Voici les réponses apportées par le maire à nos « questions orales » au Conseil municipal du 15 avril 2015.
Réponses plus ou moins expéditives, et surtout plus ou moins exactes…
1- Jardin partagé
Il a été évoqué à la dernière commission « développement durable » que des réflexions étaient engagées concernant l’implantation d’un deuxième jardin partagé en ville. Où en sont les réflexions ?
Réponse du maire Elles débutent et ce sujet sera abordé régulièrement en commission de développement durable.
Nos remarques Comment botter en touche. Les commissions sont réduites à portion congrue depuis mars 2020. Notamment la commission « développement durable » avant le Conseil d’avril a été annulée la veille de la date prévue.
2-Réunions de quartier
Les dernières réunions de quartier ont eu lieu au deuxième trimestre 2019. Il est évidemment impossible de les tenir actuellement sous leur forme habituelle. Pour autant, les échanges entre les élu.es et les citoyen.nes doivent perdurer. Des villes organisent leurs réunions de quartier par visioconférence. La ville envisage-t-elle cette solution ?
Réponse du maire C’est très clair, c’est non ! Le format de ces réunions ne se prêterait pas à des échanges sur Internet… Les réunions de quartier pourraient évoluer pour ne se tenir que sur des thèmes précis ou en fonction d’une réalisation particulière de la ville.
Nos remarques Nous ne sommes évidemment pas associés à cette réflexion. On peut craindre que les questions qui fâchent soient ainsi évacuées des futures réunions. Quand donc aurions-nous pu évoquer le sujet épineux des emprunts toxiques de la ville, si les thèmes des échanges sont encadrés à l’avance ?
Les réunions de quartier connaissent une pause forcée à cause de la situation sanitaire. Il est regrettable de ne pas vouloir adopter des dispositions temporaires pour que les élu.es communiquent et échangent avec les habitant.es. Des courriers ou rendez-vous individuels ne replacent nullement les lieux où peut s’exercer un embryon de démocratie participative, même si nous sommes bien conscients des limites des réunions de quartier.
3-Horaires scolaires
Un arrêté du maire affiché en ville indique que les horaires scolaires ont été modifiés dans les écoles élémentaires afin d’étendre la pause méridienne et ainsi de favoriser la distanciation physique entre les élèves déjeunant à la cantine. Or, il apparaît que ces nouveaux horaires ne sont pas entrés en vigueur. Est-ce suite à la consultation des conseils d’école sur ce sujet ?
Réponse du maire Très agressif et sur un ton méprisant, le maire nous donne des informations totalement erronées.

Nos remarques : une photo (prise sur le panneau administratif devant la mairie) vaut mieux qu’un long discours. L’arrêté « qui n’existe pas » selon le maire, a bel et bien été affiché sur les panneaux administratifs. La ville évoque le lendemain une erreur de l’administration… Une erreur de communication aussi pour le moins, puisque les Gratiennois.es qui suivaient la retransmission de la séance du Conseil sur FB ont pu entendre que j’étais « mal informée », que je ne reconnaissais pas « les documents administratifs municipaux » et que l’arrêté en question « n’existait pas ».
D’autres questions se posent sur ce document, qui a donc bien été rendu public avant toute consultation des conseils d’école, et qui annonçait un accord de l’inspection de circonscription. Or, le maire invoque à présent une absence de réponse de l’Éducation nationale comme raison de la non-mise en œuvre de la proposition d’allongement des horaires de cantine. Il omet au passage de dire que cinq conseils d’école sur sept, finalement consultés à la rentrée des congés de février, se sont prononcés contre la proposition de la ville. D’où notre question…. N’aurait-il pas mieux valu que les élus concertent parents, enseignant.es et personnel avant toute décision de ce type ? Il n’est en effet pas neutre de modifier les horaires scolaires. Des matinées et après-midis plus courtes ou plus longues d’une demi-heure : ce n’est pas anodin en matière d’apprentissages. Les parents qui viennent récupérer leurs enfants à midi auraient aussi dû jongler avec les nouveaux horaires des uns et des autres selon leur niveau de classe… Pas si simple ! Pourquoi donc ne pas avoir pérennisé les groupes de travail « Covid » qui ont connu une existence très éphémère à la rentrée de septembre 2020 ? Ils réunissaient les différents partenaires et étaient le mieux à même de travailler efficacement à l’évolution des protocoles sanitaires que les écoles ont connu depuis ces derniers mois.
