Stop Galère, on continue !

250 élu·e·s d’Île-de-France viennent d’adresser un courrier à Élisabeth Borne pour demander l’arrêt du processus de privatisation des services publics de transport, notamment des lignes de bus actuellement exploitées par la RATP.

IDF Mobilités a fait le choix de retenir les offres « moins disantes » en matière de prix. Dégradation des conditions de travail, pertes de salaire, réduction du nombre d’emplois, modification des contrats de travail, licenciements sans indemnités en cas de refus : c’est ce qui attend les personnels, et explique en partie la pénurie de conducteurs que l’on constate aujourd’hui. Cela aura bien évidemment des conséquences immédiates sur la qualité de l’offre de transport. Cette mise en concurrence affectera gravement la qualité de service et la sécurité des usagers, il faut la stopper !

Le courrier détaillé est à lire ci-dessous et il est édifiant.

Parmi les 250 premiers signataires :  Anne Hidalgo, maire de Paris ; Stéphane Troussel, Président du Département de Seine-Saint-Denis ; Céline Malaisé, Conseillère régionale, Présidente de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne ; Clémentine Autain, députée ; Jacques Baudrier, Conseiller de Paris ; Éliane Assassi, sénatrice…

Vous pouvez toujours signer ici la pétition demandant des transports publics de qualité, car la galère quotidienne continue, notamment cette semaine sur la ligne du RER C…

 

 

Le sourire de l’abbé Pierre

Le maire nous cite l’abbé Pierre dans sa carte de vœux 2023.

« Un sourire coûte moins cher que l’électricité, mais donne autant de lumière ».

Ce qui laisserait croire qu’on pourrait lutter contre la misère avec peu de moyens,  juste avec de la gentillesse…

On n’ira pas jusqu’à penser que c’est pour cela que la subvention gratiennoise du CCAS n’a pas évolué depuis tant d’années… Quelques sourires suffiraient-ils à l’action sociale ?

Mais au fait, qui était l’abbé Pierre ? Un homme qui disait aussi : « La politique, au fond, consiste à savoir à qui tu prends l’argent pour le redistribuer à qui… »

Une phrase plus audacieuse que la précédente !

À Grenoble, en 1942, il commence par cacher chez lui des juifs traqués, puis se forme à la confection de faux papiers. Avec un ami guide, il crée une filière de passage en Suisse par les glaciers de la vallée de Chamonix.

Il crée un maquis dans le massif de la Chartreuse, qui passe ensuite dans le Vercors.

Arrêté par la police, puis par la Gestapo, il s’évade.

Il reçoit la mission de rejoindre la résistance à Paris, puis de créer un réseau de passage dans les Pyrénées. Arrêté de nouveau, il s’évade, passe à pied en Espagne.

Dénoncé par des moines espagnols, il est fait prisonnier de la police franquiste, qui sentant la victoire alliée possible, décide de le remettre à l’évêque de Vitoria.

Il passe clandestinement la frontière espagnole pour rejoindre Gibraltar, où personne ne veut l’aider. Il soudoie un pilote américain qui lui indique comment se cacher dans un sac postal de l’aéropostale américaine.

Il est arrêté par la police militaire américaine à Alger, et enfin libéré par les autorités françaises.

Il veut s’engager pour le débarquement de Provence, mais est recalé pour raison de santé.

Il finira la guerre comme aumônier de la marine nationale sur le Jean Bart.

Député de la Constituante, puis réélu à Nancy, il est secrétaire de la commission de la défense de l’Assemblée nationale. Il démissionne du MRP. Il dénonce publiquement ce parti qui  » ne peut pas être uniquement celui de ceux qui vont à la messe« , suite à la mort en 1951 du syndicaliste CGT, Édouard Mazé, tué par la police d’une balle dans la tête, lors d’une manifestation syndicale.

Il crée le parti de la gauche indépendante.

L’homme politique qu’il admire le plus est Pierre Mendès France.

Ses meilleurs amis sont des théologiens et des députés communistes…

Ses pires ennemis sont l’extrême-droite, en général, et en France la famille Le Pen.

En dehors de la création du mouvement Emmaüs, il participe et appelle aux occupations illégales de logements vides, et construit des habitations sans permis, invitant le ministre du logement à leur inauguration…

Il se battra contre la criminalisation des migrants.

Une de ses dernières apparitions publiques, en fauteuil roulant, sera d’aller surveiller à l’Assemblée que le RPR ne fasse pas voter une loi anti squatteurs.

Enfin il dénonça sans relâche, la tentation de certains partis de droite, tentés par une alliance avec le Front national…

L’abbé Pierre ne faisait donc pas que sourire…

Merci à Gérard T. pour ces éléments biographiques !

