Des questions utiles !

Les principaux moments du Conseil municipal du 20 novembre 2025

Commençons par la fin… les réponses du maire à nos questions orales. Un exercice bien encadré, un jeu de question/réponse, puisque nous n’avons la parole que pour poser notre question, et non pour engager ensuite un débat. Nos « commentaires » ci-dessous n’ont donc pas été prononcés en séance.

1 – Responsabilités du bailleur dans le quartier des Raguenets – Stéphane Bauer

Les habitants du quartier des Raguenets rencontrent des difficultés diverses, dues selon eux à la gestion du bailleur social.

-Dans des immeubles Rue d’Argenteuil, à chaque étage, les  portes des gaines techniques ne ferment pas avec un « carré ». Même un enfant peut y entrer. À l’intérieur les fils du réseau téléphonique, du réseau tv et autres fils électriques débordent des armoires (quand il y en a), s’entremêlent et/ou traînent au sol, avec un risque de court-circuit ou de branchements intempestifs. Nous avions déjà signalé ces faits en avril 2025, il n’y a pas eu d’évolution.

-Dans les immeubles jouxtant la rue du Clos St Paul, ce sont les canalisations d’eau qui posent problème, puisque d’elles remontent des mauvaises odeurs.

-Il existe un problème récurrent avec CDC Habitat dont il est attendu pour la 3ème année des régularisations de charges, alors que celles-ci ont encore récemment augmenté.

Comment la ville peut-elle aider les locataires à se faire entendre auprès de CDC Habitat ?

Réponse du maire : le maire indique avoir connaissance de ces problématiques, c’est pourquoi une réunion a été organisée en mairie en juillet avec le responsable de l’amicale des locataires et CDC-Habitat pour aborder ces sujets. La régularisation de charges est en cours et arrive enfin à son terme. En novembre, chaque locataire aura son décompte. Sur les quittances de décembre, la déduction des remboursements sera effective avec en moyenne un remboursement de 120€ par locataire. Concernant les réparations à effectuer dans les cages d’escalier, le bailleur a de nouveau été interpellé par la mairie suite à notre question. La ville sait que des réparations ont été effectuées, et aussi que de nouvelles dégradations ont eu lieu.   

Nos commentaires : une question bien utile pour obtenir ces informations, notamment sur les travaux à effectuer ! À suivre

2 – Restauration scolaire – Isabelle Volat

La ville a certaines années restreint l’accès aux cantines scolaires aux enfants dont les deux parents travaillent. Est-ce le cas cette année, particulièrement dans les écoles dont les effectifs sont en hausse par rapport à l’année scolaire précédente, comme à Raymond Logeais, Jules Ferry, Grusse Dagneaux, Jean Jaurès, Pauline Kergomard, dont le pourcentage de rationnaires dépassent les 80% voire les 90 % ?

Réponse du maire : suite aux travaux d’agrandissement réalisés ces dernières années dans les offices, la ville peut répondre à toutes les demandes des familles.

Nos commentaires : Dont acte. Un sujet qui nous tient à cœur et sur lequel nous sommes intervenus à plusieurs reprises ces dernières années. Avec des propositions constructives, que la ville a pu mettre en place, comme l’agrandissement du réfectoire de Jaurès sur la salle de restauration du personnel communal. Le fait que nous ayons régulièrement questionné la ville en lui reprochant cette pratique illégale, l’accès au service public ne pouvant être restreint sur cette base, a certainement contribué à faire évoluer les choses.    

3 – Traversée voie ferrée – Stéphane Bauer

Des habitants se plaignent du manque d’information sur la possibilité d’obtenir un « pass » gratuit permettant d’emprunter le souterrain de la gare même sans titre de transport, étant donné l’absence de passerelle. Certains ne connaissaient pas son existence, d’autres ont été verbalisés par des agents SNCF sur le quai pour avoir emprunté le souterrain sans billet.

La ville peut-elle mieux communiquer, notamment par l’affichage d’informations des deux côtés de la gare, voire dans les halls d’immeubles des zones géographiques concernées par la diffusion du pass ?

Réponse du maire : le maire reconnaît que la ville a communiqué au moment du lancement du pass, et que nous avons raison de demander de relancer une communication.

Nos commentaires : Dont acte ! Encore une question utile ! 

4 – Passerelle – Stéphane Bauer

Nous souhaitons des informations sur l’avancée du dossier de reconstruction de la passerelle de la gare.

Quels sont les projets étudiés : souterrain, passerelle élargie associée avec une pente douce permettant d’y monter poussette et caddie ?

Réponse du maire : la ville a quelques éléments de faisabilité mais compte-tenu de la complexité du dossier, de nombreux points techniques et fonciers doivent être encore approfondis. Un courrier est adressé à monsieur Castex, pour trouver un interlocuteur, notamment pour les questions foncières. Une présentation sera faite en commission, et de nouvelles études sont budgétées pour travailler avec la SNCF. Ce sera un sujet très long et très compliqué, d’autres communes avec le même problème ont mis des années à le résoudre..  

