Les principaux moments du Conseil municipal du 20 novembre 2025
Commençons par la fin… les réponses du maire à nos questions orales. Un exercice bien encadré, un jeu de question/réponse, puisque nous n’avons la parole que pour poser notre question, et non pour engager ensuite un débat. Nos « commentaires » ci-dessous n’ont donc pas été prononcés en séance.
1 – Responsabilités du bailleur dans le quartier des Raguenets – Stéphane Bauer
Les habitants du quartier des Raguenets rencontrent des difficultés diverses, dues selon eux à la gestion du bailleur social.
-Dans des immeubles Rue d’Argenteuil, à chaque étage, les portes des gaines techniques ne ferment pas avec un « carré ». Même un enfant peut y entrer. À l’intérieur les fils du réseau téléphonique, du réseau tv et autres fils électriques débordent des armoires (quand il y en a), s’entremêlent et/ou traînent au sol, avec un risque de court-circuit ou de branchements intempestifs. Nous avions déjà signalé ces faits en avril 2025, il n’y a pas eu d’évolution.
-Dans les immeubles jouxtant la rue du Clos St Paul, ce sont les canalisations d’eau qui posent problème, puisque d’elles remontent des mauvaises odeurs.
-Il existe un problème récurrent avec CDC Habitat dont il est attendu pour la 3ème année des régularisations de charges, alors que celles-ci ont encore récemment augmenté.
Comment la ville peut-elle aider les locataires à se faire entendre auprès de CDC Habitat ?
Réponse du maire : le maire indique avoir connaissance de ces problématiques, c’est pourquoi une réunion a été organisée en mairie en juillet avec le responsable de l’amicale des locataires et CDC-Habitat pour aborder ces sujets. La régularisation de charges est en cours et arrive enfin à son terme. En novembre, chaque locataire aura son décompte. Sur les quittances de décembre, la déduction des remboursements sera effective avec en moyenne un remboursement de 120€ par locataire. Concernant les réparations à effectuer dans les cages d’escalier, le bailleur a de nouveau été interpellé par la mairie suite à notre question. La ville sait que des réparations ont été effectuées, et aussi que de nouvelles dégradations ont eu lieu.
Nos commentaires : une question bien utile pour obtenir ces informations, notamment sur les travaux à effectuer ! À suivre…
2 – Restauration scolaire – Isabelle Volat
La ville a certaines années restreint l’accès aux cantines scolaires aux enfants dont les deux parents travaillent. Est-ce le cas cette année, particulièrement dans les écoles dont les effectifs sont en hausse par rapport à l’année scolaire précédente, comme à Raymond Logeais, Jules Ferry, Grusse Dagneaux, Jean Jaurès, Pauline Kergomard, dont le pourcentage de rationnaires dépassent les 80% voire les 90 % ?
Réponse du maire : suite aux travaux d’agrandissement réalisés ces dernières années dans les offices, la ville peut répondre à toutes les demandes des familles.
Nos commentaires : Dont acte. Un sujet qui nous tient à cœur et sur lequel nous sommes intervenus à plusieurs reprises ces dernières années. Avec des propositions constructives, que la ville a pu mettre en place, comme l’agrandissement du réfectoire de Jaurès sur la salle de restauration du personnel communal. Le fait que nous ayons régulièrement questionné la ville en lui reprochant cette pratique illégale, l’accès au service public ne pouvant être restreint sur cette base, a certainement contribué à faire évoluer les choses.
3 – Traversée voie ferrée – Stéphane Bauer

Des habitants se plaignent du manque d’information sur la possibilité d’obtenir un « pass » gratuit permettant d’emprunter le souterrain de la gare même sans titre de transport, étant donné l’absence de passerelle. Certains ne connaissaient pas son existence, d’autres ont été verbalisés par des agents SNCF sur le quai pour avoir emprunté le souterrain sans billet.
La ville peut-elle mieux communiquer, notamment par l’affichage d’informations des deux côtés de la gare, voire dans les halls d’immeubles des zones géographiques concernées par la diffusion du pass ?
Réponse du maire : le maire reconnaît que la ville a communiqué au moment du lancement du pass, et que nous avons raison de demander de relancer une communication.
Nos commentaires : Dont acte ! Encore une question utile !
4 – Passerelle – Stéphane Bauer
Nous souhaitons des informations sur l’avancée du dossier de reconstruction de la passerelle de la gare.
Quels sont les projets étudiés : souterrain, passerelle élargie associée avec une pente douce permettant d’y monter poussette et caddie ?