L’état préoccupant des toilettes scolaires

Ayant beaucoup fréquenté les établissements scolaires, je sais que que le sujet des toilettes y est très souvent problématique. Y compris dans notre belle commune de Saint Gratien…  Aussi, cet article de Jean Damien Lesay, paru sur « Localtis », le quotidien d’information en ligne des collectivités locales, a attiré mon attention.. C’est à lire ci-dessous.

Toilettes scolaires : une enquête pose un diagnostic préoccupant

Une enquête de la Fédération nationale des délégués départementaux de l’Éducation nationale met en lumière les carences des toilettes dans les écoles maternelles et élémentaires. Le manque d’intimité et le nettoyage sont les principaux points noirs.

« Il faut briser l’omerta ! » C’est le cri d’alarme lancé par la Fédération nationale des délégués départementaux de l’Éducation nationale (FNDDEN) à propos des toilettes scolaires. En avril 2022, cette association qui regroupe 16.000 bénévoles, chargés par l’inspecteur d’académie de visiter les écoles et d’informer sur leur état, estimait qu’en la matière il existait « un manque criant d’équipements » et que « les toilettes [n’étaient] pas toujours dans un bon état de fonctionnement ». Pour établir un diagnostic précis de la situation, la FNDDEN a mené une enquête à laquelle 4.149 écoles maternelles et élémentaires ont répondu et dont les résultats viennent d’être publiés.

En ce qui concerne les écoles maternelles, l’enquête affirme tout d’abord que « le nombre de toilettes comme le nombre de points d’eau équipés semblent globalement suffisant ». Par ailleurs, si les blocs sanitaires sont facilement accessibles, elle constate que « pas ou très peu de cabines sont adaptées au handicap moteur alors que c’est une obligation légale ».

Un seul nettoyage par jour

Toujours en maternelle, l’aspect des toilettes est globalement jugé « accueillant, propre et suffisamment éclairé ». En revanche, le système d’assainissement « est souvent défaillant [et] engendre des émanations d’odeurs désagréables qui génèrent une non-utilisation des lieux par bon nombre d’enfants ». Autre manque relevé par l’enquête : l’absence de cabines basses ou des cloisons latérales parfois absentes entre les urinoirs, ce qui fait dire à la FNDDEN que « l’intimité n’est donc pas toujours respectée ». En outre, l’association note « l’absence de tailles différentes pour les urinoirs et un nombre insuffisant de lavabos le plus souvent non pourvus d’eau chaude ». En revanche, « les consommables sont présents ainsi que des poubelles et meubles de rangement pour rechange ».

Le principal problème mis en lumière en maternelle est le nettoyage : « Il n’est pratiqué qu’une seule fois par jour dans la majorité des écoles. » Et la FNDDEN de déplorer que « si le périscolaire ou autre(s) organisme(s) utilisent les lieux, aucun nettoyage n’est vraiment prévu après leur passage dans les blocs ».

L’enquête réalise par ailleurs un focus sur les Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) qui, dans l’éducation à l’hygiène, ont « un rôle avéré et incontestable ». Or ces personnels apparaissent en « relatif déficit », puisque dans 54,28% des écoles visées par l’enquête on dénombre moins de un Atsem par classe, ce qui ne permettrait pas de faire progresser les enfants vers l' »autonomie dans le respect de son intimité ».

Inertie des pouvoirs municipaux

Sur les sanitaires des écoles élémentaires, si l’enquête avance que « la localisation et l’accessibilité des sanitaires sont considérées correctes », elle déplore le « manque d’intimité, de consommables, de poubelles dans les cabines notamment chez les filles, [et des] toilettes aux normes ‘handicap’ insuffisantes surtout chez les filles ». Le nombre de points d’eau chaude et froide est par ailleurs jugé « nettement insuffisant en période épidémique ».

Alors que 70% des utilisateurs estiment les sanitaires « propres », ici encore surgit le problème « récurrent et persistant » des émanations d’odeurs incommodantes qui « met en relief l’inertie des pouvoirs municipaux à régler la situation et leur manque de respect en direction des usagers de l’école et en premier lieu les enfants ».

Enfin, on apprend que 7 à 8% des adultes utilisent les toilettes des élèves, « ce qui reste anormal et objet d’interrogations », pointe l’enquête. Toutefois, celle-ci ne relève pas de « remontées significatives concernant l’insécurité ressentie dans ces lieux » mais note que « selon l’appréciation des adultes, la surveillance de l’extérieur n’est pas aisée et semble nettement insuffisante ».