Nos commentaires : nous ne doutons pas de la complexité de l’affaire. Mais le dossier est traité avec l’opacité habituelle de la ville, alors qu’il mériterait d’être partagé et de faire l’objet d’une communication bien plus large. Visiblement, seule l’option « passerelle  » est envisagée, et non la possibilité d’un souterrain. Pourquoi ? Cela fera l’objet d’une prochaine question. 

5 – Marché et avenant à la convention de délégation de service public avec la SOMAREP Stéphane Bauer

La convention de délégation de service public qui lie la ville avec la société SOMAREP, prévoit ( paragraphe 4.8 en page 9) que « le concessionnaire a pour obligation de garnir les emplacements dédiés au commerce à l’intérieur du marché, au minimum, à hauteur de 90% ».

Or, lors des derniers conseils municipaux, le maire a fait état d’un projet de regroupement des étals sous la partie gauche de la halle, pour installer sur la partie droite : un boulodrome (conseil de juin 2025) ; un espace restauration (conseil de septembre 2025). Depuis, selon les informations que l’on a collectées directement au marché, un billard est envisagé.  Ces modifications sensibles de la disposition de l’intérieur de la halle, rendraient caduques les obligations de la Somarep prévues dans la convention.  Cela devrait en toute logique se traduire par un avenant à la convention avec la Somarep. On a compris que cet avenant est déjà intervenu après l’échange de courriers en LRAR, par cabinets d’avocats interposés, qui ont eu lieu entre la Somarep et la ville en avril/mai 2024, évoqués plusieurs fois en conseil municipal.

Qu’en est-il ?

Réponse du maire : la ville envisage après contacts avec les commerçants et le délégataire, de déplacer un stand pour la transformation de la buvette en un lieu convivial ouvert à 360° sur l’entrée principale. Seront installés des mange-debout, des tables, des jeux d’échecs. Ces aménagements n’auraient pas d’impact sur la commercialisation des stands, donc pas nécessité a priori d’un avenant. Depuis le début de la délégation de service public, il n’y a eu qu’un seul avenant, pour l’installation de la buvette, présenté en Conseil municipal le 30 juin 2022. En 2023, le délégataire a envoyé une lettre d’intention de résiliation unilatérale du contrat, puis y a renoncé. Il n’y a donc pas eu de résiliation et le contrat initial  a poursuivi son cours sans modification. Dans ce cas, il n’y avait pas nécessité d’avenant.      

Nos commentaires : la communication parcellaire de la ville sur ce dossier ne facilite pas une bonne compréhension de la situation. C’est pourquoi nous sommes contraints de reposer la question. On ne comprend pas pourquoi l’installation de jeux n’entraîne pas un nouvel avenant, puisque comme celle de la buvette, elle modifie le contrat initial qui ne prévoyait que des stands alimentaires, et non d’animation. On ne comprend toujours pas non plus pourquoi la ville n’a pas pu saisir l’occasion donnée par une lettre de résiliation du concessionnaire pour reprendre le marché en gestion directe. Quant aux travaux prévus… espérons qu’ils redonnent un peu de vigueur à notre marché municipal ! On en doute un peu car seule l’arrivée de nouveaux commerçants, par exemple de produits bio ou locaux, pourrait relancer l’activité commerciale. On va au marché faire ses courses, et non pour jouer aux échecs, même si des animations peuvent rendre le lieu plus convivial. On s’étonne quand même que la non-réalisation de l’objectif de remplissage à 90% de la halle par le gestionnaire n’ait jamais entraîné de pénalités, pourtant prévues au contrat qui le lie à la ville…  

À suivre, les autres dossiers du Conseil, dont notamment les orientations budgétaires pour 2026. 

On vous invite !

 

La fin de notre mandat municipal approche. En mars 2026, une nouvelle équipe sera élue pour diriger la commune et, on l’espère, lui donner un nouveau souffle.  

En attendant, nous devons aux habitants de notre ville un compte-rendu du mandat qu’ils nous ont confié en mars 2020. 

Élus minoritaires, nous avons été présents et actifs. Si nous sommes critiques de la politique municipale menée par la droite locale, nous sommes aussi porteurs de propositions alternatives. 

Ce samedi 22 novembre 2025, venez nous retrouver salle Jean Hulin, au centre culturel du Forum à partir de 10h30. Nous évoquerons les différents aspects de la vie locale que nous avons traités durant ces presque six années, et nous présenterons, avec l’association « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », les principaux résultats de l’enquête menée depuis plusieurs mois auprès des Gratiennois

Vous avez des idées et propositions pour notre ville ? Venez nous retrouvez ce samedi !  

11 novembre 2025

Une lectrice attentive me fait remarquer que je n’ai pas évoqué sur ce blog la cérémonie du 11 novembre dernier. Elle s’inquiète de savoir si nous avons boudé la commémoration qui se déroule chaque 11 novembre devant le monument aux morts de la place de la mairie, pour se poursuivre ensuite au cimetière.

Je la rassure : nous étions bien présents et comme nous le faisons d’habitude, nous avons déposé une gerbe au nom du Parti communiste français.

Je salue la présence de Gabrielle Cathala, députée de la 6è circonscription du Val d’Oise, qui a également déposé des fleurs. 

Depuis 2012, les cérémonies du 11 novembre ne commémorent plus seulement l’armistice de 1918 et le sacrifice des poilus, mais « tous les morts pour la France », de toutes les guerres. 

