Dimanche, évitons le pire

À mes ami.e.s tenté.e.s par l’abstention ou le vote blanc ce dimanche

Sans hésitation, je voterai le 24 avril 2022 contre le nouveau visage du fascisme. Une blonde au grand sourire qui aime ses chats, fait des selfies avec les mémés sur les marchés, vole le vocabulaire de la gauche. Omniprésente sur les médias pour cause de qualification au deuxième tour, elle apparaît comme une candidate ordinaire. Tellement plus modérée que la caricature horrifique que nous avons dû supporter depuis des mois en la personne de EZ. Mais avez-vous donc oublié qui elle est, d’où elle vient, ce qu’elle propose, qui sont ses amis ? Depuis le 10 avril, enfin, son programme est décortiqué et dénoncé de tous côtés. Il est temps ! Un versant économique libéral qui ne profitera en rien aux classes populaires. Une politique dite de « préférence nationale » qui s’apparente à l’apartheid. Une société fracturée entre Français avec quelques droits et sous-citoyens qui n’en auraient plus. Des attaques contre les droits des femmes, la liberté de la presse, les syndicats. Les communes où sévit le Front national nous donnent une petite idée de ce qui nous attendrait. Pour combien de temps ? Car l’extrême-droite arrivée au pouvoir n’en repart pas facilement.

Pour toutes ces raisons, il est de notre responsabilité de lui barrer la route. Même si les sondages ne la donnent pas gagnante, on sait que le résultat sera plus serré qu’en 2017. Le danger est réel. Ne prenons pas ce risque ! Il ne suffit pas de voter blanc pour ce deuxième tour, au prétexte que nous détestons la politique menée, bien à droite, depuis 2017 par E. Macron. Mon vote ne sera pas d’adhésion, qui en douterait ? Mon vote est tout ce qui me reste aujourd’hui pour repousser les héritiers de la peste brune. Mettons-les le plus bas possible : il importe aussi d’entraver leur marche vers l’Assemblée. Dimanche, évitons le pire.

Pour tout savoir… (2)

Pour tout savoir sur la séance du Conseil municipal du 15 avril…. la suite !

Le Conseil vote les taux d’impositions 2022.                   

Après la disparition de la taxe d’habitation, qui sera totale en 2023, et celle de la taxe professionnelle il y a quelques années, la taxe foncière reste la seule ressource financière sur laquelle les collectivités locales ont la maîtrise des taux. Il y a perte d’autonomie fiscale pour les collectivités.

De plus, les compensations d’État au titre de la taxe d’habitation sont faites sur la base des taux de 2017. St Gratien va donc garder des taux plutôt « bas » pour une longue période.

Le taux communal n’augmentera pas en 2022.

Remarquons au passage que par contre, la facture du contribuable, si ! Par exemple. +6% en 2021. Le prélèvement au titre des syndicats de communes a crû de +86%. Ces augmentations sont dues à une non-compensation par l’État de la suppression de la taxe d’habitation. Ne percevant plus leur part de cette TH, les syndicats ont prélevé les recettes manquantes sur la taxe foncière. Leurs taux sont passés de 2,02% à 3,73%. La taxe sur les ordures ménagères augmente de +11,4%, pour des montants qui ne sont pas anodins, et la taxe Gemapi a augmenté de +116%. Le maire indique que l’augmentation de la TOM, assez incompréhensible pour les contribuables puisque plus ils trient, plus ils paient…  est due à une nouvelle taxe d’État sur les « activités polluantes ».  

En 2022, les bases qui servent au calcul de la TF augmentent de +3,4%, et feront donc déjà augmenter la contribution des usagers.  

Rappelons également qu’en 2017, les taux à Saint Gratien avaient augmenté de +6%.

Nous estimons que des augmentations régulières mais plus modérées sont préférables.

Et puis le rapport sur les tarifs de cantine nous éclairent sur la contrepartie de taux qui n’évoluent pas. La commune devra trouver ailleurs ses ressources, par exemple en augmentant de façon très lourde les participations des usagers, et/ou en compressant au maximum les services aux habitants. D’ailleurs l’adjoint aux finances ne le cache pas : il faudra faire « des choix drastiques », et certainement augmenter les taux l’an prochain. D’autant plus si E. Macron est réélu et applique son intention de baisser de 10 milliards les dotations aux collectivités…   

Les taux d’imposition étant liés au budget que nous n’avons pas voté, nous ne votons pas ce rapport.