Plus généralement, les enquêteurs se disent « étonnés que le sujet des sanitaires ne soit pas abordé dans 100% des conseils d’école », alors que, selon eux, le sujet devrait pouvoir y être débattu en présence d’élus municipaux. Cette absence de dialogue a d’ailleurs une conséquence directe : « Dans la majorité des cas, aucuns travaux ne sont prévus pour améliorer les lieux. D’ailleurs, pas ou très peu de budget spécifique existe pour faire face aux problèmes de rénovation des sanitaires. »

8 enfants sur 10 se retiennent d’aller aux toilettes

Après le diagnostic,  la FNDDEN propose une « remédiation sur trois axes« . Selon elle, il convient tout d’abord d’agir sur la conception, la réhabilitation et l’équipement des toilettes. Elle préconise par exemple un nettoyage après chaque récréation. Le deuxième axe porte sur la surveillance. Sur ce point, l’association estime que « cet espace doit assurer un maximum d’intimité et de confort aux enfants, ces derniers craignant d’être vus aux toilettes. Des vitres et portes vitrées, judicieusement disposées, doivent permettre une surveillance effective mais discrète pour prévenir et interdire jeux et harcèlement ». Enfin, le troisième axe vise à éduquer à la santé et plus particulièrement à l’hygiène. Parmi les douze points d’amélioration, la FNDDEN n’oublie pas les finances publiques, puisqu’elle préconise d' »évaluer les coûts [des aménagements] pour la commune ».

L’enquête de la FNDDEN met bien évidemment l’hygiène au centre du débat. Mais la question est en réalité bien plus vaste. « La fréquentation des sanitaires scolaires participe à la satisfaction des besoins fondamentaux des élèves dont le non-assouvissement entraîne des répercussions sur les fonctions supérieures et donc sur les apprentissages, conclut l’étude. Il apparaît que huit enfants sur dix se retiennent d’aller aux toilettes à l’école ce qui entraîne des troubles physiques (fuites et infections urinaires, maux de ventre, constipation, etc.) et un manque de concentration au travail. » Autrement dit, améliorer l’hygiène des toilettes scolaires, c’est aussi faire un pas en faveur de l’égalité des chances à l’école…

Pour aller plus loin, le rapport complet des DDEN

À Saint Gratien, qu’est-ce qu’on attend ?

Il semblerait que l’idée de l’extinction de l’éclairage public progresse en cette période de forte augmentation des prix de l’énergie. Voilà que des villes de notre communauté d’agglomération s’engagent dans cette pratique !

Le Conseil communautaire a voté à l’unanimité le 14 décembre cette décision dans les sept communes suivantes : Attainville, Bouffémont, Domont, Ézanville, Moisselles, Piscop et Saint-Brice-sous-Forêt. À l’unanimité, donc le maire de Saint Gratien a approuvé cette mesure, qu’il nous affirme pourtant comme propice à la montée de la délinquance…

Voici comment quatre communes présentent l’extinction de l’éclairage public une partie de la nuit à leurs habitants.

À Bouffémont…

Diminution de l’éclairage public sur le territoire intercommunal

En concertation avec les communes voisines, l’éclairage public sera éteint de 00h30 à 05h00, du 1er décembre 2022 au 30 avril 2023.  

Cette mesure, déployée sur le territoire intercommunal permettra une réduction immédiate et significative des consommations électriques, comprise entre 30 % et 40 %. Selon les études sur la sécurité, l’extinction de nuit n’engendre pas d’augmentation des cambriolages, agressions ou accidents de la route : 80 % des faits (cambriolages, vols de véhicules…) ont lieu en journée. Il est aussi prouvé qu’une voie non éclairée favorise un ralentissement naturel des véhicules ainsi qu’une meilleure visibilité. La vidéosurveillance continuera de fonctionner normalement.

Cette mesure a aussi, ne l’oublions pas, des vertus pour la santé humaine, le sommeil et la biodiversité.

À Domont…

Éclairage public : une expérimentation pour plus de sobriété

À partir du 1er  janvier prochain, plusieurs quartiers de Domont verront leur éclairage public coupé entre 0 h 30 et 5 h. Une expérimentation, lancée jusqu’au 15 mars, qui vise à mesurer les économies d’énergie réalisées et l’impact pour la population.

À l’heure de l’explosion du coût des énergies et d’une prise de conscience croissante de l’impact environnemental des activités humaines, pas de place pour l’inaction. Dans le sillon de la Communauté d’Agglomération Plaine Vallée (CAPV), Domont s’apprête à tester une coupure partielle de l’éclairage public municipal à compter du 1er janvier 2023. L’intercommunalité a, en effet, proposé à ses villes membres de lancer une expérimentation permettant d’aller vers davantage de sobriété énergétique en coupant les lampadaires sur une plage horaire donnée de la nuit, dans des zones peu fréquentées des habitants. Certaines rues de Domont ne seront ainsi pas éclairées entre 0 h 30 et 5 h jusqu’au 15 mars. Les panneaux numériques de la ville seront également éteints aux mêmes horaires. Un nouveau pas vers une lumière plus verte, puisque Domont est, rappelons-le, équipée de lampadaires à LED, bien plus sobres que les anciennes ampoules et bien plus résistants dans le temps.

