
Ce samedi 21 mai 2022, nous avons accompagné les candidates de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES) pour des échanges sur le développement durable, à l’occasion de la journée municipale intitulée « Inspirations durables ». Nous reviendrons ici régulièrement sur la campagne des législatives de Gabrielle Cathala et Catherine David.
Associations, institutions, partenaires divers étaient rassemblés sur la pelouse du château Catinat : de « Citoyennes de la République » et ses jus de fruits 100% naturels, mixés à la force de la pédale (!) à l’atelier de réparation de vélos, en passant par Véligo et ses vélos à assistance électrique en location, de « Tchaomégot » qui recycle ce petit déchet très polluant qui jonche nos rues, à la communauté d’agglomération et son plan Climat territorial, du Siare qui exposait les problèmes liés à l’eau et à son assainissement au stand de miel local… les sujets « durables » ne manquaient pas.
Nos rencontres ont été fructueuses sur tous ces thèmes qui nous tiennent à cœur depuis longtemps.
N’avons-nous pas dès 2020, alerté sur la pollution due aux mégots jetés sur les trottoirs, et leurs nécessaires collectes et recyclage ? Aussi, avons-nous été particulièrement attentifs aux solutions proposées par « Tchaomégot » jeune entreprise qui propose des solutions à la collectivité… encore faut-il que celle-ci veuille bien y consacrer quelques moyens ! L’affaire n’est donc pas finie, et il faudra être vigilants pour que cela ne reste pas un effet d’annonce.
N’avons-nous pas interrogé depuis longtemps la ville sur le fait que nos réseaux d’assainissement restent unitaires, malgré la réfection de voirie dans de nombreuses rues, et malgré le fait que les nouvelles constructions soient soumises à l’installation de réseau séparatif sur leur domaine ? Continuer d’envoyer les eaux pluviales engorger les stations d’épuration n’est pas souhaitable. Il y a certes des moyens financiers importants à investir mais quand on refait une rue, n’est -ce pas pour des dizaines d’années ?
N’avons-nous pas depuis de nombreuses années réclamé que la ville prenne enfin le tournant des transports doux, notamment le vélo et la marche, en veillant que nos trottoirs permettent une circulation aisée des piétons, poussettes et autres fauteuils roulants ? Que la ville soit équipée d’aménagements cyclables permettant aux cyclistes de rouler et de se garer en toute sécurité ? Pistes cyclables, arceaux protégés et judicieusement implantés, parcs à vélos dans les écoles, parc Véligo à la gare, double sens cyclable… nos propositions se heurtent pour le moment à l’argument de rues trop étroites pour tout partage de la chaussée… mais nous ne désespérons jamais.
N’avons-nous pas dès 2014, proposé d’équiper nos immeubles et autres bâtiments publics de panneaux solaires permettant la production d’eau chaude à moindre coût ? Ou suggéré de réfléchir au principe de géothermie, dont un spécialiste nous a dit hier qu’elle permettrait de réaliser 80% du chauffage urbain ? N’avons-nous pas proposé la collecte des déchets verts, quand tout le monde nous opposait son coût prétendument insurmontable ? N’avons-nous demandé à préserver en ville des espaces naturels pour la promenade des humains mais aussi pour aider à préserver la biodiversité, notamment le parc urbain ou la casquette du BIP ?
Quelques regrets toutefois à propos de cette journée. Bien peu d’habitants malgré le soleil. Pourquoi ne jamais délocaliser dans les quartiers, endroits plus propices à la rencontre avec les enfants, les jeunes ? Raguenets ou Marais aimeraient aussi accueillir les manifestations municipales. Davantage de publicité serait aussi bienvenue, comme quelques stands un peu plus ludiques ou conviviaux, petite restauration ou buvette auraient mérité une place plus importante. Mais surtout, une politique municipale réellement tournée, tout au long de l’année, vers le développement durable, sensibiliserait et engagerait davantage les habitants dans cet enjeu essentiel pour notre vie future. Une ville plus « inspirée », avec des actions fortes et concertées, pour une vraie transition écologique ! Ça nous inspire ! 


Pour notre part, nous lierons cette campagne avec les particularités de notre territoire, où il y a 1 000 demandes de logements en attente ; où les usagers subissent les aléas des perturbations des transports en commun sur les lignes H, C et J ; où il y a un manque de médecins, que ne compense pas la maison de santé subventionnée par la ville ; où il manque des AESH dans tous les établissements scolaires en ville ; où les remplacements des enseignants absents ne sont pas assurés ; où il y a 35 à 36 élèves par classe au lycée Gustave Monod d’Enghien, dont la DGF a baissé de 11% lors des 2 premières années du mandat régional de V. Pécresse ; où la fréquentation du marché et des commerces de proximité pâtit de la hausse des prix ; où peu est fait pour les transports alternatifs à la voiture, nous attendons toujours un parc Véligo à la gare RER ; où la transition écologique est surtout un slogan ; où la démocratie locale est en panne… Toutes ces questions font la vie des gens au quotidien ! 





De la cérémonie de ce matin 8 mai 2022, plutôt que le discours très historiquement descriptif du maire, et de son apologie de l’Otan, nous retiendrons le célèbre poème de Paul Éluard, « Liberté », lu au micro par un collégien gratiennois.

Sur les merveilles des nuits
Sur chaque bouffée d’aurore







Nous avons dorénavant la parole pour poser ces questions, ce qui ne change pas grand-chose puisque nous devons scrupuleusement respecter l’énoncé préalablement envoyé en mairie. Moins de 15 minutes ont été consacrées à la présentation et aux réponses des 15 questions des trois groupes. C’est dire que leur intérêt est limité, puisqu’elles ne sont pas suivies de débat, et que les réponses sont très expéditives.










1er mai : journée d’action et de mobilisation internationale pour les droits des travailleurs, le progrès social, la paix et la solidarité.
Suite de notre compte-rendu de la séance du 15 avril du Conseil municipal de Saint Gratien
Imaginons une famille de deux enfants qui déjeunent chaque jour à la cantine et fréquentent le centre chaque mercredi au tarif minimal, la facture de ces deux prestations sera de 140€, c’est-à-dire 11% d’un SMIC. Pour la famille au tarif 10, le même calcul aboutit à une facture de 446€.



Pour tout savoir sur la séance du Conseil municipal du 15 avril…. la suite !