4-Rodéos de motos
Cette pratique qui provoque de fortes nuisances pour les habitant.es et est source de grande insécurité, autant pour les riverain.es que pour les conducteurs des engins, semble de retour dans certains quartiers de notre ville. Nous savons que les sanctions concernant ces rodéos ont été alourdies. Comment les forces de police luttent-elles localement contre ce fléau ?
Réponse du maire Les rodéos sont insupportables pour les riverains. L’appel au 17 doit être systématique. Il importe d’agir tous ensemble. Les citoyens peuvent communiquer des infos sur les endroits où se trouvent les engins. La ville réfléchit à des aménagements routiers qui pourraient freiner la vitesse. Depuis quelques jours le phénomène semble avoir cessé. À suivre avec l’arrivée des beaux jours…
5-Bornes enterrées
Après les containers à ordures débordant en centre-ville, c’est à présent dans le quartier des Raguenets que se pose le problème des déchets jonchant la voie publique à proximité immédiate des bornes enterrées. Les seules incivilités ne peuvent expliquer ce phénomène récurrent, particulièrement le week-end. Ouverture des bornes trop étroites, ou bornes pleines suite à un ramassage insuffisant, peuvent aussi être la cause des dépôts extérieurs. Quelle solution peut-elle être envisagée ?
Réponse du maire Depuis le début de la pandémie, on constate un accroissement du volume des déchets. Cela est dû à un manque de civisme, cartons non pliés, sacs de déchets trop grands, stationnement gênant devant les bornes… Risque d’attirer les rats…Une communication de la ville sera effectuée. Le maire se vante d’avoir trouvé une solution avec les bornes enterrées, lesquelles assurent une meilleure qualité de vie et assure se battre contre ceux qui ne respectent pas les règles. C’est aussi un manque de respect pour les personnels chargés de la collecte que de déposer ses ordures en dehors des bornes.
Nos remarques Il est certes facile d’accuser les habitants de manquer de civisme mais le problème est à nos yeux un peu plus complexe. Les bornes enterrées ne semblent pas répondre parfaitement aux conditions de stockage des déchets. Le fait que les dépôts en-dehors des bornes ait souvent lieu le week-end laisse penser que la fréquence du ramassage est insuffisante. Il est certes compliqué aussi d’y faire rentrer des cartons de taille importante, au vu de la taille des ouvertures des bornes. Le fait que nos déchets soient de plus en plus importants doit aussi nous interpeller.
À suivre.. les autres points à l’ordre du jour du Conseil

Par « mobilier urbain », il faut entendre principalement les panneaux publicitaires, d’affichage municipal, d’affichage libre et les abris-bus. Ni les bancs, ni les poubelles, ni les arceaux à vélos… ne sont ici concernés. La ville s’engage sur 15 ans, l’affaire n’est donc pas anodine et mérite un débat approfondi. Le contrat a été préparé par la commission d’appel d’offres, mais c’est le maire lui-même qui a poursuivi les négociations avec la société Decaux pour aboutir à la proposition présentée au Conseil municipal. Le contrat concerne donc l’installation du nouveau mobilier, son entretien et le versement d’une redevance à la ville (45K€ annuels et une part variable très aléatoire). Il s’agit de mobilier « rénové » qui pourrait être changé à mi-contrat pour faire évoluer les panneaux digitaux ou numériques.

Oubliée aussi la demande d’abris à poussettes au pied de l’aile des affaires scolaires…
On ne peut que s’étonner du fait qu’il n’y ait pas eu de redevance annuelle versée par Decaux dans le précédent contrat qui courait sur 12 ans. Étonnant pour une ville qui se pique régulièrement d’une « gestion rigoureuse »…
Pour autant, nous avons des questions sur cette réfection.
Que sera-t-il proposé aux scolaires et au club d’escrime pendant les travaux ? On y réfléchit, nous déclare le maire, sans en dire davantage.
Questionné par nos soins lors du Conseil municipal du 11 février 2021, à propos des travaux d’agrandissement du réfectoire de l’école Grusse Dagneaux, le maire indique que plus aucun enfant n’est désormais refusé dans les cantines gratiennoises.
La ville a refusé des élèves à la cantine ces dernières années dans trois écoles : Jean Jaurès, Grusse Dagneaux et Raymond Logeais.