C’est inepte.  

Amalgamer tous les conflits en un même souvenir », niant ainsi la singularité des conflits est une aberration. Cela met sur le même plan des guerres qui n’ont rien à voir entre elles.  
Quel rapport en effet entre les troupes révolutionnaires, le poilu de 1914 enrôlé dans une guerre absurde, le résistant de 1944 qui combat pour se libérer du joug nazi, et le conscrit que l’on envoie empêcher l’indépendance de l’Indochine et de l’Algérie ? 

Je crains que cette bouillie mémorielle ne facilite pas le travail auprès des jeunes générations, bien au contraire.  

En ce 11 novembre 2025, nous avons bien entendu à l’esprit le budget militaire français qui dépasse les 50 milliards d’euros. Les dépenses militaires françaises auront ainsi doublé en deux mandats d’Emmanuel Macron.

Au niveau mondial, les dépenses d’armements ont atteint des chiffres exorbitants. Est-ce une assurance de sécurité ? Loin de là ! La course aux armements ne sert que les marchands d’armes.

On voit en effet l’échec de toutes les solutions de force militaire qui ont été appliquées dans les diverses crises ou conflits : Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Afrique centrale et aujourd’hui Ukraine et Palestine. Dans tous ces pays, ce sont les populations qui paient le prix fort et qui voient leurs conditions de vie plus mauvaises encore à la fin du conflit qu’avant les affrontements.

Donc les dépenses militaires n’assurent pas la paix de la planète et ne garantissent pas la sécurité de ses habitants. Elles représentent de plus un  gaspillage énorme de ressources au regard des besoins dans le monde. 400 milliards par an suffiraient à sortir du sous-développement les 59 pays les plus pauvres, alors que les dépenses militaires mondiales ont été de 2700 milliards de dollars en 2024.

On imagine les bouleversements qu’apporteraient de pareilles sommes consacrées à l’éducation !

La guerre est une connerie, comme le disait Jacques Prévert. C’est aussi une folie.

Soulignons que pour une fois, le discours du maire de Saint Gratien s’est éloigné des accents belliqueux qu’il emprunte parfois. Il a ciblé essentiellement le souvenir de la première guerre mondiale, rappelé les souffrances des poilus, les millions de morts et « le silence revenu sur les plaines de Verdun et de l’Artois, qui n’était pas celui du triomphe. La grande guerre a montré comment la folie des hommes pouvait tout ravager. » 

Pour notre part, nous associons chaque commémoration à notre combat pour la paix.

Nos questions au maire

Voici nos « questions orales » au maire, pour le Conseil municipal du 20 novembre 2025, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

Les réponses apportées par le maire seront à lire ici très prochainement ! 

1 – Responsabilités du bailleur dans le quartier des Raguenets – Stéphane Bauer

Les habitants du quartier des Raguenets rencontrent des difficultés diverses, dues selon eux à la gestion du bailleur social.

-Dans des immeubles Rue d’Argenteuil, à chaque étage, les  portes des gaines techniques ne ferment pas avec un « carré ». Même un enfant peut y entrer. À l’intérieur les fils du réseau téléphonique, du réseau tv et autres fils électriques débordent des armoires (quand il y en a), s’entremêlent et/ou traînent au sol, avec un risque de court-circuit ou de branchements intempestifs. Nous avions déjà signalé ces faits en avril 2025, il n’y a pas eu d’évolution.

-Dans les immeubles jouxtant la rue du Clos St Paul, ce sont les canalisations d’eau qui posent problème, puisque d’elles remontent des mauvaises odeurs.

-Il existe un problème récurrent avec CDC Habitat dont il est attendu pour la 3ème année des régularisations de charges, alors que celles-ci ont encore récemment augmenté.

Comment la ville peut-elle aider les co-propriétaires et locataires à se faire entendre auprès de CDC Habitat ?

2 – Restauration scolaire – Isabelle Volat

La ville a certaines années restreint l’accès aux cantines scolaires aux enfants dont les deux parents travaillent. Est-ce le cas cette année, particulièrement dans les écoles dont les effectifs sont en hausse par rapport à l’année scolaire précédente, comme à Raymond Logeais, Jules Ferry, Grusse Dagneaux, Jean Jaurès, Pauline Kergomard, dont le pourcentage de rationnaires dépassent les 80% voire les 90 % ? 

3 – Traversée voie ferrée – Stéphane Bauer

Des habitants se plaignent du manque d’information sur la possibilité d’obtenir un « pass » gratuit permettant d’emprunter le souterrain de la gare même sans titre de transport, étant donné l’absence de passerelle. Certains ne connaissaient pas son existence, d’autres ont été verbalisés par des agents SNCF sur le quai pour avoir emprunté le souterrain sans billet.

La ville peut-elle mieux communiquer, notamment par l’affichage d’informations des deux côtés de la gare, voire dans les halls d’immeubles des zones géographiques concernées par la diffusion du pass ?

4 – Passerelle – Stéphane Bauer

Nous souhaitons des informations sur l’avancée du dossier de reconstruction de la passerelle de la gare.

Quels sont les projets étudiés : souterrain, passerelle élargie associée avec une pente douce permettant d’y monter poussette et caddie ?