Les grands axes éclairés

Pas question, cependant, de plonger l’intégralité du territoire dans le noir. « Nous avons veillé à exclure de cette expérimentation l’ensemble des grands axes de circulation de la commune afin de garantir une sécurité optimale des usagers », insiste le maire Frédéric Bourdin. Cette mesure temporaire permettra d’évaluer l’impact environnemental et financier engendré, en perturbant le moins possible le confort des Domontois, qui pour l’écrasante majorité ne devrait même pas se rendre compte de l’absence de lumière. En mars, la municipalité décidera de pérenniser ou non ces coupures.

À Moisselles…

Extinction éclairage public

 Comme vous en avez sans doute entendu parler, beaucoup de communes ont déjà sauté le pas et ont décidé de couper l’éclairage public la nuit, afin d’être dans une démarche de sobriété énergétique et de maîtriser les dépenses face au coût croissant de l’énergie. En règle générale ce sont les communes qui maîtrisent cet équipement public.

Dans notre cas, c’est l’Agglomération Plaine Vallée qui en a la charge. En effet, alors que nous étions regroupés en 6 communes (Bouffémont, Domont, Ézanville, Piscop, Moisselles et Saint-Brice-sous-Forêt), ce choix a été fait pour mutualiser les moyens.
C’est pour cette raison que la prise de décision a un peu tardé. Après s’être entendus avec les communes voisines, la décision est maintenant arrêtée pour une extinction au 1er décembre 2022, laissant ainsi le temps à l’entreprise en charge de cet équipement d’intervenir sur les armoires et horloges astronomiques de toutes les villes. Cette extinction se fera de 0h30 à 5h00 du matin et sera expérimentale jusqu’au 30 avril 2023.

À Attainville…

Dans cette période d’explosion des coûts de l’électricité la commune d’Attainville s’est associée avec les communes de Bouffémont, Domont, Ezanville, Moisselles, Piscop et Saint-Brice-sous-Forêt, partenaire dans le PPP (Partenariat Public Privé) de l’ancienne CCOPF, pour s’engager dans un plan de « sobriété énergétique ».
Le parc de l’éclairage public comprend 7 286 points lumineux dont 30% seulement équipés en LED. Le coût de l’électricité lié au PPP en 2022 sera au moins supérieur à 25% par rapport à celui de 2021 à consommation constante, soit un surcoût de 78 000 €.
Les sept communes concernées se sont mises d’accord pour un projet d’extinction nocturne de l’éclairage public sur le créneau horaire de 0h30 à 5h du matin. Cette solution permet une réduction immédiate et significative des consommations électriques entre 30 et 40% et par conséquence des émissions de gaz à effet de serre.
Une réflexion est toujours en cours pour certaines grandes communes qui souhaiteraient que des zones sensibles puissent rester allumées toute la nuit, en fonction des moyens techniques possibles.

L’extinction pour Attainville a été programmée le 1er Décembre 2022 pour une première période d’essais allant jusqu’au mois d’avril 2023. Le réglage de toutes les horloges devant être modifié, une journée a été nécessaire pour la programmation des dix armoires de la commune.

Et à Saint Gratien, qu’attend-on pour expérimenter cette mesure, source non négligeable d’économies, estimées par nos soins à 77 500€, pour une extinction entre 1h et 5 h, aux tarifs 2022 de l’électricité ?  Sans oublier l’intérêt écologique de moins d’émissions, de protection de la biodiversité.. ni celui d’un meilleur sommeil humain !  

 

Des transports collectifs de qualité

Tout le monde est d’accord sur le constat : les transports collectifs en Île-de-France connaissent une dégradation sans précédent. Pas un jour sans panne, dysfonctionnements divers, trains supprimés, bus en retard, métros bondés… Le quotidien des Francilien·nes qui les utilisent chaque jour pour aller travailler, se soigner, étudier, ou pour leurs loisirs, est devenu une vraie « galère ».

Nous l’avons encore constaté cette semaine, lorsque nous sommes allé·e·s à la gare RER pour faire signer la pétition « Stop Galère », campagne initiée par le groupe des élu·e·s communistes au Conseil régional, puis partagée à présent par l’ensemble de la gauche régionale. Trois trains supprimés en une heure de temps ! Et donc des rames qui arrivent bondées… et en retard ! 

Aussi, nous avons jugé indispensable de proposer au Conseil municipal de ce 15 décembre 2022, de se prononcer sur la question et d’interpeller notamment IDF Mobilités, organisateur des transports dans la Région. 

Le maire mettra-t-il notre texte, déposé conjointement avec le groupe socialiste, au débat puis aux voix ? Notre dossier comporte un autre texte de motion, présenté par la majorité.

Débat sur les deux textes, synthèse, ou passage en force du texte de la majorité ? Réponse ce soir en salle des mariages, et bientôt sur ce blog ! 

Le texte ci-dessous est proposé au vote du Conseil par les deux groupes « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » et « Saint Gratien Cap 20-26 ». 

Vœu du conseil municipal de Saint Gratien

Dans notre région, la dégradation des transports en commun a des répercussions très négatives sur la vie quotidienne des Franciliens et Franciliennes.

