À quoi sert un.e député.e européen.ne ? (3)

De l’utilité des élus Front de Gauche/PCF au Parlement Européen

Bilan des élu-e-s au Parlement Européen

marie-pierre vieuMarie-Pierre Vieu

Députée européenne de la région Occitanie depuis juillet 2017, en remplacement de Jean-Luc Mélenchon, membre de la direction du PCF en charge des relations extérieures, Marie-Pierre Vieu est une élue de terrain qui fait le lien entre les luttes locales et les enjeux européens. Héritant de son prédécesseur la commission budget, elle siège également à la commission des transports et du tourisme. Elle est membre de la plateforme de dialogue Union Européenne – Catalogne afin de promouvoir la démocratie en Espagne mise à mal ces derniers mois. Elle donne à ses nouvelles fonctions un marquage résolument anti-austéritaire, social et de défense des services publics. Elle s’investit sur les terrains de l’emploi et de la ré-industrialisation en travaillant le lien avec le mouvement syndical et social.

Issue d’une circonscription rurale, elle suit également les questions de la PAC au cœur des évolutions européennes ainsi que de la viticulture et de la pêche. Elle multiplie les initiatives au plus proche du terrain consacrant deux jours dans un département de la circonscription grand sud-ouest chaque mois, en plus des divers visites ou débats.

Marie-Pierre Vieu intervient sur les dossiers d’Alstom en interpellant la Commission sur la fusion avec Siemens, et en se déplaçant à diverses initiatives locales.

Elle a fait plusieurs interventions contre les plans sociaux et aide à l’élaboration d’alternatives industrielles notamment via les questions d’économie sociale et solidaire (ESS).  Suite à sa visite au port de Sète, elle intervient au Parlement européen sur le devenir de Saipol en concurrence avec une entreprise argentine. Très investie, sur les questions des services publics, elle défend lors de ses déplacements et par son travail en commission parlementaire un service public national du rail et se réunit régulièrement avec les syndicats des transports. Elle travaille actuellement sur les questions des travailleurs détachés sur les routes et organise le 24 mars 2018 une grande initiative à Montpellier sur les questions du rail, de la route et des transports aériens.

Elle soutient la lutte contre la concession des barrages hydrauliques et a interpelé le Ministre Nicolas Hulot en la matière. Elle est présente dans différentes initiatives contre le démantèlement des services scolaires, carcéraux et de libéralisation de la poste.

A partir de ces premières expériences, Marie-Pierre Vieu a décidé de prendre plusieurs initiatives futures comme une nouvelle conférence sur les transports dans le nord de la France au deuxième semestre 2018 permettant d’amplifier les mobilisations et résister au dumping social en lien avec nos partenaires européens. Elle entend proposer un audit des directives de libéralisation dans les secteurs du rail, de l’électricité et de la Poste dans 4-5 pays européens.  Elle a commandé un rapport sur la sécurité alimentaire, pour établir un diagnostic des besoins agricoles et dégager des pistes de propositions sur la réorientation de la PAC en lien avec la transition écologique. Marie-Pierre Vieu entend aussi être volontariste sur les questions de nouvelles ressources pour l’UE, pour la mise en place d’une taxe sur les transactions financières et un impôt écologiste juste.

Une réflexion sur “À quoi sert un.e député.e européen.ne ? (3)

  1. Il s’en passait de belles à Garges lès Gonesse, du temps où Nelly Olin était maire….
    NB : Nelly Olin, mentor politique de J. Eustache ; c’est notamment elle qui lui a remis la légion d’honneur…

    Discriminations. L’interminable chemin de croix de Christophe Bridou
    Lundi, 4 Mars, 2019
    Amélie Beaucour

    Chassé voilà dix-huit ans pour homosexualité, l’ex-policier municipal de Garges-lès-Gonesse vient de découvrir qu’il ne peut toucher sa retraite car la mairie ne l’avait pas déclaré.

    L’affaire remonte aux années 2000. Christophe Bridou, 34 ans, est nommé à la tête de la police municipale de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise. Le 11 septembre 2001, sept mois après son arrivée, il pousse la porte du bureau de la maire de l’époque, la sénatrice RPR Nelly Olin (décédée depuis). « Êtes-vous homosexuel ? » lui demande alors cette fidèle de Jacques Chirac. La réponse affirmative de son interlocuteur entraînera une série d’accusations toutes plus invraisemblables les unes que les autres.