Réponse du maire : la ville a quelques éléments de faisabilité mais compte-tenu de la complexité du dossier, de nombreux points techniques et fonciers doivent être encore approfondis. Un courrier est adressé à monsieur Castex, pour trouver un interlocuteur, notamment pour les questions foncières. Une présentation sera faite en commission, et de nouvelles études sont budgétées pour travailler avec la SNCF. Ce sera un sujet très long et très compliqué, d’autres communes avec le même problème ont mis des années à le résoudre..
Nos commentaires : nous ne doutons pas de la complexité de l’affaire. Mais le dossier est traité avec l’opacité habituelle de la ville, alors qu’il mériterait d’être partagé et de faire l’objet d’une communication bien plus large. Visiblement, seule l’option « passerelle » est envisagée, et non la possibilité d’un souterrain. Pourquoi ? Cela fera l’objet d’une prochaine question.
5 – Marché et avenant à la convention de délégation de service public
avec la SOMAREP – Stéphane Bauer
La convention de délégation de service public qui lie la ville avec la société SOMAREP, prévoit ( paragraphe 4.8 en page 9) que « le concessionnaire a pour obligation de garnir les emplacements dédiés au commerce à l’intérieur du marché, au minimum, à hauteur de 90% ».
Or, lors des derniers conseils municipaux, le maire a fait état d’un projet de regroupement des étals sous la partie gauche de la halle, pour installer sur la partie droite : un boulodrome (conseil de juin 2025) ; un espace restauration (conseil de septembre 2025). Depuis, selon les informations que l’on a collectées directement au marché, un billard est envisagé.
Ces modifications sensibles de la disposition de l’intérieur de la halle, rendraient caduques les obligations de la Somarep prévues dans la convention. Cela devrait en toute logique se traduire par un avenant à la convention avec la Somarep. On a compris que cet avenant est déjà intervenu après l’échange de courriers en LRAR, par cabinets d’avocats interposés, qui ont eu lieu entre la Somarep et la ville en avril/mai 2024, évoqués plusieurs fois en conseil municipal.
Qu’en est-il ?
Réponse du maire : la ville envisage après contacts avec les commerçants et le délégataire, de déplacer un stand pour la transformation de la buvette en un lieu convivial ouvert à 360° sur l’entrée principale. Seront installés des mange-debout, des tables, des jeux d’échecs. Ces aménagements n’auraient pas d’impact sur la commercialisation des stands, donc pas nécessité a priori d’un avenant. Depuis le début de la délégation de service public, il n’y a eu qu’un seul avenant, pour l’installation de la buvette, présenté en Conseil municipal le 30 juin 2022. En 2023, le délégataire a envoyé une lettre d’intention de résiliation unilatérale du contrat, puis y a renoncé. Il n’y a donc pas eu de résiliation et le contrat initial a poursuivi son cours sans modification. Dans ce cas, il n’y avait pas nécessité d’avenant.
Nos commentaires : la communication parcellaire de la ville sur ce dossier ne facilite pas une bonne compréhension de la situation. C’est pourquoi nous sommes contraints de reposer la question. On ne comprend pas pourquoi l’installation de jeux n’entraîne pas un nouvel avenant, puisque comme celle de la buvette, elle modifie le contrat initial qui ne prévoyait que des stands alimentaires, et non d’animation. On ne comprend toujours pas non plus pourquoi la ville n’a pas pu saisir l’occasion donnée par une lettre de résiliation du concessionnaire pour reprendre le marché en gestion directe. Quant aux travaux prévus… espérons qu’ils redonnent un peu de vigueur à notre marché municipal ! On en doute un peu car seule l’arrivée de nouveaux commerçants, par exemple de produits bio ou locaux, pourrait relancer l’activité commerciale. On va au marché faire ses courses, et non pour jouer aux échecs, même si des animations peuvent rendre le lieu plus convivial. On s’étonne quand même que la non-réalisation de l’objectif de remplissage à 90% de la halle par le gestionnaire n’ait jamais entraîné de pénalités, pourtant prévues au contrat qui le lie à la ville…
À suivre, les autres dossiers du Conseil, dont notamment les orientations budgétaires pour 2026.


Une lectrice attentive me fait remarquer que je n’ai pas évoqué sur ce blog la cérémonie du 11 novembre dernier. Elle s’inquiète de savoir si nous avons boudé la commémoration qui se déroule chaque 11 novembre devant le monument aux morts de la place de la mairie, pour se poursuivre ensuite au cimetière.