À suivre…

Pour tout savoir…

Pour tout savoir sur la séance du Conseil municipal du 15 avril 2022, il fallait soit y assister, soit à présent lire ce blog… En effet, la ville refuse de diffuser la séance en ligne, comme le font pourtant de nombreuses villes alentour. J’y reviendrai, puisque ce point faisait l’objet d’une de nos questions orales.

De plus, le procès-verbal sera dorénavant réduit à sa plus simple expression, le maire prenant prétexte d’une nouvelle loi obligeant les communes à afficher le PV dans un délai de 8 jours après le Conseil. Le maire annonce donc que les PV seront « synthétisés« .  Aïe, aïe, aïe ! Bonne occasion de se débarrasser du seul document qui permettait d’avoir une idée des échanges entre élus avant le vote des décisions. Voilà donc encore un nouvel écueil pour l’information des Gratiennois.e.s, et un pas de plus dans l’opacité de la gestion municipale.

Lors de la séance de ce 15 avril 2022, nous faisions justement remarquer que le PV de la séance du 11 février dernier ne retranscrivait pas nos interventions correctement. Une fois de plus, car le problème est récurrent. Le PV, qui comporte cette fois 18 pages, reprend les rapports présentés aux élus pour environ 14 pages. Seules 4 pages sont consacrées aux débats.    

Mais surtout, nos interventions sont soigneusement expurgées ! Nous ne demandons pas que nos interventions soient reprises intégralement, mais que leurs principaux points apparaissent ! Or… mon intervention sur le contrat passé avec Sogérès est totalement ignorée : coût des denrées, réduction des grammages, externalisation du personnel… rien n’est repris. Mon intervention sur le Conseil municipal des enfants :  idem ! Rien sur ce que je détaillais sur les objectifs du CME et sur les financements qui à notre avis doivent y être associés, ne figurent au PV. RIEN sur mon intervention sur les séjours de vacances ! Disparues mes remarques sur l’intérêt éducatif de ces séjours pour les jeunes, et sur le faible investissement financier de la ville. En effet, le coût des séjours de vacances (20 000€) représente  pour la ville seulement 0,075 % du budget de son budget de fonctionnement. Un chiffre qui fait mal, et qui doit disparaître du PV ?  

À suivre…

1 334 caractères

Notre « tribune libre » au nom des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », est à lire dans le magazine municipal de mars/avril 2022, distribué en ville ce week-end.

Ce texte est limité à 1 334 caractères, signature comprise, ce qui est bien peu pour développer une quelconque argumentation. La majorité municipale, quant à elle, dispose du « Mag » pour vanter ses projets et réalisations, sans écho contradictoire ou avis différent. Dommage également que la publication ne fasse pas davantage de place aux associations de la ville. 

La situation internationale effroyable nous a conduits cette fois-ci à dépasser le cadre de la ville. 

Ci-dessous notre texte.

Paix en Ukraine !

Condamnation totale de l’agression militaire de la Russie

Pour un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes, une conférence européenne pour la paix et la sécurité

Nous exprimons notre solidarité avec la population ukrainienne. L’aide à tous les réfugiés est un devoir d’humanité.

Au Conseil…

Ville cyclable

Au « baromètre vélo », (https://barometre.parlons-velo.fr/2021/palmares/), enquête nationale qui mesure la satisfaction des cyclistes sur les équipements de leur ville, St Gratien reçoit un avis très défavorable. Il faut faciliter les déplacements à vélo, bénéfiques pour la santé, le pouvoir d’achat, le commerce local, le lien social, la limitation de la pollution

Pollution due aux mégots

Dès 2020, nous proposions une campagne d’info, un travail avec les commerçants, l’installation de cendriers. En 2022, la ville va contacter une entreprise de recyclage. Nous avons été utiles !

Transports

RER C et ligne H : la ville doit réclamer les mesures nécessaires à leur bon fonctionnement

Cantine

Contrat renégocié avec Sogérès en toute opacité. Externalisation de personnel, réduction des grammages, prix consacré aux denrées en baisse, portion « enfant » pour les enseignants, tarifs très lourds qui augmenteront encore !