Réponses à nos traditionnelles « questions orales » au Conseil municipal du 11 février 2021, pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».
Des habitants nous signalent des incidents graves liés pour certains à la vente de drogue dans le parc urbain. Une agression a notamment eu lieu entraînant des soins hospitaliers. Des bagarres violentes nous sont aussi signalées à la sortie du collège Langevin-Wallon. Des événements similaires s’étaient déroulés aux abords du lycée Gustave Monod, il y a un an. Le rôle de la police municipale dans la prévention et la répression de ces agissements, présence sur le terrain, rondes, etc. est primordial. Ce travail local doit s’articuler avec l’activité de nos policiers municipaux au niveau de la CAPV. De quelle autonomie dispose la ville dans la gestion des policiers municipaux de fait salariés de la CAPV ? Cette autonomie semble limitée au regard des déclarations de M. le Maire au CA du lycée, au CA du collège, puisqu’il a été répondu que la police municipale ne pouvait faire plus de rondes avenue de Ceinture ou avenue Parmentier au regard d’autres obligations. Il avait aussi été répondu en réunion de quartier n°5 à la MJC du parc, suite à des problèmes d’incivilités place Hémonnot, que « la meilleure chose à faire c’est d’attendre » (juin 2019).
Nous réclamions cette diffusion depuis que la crise sanitaire empêche-ou réduit drastiquement- la venue du public dans la salle. Nous l’avons dit à plusieurs reprises, oralement au Conseil et par écrit auprès du maire. Nombre de communes voisines pratiquent ainsi et ces diffusions ont du succès auprès des habitants. Nous ne doutons pas qu’il en soit de même à Saint Gratien où un nombre important de Gratiennois.es ont dû suivre nos débats. C’est en effet important que les citoyen.nes puissent avoir connaissance du travail de leurs élu.es, surtout en ces temps de pandémie aux contacts sociaux limités : plus de réunions de quartier, moins de rencontres…
C’est donc là un premier pas pour une meilleure démocratie locale. Est-ce dû à une prise de conscience subite du maire, ou à une obligation légale ? La chose n’est pas claire puisque le maire déclare « qu’auparavant ce n’était pas obligatoire » mais qu’à partir du moment où le public ne peut plus être accueilli, la ville « a choisi » de diffuser la séance en ligne. Obligation ou choix ? Nous avons la prétention de penser que nous avons contribué à faire progresser la réflexion de la majorité municipale.
Le maire affirmait aussi que les Gratiennois.es peuvent, pour s’informer, prendre connaissance des procès-verbaux des séances sur le site de la ville. Or par exemple le PV du Conseil du 19 novembre 2020 n’a été mis en ligne que le 9 février 2021… Pourtant il avait été voté le 17 décembre 2020 … Au passage les tribunes libres, écrites début janvier ne sont arrivées sur le site que le 10 février… On nous promet une rénovation du site, mais la question est peut-être aussi dans le temps dont dispose l’agent de la ville chargé de la communication pour mettre les informations à jour.
Nous devrions donc être finalement satisfaits puisque le Conseil est retransmis. Nous ne le sommes qu’à moitié. En effet, la ville, qui a recouru à un prestataire extérieur pour l’enregistrement de la séance, a investi au minimum dans cette opération. Le résultat est donc loin d’être satisfaisant. Les Gratiennois.es n’auront eu droit qu’à un plan fixe pris de très loin, les élu.es apparaissant tous de dos hormis le maire. Quant à nous, nous n’apparaissons pas du tout puisque nos tables sont situées sous la mezzanine de la salle ! Pour finir, le son est très médiocre et a découragé certains auditeurs. D’autres villes ont fait des choix différents. Deux caméras avec zoom possible suivent alternativement le maire et l’élu.e qui s’exprime en affichant son nom et surtout le son est de bonne qualité. Chez nous, le maire a dû estimer que la démocratie de proximité ne méritait pas qu’on y investisse. Au fait, combien cela coûte-t-il à la ville ? Mystère…
Nous l’avons réclamé à plusieurs reprises depuis que les conseils municipaux se tiennent avec un public très réduit, et depuis novembre à huis clos. Même en période de pandémie, la démocratie ne doit pas être réduite ! Les Gratiennois.es sont déjà privée.es de réunions de quartier, ils doivent pouvoir être informé.es des affaires municipales. C’est pourquoi les séances du Conseil municipal doivent être diffusées sur Internet. 