5 – Marché et avenant à la convention de délégation de service public avec la SOMAREP Stéphane Bauer

La convention de délégation de service public qui lie la ville avec la société SOMAREP, prévoit ( paragraphe 4.8 en page 9) que « le concessionnaire a pour obligation de garnir les emplacements dédiés au commerce à l’intérieur du marché, au minimum, à hauteur de 90% ».

Or, lors des derniers conseils municipaux, le maire a fait état d’un projet de regroupement des étals sous la partie gauche de la halle, pour installer sur la partie droite : un boulodrome (conseil de juin 2025) ; un espace restauration (conseil de septembre 2025). Depuis, selon les informations que l’on a collectées directement au marché, un billard est envisagé.  

Ces modifications sensibles de la disposition de l’intérieur de la halle, rendraient caduques les obligations de la SOMAREP prévues dans la convention.  Cela devrait en toute logique se traduire par un avenant à la convention avec la SOMAREP. On a compris que cet avenant est déjà intervenu après l’échange de courriers en LRAR, par cabinets d’avocats interposés, qui ont eu lieu entre la SOMAREP et la ville en avril/mai 2024, évoqués plusieurs fois en conseil municipal.

Qu’en est-il ?

Conseil de novembre

Un des derniers Conseils municipaux de cette mandature 2020-2026 ce jeudi 20 novembre 2025. Séance à partir de 20h30 en salle des mariages.

Parmi les principaux rapports, le débat sur les orientations budgétaires pour 2026.

La séance n’étant toujours pas retransmise en ligne, pour tout savoir sur les futurs investissements, travaux, équilibre budgétaire de la commune, sur nos critiques, remarques et propositions, il faudra vous déplacer ce jeudi, ou attendre la séance suivante du 18 décembre pour pouvoir lire le procès-verbal écrit, ou plutôt revenir bientôt sur notre blog pour y lire les principaux éléments !  

À suivre, nos questions orales au maire, traitées en fin de séance. 

Photo : la Marianne de la salle des mariages

Les collectivités asphyxiées

Je partage l’éditorial de l’Humanité de ce mardi 28 octobre 2055.

Les collectivités locales subissent depuis des années la baisse des dotations d’État et la disparition de la taxe d’habitation a contribué à réduire à néant leur autonomie financière. Avec de moins en moins de ressources, de quelles marges de manœuvre disposeront les communes ? Un sujet qui ne manquera pas de s’inviter dans les débats des élections municipales de mars 2026.  

Collectivités territoriales : étranglement budgétaire et asphyxie politique

2,2 milliards en 2025, 5,3 milliards en 2026 : tels sont les efforts budgétaires que l’État exige des collectivités territoriales. L’argument est simple, elles doivent aussi participer à « l’effort général ». Outre que « l’effort » demandé est loin d’être général et loin d’être équitablement réparti, il se trouve que ces chiffres sont faux.

Le Comité des finances locales, qui est loin d’être un nid de dangereux gauchistes irresponsables, a fait ses comptes. En 2025 ce sont plus de 8 milliards qui ont été ponctionnés dans les caisses des collectivités locales et, pour 2026, le chiffre grimpe en réalité à 10 milliards. À tel point que le CFL parle de « culture de la dissimulation » de la part des gouvernements Bayrou puis Lecornu.

Prises en étau entre injonction d’austérité et responsabilités accrues via les transferts de compétences, les collectivités territoriales subissent un étranglement budgétaire doublé d’une asphyxie politique. Depuis des années, et notamment avec la suppression de la taxe d’habitation, elles ont perdu une part majeure de leurs ressources fiscales.

La suppression des compensations promises pour équilibrer ces pertes les laisse le bec dans l’eau. Et quand elles ne sont pas purement et simplement supprimées, ces compensations sont conditionnées à des dépenses obligatoires liées à des objectifs nationaux.

Conséquence, les collectivités ont de moins en moins de latitude pour mettre en œuvre les orientations politiques sur lesquelles les majorités qui les dirigent ont été élues.

Étrangler économiquement les collectivités a des conséquences concrètes sur la vie des habitants en matière de services publics, de qualité de vie, de lutte contre le changement climatique.

Cela en a également en termes démocratiques. En limitant, faute de moyens, les choix politiques des exécutifs locaux, le macronisme entend ancrer l’idée selon laquelle, finalement, une seule politique est possible. Celle de cet « extrême centre » qui, comme le dit l’historien Pierre Serna, « a toujours eu une pente devant lui le menant vers l’extrême droite ».

Stéphane Sahuc, dans l’Humanité 

Une végétalisation synthétique

Je vais dire ici tout le mal que je pense de la « végétalisation » de la cour de l’école Jean Jaurès.

Je connais bien cette école pour y avoir travaillé pendant de longues années et je suis désolée de voir comment un aménagement qui aurait pu être bénéfique tant pour les élèves que pour la dé-bétonnisation des espaces, a été raté.

Un petit rappel historique tout d’abord. Ce n’est pas d’aujourd’hui que ce sujet nous préoccupe. Dès 2020, nous avions inclus dans notre projet municipal la nécessité de réaménager les cours de nos écoles. Régulièrement depuis, nous avons questionné le maire à ce sujet, inquiets de voir notre commune prendre beaucoup de retard. Longtemps, le maire nous a répondu que nos cours étaient suffisamment et correctement équipées. Ce que nous contestons totalement. 