I. Volat, S. Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Blog : isabellevolat.fr

Ukraine, rompre l’engrenage militaire

Ukraine : pour Francis Wurtz, « la priorité des priorités est de rompre l’engrenage militaire »

Alors que les blindés russes encerclent Kiev et que l’Union européenne répond par des sanctions, il faut tout faire pour ouvrir une brèche à un règlement pacifique. Les explications de Francis Wurtz. (1)

Article publié le 25 Février 2022 dans l’Humanité par Latifa Madani

En quoi la décision de Vladimir Poutine est-elle dangereuse et crée-t-elle un précédent du point de vue du droit international ?

Le droit international, c’est le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chaque pays, c’est le non-recours à la force, la reconnaissance de l’inviolabilité des frontières, l’égalité des droits des peuples et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le pouvoir russe commet – et banalise – une violation flagrante de toutes ces règles, qui sont à la base d’une communauté internationale civilisée. C’est en cela que cette agression est stupéfiante et irresponsable !

Cela fait des années que la Russie demande que ses frontières soient garanties…

Soyons clairs, rien ne peut justifier cette aventure de la part des dirigeants russes – ou du moins, de la part de Poutine – car je ne suis pas sûr que cette attaque aux conséquences incalculables fasse l’unanimité au sommet de l’appareil d’État russe.

Ce qui est vrai, c’est qu’il faut que le monde se pose la question : comment a-t-on pu en arriver là ? Il faut effectivement s’interroger sur toutes les décisions prises depuis la fin de l’Union soviétique qui ont contribué à ce que certains appellent aujourd’hui la « paranoïa » de Poutine. Je rappelle que dès l’an 2000, un homme comme George Kennan, jadis théoricien américain de la guerre froide, pronostiqua que « l’élargissement de l’OTAN vers l’Est peut devenir la plus fatale erreur de la politique américaine depuis la guerre ».

En avril 2008, au lendemain du Sommet de l’OTAN à Bucarest, y compris un journal comme  Le Monde avertissait : « Plus que jamais, la Russie s’inquiète de l’élargissement de l’Alliance atlantique, perçue comme une tentative d’encerclement : «  l’apparition à nos frontières d’un bloc militaire puissant dont les actions sont régies par l’article 5 du traité de Washington (l’aide à un État membre en situation de légitime défense) est vécue comme une menace à notre sécurité » a rappelé Vladimir Poutine. »

Le mois dernier encore, George Beebe, ex-directeur d’analyse de la Russie à la CIA qualifiait, dans Le Figaro, la stratégie des États-Unis vis-à-vis de la Russie, d’« erreur d’analyse fondamentale » et invitait à prendre en considération, au sujet de la Russie, « l’obsession de sa sécurité » héritée de son histoire. Ce n’était donc un secret pour aucun dirigeant occidental.

C’est la raison pour laquelle, vous demandez, depuis des années, que se tienne une Conférence paneuropéenne sur la sécurité du continent. En quoi, celle-ci pourrait-elle être bénéfique tant aux Russes qu’aux Européens ?

Je milite effectivement depuis longtemps pour le lancement d’un processus de négociations ouvert à tous les États du continent européen, une sorte de nouvelle « Conférence d’Helsinki » de 1975, en vue d’aboutir à un « traité paneuropéen de sécurité » dont le principe fondamental serait qu’aucun pays signataire ne prenne, pour sa propre sécurité, une mesure affectant la sécurité d’un autre pays signataire de ce traité. L’OTAN n’a jamais voulu entendre parler d’un tel projet, précisément parce qu’elle serait bridée dans sa stratégie de domination militaire en Europe, particulièrement à l’Est.

Une telle Conférence est-elle toujours envisageable ?

Difficile d’imaginer aujourd’hui les États européens et l’Ukraine se réunir avec Poutine pour parler « droit international » et « coopération ». Même si on en a, plus que jamais, besoin. Dans un communiqué du 24 février le PCF demande à la France de porter fermement l’offre d’une telle conférence européenne de coopération et de sécurité collective pour un règlement politique du conflit. Il appelle à « une initiative paneuropéenne extraordinaire, en toute indépendance de l’OTAN et des États-Unis, pour remettre toutes les parties autour de la table de négociations ».

Emmanuel Macron est l’un des principaux promoteurs d’une « Europe de la défense ». Celle-ci est-elle à même de répondre aux questions que pose l’intervention russe ?