Les Gratiennois et Gratiennoises souffrent de dysfonctionnements à répétition, tant sur la ligne du RER C que sur les lignes H et J et sur les différentes lignes de bus : temps d’attente insupportables, transports bondés suite à une fréquence insuffisante, trains ou bus supprimés faute de conducteurs ou de pannes, absence de trains en soirée et le week-end. À Saint Gratien, les guichets des gares sont très souvent fermés, ni les toilettes ni le parking à vélos de la gare RER ne sont en fonctionnement, le manque de présence humaine empêche l’utilisation de la rampe pour l’accès aux rames de personnes en situation de handicap.

La réduction de l’offre de transport sur 165 lignes de bus RATP, les RER C, D, E, les Transiliens H, N, U, 6 lignes de tramways et 13 lignes de métro est dénoncée par les associations d’usagers. Cette baisse de l’offre prévue jusqu’en mars 2023 pour les métros et partout ailleurs jusqu’à fin 2023, accentue la détérioration des conditions de transport.

Déjà très touchés par les différentes crises sanitaires, sociales et économiques, les usagers ne doivent pas supporter une hausse importante des tarifs des transports, tout en subissant une détérioration importante de leurs conditions de transport.

Considérant que ces conditions de transport sont inacceptables pour les usagers, et que les transports collectifs ont une place essentielle dans la lutte contre le dérèglement climatique,

Considérant que les transports collectifs sont indispensables aux Franciliens et Franciliennes et doivent leur permettre de se déplacer dans de bonnes conditions pour travailler, se soigner, étudier, accéder aux loisirs,

Le Conseil municipal de Saint Gratien s’adresse à IDF-Mobilités, organisateur des transports franciliens et appelle :

-au rétablissement de l’intégralité de l’offre de tous les transports collectifs

-au gel des différents tarifs et du pass Navigo

-à la recherche d’autres financements pour le budget d’IDFM : hausse du versement mobilité des entreprises dans un périmètre défini, création d’une écocontribution poids lourds, baisse de la TVA par exemple

-à l’abandon de la mise en concurrence du réseau de transports

-à la revalorisation salariale et à un plan de recrutement de conducteurs et conductrices de trains, RER et de bus sous contrat public

-à l’augmentation des investissements pour moderniser le réseau existant et le développer, pour des transports publics de qualité

Saint Grat by night !

Petites balades nocturnes en ville ! Avec nos amis de « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », nous nous sommes promené.e.s entre 23 heures et minuit dans quelques rues gratiennoises, puis une autre fois après 1 heure du matin.

À l’heure où le gouvernement vante les nécessaires économies d’énergie que chacun doit faire s’il veut passer l’hiver sans coupures… il nous a semblé utile de faire un état des lieux : éclairage des magasins, circulation piétonne et utilité de l’éclairage public. Y a-t-il gaspillage d’électricité, éclairage inconsidéré ?

Nos premières conclusions, et notre palmarès de l’éclairage inutile.

Sans surprise, il n’y a, à ces heures tardives, quasi aucune personne à pied dans nos rues. À part deux piétons tirant une valise, et deux autres promenant leur chien, nous n’avons croisé âme qui vive. Pourtant, le bowling et quelques restaurants étaient encore en cours de fermeture vers 23h30, mais les derniers clients qui en sortaient étaient tous véhiculés.

Dans les rues du  quartier du Parc notamment, à 1 heure, horaire où les communes voisines éteignent leurs lampadaires, les piétons sont rarissimes. Il y a donc là sans conteste une source d’économies possible : nous éclairons des rues désertes.

Rue Berthie Albrecht et jusqu’à la gare, pas davantage d’animation.

Les abris bus restent éclairés, c’est d’ailleurs surprenant, puisque leurs panneaux, lumineux eux aussi, affichent : « service terminé, plus de voyageurs »…

Les panneaux publicitaires brillent eux aussi de tous leurs feux… Mais pour qui ?

Côté magasins, le bon sens et la sobriété font que la plupart ont éteint leur éclairage. Quelques-uns font encore malheureusement de la résistance, notamment les agences bancaires, bien évidemment fermées… mais brillamment illuminées à l’intérieur ! D’autres enseignes hélas, ont installé spots et autres dispositifs lumineux qui ne brillent pour personne. Toutes les vitrines ne sont pas éteintes à partir de 23 heures, comme le veut la règlementation, ni même après 1 heure du matin.

Mention spéciale pour la gare RER ! Elle est fermée puisque malheureusement le trafic des trains s’arrête à 22h30, on connaît la dégradation des transports publics en Île-de-France. Mais le hall resplendit, les écrans indicateurs n’indiquent aucun train mais sont allumés (l’un indique même que la circulation des trains sera perturbée ce week-end par manque de personnel.. tiens tiens..) Le quai rayonne de toutes ses lumières, on pourrait s’installer pour lire sur un banc. La SNCF aurait-elle l’électricité gratuite ?