La plupart de nos cours sont restées sur le modèle obsolète, tant pour la vie quotidienne des élèves que pour l’indispensable végétalisation, d’un espace bétonné, avec peu d’arbres, souvent situés en pourtour de cour, et pourvues quasi exclusivement d’un terrain de foot dans les élémentaires, les maternelles disposant pour leur part de davantage de jeux sur terrain souple synthétique.

Qu’a donc réalisé la ville dans la cour de Jean Jaurès, cour qui a longtemps été parmi les plus grandes du Val d’Oise, avant son rétrécissement lors de la construction des immeubles de la rue Berthie Albrecht ?

Cette cour fait 3500m2. L’aménagement ne concerne que 400m2 et a constitué en une dés-imperméabilisation de deux espaces de part de d’autre du portail principal, dorénavant recouverts de copeaux de bois et équipés de quelques (modestes) jeux en rondins de bois. Ils sont apparemment appréciés des enfants, ce dont nous n’avons jamais douté, car nous savons que tous ne jouent pas au foot ! Une pelouse artificielle de gazon prétendu « hybride », c’est-à-dire synthétique, a été implantée le long du préau, sans qu’on en comprenne bien l’utilité. Donner une vraie-fausse impression de verdure ? Les pieds des arbres quant à eux, sont entourés d’un revêtement synthétique, et là non plus, on ne perçoit pas bien l’intérêt. La majeure partie de la cour reste sans changement, c’est-à-dire goudronnée et majoritairement au soleil, les platanes étant situés sur son pourtour. 

Enfin, les grilles et trois des quatre portails ont été entièrement opacifiées, soit par la pose de plaques métalliques, soit tout récemment par la plantation de haies végétales. Il apparaît que c’est par souci d’assurer la sécurité des élèves que ces dispositifs occultants ont été installés. Outre que personnellement, je regrette fort de ne plus voir les élèves jouer en récréation, je m’interroge fortement sur la pertinence de clore la cour de façon opaque. Si cela empêchera bien quelques incidents avec par exemple les élèves du collège qui viennent parfois perturber les temps de récréation, c’est tout à fait contraire aux règles élémentaires de sécurité. Car chacun sait qu’il vaut mieux  voir à qui vous ouvrez la porte… Le même problème s’est d’ailleurs posé lorsque la ville a de façon inconséquente permis le « festonnage » des clôtures des maisons des quartiers pavillonnaires : une fois le cambrioleur entré dans la propriété, il peut tranquillement commettre son méfait, puisqu’il est invisible de la rue, ainsi que hors de la vue d’éventuels « voisins vigilants »…  Habitant à côté d’un terrain inhabité, je vois régulièrement les services de la ville venir dégager la végétation pour permettre une bonne vision sur la maison déserte. Donc, non, les grilles opaques de Jaurès n’assureront pas une meilleure sécurité des élèves. Par contre, elles seront bien chaudes en temps de canicule, ces temps qui deviendront de plus en plus intenses et fréquents.

Une belle occasion ratée pour cette « végétalisation » qui n’en est pas une.

D’autres villes ont des choix bien plus ambitieux en termes de dé-bétonnisation, de plantations, de véritables « ilots de fraîcheur », d’installations de jeux pour les enfants, favorisant ainsi un meilleur « climat » scolaire avec moins de disputes et davantage d’activités ludiques et/ou pédagogiques. Sans oublier que des cours réaménagées peuvent aussi, si on les ouvre le week-end, bénéficier à tous les Gratiennois, dans une ville où les espaces verts publics sont particulièrement peu nombreux… 

Je renvoie à l’exemple de la ville de Vauréal, dont les finances sont moindres que les nôtres, mais qui a choisi d’investir vraiment pour une réelle transformation des cours d’école :

https://vaureal.fr/ma-ville/grands-projets/vegetalisation-des-cours-decole-0

Comme souvent, tout est une question de volonté et de convictions…

À lire ou relire, quelques billets de blog sur les cours d’école.

https://isabellevolat.fr/2025/07/07/vegetaliser-les-cours-decole/

https://isabellevolat.fr/2022/09/14/a-la-recre-1/

https://isabellevolat.fr/2022/09/22/a-la-recre-2/

https://isabellevolat.fr/2022/09/30/rallumons-les-etoiles/

300 000 vols Paris-New York

À l’occasion du « Jour de la nuit », événement annuel de sensibilisation à la pollution lumineuse, je partage cet article du « Huffpost » qui alerte sur la nocivité de l‘éclairage nocturne. À Saint Gratien, nous avons suggéré à la ville depuis des années d’engager une réflexion autour de cette question. Non seulement l’éclairage public est un poste de dépense important pour les finances de la commune, non seulement on sait que cela constitue une nuisance pour la nature, non seulement cela nous rend les étoiles invisibles,  mais on s’aperçoit aussi que la santé humaine s’en ressent… le tout pour une illusion de « sécurité ». En effet, les villes, nombreuses, qui ont choisi d’éteindre tout ou partie de leurs lampadaires, tout ou partie de la nuit, n’ont pas constaté une augmentation des délits, agressions, vols… voire même c’est l’inverse, car les délinquants aussi ont besoin de voir pour commettre leurs méfaits ! On lira aussi ci-dessous que les Led ne résolvent pas le problème. 