Bien sûr que non. D’une façon générale, la priorité des priorités, aujourd’hui, est de rompre l’engrenage militaire : les ripostes militaires suivies de ripostes aux ripostes, etc. Quand on entend le chef de la diplomatie française, Le Drian, souligner à l’adresse de Moscou que « l’OTAN est une alliance nucléaire », cela fait froid dans le dos. Le risque d’un engrenage de la folie meurtrière : voilà l’immense menace à conjurer. « Cessez-le-feu, retrait des troupes, retour à la diplomatie ! », voilà l’urgence, et non pas rajouter des armes aux armes, au risque de la provocation ou de la contre-provocation de trop.

L’OTAN sort-elle affaiblie de cette séquence ?

Je ne m’aventurerai pas sur ce terrain. Ne faisons rien qui risque de nourrir des sursauts d’orgueil dans ces blocs militaires chauffés à blanc, quels qu’ils soient.

(1) Francis Wurtz, membre du PCF, député européen de 1979 à 2009, est également Président de l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8. Il fut président du groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique au Parlement européen. Sa parole sur les questions européennes porte bien au-delà des rangs du PCF. Il avait été notre invité à Saint Gratien lors de la campagne des élections européennes de 2014.

 

 

Au Conseil de février… (4)

Les points principaux du Conseil municipal du 17 février 2022, suite et fin

Le Conseil se termine par les réponses du maire aux questions orales des groupes. Traditionnellement, le groupe majoritaire n’interroge pas le maire. Depuis décembre 2021, la modification apportée au règlement intérieur nous permet de lire nous-mêmes le texte des questions qui sont envoyées en mairie 48h avant la séance. Le maire sait donc parfaitement les sujets sur lesquels il va être questionné. Peu de surprises pour cet exercice très encadré, mais qui nous permet tout de même de soulever des problématiques locales.     

Ci-dessous nos questions, au nom du groupe « SGSEC ».

Transports en commun                  

Le RER C qui dessert Saint Gratien est sans cesse touché par des perturbations :  retards, annulations, guichets fermés, non accessibilité, arrêt de la circulation des trains tôt en soirée, week-end sans aucun train..  sont le lot quotidien des usagers. Cela concerne aussi les Gratiennois usagers de la ligne H. Ces dysfonctionnements   compliquent grandement les déplacements professionnels et/ou de loisirs des Gratiennois et met à mal le droit à la mobilité.

La ville peut-elle être à l’origine d’une action pour faire remonter le mécontentement des usagers et demander que la Région IDF en charge des transports prenne enfin les mesures nécessaires au bon fonctionnement de cette ligne de RER et de la ligne H du Transilien ? 

Réponse du maire : le maire approuve notre constat du mauvais fonctionnement des transports collectifs dont IDF-Mobilités assure la charge. Moins de trains sur la ligne H, fermetures de guichets… viendront aggraver la situation. Il nous dit partager l’énervement des habitants et rappelle que la ville a dû verser une partie de ses amendes routières au profit de IDF-Mobilités.

Notre appréciation : partager le constat est une bonne chose, mais notre question dépassait le simple état des lieux. Que peut faire la commune pour que les habitants soient entendus, et que la situation s‘améliore ? Aucune proposition sur ce point. Motion du Conseil municipal, action du type pétitions ou rassemblements pour dénoncer la politique de la Région en matière de transports était certainement trop difficile pour le maire, qui a apporté son parrainage à Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional…    

Pollution de l’air

Aujourd’hui, la ville ne diffuse pas d’alerte sur les réseaux quand il y a des pics de pollution. Par exemple, le Val d’Oise a été touché par un épisode de pollution le 15 janvier 2022, lié à la concentration en particules fines.

Quand la ville prévoit-elle de déployer un tel système d’alerte pour informer les habitants ?

Réponse du maire : on ne peut pas faire des alertes toutes les cinq minutes, entre la météo, le vent et la pollution… Il suffit d’installer la bonne application pour être prévenu en temps et en heure. D’ailleurs une communication très particulière est faite par l’État en cas de forte pollution.  

Agenda 21                            

A été annoncée l’élaboration en 2022 d’un « agenda 2030 » au dernier Conseil municipal. Nous devions d’ailleurs débattre de ce dossier au Conseil de février, selon les annonces du maire. Il nous semble important également de faire le bilan de l’agenda 21, mis en place courant 2011.

