Maudite soit la guerre

En cette veille du 105ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, je vous invite à signer la pétition « Maudite soit la guerre, construisons la paix », initiée par le Mouvement de la Paix.

Les guerres se poursuivent à travers le monde avec leur cortège de morts et de destructions.

Quel que soit l’endroit où elles se déroulent, les guerres sont toujours un échec, car elles conduisent inévitablement au chaos et enfantent des monstruosités dont sont toujours victimes les populations civiles.

Voici le texte de la pétition.

Maudite soit la guerre, construisons la Paix !

Nous, femmes et hommes de tous les continents de la planète, favorables au développement d’une culture de la Paix au plan mondial,  nous savons que pour l’avenir de l’humanité il n’y a pas d’autres chemins que la Paix.

Nous savons aussi que la Paix est une construction qui nécessite en permanence l’action des citoyens, des peuples et des États.

C’est pourquoi, face aux dangers pour la paix que constituent : une mondialisation qui fait porter aux peuples le fardeau de dépenses militaires démesurées, des armes nucléaires qui menacent la survie de l’humanité, des dérèglements climatiques,

nous appelons toutes les femmes et les hommes, à travers le monde, à se mobiliser pour la Paix afin d’obtenir de tous les responsables politiques, élus, chefs d’État et responsables d’institutions internationales, qu’ils agissent en faveur de mesures de désarmement multilatéral (en particulier nucléaire), de protection de la planète, de développement de tous les droits humains et d’éducation à la culture de la Paix conformément à la Charte des Nations Unies.

105 ans après l’armistice du 11 novembre 1918, maudite soit la guerre, construisons la Paix !

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Appel pour un cessez-le-feu

Appel unitaire du collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

Halte au massacre à Gaza ! La France doit exiger un cessez-le-feu immédiat !

L’armée israélienne soumet la Bande de Gaza à des bombardements d’une violence inouïe et à un blocus total qui prive la population d’eau, de nourriture, de médicaments. Les hôpitaux, lorsqu’ils fonctionnent, opèrent aujourd’hui sans anesthésiques.

En Cisjordanie occupée, la population palestinienne est soumise à la violence redoublée de l’armée et des colons ainsi qu’à un bouclage du territoire.

Nous demandons un cessez-le-feu immédiat à Gaza, la fin des bombardements, des offensives terrestres et des déplacements forcés de populations, ainsi que la levée immédiate du blocus. Nous exigeons que la France s’engage activement dans ce sens.

Nous rendons hommage à l’ensemble des populations civiles, palestiniennes et israéliennes, victimes de crimes de guerre. Chaque vie compte.

Une paix juste et durable ne sera possible que dans le cadre de la reconnaissance des droits du peuple palestinien, de l’arrêt de la colonisation et de la fin de l’occupation israélienne, dans le respect de l’ensemble des résolutions de l’ONU.

Cessez-le feu immédiat !

Arrêt des bombardements et des déplacements forcés de la population !

Levée immédiate du blocus !

Protection du peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie !

Les libertés d’expression et de manifestation, libertés démocratiques fondamentales, doivent être respectées.

Nous appelons à nous rassembler sur les bases de cet appel et à organiser, en solidarité avec le peuple palestinien, des marches contre la guerre partout en France le samedi 4 novembre.

Paris, le 31 octobre 2023

Membres du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens signataires de l’appel

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – AILES Femmes du Maroc- Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France(ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité(AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Confédération générale du Travail (CGT) – Droit- Solidarité – Ensemble! Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire – Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Forum Palestine Citoyenneté – Génération Palestine –La Courneuve-Palestine – La France Insoumise (LFI) – le Mouvement de la Paix – les Femmes en noir (FEN) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femmes Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) –Sortir du colonialisme – Union des communistes libertaires (UCL) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) -Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaires

Pour une paix juste et durable

Je partage cette déclaration du Mouvement de la paix, après les événements tragiques en Israël.