Fin de promenade et sur le chemin du retour, nous programmons notre prochaine séance de cinéma ! En effet, l’affichage lumineux de quatre belles affiches de films, sous le porche qui mène à la place du Forum, étincelle… Toute la nuit ?

Surprise ! Bien que le maire nous promette un brin de sobriété avec l’extinction des illuminations de Noël à 23 heures, les guirlandes des allées du Forum sont, elles, bien scintillantes ! Toute la nuit aussi ?

Notre promenade s’achève devant le château Catinat et le marché de Noël. Si ce dernier était pour partie dans le noir lors de son inauguration pour cause de court-circuit, il a, à minuit, retrouvé toute sa splendeur ! Sapin, fenêtres du château, renne et autres décorations resplendissent après 23 heures ! Et même après 1 heure, le sapin et le renne électrique continuent de clignoter.

Le maire n’a pas dû lire la nouvelle pub d’Enedis… Celle qui nous dit : « chaque geste compte… »

Affaire à suivre… car nous interrogeons la ville sur le respect de la règlementation qui encadre, notamment, l’éclairage des enseignes des commerces. Et bien sûr, sur les éclairages  qui relèvent de la collectivité. On ne désespère pas de voir quelques avancées pour moins de gaspillage énergétique, et également pour moins de pollution lumineuse dans notre ville.

Financer des transports de qualité

Jacques Baudrier : « Sans nouvelles recettes, le pass Navigo sera à 100 euros »

Administrateur communiste d’Île-de-France Mobilités, Jacques Baudrier tire la sonnette d’alarme alors qu’un conseil d’administration pourrait acter, le 7 décembre, une hausse des abonnements du pass Navigo.

Interview publié dans l’Humanité ; Naïm Sakhi (le 2 novembre, avant les annonces de V. Pécresse)

La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, propose une augmentation de 15 euros du pass Navigo pour 2023.

Se dirige-t-on vers une forte augmentation du prix du pass Navigo, qui permet aux Franciliens de circuler en train, métro, tram, bus et RER ? Cette mesure antisociale pourrait voir le jour en 2023, alors que le projet de loi de finances (PLF) ne prévoit pas de hausses du versement mobilité, en direction d’Île-de-France Mobilités (IDFM), en proie à de graves difficultés financières.

Entretien avec Jacques Baudrier, adjoint PCF à Paris, et administrateur d’IDF-Mobilités.

Pourquoi les finances d’Île-de-France Mobilités sont-elles dans le rouge ?

Depuis cinq ans, la présidente de la région, Valérie Pécresse, se refuse à chercher de nouvelles recettes, faisant ainsi vivre IDFM à crédit. C’est particulièrement marquant en 2022, année durant laquelle sa dette a augmenté de 5 à 8 milliards. La crise liée au Covid vient s’ajouter à ce sous-financement. La situation est grave, à tel point que le dossier d’orientation budgétaire pour 2023 prévoit un manque de 750 millions pour le fonctionnement des transports en commun franciliens. Et de 1,3 milliard pour 2024. Pour faire face, il existe deux sources de recettes : soit une hausse du pass Navigo, soit un vote à l’Assemblée nationale pour augmenter le versement mobilité. C’est ce que les administrateurs communistes d’IDFM réclament.

Qu’est-ce qui se joue d’ici au 7 décembre ?

C’est la date du prochain conseil d’administration d’IDFM, qui sans nouvelles recettes augmentera le pass Navigo à 100 euros. Pendant des années, Valérie Pécresse se refusait à rehausser le versement mobilité, sous prétexte qu’il n’y avait pas de problème de recettes. Désormais, elle a opéré un virage à 180 degrés. En faisant déposer par les députés LR un amendement au projet de loi de finances, elle espère dégager 300 millions de nouvelles recettes, qui ne combleront cependant pas les 750 millions de pertes prévues. Cette proposition reviendrait in fine à augmenter autour de 15 euros le prix du passe Navigo, pour 2023, afin d’équilibrer les comptes. Le gouvernement fait la sourde oreille, à coup de 49.3, laissant le soin à la région et à IDFM de se débrouiller. A contrario, les députés PCF proposent une hausse du versement mobilité à hauteur de 1 milliard d’euros, avec la création d’une zone de paiement, mettant uniquement à contribution les entreprises du centre et de l’Ouest parisien, les territoires les plus riches d’Île-de-France. Cette bataille n’est pas nouvelle. Nous avons obtenu quatre hausses depuis 2010, dont l’une de 500 millions pour financer le pass Navigo unique.

Une hausse du pass Navigo est-elle tenable alors que les Franciliens sont pris à la gorge par l’inflation ?