Les photos qui accompagnent l’article ci-dessous ont été prises à Saint Gratien, après 23 heures.    

La pollution lumineuse ne gêne pas juste l’observation des étoiles, elle nuit à la santé et décime les insectes

La généralisation de l’éclairage artificiel affecte la faune, la flore et même la santé humaine, interpellent les associations de défense de l’environnement.

La pollution lumineuse ne gêne pas juste l’observation des étoiles, elle nuit à la santé et décime les insectes.

Pas besoin d’être une étoile pour subir la pollution lumineuse. Alors que l’éclairage nocturne de l’espace public s’est généralisé, les associations de défense de l’environnement tirent la sonnette d’alarme. Si elle a pour conséquence connue d’empêcher l’observation des étoiles, l’omniprésence des lumières artificielles a aussi conséquences sur la faune, la flore et la santé humaine.

Le phénomène est massif : 72 % du territoire hexagonal est concerné « à un niveau élevé de pollution lumineuse », selon le Commissariat général au développement durable. Pour sensibiliser le public sur ce problème trop peu connu, des évènements sont prévus partout en France ce samedi 11 octobre pour le « Jour de la Nuit », organisé par l’association Agir pour l’environnement (APE).

Son directeur général Stéphen Kerckhove souligne les effets délétères et l’ampleur de la pollution lumineuse. « On a réussi le tour de force de gommer la nuit, déplore-t-il auprès du HuffPost. Il n’y a peut-être pas de “jour permanent”, mais il n’y a plus d’opacité complète. » Des lois existent pour réglementer les lumières artificielles, notamment dans les vitrines des commerces, mais elles ne sont pas toujours respectées.

La lumière, un perturbateur endocrinien ?

Le bilan n’est pas plus reluisant pour la santé humaine. Dans un rapport mis en ligne en juillet 2021, l’Académie nationale de médecine (ANM) préconisait carrément l’inscription de la lumière comme « perturbateur endocrinien ». L’organisation alertait sur l’ « effet délétère » de la « lumière artificielle la nuit » (LAN) sur l’horloge interne et la production de certaines hormones comme la mélatonine, dont la sécrétion dépend de l’exposition à la lumière.

Sa réduction cause un « sommeil de moins bonne qualité et moins reposant », explique Stéphen Kerckhove d’Agir pour l’environnement. De son côté, l’ANM relève que cette « inhibition de la mélatonine » peut avoir des conséquences plus graves : l’ » incidence de cancer du sein 50 à 200 % plus élevée chez les infirmières exposées à la LAN » peut s’expliquer par « la privation de sommeil », mais aussi la réduction de cette « hormone du sommeil ».

L’ANM met aussi en cause la lumière artificielle qu’on retrouve notamment dans l’éclairage LED, qu’elle décrit comme un « polluant délétère pour la rétine ». Cette « photo-toxicité » perturbe « gravement » le métabolisme de certaines cellules de l’œil, censées se régénérer la nuit dans l’obscurité, et constitue un « facteur majeur pour les maladies dégénératives de la rétine ».

Un lampadaire tue 150 insectes par nuit d’été

Au-delà de l’impact sur la santé humaine, la liste des victimes de la pollution lumineuse est longue, appelle l’Office Français de la Biodiversité (OFB). La lumière artificielle attire et maintient les « animaux diurnes » éveillés, tandis que « les animaux nocturnes fuient les zones éclairées ou au contraire s’y agglomèrent ». Les premiers à en pâtir sont les insectes ; on évalue à 150 le nombre d’entre eux qui meurent chaque nuit par lampadaire et par nuit d’été « soit 1 milliard d’insectes par an en France », rapporte l’OFB dans un autre rapport.

« Les insectes s’épuisent en tournant autour de la source lumineuse, explique Jules Boisseau, coordinateur de France Nature Environnement (FNE) en Nouvelle-Aquitaine, qui donne comme exemple le Jardin des plantes de Poitiers. À l’occasion d’un inventaire pour la recherche de papillons de nuit, l’association Vienne Nature a constaté qu’il y avait anormalement peu d’insectes. Ils sont attirés par les lampadaires du parking d’en face et ils y restent, complètement désorientés. »

La lumière artificielle nuit également au reste de la faune. En décimant les insectes, elle impacte la chaîne alimentaire de certaines espèces comme la chauve-souris. Cette dernière, comme beaucoup d’autres animaux, peut aussi être désorientée par la lumière. C’est ce que constate Françoise Jouve, à la tête de l’association Nonette Nature dans l’Oise.

Interrogée par Le HuffPost, elle constate dans son département les effets de la pollution lumineuse sur les animaux volants. « Par endroits, il n’y a pas un rapace, un hibou ou une chauve-souris », insiste-t-elle, dénonçant l’impact de certains lampadaires et spots qui éclairent le ciel et gênent au passage « les oiseaux migrateurs qui voyagent de nuit ».