Israël – Palestine : la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat, de l’envoi d’une force d’interposition de l’ONU et d’une solution politique à deux États

Le Mouvement de la Paix condamne fermement les attaques des commandos du Hamas contre les populations civiles israéliennes. Il apporte son soutien à toutes les victimes qu’elles soient israéliennes ou palestiniennes. Les différentes autorités annoncent plus de 1000 morts et des milliers de blessés. Nous soutenons l’appel du pape François « Que les attaques et les armes cessent, je vous en prie ! »

Cependant cette condamnation ne nous conduit pas à ignorer le contexte dans lequel ces attaques se sont déroulées. Comme le dit Eli Barnavi qui fut ambassadeur d’Israël en France, de 2000 à 2002, « la politique du gouvernement israélien ne peut être dédouanée de cette situation ». En effet, cet enchaînement de violences a lieu dans un contexte d’aggravation de la politique menée par le gouvernement d’extrême droite d’Israël dans les territoires occupés et la bande de Gaza.

Cette politique se caractérise par l’extension des colonies de peuplement, les assassinats ciblés de Palestiniens, les procédures de détention administrative de Palestiniens, sans jugement ni accès aux dossiers d’accusation (1000 détenus environ actuellement), le blocus inhumain de Gaza etc…

Il y a urgence, comme l’ont demandé samedi dernier les 55 pays de l’Union Africaine, « il faut revenir, sans conditions préalables, à la table des négociations pour mettre en œuvre le principe de deux États vivant côte à côte ». Nous soutenons leur appel de voir « la communauté internationale, et les grandes puissances mondiales en particulier, assumer leurs responsabilités pour imposer la Paix et garantir les droits des deux peuples » conformément aux résolutions de l’ONU.

La Palestine a accédé à l’Unesco en 2011. En 2012, l’Assemblée Générale des Nations Unies lui a accordé le statut d’État observateur, comme le Vatican. Aujourd’hui, 138 pays sur 193 à l’ONU reconnaissent l’État de Palestine comme État indépendant.

Nous appelons

– La France, les États-Unis et tous ceux ne l’ayant pas encore fait, à les rejoindre au plus vite car seule la reconnaissance de l’État de Palestine fournira le cadre juridique permettant à Israël et à la Palestine de vivre libres, indépendants et côte à côte ;

– La communauté internationale à enfin faire respecter la sécurité et l’existence des deux États.

Comme le souligne dans un communiqué du 8 octobre l’organisation israélienne Standing Together « nous avons vu aujourd’hui une preuve terrible et douloureuse qu’il n’y a pas de moyen de « gérer » l’occupation tout en assurant notre sécurité… Sur notre terre, il y a deux peuples, et si nous refusons à l’un d’entre eux la liberté et l’indépendance, nous ne pourrons jamais reposer en paix ».

La France doit prendre des initiatives comme elle l’avait fait dans le passé pour faire aboutir cette solution, car aucune paix juste et durable ne peut se construire au Moyen-Orient sans respecter les droits des Palestiniens.

Dans l’immédiat, nous appelons à exiger avec nous :

– Un cessez-le-feu immédiat,

– La libération des otages israéliens et des prisonniers politiques palestiniens

– La mise en place d’une force d’interposition, sous l’égide de l’ONU.

Au-delà de la Palestine, le Mouvement de la Paix souligne que dans la situation internationale actuelle, il faut que cesse la mise en œuvre d’un droit international à double vitesse qui conduit non seulement à décrédibiliser le multilatéralisme et les valeurs démocratiques dans le monde mais aussi à enflammer plus encore les esprits, à attiser les haines et à conduire l’humanité sur le chemin d’une généralisation de la guerre.

Le Mouvement de la Paix apporte son soutien aux forces de paix agissant dans cette région telles les femmes palestiniennes et israéliennes qui ont organisé un rassemblement pour la paix le 4 octobre pour ramener les responsables à la table des négociations.