Quelle forme prendra le processus d’élaboration de ce prochain programme d’action pour le développement durable ?

Réponse du maire : le maire rappelle la mise en place de l’agenda 21 de la ville, calqué sur les six actions de l’agenda national, pour mettre en avant le développement durable sur son territoire. Cela sera intégré dans bon nombre d’actions d’ici 2030. Il faut consulter le site Internet de la ville où tout est listé et expliqué. La ville va renforcer sa communication sur des événements « inspiration durable ». Les réunions de quartier s’en feront l’écho.  

Notre appréciation : aucun débat sur le nouvel agenda 2030, contrairement aux annonces précédentes. Nous n’avons rien relevé de neuf dans ce domaine sur le site de la ville, et la seule réunion de quartier qui s’est dernièrement tenue à l’école Raymond Logeais n’a pas abordé le sujet. Sauf lorsque le maire a expliqué à un habitant soulignant le manque de pistes cyclables, que les rues gratiennoises sont particulièrement étroites, et de plus, empruntées par des bus. Une situation certainement unique dans la région, qui explique l’absence d’aménagements cyclables. On peut donc craindre que le nouvel agenda 2030 soit réduit à sa plus simple expression, le tout élaboré sans concertation aucune…         

Pollution due aux mégots                       

Un dispositif de recyclage des mégots est annoncé dans le dernier Mag de la ville.

À quoi sert la commission « développement durable » si les décisions sont déjà prises ailleurs ?

Réponse du maire : le recyclage des mégots avait été annoncé avant la parution du Mag. Les commissions ne traitent que des sujets à l’ordre du jour du Conseil. Les élus trouveront ce soir sur leur table un petit cendrier de poche de la société « Tchaomégo ». Voilà une action concrète !  

Notre appréciation : belle démonstration du peu d’utilité des commissions municipales de travail, nous avons déjà évoqué ce sujet. Quant au fond du problème, à savoir la collecte et le recyclage des mégots qui jonchent nos rues et participent grandement à la pollution, nous nous réjouissons d’avoir contribué à la prise en compte de ce phénomène. En septembre 2020, le maire ne prenait pas très au sérieux notre alerte, suite au ramassage d’une quantité de mégots extravagante en centre-ville. Visiblement, sa position a évolué et nous y sommes pour quelque chose, entre actions en ville avec les habitants, et interpellations des élus en Conseil… À suivre, nous ne contenterons pas d’un cendrier de poche !       

Ville cyclable                        

Au baromètre des villes cyclables, (Palmarès du Baromètre des Villes Cyclables 2021 (parlons-velo.fr) ), grande enquête participative nationale qui mesure la satisfaction des cyclistes sur les équipements dans leur commune, Saint Gratien reçoit la plus mauvaise appréciation : avis très  défavorable.                                                               

Que fait la ville pour faciliter les déplacements à vélo, bénéfiques à la santé, au pouvoir d’achat, au commerce local, au lien social, et à la lutte contre la pollution ?

Réponse du maire : le maire se félicite des arceaux à vélos, des ateliers de réparation, l’IKV et les vélos électriques pour les agents communaux, le triporteur acquis pour les services techniques… et moque nos « 68 amis » qui ont répondu au questionnaire de la FUB. Il dit travailler ces questions au niveau de l’agglomération, et invite à participer aux ateliers.

Notre appréciation :   notre question était accompagnée de cartes et graphiques extraits de l’enquête de la FUB. Nous rappelons que la ville de Saint Gratien est très mal classée, 288è sur 312 villes, et qu’elle reçoit la note de 2,14 sur 6. Les cyclistes relèvent la non-continuité des pistes, la dangerosité de la circulation cyclable, et le peu d’efforts de la municipalité. Il leur faudra insister pour être entendus… 

Prochain Conseil municipal le vendredi 15 avril 2022

 

 

Au Conseil de février… (3)

Les points principaux du Conseil municipal du 17 février 2022, la suite

Le Conseil vote les tarifs des longs séjours pour les jeunes. Voici nos remarques sur ce dossier.      

50 places sont proposées pour l’été 2022, soit 11 de plus qu’en 2021. Cela reste modeste, au vu du nombre de jeunes concernés. La ville ne peut nous préciser le nombre de jeunes Gratiennois entre 6 et 16 ans. Nous l’estimons à environ 3000 jeunes.