    Détournement d’un téléviseur municipal à des fins personnelles, utilisation abusive d’un téléphone de fonction, rémunération excessive pour des heures supplémentaires non effectuées, vol d’un véhicule de service… la liste s’allonge, justifiant une suspension qui durera quatre mois, au terme desquels il réintègre les services municipaux, mais au poste de simple adjoint administratif. Un mois plus tard, la cabale atteint son paroxysme : convoqué au commissariat, il apprend qu’une plainte pour détention d’images à caractère pédophile a été déposée contre lui par madame la maire. Il est immédiatement placé sous contrôle judiciaire, démis de ses fonctions puis définitivement rayé de la fonction publique.
    En 2003, il se retrouve à la rue

    C’est le début d’une longue descente aux enfers. L’homme perd non seulement son travail, mais aussi son logement, sa femme et ses quatre enfants. En pleine affaire d’Outreau, l’accusation de pédophilie lui interdit d’approcher ses enfants pendant sept ans. En 2003, Christophe Bridou « touche le fond » et se retrouve seul, à la rue. Il lui faudra attendre 2007 pour bénéficier d’un non-lieu.

    Son histoire, il l’a racontée dans un livre, Calomnie. C’était en 2008, après avoir remonté la pente petit à petit. Mais aujourd’hui, alors qu’il a refait sa vie dans les Côtes-d’Armor, loin du stress de la capitale, « et surtout loin de Garges », l’affaire vient à nouveau troubler sa sérénité.

    Lors de son déménagement en Bretagne, courant 2017, Christophe effectue les démarches habituelles auprès de sa nouvelle caisse d’assurance-maladie, qui lui communique notamment ses points retraite. Il apprend du même coup que quinze années de cotisations sociales sont portées disparues.

    Étrange. Christophe Bridou a toujours travaillé depuis ses 18 ans – « excepté mes deux années passées dans la rue », précise-t-il. L’organisme l’invite à se renseigner auprès de la caisse des retraites des agents des collectivités locales (CNRACL). Et là, surprise : la ville de Garges-lès-Gonesse n’a pas versé ses cotisations sociales pendant tout le temps où il a travaillé pour elle, de 2000 à 2002. Christophe n’en croit pas ses oreilles, mais l’Urssaf confirme.

    L’ancien chef de la police municipale ressort alors ses fiches de paie. Chaque mois, son employeur a bel et bien prélevé ce qu’il devait. Tout paraît en règle. Immédiatement, il demande des explications à la mairie et reçoit, pour toute réponse, la photocopie d’une demande de rattachement à la CNRACL. Halluciné, Christophe comprend ainsi que la ville vient seulement de le déclarer… dix-huit ans plus tard ! Selon les informations figurant sur le formulaire, ce sont 44 968 euros qui manquent dans les caisses du Trésor public.

    « Ces deux années d’impayés bloquent le versement des cotisations de mes treize années travaillées précédentes » à Sarcelles et Puteaux, où il a fait ses débuts. En ­décembre 2018, son avocate et lui déposent une plainte pour « travail dissimulé » auprès du procureur de la République, au tribunal administratif de Pontoise. Sans réponse pour le moment. La situation le fait presque sourire tant elle est absurde : « J’ai été viré comme un malpropre il y a dix-huit ans, par un employeur pour lequel je travaillais au black », résume-t-il, sidéré.
    « La mafia de Garges »

    Du côté de la mairie de Garges-lès-Gonesse, silence radio. Au standard, une dame tique immédiatement à l’évocation du nom de Christophe Bridou : « Encore ? Cette affaire est très ancienne, il faut passer à autre chose ! » râle-t-elle, avant de renvoyer vers le service des ressources humaines… qui ne se montre pas plus disert. La municipalité semble d’ailleurs assez peu rigoureuse dans la gestion des paies de ses employés. Gros retards de paiement, rémunérations injustifiées, heures supplémentaires indues… la liste des « erreurs comptables » de la mairie est longue comme le bras. Selon un rapport de la chambre régionale des comptes daté de 2016, un agent municipal s’est vu verser une indemnité d’astreinte de 3 015 euros, correspondant à 300 nuits d’astreinte, alors qu’il n’en avait effectué que trois. Un récent jugement de cette institution fait également état d’une dette de près de 40 000 euros pour des versements non autorisés de primes à deux directeurs adjoints, ainsi que la rémunération d’heures supplémentaires non autorisées.

    « Je ne pense donc pas être le seul dans ce cas », estime Christophe Bridou, en détaillant les nombreuses malversations dont il soupçonne ce qu’il appelle « la mafia de Garges ». Mais pour lui, une dernière question demeure : si ces 45 000 euros de cotisations sociales ne sont pas sur son compte retraite, où sont-ils ? « On ne parle pas d’une petite somme, c’est tout de même quelques dizaines de milliers d’euros disparus dans la nature », interpelle la victime. Pour lui pas de doute : ils ont été empochés. Mais par qui ? Et comment le Trésor public ne s’en est-il pas rendu compte ? Christophe Bridou se heurte à des murs de silence à chaque fois qu’il pose ces questions. Son chemin de croix, en tout cas, est loin d’être terminé.
    Amélie Beaucour

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