Le Mouvement de la Paix, le 9 octobre 2023

En Grèce, gouverner sans la Troïka

Élections en Grèce : Kyriakos Mitsotakis et Alexis Tsipras ont mobilisé une dernière fois leurs troupes

Par Miguel Allo sur le site de la RTBF (Radio-Télévision Belge Francophone)

C’est ce dimanche 21 mai qu’auront lieu les élections législatives en Grèce. Elles doivent permettre de désigner les 300 députés du Parlement (Vouli). Le Premier ministre sortant de droite Kyriakos Mitsotakis, qui part favori, mobilise une ultime fois ses troupes, tout comme son principal adversaire Alexis Tsipras qui appelle au « changement ».

Les derniers meetings se sont tenus ce vendredi. Le chef du gouvernement sortant et dirigeant de Nouvelle-Démocratie a prononcé un dernier discours de campagne dans un quartier touristique d’Athènes, face au temple antique du Parthénon. Quant à son adversaire, le dirigeant de Syriza, il s’est exprimé devant ses partisans à Patras, grand port dans le Péloponnèse (sud-ouest) et troisième ville du pays.

Ce samedi, à la veille du scrutin, aucune manifestation politique ou publication de sondage n’est autorisée.

Nouveau scrutin début juillet ?

En tête des intentions de vote avec une avance de 5 à 7 points, Kyriakos Mitsotakis, 55 ans, pourrait toutefois ne pas disposer dimanche soir d’une majorité absolue pour former un gouvernement. Dans ce cas, il souhaite convoquer un nouveau scrutin début juillet qui, en raison d’un système électoral différent, pourrait permettre à son camp de bénéficier d’un bonus de sièges.

Alors que s’achève une campagne sans entrain, le dirigeant a dit « attendre une nette victoire » de son parti, vendredi sur la chaîne Skaï.

Durant sa campagne, le Premier ministre sortant n’a cessé de mettre en avant la reprise économique durant son mandat après les années de marasme économique. « La dernière chose dont le pays a besoin, c’est d’instabilité« , a-t-il martelé. Il accuse Alexis Tsipras, Premier ministre de 2015 à 2019, d’avoir pris le risque de précipiter la Grèce hors de la zone euro en croisant le fer avec l’Union européenne au moment des délicates négociations pour un nouveau plan d’aide financière en 2015.

Alexis Tsipras, qui a largement recentré l’ex-formation de la gauche radicale ces dernières années, répond avoir réussi à restructurer la colossale dette publique et permis à son pays de sortir de la crise en 2018.

« Allons-nous continuer à construire une Grèce forte ou revenir à l’époque où la Grèce était le paria de l’Europe ? » avait lancé mercredi Kyriakos Mitsotakis depuis Kastoria (nord-ouest).

Jeudi soir, sur la place Syntagma, face au Parlement, Alexis Tsipras a demandé aux Grecs « non pas une seconde chance », mais la première opportunité de « gouverner sans mémorandums, sans coercition, sans troïka, sans Schäuble« .

Il faisait référence aux groupes d’experts des créanciers de la Grèce et à l’ancien ministre allemand des Finances, deux symboles de l’humiliation ressentie par de très nombreux Grecs lors de l’octroi, sous conditions, de plans d’aide.

À chaque déplacement, Alexis Tspipras pointe du doigt les difficultés rencontrées au quotidien par de nombreux Grecs, victimes de la cherté de la vie et des prix de l’énergie qui flambent. « Comment le gouvernement Mitsotakis peut-il se réjouir du retour de la croissance alors que nous luttons au quotidien pour payer nos factures et nos courses ? », s’exclame Giorgos Thomopoulos, 46 ans, un enseignant interrogé par l’AFP.

Alexis Tsipras a appelé jeudi les électeurs à mettre fin au gouvernement qui a, selon lui, « bradé les services publics » et « malmené l’État de droit« . Kyriakos Mitsotakis est « le principal responsable » du scandale de surveillance par le Renseignement de journalistes et hommes politiques qui a secoué le gouvernement l’an dernier, a-t-il asséné.