En 2022, les séjours sont moins longs, de 10 jours contre 13 ou 14 l’an passé. De ce fait, la ville participe au financement de 500 jours en 2022 contre 546 en 2021.

Le coût pour la ville de ces séjours d’été est strictement le même que les années précédentes : 20 000€, soit le tiers du coût du marché de Noël…

Les modalités d’inscription sont inchangées et se font sur un seul samedi matin. Pourquoi ne pas élargir ? Pourquoi ne pas permettre un dépôt des dossiers aux affaires scolaires jusqu’au samedi 26 mars, ou une inscription aussi par Internet ?  Au terme du délai, la ville pourrait examiner les dossiers selon des critères communiqués à tout le monde.

L’adjoint à la jeunesse nous dit que « les besoins existants sont couverts ». D’autres nous disent que la mode n’est plus aux « colos »… Nous avons une autre appréciation. Il s’agit d’un lieu majeur d’apprentissage. L’intérêt éducatif des séjours de vacances n’est plus à démontrer et si les familles semblent s’en éloigner, c’est davantage pour raison financière que parce que d’autres formes de vacances auraient remplacé ces séjours. La ville a supprimé en 2009 les classes de découverte pour raisons d’économies. C’est la même logique qui fait que la participation financière de la commune aux séjours des jeunes est réduite au minimum. Mais qui en pâtit ? Les enfants des milieux les plus modestes qui risquent de passer deux mois d’été au pied de leur immeuble, particulièrement dans cette période de crise sanitaire qui peut compliquer économiquement les départs familiaux.    

Nous regrettons de ne jamais avoir eu de débat de fond sur ce faible investissement de la ville pour les séjours des enfants gratiennois. 20 000€ représentent en effet 0,075 % du budget de fonctionnement de la commune (26,6 M€). Là est la vraie question !  

Nous nous abstenons sur la vente à la SAIEM de la propriété sise 23 boulevard Pasteur, à proximité de l’école Ferrandi.

Pourquoi la ville a-t-elle porté le terrain depuis 2008 ? Quel est l’objectif de la SAIEM  avec ce rachat de terrain ? Qu’est ce qui a été dit lors du CA  qui a voté l’achat du terrain ? Nous n’en savons rien.

La ville a acheté ce bien en 2008, au prix de 475000 € et le revend à la SAIEM pour 473 000 € en 2022.

Sans plus-value donc ? C’est très étonnant alors que la zone se trouve dans un « secteur particulièrement attractif et un environnement urbain privilégié »… particulièrement quand le prix du foncier évolue de +55% en IDF entre 2008 et 2018 !

Où est passée la plus-value ? Pourquoi n’est-elle pas dans les comptes de la ville ? Pourquoi est-elle transférée dans les comptes de la SAIEM qui rachète le bien à sa valeur de 2008 ?

Si le terrain a été acheté avec les impôts des contribuables, il faut que lors de sa revente, la plus-value reste dans les comptes de la ville, ce qui permettrait d’accroitre l’autofinancement de la ville pour financer d’autres investissements.

Si la plus-value est accaparée par la SAIEM, il y a question car la ville n’est pas son  seul actionnaire. Des bailleurs sociaux y figurent par exemple, qui sont des filiales d’Axa…

Enfin, un débat a lieu sur l’articulation du travail des élus entre les commissions municipales et le Conseil. La majorité nous reproche de reprendre en séance les échanges qui ont déjà eu lieu en  commissions. À quoi nous répondons que les commissions sont des espaces de travail interne, dont les Gratiennois n’ont pas connaissance. Pourquoi devrions-nous nous censurer au Conseil, alors que c’est le seul lieu d’échanges qui soit public, et donc à même d’informer les habitants sur les positions et propositions des différents groupes ? La question ne se poserait pas si les commissions avaient un rôle réel de préparation et de concertation sur les sujets présentés en Conseil. Or, elles ne sont que des coquilles vides de toute décision, des mini Conseils, où nous sont présentés des dossiers déjà ficelés ailleurs. Là est le problème… et peut-être aussi la raison pour laquelle les élus de la majorité eux-mêmes ont une certaine propension à les déserter..

À suivre, le réponses du maire à nos questions orales.  