Sur les réseaux sociaux, à la suite de nos communications, beaucoup d’usagers nous interpellent et annoncent qu’ils ne payeront plus. Cette augmentation est d’autant plus scandaleuse que Valérie Pécresse et Emmanuel Macron s’entendent pour privatiser les transports en commun, provoquant ainsi une désorganisation totale symbolisée par le quart de bus en moins à la RATP. En dix jours, notre campagne « Stop galère » a recueilli plus de 10 000 signatures (plus de 35 000 ce 4 décembre, ndlr). Nous ambitionnons d’atteindre assez rapidement les 100 000. Il y a une forte tension. Cette situation est comparable à celle du début des années 1970, quand une volonté d’augmenter le prix du billet de métro avait déclenché d’importantes manifestations.

Dites « stop » à la galère des transports !

Temps d’attente insupportables, transports bondés, galères quotidiennes, salarié⋅es poussé.e.s à bout … rien ne va plus dans les transports en commun ! La décision de Valérie Pécresse d’augmenter le pass Navigo provoque beaucoup de colère chez les usager.ère.s exaspéré.e.s par les conditions de transports dégradées.

Déjà plus de 35 000 signatures de la pétition « Stop galère », lancée à l’initiative du groupe de « La Gauche Communiste Écologiste et Citoyenne d’Ile-deFrance » au Conseil régional.

La mobilisation s’intensifie et s’élargit. Cette action est à présent menée par l’ensemble des groupes de gauche à la Région, et soutenue par des associations d’usagers et des syndicats.

Prochaine étape de cette mobilisation : un rassemblement à Saint-Ouen devant le siège du Conseil régional alors que se tiendra le Conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités pour voter notamment la hausse du Pass Navigo.

Pour dénoncer cette dégradation des transports et l’augmentation du pass Navigo, rassemblons-nous mercredi 7 décembre à 9h, 2 rue Simone Veil à Saint-Ouen ; métro Mairie de Saint-Ouen

À Saint Gratien, nous ferons signer la pétition « Stop Galère » à la gare RER mardi 6 décembre de 17h à 19h30.

            Venez signer ou faire signer avec nous !

Toutes les infos ici sur la campagne « Stop Galère »

Comment devenir une ville cyclable (4)

Münster, retours d’expériences importables à St-Gratien ?

Vélos et commerces en centre-ville, une étude réalisée à Münster

L’équation « vitalité du commerce = accès en voiture » est loin d’être vérifiée dans les faits. La contribution de la clientèle arrivant en transports publics, à vélo et à pied est largement sous-estimée, tout comme est sous-estimé l’impact pour nos villes et pour l’environnement urbain, de l’implantation de grandes sociétés de distribution et de milliers de places de stationnement en périphérie.

Décorations des lampadaires sous les arcades de la Prinzipalmarkt

Une étude réalisée à Münster en Allemagne révèle plusieurs faits méconnus. L’étude portait sur trois supermarchés ou supérettes (dont l’assortiment est suffisant pour de « grandes courses » une fois par semaine ou une fois tous les quinze jours) et sur un grand magasin ayant en outre des rayons divers (vêtements, boutique, articles de luxe, etc…)

  • Les automobilistes ne sont pas meilleurs clients que les cyclistes, piétons ou les usagers des transports publics. Dans certaines catégories, les cyclistes sont même meilleurs clients. Les cyclistes, achetant de moindres quantités par visite, viennent plus régulièrement au magasin (11 fois par mois en moyenne, contre 1 fois par mois pour les automobilistes) et… s’exposent plus souvent à la tentation.
  • Dans des commerces en milieu urbain, les automobilistes sont minoritaires (25 à 40% de la clientèle, selon qu’on est en semaine ou le samedi)
  • À peine 25% des automobilistes quittent un commerce avec deux sacs de marchandises ou plus, contre 17% des cyclistes. Trois quarts des automobilistes n’ont donc rien à transporter qui les empêcherait d’utiliser un autre mode de transport.
  • Compte-tenu des distances, des destinations après la visite du commerce et des quantités achetées, l’étude conclut qu’une majorité des automobilistes pourraient souvent se passer de leur véhicule pour leurs achats.

Il faut encore souligner que la vitalité des commerces est liée à la qualité de l’environnement. À Berlin, on a constaté que les déplacements des piétons et des cyclistes à l’intérieur des quartiers augmentaient fortement après l’instauration générale d’une limitation de vitesse à 30 km/h en dehors des grands axes de circulation. Pour le motif domicile/commerces, cette augmentation atteignait parfois 40%.

De même, une enquête réalisée à Strasbourg indique que, dans le centre-ville, il y a eu une augmentation de fréquentation de plus de 30% à surface commerciale inchangée après piétonnisation et fermeture à la circulation de transit.

À Berne, une enquête portant sur 1200 consommateurs a établi, en moyenne annuelle, le rapport entre la valeur des achats et la surface de stationnement utilise par chaque client.

Résultat : c’est avec les cyclistes que la « rentabilité-stationnement » est la plus favorable : 7500€ par mètre carré. Les automobilistes suivent avec 6625€ par mètre carré.

