour « une meilleure convivialité du marché ».

Où en sont ces projets, en cette rentrée où notre marché, avec seulement 12 commerçants présents en tout sous la halle et en extérieur ce dernier dimanche, apparaît plus fragile que jamais ?

Réponse du maire : le maire estime avoir déjà répondu à cette question lors du débat sur le rapport d’activité présenté par le concessionnaire. Il finit sur notre insistance par apporter quelque précisions. Toute modification de l’organisation, puisque le marché est régi via une délégation de service public, doit faire l’objet d’un avenant à la DSP. La ville donc transmis au délégataire une demande de réagencement pour accroître la superficie dédiée à l’espace de convivialité, y adjoindre des activités ludiques et mieux répartir les commerçants. La ville a demandé qu’il n’y ait pas d’augmentation des tarifs en 2025, ce qui supposera une prise en charge par la ville. La buvette a changé de gérant. Le tout figurera dans un avenant qui sera présenté au Conseil municipal.  

Nos commentaires : nous avons donc bien fait d’insister pour obtenir ces informations. Heureusement que nous fréquentons régulièrement le marché et que nous savions déjà que la buvette avait repris son activité. Pour le reste, la commission commerce de la semaine dernière aurait pu faire état de cette demande de modification du contrat, et de la volonté de la ville d’enfin investir pour aider le marché dans cette période difficile. Opacité, quand tu nous tiens.. 

À suivre.. 

Pense aux autres

Sans grande surprise, le drapeau de la Palestine n’a pas été accroché hier 22 septembre, au fronton de la mairie de Saint Gratien, malgré notre demande au maire. Mais en ce jour historique de reconnaissance officielle de la Palestine par la France à la tribune de l’ONU, le drapeau palestinien a tout de même flotté devant l’hôtel de ville ! Une trentaine de Gratiennois·es ont répondu à l’appel d’organisations et d’élus et se sont rassemblé·es  quelques heures avant le discours du Président de la République.

La vidéo de mon intervention est à retrouver ci-dessous, ainsi que celle de mon collègue Stéphane Bauer.

https://www.facebook.com/share/v/1CQZNPZAW7/

https://www.facebook.com/share/v/1DaB87DrLE/

Nous avons rappelé toute l’importance de la reconnaissance de la Palestine par la France et neuf autres pays. Même symbolique, c’est une étape marquante sur le chemin de la paix. Mais n’oublions pas qu’il faut arrêter le massacre des Palestiniens, que le monde entier caractérise comme un génocide, et enclencher un processus qui mène à une paix juste et durable, avec deux États aux frontières sûres et reconnues. Seules de fortes sanctions politiques et économiques pourront contraindre le gouvernement d’extrême-droite israélien : total embargo sur les armes, dénonciation de l’accord entre l’Union Européenne et Israël notamment. Des sanctions, maintenant, alors que Netanyahou, malgré le mandat d’arrêt international lancé contre lui, continue de menacer de terminer son entreprise génocidaire. Des sanctions, maintenant.

Merci à tous ceux et toutes celles qui se sont rassemblé·es hier devant notre mairie pour manifester leur solidarité envers le peuple palestinien !

Nous avons terminé par la lecture d’un poème de Mahmoud Darwich, tiré de : « Comme des fleurs d’amandiers ou plus loin », traduit de l’arabe (Palestine) par Elias Sanbar  

Quand tu prépares ton petit-déjeuner, pense aux autres.

(N’oublie pas le grain aux colombes.) 

Quand tu mènes tes guerres, pense aux autres.

(N’oublie pas ceux qui réclament la paix.) 

Quand tu règles la facture d’eau, pense aux autres.

(Qui tètent les nuages.) 

Quand tu rentres à la maison, ta maison, pense aux autres.

(N’oublie pas le peuple des tentes.) 

Quand tu comptes les étoiles pour dormir, pense aux autres.

(Certains n’ont pas le loisir de rêver.) 

Quand tu te libères par la métonymie, pense aux autres.

(Qui ont perdu le droit à la parole.) 

Quand tu penses aux autres lointains, pense à toi.

(Dis-toi : Que ne suis-je une bougie dans le noir ?)

Reconnaissance de la Palestine

Ce lundi 22 septembre, le Président de la République annoncera à la tribune de l’ONU la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France.

Nous nous félicitons de cette initiative, tout en regrettant qu’elle soit si tardive puisque 148 pays ont déjà reconnu la Palestine.  

Cette déclaration de reconnaissance, certes symbolique, marquera toutefois une étape décisive pour préserver la perspective de deux États – Israël et l’État de La Palestine – vivant côte à côte dans la sécurité et le respect mutuel de leurs droits.

Afin d’associer chaque municipalité de France à cette annonce solennelle, l’idée a été avancée de faire flotter le drapeau palestinien au fronton des mairies.

Notre groupe d’élus au Conseil municipal de Saint Gratien s’associe à cette initiative lancée au niveau national par Olivier Faure, dirigeant du PS. Cela permettrait d’exprimer la solidarité des habitants de notre ville envers une nation victime d’une agression militaire sans précédent, ainsi que vis-à-vis des otages israéliens du Hamas.

Nous nous sommes donc adressés au maire pour lui demander de faire flotter le drapeau de la Palestine au fronton de notre hôtel de ville ce lundi 22 septembre 2025.

Nous appelons par ailleurs les habitants à venir exprimer leur solidarité envers un peuple victime de la politique génocidaire d’un état colonialiste d’extrême – droite, en se rassemblant devant la mairie, ce lundi 22 septembre à 18h.