En ce 11 novembre 2025, nous avons bien entendu à l’esprit le 
Voici nos « questions orales » au maire, pour le Conseil municipal du 20 novembre 2025, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».
-Dans les immeubles jouxtant la rue du Clos St Paul, ce sont les canalisations d’eau qui posent problème, puisque d’elles remontent des mauvaises odeurs.

Des habitants se plaignent du manque d’information sur la possibilité d’obtenir un « pass » gratuit permettant d’emprunter le souterrain de la gare même sans titre de transport, étant donné l’absence de passerelle. Certains ne connaissaient pas son existence, d’autres ont été verbalisés par des agents SNCF sur le quai pour avoir emprunté le souterrain sans billet.
La convention de délégation de service public qui lie la ville avec la société SOMAREP, prévoit ( paragraphe 4.8 en page 9) que « le concessionnaire a pour obligation de garnir les emplacements dédiés au commerce à l’intérieur du marché, au minimum, à hauteur de 90% ».
Un des derniers Conseils municipaux de cette mandature 2020-2026 ce jeudi 20 novembre 2025. Séance à partir de 20h30 en salle des mariages. 

Collectivités territoriales : étranglement budgétaire et asphyxie politique 

Je connais bien cette école pour y avoir travaillé pendant de longues années et je suis désolée de voir comment un aménagement qui aurait pu être bénéfique tant pour les élèves que pour la dé-bétonnisation des espaces, a été raté.
Qu’a donc réalisé la ville dans la cour de Jean Jaurès, cour qui a longtemps été parmi les plus grandes du Val d’Oise, avant son rétrécissement lors de la construction des immeubles de la rue Berthie Albrecht ?
Cette cour fait 3500m2. L’aménagement ne concerne que 400m2 et a constitué en une dés-imperméabilisation de deux espaces de part de d’autre du portail principal, dorénavant recouverts de copeaux de bois et équipés de quelques (modestes) jeux en rondins de bois. Ils sont apparemment appréciés des enfants, ce dont nous n’avons jamais douté, car nous savons que tous ne jouent pas au foot ! Une pelouse artificielle de gazon prétendu « hybride », c’est-à-dire synthétique, a été implantée le long du préau, sans qu’on en comprenne bien l’utilité. Donner une vraie-fausse impression de verdure ? Les pieds des arbres quant à eux, sont entourés d’un revêtement synthétique, et là non plus, on ne perçoit pas bien l’intérêt. La majeure partie de la cour reste sans changement, c’est-à-dire goudronnée et majoritairement au soleil, les platanes étant situés sur son pourtour.
Enfin, les grilles et trois des quatre portails ont été entièrement opacifiées, soit par la pose de plaques métalliques, soit tout récemment par la plantation de haies végétales. Il apparaît que c’est par souci d’assurer la sécurité des élèves que ces dispositifs occultants ont été installés. Outre que personnellement, je regrette fort de ne plus voir les élèves jouer en récréation, je m’interroge fortement sur la pertinence de clore la cour de façon opaque. Si cela empêchera bien quelques incidents avec par exemple les élèves du collège qui viennent parfois perturber les temps de récréation, c’est tout à fait contraire aux règles élémentaires de sécurité. Car chacun sait qu’il vaut mieux voir à qui vous ouvrez la porte… Le même problème s’est d’ailleurs posé lorsque la ville a de façon inconséquente permis le « festonnage » des clôtures des maisons des quartiers pavillonnaires : une fois le cambrioleur entré dans la propriété, il peut tranquillement commettre son méfait, puisqu’il est invisible de la rue, ainsi que hors de la vue d’éventuels « voisins vigilants »… Habitant à côté d’un terrain inhabité, je vois régulièrement les services de la ville venir dégager la végétation pour permettre une bonne vision sur la maison déserte. Donc, non, les grilles opaques de Jaurès n’assureront pas une meilleure sécurité des élèves. Par contre, elles seront bien chaudes en temps de canicule, ces temps qui deviendront de plus en plus intenses et fréquents.