De nombreux observateurs redoutent par ailleurs une forte abstention dimanche. Lors des dernières élections législatives en 2019, elle avait déjà enregistré un record de 42%.

Face à la colère qu’a suscitée au sein de la jeunesse le grave accident ferroviaire du 28 février qui a fait 57 morts, le vote des jeunes et des indécis s’avérera déterminant. « Je vais partir à l’étranger pour trouver du travail. Peu m’importe quel gouvernement sort, je n’ai plus grand espoir pour l’avenir du pays« , confie Angelos, un étudiant de 19 ans qui a requis l’anonymat.

Cinquante États disent non à l’arme nucléaire

Un 50è État vient de ratifier le TIAN, traité d’interdiction des armes nucléaires. Qu’est-ce que le TIAN ? Que va-t-il changer ? Quelle est la position de la France ?

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), vient d’être ratifié par un 50è État ce 24 octobre 2020 et va donc entrer en vigueur.

Maintenant, on peut le dire : les armes nucléaires sont interdites !

« Cela représente un engagement important vers l’élimination totale des armes nucléaires, qui reste la plus haute priorité des Nations unies en matière de désarmement  », s’est félicité Antonio Gutierres, secrétaire général de l’ONU.

À l’origine de cette victoire : la campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires « ICAN », un ensemble d’ONG contre la prolifération nucléaire, fondé en 2007, et qui a obtenu en 2017 le prix Nobel de la paix pour son rôle dans l’élaboration de ce traité.

Qu’est-ce que le « TIAN » ?

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires interdit l’utilisation, le développement, la production, les essais, le stationnement, le stockage et la menace d’utilisation de telles armes.

Il s’agit « d’un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète ».

Pour entrer en vigueur, le TIAN devait être ratifié par un minimum de 50 États membres. Une fois ce minimum atteint, le traité entre en vigueur dans les 90 jours.

Ce texte est le fruit d’une longue bataille. En juillet 2017, il avait été approuvé par 122 pays à l’Assemblée générale des Nations unies.

Conformément à son article 13, le traité est ouvert à la signature de tous les États au Siège de l’ONU à New York depuis septembre 2017, date à laquelle la Thaïlande et le Vatican notamment l’ont instantanément ratifié. Il a d’ores et déjà été signé par 84 états. D’autres ratifications sont donc à venir.

Qu’est-ce que le TIAN va concrètement changer ?

Nous savons bien sûr que le chemin vers un monde sans armes nucléaires reste complexe.

Aucune des puissances nucléaires que sont la France, les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, le Pakistan, l’Inde, Israël et la Corée du Nord n’ont ratifié le TIAN. Ces pays restent soumis au traité de non-prolifération nucléaire, entré en vigueur en 1970. Il interdit à de nouveaux États de se doter de la bombe A et enjoint à ceux qui en sont déjà détenteurs à, « de bonne foi », aller dans le sens du désarmement, ce qui n’a jamais réellement été le cas.

Pourtant, avec cette 50è ratification, la vision sur les armes nucléaires vient de changer. À présent qu’elles sont interdites, va se créer une pression diplomatique, juridique, financière et éthique sur les possesseurs d’armes nucléaires. Dans le monde, les militants pro-abolition espèrent que l’entrée en vigueur du TIAN aura le même impact que les traités internationaux précédents interdisant les mines terrestres et les armes à sous-munitions : stigmatiser la possession et l’utilisation des armes nucléaires, ce qui pourrait conduire à un changement de comportement, même de la part des pays non-signataires. « Nous pouvons nous attendre à ce que les compagnies cessent de produire des armes nucléaires et à ce que les institutions financières cessent d’investir dans les firmes qui produisent des armes nucléaires », avance Beatrice Fihn, directrice générale d’ICAN.