Au Conseil de février… (2)

Les points principaux du Conseil municipal du 17 février 2022, la suite…

Le recensement de 799 logements est actuellement assuré par des agents communaux. Leur rémunération est inchangée par rapport aux années précédentes. Il s’agit d’un travail fastidieux réalisé en dehors des heures de travail, plutôt le soir ou le samedi pour rencontrer les habitants.

Pourquoi ne pas intégrer dans la prime la progression de l’inflation sur un an ?  

Nous proposons donc de faire passer la prime des agents de 1050 à 1080 €. Le maire évoque alors d’obscures primes versées en fin d’année. Peu convaincus, nous préférons nous abstenir.

La ville passe une convention avec la Ligue de l’Enseignement pour son programme « Lire et faire lire ».

Il s’agit de l’intervention de retraités bénévoles qui viennent dans les écoles lire des histoires aux enfants pour développer leur goût de la lecture. C’est une initiative intéressante et nous apprécions que des associations interviennent dans les écoles. Pratiquement il y a peu de créneaux effectifs. Cinq écoles sont concernées, ainsi que le centre de loisirs. Environ 60 enfants profitent des interventions de 7 bénévoles. Nous demandons que la LDE fasse un état plus précis des interventions réalisées, puisqu’elle est chargée d’un bilan avec les acteurs concernés, afin de donner une meilleure connaissance de la réalité des actions menées.

Nous votons pour la création d’un Conseil municipal des enfants. Nous sommes en effet favorables à cette structure qui peut permettre de mieux prendre en compte la parole des enfants et de leur reconnaître ainsi une place dans la vie
de la commune.

Nous avons avancé des questions et suggestions sur ce projet de CME. Il importe notamment que les objectifs soient clairement définis.

1-Sensibiliser pédagogiquement à la vie citoyenne : oui ! Mais il ne faut pas se contenter de cet aspect et surtout ne pas le limiter aux seuls élus du CME. Inviter aux cérémonies, organiser des visites et des rencontres peut concerner l’ensemble des enfants et être organisé en collaboration avec les enseignants. Cela se pratique d’ailleurs déjà.  

2-Associer les plus jeunes aux décisions et aux projets qui les concernent : cantine, environnement, sécurité routière… cela signifie organiser la concertation quand un projet municipal concerne directement les enfants

3-Rendre les enfants acteurs de la vie locale : c’est leur donner la possibilité d’intervenir. Favoriser la gestion de projets, offrir aux enfants la possibilité d’améliorer le cadre de vie, leur permettre de monter des projets réalisables au sein de la commune. Ceci implique de prévoir la possibilité de financer des projets éventuels. Or cet aspect n’est pas évoqué dans le rapport. Attention au risque s’il n’y a pas concrétisation de projets, de voir la structure vite perdre de son intérêt.

N’y-a-t-il pas nécessité de l’élaboration d’une charte pour définir les objectifs du CME ?

Nous avons souligné l’importance du travail en amont avec les écoles qui vont être les partenaires essentiels, et tout au long du mandat. Peut-être les écoles auraient-elles pu être informées/concertées dès la réflexion préalable.  

C’est valable notamment pour tout ce qui concerne les conditions pratiques : campagne dans les écoles avant l’élection ? Qui vote, CM1 et 2 ou aussi CE2 ? Quel rôle pour les enseignants ? Date de l’élection ? Organisation ? Logistique ? Télescopage avec les élections des délégués des élèves en octobre ? Tout ceci est à discuter en collaboration avec les enseignants.

Il importe aussi d’associer aussi les parents.

L’encadrement des groupes de travail, l’animation des séances pose aussi certaines questions. Ce n’est pas si facile d’organiser la parole des enfants. Quel personnel pour aider à la réflexion et présentation des projets ? Rencontres, visites, qui les encadre ? Cela peut nécessiter des intervenants divers, animateurs…

Le principe de parité a été ajouté suite à ma demande en réunion scolaire.   

Enfin, quel rôle pour la commission scolaire ? Aucun, d’après l’adjointe. Quel dommage !

Pour terminer, nous suggérons, comme d’autres élus, de réfléchir à la création d’un Conseil municipal des jeunes, structure qui peut aussi permettre leur intervention dans la vie démocratique locale.

Hélas, dans sa réponse, l’adjointe me reproche d’avoir déjà évoqué ces sujets lors de la commission scolaire, et elle n’apporte pas davantage d’informations, mis à part que le CME ne bénéficiera pas d’un budget dédié.

À suivre…