Le « parent pauvre » des mobilisations sur l’environnement

Les effets se font sentir dans les airs, mais aussi dans l’eau, puisque les poissons et même les huîtres sont concernés, d’après une étude de l’Université de Bordeaux qui constate une perturbation de la croissance des coquillages, ou de leur rythme d’ouverture. La flore n’est pas en reste : la pollinisation diminue puisque les insectes sont perturbés et les « cycles biologiques » des plantes (dont la floraison) peuvent être impactés, souligne l’OFB.

Malgré ses effets désastreux, « la pollution lumineuse reste un peu le parent pauvre des mobilisations citoyennes sur l’environnement », estime Stéphen Kerckhove qui donne plusieurs explications. « L’environnement nocturne reste dans l’ombre, sans mauvais jeu de mots » puisque ses espèces et ses enjeux sont peu connus du public, affirme-t-il, estimant que des initiatives comme le « Jour de la Nuit » permettent d’inviter le grand public à s’intéresser à la biodiversité nocturne ou à s’émerveiller devant le « spectacle » du ciel étoilé.

De son côté, France Nature Environnement organise des équipes de « sentinelles de la Nuit » bénévoles pour repérer les sources de pollution lumineuse et interpeller les acteurs concernés. L’enjeu est aussi énergétique et économique, fait valoir Perrine Dereux, coordinatrice de l’association dans les Hauts-de-France. Elle s’alarme du « gaspillage considérable » que représentent les « éclairages souvent inutiles, à des horaires inadaptés et avec des sources parfois trop puissantes ».

D’après les chiffres de l’Ademe repris en 2021 par le ministère de la Transition écologique, « l’éclairage public correspond à 41 % de consommation d’électricité des communes et émet annuellement 670 000 tonnes de CO2 », soit l’équivalent de plus de 300 000 vols Paris-New York.

Aller plus loin : https://jourdelanuit.fr/

 

Au Conseil de septembre… (4)

Les principaux échanges de la séance du 25 septembre 2025 du Conseil municipal de Saint Gratien

Le Conseil prend ensuite acte du rapport d’activité 2024 du délégataire Decaux sur l’exploitation du mobilier urbain. Un contrat qui comporte une redevance de quasi 57 000€ pour la ville. Nous faisons remarquer que le nettoyage du mobilier d’affichage libre n’est jamais effectué. Personne ne peut nous indiquer si cela est compris dans le contrat ou à la charge de la ville. Nous nous étonnons de la disparition d’un panneau d’affichage libre et associatif. Le maire nous dit alors tout le mal qu’il pense de ce mode d’expression, auquel nous sommes pour notre part, attachés, ainsi d’ailleurs que l’équipe municipale, dès que se profile une élection.

Le rapport suivant est encore la présentation d’un rapport  d’activité 2024. C’est celui du délégataire Mandon-Somarep, sur la gestion du marché municipal.

Chaque année nous prenons acte… du lent dépérissement du marché. Il y a stabilisation du nombre d’abonnés, nous disait la ville en 2023… Hélas ! En 2024, le marché perd encore un commerçant. Ces dimanches de septembre, on tombait à 11 commerçants présents. Mais la ville se contente de percevoir une redevance toujours confortable, et même de plus en plus élevée,  alors que les comptes de Mandon (à prendre avec les précautions qu’on sait…) annoncent une perte toujours plus importante : -99 000€.

Nous demandons comment est calculée cette redevance, sans avoir de réponse.

Les « animations » évoquées par le concessionnaire restent confidentielles voire quasi inexistantes comme en 2023 et n’influent pas sur la fréquentation du marché. Aucun projet annoncé ne s’est concrétisé, tel le regroupement des commerçants, l’habillage des allées vides, le restaurant annoncé sous la halle, ou le remplacement du petit producteur local ayant quitté le marché.

Seul point positif en 2024, l’essor de la buvette avec une petite restauration.

Nous rappelons les propositions faites toutes ces dernières années.  

Pourquoi ne pas organiser des animations municipales, même si nous savons bien que cela ne suffirait pas à relancer l’activité, cela pourrait aider : permanences des élus, prestations d’associations ? La recherche de producteurs locaux, bio est aussi indispensable pour attirer de nouveaux clients. Réserver le parking aux clients du marché le dimanche matin, favoriser le stationnement des vélos sont aussi des pistes. Car des marchés voisins fonctionnent bien y compris le dimanche, c’est donc possible ! Le marché vit à Ermont, Eaubonne, Argenteuil, Enghien !

La ville prélève environ 50K€ selon les années, 48 000€ exactement en 2024, au titre de la redevance versée par Mandon. Ne pourrait-elle pas en reverser une partie pour aider à l’activité commerciale de cet endroit qui est tout de même, aussi, un lieu convivial de lien social ? Le marché est cher, nous dit-on. Certes ! Les halles de l’Aveyron aussi, la Vie claire aussi, Carrefour aussi… Le problème est plutôt dans les salaires insuffisants. Le marché est cher ? D’autant plus que le concessionnaire ne modère pas les droits de place, et que la ville se sert au passage. Autant qui est prélevé, sans retour commercial, sur les commerçants. Nous nous félicitons des mesures que prend la ville pour aider les commerçants sédentaires du centre-ville, comme la modération des loyers, voire des exonérations, l’organisation d’une journée d’animation… Mais il est dommage que les commerçants du marché ne bénéficient pas de la même bienveillance municipale ! Dernier point mais pas le moindre : ne figure pas dans ce rapport d’activité 2024 la lettre recommandée envoyée par Mandon à la ville pour lui indiquer qu’il mettait fin au contrat. Une occasion en or pour prendre acte, et se débarrasser d’un concessionnaire incapable de relancer l’activité du marché, en lui faisant supporter les pénalités. Le maire nie que cette possibilité ait existé.