2021 ouvrira une nouvelle décennie où les armes nucléaires seront illégales. Cela va entraîner de nouvelles ratifications, créer une pression forte sur les États nucléaires, obliger la France à justifier sa politique de la dissuasion nucléaire.

Et la France ?

Paris s’accroche à a sa dissuasion nucléaire. « La France est à contre-courant de l’histoire », relève Jean-Marie Collin, porte-parole d’Ican France, qui déplore que Paris ait « exercé une pression sur des États contre l’instauration d’une norme qui soutient le droit humanitaire et va renforcer la sécurité internationale ».

À l’inverse, certaines villes françaises soutiennent l’interdiction des armes nucléaires. « Une trentaine de villes, dont Paris, Grenoble ou Lyon  », énumère l’ICAN.

« Tous les États doivent maintenant ratifier le traité sur l’interdiction des armes nucléaires », soulignait hier dans un communiqué le Mouvement de la paix.

76% des Français sont favorables à ce que la France s’engage dans un processus de désarmement nucléaire. Cette politique de défense coûte cher : 100 milliards d’euros pour les quinze prochaines années.

Solidarité avec le peuple kurde

kurdes 2Le PCF appelle l’ensemble de ses militant-e-s, et l’ensemble des forces démocratiques de notre pays à participer massivement aux manifestations de solidarité et de soutien aux Kurdes et à la population du Rojava, ce samedi 12 octobre

En violation du droit international, le régime d’Erdogan, accompagné de mercenaires djihadistes, a lancé l’assaut contre les forces démocratiques syriennes dans la province du Rojava, Kurdistan syrien, mercredi soir. Cet acte de guerre a déjà commencé à provoquer la mort de civils ; des dizaines de milliers d’habitant-e-s des villes pilonnées doivent fuir leur foyer pour échapper à la mort.

L’islamo-conservateur et ultranationaliste Recep Tayyip Erdogan avec l’aval de Donald Trump justifie aujourd’hui la guerre d’anéantissement, le véritable nettoyage ethnique visant les Kurdes. Erdogan entend aussi remettre en selle l’organisation de l’État islamique et les groupes djihadistes qu’il soutient depuis longtemps.

Cette offensive militaire turque viole la souveraineté et l’intégrité du territoire syrien déjà compromises ; elle conforte aussi le dictateur Bachar El-Assad.

Les Kurdes et les contingents YPG et l’armée démocratique syrienne qu’ils forment avec des groupes de résistants syriens sont les artisans de la lutte contre l’État Islamique, ils sont les vainqueurs de la bataille de Kobané, ils ont sauvé la vie à des dizaines de milliers de Syriens, de kurdes Yézidis martyrisés en Irak. Les femmes et les hommes kurdes du Rojava constituent un rempart à la barbarie et l’obscurantisme.

Le monde entier leur en est à jamais redevable. Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit placer les Kurdes, la population du Rojava, sous protection internationale.

L’action de la France et des pays européens pour une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, si elle est la bienvenue, n’efface pas pour autant pas les mois d’attentisme et de silence complice alors que la menace de l’invasion turque était connue, et nombreux, kurdes, Syriens ou Français, à alerter sur l’imminence de l’opération militaire d’Erdogan.

La Turquie étant, après les États-Unis l’armée la plus importante en hommes et matériels de l’OTAN, c’est sans doute la raison pour laquelle les dirigeants européens des pays membres de l’OTAN se sont distingués ces dernières années par leur manque de courage et leur hypocrisie face aux visées expansionnistes et destructrices du sanguinaire Erdogan.

Les troupes de l’armée d’Erdogan doivent quitter le Rojava.

Le PCF appelle la France et l’Union européenne à prendre des sanctions contre la Turquie pour contraindre Erdogan à stopper son invasion.

Immédiatement, le PKK de Turquie doit être retiré de la liste des organisations terroristes.