À l’occasion du « Jour de la nuit », événement annuel de sensibilisation à la pollution lumineuse, je partage cet article du « Huffpost » qui alerte sur la nocivité de l‘éclairage nocturne. À Saint Gratien, nous avons suggéré à la ville depuis des années d’engager une réflexion autour de cette question. Non seulement l’éclairage public est un poste de dépense important pour les finances de la commune, non seulement on sait que cela constitue une nuisance pour la nature, non seulement cela nous rend les étoiles invisibles, mais on s’aperçoit aussi que la santé humaine s’en ressent… le tout pour une illusion de « sécurité ». En effet, les villes, nombreuses, qui ont choisi d’éteindre tout ou partie de leurs lampadaires, tout ou partie de la nuit, n’ont pas constaté une augmentation des délits, agressions, vols… voire même c’est l’inverse, car les délinquants aussi ont besoin de voir pour commettre leurs méfaits ! On lira aussi ci-dessous que les Led ne résolvent pas le problème. 
Pas besoin d’être une étoile pour subir la pollution lumineuse. Alors que l’éclairage nocturne de l’espace public s’est généralisé, les associations de défense de l’environnement tirent la sonnette d’alarme. Si elle a pour conséquence connue d’empêcher l’observation des étoiles, l’omniprésence des lumières artificielles a aussi conséquences sur la faune, la flore et la santé humaine.
Sa réduction cause un « sommeil de moins bonne qualité et moins reposant », explique Stéphen Kerckhove d’Agir pour l’environnement. De son côté, l’ANM relève que cette « inhibition de la mélatonine » peut avoir des conséquences plus graves : l’ » incidence de cancer du sein 50 à 200 % plus élevée chez les infirmières exposées à la LAN » peut s’expliquer par « la privation de sommeil », mais aussi la réduction de cette « hormone du sommeil ».
Un lampadaire tue 150 insectes par nuit d’été

Le rapport suivant est encore la présentation d’un rapport d’activité 2024. C’est celui du délégataire Mandon-Somarep, sur la gestion du marché municipal.

La ville prélève environ 50K€ selon les années, 48 000€ exactement en 2024, au titre de la redevance versée par Mandon. Ne pourrait-elle pas en reverser une partie pour aider à l’activité commerciale de cet endroit qui est tout de même, aussi, un lieu convivial de lien social ? Le marché est cher, nous dit-on. Certes ! Les halles de l’Aveyron aussi, la Vie claire aussi, Carrefour aussi… Le problème est plutôt dans les salaires insuffisants. Le marché est cher ? D’autant plus que le concessionnaire ne modère pas les droits de place, et que la ville se sert au passage. Autant qui est prélevé, sans retour commercial, sur les commerçants. Nous nous félicitons des mesures que prend la ville pour aider les commerçants sédentaires du centre-ville, comme la modération des loyers, voire des exonérations, l’organisation d’une journée d’animation… Mais il est dommage que les commerçants du marché ne bénéficient pas de la même bienveillance municipale ! Dernier point mais pas le moindre : ne figure pas dans ce rapport d’activité 2024 la lettre recommandée envoyée par Mandon à la ville pour lui indiquer qu’il mettait fin au contrat. Une occasion en or pour prendre acte, et se débarrasser d’un concessionnaire incapable de relancer l’activité du marché, en lui faisant supporter les pénalités. Le maire nie que cette possibilité ait existé.
Le dossier suivant donne lieu à un long débat puisqu’il s’agit du rapport d’activité 2024 du délégataire Effia sur le stationnement payant au parking P1 du Forum et sur la voirie du centre-ville, dont le Conseil doit prendre acte. Pour rappel, la ville a délégué à la société Effia la gestion du stationnement payant pour 10 ans. Effia encaisse les recettes et doit en contrepartie, assurer certains travaux et verser une redevance à la ville.
Le rapport d’activité fourni par Effia est touffu, mais aussi confus. Il a donné lieu déjà à des échanges fournis lors de la commission espace public, commission qui n’a pas pu répondre à nos interrogations.
Le calcul de la redevance versé à la ville par Effia reste obscur.
Voici notre appréciation générale sur cette délégation à Effia et les données pour 2024 ?
Mais, alors que le rapport Effia spécifie qu’il n’a pas effectué de travaux en 2024, l’état du P1 était cette année-là problématique : sale, avec les joints éclatés, la peinture écaillée, des portes cassées, des trous sans potelets dans le revêtement comme nous l’avions souligné. (NB : nous ferons l’état des lieux pour 2025 en temps et en heure, mais les travaux de peinture effectués cet été ne sont que cache-misère.) Les seuls travaux réalisés en 2024 portent essentiellement sur des dispositifs destinés à faire payer l’usager. C’est le serpent qui se mord la queue !
Or il est possible de faire autrement, comme d’autres villes qui choisissent la zone bleue réglementée et économisent donc tous ces travaux qui servent à faire payer l’usager, bornes, système de paiement, maison du stationnement, E-boutique.. Moins de dépenses et un stationnement néanmoins réglementé. Ça marche avec une zone bleue à Eaubonne et Sannois, par exemple.