Quel paradoxe, alors que les cyclistes ne disposent pas de coffre pour embarquer leurs achats et sont donc forcés de limiter les quantités qu’ils achètent…

Extraits de : Villes cyclables, villes d’avenir (europa.eu)

Informations complémentaires et sources :

Die Mobilitätspioniere (wn.de)

https://urbanattitude.fr/dans-quelle-ville-du-monde-est-il-agreable-de-faire-du-velo/

Münster, la ville rhénane aux 600.000 vélos — Weelz.fr

Le vélo à Münster en Allemagne, « Un jour en Allemagne », Arte, 26 janvier 2016 – YouTube

Lutte contre la pollution : Les politiques cyclables en Europe (robert-schuman.eu)

80 000 cyclistes allemands distinguent leurs « capitales du vélo » – L’interconnexion n’est plus assurée (lemonde.fr)

Top 15 villes les plus cyclables d’Europe – Journal d’Europe (journaldeurope.com)

NB : Article  » Les aménagements cyclables singuliers de Münster » de Stéphane BAUER,  ainsi que les photos, hormis celles sourcées

Comment devenir une ville cyclable (3)

Münster, retours d’expériences importables à St-Gratien ?

Un peu d’histoire….

Leezen Stories from Münster

Les frères Knubel : en 1886, les pionniers de la mobilité douce à Münster

Lorsque Carl Benz a déposé le brevet pour sa première automobile à moteur à combustion, nous étions en 1886. Le véhicule à trois roues est considéré comme le prototype de l’automobile moderne.

À cette époque, le deux-roues prenait lui de la vitesse à Münster : Anton Knubel ouvrait ce qui était probablement le premier magasin de vélos de la ville.

Les frères Knubel (de droite à gauche) : Les frères Bernard, Anton et Johannes avec des roues modernes. Bernard et Anton Knubel ont été parmi les premiers cyclistes à Münster. Photo: Ville de Münster

C’était peut-être même le premier dans toute la Westphalie, comme le soupçonne l’historien de Münster, le Dr Bernd Haunfelder, qui s’est penché sur cette histoire. Les Knubel ont fait de Münster une ville pionnière de la mobilité douce.

« Tous systèmes de Vélocipède aux prix les moins chers » – le 10 avril 1886, Knubel a annoncé l’ouverture de son nouveau magasin au 5 Schützenstraße avec une publicité de la taille d’un timbre-poste dans le « Münsterischer Anzeiger ». Il y avait aussi un service de réparation. Un mois plus tard, Knubel attirait ses clients avec un paiement à crédit – et une offre très spéciale : cinq heures de cours de vélo gratuits.

En 1887, Knubel s’installe Au 6 Ludgeriplatz dans le bâtiment de l’usine de marbrage et de l’atelier de broyage de marbre de Christoph Bernard Mosecker. Là, Knubel vend des deux-roues et des trois-roues en tant que seul représentant de la société Giraffe de Sheffield, en Angleterre.

Entre-temps, d’autres magasins de vélos ont ouvert à Münster, comme Haunfelder l’a démontré sur la base de diverses publicités. Le pionnier Knubel a travaillé pendant plusieurs années avec un associé : Anton Schellen, petit-fils du célèbre photographe de Münster, Friedrich Hundt.

En 1896, Knubel installe un magasin sur Industriestraße, rue qui s’appelle maintenant Südstraße. « Des vélos à des prix soldés bien en dessous de leurs prix d’achat », peut-on encore lire dans une annonce publicitaire d’Anton Knubel.

Knubel s’est également distingué en tant qu’inventeur : il a déposé un brevet pour la « jante en bois de vélo avec pneus pneumatiques, avec une gouttière pour attacher la veste de course ».

Au tournant du siècle, Knubel est passé de deux à quatre roues : titulaire d’un permis de conduire à Münster, il a exploité un commerce de voitures à moteur au nom des sociétés Adler et Opel. Il a été le premier et pendant quelques années le seul concessionnaire automobile dans la capitale provinciale Münster et sa région.

Bernard, son frère, qui a participé aux premiers Jeux olympiques modernes à Athènes en 1896, s’est également investi dans le commerce de vélos peu de temps après. En 1897, il a présenté les tout derniers modèles de l’époque avec là aussi une série de publicités : les roues Adler, Opel, Allright, Möve et Victoria étaient dans le magasin du 3a Ludgeriplatz.

Selon les recherches de Haunfelder, les deux frères Knubel se sont également fait un nom en tant qu’instructeurs [de cyclisme] à Münster : ils ont donné des leçons pour se déplacer à vélo sur l’actuelle Weseler Straße. Tous deux étaient des champions cyclistes et ont également organisé les premières courses cyclistes en ville avec Bauer.

Article issu et traduit de :  Die Mobilitätspioniere (wn.de)