Nous ne nions pas le problème économique qui rend difficile la vie de notre marché. Mais il y a aussi une volonté politique de l’équipe municipale qui fait défaut, et ne voit dans le marché qu’une concession qui doit rapporter à la ville. Ça ne fonctionne pas, et c’est cela qui nous interroge.  

À suivre…   

Au Conseil de septembre… (3)

Les principaux échanges de la séance du 25 septembre 2025 du Conseil municipal de Saint Gratien

Le dossier suivant donne lieu à un long débat puisqu’il s’agit du rapport d’activité 2024 du délégataire Effia sur le stationnement payant au parking P1 du Forum et sur la voirie du centre-ville, dont le Conseil doit prendre acte. Pour rappel, la ville a délégué à la société Effia la gestion du stationnement payant pour 10 ans. Effia encaisse les recettes et doit en contrepartie, assurer certains travaux et verser une redevance à la ville.

Voici l’essentiel de nos interventions.

Le rapport d’activité fourni par Effia est touffu, mais aussi confus. Il a donné lieu déjà à des échanges fournis lors de la commission espace public, commission qui n’a pas pu répondre à nos interrogations.

En septembre 2024, nous avions déjà fait remarquer que le rapport était difficilement compréhensible car des informations manquaient, notamment sur le « droit d’entrée » qui n’était pas spécifié. Il apparait cette année à hauteur de 27 000€, mais nous ne savons rien de son mode de calcul, ni s’il est perçu par la ville.

Le calcul de la redevance versé à la ville par Effia reste obscur.

La redevance du P1 est calculée sur le surplus entre les recettes et les seuils déterminés dans le contrat et non pas sur « la tranche », comme l’indique le rapport. La redevance sur la voirie elle, est bien calculée sur les écarts entre les tranches. Ces discussions peuvent paraître techniques et sans intérêt, mais nous aimerions comprendre le mécanisme. En tout cas, nous constatons que si la redevance 2023 était de 19 000€, elle s’élève à seulement 14 500€ pour 2024… En effet, la fréquentation est en baisse de -12% par rapport sur 2023 au P1. Il y a beaucoup d’entrées non payantes car inférieures à 30 minutes et ce n’est pas très étonnant au vu des difficultés de pouvoir d’achat de nombre de Français.. mais par contre il y a davantage d’abonnés. Le nombre abonnés est autour de 150. Or il y a 194 places au total. Le P1 va-t-il devenir un parking réservé aux abonnés et donc de moins en moins un parking public?

Voici notre appréciation générale sur cette délégation à Effia et les données pour 2024 ?

Le bénéfice réalisé par Effia est négatif de 800€. La redevance de la ville, en baisse, est d’un montant modeste : 14 500€ pour 734 places, ce qui représente moins de 20€ annuels par place.

Si l’exploitation de ces 734 places rapporte peu à la ville, elle coûte beaucoup aux Gratiennois : 209 000€. Autant qu’ils n’ont pas dépensé en 2024 dans les commerces de la ville.

Le maire nous dit que le but n’est pas de faire de l’argent mais de favoriser le commerce tout en évitant les coûts d’entretien et de travaux du P1.

Mais, alors que le rapport Effia spécifie qu’il n’a pas effectué de travaux en 2024, l’état du P1 était cette année-là problématique :  sale, avec les joints éclatés, la peinture écaillée, des portes cassées, des trous sans potelets dans le revêtement comme nous l’avions souligné. (NB : nous ferons l’état des lieux pour 2025 en temps et en heure, mais les travaux de peinture effectués cet été ne sont que cache-misère.) Les seuls travaux réalisés en 2024 portent essentiellement sur des dispositifs destinés à faire payer l’usager. C’est le serpent qui se mord la queue !

Les travaux prévus par le contrat à la charge de Effia sont de 476 000€ sur 10 ans, donc même pas 50 000€ par an, et ce sont principalement des travaux ou installation d’équipements liés au paiement du stationnement.

Or il est possible de faire autrement, comme d’autres villes qui choisissent la zone bleue réglementée et économisent donc tous ces travaux qui servent à faire payer l’usager, bornes, système de paiement, maison du stationnement, E-boutique..  Moins de dépenses et un stationnement néanmoins réglementé. Ça marche avec une zone bleue à Eaubonne et Sannois, par exemple.

Le maire fait état de réflexions sur des travaux d’étanchéité qui sont indispensables et complexes car ils concernent la copropriété du Forum. Il réfute les inquiétudes concernant le nombre d’abonnés, pour l’instant le parking n’est jamais complètement plein, et ne répond à aucune autre de nos questions.

Les photos de cet article ont été prises en 2024 au parking P1.

À suivre…