Rassemblement prévu samedi 12 octobre à Paris, 14h, place de la République

Écouter l’appel de Ian Brossat, Président de l’Association Nationale des Élu·e·s Communistes et Républicains, à soutenir le peuple kurde.

kurdes

À quoi sert un.e député.e européen.ne ? (3)

De l’utilité des élus Front de Gauche/PCF au Parlement Européen

Bilan des élu-e-s au Parlement Européen

marie-pierre vieuMarie-Pierre Vieu

Députée européenne de la région Occitanie depuis juillet 2017, en remplacement de Jean-Luc Mélenchon, membre de la direction du PCF en charge des relations extérieures, Marie-Pierre Vieu est une élue de terrain qui fait le lien entre les luttes locales et les enjeux européens. Héritant de son prédécesseur la commission budget, elle siège également à la commission des transports et du tourisme. Elle est membre de la plateforme de dialogue Union Européenne – Catalogne afin de promouvoir la démocratie en Espagne mise à mal ces derniers mois. Elle donne à ses nouvelles fonctions un marquage résolument anti-austéritaire, social et de défense des services publics. Elle s’investit sur les terrains de l’emploi et de la ré-industrialisation en travaillant le lien avec le mouvement syndical et social.

Issue d’une circonscription rurale, elle suit également les questions de la PAC au cœur des évolutions européennes ainsi que de la viticulture et de la pêche. Elle multiplie les initiatives au plus proche du terrain consacrant deux jours dans un département de la circonscription grand sud-ouest chaque mois, en plus des divers visites ou débats.

Marie-Pierre Vieu intervient sur les dossiers d’Alstom en interpellant la Commission sur la fusion avec Siemens, et en se déplaçant à diverses initiatives locales.

Elle a fait plusieurs interventions contre les plans sociaux et aide à l’élaboration d’alternatives industrielles notamment via les questions d’économie sociale et solidaire (ESS).  Suite à sa visite au port de Sète, elle intervient au Parlement européen sur le devenir de Saipol en concurrence avec une entreprise argentine. Très investie, sur les questions des services publics, elle défend lors de ses déplacements et par son travail en commission parlementaire un service public national du rail et se réunit régulièrement avec les syndicats des transports. Elle travaille actuellement sur les questions des travailleurs détachés sur les routes et organise le 24 mars 2018 une grande initiative à Montpellier sur les questions du rail, de la route et des transports aériens.

Elle soutient la lutte contre la concession des barrages hydrauliques et a interpelé le Ministre Nicolas Hulot en la matière. Elle est présente dans différentes initiatives contre le démantèlement des services scolaires, carcéraux et de libéralisation de la poste.

A partir de ces premières expériences, Marie-Pierre Vieu a décidé de prendre plusieurs initiatives futures comme une nouvelle conférence sur les transports dans le nord de la France au deuxième semestre 2018 permettant d’amplifier les mobilisations et résister au dumping social en lien avec nos partenaires européens. Elle entend proposer un audit des directives de libéralisation dans les secteurs du rail, de l’électricité et de la Poste dans 4-5 pays européens.  Elle a commandé un rapport sur la sécurité alimentaire, pour établir un diagnostic des besoins agricoles et dégager des pistes de propositions sur la réorientation de la PAC en lien avec la transition écologique. Marie-Pierre Vieu entend aussi être volontariste sur les questions de nouvelles ressources pour l’UE, pour la mise en place d’une taxe sur les transactions financières et un impôt écologiste juste.

À quoi sert un.e député.e européen.ne ? (2)

Les élections européennes auront lieu le 26 prochain. Elles permettront d’élire 79 députés européens français. Souvent peu connus, éloignés de nos vies ils possèdent pourtant un pouvoir considérable. Aucune directive, aucun règlement ne peut pourtant être adopté sans leur accord. La Commission européenne ne peut pas être nommée sans qu’ils l’approuvent de même que le budget européen. Aussi c’est bien là l’un des enjeux majeurs de la future élection européenne : à qui confions-nous le droit de nous représenter et de décider d’orientations concrètes et décisives pour nos vies.

élus européens 2019

Bilan des élu-e-s au Parlement Européen : Marie-Christine Vergiat

Marie-Christine_VergiatMilitante des droits de l’Homme depuis plus de 30 ans, durant ce second mandat, Marie-Christine Vergiat a été membre des commissions « libertés civiles », « affaires étrangères », de la sous-commission des droits de l’Homme et de la commission spéciale sur le terrorisme.

Son action s’est notamment focalisée sur les enjeux migratoires et la défense des droits de l’Homme en Europe et dans le monde en liens réguliers avec les ONG européennes et internationales.  Elle refuse l’instrumentalisation de ces questions à des fins politiques et le deux poids, deux mesures trop souvent à l’œuvre au sein du Parlement européens. Elle se bat  pour le respect des droits des peuples trop souvent spoliés par les intérêts étrangers qu’ils soient économiques, politiques ou diplomatiques. Dans les nombreuses résolutions qu’elle a portées, elle a insisté et fait adopter des amendements portant en particulier sur la liberté de croire ou ne pas croire, sur les défenseurs des droits de l’Homme et de l’environnement, des journalistes et des minorités ainsi que  sur la responsabilité des entreprises européennes dans les atteintes aux droits de l’Homme des pays tiers, notamment en termes d’accaparement des terres, d’exploitation des travailleurs ou de financement des conflits.

Elle a notamment été l’auteur d’un rapport du Parlement européen sur « Les droits de l’Homme et la migration dans les pays tiers » adopté en octobre 2016 par 339 voix contre 333 et 25 abstentions. Ce texte analyse les évolutions globales des migrations pour mieux contextualiser les enjeux et lutter contre les fantasmes qui alimentent les peurs avant de proposer des approches acceptables partout dans le monde respectant les droits des migrants quels que soient leur statut. Elle a fait inscrire dans plusieurs résolutions du Parlement européen la nécessité pour les États membres de l’UE de ratifier la convention pour les travailleurs migrants et leurs familles.

Elle a poursuivi son engagement pour la protection des données personnelles dans le contexte du contrôle renforcé des frontières et de la lutte contre le terrorisme, pour la défense de l’état de droit et des libertés fondamentales notamment en Hongrie où les dérives autoritaires semblent servir de modèle à un nombre croissant d’États en Europe.

Pour ce qui concerne les violations des droits de l’Homme dans le monde, elle s’est mobilisée contre la répression en Turquie en tant que vice-présidente du groupe d’amitié avec le peuple kurde, auprès de nos camarades du HDP, mais aussi dans la Corne de l’Afrique et en Afrique du Nord sans oublier son soutien continu à la transition démocratique en Tunisie et aux mouvements sociaux au Maroc, pays où elle se rend régulièrement apporter son soutien aux forces progressistes.

 Elle a poursuivi ses actions en faveur de l’économie sociale et solidaire comme coprésidente de l’intergroupe consacré à ces questions et a co-organisé deux Forums de l’économie sociale et solidaire de la GUE/NGL * rassemblant des acteurs de toute l’Europe pour promouvoir ces autres formes d’économie.

 Elle s’est aussi engagée dans le Progressive caucus et pour le Forum européen de Marseille considérant que le rassemblement des Gauches alternatives est le seul moyen de lutter efficacement en Europe contre la montée des nationalismes, des populismes et des extrêmes droites.

À suivre : Marie-Pierre Vieu

*Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) est un groupe politique du Parlement européen qui regroupe des partis de gauche, de tendance socialiste, antilibérale, anticapitaliste, écosocialiste ou communiste. Il regroupe essentiellement des organisations membres du Parti de la gauche européenne (PGE), mais aussi de l’Alliance de la Gauche verte nordique, de la Gauche anticapitaliste européenne ou sans affiliation. Ce groupe de 52 députés européens, présidé depuis 2012 par Gabriele Zimmer, est la sixième force politique du Parlement européen en nombre de sièges.